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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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17 Mai 2013, 18:16pm

Publié par PCF Villepinte

 

Boucle(s): quand les écrivains aiment le Tour

J.E DUCOIN

 

Un recueil de textes d'auteurs, chez Flammarion, nous plonge déjà dans la prochaine édition du Tour de France. Gloire de la Petite Reine !
 

Tour. Dépressifs chroniques ou fragiles crépusculaires de la première heure, beaucoup d’écrivains souffrent le martyre devant leur page blanche – mais, comme Antoine Blondin, la plupart d’entre eux ne savent rien faire d’autre. Tant mieux. Pour le bonheur du cyclisme, les Lettres ont souvent croisé les routes de la Grande Boucle, voisinant avec les sommets du genre. À quelques semaines de la centième édition du rendez-vous de Juillet, où l’on honorera une fois encore le grand héritage de la salle des Illustres, le journaliste et écrivain Benoît Heimermann nous propose, aux éditions Flammarion, une sélection de textes intitulés Ils ont écrit le Tour de France, une étonnante anthologie d’un peloton de soixante-quatre écrivains qui balaie tous les âges de la plus grande course cycliste. Ne nous étonnons pas: dans cette sélection ne figure qu’un seul texte de Blondin. Benoît Heimermann assume le parti pris: «L’intention présente n’est pas tant de minimiser l’importance de Blondin, et encore moins son talent, que de veiller à ce que sa boulimie de jeux 
de mots, de jeux de rôles, tous ces “cols buissonniers’’, ces “saucées des géants’’, ces “faces cachées de la lutte’’ ne phagocytent le reste des interventions.» Les recueils des chroniques de l’Antoine ne manquant pas, découvrir d’autres écrits était donc utile.

Huma. Des origines de «cette particularité sans prix» qu’est le lien entre les écrivains et le Tour, jusqu’à l’époque moderne, nous parcourons ainsi des articles de presse et des extraits de livres. Principale confirmation: le Tour impose bel et bien «sa propre grammaire, son propre vocabulaire», comme l’explique dans son introduction Benoît Heimermann: «Une euphonie à nulle autre pareille où les aigus des extraordinaires et les graves de cataclysmes se bousculeront au gré de reportages forcément plus proches du roman de cape et d’épée que du compte rendu d’audience.» Entre le «mythe total» défini par Roland Barthes et les «leçons d’énergie» admises par Louis Aragon, nous avons confirmation – heureux que nous sommes! – que le sujet se prête définitivement à ce que Blondin appelait judicieusement des «boursouflures du style», louées dans la caravane du Tour, honnies ailleurs.
En témoigne l’admirable «Attila et sa monture» de Jean-Pierre Chabrol, publié dans l’Humanité en juillet 1951, et placé en deuxième position du livre. Les premiers mots: «Les mômes ont le rêve des vitesses extraordinaires et des montures folles.» Et puis: «Le coureur cycliste appartient à ce monde des héroïsmes pour illustrés enfantins.» Et encore: «On raconte que le grand chef des envahisseurs barbares, les Huns, Attila, vivait à cheval, mangeait, buvait et dormait en selle, et que, là où il galopait, l’herbe ne repoussait plus. Môme, regarde le coureur, le matin, au départ : il soulève un peu son vélo par le guidon, et par la selle le fait rebondir d’une roue sur l’autre, légèrement, en prêtant l’oreille comme pour écouter la réaction d’un animal. (…) Et la façon qu’ils ont tous de palper leurs sièges de cuir ressemble à une caresse sur la croupe.» Et enfin: «Là-bas, au bord de la route, les spectateurs quittent la bordure des champs, où l’herbe piétinée mettra longtemps à redresser la tête. Comme quand Attila était passé, souviens-toi, môme…»
 

Une salle de presse du Tour de France.

