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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Régionales

28 Février 2010, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

Meeting du Front de Gauche lundi 1er mars à la Mutualité

La liste « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes », impulsée par le Front de Gauche, tiendra meeting lundi 1er mars à 19h00 à la Mutualité à Paris.

A quelques jours du premier tour des élections régionales, la liste du Front de Gauche convie à un grand rassemblement régional à Paris. Le rendez-vous est fixé à 19h00 à la Mutualité 24, rue Saint-Victor, 75005 Paris.

Interviendront notamment, Pierre Laurent, tête de liste Front de Gauche en Île-de-France, Jean-Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche, Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF et tête de liste Front de Gauche en Seine-Saint-Denis, Christian Picquet, Porte-Parole de la Gauche Unitaire, Eric Coquerel, Tête de liste Front de Gauche à Paris, ainsi que des acteurs du mouvement social. En présence également de toutes les têtes de listes départementales : Pierre Laurent, tête de liste Front de Gauche en Île-de-France, Eric Coquerel, tête de liste à Paris, Marie-George Buffet, tête de liste en Seine-Saint-Denis, Pascale le Neouannic, tête de liste dans les Hauts-de-Seine Christian Favier, tête de liste dans le Val de Marne, François Delapierre, tête de liste dans l’Essonne, Céline Malaisé, tête de liste dans les Yvelines, Jean-François Pelissier, tête de liste en Seine-et-Marne, Jean-Michel Ruiz, tête de liste dans le Val-d’Oise Claire Villiers, 3ème sur la liste des Hauts-de-Seine

Parti communiste français

Paris, le 24 février 2010.

 

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Battre le pavé et réhabiliter la République

27 Février 2010, 18:06pm

Publié par PCF Villepinte


Aujourd’hui, la manifestation pour la suppression 
du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale constitue le point d’orgue de la Semaine anticoloniale. À l’appui d’une pétition, ses organisateurs dénoncent « la machine à exclure et 
à stigmatiser ».


En dépit de l’enterrement en catimini du débat sur l’identité nationale, le ministère d’Éric Besson est toujours à pied d’œuvre et la parole raciste semble plus que jamais libérée. Pas un jour ou presque sans qu’un ministre ou un élu de la République ne se vautre dans la stigmatisation. D’Ali Soumaré, tête de liste du PS dans le Val-d’Oise, jusqu’au Quick halal, érigé en symbole du communautarisme rampant, en passant par les musulmans de Nadine Morano priés de remettre leur casquette à l’endroit, « ces propos sont empreints de stéréotypes. Ils donnent caution à une banalisation des préjugés et à une libération de la parole stigmatisante », estime Arielle Schwab, la présidente de l’Union des étudiants juifs de France. Dernièrement, en Franche-Comté et en Lorraine, des listes anti-minarets ont été déposées et validées pour les élections régionales afin de dénoncer « l’islamisation » de l a France.

« Les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité au fondement de notre pacte républicain sont aujourd’hui mises en cause par l’instrumentalisation de la nostalgie coloniale et la création du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale », analyse Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts. La mobilisation pour la suppression du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale rassemble une vingtaine de chercheurs, autant d’associations, des syndicats, l’ensemble des partis de gauche et le Modem. Tous pointent du doigt le climat instauré depuis le lancement de ce débat qui, pour certains, fleure bon l’ordre colonial. Ainsi les héritiers de l’immigration se voient-ils classés en deux ensembles : d’un côté, les méritants, qui peuvent bénéficier d’un coup de pouce avec, notamment, les conventions ZEP de Sciences-Po et, de l’autre, ceux dont on ne pourrait rien tirer.

En quelque sorte, la version nationale du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy qui, endossant les habits du gouverneur, assénait, devant une assemblée d’étudiants stupéfaits, que « l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’histoire ». Confortant ainsi le retour à une époque où Ferry et Kipling insufflaient la civilisation aux sauvages et confortaient la supériorité de l’homme blanc.

« Le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, véritable ministère de la “propagande coloniale” est la pièce maîtresse de cette stratégie identitaire et de réhabilitation du mythe colonial permettant de détourner l’attention des difficultés sociales et de continuer ailleurs les politiques néocoloniales », note le collectif de la Semaine anticoloniale. L’agitation de ce « refoulé colonial » va de pair avec la mise en place d’une politique d’immigration « choisie ».

Les sans-papiers, dont aucun secteur de l’économie ne peut aujourd’hui se passer, contraints de s’exiler, sont tour à tour exploités puis traqués jusqu’à l’expulsion. L’un des grands absents du débat sur l’identité nationale fut sans conteste Ernest Renan. Dans sa tentative pour définir la nation au XIXe siècle, ce philosophe et historien suggérait qu’elle naissait du « désir de vivre ensemble, de la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu ».

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L'état du mal-logement

27 Février 2010, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent :

"La Région peut faire des choix contribuant à combattre le mal-logement !"


