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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le pouvoir d'achat en berne après 5 ans de Sarkozy

28 Mars 2012, 21:25pm

Publié par PCF Villepinte

 

En dépit des promesses de 2007 de Nicolas Sarkozy, le pouvoir d'achat des Français n'a augmenté que très peu ces cinq dernières années et a même reculé fin 2011. C'est le constat sans appel dressé par l'INSEE ce mercredi.

Alors que l'emploi reste la principale préoccupation des Français à 25 jours du premier tour de la présidentielle, l'Institut national de la statistique vient donc éclairer un débat parfois confus, la droite assurant avoir fait grimper le pouvoir d'achat quand la gauche l'accuse du contraire.

  1. Selon l'Insee, le pouvoir d'achat du revenu disponible brut par unité de consommation, l'indicateur qui s'approche le plus du ressenti des Français, a augmenté de 0,4% l'an dernier, après une quasi stagnation (+0,1%) en 2010. C'est moins qu'attendu par l'Insee, qui tablait sur une progression de 0,6%.
  2. Ce résultat déjà mitigé est terni par un recul en fin d'année (-0,3% au troisième trimestre puis -0,2% au quatrième). Dans le sillage de cette détérioration, l'Insee prévoit une nouvelle baisse de 0,6% au cours du premier semestre 2012.
  3. In fine, le pouvoir d'achat individuel des Français ainsi calculé n'a grimpé que de 0,64% par an en moyenne entre 2006 et 2011.

Même Chirac avait fait mieux

Au cours du quinquennat précédent, de 2001 à 2006, la hausse moyenne avait été deux fois plus forte (+1,3% par an). Ces chiffres semblent démentir Nicolas Sarkozy, qui promettait il y a cinq ans d'être le "président du pouvoir d'achat" et qui, désormais candidat à sa réélection, vante une augmentation de 1,4% par an en moyenne durant son mandat malgré la crise.

Réalité tronquée

En fait, il s'agit là d'un tronquage des chiffres, puisque cette statistique régulièrement mis en avant par le gouvernement -- 1,32% pour être précis, selon les statistiques publiées mercredi -- fait référence à une mesure beaucoup plus globale, le pouvoir d'achat du revenu disponible brut, qui ne prend en compte ni l'évolution démographique ni la composition des ménages.

A titre d'exemple, à revenu égal, un couple dispose d'un pouvoir d'achat plus élevé que deux célibataires vivant séparément, puisqu'il mutualise plusieurs dépenses (électroménager, électricité, etc.). L'Insee juge donc que l'indicateur cité par le gouvernement est plus imprécis et éloigné de la perception des ménages.

L'épargne en hausse

Corollaire de ce pouvoir d'achat en berne, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance française, a marqué le pas en 2011, ne progressant que de 0,3% par rapport à l'année précédente, relève l'Insee.

Signe d'une très grande prudence des Français, leur taux d'épargne a atteint l'an dernier son plus haut niveau depuis 1983, à 16,8%. La part belle revient toujours à l'immobilier, puisque le taux d'épargne financière des ménages, même s'il progresse, ne s'élève qu'à 7,4%.

 

  • A lire:

L'INSEE annonce une baisse du pouvoir d'achat

A consulter nos dossiers pouvoir d'achat et salaires

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Le Front de gauche et le Parti socialiste devront "discuter" selon Pierre Laurent

28 Mars 2012, 21:21pm

Publié par PCF Villepinte

 

Le Front de gauche et le Parti socialiste, les "deux grandes forces à gauche", devront "discuter" de leurs "propositions" respectives et oeuvrer à une "dynamique unitaire", a déclaré mercredi Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF et directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

"Dire notre programme est à prendre ou à laisser n'a pas de sens (...). Ce n'est pas sérieux", a souligné aussi Pierre Laurent sur France Inter, faisait référence aux déclarations mardi de Jérôme Cahuzac, le président socialiste de la Commission des finances de l'Assemblée, selon lesquelles le programme de François Hollande sera à prendre ou à laisser pour Jean-Luc Mélenchon dans l'hypothèse où il soutiendrait le candidat socialiste au second tour de la présidentielle. "Il va y avoir deux grandes forces à gauche, le Parti socialiste et le Front de gauche, et nous portons des propositions qui ne sont pas toutes convergentes, c'est le moins que l'on puisse dire. Il faudra discuter", a poursuivi Pierre Laurent.