Universel. Vedette de l’Exposition universelle de 1900, la «fée bicyclette» a depuis chevauché dans notre imaginaire, chaque été rehaussé par quelques nouveaux songes – et des blessures aussi. La grande force des textes choisis par Benoît Heimermann? Ils nous donnent à lire un monde cycliste bien plus vaste que la seule compétition, un monde qui doit s’accorder, coûte que coûte, à nos désirs d’enfance. De Georges Perec à Bernard Clavel, en passant par Raymond Queneau, Pierre Mac Orlan, André Gide ou, plus récemment, Louis Nucera (le regretté), Paul Fournel, Jean-Noël Blanc, Bernard Chambaz, Jean Rouaud ou Philippe Bordas, tous aiment l’hexagone du Tour en tant qu’exception universelle. Pour ses Géants, pour ses paysages, pour ce Peuple du Tour qui par sa seule présence glorifie toutes les larmes de sueur. Pour François Salvaing: «La France qui venait du Tour à l’enfant était toute en montagnes.» Pour Mac Orlan: «L’homme est écrasé par le paysage. Et sous un soleil cruel, les neiges justifient le mot éternel qui est leur qualificatif commun.» Pour Serge Daney: «Quand un homme ne rend des comptes qu’à lui-même, il est logique que les autres lui en tiennent rigueur.» Pour Roger Vailland: «L’écrivain arrivé à la maturité a résolu ou surmonté ses conflits intérieurs ; ses problèmes sont devenus ceux de l’humanité de son temps ; ainsi tend-il à retrouver l’innocence du sportif qui ne pense qu’à sa forme, qui ne parle que d’elle et qui, à l’approche des grandes épreuves, s’impose, pour l’amour d’elle, sobriété et chasteté.»
 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 17 mai 2013

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17 Mai 2013, 18:13pm

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17 Mai 2013, 16:56pm

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Social-Eco - le 17 Mai 2013

 

Fin de grève à PSA Aulnay: la CGT fière de la lutte menée

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"Cette longue grève est une véritable fierté pour les centaines de salariés qui y ont participé. C'est la fierté d'avoir mené un combat juste et légitime" estime la CGT de PSA Aulnay ce vendredi après l'annonce de la signature d'un accord entre le syndicat et la direction du site pour mettre fin à la grève de quatre mois.PSA Aulnay en grève

"Depuis 4 mois, les salariés ont montré qu'il est possible de relever la tête et de se battre collectivement de ne pas se faire écraser, même s'ils n'ont pas réussi à faire reculer PSA sur la fermeture de l'usine ou à obtenir un CDI pour tous et une pré-retraite dès 55 ans. Il aurait fallu pour cela une lutte qui se généralise", relève Jean-Pierre Mercier dans un communiqué.

Grève juste

Le délégué syndical de PSA Aulnay pointe aussi les succès de cette lutte. "C'est le combat pour l'emploi et pour protéger les conditions d'existence face à une direction qui licencie dans le seul but d'augmenter les profits. Le soutien extraordinaire de dizaines de milliers de travailleurs est la preuve la plus éclatante que cette grève était juste et que nombre de militants et de travailleurs s'y reconnaissaient."

Dans les faits aussi, cette grève s'achève sur des avancées pour les personnels en lutte qui ont démarré le mouvement le 16 janvier dernier à l'appel de la CGT, suivie par la CFDT et Sud, qui a depuis quitté le mouvement:

  • Toutes les procédures disciplinaires et judiciaires engagées par la direction contre des grévistes sont abandonnées, selon la CGT.
  • Le syndicat accepte de renoncer à ses recours en justice contre le plan de restructuration
  • quatre salariés licenciés -certains pour leur comportement violent durant la grève- bénéficieront des mesures de reclassement externe prévues par le plan social. Tout comme quelque 130 grévistes pour lesquels "une indemnité forfaitaire supplémentaire" est prévue s'ils quittent l'usine avant le 31 mai.
  • environ 70 autres grévistes devraient recevoir des garanties écrites sur une mutation en interne, selon Philippe Julien, secrétaire général de l'usine cité par l'AFP.

Au travail dès mardi

Au vu de cet accord, "les salariés de PSA Aulnay (...) ont voté en assemblée générale la suspension de la grève", indique la CGT. Le travail doit reprendre dès mardi matin, a indiqué Philippe Julien. "Mais de 7 heures à 9 heures, on va manifester dans l'usine", a-t-il expliqué, affirmant qu'il y avait eu "une résistance globale de l'usine et des salariés au plan social, bien au-delà des grévistes", ces quatre derniers mois.

S.G.

Pendant 4 mois de grève, les salariés ont tenu en échec PSA et ont réussi à ne pas se faire écraser

 
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Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay
17/05/2013

Ce vendredi 17 mai, les salariés de PSA Aulnay en grève depuis 4 mois (16 janvier) ont voté en Assemblée Générale la suspension de la grève et ont demandé à la CGT et à la CFDT de signer un protocole de fin de grève.