4 février 2010

La progression du coût du logement a été d’autant plus forte que l’on dispose de revenus faibles et elle a donc pour conséquence de creuser les inégalités sociales au sein de la société française et de renforcer l’inégale distribution des revenus. Les difficultés d’accès au logement et le mal-logement constituent à la fois une insécurité sociale majeure et une atteinte à la dignité des personnes. Le silence des pouvoirs publics est coupable. La politique actuelle préfigure une aggravation de la crise du logement. Or, l’intervention publique s’est toujours révélée indispensable (pour favoriser le logement ouvrier au début du siècle, pour soutenir la construction après la seconde guerre mondiale, pour lutter contre la ségrégation et favoriser l’accès des plus modestes depuis vingt-ans).

Maison à 100.000 euros puis à 15 € par jour ; droit opposable au logement inappliqué ; vente à la découpe du logement social et aujourd’hui la proposition de Benoist Apparu d’acheter les logements vacants... Cette liste de fausses solutions ne répond pas à la crise actuelle. Nous avons besoin de rompre avec cette politique ! La région peut agir. Si elle n’a pas à proprement les compétences en matière de logement, elle peut faire des choix contribuant à faire reculer le mal-logement. C’est pourquoi, nous proposons notamment :

* La suppression de toute aide régionale aux communes qui ne respectent pas la loi SRU : Plus de subvention aux ghettos de riches !

* Demander l’abrogation de la loi MOLLE et s’opposer à l’organisation par l’État de la spéculation foncière autour des gares du « grand huit » dans le cadre de son projet de Grand Paris.

* Soutenir la création de 50 000 logements sociaux et augmenter le nombre d’hébergements.

* Tripler les moyens consacrés par la Région au logement social et à la maîtrise publique du foncier par l’établissement public foncier.

* Établir un programme de rénovation thermique des logements sociaux.

* Aller vers la création d’un service public du logement et de l’habitat par la création d’un syndicat régional sur le modèle du STIF assurant le respect des objectifs territoriaux de création de logements sociaux fixés dans le SDRIF.


Le mal logement selon le 15è rapport du mal-logement en France c’est :

* 10 millions de personnes victimes de la crise du logement

* 3,5 millions de mal-logés

* 80% des français qui estiment qu’il est « difficile » de trouver un logement, 37% « très difficile » (+11% par rapport à 2007).

* Un coût du logement en augmentation et qui constitue le premier poste de dépense des ménages : il est passé de 7890 euros en 2002 à 9700 euros en 2007 (+23%) et tient à la progression des charges de remboursement d’emprunt et des loyers.

Ce constat est révoltant et signe l’échec patent de la politique de la droite.

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Exclusif: les fromages scolaires de l'Elysée

27 Février 2010, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

Ils sont 22. Nommés par décret présidentiel, les inspecteurs d'académie de Paris, touchent jusqu'à 4500 euros par mois pour un travail plus que modeste.

Emmanuel Lévy- Marianne | Vendredi 12 Février 2010 à 15:01 | Lu 29366 fois

Ils sont de droite, mais aussi de gauche. Ils ont sans doute beaucoup de qualités, mais aucuns des titres qui leur permettraient de prétendre à la fonction qu’ils occupent. Et d’ailleurs cette fonction, ils ne l’occupent pas puisqu’elle a tout de l’emploi fictif. La frappe de la Cour des comptes est chirurgicale : elle ne concerne que 22 personnes. Mais elle est sans pitié. Parmi les trésors que recèle le dernier rapport testament légué par Philippe Séguin, on trouve une vraie petite bombe qui illustre ces cadeaux que s’échangent trop souvent ceux qui nous gouvernent au mépris des usages d’une République vertueuse.

Pour les magistrats de la Rue Cambon, les 22 heureux titulaires des postes d’inspecteurs de l’académie de Paris occupent un emploi… qui ne correspond à « aucun besoin particulier de l’académie de Paris ». Ils n’ont d’ailleurs aucune activité précise correspondant à cette mission. Pourtant, ils sont de plus en nombreux. La cour note en effet que ces nominations ont subi une vraie inflation entre 2001 et 2008 alors que les inspecteurs ne furent que six au cours des deux siècles précédents. Surtout, ces nominations, « caractérisées par de simples motifs de proximité politique », ont été « réservées à des collaborateurs de diverses autorités politiques (président de la République, Premiers ministres, ministres chargés de l’Education, autres ministres…) ».

Un job introuvable pour 4500 euros par mois !

Un « boulot » introuvable donc, mais une rémunération confortable : au moins 4 500 € net par mois ! Et le statut de la fonction publique en prime ! Traduit dans le langage empesé de la Cour des comptes, cela donne : « L’objectif de ces nominations n’était pas de faire exercer des fonctions d’inspection au sein de l’académie de Paris, qui sont d’ores et déjà assurées par des personnels compétents, mais de garantir aux personnes ainsi nommées une rémunération pérenne, quels que soient l’endroit et la manière dont elles exerceraient par la suite leurs activités. »

Nommés par décret du président de la République, ces 22 bienheureux héritent, le plus souvent, de ces copieux fromages au moment d’un changement au sommet du pouvoir. Lionel Jospin a multiplié les nominations entre le 19 et le 24 avril 2002 : Nicole Baldet, sa secrétaire particulière, Christophe Borgel, un fidèle de Dominique Strauss-Kahn actuellement membre de la direction du PS aux côtés de Martine Aubry, ou encore Claude Roiron, secrétaire nationale du PS chargée de l’éducation et présidente du conseil général d’Indre-et-Loire. C’est une ancienne du cabinet de Jack Lang, tout comme Christophe Degruelle, qui fut le directeur de cabinet de l’ancien ministre de l’Education.

