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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le Front de Gauche exige un référendum sur le Pacte Budgétaire européen

12 Juillet 2012, 18:12pm

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent, Martine Billard et Christian Picquet en compagnie de Didier Le Reste, en octobre 2011

 

Alors que François Hollande a mis à l’ordre du jour la ratification par la France du Pacte Budgétaire européen, le Front de Gauche s’élève contre la volonté du président de la République de faire passer un texte aux conséquences économiques négatives. Ses dirigeants demandent l’organisation d’un grand débat public débouchant sur un référendum, afin d’informer le peuple et de lui laisser le dernier mot.

Pour le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, Martine Billard (Parti de Gauche) et Christian Picquet (Gauche Unitaire), le débat public, l’information du peuple et sa décision finale sur un sujet qui touche à la souveraineté nationale sont indispensables. Les dirigeants du Front de Gauche souhaitent que cela permette d’éviter la ratification en l’état d’un traité qui aurait des conséquences néfastes sur l’économie française, tuant notamment l’investissement public en imposant une austérité drastique.

Pour Pierre Laurent, le Pacte Budgétaire est en effet porteur de mesures très dures, qui risquent de plonger la France dans l’austérité à l’instar d’autres pays l’ayant ratifié, comme la Grèce qui multiplie actuellement les privatisations pour entrer dans les clous européens, ou l’Espagne qui poursuit ses coupes dans les dépenses publiques en échange de l’aide européenne à son secteur bancaire.

« Une austérité généralisée »

Christian Picquet, de Gauche Unitaire, explique que le gouvernement français serait lié par des contraintes budgétaires encore plus strictes, et ne se donnerait donc aucun moyen de mettre en œuvre les changements politiques pour lesquels il a été élu : « Signer le Pacte de Stabilité donnerait une trajectoire à la politique gouvernementale pour le quinquennat, qui serait totalement contraire à ce pourquoi les Français ont voté au printemps. Cela orienterait vers une austérité généralisée avec une baisse des dépenses publiques, une diminution du coût du travail pour alléger les cotisations patronales, au moment où les grands groupes affichent des dividendes insolents. Cette trajectoire là, rien ne la justifie ».

Pas de ratification sans référendum

« Il est donc fondamental d’alerter les citoyens sur la situation et les conséquences concrètes de la ratification d’un tel traité », estime Martine Billard, du Parti de Gauche. « Il y a urgence, et on va mener cette bataille dès maintenant », poursuit-elle. Le Front de Gauche lance donc la mobilisation en faveur de l’organisation d’un référendum, estimant qu’il ne peut pas y avoir de ratification parlementaire sans que les dispositions du traité aient été portées à connaissance des citoyens. Cette thématique sera placée au cœur des Estivales du parti les 25 et 26 août prochain, et le Front de Gauche promet une mobilisation en masse à la rentrée si le gouvernement refuse le référendum.

Dans tous les cas, Pierre Laurent a annoncé que ses députés voteraient contre la ratification du traité au Parlement. Christian Picquet espère que les députés socialistes et écologistes suivront : « C’est un cri d’alarme en direction de l’ensemble de la gauche : on doit redresser quelque chose qui peut être une trajectoire mortifère plongeant des pays dans une catastrophe sociale ».

En conclusion, il lance sur un air de défi à François Hollande : « Allez-vous faire passer ça alors que le peuple ne vous en a pas donné mandat, comme Nicolas Sarkozy avait fait passer le traité de Lisbonne "en fraude" après l’échec du référendum de 2005 ? Ce serait un suicide politique ».

 

  • À lire aussi :

Non au « pacte budgétaire » imposé, pas d’Europe sans citoyens !

Sommet européen : lettre de Pierre Laurent au président de la République : « Ne signez pas ! »

Hollande enveloppe le traité austéritaire dans un paquet cadeau et le soumet à ratification

Théo Maneval

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Pierre Laurent demande un moratoire sur les plans des licenciements

12 Juillet 2012, 18:10pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 12 Juillet 2012

 

 

 

Après l’annonce par PSA de la fermeture de son site d’Aulnay en 2014 dans le cadre d’un plan social qui voit la suppression de 8 000 emplois en France, le secrétaire national du Parti communiste demande au gouvernement un moratoire sur les plans à venir, ainsi qu’une loi interdisant les licenciements boursiers.