Lors d'un important meeting mardi soir à Lille, Jean-Luc Mélenchon avait lancé sous les applaudissements une boutade à l'adresse du député socialiste: "Jérôme Cahuzac dit: le programme de François Hollande est à prendre ou à laisser. Très bien, on laisse". "Il faut au contraire que chacun se mette dans une dynamique unitaire (...), comme nous le faisons", a souligné le secrétaire du PCF. "Les dirigeants socialistes doivent entendre ce qui est en train de se passer autour du Front de gauche. Il y a une attente énorme dans le pays qui traverse tous les électorats de gauche", a-t-il dit.

Quant à la progression de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, Pierre Laurent a parlé de "vague montante autour du Front de Gauche". "Jusqu'où elle ira? Je ne sais pas", a-t-il dit.

 

  • À lire :

Pierre Laurent : " Le Front de gauche bouscule les pronostics"
Jean-Luc Mélenchon affole les sondeurs
Mélenchon à la troisième place, devant Le Pen et Bayrou

Toute la campagne du Front de gauche sur Humanite.fr

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A la pointe de l’Île, l’Aragon de Paris

27 Mars 2012, 21:59pm

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 27 Mars 2012

 

 

 

Trente ans après sa mort, Louis Aragon a enfin une adresse à Paris. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en présence de Jean Ristat, l'exécuteur testamentaire du poète, du chanteur Bernard Lavilliers et du comédien Philippe Caubère, ont inauguré mardi 27 mars une place Louis Aragon sur l'Ile-Saint-Louis.

Aragon a trouvé sa place à Paris. Ni espace carré ou rectangulaire inspirant la solennité d’Etat, ni carrefour en rond où l’on tourne avec les voitures, c’est le bout d’une île entre deux bras du fleuve. La pointe de l’Ile Saint-Louis, au 45 quai Bourdon, fiché dans la Seine, en plein cœur de Paris, porte désormais le nom du poète.Flâneurs, marcheurs, découvreurs de la capitale ne ratez pas le petit frémissement qui saisit en tombant sur le panneau.

Lundi 27 mars 2012, à 11 heures 30, trente ans après la mort d’Aragon, était jour d’inauguration. On ne pouvait rêver mieux : la foule au rendez-vous, le soleil resplendissant, la reconnaissance publique, les artistes prêtant leurs voix. Précieux discours de l’ami, Jean Ristat, poète, qui évoqua leurs déambulations dans la ville, et on s’y serait cru ; Paris des noms de lieux, poème dit par Philippe Caubère, l’auteur d’un fameux spectacle Aragon ; Propos sensible et connaisseur du maire de Paris, Bertrand Delanoë, sur le poète et sa ville ; Le célèbre « Est-ce ainsi que les hommes vivent, » mis en musique par Léo Ferré repris par Bernard Lavilliers. Paris a été chanté depuis des siècles, et les noms des auteurs sont à tous les coins de rue. Depuis hier, l’un de ses plus beaux sites qui garde la trace d’ « Aurélien » et de sa Bérénice, éternellement jeunes, porte le nom de son plus grand contemporain. Il était temps.