A droite aussi...

A droite, on trouve 12 heureux gagnants de ce joli loto : 9 nommés sous Jacques Chirac, 3 par Nicolas Sarkozy. Parmi eux, Anne Peyrat, qui occupa la fonction de conseillère à la culture au cabinet de Chirac, Fabrice Larché, chef de cabinet de Valérie Pécresse au ministère de l’Enseignement supérieur, ou encore Arnaud Teullé, conseiller à l’Elysée, qui, sans doute pour le remercier d’avoir cédé un canton de Neuilly-sur-Seine au prince Jean en mars 2008, fut lui aussi nommé inspecteur de l’académie de Paris le 2 mai 2008. Le même jour, David Teillet, délégué général de l’UNI de 1998 à 2002, et actuel chef de cabinet de Xavier Darcos au ministère du Travail, hérita de la même promotion.

Autant de personnalités dont les profils correspondent bien à la vocation de ces inspecteurs qui n’inspectent rien : « N’importe quelle personne peut être nommée dans ces fonctions, qu’elle ait ou non obtenu un diplôme, qu’elle ait ou non déjà exercé dans la fonction publique, qu’elle ait ou non acquis une expérience professionnelle dans le domaine de l’éducation, et quels que soient son âge ou la nature des fonctions précédemment exercées. Ces nominations ne sont en rien justifiées par un quelconque besoin de recrutement exprimé par l’académie de Paris, et le recteur n’est consulté ni sur le nombre, ni sur le profil des futurs inspecteurs. » Merci, qui ?


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Pourquoi Bernard-Henri Lévy n’est pas un grand penseur, ni un grand progressiste

27 Février 2010, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

Aveugle à la réalité du monde social

Par Yvon Quiniou, philosophe.

Pauvre BHL  ! À l’occasion de la sortie d’un gros recueil de divers écrits et d’un petit livre, De la guerre en philosophie, il vient de mettre en place, comme d’habitude, une batterie de promotion médiatique impressionnante  : articles sur lui ou interviews de lui dans
le Figaro, le Point (où il tient une chronique),
le Nouvel Observateur, Libération, le Monde, émissions de radio ou de télévision, etc. (à quand une affiche dans le métro  ?). Le problème est qu’il n’est pas content et qu’il le dit  : alors qu’il entend, par ces deux ouvrages, se donner enfin une stature philosophique et réaffirmer l’importance magistrale de son engagement progressiste, il se trouve qu’il ne fait pas l’unanimité sur ces points et qu’on le lui rappelle. D’où sa colère et ses rages publiques. Faut-il le plaindre comme on plaint un baudet qui s’expose aux coups  ?

Soyons clairs sur les deux points du débat  : BHL n’est ni un grand penseur ni un grand progressiste. Ayant lu la plupart de ses livres quelque peu ambitieux, à commencer par
la Barbarie à visage humain et le Testament de Dieu, ou encore l’Idéologie française, je peux dire que je n’ai retenu de lui aucun concept particulier, ni aucune vision d’ensemble dont je puisse faire usage dans mon travail de philosophe, ne fût-ce que pour les contester, comme c’est le cas, à l’opposé des idées d’un René Girard ou d’un Régis Debray  : aussitôt lu, aussitôt oublié, même quand c’est bien écrit (ce qu’il faut reconnaître). D’où ce décalage ahurissant entre une notoriété énorme et une faiblesse théorique tout aussi énorme, qui était le propre du mouvement des « nouveaux philosophes » qu’il avait lancé dans les années 1970 avec, en particulier, André Glucksmann.