Pierre Laurent a réagi ce matin au plan social dévoilé par le groupe PSA : «  Nous sommes extrêmement choqués. On s’attendait à un plan difficile, mais là les chiffres sont alarmants », affirme-t-il.  Le Secrétaire National du Parti Communiste a exprimé « un sentiment de solidarité » envers les travailleurs et leurs familles, mais aussi de la colère. Il demande à l’Etat d’intervenir.

Pierre Laurent ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’a pas réagi plus tôt, étant donné que la fermeture du site d’Aulnay est redoutée depuis près d’un an et que les chiffres qui circulaient ces derniers jours annonçaient déjà entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes. Le plan de redressement de la filière automobile, qui doit être annoncé la semaine prochaine par Arnaud Montebourg, arrive selon lui « trop tard », alors qu’il y a longtemps que Front de Gauche a alerté les autorités, et demandé un moratoire sur les licenciements.

«  La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas »

Le gouvernement doit désormais s’exprimer et dire qu’il s’oppose au plan, estime le dirigeant du Front de Gauche : « On a un Ministère du Redressement productif, et il ne dit même pas son opposition ! […] La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas ». Laisser fermer l’usine d’Aulnay serait  « contraire à ce que dit le gouvernement sur le redressement national » ajoute-t-il, avant de formuler à nouveau plusieurs demandes pour protéger l’emploi.

Pierre Laurent demande à l’Etat d’instaurer un moratoire sur l’ensemble des plans de licenciements, et que soit inscrite dans la loi l’interdiction des licenciements boursiers. « La question, explique-t-il, c’est : est-ce que les licenciements c’est pour aller produire moins cher ailleurs et faire des bénéfices ? ». Il souhaite aussi que toutes les aides publiques au secteur de l’automobile soient « remises à plat avant que l’on n’engage de nouvelles politiques industrielles », rappelant qu’il y a deux ans, « l’automobile a reçu deux ou trois milliards d’euros d’aides publiques », ce qui n’a pas empêché PSA Peugeot-Citroën d’annoncer ce matin 8 000 suppressions de postes. 

 

  • À lire aussi :

PSA : le détail des 8.000 suppressions de postes en France

PSA Aulnay : «  la décision de fermer le site a été prise en 2010 »

PSA : après Aulnay, le site de Sevelnord prochain sur la liste ?

Théo Maneval

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PSA : une loi s'impose d'urgence!

12 Juillet 2012, 18:01pm

Publié par PCF Villepinte

PSA : une loi s'impose d'urgence!

La direction de PSA a officialisé, ce matin, son projet de suppression de 8000 emplois en France et de fermeture du site d'Aulnay en 2014. Cette annonce est catastrophique puisqu'elle signifierait, en réalité, la suppression de dizaines de milliers d'emplois dans le pays. Elle ne constitue pas, néanmoins, une surprise. Ces intentions avaient été révélées, voici un an, par la CGT. Depuis des mois, j'ai interpellé les pouvoirs publics sur cette question. L'ancien gouvernement a, bien évidemment, fait la sourde oreille.

L'arrivée de la gauche doit, de ce point de vue, marquer un changement radical.

Hier encore, j'ai interrogé Arnaud Montebourg, le Ministre du redressement productif, lors de la séance des questions au gouvernement.

Le chef de l'Etat, le premier Ministre, ne peuvent rester l'arme au pied.

Oui ou non va-t-on laisser la direction du groupe automobile qui a versé 200 millions de dividendes en 2011, décider la mise a mort d'usines modernes au seul profit des actionnaires? Oui ou non, va-t-on prendre les mesures qui s'imposent pour redresser l'industrie automobile dans notre pays? Oui ou non va-t-on inscrire à l'ordre du jour du Parlement, un texte visant à interdire les licenciements boursiers?  Les Député-e-s du Front de gauche sont déterminés à agir pour qu'il en soit ainsi, au plus vite.

 

Marie-George Buffet

 

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Déclaration de François Asensi, député de Seine-Saint-Denis

12 Juillet 2012, 17:09pm

Publié par PCF Villepinte

 

Annonce de la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay en 2014 : une catastrophe sociale pour la Seine-Saint-Denis.

 asensi

 Le projet de fermeture de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, révélé il y plus d’un an par la CGT, a été officialisé ce jour par la direction. Selon les bonnes vieilles méthodes du patronat, c’est au cours de l’été que PSA torpille ses sites en France.

Le gouvernement Sarkozy, informé par le menu de la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, a été complice de cette forfaiture contre l’emploi et l’industrie automobile en France. A aucun moment ce gouvernement n’a pris les mesures nécessaires pour contraindre PSA à maintenir l’emploi à Aulnay-sous-Bois et à Rennes. C’est une honte pour ceux qui sont en charge des destinées de la nation française de laisser péricliter une culture industrielle qui est la force économique de la France.

