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ETF DENONCE UN 4ème PAQUET DE CHEMIN DE FER IDÉOLOGIQUE (31/01/2013

31 Janvier 2013, 17:54pm

Publié par PCF Villepinte

)
   La Fédération des Travailleurs Européens de Transport (ETF) rejette le contenu du quatrième Paquet de Chemin de fer adopté par la Commission européenne présenté, mercredi le 30 janvier 2013. ETF dénonce particulièrement l\'introduction d\'appel d’offres pour tous les services publics ferroviaires de transport de passagers et la libéralisation de tous les autres services ferroviaires intérieurs de passagers et la prétendue ouverture à la concurrence. ETF rejette aussi la séparation totale de la gestion d\'infrastructure et des opérations.



ETF pense que l\'offre obligatoire ne tient pas complètement compte du droit des États membres de décider de l’organisation des services de transport public qui est garanti par le Protocole 26 du Traité de Lisbonne. En outre, l’ouverture à la concurrence privilégie les lignes rentables au détriment d\'une offre de réseau équilibrée basée sur les principes d\'universalité et l\'accessibilité des services de chemin de fer de qualité.

Le Président de la Section de Chemin de fer ETF, Guy GREIVELDING, a dit : \"nous critiquons en particulier que la concurrence dans le transport ferroviaire public de passagers deviendra obligatoire pour tous les États membres de l\'Union européenne mais des conditions sociales et la protection de personnel seront laissées à la décision des collectivités locales sans aucune obligation. La Commission européenne confirme encore une fois son approche idéologique : un oui pour commercialiser l\'ouverture mais pas à la protection des conditions sociales des travailleurs.\"

ETF accueille favorablement la communication sur des compétences de personnel à bord, mais regrette qu\'aucune proposition législative concrète n\'ait été faite. Sabine TRIER, Secrétaire générale Adjointe d’ETF, déclarait à cet égard : \"les conducteurs bien formés sont fondamentaux pour la sauvegarde et la sécurité dans les services de chemin de fer. Ils ont des tâches importantes de sécurité et ils jouent un rôle crucial dans la prévention d\'agressions et des incivilités à bord des trains de voyageurs. Leurs emplois doivent être maintenus et leurs compétences reconnues.\"

L’ERA comme observateur pour la sécurité de chemin de fer

En ce qui concerne les nouvelles compétences pour l\'Agence de Chemin de fer européenne (ERA), ETF insiste pour que ERA soit l\'observateur pour la sécurité de chemin de fer dans un marché ferroviaire libéralisé et fragmenté plutôt que devenir l\'agent insistant seulement sur plus de compétition/concurrence. L\'homologation européenne pour des locomotives peut être acceptée par ETF seulement à condition que la santé et la sécurité sur des normes de travail pour des conducteurs de locomotive soient harmonisées sur les bases de la santé la plus haute et des normes de sécurité. \"ETF n\'accepte pas de mesure par le bas\", a dit Sabine TRIER.
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Christine Taubira pour le mariage pour tous :

31 Janvier 2013, 17:45pm

Publié par PCF Villepinte

 

« une voix forte pour la gauche et la société toute entière »

 Christine Taubira pour le mariage pour tous : « une voix forte pour la gauche et la société toute entière »

 

Il faut saluer et féliciter la ministre de la Justice pour sa présentation du projet de loi instituant un mariage pour tous. Christiane Taubira a raison de placer cette réforme du mariage dans le cadre de la longue bataille pour l'égalité des droits : « un acte d’égalité » qui va «parachever l’évolution vers l’égalité de cette institution » Un acte qui est aussi « une démarche de fraternité, parce qu’aucune différence ne peut servir de prétexte à des discriminations d’État ».

