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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le gouvernement Ayrault part à la chasse aux dépenses publiques

29 Juin 2012, 22:01pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 29 Juin 2012

 

 

 

 

Le gouvernement Ayrault vient effectivement d’annoncer une baisse drastique des dépenses publiques. Dans certains ministères, 60% des départs pourraient ne pas être remplacés. Pourtant, lorsque le Figaro avait révélé l’information la semaine dernière, François Hollande avait fermement démenti.

C’est l’heure des lendemains qui déchantent pour le gouvernement Ayrault. Bye-bye les promesses, et bienvenue à la rigueur, donc. Un mot qui ne plait pas au président de la république, lui préférant le terme d’« effort ».
A l’issue du séminaire concernant le projet budgétaire pour l’année 2013, lundi 25 juin, les premières mesures commencent à tomber. Jeudi 28 juin, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a envoyé aux 38 ministres et délégués la liste du programme. Et il s’avère peu réjouissant : le nombre de fonctionnaires doit diminuer de 2,5% par an entre 2013 et 2015, hors secteurs prioritaires (Education, Justice, police et gendarmerie), qui verront leurs effectifs augmenter de 65 000 postes durant le quinquennat. Car Matignon poursuit un double objectif : stabiliser les effectifs publics d’ici 2017 tout en renforçant ces trois ministères.
Or, François Hollande avait promis durant sa campagne de ne pas revenir sur les engagements du précédent gouvernement. En effet, Nicolas Sarkozy s’était engagé auprès de Bruxelles à ramener d’ici 2013 le déficit budgétaire à 3% du PIB -en 2012 il était de 4,5%- ; Il faut donc bien piocher dans certains ministères pour redistribuer aux autres. Une logique implacable que le ministre du travail Michel Sapin a résumée  prosaïquement : « Quand on a une priorité quelque part, ça veut dire que dans les autres secteurs, on diminue les effectifs. C'est quand même simple à comprendre et je crois que les Français le comprennent très bien ».

Non-remplacement de trois fonctionnaires sur cinq dans certains secteurs
Le gouvernement Fillon a supprimé 150 000 postes de fonctionnaires en cinq ans, grâce à la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, y compris dans l’Education et la police. En accordant un régime de faveur aux trois ministères, celui d’Ayrault risque de voir cette règle passer à trois sur cinq dans certains secteurs.

Interrogé ce vendredi matin sur France Info, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, pense que : « Ce sont des orientations très négatives. Malheureusement, il semblerait que par anticipation, on donne des gages aux orientations du pacte budgétaire européen ». A l’heure même où se tient le sommet européen, Pierre Laurent déplore la décision du gouvernement Ayrault : « Ca veut dire qu'on accepte par avance de s'inscrire dans le pacte d'austérité budgétaire alors que François Hollande avait annoncé sa renégociation. C'est décidément très mal parti » a-t-il ajouté.
En dehors de ces coupes drastiques, c’est l’ensemble des ministères, prioritaires compris, qui devront désormais se serrer la ceinture. Au menu : baisse des achats de fournitures, des dépenses consacrées à l’entretien des locaux, et des flottes automobiles. Actuellement, elles sont chiffrées à 12% du budget de l’Etat. L’objectif est de les ramener à 7% en 2013, et à 4% en 2014 et 2015. Idem pour les aides et subventions, qui atteignent à ce jour 40% du budget.

Première étape du projet de loi de finances
Voilà pour les mesures annoncées par lettres de cadrage jeudi. Matignon engage désormais les ministres à présenter leurs propositions lors d’une réunion prévue courant juillet. Le chef du gouvernement allouera ensuite à chaque ministère un budget pour les trois prochaines années. Mais ces coupes dans les dépenses publiques ne représentent qu’un premier pas. En effet, le gouvernement travaille sur un projet de loi de finances (PLF) pour 2013, qui sera présenté au Parlement à la rentrée. Quant à la Cour des comptes, elle doit remettre son rapport sur les finances publiques lundi 2 juillet au matin à Jean-Marc Ayrault. Le premier ministre ajustera ensuite les politiques budgétaires et fiscales d’après ses conclusions. Voilà qui devrait plaire à la Commission européenne et à la chancelière allemande Angela Merkel, qui exigent de la France des réformes structurelles au plus vite. En plein milieu du sommet européen, cette annonce tombe vraiment bien…