Le nouveau gouvernement, s’il peut s’exonérer des responsabilités qui incombent au gouvernement précédent, a le devoir de s’opposer par tous les moyens à la fermeture de ce site et à la perte des emplois à Rennes. Les salariés et l’opinion publique attendent des actes significatifs, conformes aux promesses électorales du président de la République.

Les premières déclarations ne s’inscrivent pas dans cette perspective. C’est impensable!

Je veux ici redire aux salariés de PSA mon soutien sans conditions à leur juste lutte pour l’emploi.

 

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Les 500 plus grandes fortunes de France ont toujours les poches bien pleines

11 Juillet 2012, 22:34pm

Publié par PCF Villepinte

Malgré l'affaire du Médiator, Jacques Servier et sa famille grimpe de la 17e à la 15e place du classement des plus riches

 

 

Le classement 2012 de Challenges montre que les 500 plus riches français ont cumulé 267 milliards d'euros de gain. Soit autant que les recettes de l'Etat. Voilà une bonne source de taxation à étudier pour réduire les déficits et la dette publique.

Moins d'une semaine avant l'étude par l'Assemblée nationale du collectif budgétaire 2012, Challenges relance sans le vouloir le débat sur la taxation des plus riches et sur une autre répartition des richesses en France. Citant Jean-Philippe Delsol, auteur de A quoi servent les riches (Editions JC Lattès), le magazine a fait le calcul: "S’il fallait les redistribuer aux 8,1 millions de pauvres (en France) recensés par l’Insee, cela représenterait 33.000 euros pour chacun d’eux".

Quant à résorber le déficit public de la France avec les sous des plus riches, c'est tout à fait possible. Si l'on prenait à ces 500 plus grandes fortunes les 69,6 milliards d'euros nécessaires pour combler le déficit public actuel, cela leur laisserait tout de même aux alentours de 200 milliards pour subvenir à leurs besoins cette année.

 

Les autres scandales mis en lumière par ce classement:

 

  • Des riches un peu moins riches mais toujours très riches. Les 500 plus grandes fortunes françaises souffrent de la crise, mais elles sont tellement riches qu'elles ne s'en sont sans doute pas rendu compte. Leur revenus ont baissé de 3% par rapport au classement précédent. La faute, selon le magazine, aux "difficultés de l’économie française", à "la chute des cours de bourse et l’assèchement du marché des fusions acquisitions, dont l’activité poussait jusqu’alors la valeur des entreprises à la hausse". 
  • Les plus fortunés sont toujours les mêmes. Neuf des dix plus grandes fortunes 2011 restent dans le Top 10 2012. Bernard Arnault demeure le plus riche de tous. Les 21 milliards d'euros en poche du patron de LVMH représentent à eux seuls 8% du total du classement. La famille Mulliez et ses Auchans demeurent deuxièmes et ne connaissent pas la crise.
  • Les Servier plus riches, malgré le Médiator. Jacques Servier se bat comme un beau diable dans les prétoires pour ne pas indemniser les victimes de son Médiator. Sa famille lui en sait gré en remontant de la 17e à la 15e place.

  • Bettencourt rétrogradée. Liliane Bettencourt et sa famille sont poussés hors du podium par Bertrand Puech et les familles actionnaires de Hermès.Lactalis dans le gotha. Lactalis n'est pas Doux et la hausse des produits alimentaires va bien quelque part. La famille Besnier, fondatrice du premier laitier mondial, grimpe à la dixième place du classement
  • Niel a Free, il a tout compris. A l'heure où les opérateurs mobiles prennent prétexte de l'arrivée de Free pour dégraisser en France et délocaliser à tout va, le propriétaire du groupe télécom Iliad, Xavier Niel, arrive à la douzième place du classement.

 

  • A lire aussi:

Les assistés du Bouclier fiscal

Les millionnaires du Cac 40

Stéphane Guérard

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Sur le blog de la Gauche Cactus

11 Juillet 2012, 22:29pm

Publié par PCF Villepinte

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Hausse des tarifs du gaz : « coup de canif dans le pouvoir d’achat des français »

11 Juillet 2012, 06:36am

Publié par PCF Villepinte

Hausse des tarifs du gaz : « coup de canif dans le pouvoir d’achat des français »
Après la très faible revalorisation du SMIC, la hausse des tarifs du gaz, même limitée à 2% comme l'a annoncé Jean-Marc Ayrault, est un coup de canif dans le pouvoir d’achat des français. Elle aggrave la situation déjà alarmante de 3.8 millions de familles en précarité énergétique.