Pour l'ensemble des salariés, la fermeture de l'usine reste toujours inacceptable et injustifiée. Cette fermeture est un véritable gâchis social, qui aura des conséquences désastreuses au niveau de la région. C'est pourquoi, si les salariés ont décidé de suspendre la grève, ils n’ont pas renoncé à défendre leurs droits.
 
Depuis 4 mois, des centaines de salariés ont réussi à tenir en échec la direction de PSA dont le principal actionnaire, la famille Peugeot, est une des familles les plus riches et les puissantes de France. Contre eux, les grévistes ont eu aussi le gouvernement, qui a pris fait et cause pour la famille Peugeot et ses actionnaires et a mobilisé les moyens de l’État contre la grève.
 
Depuis 4 mois, les salariés ont montré qu'il est possible de relever la tête et de se battre collectivement, de ne pas se faire écraser, même s'ils n'ont pas réussi à faire reculer PSA sur la fermeture de l'usine ou à obtenir un CDI pour tous et une pré-retraite dès 55 ans. Il aurait fallu pour cela une lutte qui se généralise.
 
Cette longue grève est une véritable fierté pour les centaines de salariés qui y ont participé. C'est la fierté d'avoir mené un combat juste et légitime. C'est le combat pour l'emploi et pour protéger les conditions d'existence face à une direction qui licencie dans le seul but d'augmenter les profits.
 
Le soutien extraordinaire de dizaines de milliers de travailleurs est la preuve la plus éclatante que cette grève était juste, et que nombre de militants et de travailleurs s'y reconnaissaient.
Tous les grévistes tiennent à remercier tous les travailleurs qui les ont soutenus et leur ont permis de tenir.
 
Grâce à la grève, PSA a dû céder un certain nombre de mesures.
 
Concernant l'ensemble des salariés concernés par le PSE :
- La prime de licenciement supra-légale est passée de 6 mois à 12 mois.
- Pour les travailleurs âgés, le départ anticipé est passé de 30 à 36 mois.
- Les critères restrictifs pour toucher les primes de déménagement ont été quasiment annulés.
- La prime de mutation est passée de 5 000 € brut imposable à 5 000 € net non-imposable
 
Concernant les grévistes de PSA Aulnay :
- La réintégration des 4 salariés honteusement licenciés. Ils pourront bénéficier des mesures du PSE ou de la possibilité de reclassement à la RATP, SNCF ou ADP.
- L'annulation des procédures de licenciements contre les délégués.
- L'annulation de toutes les poursuites pénales et disciplinaires.
- Des garanties écrites concernant les mutations.
- Une indemnité forfaitaire supplémentaire pour ceux qui choisiraient de quitter l'entreprise avant le 31 mai.
- Les journées de grève sont neutralisées pour le paiement des journées de chômage, du calcul de la prime de 13ème mois, des jours de congés payés, des jours fériés, ce qui atténue fortement les pertes financières de la grève.
 
La grève reste la meilleure arme des travailleurs !
 
Jean-Pierre MERCIER
DS CGT PSA Aulnay

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17 Mai 2013, 16:48pm

Publié par PCF Villepinte

Hollande : "Aveuglement ou obstination ?"

(Pierre Laurent)

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Alors que la France est en récession, que le pays traverse une crise toujours plus violente avec des conséquences dramatiques pour les Français, le Président refuse une nouvelle fois de voir la réalité en face. Il n'annonce rien, pire, il persiste et signe.

Privatisation, partenariat public privé, baisse de la dépense publique, imposition sur la plus-value mobilière, allongement de la durée de cotisation... voici les seuls horizons qu'a tracé François Hollande. Les Français qui connaissent le chômage et qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts peuvent se faire du souci.

L'offensive européenne annoncée par le Président reste dans les rails des politiques d'austérité voulues par Angela Merkel et la commission européenne.

Après plus de deux heures de conférence de presse, il faut se demander si le Président de la République fait preuve d'aveuglement ou d'obstination. Si c'est de l'aveuglement, l'heure est à la prise de conscience et au changement de cap. Si c'est de l'obstination, c'est une erreur politique lourde - car ne permettant pas le redressement du pays.

Puisque le Président de République s'est dit prêt à examiner les bonnes propositions d'où qu'elles viennent, le Front de gauche tient les siennes à sa disposition. Elles seront présentées lors des assises citoyennes du 16 juin prochain.