Charlotte Helias

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Hollande enveloppe le traité austéritaire dans un paquet cadeau et le soumet à ratification

29 Juin 2012, 21:57pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 29 Juin 2012

 

 

Bruxelles, envoyé spécial. C’est fait. François Hollande a annoncé ce midi qu’il soumettrait le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) dans l’Union économique et monétaire à la ratification du Parlement français. Lors de la campagne électorale, il avait pourtant promis sa renégociation, avant de ne plus se contenter que d’un volet de croissance, qu’il a pressé ses pairs d’adopter cette dernière semaine. Ce TSCG interdit notamment d’avoir des déficits structurels supérieurs à 0,5%, couronnant ainsi les politiques austéritaires négociées à Bruxelles depuis quatre ans et parfois votées au Parlement européen.

En fait de ratification de traité, c’est un paquet cadeau que soumettra François Hollande à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les députés français auront à se prononcer sur un ensemble englobant le TSCG, la supervision bancaire européenne encore en cours de négociation, mais actée ce vendredi, la taxe sur les transactions financières qui devrait voir le jour avant la fin de l’année, et le pacte de croissance. Un tel paquet devrait permettre de faire taire les députés socialistes récalcitrants. « Dans la campagne présidentielle, a justifié l’ancien candidat socialiste, je voulais renégocier le traité pour y mettre ce qui n’y était pas : la croissance et des mesures de stabilité à moyen terme ». En revanche, il n’est pas question, selon François Hollande d’inscrire la règle d’or dans la Constitution. Il privilégie une loi cadre de réduction des déficits.

Qu’est-ce que ce pacte de croissance ? Ce « Pacte pour la croissance et l’emploi » est un programme d’investissements européens pour une valeur de 125 milliards d’euros, soit 1% du PIB européen. 55 milliards de Fonds structurels non utilisés seront réallouées. La Banque européenne d’investissements est dotée de 60 milliards d’euros supplémentaires. En outre, 5 milliards d’euros d’obligations de projets, pour financer des infrastructures seront levées sur les marchés.

Voilà pour l’affichage. Présenté comme devant servir de contrepoids à l’austérité incluse dans le TSCG, elle est en fait son complément. Le premier article du texte rappelle qu’en fait de stratégie de croissance, les « nouveaux outils pour la gouvernance économique doivent être utilisés à plein ». Il s’agit là du semestre européen, des recommandations adressées par la Commission aux pays européens et qu’ils sont tenus d’appliquer, depuis l’adoption par le Parlement européen du paquet de directives 6-pack l’an dernier. La directive 2-pack doit être « adoptée rapidement » disent les conclusions du Conseil. Ce texte permettra notamment à la Commission européenne d’intervenir en plein débat budgétaire dans les Etats membres, lui conférant quasiment le pouvoir de présenter des amendements aux budgets nationaux.

Autre élément marquant du sommet : le pressing des chefs de gouvernements espagnol et italien, Mariano Rajoy et Mario Monti. Le premier a obtenu une recapitalisation des banques espagnoles par les fonds de secours européen, sans que cela ne soit compté dans sa dette publique nationale. Le second est lui, parvenu à arracher la possibilité pour un pays de voir sa dette rachetée sur le marché secondaire par les fonds de secours européens. Si les taux d’intérêts sur la dette italienne, aujourd’hui supérieurs à 6% venaient à diminuer, il n’aurait pas recours à cette nouvelle possibilité. Tout pays ayant recours à ces nouveaux outils devront respecter scrupuleusement les recommandations, en matière budgétaire et de réformes structurelles, que leur adresse chaque année la Commission dans le cadre du semestre européen.

Gaël De Santis

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Fête de l'Humanité 2012 : L’été arrive, la vignette aussi…

29 Juin 2012, 09:37am

Publié par PCF Villepinte

 - le 29 Juin 2012

 

 

 

Le premier rendez-vous de la vignette s’est tenu mercredi soir, marquant concrètement l’entrée en campagne 
pour la diffusion 
du bon de soutien. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent sonne la mobilisation : "C’est maintenant, dans les quinze jours qui viennent, qu’il faut réussir l’entrée en campagne militante autour de la Fête de l’Humanité."