Lors de cette séance mémorable à plus d'un titre, l'opposition – qui n'a jamais aussi bien mérité le qualificatif de réactionnaire – s'est fait envoyer calmement mais fermement dans ses cordes par la Garde des sceaux : « Nous posons les mots et nous parlons d’égoïsme pour ceux qui s’imaginent qu’une institution de la République pourrait être réservée à une catégorie de citoyens ». Ajoutant même : « Au nom d’un prétendu droit à l’enfant, vous refusez des droits à des enfants que vous choisissez de ne pas voir ».

Ce débat démontre à quel point, et avec quelle force, la gauche sait et peut se rassembler dès lors qu'elle prend pour boussole l'égalité des droits et la fraternité. Ce n'est pas le moindre de ses qualités. Grâce à la mobilisation citoyenne "le mariage pour tous" peut être la première grande avancée. Avec l'intervention de Christine Taubira, voilà un discours porté par une voix forte pour la gauche et la société toute entière qui marquera les mémoires. "Le changement, c'est maintenant"; c'est donc possible....

Olivier Dartigolles porte parole du PCF

 

 

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Le "Non" des Islandais est légal

31 Janvier 2013, 17:42pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 30 Janvier 2013

Islande

Mots clés : Banques, islande, icesave,

 

 

Une cour de justice européenne a donné raison à l’Islande, qui n’aura pas à rembourser les dettes de la banque Icesave. Par référendum, en 2010, les citoyens avaient refusé d’être rançonnés.

Après la voix du peuple, celle des juges. À deux reprises, les citoyens islandais avaient refusé par référendum de rembourser sur deniers publics les dettes de la banque en ligne Icesave, en faillite. La Cour de justice de l’Association de libre-échange européenne (Efta) vient de leur donner raison. Ce n’est pas à l’Islande de rembourser les 300 000 clients néerlandais et britanniques d’Icesave, filiale, alors, de la deuxième banque du pays, Landsbanki, elle aussi en faillite. Le gouvernement islandais s’est réjoui de cette décision qui « met fin à une importante étape dans une longue saga ».

Après la faillite d’Icesave en 2008, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont remboursé leurs citoyens épargnants. Et se sont ensuite tournés vers l’Islande pour obtenir le paiement. Ce que le gouvernement conservateur d’alors, chassé par la suite par la révolution des casseroles, a accepté.

En vertu de la législation européenne, chaque pays doit créer un fonds de garantie des dépôts à même d’indemniser les épargnants d’une banque en faillite à hauteur de 20 000 euros. Le fonds islandais ayant fait faillite, c’est au contribuable islandais de prendre la relève, ont estimé Londres et La Haye.

Un premier accord pour rembourser ces deux pays, assorti d’un taux d’intérêt prohibitif (5,5 %), est accepté par le gouvernement de gauche. Le président conservateur le soumet à référendum, en mars 2010. L’accord est refusé par 93 % des citoyens. Une deuxième entente, avec un taux de 3 %, est trouvée. Par référendum, 58 % des Islandais la rejettent en avril 2011. Suite à ces revers, Londres et La Haye se tournent vers la justice.

Celle-ci leur a répondu que, s’il y a obligation de remboursement des déposants, « la directive ne formule pas une obligation à l’État (...) d’assurer une compensation si le fonds de garantie des dépôts est incapable de respecter ses obligations, dans l’éventualité d’une crise systémique ». Et c’est bien dans ce cadre que se trouve l’Islande. En 2008, 97 % du système financier de l’île est en faillite. Il ne pesait d’ailleurs pas moins de dix fois la richesse produite chaque année dans le pays, suite au gonflement d’une bulle spéculative. Les 300 000 clients néerlandais et britanniques d’Icesave n’y sont d’ailleurs pas étrangers : ils étaient attirés par les taux d’intérêt de 6,5 % offerts par Icesave...

Le gouvernement islandais a, dans son communiqué de lundi, prévenu que, quel que soit le résultat du jugement, les épargnants seront bien indemnisés, en utilisant les actifs amplement suffisants de la « bad bank » issue de Landsbanki. Les Islandais, eux, n’auront pas à verser la somme de 12 000 euros chacun. Au nord de l’Atlantique, le non est respecté.