 

le 16 mai 2013

A voir aussi

 

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17 Mai 2013, 16:38pm

Publié par PCF Villepinte

Le sénat rejette la proposition de loi du groupe CRC visant à l’instauration du pass navigo unique à 65 euros

vendredi 17 mai 2013


 

Deux mois après le début de l’examen de la proposition de loi déposée par Laurence Cohen, la discussion s’est poursuivie aujourd’hui. Cette PPL, dont Michel Billout est le rapporteur, soutenue par l’ensemble du groupe CRC, vise à la fois à l’harmonisation des taux du versement transport en Île-de-France permettant le financement du pass navigo unique au tarif de la zone 1-2 et la modernisation du réseau.

Cette proposition de loi traduit, enfin, un engagement pris par la majorité de gauche au conseil régional depuis décembre 2011, après tout un travail de conviction des élu-es communistes mené depuis 2004.

Hélas, les sénateurs du groupe socialiste ont fait le choix de ne pas voter ce texte ! Comment comprendre que la majorité de gauche du Sénat soit sur une position différente de celle de la Région ?

Tandis que la crise que nous traversons ampute de manière dramatique le pouvoir d’achat de nos concitoyens, que le droit à la mobilité devrait être reconnu et amplifié, les sénateurs socialistes et de droite ont considéré que renforcer la participation des entreprises au financement des transports publics constituait une nouvelle charge déraisonnable. Mais que représente cette charge de 600 millions d’euros face aux 20 milliards de cadeaux fiscaux dont bénéficient ces mêmes entreprises ? D’autant que 80% des entreprises franciliennes (celles de moins de 10 salarié-es) ne sont pas assujetties au VT.

C’est, aux yeux des sénatrices et des sénateurs du groupe CRC, une nouvelle démonstration de l’impasse des politiques menées par ce gouvernement qui, austérité et réduction de l’action publique obligent, renonce à l’amélioration concrète de la vie de nos concitoyens.

Le groupe CRC continuera pour sa part à mener cette bataille au nom de la justice sociale et territoriale afin que les Francilien-nes vivant en grande couronne ne paient pas près de deux fois plus cher leur forfait mensuel que les habitant-es de Paris et de proche couronne.

Une seule Région un seul tarif !

 

 

Transports

 

 

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15 Mai 2013, 06:45am

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L'Humanité de ce mercredi 15 mai 2013

Culture - le 14 Mai 2013

 

Dans l'Humanité ce mercredi: l'exception culturelle enflamme le festival de Cannes

 

 

Alors que le Festival de Cannes ouvre ses portes ce mercredi soir, les cinéastes se rebiffent contre la Commission européenne qui remet sur le tapis la question de l'exception culturelle. A Bruxelles, on s'obstine à considérer le cinéma comme une simple marchandise, monnaie d'échange avec les Etats-Unis dans les négociations sur le marché transatlantique.

A lire dans notre édition:

  • "L'exception culturelle n'est pas négociable", reportage à Cannes
  • Entretien avec Pascal Rogard (Société des auteurs et compositeurs dramatiques): "Une rivière sans retour"
  • Bertrand Tavernier (cinéaste): "Une véritable trahison de la part de Barroso"
  • Radu Mihaileanu (cinéaste): "Ne pas baisser les bras face à ce danger mortel"
  • La culture, une exception essentielle, l'édito de Paule Masson

A découvrir aussi:

  • Cannes 2013: un seul mot d'ordre, en avant marches!
  • L'ANI adopté, le Medef a fait sa loi
  • L'amnistie sociale à la Saint-Glinglin
  • L'emploi, au coeur de la prochaine conférence sociale
  • En 2012, l'homophobie a pris ses aises sur la Toile
  • Coronavirus: "Du simple rhume à la penumonie sévère", expertise de Sandrine Belouzard (CNRS)
  • Deux ans après, l'Espagne indignée continue de se rebeller
  • Mali: veillée d'armes à Kidal, au nord du pays
  • Incidents PSG: le décryptage du sociologue et spécialiste des supporters Nicolas Hourcade

Toute l'actualité sur l'Humanité.fr

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15 Mai 2013, 06:34am

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Vote Amnistie/Licenciements boursiers : Le PCF appelle au rassemblement jeudi 16 mai à 12h

 

Fort de la puissante manifestation parisienne du dimanche 5 mai 2013 « Contre l'austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIème république », le Front de gauche entend poursuivre la mobilisation de toutes celles et ceux qui exigent la mise en œuvre d'une politique de changement.