Déjà depuis 2004, à l’ouverture du capital de Gaz de France, le prix du gaz a augmenté de 60 % dont 20% entre avril 2010 et avril 2011. Pourtant le groupe GDF Suez a versé 3.3 milliards de dividendes en 2012 à ses actionnaires, ce qui représente un taux de distribution de 83 %. Actionnaire à 35 % l'État peut s’opposer, au conseil d’administration, aux décisions abusives et contraires au développement d’un vrai service public et aux besoins des populations.

Le PCF rappelle que les sénateurs communistes ont fait voté en décembre dernier un amendement visant à ce qu’une commission pluraliste composée d’élus, d’usagers, de représentants des salariés du secteur et du ministre chargé de l’énergie soit créée afin d’étudier la formule tarifaire du gaz. Cette commission fixerait les tarifs réglementés afin de pouvoir mesurer les écarts entre les coûts réels d’approvisionnements et les formules de fixation des tarifs. Le PCF revendique donc un gel des tarifs d’ici là.

A voir aussi

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Le gouverneur de la Banque de France frappé par un éclair de lucidité

11 Juillet 2012, 06:33am

Publié par PCF Villepinte

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France

 - le 10 Juillet 2012

 

 

Qu'est-il arrivé à Christian Noyer? Ce mardi matin, le gouverneur de la Banque de France a estimé que les emprunts à court terme réalisés lundi à des taux d'intérêt négatifs "est la marque d'un certain dysfonctionnement des marchés".

Christian Noyer n'est pourtant pas connu pour son sens critique du système financier actuel. Ces derniers mois, il fut plutôt enclin à devenir le plus zélé des gardiens du temple. En début d'année, il a servi de paravent au gouvernement Fillon pour aller à contre-courant de l'augmentation automatique du taux de rémunération du Livret A. Il ne fallait surtourt pas détourner l'argent des clients des banques placés sur les marchés vers le Livret A et le financement du logement social.

"Bonne nouvelle"

Cette fois, le gouverneur trouve tout de même un peu gros que la France emprunte pour la première fois de son histoire à des taux négatifs à 3 mois et à 6 mois. Mais pas trop quand même. D'un côté, c'est, "comme les émissions allemandes à taux négatifs (déjà réalisées cette année, ndlr), la marque d'un certain dysfonctionnement des marchés à l'intérieur de la zone euro". Mais de l'autre, il s'agit "d'une bonne nouvelle, en ce sens qu'elle montre la crédibilité de notre pays dans sa stratégie de retour à l'équilibre des finances publiques, dont on ne peut que se féliciter".

Il en profite pour se féliciter  "de la marche de tous les pays de la zone euro vers, à la fois, des finances publiques équilibrées assez rapidement et une dynamisation du potentiel économique à travers des réformes structurelles". Soit la rigueur budgétaire institutionnalisée par le nouveau traité européen.

  • A lire aussi:

Le Livret A dans la ligne de mire du gouverneur de la Banque de France

Francis Wurtz: "Le paravent du paquet européen"

S.G.

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Jean-Marc Ayrault promet du dialogue pendant cinq ans

11 Juillet 2012, 06:29am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Marc Ayrault ce mardi

 

 

Négociations toute et sur le long terme. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a cloturé la conférence sociale ce mardi soir en promettant aux syndicats et patronats de nouvelles discussions approfondies sur les retraites, le financement de la protection sociale ou les chantiers de l'égalité professionnelle et de la réindustrialisation.

Symbole de cette volonté de négociation sur le long terme, le chef du gouvernement a annoncé la création d'un "conseil ou commissariat du dialogue social et de la prospective" à venir dans les prochains mois, au sein duquel les représentants des travailleurs et de patrons seront consultés.

Marque de fabrique

"Au terme de ces deux jours d'échanges, mon propos n'est pas de conclure sur des mesures précises, car cela signifierait que l'exercice était artificiel et qu'il n'était qu'une façade de dialogue pour des décisions en réalité déjà prises", a renchéri l'ancien maire de Nantes, prévenant par ailleurs que le dialogue social serait "la marque de fabrique" de son gouvernement.