Un état qui s’est protégé  En 2008, l’Islande a laissé ses banques faire faillite et n’a pas pris à son compte leurs dettes. Les épargnants seront indemnisés en puisant dans les actifs des banques qui ont fait faillite. Dans le cas de Landsbanki (maison mère d’Icesave), ses actifs suffiront à couvrir les indemnités. Si les contribuables n’ont pas dû mettre la main à la poche pour les banques, en revanche ils sont mis à contribution pour rembourser la dette publique, qui a gonflé dans la crise à 100 % du PIB.

Gaël De Santis

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La circulaire Taubira est d’abord une réponse à un vide juridique (Analyse)

31 Janvier 2013, 17:38pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 31 Janvier 2013

 

 

Provocation ou courage ? En publiant vendredi 25 janvier une circulaire facilitant la délivrance de certificats de nationalité française aux enfants nés de mère porteuse à l’étranger, la ministre de la Justice s’est attiré – une fois de plus, serait-on tenté d’écrire – les foudres de la droite.

Selon l’UMP, le gouvernement avancerait « masqué » sur le sujet et son objectif serait, 
à terme, de « légaliser » la gestation pour autrui (GPA). Une pratique pourtant strictement interdite en France depuis 1991 et une décision de la Cour de cassation, réaffirmée depuis par les lois de bioéthique (1994, 2004). 
« La convention par laquelle une femme s’engage, fût-ce à titre gratuit, à concevoir et à porter un enfant pour l’abandonner à sa naissance contrevient tant au principe d’ordre public de l’indisponibilité du corps humain qu’à celui de l’indisponibilité de l’état des personnes », avait estimé la plus haute juridiction française. Le gouvernement a-t-il manifesté, avec cette circulaire, la volonté de revenir sur cet état de fait ? Certainement pas. « La GPA, dans notre droit, est interdite, ça ne fait pas débat », a rappelé hier, 
à plusieurs reprises, Christiane Taubira. Ce texte est-il 
le « pavé dans la mare » que feint de découvrir la droite, « l’élément nouveau majeur » qui imposerait de « renvoyer le débat » sur le mariage homosexuel, comme l’a réclamé l’UMP Hervé Mariton ? Pas plus. Dès le 16 janvier dernier et les premiers débats en commission des Lois, 
la garde des Sceaux avait annoncé, publiquement, 
qu’elle travaillait à une circulaire sur le sujet… sans avoir, alors, les « honneurs » de la une du Figaro.

Et si ce texte – comme c’est son objet – visait simplement à clarifier la situation de ces enfants nés à l’étranger d’une pratique condamnée en France, et dont celle-ci, par voie de conséquence, niait l’existence jusqu’ici ? 
La chancellerie en a comptabilisé 44 entre 2008 et 2011, dont les parents ont lancé des procédures 
en reconnaissance de nationalité. Les associations parlent, elles, de « plusieurs milliers » d’enfants. Pour 
tous ces « fantômes de la République », pour leurs parents dont certains, comme l’emblématique couple Mennesson, mènent depuis plus de dix ans une éprouvante bataille juridique, cette circulaire constitue assurément un progrès. Qui ne préjuge ni n’annonce un débat à venir sur 
la gestation pour autrui, un délit aujourd’hui passible 
de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Les enfants nés de GPA : « un problème à régler ». Une maladresse de Christiane Taubira que 
la publication de cette circulaire ? Pour Alain Vidalies, le ministre des Relations avec le Parlement, c’est tout le contraire. « Forcément 
ce débat (sur la gestation pour autrui — NDLR) va venir dans les quinze jours qui arrivent. Répondre à ces questions pratiques et dire “on a réglé ça parce qu’il fallait le régler’’, ça renforce encore notre détermination sur le fond : on est contre la GPA. » Même analyse du président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui « assume » 
le calendrier. « Nous avons un problème humain 
et social à régler, la circulaire tombe au moment où elle tombe. » La droite, elle, n’avait que faire, hier, de ce « problème humain » et préférait y voir une opportunité politique. Ex-rapporteur de la loi de révision bioéthique, l’UMP Jean Léonetti a « dénoncé fermement » ce texte. Ses deux collègues Guillaume Larrivé et Daniel Fasquelle ont, eux, annoncé leur intention de saisir le Conseil d’état, qualifiant la circulaire de « totalement illégale et contraire à l’ordre public ».