Quant à son prétendu progressisme, il faut le démystifier. S’appuyant sur l’idée, qui n’est pas nouvelle, qu’il y a une nature humaine marquée par un mal irréductible, il n’a cessé de se battre contre toute tentative d’améliorer substantiellement les rapports sociaux et l’humanité, qui en est inséparable, tentative dans laquelle il voit une « volonté de pureté » matrice du totalitarisme. C’est dire qu’à l’horizon de son combat politique le plus constant, il y a, bien plus que le fascisme (dont il oublie de signaler qu’il a toujours été associé au capitalisme), le marxisme, ce qu’il vient récemment d’avouer. Incapable de distinguer clairement le message politique de Marx de ce qui s’est fait en son nom au XXe siècle, il prétend qu’il mène nécessairement à « l’asservissement », ce qui constitue, j’ose le dire, une bêtise qui donne une idée de l’infini. Du coup, sa définition de la gauche, dont il se réclame (il se dit proche de Ségolène Royal) et dont il se veut désormais le héraut sinon le héros, est d’une fadeur désolante  : cette gauche accepte clairement le système capitalise et les motivations anthropologiques qui l’habitent, comme la compétition économique, la recherche du profit et le règne de l’argent, qu’il serait dangereux de vouloir abolir, et il trouve même, dans la philanthropie aux États-Unis, une bonne solution pour la redistribution des richesses (vive les dames patronnesses  !). Dans un ouvrage antérieur, la Gauche à la renverse, où il évoque les marqueurs de la gauche selon lui, la question sociale est quasiment absente et il avoue d’ailleurs qu’elle lui est largement « indifférente ». D’où une définition curieuse du programme qu’il propose aux socialistes  : une gauche antitotalitaire, antifasciste et anticolonialiste. Définition curieuse puisque le totalitarisme, au sens où il l’entend, a disparu pour l’essentiel (la question de la Chine est autrement complexe), comme le fascisme. Le colonialisme politique, lui non plus, n’est pas vraiment d’actualité  : il a été remplacé par un néocolonialisme économique qui tient à la domination du libéralisme sur l’ensemble de la planète, qui ne le scandalise pas outre mesure.

BHL ne veut donc pas voir la réalité de notre monde social en face et le comprendre avec les concepts qui seuls conviennent, comme ceux de l’exploitation, de l’oppression, de la domination et de l’aliénation, comme il ne veut pas se battre pour une politique égalitaire de justice sociale et d’émancipation collective aussi bien qu’individuelle. Il préfère les combats lointains (Bosnie, Afghanistan, etc.) pour des causes qui ne sont pas toujours claires, où il est fréquemment seul et donc en vedette (une caméra n’est jamais loin), et il ne supporte pas, par exemple, le retour en force de « l’hypothèse communiste » chez les philosophes, nouveau démon qui nous menacerait. Je ne peux m’empêcher de déceler, derrière tout cela, un réel manque de courage politique et intellectuel, et de me dire qu’on a raison, finalement, de crier « haro sur le baudet » !

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Hôpital | Santé

26 Février 2010, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

Pour un véritable service public de santé répondant aux besoins de la population

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Jean-Luc GIBELIN : directeur d’hôpital et responsable du secteur santé au PCF: Enjeux de santé et territoires le 27 février 2010

Où en est l’hôpital public en ce début 2010 ?

Il est en grande souffrance pour l’ensemble des personnels quelque soit le secteur d’activité. Les contraintes financières imposées par le gouvernement se concrétisent dans de nombreuses fermetures d’activités, dans les plans de restructurations et de suppressions de postes comme c’est le cas à l’APHP.

C’est aussi l’aggravation de la qualité du service rendu à la population avec le début de la mise en œuvre de la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ». C’est la volonté gouvernementale de mettre au pas les professionnels avec la mise en place des ordres professionnels.

La perspective de la mise en place des Agences Régionales de la Santé en juillet prochain n’est pas une bonne nouvelle. Cette spirale ne peut continuer ainsi ni pour les personnels et encore moins pour les usagers, les « ayant-droits à la santé ».

Tout d’abord, nous portons une logique diamétralement opposée. Nous pensons qu’il est légitime que les dépenses remboursées de la santé soient en augmentation pour accompagner l’évolution des sciences et des techniques ainsi que l’espérance de vie. Nous tournons donc le dos à la logique de réduction des dépenses remboursées.

Nous avons pour cela des propositions de financement de la protection sociale avec notamment la modulation des cotisations, la mise à contribution des produits financiers qui représentent sur l’exercice 2008 plus de 71 milliards de recettes supplémentaires pour la protection sociale.

Nous sommes pour un véritable plan de développement de l’emploi qualifié pour enfin répondre aux besoins de santé de la population. Cela passe par des mesures rapides.

Par exemple, le concours d’entrée à la formation d’infirmière ne permet qu’à environ 28000 personnes d’entrer en formation alors que près de 50000 candidates et candidats obtiennent la moyenne aux épreuves. Nous proposons que des accompagnements soient mis en place permettant aux candidates et candidats ayant obtenus la moyenne de suivre la formation même dans une autre région. Il faut créer des emplois pour améliorer la qualité de la prise en charge et répondre aux besoins de la population.

Nous considérons indispensable d’avoir un engagement fort en termes de crédits d’investissements pour les établissements de santé.

Enfin, nous voulons mettre en place une véritable démocratie sanitaire. La démocratie est un atout. Il faut créer des structures d’organisation sanitaire, démocratiques et représentatives au niveau national, régional, local. Il faut des instances démocratiques dans les établissements de soins et dans les entreprises pharmaceutiques.

Les agences régionales de santé – structures franchement antidémocratiques – doivent être remplacées par des chambres territoriales de santé conformément à la demande des acteurs sociaux, dont les missions concerneraient l’ensemble des enjeux liés à la santé et dont le fonctionnement démocratique associerait représentants des assurés sociaux et des mutuelles, des associations de malades, des professionnels de santé, des experts, des élus au côté des décideurs institutionnels.