C’est officiel : la traditionnelle campagne pour la diffusion de la vignette donnant accès à la Fête de l’Humanité est bel et bien lancée. Quelques jours après que Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité a présenté dans les pages de notre journal les grands axes thématiques et quelques premiers noms de la programmation artistique, se tenait, mercredi soir, le premier des habituels « rendez-vous de la vignette » de l’année.

C’est une nouvelle fois place du Colonel-Fabien, au siège du Parti communiste français, que s’est retrouvé la cinquantaine de diffuseurs, de militants communistes, d’Amis de l’Humanité, autour de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et de Patrick Le Hyaric. Le ton est vite donné : cette campagne et cette Fête seront cette année très politiques. Pierre Laurent le dit dès ses premiers mots : « Nous sommes dans une situation où l’importance du rendez-vous de la Fête de l’Humanité est accrue par tout ce qui vient de se passer cette année, par la nouvelle situation politique dans laquelle nous nous trouvons. » Patrick Le Hyaric ne dit pas autre chose  : « Nous entrons dans une période où, a la fois, la préparation de la Fête et la Fête elle-même participent d’un mouvement pour créer les conditions pour que le changement réussisse si on est optimiste, ou pour que le changement existe si l’on est pessimiste. »

Ainsi, si les élections présidentielle et législatives ont amené à démarrer cette campagne de diffusion de la vignette avec un peu de retard par rapport aux années précédentes, elles posent aussi un nouveau contexte politique sur lequel l’Humanité compte baser sa campagne de diffusion de la vignette. Il s’agit de définir une situation nouvelle avec la gauche au pouvoir, qui dispose d’une majorité dans les deux Chambres, d’expliquer le contexte plus largement, celui de la crise, dont l’aggravation a, selon Patrick Le Hyaric, été « masquée » pendant les campagnes électorales, de combattre la résignation, de faire que les citoyens aient « suffisamment de cartes en main pour se mouvoir là-dedans ». Mais aussi, Fête militante oblige, de prendre position, étape complexe et qui demande, dans une période comme la période actuelle, de la finesse. « C’est un contexte qui, pour moi, ne se résout pas par des petites phrases, par des anathèmes, par des coups de menton, nous avons besoin d’en appeler à l’intelligence et à la mobilisation des gens », affirme le directeur de nos journaux. « J’entends dire souvent : “Nous sommes l’alternative.” Je ne crois pas que ce soit la bonne démarche. Certes nous avons une alternative, mais le problème c’est que, dans les prochains mois, ce n’est pas en répétant cela aux gens que ça leur mettra du beurre dans les épinards et que nous empêcherons les usines de fermer. » Alors, pour avancer dans ces réflexions, il annonce d’ores et déjà des ministres, des syndicalistes, des gens du monde économique pour que la Fête soit « un marqueur de la vie politique ».

Pierre Laurent acquiesce et sonne la mobilisation : « C’est maintenant, dans les quinze jours qui viennent, qu’il faut réussir l’entrée en campagne militante autour de la Fête de l’Humanité. »

Achetez votre vignette en ligne

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Adrien Rouchaleou

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Hamon veut promouvoir les Scop par la loi

28 Juin 2012, 21:48pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 28 Juin 2012

 

 

 

C’est un geste important, porté par le ministre chargé de l'Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon, pour la promotion des coopératives. Pour lui, les Scop sont un moyen de lutter contre les fermetures d’entreprises, fautes de repreneurs.

Le ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon a annoncé jeudi qu'il comptait faire inscrire dans une loi le droit préférentiel de reprise d'une entreprise par ses salariés, lors de la visite du Groupe Chèque Déjeuner, une coopérative fondée en 1964 et qui compte plus de 2000 salariés. Le ministre y voit un moyen de "lutter contre 200000 suppressions d'emplois par an, liées à des fermetures d'entreprises qui s'éteignent fautes de repreneurs". "Le statut coopératif pourrait être un instrument supplémentaire pour favoriser ces reprises", a-t-il insisté.