  • Lire aussi :

Tribune : La PMA élargit un droit, la GPA crée de nouvelles dominations
Mères porteuses, enfants sans statut ?

Procréation assistée, la gauche divisée

Alexandre Fache

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150 000 à crier : "Fonctionnaires maltraités, service public en danger"

31 Janvier 2013, 17:35pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 31 Janvier 2013

 

 

 

 

Ils étaient des dizaines de milliers de fonctionnaires, partout en France, à défiler ce jeudi à l’appel de la CGT, la FSU et Solidaires, pour dénoncer leurs conditions de travail. La mobilisation avait reçu le soutien du Front de gauche.

"Plus de 150.000 personnes" sont descendues dans la rue sur l'ensemble du territoire "pour dire leurs légitimes exigences et leur fort mécontentement", ont affirmé les trois syndicats à l’origine de l'appel à la grève, la CGT, première force chez les 5,2 millions d'agents, la FSU et Solidaires.
Ils étaient entre 12 et 15.000 personnes à Paris, selon les syndicats, et ont manifesté depuis la place de Port-Royal vers les abords du ministère de la Fonction publique. En province, les syndicats ont compté près de 9.000 manifestants à Marseille, 3.000 à Lyon, au moins autant à Toulouse, 2.500 à Bordeaux, et plus de 1000 à Toulon, à Lille ou encore à Nice.

Dans les cortèges mêlant agents de l'éducation, des douanes ou encore des hôpitaux, on pouvait lire: "Fonctionnaires maltraités, service public en danger", "Cocorico, bientôt le coq ne chantera plus à force d'être plumé", "Fonction publique en colère", "Hollande, rends-nous la monnaie". Les syndicats réclament une augmentation du point d'indice, l'abrogation de la journée de carence (non indemnisée) en cas d'arrêt maladie ainsi que des créations de postes. Les syndicats espèrent peser sur une réunion consacrée aux carrières et rémunérations prévue le 7 février avec la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.

Réactions

"Cela fait des années que les agents publics attendent. On ne veut plus attendre", a expliqué à l'AFP Thi-Trinh Lescure (Solidaires). "Aujourd'hui, c'est un test. On dit au ministère: faites un geste parce que sinon après, on va peut-être faire autre chose avec beaucoup plus de syndicats".
"Il appartient au gouvernement d'apporter des réponses" sur ces sujets, a déclaré Jean-Marc Canon (CGT). "Il est évident qu'il y aura des remous très forts si nous n'en avons pas", a-t-il prévenu.

Le PCF et le PG ont apporté leur soutien à la manifestation.
"Cela suffit ! Cessons cette politique de non remplacement des départs en retraite qui se poursuit dans de nombreux secteurs de la Fonction publique, ainsi que le gel du montant de la dotation publique de l’État aux collectivités, victimes d’un transfert de compétences sans compensation intégrale sous le précédent gouvernement. " dénonce le parti communiste français dans un communiqué.

"Pour le Parti de Gauche, la précarité dans la Fonction publique doit être éradiquée ! Qu’attend le gouvernement pour lancer un vaste plan de titularisation, augmenter les salaires, mettre en place le statut unique de la fonction publique quand on y dénombre 870.000 précaires et que 25% des agents ont un salaire au niveau du SMIC ? " Lire la suite.