  • Est-ce ainsi que les hommes vivent mis en musique par Léo Ferré repris par Bernard Lavilliers

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Hausse du chômage : « un sommet de langue de bois présidentielle »

27 Mars 2012, 12:57pm

Publié par PCF Villepinte

Hausse du chômage : « un sommet de langue de bois présidentielle »
Nicolas Sarkozy a communiqué par avance sur la dégradation de la situation du chômage de février. Selon le Président de la République, "Les chiffres de ce soir manifesteront une amélioration de la situation avec une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs ». Un sommet de langue de bois présidentielle. Une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeur, ça fait toujours au final plus de chômeurs. Son bilan en terme de politique de l'emploi est calamiteux. En France métropolitaine, 4,25 millions de personnes cherchaient un travail en janvier en métropole, soit un million de plus depuis son élection en 2007. Il est temps que ce chapitre se ferme et que celui du Front de gauche s'ouvre.

 

 

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Le 29 mars : journée de grèves et de manifestations pour la protection sociale (CGT)

27 Mars 2012, 12:53pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

APPEL DES FEDERATIONS CGT
SANTE/ACTION SOCIALE
ET ORGANISMES SOCIAUX
POUR NOS ORGANISATIONS

POUR LA RECONQUETE
DE LA PROTECTION SOCIALE
POUR UN GRAND SERVICE PUBLIC DE SANTE
ET D’ACTION SOCIALE
DONNONS LES MOYENS AUX SALARIES DE NOS SECTEURS
POUR UN GRAND 29 MARS DE LUTTES,
DE GREVES ET DE MANIFESTATIONS

 

Garantir un haut niveau de protection sociale, d’accès aux soins et de prise en charge éducative qui répondent aux enjeux du XXIème siècle, c’est  possible et c’est l’ambition de la CGT.

Actuellement notre Pays est malade ! Non pas d’une épidémie passagère, mais d’une pathologie dangereuse et persistante : la recherche constante par le patronat et le capital du profit maximum!

Pour ce faire, dans un contexte où le système capitaliste est à bout de souffle, gouvernement et Patronat s’en prennent avec force à ce qui fait le pilier de notre société :
Notre système de protection sociale et de santé !

Pourtant dans un contexte mondial fortement inégalitaire, nous voyons bien que l’état sanitaire d’un pays se mesure au niveau de ses engagements dans les dépenses de santé et de protection sociale pour les réponses aux besoins de tous les usagers. Ainsi dans une société dite « moderne », la force de ses engagements constitue une chance pour notre Pays, et non pas un danger.

Or jamais notre protection sociale et notre santé n’avaient subi d’attaques aussi puissantes que ces 5 dernières années :

  • Dans la Sécurité Sociale, toutes les branches sont touchées par des fusions, restructurations, abandon de pans entiers d’activités, suppressions massives d’emplois ; la Sécurité sociale survit au rythme des COG (Contrats d’Objectif et de Gestion) qui conduisent globalement à une dégradation des conditions de travail et du service rendu aux assurés sociaux.
  • A Pôle emploi où la fusion ASSEDIC/ANPE a conduit à une situation désastreuse pour les demandeurs d’emplois et les personnels. A la Mutualité où les plans sociaux se multiplient notamment par la fermeture de centres de santé. Dans les Missions Locales où les conditions d’accueil des jeunes se dégradent de plus en plus.
  • Dans la MSA et dans le RSI où les mêmes causes qu’à la Sécurité sociale produisent les mêmes effets allant jusqu’à mettre en péril l’existence même de ces régimes. Dans les groupes de protection sociale (Caisses de retraite) où la situation se dégrade tant pour les personnels que pour les ayants-droit au rythme des fusions et des regroupements d’institutions. Dans l’Aide à Domicile où la nouvelle convention collective précarise encore plus les salariés et met en cause la conception même de leur intervention auprès des assurés sociaux. Pas une activité n’est épargnée.
  • Dans la Santé et dans l’Action sociale encore plus fortement malmenée avec la loi HPST et ses conséquences directes sur l’élaboration par les ARS, des Plans Stratégiques Régionaux de Santé, qui ne laissent aucun doute sur « l’intention » gouvernementale de poursuivre sa politique de casse et de démantèlement.
  • Dans le privé lucratif, les activités les plus rentables sont monopolisées, les coûts salariaux réduits, pour dégager toujours plus de profits pour les actionnaires.
  • Dans le médico-social la même stratégie est à l’oeuvre avec un mécanisme de fusions/absorptions des associations.