C’est que beaucoup des entreprises qui ferment sont saines, mais n'intéressent pas les investisseurs financiers faute de rentabilité suffisante. Mais elles pourraient être reprises par les salariés. Benoit Hamon a cité des TPE de 15 à 20 salariés, comme des imprimeries, dont le bénéfice représente 3 à 4% du chiffre d'affaires, à l’image de l’imprimerie d’Hélio-Corbeil qui a gagné son statut de Scop récemment.
Le ministre a annoncé qu'un article pourrait figurer dans le projet de loi sur les licenciements abusifs, le projet de loi de finances ou la loi sur l'économie sociale et solidaire. Plus généralement, il a annoncé souhaiter "une autre économie", regrettant que le modèle capitaliste serve encore de référence. Devant des représentants de la coopérative, le ministre s'est réjoui d'être dans une entreprise qui "incarne un modèle économique différent", preuve qu'il est faux de penser "qu'il n'y a pas d'alternative au modèle capitaliste de l'économie".

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, avait fortement défendu les Scop pendant la campagne présidentielle :  « Le mouvement coopératif est de ce point de vue le plus avancé et le plus intéressant car c’est celui qui porte des valeurs à contre-courant du modèle libéral, mettant en avant la primauté de l’homme sur le capital et l’égalité entre 
les sociétaires. (…) Les Scop sont un outil formidable pour lutter contre les délocalisations. (…) L’économie sociale est un levier d’espoir pour les salariés 
et les citoyens de ce pays. »

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Les salariés de PSA-Aulnay plus que jamais menacés

28 Juin 2012, 21:46pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 28 Juin 2012

 

 

 

 

Ce jeudi les salariés de l’usine PSA Aulnay se sont mobilisés à l’appel de tous les syndicats pour tenter de sauver leur emploi, à l’occasion comité d’entreprise du groupe. La CGT craint plus que jamais la fermeture du site en 2014.

Pour la CGT, il est clair que depuis un an, la direction du groupe PSA prévoit la fermeture de l’usine d’Aulnay, en 2014 et menace celle de Madrid. C’est toute une restructuration du groupe qui est à craindre, avec la réduction de la production à SevelNord et le chantage aux salariés : « Le futur véhicule utilitaire K0 ne sera attribué à l’usine que si les salariés acceptent de renoncer à une partie des jours RTT, et se soumettent à une flexibilité aggravée avec un gel des salaires ».
Pour toutes ces raisons que les salariés de PSA se sont rassemblés ce jeudi devant le siège parisien du groupe où se tenait un comité de groupe européen. Symbole fort, étaient présentes des délégations de toutes les usines PSA, d'Opel Bochum, GM Strasbourg et PSA Madrid.

La direction a annoncé à l’issue  de la réunion : "Nous convoquerons un CCE exceptionnel dans les tout prochains jours, ce CCE se tiendra bien avant la fin du mois de juillet et nous aborderons l'ensemble de nos problématiques industrielles et structurelles […] On est dans une situation très difficile. Nous serons obligés de prendre un certain nombre de mesures, entre autres sur l'ensemble des structures". Ce qui pour les syndicats confirme l’information que le groupe annoncera en juillet la fermeture du site d’Aulnay en 2014.
Les 3300 employés d’Aulnay craignent toujours pour leur sort, depuis un an, lorsque la CGT avait publié un document de la direction prévoyant la fermeture de l’usine. PSA a déjà annoncé 6000 suppressions d'emplois en Europe et un vaste plan d'économies d'un milliard d'euros.

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Après la victoire des salariés

28 Juin 2012, 21:36pm

Publié par PCF Villepinte

Après la victoire des salariés de Généris-Véolia

La   lutte continue à marquer des points !

Zénith 31 janvier 2012Un meeting qui fera date !

 

 

Au terme d’une grève débutée le 6 juin 2012, sur les sites de Triel sur Seine, Vaux le Penil, Rungis, Chelles, Nanterre, et particulièrement suivie à Sevran, les salariés de Généris-Veolia ont mis fin à leur mouvement  lundi 18 juin au matin.

Ainsi les salariés ont obtenu :

Ø  2% d’augmentation du salaire de base

Ø  Le versement immédiat d’une prime de 500 euros

 

Pour le site de Sevran :

Ø  La fin des retenues de salaire suite à une « pause pipi ».