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"Le modèle “père, mère, enfant” est bien une construction culturelle"

30 Janvier 2013, 08:28am

Publié par PCF Villepinte

 

Alors que les discussions autour du projet de loi sur le mariage pour tous débutent ce mardi à l'Assemblée nationale, la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, affirme qu'au-delà du mariage, c’est l’ensemble des questions 
de filiation qu’il faut remettre à plat. Elle appelle dans ce contexte à lever l’anonymat des tiers procréateurs.

Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste et consultante en bioéthique, accompagne des couples hétéros et homos depuis trente ans dans des parcours d’adoption ou d’assistance médicale à la procréation.

Vous faites le constat qu’il n’y a pas 
de brevet de parentalité. 
Que le modèle hétérosexuel 
est une construction culturelle…

Geneviève Delaisi de Parseval. Oui, le modèle familial « père, mère, enfant », le modèle PME, est bien une construction culturelle. 
Ma première formation, 
c’est l’anthropologie. Depuis une vingtaine d’années que je travaille sur le sujet, je suis retournée 
à mes sources. Des anthropologues comme Françoise Héritier (lire l’entretien paru dans notre édition du 18 janvier – NDLR) confirment qu’il s’agit de quelque chose 
de culturel, qui n’est pas un modèle général dans toutes les cultures 
et dans tous les temps. Mais ce qui fait famille, c’est l’arrivée d’un enfant. Un enfant a été engendré et/ou élevé par des procréateurs, qui ne sont pas forcément les parents, mais il y a toujours eu des parents. Le psychanalyste anglais Donald Winnicott dit qu’un enfant tout seul, un bébé tout seul, ça n’existe pas, car s’il est tout seul il meurt. 
Il a besoin de bras dès qu’il sort 
du ventre de la mère, de bras 
qui ne sont pas forcément ceux 
de la mère, mais il a besoin de bras pour vivre. À la différence 
des autres mammifères, comme 
un petit poulain ou un petit veau qui se débrouillent tout seuls dès 
la naissance, qui vont téter 
le sein de leur mère tout seuls. 
Le nourrisson humain non. La famille commence là. Qui s’occupe de ce nourrisson qui débarque ?

Le modèle PME – papa, maman, enfant – est pourtant celui 
que défendent les opposants 
au projet de loi…

Geneviève Delaisi de Parseval. Je pense que les gens qui ont défilé contre 
le projet de loi sur le mariage 
pour tous sont descendus dans 
la rue pour une cause qui n’est pas vraiment celle du défilé. La vraie question n’est pas l’homosexualité ou l’hétérosexualité, mais plutôt celle de la filiation. Qui est l’enfant de qui ? D’où vient l’enfant ? 
Est-ce que l’origine, c’est la filiation, 
l’ADN, la biologie, ou est-ce que l’origine, c’est plutôt quelque chose de l’ordre de l’histoire ? Ce sont deux questions fondamentales 
et qui n’ont pas été abordées dans le défilé des « anti ». Pourtant, l’homosexualité n’est pas inconnue des gens qui défilent contre, 
ni les familles recomposées 
ou monoparentales. D’ailleurs, 
les questions qui préoccupent 
les ministres en charge de ce dossier aujourd’hui sont celles soulevées par la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes puis par la gestation pour autrui pour les couples hommes, 
qu’il faudra bien aborder au nom du principe de non-discrimination. Personne n’ose trop le dire. 
Et personne n’est encore au clair sur la question de l’origine.

C’est pour cela que vous souhaitez que les lois de bioéthique soient remises à plat au moment 
de la discussion sur la PMA 
aux couples de femmes. Vous demandez d’ailleurs la levée 
de l’anonymat des tiers procréateurs. Pouvez-vous expliquer cette position ?