Le 14 mai 2013, le Sénat débattra à nouveau du projet de loi sur l'Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 portant sur la « sécurisation de l'emploi ». Si le MEDEF y a beaucoup gagné, les salariés, eux, vont voir leurs conditions de vie et de travail se dégrader encore plus avec une flexibilité accrue, une accélération des licenciements et une réduction des possibilités d'agir en justice pour réparer les préjudices commis.

Le 16 mai 2013, à l'initiative des élu-e-s du Front de gauche, l'Assemblée nationale débattra de deux de leurs propositions de loi portant sur l'amnistie sociale et sur l'interdiction des licenciements boursiers.

Malgré la volte face scandaleuse du gouvernement, le PCF appelle les députés à adopter, comme l'a fait la majorité sénatoriale le 27 février dernier, la loi d'amnistie sociale visant à ce que des militants syndicaux, des salariés injustement condamnés dans le cadre de conflits du travail puissent être réhabilités dans leurs droits et retrouver ainsi leur dignité.
Derrière cette loi d'amnistie se joue aussi la condamnation de la politique sarkosyste dont la brutalité contraint nombre de salariés, de militants syndicats et associatifs à se mobiliser et à agir.

En mettant en débat dès le 16 mai à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers, notamment aux entreprises qui font des bénéfices et versent des dividendes à leurs actionnaires, le PCF souhaite donner aux salariés une plus grande protection et d'avantage de moyens pour se défendre et faire prévaloir leur droits face à la dictature de la finance.

En votant cette loi les élus de gauche s'honoreront, en permettant aux salariés et à leurs représentants de peser plus efficacement sur les stratégies patronales.

 

Amnistie sociale / licenciements boursiers

A l'appel de la CGT, rassemblement devant l'Assemblée nationale
En soutien à la proposition de loi sur l'amnistie sociale déposée par le Front de gauche

Jeudi 16 mai 2013 à 12h00

Place Edouard Herriot – devant l'assemblée nationale

En présence d'André Chassaigne, Président du groupe GDR à l'Assemblée nationale et des députés communistes, de Didier Lereste et Eric Corbeaux, Responsable du Front des luttes pour le Front de gauche.

 

 

le 13 mai 2013

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1 Mai 2013, 13:12pm

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Politique - le 1 Mai 2013

 

Des élus EELV appellent à manifester le 5 mai

 

Des élus EELV, dont Eva Joly, Sergio Coronado, Francine Bavay et Julien Bayou, entendent "construire un nouveau rapport de force au sein des institutions". Critiques sur la politique du gouvernement, ils manifesteront le 5 mai "pour que François Hollande se souvienne vraiment que -son adversaire, c’est la finance-".

  • Le texte de l'appel : "Nous, écologistes, appelons à manifester le 5 mai"

L’affaire Cahuzac est une affaire d'Etat. Elle a mis en lumière les liens étroits qui unissent depuis des années la haute finance, l’industrie et certains responsables politiques, autour des enjeux de pouvoir et d’argent.

Cette collusion ne tient pas du hasard. Depuis les années 80, sous prétexte de compétitivité économique internationale, les gouvernements successifs ont mis en œuvre des politiques publiques productivistes au service de la libéralisation, de la dérégulation de l'économie et de la mondialisation financière.

Ces politiques, dictées par les firmes multinationales et la finance, ont entraîné des dérives insoutenables. La mise sous tutelle du pouvoir politique par la dictature de l’argent roi nous conduit à subir une crise économique, sociale et morale sans précédent. Elle mène à la prédation sans fin des ressources naturelles, à l’exploitation de la main d’œuvre salariée, à l’individualisme forcené, à l’affaiblissement des solidarités et à la corruption.

Il ne s'agit pas d'une simple histoire de morale, c'est bien notre système politique et notre modèle de développement qui sont en cause. Au-delà d'un responsable politique qui a failli, c'est tout un mécanisme de reproduction des dominations sociales. En nous focalisant sur le mensonge d’un homme, nous ne faisons que protéger l’immoralité du système lui-même.

Pour en finir avec ce système, une renaissance de notre République ainsi qu'une réorientation de la politique actuelle passant par l’adoption d’une feuille de route pour la transition démocratique, sociale et écologique deviennent indispensables.