Ø  L’engagement d’une visite de la direction régionale de Veolia-Généris sur le site, pour travailler à la résolution des problèmes soulevés, intéressant les conditions de travail, le respect des normes d’hygiène et de sécurité, le respect de la dignité des salariés, le recours abusif aux intérimaires.

 

 

Afin de fêter ces avancées, et de témoigner, avec les salariés,  de la vigilance et  de l’engagement de la CGT, pour l’application stricte des termes du protocole, l’UD CGT 93 organisait un rassemblement départemental à 12h ce mercredi 27 juin devant le site de Sevran.

Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées, dont le Député Maire de Tremblay et des élus de Sevran.

 

La lutte des salariés de Généris, a permis de nouvelles avancées puisque dorénavant les salariés de Sevran ont 15 minutes de pause supplémentaires pour déjeuner. La coupure passe ainsi de 30 minutes à 45 minutes. Autre gain à la demande des salariés, l’aménagement du temps de travail qui passe à 7 heures sur 5 jours, au lieu de 8h45 sur 4 jours.

 

Dans le prolongement de cette lutte, les salariés demande le paiement rétroactif de toutes les retenues sur salaires pour « pause pipi ». Leur dignité de nouveau respectée, les salariés sont résolus à ne plus rien lâcher !

 Contact : Tran Van Hung : 06/33/48/87/88

 Bobigny le 27 juin 2012

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Régularisation/Valls : « la gauche ne doit pas mettre ses pas dans ceux de Claude Guéant » (PCF)

27 Juin 2012, 22:39pm

Publié par PCF Villepinte

 Régularisation/Valls : « la gauche ne doit pas mettre ses pas dans ceux de Claude Guéant » (PCF)

 

 

Alors que les principales organisations syndicales et associatives de défense des sans-papiers ont demandé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault une rencontre sur la base de leur plateforme de revendications, on apprend aujourd'hui par voie de presse que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls envisage une circulaire visant à la régularisation au cas par cas des sans-papiers. Curieuse conception de la concertation démocratique.

 

On ne peut accepter que la gauche mette ses pas dans ceux de Claude Guéant en poursuivant la politique du cas par cas. Il faut au contraire définir des critères qui permettent à tous d'être à égalité. Ces critères ne peuvent s'appuyer sur une conception d'un autre temps selon laquelle les immigrés seraient un problème alors même que toutes les études démontrent le contraire.

Malgré des annonces prometteuses sur la fin de la rétention pour les enfants ou la création d'un titre de séjour de 3 ans, les propos de Manuel Valls sur la question des migrants sont encore trop simplistes parfois même inquiétants : rien sur les conditions de vie des immigrés expulsés dans leur pays où ils risquent parfois le pire, rien sur la question des droits tel que le droit de vote des résidents étrangers comme le demande activement le PCF.

 

Le PCF demande le rétablissement de la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial, conditions d'une vie digne. Un nouveau code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d'acquérir la nationalité française au-delà de 5 ans de résidence doit être mis en place. Enfin, pour que ces questions soient correctement prises en compte et traitées avec le respect de l'humain, il est urgent que le sujet de l'immigration soit détaché du ministère de l'Interieur.

 

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Conférence sociale juillet 2012 :

27 Juin 2012, 22:34pm

Publié par PCF Villepinte


Pour la croissance et la justice sociale, la CGT propose

MP3 - 2.7 Mo

La CGT se félicite de la tenue en juillet d’une conférence sociale organisée par le gouvernement. Après des années de politique régressive dans le domaine de l’emploi et du pouvoir d’achat, des services publics, d’atteintes aux libertés syndicales, les attentes des salariés sont grandes. La CGT aborde cette étape du dialogue social avec pour chacun des sept thèmes retenus par le gouvernement Ayrault, une série de propositions. Elle aura la même démarche en ce qui concerne les thèmatiques qui n’ont pas été retenues pour la conférence qui se déroulera les 9 et 10 juillet prochains dans l’enceinte du Conseil Economique, Social et Environnemental.


Dernière mise à jour : 22 juin 2012

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La réplique de Mikis Théodorakis à Jean-François Copé

27 Juin 2012, 22:27pm

Publié par PCF Villepinte

 

"Une calomnie et l’expression de la pire bassesse morale"

 

Le mucisien et compositeur grec réagit dans l'Humanité contre la campagne de l'UMP faisant de lui un antisémite.