Ces chambres territoriales de santé travailleraient en coopération avec les services de l’État et les organismes de sécurité sociale.

Par ailleurs, les élections des administrateurs de l’assurance-maladie doivent être convoquées. Le fonctionnement des caisses devra être modernisé. Il devra associer de nouveaux acteurs sociaux, les usagers… Il devra être ouvert sur la vie, proche des citoyens.

La santé n’est pas une compétence du conseil régional mais est une réelle préoccupation de niveau régional notamment avec la mise en place des ARS. Il est donc indispensable de prévoir des initiatives politiques au niveau régional. Les nouveaux élus dans les conseils régionaux doivent s’engager dans ce sens.

Le succès de la réunion régionale Ile de France le 12 février en montre les prémices. Il faut articuler résistance et proposition au niveau régional pour un véritable service public de santé répondant aux besoins de la population.

 


 Comment s’articulent l’enjeu santé et les élections régionales ? Nos propositions ?

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Emploi/Développement économique

26 Février 2010, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

Gel des salaires : sondage BVA/Les Echos

jpg salaire-2-27186jeudi 25 février 2010


Dans un sondage réalisé par BVA/les Echos sur les augmentations de salaires, publié le 24 février, à la question « vous personnellement pensez-vous que votre salaire sera augmenté en 2010 ? »

- 74% des salariés qui touchent un salaire inférieur à 1500 euros redoute une stagnation de leur salaire

- 53% touchant un salaire de 1500 à 2500 euros

- 61% touchant un salaire de 2500 à 3500 euros

- 61% touchant un salaire de plus de 3500 euros

Globalement tout salaires confondus 37% des salariés espèrent une augmentation de salaire

- 61% des employés, ouvriers, cadres supérieurs, professions libérales et professions intermédiaires redoutent une stagnation de leur salaire contre 37% qui espèrent une augmentation.

Dans le secteur public 67% des salariés sont pessimistes chiffre plus important que dans le privé 56% contre 37% qui espèrent une augmentation.

Sondage BVA/les Echos

 

 

 

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Art et Culture

26 Février 2010, 07:04am

Publié par PCF Villepinte

Jamais en France, depuis la Libération, l’art et la culture n’ont couru un tel danger.
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jeudi 25 février 2010


Appel des 50

L’accord autour de « l’exception culturelle » par rapport aux lois du marché et le soutien aux artistes et à la création qui faisaient plus ou moins consensus dans les partis politiques depuis la Libération n’est plus une réalité. L’idéologie mercantile et populiste de la droite ultralibérale et de Nicolas Sarkozy tente d’imposer le règne sans partage des industries culturelles sur la société, sur nos imaginaires et sur toutes nos représentations. Le capitalisme financier ne tolère plus les valeurs et les finalités au cœur des politiques culturelles menées depuis plus de cinquante ans, il y substitue ses objectifs à court terme en réduisant l’activité culturelle à une vaste opération de consommation lucrative pour ses industries et à un instrument de domination idéologique. Alors même que les aspirations et les pratiques des citoyens et des artistes témoignent d’un puissant désir d’émancipation.

Une partie de la gauche, malheureusement, cède à cette pression et conforte ainsi une sorte de pensée unique en matière d’art et de culture qui voudrait que l’accès aux œuvres du sensible et de l’esprit pour tous soit globalement réglé aujourd’hui, renvoyant l’intervention publique, la démocratisation culturelle et l’éducation populaire aux rayons d’accessoires superfétatoires ou utilitaires. Nous ne voulons pas baisser les bras. Nous souhaitons poursuivre et renouveler le combat d’une véritable vie culturelle et artistique d’une véritable démocratie culturelle.

Déplorer cette situation ne peut suffire, il faut la combattre.

Pour nous, les arts, la culture, la pensée, sont un bien commun de l’humanité, au fondement des civilisations. En créant du symbolique et de l’imaginaire ils nous aident à mieux comprendre le monde, condition nécessaire à notre émancipation, et pour chacune et chacun d’entre nous, à mieux imaginer demain.

Ce bien est précieux, nous devons le défendre et le développer. C’est pourquoi, comme artiste et comme citoyen ou citoyenne, nous voulons nous engager, dans les mobilisations sociales et dans le vote aux élections.

Résister est urgent, construire aussi.

En Ile-de-France, nous connaissons depuis six ans une politique d’intervention publique en faveur de l’art et de la culture en rupture avec les logiques dominantes. Cette politique portée par Francis Parny, vice président à la culture auprès de Jean-Paul Huchon, est née du mouvement social de la profession en 2003, prolongé par les Assises régionales de la culture initiées par le Conseil Régional. Elle a permis de réaffirmer notre « désir de culture » comme un « droit à la culture », tout aussi inaliénable que le droit à la santé ou à l’éducation.

Elle s’appuie sur l’intervention publique comme garant de l’indépendance face au marché. Elle tente de promouvoir, du même mouvement, la liberté artistique et la responsabilité artistique et sociale.