Dans le même temps les garanties collectives sont remises en cause, notamment par la dénonciation des conventions collectives et les attaques du statut de la fonction publique hospitalière.

Malgré des diagnostics régionaux qui démontrent des carences et des inégalités criantes voire alarmantes pour la population, peu ou pas d’objectifs sont affichés pour reprendre en mains une démarche de développement de la santé pour tous.

Pire, les Projets Stratégiques Régionaux de Santé (PSRS) confirment et accentuent le passage au privé lucratif de pans entiers d’activités au détriment de la santé publique. L’hôpital public, et notamment les Hôpitaux de l’Assistance Publique font l’objet d’attaques violentes au point de remettre en cause les maillages territoriaux d’accès aux soins, avec la fermeture de nombreux services.

Les déserts médicaux se font de plus en plus nombreux avec comme corollaire la mise à l’écart des populations souvent les plus fragilisées. Dans ce contexte on voit bien qu’une prise en charge de la santé à deux vitesses- celle des riches, celle de pauvres - s’accentue dangereusement.

Et ce n’est pas fini !

La poursuite de la suppression d’effectifs dans nos secteurs d’activités, et notamment le non remplacement d’un salarié sur deux, si nous ne la stoppons pas va amplifier la déstructuration, l’aggravation des conditions d’accès aux soins et la casse de la santé et de la protection sociale.

De même, l’augmentation de la TVA, en lieu et place de la mise en place d’une TVA dite « sociale » aura les mêmes conséquences – décharger les employeurs et transférer sur l’ensemble de la population une partie du financement de la protection sociale. Pourtant abaisser les cotisations sociales n’a jamais créé d’emploi, ni augmenté les salaires.

C’est d’une autre politique, adossée à un véritable service public et à d’autres choix de société dont nous avons besoin englobant tous les pans de la protection sociale:

⇒  le droit à la santé pour tous,
⇒  le droit à l’autonomie,
⇒  le droit à la maternité, à l’éducation des jeunes enfants, au logement,
⇒  le droit de vivre sa vieillesse dignement,
⇒  le droit à l’emploi,
⇒  le droit à une action sanitaire et sociale, à la protection des plus faibles et des plus démunis.

Et pour cela, il est nécessaire d’agir sur tous les leviers qui contribuent au développement de la protection sociale et de son financement :

⇒  Augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux,
⇒  Suppression des exonérations des cotisations sociales et patronales,
⇒  Arrêt de tous les licenciements, des suppressions d’emplois,
⇒  Réforme de la fiscalité,
⇒  Taxation des revenus financiers et développement d’une politique favorisant les investissements créateurs d’emploi.

«Chacun paye selon ses moyens et reçoit selon ses besoins»

Telle était la devise des créateurs de la Sécurité sociale, en 1945, au sein du Conseil National de la Résistance.

Cela n’a jamais été aussi vrai !

La reconquête de la Protection sociale est un enjeu majeur !

Pour une protection sociale et une politique de santé et de l’action sociale au coeur de notre vie !

Contre le dumping social !

Le 29 mars, salariés de la santé et de la protection sociale,
ENSEMBLE, rassemblons nous partout pour gagner
la reconquête de la protection sociale.

Nos fédérations appellent tous nos syndicats et nos structures à s’inscrire pleinement dans cette journée d’action, à mettre en débat dans les directions syndicales et avec les salariés, la mobilisation sous toutes ses formes pour le 29 mars 2012.