«Je suis grec et fier de l’être, car nous sommes le seul peuple en Europe qui, pendant l’occupation allemande (1941-1944), non seulement n’a pas exercé de poursuites contre les juifs mais, au contraire, les a aidés à vivre et à survivre avec tous les moyens dont nous disposions.

À l’époque, j’étais moi-même partisan de l’Armée populaire de libération et je me souviens que nous avions pris sous notre protection de nombreuses familles de juifs grecs, que nous nous sommes souvent battus contre les SS pour les sauver et beaucoup d’entre nous l’ont payé de leur vie.

Plus tard, j’ai composé le cycle Mauthausen que, notamment en Israël, l’on considère quasiment comme un hymne national. J’ai ressenti une des plus grandes émotions de ma vie quand, dans les années 1980, il m’a été accordé de diriger cette œuvre sur le site du camp de concentration de Mauthausen, tout d’abord chantée en grec par sa première interprète, Maria Farantouri, puis en allemand par Gisela May, et en hébreu par la chanteuse israélienne, Elinoar Moav. Je l’ai dirigée une fois encore sur ces lieux et, depuis lors, l’œuvre enregistrée est diffusée sans interruption sur le site du camp.

En 1972, j’ai bravé le boycottage européen et j’ai donné des dizaines de concerts en Israël, des moments que je qualifierais d’historiques en raison des liens d’amour mutuel qui nous unissaient.

À cette même époque, Yigal Allon, alors vice-premier ministre du gouvernement israélien et ministre de l’Éducation et de la Culture, m’a confié une première mission, celle de transmettre un message de paix à Arafat au nom de son gouvernement. C’est dans cette intention que je l’ai rencontré à Beyrouth et, à cette occasion, j’ai donné une conférence de presse dans une salle. Un groupe de fanatiques palestiniens avait décidé de m’abattre, car il me considérait comme un complice des juifs. C’est Arafat lui-même qui me l’a dit le lendemain avec, à ses côtés… le groupe de mes assassins en puissance. Qu’est-ce qui m’a sauvé ? Mon amour authentique pour les deux peuples martyrs : les juifs et les Palestiniens.

“Quand on t’a entendu pendant la conférence de presse, m’ont-ils dit, on a compris que nous nous trompions.” Qu’est-ce que j’avais dit au cours de la conférence de presse ? “Le conflit qui vous oppose ne sera pas résolu par les armes, mais par la compréhension mutuelle. De l’autre côté, il y a des hommes ordinaires qui vous ressemblent, simples et travailleurs, capables d’aimer et qui, comme vous, aiment leur famille et leur pays. C’est eux que vous devez trouver, parce que c’est avec eux que vous pourrez vivre dans la paix.”

Arafat m’a dit : « Tu as chanté les juifs et tu as eu raison, car ils sont, eux aussi, un peuple tourmenté. Comme nous. Alors, s’il te plaît, écris une chanson pour nous aussi…” C’est ainsi que j’ai écrit aussi un chant pour le peuple palestinien qui est devenu son hymne national.

Bien plus tard, à l’occasion de la remise du prix Nobel de la paix à Rabin (Israël) et à Arafat (Palestine), l’Orchestre symphonique d’Oslo avec, en soliste, l’interprète finlandaise Arja Saijonmaa, a joué Mauthausen en hommage à Israël et le chant que j’avais composé, reconnu comme hymne national, en l’honneur du peuple palestinien. Ce moment symbolique suffit à démontrer la place que j’occupe dans l’esprit et dans les cœurs des deux peuples.

Je suis souvent allé en Israël, en Palestine et au Liban, et c’était chaque fois la paix, l’amitié, la coexistence et la coopération entre ces deux peuples martyrs qui occupaient mes pensées. En tant que Grec, je me sens proche d’eux, comme si nous appartenions à la même famille. Et pourtant, pour certains fanatiques, d’un côté comme de l’autre, je suis la cape rouge agitée devant le taureau. Pourquoi ? Parce que j’ai la franchise et le courage de dire la vérité et de la dire même dans la gueule du loup. Ainsi, quand je suis en Palestine, je m’exprime ouvertement et publiquement contre les fanatiques qui me haïssent et, quand je suis en Israël, je fais de même en critiquant tout aussi ouvertement et publiquement les fanatiques qui, en raison de la diaspora juive présente dans tous les pays du monde, ont la possibilité de transformer leur haine en venin et en mensonges monstrueux.