Il s'agit désormais de prendre des actes de rupture lisibles par l’opinion et de faire preuve d'un réel volontarisme pour transformer en profondeur notre pays. Dans l’immédiat, nous souhaitons que soient réellement mises en œuvre les propositions du président de la République concernant l’interdiction pour les banques françaises comme pour les entreprises multinationales de disposer de fonds dans les paradis fiscaux, une vraie séparation entre banques de dépôts et banques d’affaires, que la France demande à ce que l'Europe oblige l'ensemble des établissements financiers de la planète à transmettre les informations sur leurs comptes. Nous souhaitons que François Hollande se souvienne vraiment que « [son] adversaire, c’est la finance », et qu'il a promis de rétablir la justice sociale.

Le sursaut démocratique que nous connaissons aujourd'hui doit aussi nous conduire à remettre en cause la Ve République, à bout de souffle plus de cinquante ans après son avènement. Les écologistes plaident pour une véritable démocratie participative et un rééquilibrage des pouvoirs au profit du Parlement qui a été dépossédé de la plupart de ses prérogatives par un pouvoir exécutif concentré autour de la seule présidence de la République. Nous sommes pour une Constituante européenne, seule à même de répondre également au déficit démocratique qui gangrène l'Union européenne, et à laquelle nous ne pouvons répondre que par plus et mieux d'Europe.

Nous avons, en tant qu’écologistes, contribué à la victoire du 6 mai de François Hollande et à la victoire aux législatives de juin 2012. Mais nous ne voulons pas que, comme en 1981, comme en 1997, la gauche au pouvoir finisse par perdre les élections parce qu’elle a fait le contraire de ce qu’attendaient ses électeurs. Parce qu’elle a appliqué les recettes de l’austérité et de la précarité à coups de chocs budgétaires (TSCG et réduction des dépenses publiques), de crédits d’impôts (CICE) et de chocs sociaux (ANI et flexibilisation du contrat de travail). Parce qu’elle a failli sur le plan éthique, parce qu’elle n’a remis en cause ni le nucléaire ni les grands projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes, parce qu’elle a renoncé à ses promesses sur le droit de vote des étrangers, le contrôle au faciès ou la rupture avec la Françafrique. Parce qu'enfin, elle refuse d'adopter une loi d'amnistie dans un moment où l'apaisement et la réconciliation entre les Français sont une urgence absolue.

En tant que membres d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), en tant qu’écologistes, nous ne voulons pas cette fois attendre la fin du quinquennat pour tirer le bilan de notre participation au gouvernement. Nous voulons aider nos élu-e-s et nos ministres à construire un nouveau rapport de force au sein des institutions, en s’appuyant sur une société mobilisée.

Nous, écologistes, n'avons pas d'adversaires à gauche mais voulons résolument peser pour une refondation des politiques menées par la majorité issue des élections de 2012.

C’est pour dire cela que nous serons présents dans la rue le 5 mai, en tant qu’écologistes, aux côtés d’autres forces de gauche, de la Bastille à la Nation, pour ne pas laisser le monopole de l'action de rue à une seule composante de la gauche, pour maintenir les passerelles entre toutes les gauches. Si nous pouvons diverger sur leurs objectifs, leurs méthodes, voire leur style, nous partageons en l’occurrence la même préoccupation ; nous refusons que la déception et la colère des citoyens soient canalisées par Marine Le Pen et la droite extrême.

Il faut maintenant que la gauche de gouvernement prenne ses responsabilités. Nous ne voulons ni d’un Mai 68 à l’envers comme le prônent Copé, Guaino et Boutin, ni d’un nouveau mai 2002. Une partie de la droite mime le 6 février 1934 et appelle à descendre dans la rue contre le mariage pour tous le 5 mai. Nous ne laisserons pas la rue aux homophobes, aux racistes, sexistes, fascistes et à la droite extrême. Le 5 mai, nous défendrons aussi les institutions républicaines menacées par les nostalgiques de Pétain et de l’OAS.

La gauche et l’écologie ont besoin d’un sursaut démocratique, et nous vous invitons à y contribuer. C’est comme militants EELV que nous serons présents dans la rue le 5 mai pour porter notre projet et parole écologiste et nous invitons toutes celles et ceux qui se retrouvent dans cette démarche unitaire contre la droite extrême et le FN à nous rejoindre.