- Elles appellent à élever le niveau de rapport de force sur tous les fronts et à s’emparer de tous les besoins exprimés par les salariés, notamment en matière d’emplois, de salaires, d’offres de soins et de protection sociale.

- Elles proposent à tous leurs syndicats de prendre toutes les initiatives permettant de débattre du contenu, de l’organisation et du financement d’un grand service public de santé et d’action sociale.

Communiqué de la Fédération des Organismes Sociaux CGT


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Le meeting de Lille en direct à partir de 19h00

27 Mars 2012, 12:49pm

Publié par PCF Villepinte

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Mouvement(s): ce que la re-prise de la Bastille nous dit...

25 Mars 2012, 21:34pm

Publié par PCF Villepinte

Avec le drame de Toulouse, sommes-nous passés d'une séquence de classes à une séquence sécuritaire? Retour sur le sens de la Bastille. 

Séquences. Nul besoin d’avoir un grand sens de l’État pour voir le malaise environnant qui a chaviré la France depuis quelques jours. Schématiquement résumé, nous pouvons affirmer que la campagne électorale vient de changer de visage. En ce début de semaine encore, au lendemain d’une marche historique entre Nation et Bastille, nous étions dans une séquence de classes. Les odieux assassinats de Toulouse ont alors plongé la France dans la stupéfaction d’une séquence communautaire. Depuis, ce que nous redoutions le plus a surgi: nous voilà en pleine séquence sécuritaire. Et puisque vous y pensez autant que nous, ne tournons pas autour du pot. Nous savons que le surgissement de cette séquence «sécuritaire» était secrètement espéré par tous ceux qui portent la stigmatisation et la division en bandoulière.

Symboles. Comme l’affirmation d’un choix radical: revenons à la séquence de classes. Celle qui s’est déroulée pour notre plus grand bonheur à la Bastille. Ne nous méprenons pas. Lorsque Jean-Luc Mélenchon, auquel certains ont prêté des accents autant jaurésiens que gaulliens, lança au peuple réuni: «Où étiez-vous passés, tout ce temps?», ce n’était ni par pente nostalgique ni par esprit rétroviseur.
Non, cette expression volontairement ironique lui permit d’asséner à ceux qui en ont peur: «Nous sommes de retour!» Entre examen de conscience et examen d’émotion qu’appellent nécessairement les circonstances, nous laissons le rouge au front pour retrouver et réinventer le rouge du drapeau. Il y a de la grandeur à vouloir continuer et à continuer de vouloir – régénérer les idées, reconstruire une espérance, repartir de plus belle, lever les poings. Ce que Régis Debray appelle le «re» éternel, celui de Sisyphe «qu’il nous sied d’imaginer heureux (le contraire serait déprimant)». Nous étions brocardés, vilipendés, moqués, voire sacrifiés? Affrontons de face les déluges en vidéosphère pour ne pas taire notre fierté d’être là et bien là, moins seuls que jamais, même s’il ne faut jamais sous-estimer «la difficulté qu’il y a à braver l’opinion dans une démocratie d’opinion» (Debray). Car oui, nous étions «au bon endroit» et «à la bonne date».
Bastille: là où le peuple grandit dès qu’il redevient le peuple. 18 mars: anniversaire de la Commune de Paris. Qu’on ne s’y trompe pas. Certains symboles ne sont pas que des accessoires dévitalisés à destination de folklores dépassés – ils font partie du nous collectif et décorent et inspirent le chemin en tant qu’ils nous rappellent le devoir d’histoire et le travail de mémoire. Les mots «reprenons la Bastille», aussi bombés du torse soient-ils, avaient bel et bien un sens qu’il convient de ne pas cacher. Que signifiaient-ils et que signifient-ils encore? Ceci: arrêtons de consentir, sortons de la résignation, luttons, n’ayons plus peur, regroupons-nous, réunissons-nous, etc. Sans être des «modèles» d’action (quelle horreur!), les symboles ouvrent nos imaginaires et inspirent les actes. Puisque les antécédents sont là, pourquoi le peuple de France ne pourrait-il pas mettre une nouvelle révolution à l’ordre du jour, cette révolution citoyenne que nous souhaitons de tout notre cœur? Pas pour sortir les piques et les fourches, les armes et le fer, mais bien par les moyens du rapport de forces politique enfanté par une insurrection civique. Cette perspective tient en quelques mots: devant une France défigurée par les inégalités sociales, il est urgent de tourner la page de cet Ancien Régime en refondant une République. En somme, refonder le peuple français lui-même, rassemblé autour d’un idéal commun.