Dans mon opéra les Métamorphoses de Dionysos (dont j’ai écrit aussi le livret), il y a une scène où des juifs sont déportés par des SS dans des camps d’extermination. Il s’agit d’un moment crucial de l’œuvre, d’une condamnation du nazisme qui dévoile d’une façon très humaine l’affliction psychique et intellectuelle que je ressens devant les souffrances des juifs.

D’ailleurs, la dénonciation du racisme et la défense de ses victimes ont guidé mes décisions et mes actes tout au long de ma vie. Une vie jalonnée de poursuites qui m’ont souvent poussé jusqu’au seuil de la mort.

Donc, me qualifier de raciste et d’antisémite n’est pas une simple calomnie, mais l’expression de la pire bassesse morale, issue le plus souvent de cercles proches d’organisations et d’individus opérant dans la mouvance du néonazisme et auxquels la crise a permis de relever la tête pour nous menacer et – incroyable, mais vrai – nous accuser, eux, d’antisémitisme en utilisant un arsenal de mensonges et de déclarations insidieuses !

Il suffit de dire, par erreur manifeste, dans une interview de trois heures, “antisémite” au lieu d’“antiraciste”, et on s’empare d’une seule et unique phrase dont on isole un mot, brandi comme un étendard, tout simplement pour servir l’intention de m’incriminer. Depuis combien d’années était-on aux aguets pour une simple erreur ? Le mot “antisémite” correspond-il vraiment à ce qui suit ? “J’aime le peuple juif avec lequel nous avons vécu et souffert en Grèce pendant des années et je hais l’antisémitisme.” Je suppose que mes différents ennemis se sont bien gardés de citer ces paroles. Et pourtant, c’est exactement la phrase que j’ai prononcée. Ce n’est pas quelque chose que je viens d’inventer, après-coup, en guise d’alibi. Il en est ainsi, et il est facile de le prouver de façon incontestable en écoutant toute la phrase, exactement comme je l’ai prononcée et non pas en la tronquant comme l’ont voulu mes adversaires.

Peut-être va-t-on se demander pourquoi et comment certains persistent à vouloir discréditer un ami si fidèle d’Israël et des juifs et tentent de me faire passer à tout prix pour un antisémite? (De qui parle-t-on ? De quelqu’un qui a connu les sous-sols de la Gestapo pour les sauver !)

Toutefois, la réponse est finalement simple : beaucoup de mes amis juifs sont d’accord avec moi. Certains sont d’accord avec moi, même s’ils vivent en Israël, donc dans la tourmente quotidienne des événements. Alors, si les simples citoyens du peuple d’Israël entendent mes idées, telles qu’elles sont réellement exprimées, ils “risqueraient” (selon mes ennemis, bien sûr) d’être d’accord avec moi, en pensant que la solution du problème ne se trouve pas dans la violence et les armes, mais dans la coexistence et la paix. Ce qui ne plaît pas du tout à mes adversaires car, bien sûr, j’ai – à plusieurs reprises – totalement désapprouvé la politique de l’État d’Israël et j’ai exprimé ce désaccord avec force et de la façon la plus claire et la plus catégorique (comme je le fais toujours). Pour ne pas courir le risque que ces citoyens se rangent à mes opinions, ils ne doivent pas les entendre. Et quelle est la meilleure et la plus sûre façon de procéder pour arriver à ses fins ? Eh bien, leur tactique habituelle : me coller “l’étiquette” d’antisémite, de sorte qu’aucun juif, où qu’il se trouve, ne veuille plus entendre non seulement mes idées, mais même mon nom.

Et maintenant, particulièrement en France – où brusquement on “s’est souvenu” d’une interview donnée il y a environ un an et demi –, il existe, de toute évidence, une autre raison : porter atteinte à la gauche. Leur prétendu “argument” est que son leader, Jean-Luc Mélenchon, me connaît et que, par conséquent… il a des amis antisémites ! Toutefois, la vérité – malheureusement pour eux – est évidente et je pense que tout homme animé de bonnes intentions peut s’en rendre compte.