Ces discussions tous azimuts doivent déboucher sur des réformes, selon un calendrier dévoilé ce mardi:

  • une réforme constitutionnelle serait menée sur le dialogue social, "à l'issue d'une large concertation".
  • la protection sociale et son délicat financement feront eux aussi l'objet d'une réforme législative en 2013, là aussi après des discussions avec patronat et syndicats. La hausse de la CSG n'a pas été évoquée
  • le dispositif du chômage partiel devrait être "amélioré" dès la rentrée 2012
  • en revanche, la négociation "compétitivité-emploi" lancée par Nicolas Sarkozy pour permettre aux entreprises d'adapter le travail en cas de baisse d'activité n'est par contre "plus à l'ordre du jour"
  • l'ancien président d'EADS, Louis Gallois, sera chargé d'une mission sur la compétitivité des entreprises avec pour objectif de "préparer la mise en oeuvre d'actions concrètes d'ici la fin de l'année", pour améliorer leur "environnement"
  • le Smic sera lui aussi réformé avant la fin de l'année, afin, a promis Jean-Marc Ayrault Ayrault, de mieux prendre en compte la croissance. La prime "dividendes", annoncée en 2011 par Nicolas Sarkozy mais jugée inefficace par les partenaires sociaux, sera "supprimée".

A lire aussi:

La conférence sociale accouche de grands chantiers

Bonne volonté à la conférence sociale

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Conférence sociale: les syndicats saluent le "changement de cap"

11 Juillet 2012, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

Les syndicats lors d'une réunion préparatoire

 

La CGT, FO ou la CFDT envisagent avec satisfaction la méthode proposée par le gouvernement Ayrault. Les syndicats savent aussi que les discussions seront âpres sur tous les sujets de réformes annoncées. Leurs réactions: 

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT: "On est sur un cap nouveau, une démarche tout à fait différente. Le fait que la place du dialogue social, des interlocuteurs sociaux soit confirmée, montre un volontarisme politique à l'égard des organisations de salariés sans comparaison avec ce que nous avons vécu ces cinq dernières années. Il y a de nouveaux points d'appui pour se faire entendre sur toute une série de sujets. Plusieurs des rendez-vous cités dans l'agenda du Premier ministre reprennent des demandes précises que nous avons formulées. Je pense au bilan sur les aides publiques des entreprises, à la convocation de la commission pour agir contre le travail illégal".

"Le loupé à ce stade, c'est qu'il n'y a aucune disposition pour faire face à l'urgence, aux plans de restructuration et aux fermetures de sites. Je regrette qu'il n'y ait pas de mesures rapides à ce propos".

 

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO: "Il y a un gros travail qui nous attend mais le dialogue social est apaisé donc on est plutôt satisfait ce soir. On a le sentiment que le discours du Premier ministre n'était pas prêt il y a deux jours mais a été préparé compte tenu des débats dans les conférences et ça c'est un élément intéressant. On ne sera pas d'accord sur tout mais il y a des éléments positifs.

"J'obtiens la création d'un commissariat au dialogue social et à la prospective, c'est un élément important. Il y aura des tensions sur les sujets à venir (...) je pense à la fonction publique, aux retraites, au financement de la protections sociale".

 

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT: "Je crois que la démarche telle qu'initiée correspond à ce qu'on attendait. Le résultat n'est pas obligatoirement satisfaisant sur tous les sujets. Cependant l'essentiel y est, c'est-à-dire des éléments soumis à la concertation sur l'emploi. Je pense en particulier aux emplois d'avenir, au chômage partiel mais aussi au problème de la compétitivité des entreprises et à une réflexion sur l'évolution de notre système de retraite".

"Inévitablement il y a des déceptions, autour de la fonction publique et des services publics. On sait très bien que les moyens sont limités dans ce domaine là. C'est un agenda chargé, on se demande même s'il faut prendre des vacances".

Les syndicats de fonctionnaires déçus. Tout en saluant un changement de ton et de méthode du gouvernement, beaucoup ont déploré l'absence d'engagements et même de perspectives de discussions sur les deux sujets suivants. Le gouvernement ne semble pas prêt à revenir sur l'instauration d'une journée de carence (non indemnisée) en cas d'arrêt maladie, un point de consensus entre syndicats. D'autre part, "il n'y a eu aucune annonce, aucune perspective de discussions, sur l'emploi public et les salaires", a résumé Bernadette Groison (FSU), tandis que le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a déploré une situation "immobile".

  • A lire aussi:

Jean-Marc Ayrault promet du dialogue pendant cinq ans

La conférence sociale accouche de grands dossiers

S.G.

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