Face au risque de « monoculture », elle contribue à la socialisation de toutes les œuvres individuelles ou collectives et à leur mise en partage. Elle finance la création, contribue à la garantie des conditions matérielles du travail des créateurs, respecte la propriété intellectuelle des œuvres et la rémunération des auteurs.

Elle s’est appliquée au champ des arts vivants avec les conventions de « permanence artistique », à la « chaîne » du livre, au cinéma et a l’audiovisuel, en soutenant la création, les réseaux de diffusion indépendants et les professions qui concourent à toutes ces activités.

Elle doit désormais se déployer pleinement, favoriser la recherche et l’innovation, encourager le renouvellement de la création et de son partage par le plus grand nombre, dans tous les champs, y compris celui des arts plastiques. Elle doit développer son soutien à toutes les pratiques artistiques et culturelles, à la diversité des initiatives, pour le plein épanouissement d’une véritable diversité culturelle.

Tout cela nécessite une impulsion publique encore plus forte. C’est pourquoi nous soutenons les propositions de Francis Parny consistant à se donner les moyens d’une telle action publique : une véritable direction des affaires culturelles régionales autonome et le doublement du budget régional de la culture pour le porter à 4% de celui de la collectivité.

La liste du Front de Gauche porte ces options, vitales pour les arts et la culture.

Elle porte aussi un nouvel espoir pour la gauche.

Sans perdre de vue la nécessité du rassemblement et de l’unité de toute la gauche, elle veut faire barrage à la droite dans notre région et constituer des majorités fortement ancrées à gauche pour promouvoir des politiques véritablement alternatives au libéralisme.

Pour nous aussi, ces deux objectifs sont indissociables.

Nous voulons une gauche qui se bat contre la soumission aux logiques dominantes, contre la génuflexion incessante devant « l’homme économique » et l’évaluation uniquement quantitative de nos activités qui remet en cause le sens même de nos métiers.

Tous les observateurs, tous les sondages, prédisent la victoire de la gauche dans les Régions.

Tant mieux, nous en avons besoin.

Dès lors, la seule question qui reste en suspens est de savoir quelle gauche, avec quel programme et quelles pratiques politiques va diriger notre région.

Pour que la défaite de la droite soit totale, nous voulons donner, le 14 mars au premier tour des élections régionales, le plus de force possible à une gauche combative, audacieuse et déterminée. Au plan général comme pour l’art et la culture.

Pour toutes ces raisons, nous nous engageons et nous vous appelons à vous engager aux côtés de la liste du FRONT DE GAUCHE, conduite par Pierre LAURENT et sur laquelle figure Francis PARNY.

Alima AROUALI, Meziane AZAÏCHE, Genica BACZYNSKI, Jean-Jacques BAREY, Fabien BARONTINI, Michaël BATZ, Olivier BEAUBILLARD, Christian BENEDETTI, Claude BERNHARDT, Bernard BLOCH, Frédéric BORGIA, François BOURCIER, Clyde CHABOT, Yvane CHAPUIS, Pascal COLRAT, Jean-Louis COMOLLI, Eric CORNE, Xavier CROCI, Leïla CUKIERMAN, D’ DE KABAL, El Hadji DABO, Richard DEMARCY, Véronique FELENBOK, Alain FOIX, Nicolas FRIZE, Edgard GARCIA, François GROSJEAN, Fabienne HANCLOT, Grégory JURADO, Laurent KLAJNBAUM, Hassane KOUYATÉ, Anne-Marie LAZARINI, Jean METELLUS, Jacques-Philippe MICHEL, Pasquale NOIZET, Jacques PORNON, Alexandre RIBEYROLLES, Laurent ROTH, Aurélien ROZO, Valérie de SAINT-DO, Laurent SCHUH, Diane SCOTT, Kazem SHAHRYARI, Michel SIMONOT, Marc SLYPER, Aurélia STAMMBACH, Jean-Pierre THORN, Anne TOUSSAINT, Denis VEMCLEFS, Samuel WAHL.

 

 

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Régionales

25 Février 2010, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

Marie-George Buffet :
 "La victoire doit reposer sur une gauche de combat"

 

A dix huit jours du premier tour des élections régionales, la droite ne se fait plus d’illusions. Elle sait qu’elle va être battue.

Elle est donc obsédée par une seule question : Comment faire pour ne pas être dérangée, ne pas être gênée après cette échéance pour imposer ses réformes régressives ? Il faut pour cela, éviter que le débat ne porte sur les contenus des politiques régionales. Les grands médias, à la solde de la bande du Fouquet’s, ont reçu le message cinq sur cinq.

Il n’est question que d’accusations, d’insinuations, de plaintes en justice. Pour reprendre une formule de Pierre Laurent cette campagne ressemble à "un concours de boules puantes".

Et pour donner le change, Sarkozy nomme Michel Charasse au Conseil constitutionnel et Didier Migaud, Président de la cour des comptes.