Donc, même si après la lecture de ce qui précède, certains persistent encore à me faire passer pour quelqu’un que je n’ai jamais été et que, bien sûr, je ne suis pas, le doute n’est plus permis. Tout est fait sciemment pour servir d’autres finalités, car ma foi inébranlable dans la paix et la coexistence des deux peuples martyrs, juif et palestinien, en dérange plus d’un. »

Athènes, le 15 juin 2012

(Traduit du grec par Arlette Manoli)

 

 

  • Lire aussi :

 

Mélenchon et Theodorakis: les raccourcis fétides d'Alain Juppé
Accusations ignobles contre Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche !

Par Mikis Théodorakis, musicien, compositeur.

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Fête de l'Humanité 2012 : Peter Doherty, un rock qui casse les codes

26 Juin 2012, 22:33pm

Publié par PCF Villepinte

Pete Doherty sur la grande scène de la Fête de l'Humanité en 2008

 

 

 

Auteur-compositeur-interprète, Peter Doherty suscitera l’effervescence à la Fête de l’Humanité en cette année de changement. Son prochain album solo, prévu courant 2012, et dont il a déjà dévoilé quelques titres, réserve bien des surprises.

La Courneuve vibrera aux rythmes effrénés de l’enfant précoce du rock, Peter Doherty. Artiste complet, Peter Daniell Doherty, né le 12 mars 1979, est un symbole de la scène rock anglaise et internationale d’aujourd’hui.

Passionné de littérature, fasciné par les mots, épris de liberté, l’artiste a toujours su se renouveler, enchaînant les succès. Tout commence à la fin des années 1990, lorsqu’il forme, avec Carl Barât, musicien et acteur anglais, le groupe The Libertines qui fut à son apogée en 2002 avec le succès de leur premier album, Up The Bracket. Peter Doherty apparaît alors incontestablement comme un artiste prometteur.

Mais ses frasques et ses séjours en prison le marquent au fer rouge et font de lui un personnage sombre et mystérieux qui a d’ailleurs exposé récemment des dessins faits avec son propre sang, à la galerie Bankrobber de Londres, mais aussi à Paris, à la galerie Chappe. Art of Albion surprend, étonne, et renforce d’autant plus l’image de « bad boy » associée à l’artiste. Celui qui a achevé, en novembre dernier, sa tournée française est souvent qualifié d’incompris, d’imprévisible, tant sur scène qu’en dehors des projecteurs. Amoureux de Rimbaud et de Wales, Peter Doherty s’essaye également depuis à de timides premiers pas dans le 7e art avec son film Confessions d’un enfant du siècle, adaptation du célèbre roman d’Alfred de Musset.

Voir à l’œuvre cet artiste polyvalent performer n’est pas chose qui s’oublie. Son dernier album solo datant de 2009, Grace/Wastelands, mêle influences garage rock et post-punk, qu’il exprime corps et âme sur scène, se laissant aller au rythme d’accords acoustiques vertigineux. Son prochain album solo, prévu courant 2012, et dont il a déjà dévoilé quelques titres, réserve bien des surprises avec, notamment, la chanson Bird Cage dont certaines paroles sont signées Amy Winehouse. Tout un symbole.

Répertoire culte, nouveautés teintées d’originalité, voilà qui promet pour la Fête de l’Humanité, à laquelle il a déjà participé en 2008. Grand moment de musique assuré.

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Sonia Jelaiel

Mais The Libertines ne fait pas long feu, usé par les mésententes controversées qui apparaissent au sein du groupe. Peter Doherty, artiste indépendant, voire même farouche, forme alors The Babyshambles, et marque une véritable rupture avec The Libertines et Carl Barât. Le premier album, Down in Albion, voit le jour en 2005, critiques mitigées… L’artiste gagne en médiatisation, notamment lors de sa relation avec le mannequin international Kate Moss, mais aussi par l’encre qu’il fait couler sur les pages de la presse anglaise et internationale. Cette notoriété finit par profiter à Peter Doherty puisque, à la sortie du deuxième album des Babyshambles, Shotter’s Nation, le succès est au rendez-vous. Cet opus est encensé par la critique, ce qui ne propulse que davantage l’enfant du rock sur le devant de la scène.

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