Geneviève Delaisi de Parseval. La loi de bioéthique a été votée en 1994, après dix ans de débats. Elle a été revotée tous les cinq ans jusqu’en 2011 sans un poil de changement. Et sur la question de la levée 
de l’anonymat, cela s’est joué à très peu. En octobre 2010, Roselyne Bachelot était d’ailleurs favorable à cette disposition. S’en est suivie, trois mois plus tard, une offensive parlementaire incroyable. Et 
le maintien de l’anonymat est passé. 
Depuis vingt ou trente ans, nous faisons appel à des donneurs pour les couples hétérosexuels infertiles. Ces donneurs sont des humains 
qui acceptent de donner du sperme 
ou des ovocytes de manière bénévole. Ces gens ne sont pas des étalons, ni des produits de laboratoire, mais de vraies personnes. Les receveurs sont, eux, des couples à qui l’on dit qu’ils reçoivent un don anonyme. 
Au départ, ils sont contents, 
ça les arrange. Quant aux enfants nés d’une insémination artificielle – les plus vieux sont aujourd’hui adultes –, ils se posent des questions. 
Ils ne cherchent pas un père, 
ils veulent savoir pourquoi ils ont les cheveux bruns, pourquoi ils ont de l’eczéma… Ces questions 
se posent pour l’adoption, mais 
la loi française permet désormais 
à ceux qui le souhaitent d’avoir accès à leur dossier d’origine dès la 
majorité. S’il n’y a rien dans le dossier, OK, mais s’il y a le nom des parents de naissance, on le dit. Pour certains, cela suffit. D’autres cherchent, et trouvent. En général, cela leur suffit de discuter avec leur mère ou leur père biologique, 
qui leur explique le pourquoi 
de leur abandon. Cela les conforte dans le fait que leurs vrais parents sont les parents qui les ont adoptés. Il n’y a rien de dangereux.

Vous réclamez donc cette même transparence pour les dons exercés dans le cadre d’une PMA ?

Geneviève Delaisi de Parseval. Oui. Ce que je veux dire, c’est que nous ne sommes pas des produits de ferme. Un sujet humain, né d’un homme et d’une femme, a besoin de savoir cela. Surtout, il est anormal qu’une institution le sache et ne vous le dise pas. Ces questions se posent pour le donneur, pour les parents et pour l’enfant. Ces gens se sont exprimés devant les députés pendant dix ans sans avoir été entendus.

Mais si on lève l’anonymat, 
n’y aura-t-il pas moins de donneurs ?

Geneviève Delaisi de Parseval. D’abord, la loi ne sera jamais rétroactive. Les gens qui ont donné resteront anonymes. Cela pourrait s’appliquer pour ceux qui donneront demain. Donneront-ils moins ? L’expérience de pays comme la Grande-Bretagne ou la Suède, qui ont levé l’anonymat, montrent que d’autres donneurs se présentent, mieux informés, plus réfléchis, et qui assument qu’à la majorité de l’enfant ou vers ses trente ans, quand il deviendra parent, celui-ci pourra demander à les rencontrer. Et pourquoi pas ? C’est un acte généreux, positif, il n’y a aucun droit ni devoir affairant à la paternité ou maternité. Les paillettes de sperme ne sortent pas d’un laboratoire, ni d’une pharmacie. Les ovocytes viennent de femmes qui ont trimé pour ça. Ce n’est pas comme du sperme. Il faut faire une induction d’ovulation (sorte de stimulation – NDLR). Respectons ces femmes. Que tout cela soit transparent, 
sans réification de personne. 
Au final, nous avons affaire 
à des gens qui veulent des enfants, 
il n’y a selon moi pas de danger. Pensons simplement aux enfants 
qui veulent savoir de qui ils sont nés. Le danger, c’est le silence et le secret.

Famille à tout prix, de Geneviève Delaisi 
de Parseval. Éditions du Seuil, 2008, 389 pages, 21 euros.