Premiers signataires :
Eva Joly
, députée européenne
Sergio Coronado, député, conseiller fédéral EELV
Francine Bavay, conseillère régionale et conseillère fédérale EELV
Jérôme Gleizes, membre du bureau exécutif d'EELV
Annie Lahmer, conseillère fédérale EELV
Julien Bayou, conseiller régional Ile-de-France
Françoise Alamartine, membre du bureau exécutif d'EELV

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1 Mai 2013, 13:07pm

Publié par PCF Villepinte

 

La chronique d’Émile Breton. Un film : L’ultimatum des trois mercenaires de Robert Aldrich ; un livre : L’héritage du Charbonnier, de Boudjema Kareche

Le retour d’un film à la vie est toujours bienvenu. Ainsi d’Ultimatum des trois mercenaires (1977) de Robert Aldrich qui ressort cette semaine en version restaurée et notablement plus longue. Le film, qui portait en anglais le titre moins banal de Twilight’s Last Gleaming (Dernières Lueurs du crépuscule) avait eu bien des malheurs : d’abord Aldrich n’avait pu  tourner ce sujet si américain aux États-Unis et avait dû se rabattre sur une production germano-américaine. Puis il avait fait un flop retentissant dans son pays et avait été projeté en Europe et notamment en France, dans une version soigneusement purgée de toute allusion politique. Et pour cause : c’est l’histoire de condamnés à mort évadés qui sous les ordres d’un ancien général de l’US Air Force, Lawrence Dell, injustement condamné, prennent d’assaut un silo à missiles. Ils menacent de lancer les fusées sur l’URSS, déclenchant un conflit mondial, si le président ne se décide pas à révéler les plans secrets de l’armée contre le Vietnam. L’armée et sa volonté de cacher ses desseins les plus noirs en prend, si l’on ose dire, pour son grade, un grade élevé, le haut responsable du massacre final étant le chef d’état major US. Rien de cette face du film ne subsistait dans la version vue en 1977. Il est aujourd’hui restitué dans la version télévisée supervisée par le metteur en scène (mort en 1983) de 2 heures 24. Belle leçon, en fait. Car si les intentions politiques du cinéaste qui ne cacha jamais son opposition à la guerre ne peuvent être cette fois dissimulées, elles sont, en fait, devenues trop  visibles. Et cela tient, bien sûr, aux conditions de tournage du film en Allemagne, la terre américaine ayant été refusée à sa production. C’est la trame de l’histoire qui reste seule, et la mise en scène, plutôt molle, ne suit pas. Ce qui prouve qu’il y a bien des moyens de museler un cinéaste. Comme ses films précédents, dont le brutal Attack (1956), celui-ci aurait pu être un brûlot pacifiste. On a un thriller qui se laisse voir. Dommage.

«La Cinémathèque d’Alger dans son effervescence, au lendemain de la Libération.»

Boudjema Kareche, qui fut directeur de la Cinémathèque d’Alger dans son effervescence, au lendemain de la Libération de l’Algérie, a consacré un livre à son ami Mohamed Bouamari (1941/2006), réalisateur du Charbonnier (1972), histoire d’un paysan hier exploité, ancien maquisard de l’ALN, qui s’engage pour la réforme agraire. Le film, à la naissance d’un nouveau cinéma, fier comme son modeste héros, fit le tour  du monde. Kareche, sans grand souci d’écriture, raconte cette conquête d’horizons nouveaux, comme il le ferait pour des amis. À la terrasse d’un restaurant, par exemple, comme ils aimaient eux et les leurs le faire, dans ces repas qui commençaient à midi et s’achevaient à deux heures du matin, un nouveau convive arrivant toujours à point pour porter sa pierre à la reconstruction du monde. L’Algérie était pour eux le plus beau pays et ils couraient le monde, de Pékin où Bouamari imaginait les aventures d’un “trabendiste“ sur les routes de la soie à Ouagadougou et ses rires avec Sembene Ousmane. Belle histoire, mais elle finit mal, on le sait, dans le sang des années quatre-vingt-dix, les intellectuels chassés de leur pays par les “fous de Dieu“. Et le cinéma allait mal : « Et c’est comme cela que les carences cumulées participèrent à le mise en bière du cinéma national » écrit Kareche. Reste ce récit, joie et émotion, qu’il faut lire.

PS : ce récit, publié à compte d’auteur, peut être commandé au journal Al Watan.

Émile Breton

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