Idées. Il y a du bonheur, du plaisir et même de la fertilité à participer à une renaissance, qui, par définition, renouvelle et transforme l’âme matricielle. À quoi sert le Front de gauche? À regarder par-dessus l’épaule de son voisin, à imaginer plus loin que l’horizon, à tenter de s’incarner dans quelque chose de plus grand que soi. Choses vues à la Bastille, toutes aussi importantes: le Front de gauche nous permet – enfin ! – de quitter le dos-à-dos pour retrouver le coude-à-coude! Affirmons-le à visage découvert: nos idées avancent et nous avons tourné la page des humiliations. Que les excellences et autres éditocrates-de-la-haute se le disent: la gauche a retrouvé son peuple. Car la gauche sans le peuple n’a jamais été la gauche. Nous sommes là et ils n’en finiront jamais avec nous. L’histoire s’est remise en mouvement… Ce que nous avons
(re)commencé nous dépasse? Tant mieux. La force est ouverte, toujours prête à être enrichie par l’intelligence des autres. Comme disait Robespierre, nous voulons substituer dans notre pays «les principes aux usages», «le mépris du vice au mépris du malheur», «la grandeur d’âme à la vanité», «la vérité à l’éclat», «la grandeur de l’homme à la petitesse des grands»…

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 23 mars 2012.]
 

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Lettre de mars du réseau école du PCF

25 Mars 2012, 21:28pm

Publié par PCF Villepinte

De l'argent pour l'école, pas pour les banques !

L’édition de mars 2012 du réseau école vient d’être publiée. Parmi les nombreux articles dont vous pourrez prendre connaissance en téléchargeant cette lettre, nous avons choisi de publier une contribution de Marine Roussillon, responsable du réseau, sur les enjeux de moyens pour une transformation progressiste de l’école...

Pour construire l’école de l’égalité, il y a besoins de moyens nouveaux.

Bien sûr, les moyens seuls ne sont pas la solution. renforcer le caractère inégalitaire de l’école, tout en donnant un peu de moyens pour atténuer ces inégalités, cela ne rime à rien ! c’est pourtant ce que propose le Parti socialiste, lorsqu’il affirme vouloir revenir sur les suppressions de postes tout en poursuivant la politique de différenciation des contenus (socle commun) et de mise en concurrence des établissements (autonomie). il y a besoin de moyens nouveaux, non pas pour panser les plaies crées par l’école, mais pour transformer l’école en profondeur, la refonder sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour acquérir les savoirs scolaires.

quels sont les besoins ?

Il faudra bien sûr recréer tous les postes supprimés par la droite, et créer des postes nouveaux. Les élèves sont en nombre croissants dans le primaire et dans le secondaire : il faut donc plus d’enseignants, plus de personnel pour les accueillir. nous voulons garantir le droit à la scolarisation dès deux ans pour les enfants dont les familles le souhaitent, dans des conditions adaptées aux tout petits ; nous voulons rendre l’école obligatoire de trois à 18 ans ; nous voulons faire baisser les effectifs et améliorer l’encadrement ; nous voulons rétablir les rased dans leurs moyens et créer des équipes pluriprofessionnelles pour prévenir la difficulté scolaire, dans le primaire comme dans le secondaire ; nous ne voulons surtout pas augmenter la charge de travail des enseignants…

Il faudra donc recruter massivement.