Pour apporter un peu de fraîcheur et d’air pur à cette campagne, nous mettons en ligne des extraits d’un entretien avec Marie George Buffet. Elle explique comment "la droite peut voir sa politique contrariée si les élus des listes, porteuses d’une vraie politique de gauche, peuvent s’appuyer sur de bons résultats électoraux"

Tous les instituts 
de sondage prévoient une victoire de 
la gauche aux élections régionales. 
À moins de trois semaines 
du premier tour, pensez-vous que les choses soient jouées  ?

Marie- George Buffet : La profonde colère et l’exaspération que nous ressentons contre la politique de Nicolas Sarkozy peuvent effectivement s’exprimer par une poussée de la gauche et le basculement de nouvelles régions. Mais aujourd’hui, la question qui demeure est  : cette victoire de la gauche, on la veut, mais pour quelle efficacité dans les régions, pour quelles solutions pour notre pays  ? Il faut défaire la droite, mais pour réduire vraiment sa capacité de nuire, cette victoire doit reposer sur une gauche de combat, qui se dote d’élus porteurs des grandes réformes fondamentales dont le pays a besoin pour sortir des logiques libérales. Le bon sujet des trois semaines de débat qu’il nous reste est donc  : quel contenu donner à une victoire de la gauche  ? C’est tout le sens de l’existence des listes du Front de gauche.

Est-il encore possible de bousculer le débat électoral, qui ne semble guère passionner les Français  ?

Marie-George Buffet : Le débat se focalise sur des petites phrases qui occupent les médias. Nous, nous mettons en débat les questions qui touchent à la vie quotidienne. Par exemple, sur les retraites, la droite tend un piège aux Français en leur demandant, de façon biaisée, s’ils seraient d’accord pour travailler plus afin d’avoir une meilleure retraite. Or, la plupart n’atteindront pas le nombre requis d’annuités pour une retraite complète. Des propositions alternatives existent, elles reposent sur trois piliers  : la fin des exonérations de cotisations pour les employeurs, la mise à contribution des revenus financiers et la création d’emplois qualifiés. Sur ce volet de l’emploi, la gauche peut agir dans les régions  : va-t-elle mettre partout en œuvre des fonds régionaux pour l’emploi et la formation, conditionnés à des critères sociaux, environnementaux et d’égalité professionnelle  ? Va-t-elle faire monter l’exigence d’un pôle public bancaire, pour réorienter l’argent du crédit vers l’emploi  ? Au travers de cette exigence, la gauche serait utile tout de suite et elle donnerait à voir ce qu’elle pourrait faire si elle était en responsabilité nationale.

On peut décliner d’autres exemples. Les régions de gauche seront-elles debout pour défendre le service public des transports en appelant à la mobilisation contre l’introduction de la concurrence et du privé  ? Ou bien se plieront-elles aux diktats de l’État pour réduire le nombre de fonctionnaires, en laissant disparaître des missions utiles aux populations  ? La victoire de la gauche ne peut se réduire à l’alternance  ; le sens du vote pour le Front de gauche, c’est de donner à voir une exigence d’ambition pour les régions, une exigence de courage dans le combat contre la politique nationale de la droite.

Ces élections régionales peuvent-elles vraiment servir à infléchir la politique de la droite, alors que tout le monde redoute un nouveau « tour de vis » social après le scrutin  ?

Marie-George Buffet : Oui, ces élections peuvent être un point d’appui pour les luttes. Je pense aux salariés de Sanofi, que nous soutenons avec Pierre Laurent en Île-de-France contre les restructurations du groupe. Je pense aussi aux agents de la Jeunesse et des Sports, en lutte contre la révision générale des politiques publiques. Dans toute l’Europe, les gouvernements s’apprêtent à faire les fonds de poche des peuples pour laisser le champ libre à ceux qui s’enrichissent. En 2009, en France, les actionnaires ont touché 35 milliards malgré la crise, mais la bande du Fouquet’s s’apprête à serrer encore la ceinture à ceux qui vivent de leur travail. Si c’est la simple continuité dans les politiques régionales qui l’emporte, le gouvernement ne sera pas trop dérangé. La droite peut voir sa politique contrariée si les élus des listes, porteuses d’une vraie politique de gauche, peuvent s’appuyer sur de bons résultats électoraux pour tenir une position de résistance et d’innovation. Sinon, Nicolas Sarkozy évitera l’orage et tentera d’imposer ces réformes régressives tout au long du mandat. Si le Front de gauche fait un bon score, quelle en sera la signification  ? Marie-George Buffet : Cela voudra dire que notre peuple relève la tête et qu’il rejette le fatalisme auquel on voudrait le cantonner  ; qu’une perspective et un espoir se lèvent en politique pour changer les choses. Si le Front de gauche crée la surprise au premier tour, cela signifiera que les digues du libéralisme peuvent céder.

Quel contenu porterez-vous dans le rassemblement 
entre les deux tours pour 
que l’acquis du 14 mars 
ne se dilue pas au soir du 21  ?