  • Lire aussi :

« Le mariage, juste une question de droits »
Sur le mariage, la gauche renoue sacrément les liens
Contre le projet Taubira, la droite ne désarme pas

Entretien réalisé par Maud Dugrand

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Jean-Marc Ayrault relance timidement le droit de vote pour les étrangers

30 Janvier 2013, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

 - le 29 Janvier 2013

 

 

 

 

Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi qu'il allait consulter les groupes politiques de la majorité et de l'opposition pour vérifier s'il est possible de réunir la majorité nécessaire pour accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales.

Mis dans la langue de Jean-Marc Ayrault, l'annonce donne ceci: "Je vais entamer des rencontres avec les groupes parlementaires de la majorité et de l'opposition sur tous les sujets constitutionnels qui peuvent faire l'objet d'une réforme constitutionnelle et je vais vérifier sur ce point comme sur d'autres s'il y a la possibilité d'une majorité des trois cinquièmes au Parlement". Le Premier ministre fait aussi référence à la réforme du statut du chef de l'Etat.

3 cinquièmes des parlementaires

Les services du Premier ministre ont assuré mardi que cette promesse de campagne de François Hollande n'était pas enterrée, même si le président français a expliqué en novembre qu'il n'engagerait cette réforme qu'une fois assuré d'obtenir la majorité requise des trois cinquièmes des parlementaires.

On est encore loin de l'engagement de campagne numéro 50 clamé dans le programme du candidat il y a un an: "J'accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans."

  • A lire aussi:

Silence sur le droit de vote des étrangers

Pour les étrangers, le droit de vote s'éloigne encore

S.G.

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Le Front de gauche vers une structuration «pérenne, à la fois ouverte et souple»

30 Janvier 2013, 08:21am

Publié par PCF Villepinte

Meeting du Prado (Marseille) du Front de gauche (Archive)

 - le 29 Janvier 2013

Front de gauche

Documents à télécharger : Le développement du Front de Gauche -

 

 

Le Front de gauche a précisé lundi ses formes d’organisation du local au national, dans un document portant sur son fonctionnement, en vue des échéances électorales de 2014.

Des cadres» et des «instances» pour se «coordonner», «prendre des décisions» et les «mettre en application». Les composantes du Front de gauche proposent de se doter de « formes d’organisation pérennes à la fois ouvertes, souples », complétant les structures permanentes déjà créées « pour permettre davantage d’implication citoyenne ».

Hier, simultanément au texte sur la stratégie du Front de gauche, un second document (à consulter ci-dessous) a été rendu public sur son « fonctionnement » et son « développement ». Car « si le Front de gauche n’est pas un parti, ce n’est plus seulement une alliance électorale, il s’agit donc d’un mouvement, d’une force politique qui se veut l’outil d’une dynamique populaire », explique le texte. Tout en se proposant de « poursuivre » les « trois exigences » qui ont jusque-là présidé au « développement du Front de gauche » (une « orientation stratégique (…) décidée et acceptée par toutes les composantes », des méthodes « souples et non contraignantes » et la prise d’« initiatives communes »), le document passe en revue les différents outils organisationnels du rassemblement, en proposant de les faire évoluer.

Tout développer

Ainsi des assemblées citoyennes, « essentielles » au « développement et (à) l’élargissement du Front de gauche » et qui sont « à la fois des lieux de discussion, d’élaboration et d’action ». « C’est à partir de leur développement que l’on pourra multiplier l’implication citoyenne », souligne le texte, qui appelle à les « développer partout : dans les localités, les lieux de travail », sans privilégier « aucune forme », associative ou autre.

Le développement des « fronts thématiques » locaux est également encouragé comme autant de lieux « d’élaboration programmatique » et « d’actions » pour « élargir le Front de gauche ». Quant au Front des luttes, outil « d’intervention du Front de gauche au service des salariés », il est doté d’« un rôle consultatif et propositionnel ».