PDF - 814 ko

La lettre de mars 2012

 

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L’Insee annonce une baisse du pouvoir d’achat

25 Mars 2012, 21:23pm

Publié par PCF Villepinte

 Social-Eco - le 23 Mars 2012

salaires

Mots clés : pouvoir d'achat, salaire,

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  L’Institut prévoit une baisse des salaires début 2012, une poursuite de la baisse de l’emploi, une montée du chômage à 10,1% et une croissance au ralenti. Un effet notamment des politiques d’austérité.

Le scénario de l’Insee est clair : l’activité devrait être «peu dynamique début 2012» avec une croissance nulle au premier trimestre et en progression de 0,2% au deuxième. Une atonie qui s’accompagnerait d’un recul de la production industrielle. Quelles sont les raisons de cette situation ? Plusieurs facteurs interviennent. Un investissement des entreprises « peu dynamique », des conditions de crédit bancaire resserrées, des marges des entreprises faibles. Cependant la principale raison, souligne Sandrine Duchêne, l’une des responsables de l’équipe de l’Insee, «c’est la consommation des ménages qui reste faible» (elle serait en moyenne de 0,1 % par trimestre d’ici la mi-2012), en raison «d’un pouvoir d’achat en recul».

Plusieurs facteurs se cumulent. D’abord un ralentissement des revenus d’activité, les salaires réels devant baisser. Une faible évolution des prestations sociales, notamment suite aux mesures gouvernementales à l’encontre des prestations maladie et des allocations familiales. Enfin, une progression des prélèvements obligatoires sur les ménages. Le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages baisserait ainsi de 0,3 % au premier semestre de cette année.

Cette situation interviendrait dans un contexte international marqué par l’accroissement des décalages entre les différentes zones du monde. L’Asie émergente et la Chine devraient connaître une croissance légèrement accélérée, celle-ci devrait cependant rester inférieure à ce qu’elle était avant la crise. Mais l’écart le plus impressionnant serait entre les États-Unis, où «les clignotants sont au vert», et l’Europe, qui devrait à nouveau connaître une croissance négative au premier trimestre 2012 avant de bénéficier d’une très légère reprise au deuxième (+ 0,1 %). Au sein même de la zone euro, l’écart devrait s’accroître entre l’Allemagne, la France et les pays du Sud européen.

Les experts de l’Insee y voient la conséquence notamment de ce qu’ils appellent de manière sibylline la «consolidation budgétaire», qui n’est rien d’autre que la politique d’austérité mise en œuvre en Europe sous l’impulsion de Sarkozy et Merkel. Plusieurs indicateurs européens publiés hier donnent à penser que les effets de la purge risquent d’être encore plus sérieux.

Pierre Ivorra

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RÉVÉLATION. Dans "l'Humanité" de ce lundi, les rémunérations des nababs du CAC 40

25 Mars 2012, 21:18pm

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 25 Mars 2012

 

 

 

Si, comme le proposent Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche, la hiérarchie des salaires était fixée de 1 à 20, que deviendraient les rémunérations de Carlos Ghosn, de Renault, de Bernard Arnault, de LVMH, de Christophe Viehbacher, de Sanofi Aventis. Enquête sur les futures feuilles de paie de ces messieurs du CAC 40.

 

>>> À lire aussi dans cette édition

La campagne du Front de gauche

  • Le meeting de Jean-Luc Mélenchon, à La Réunion, devant 4000 personnes.
  • À Échirolles (Isère). Les citoyens ont pris la parole et on planché sur "dix engagements pour lesquels nous allons battre le pavé". Dans son allocution, Pierre Laurent a salué cette "mise en mouvement du peuple".
  • La chronique politique de Patrick Apel-Muller "La gauche prend des couleurs"

>>> À retrouver,  également, sur Humanite.fr

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