Marie-George Buffet : Il faudra veiller à ce que le rassemblement pour battre la droite se fasse sur les contenus les plus élevés possible. Et, au-delà, ce qui importe est que les élus du Front de gauche continuent à porter leurs propositions et à se battre pour les mettre en œuvre durant tout le mandat. Et ils les porteront avec d’autant plus de détermination qu’ils pourront s’appuyer sur le maximum de voix au premier tour. Entretien réalisé par Sébastien Crépel

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Grève générale en Grèce contre la rigueur

25 Février 2010, 08:09am

Publié par PCF Villepinte


Alors que les émissaires européens étaient à Athènes pour contrôler les comptes et valider les mesures d’austérité proposées par le gouvernement, les citoyens, eux, manifestaient et se croisaient massivement les bras. Reportage.

Athènes, envoyé spécial.

« Le gouvernement grec veut revenir sur le contrat fixé : les salariés devront travailler plus longtemps, et ceux qui, comme moi, touchent déjà leur pension, ne sont pas garantis de son montant ! » s’insurge Trikkas, barbichette au menton, lunettes teintées sur le nez. Sous le soleil, cet ancien journaliste a manifesté hier avec plusieurs dizaines de milliers de ses concitoyens dans la capitale hellénique.

C’est d’abord en Grèce qu’est lancée la course à l’austérité européenne. En piste, les institutions de l’UE qui ont mis le pays sous tutelle, le gouvernement, qui défend bec et ongles, « la rigueur », et les syndicats et partis progressistes, déterminés à s’opposer à la « purge » annoncée. Ces derniers ont engagé hier une bataille qui sera probablement longue, de manière éclatante. Selon la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE), la grève a été suivie à 100 % dans plusieurs secteurs d’activité, à 70 % dans l’industrie et dans les banques. Et si le président de la chambre des petites et moyennes entreprises affirmait que la participation à la grève ne dépassait pas 10 % dans ce secteur, il faut souligner que la précarité, l’insécurité et la faible syndicalisation qui règnent dans les PME rendent plus difficile la participation au mouvement. Jusqu’aux sans-papiers qui ont défilé hier dans les rues d’Athènes, portant des autocollants « Stop Frontex », le plan européen contre l’immigration.

Plus de 45 000 manifestants battaient le pavé dans Athènes, en deux cortèges (l’un mené par les grandes centrales syndicales regroupant plus de 30 000 personnes, l’autre à l’appel du Front de lutte syndical (Pame), émanation du KKE, le parti communiste). D’autres manifestations avaient lieu simultanément dans les autres grandes villes du pays. Ainsi, ils étaient près de 10 000 à Salonique, dans le Nord. Incontestablement, les Grecs avaient décidé de se faire entendre, maintenant que le gouvernement a annoncé les mesures d’austérité destinées à réduire drastiquement le déficit du pays. Au menu : le report de deux ans, à soixante-trois ans et demi, de l’âge moyen de départ en retraite, des réductions des salaires des fonctionnaires, des ponctions sur les dépenses sociales, une hausse de la TVA. « 

Nous sommes là pour défendre nos droits. Les mesures sont antisociales

 » Dans le cortège, des fédérations du secteur privé, comme celle de l’alimentation et des boissons, ou des banques, étaient particulièrement visibles. « J’ai vingt-huit ans, je suis ingénieur en génie civil. Déjà, je ne trouve pas d’emploi. Si les gens travaillent plus longtemps, combien de temps devrais-je attendre encore ? » s’inquiète Dimitri, qui défile avec les ingénieurs. « Nous voulons un travail, un salaire correct et une véritable assurance sociale. Notre pays doit respecter des normes de l’UE qui sont injustes », poursuit-il.
Evrydiki, vingt et un ans, étudiante, a choisi de rejoindre les rangs de la manif du KKE, dont elle est membre. « Nous sommes là pour défendre nos droits. Les mesures sont antisociales. Notre gouvernement, avec l’aide de l’UE, veut les imposer coûte que coûte », analyse-t-elle. Jusqu’alors sourd aux contestations, ce gouvernement, mené par le Pasok, entendra-t-il maintenant les citoyens ? Si, pour l’heure, il n’a encore formulé aucune réponse, les syndicats ont déjà annoncé la couleur : ce n’est qu’un début, « nous continuerons par des actions fortes des travailleurs au mois de mars », a déclaré Spyros Papaspyros, un dirigeant d’Adedy, le syndicat de la fonction publique. D’autres manifestations sont déjà prévues pour avril et mai. Une résistance d’autant plus remarquable que la plupart des grands médias pratiquent un véritable « bourrage de crâne », selon Trikkas qui précise : « La télévision présente la purge antisociale comme la seule solution possible. »

Signe des temps et de l’importance du mouvement par-delà les frontières nationales, John Monks, le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, s’est exprimé à la tribune et a tenu la banderole pendant toute la marche. « Vous avez parfaitement raison », a-t-il lancé à la foule. Retraites amputées, dépenses sociales rationnées, les prétendues solutions sont les mêmes partout en Europe. Et l’idée de la nécessité d’organiser une vaste riposte européenne aux dimensions sociales mais aussi politiques commence à se frayer un chemin.

Fabien Perrier


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