Conseil et coordination

Le conseil national né avec la campagne présidentielle et législative est, lui, confirmé dans son rôle « d’initiative, consultatif et propositionnel », et devra être « élargi » et « diversifié » dans sa composition. La coordination nationale, constituée de « représentants des composantes politiques du Front de gauche », devant pour sa part rester « l’instance exécutive et, en dernière instance, décisionnelle », est-il encore indiqué. Pour mettre en œuvre les décisions prises, un secrétariat « composé d’un membre par composante du Front de gauche » sera créé. Enfin, un « protocole financier » sera établi suivant une « clé de répartition pérenne entre les neuf composantes » pour les dépenses dues à l’activité du Front de gauche.

Le texte affirme également que des « forums » pourraient être organisés avec d’autres forces pour rallier des majorités sur des thèmes définis (propositions de loi, lutte contre l’austérité…).

  • A lire aussi:

Le Front de gauche écrit de nouveau sa stratégie

Le Front de gauche en marche vers l'alternative

Sébastien Crépel

Documents à télécharger: 
Le développement du Front de Gauche
Le développement du Front de Gauche

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PSA: la justice suspend les 8000 suppressions de postes

30 Janvier 2013, 08:18am

Publié par PCF Villepinte

 

La cour d'appel de Paris a suspendu ce mardi matin le plan de restructuration chez PSA, qui prévoit 8.000 suppressions de postes, en raison de l'absence de consultation des salariés de l'équipementier Faurecia, filiale du constructeur. Cette décision pourrait retarder le processus de restructuration.

La CGT de Faurecia, filiale à 57% de PSA, affirmait que la direction n'avait pas rempli ses obligations d'information à l'égard des instances de représentation du personnel, notamment son comité d'entreprise européen, en présentant son plan de restructuration. L'argumentation a été jugée recvable par la cour d'appel de Paris.

2 usines Faurecia exposées

Les deux usines de garnissage d'intérieur de Faurecia sont particulièrement exposées par le plan de restructuration de PSA: le site d'Auchel (Pas-de-Calais) est déjà fragilisé par l'expiration fin 2012 d'un contrat avec Volvo tandis que l'usine de Méru (Oise) est très dépendante du site d'assemblage d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), dont PSA a programmé la fermeture en 2014.

"C'est une restructuration qui a un impact sur les sociétés Faurecia, et notamment Faurecia Intérieur Industrie, et par conséquent les institutions représentatives du personnel doivent être informées et consultées sur la restructuration en cours", a expliqué au téléphone Fiodor Rilov, avocat de la CGT. "Et tant qu'elles ne le seront pas, cette restructuration doit demeurer suspendue,

Grève à Aulnay

Cette décision survient alors qu'au siège de PSA à Paris, une réunion est en cours sur les plans de sauvegarde de l'emploi prévus à Rennes et Aulnay (qui doit fermer en 2014) et sur les autres 3.600 salariés touchés par la restructuration. De son côté, Jean-Pierre Mercier (CGT) a indiqué que 444 salariés se sont déclarés grévistes à Aulnay et qu'un rassemblement était prévu devant le siège de PSA en fin de matinée.

"La restructuration n'est pas annulée", a déclaré un porte-parole du groupe. "Le processus de négociation n'est pas suspendu. La question se posera lors de la mise en oeuvre effective du plan."  PSA espère parvenir à un accord d'ici février ou mars.

  • A lire aussi:

PSA Aulnay: les salariés bloquent à nouveau les chaînes de production

Renault, PSA: les ouvriers unissent leurs luttes

S.G.

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Pierre Laurent apporte son soutien aux salariés de Virgin

30 Janvier 2013, 08:14am

Publié par PCF Villepinte

 

 


Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, était hier midi auprès des employés de Virgin. Il rappelle qu’il y a déjà un an, les sénateurs socialistes et écologistes avaient voté une vraie loi de sécurisation de l’emploi, proposée déjà par le Front de gauche. Il a appelé à nouveau à un rassemblement, une vraie convergence des luttes pour faire passer une loi interdisant les licenciements boursiers.

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