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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Trompé(s)

16 Juin 2017, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

 

Avec Macron, «il faut que tout change pour que rien ne change». 
 

Régime. D’artisanat tâtonnant qu’elle était, la fabrique de l’opinion – ourdie par la technocratie contemporaine dominante, les médias, certaines élites, les «économistes» de la haute, les tenants des classes supérieures, les maquignons CSP+ et autres, etc. – serait devenue industrie lourde, programmable à souhait ; et la manufacture des choses de l’existence réelle, un commissariat au Plan rangé dans les marges, renvoyé au rencart. Les complaisants, sans parler des collaborateurs de fortune qui osent tout, ont suivi le mouvement, passivement, lâchement. La matrice en tant que domination peut décider de tout, du moral, du bocal, du local, du primal, du sépulcral et d’une partie de notre à-venir, qui, encore une fois, nous échappe cruellement, comme si l’Histoire et son cortège de désillusions devaient se répéter...

Dont acte. Notre univers politique a changé de base. Au moins en apparence: il marche sur la tête. Regardons lucidement. Il y a trois, quatre mois encore, tout semblait en place, ou presque, pour que les Français puissent enfin renverser la Ve République. Et voilà qu’elle nous revient en pleine face, de la pire des manières. Du fait d’un seul homme, rien ne la calme plus. C’est même à se demander... Ceux qui pensaient que nos institutions héritées du gaullisme étaient usées jusqu’à la corde se seraient-ils trompés ? Pas du tout. Et c’est bien le problème, qui surgit comme un cas d’école: en quatre dimanches d’élections, Mac Macron a réussi la démonstration absurde qu’on peut réactiver par les urnes un système moribond.

Et, par une véritable OPA sur la démocratie, réinstaller au cœur de la République cette verticalité absolutiste de la monarchie républicaine dont les citoyens, majoritairement, ne voulaient plus entendre parler. Comment un énarque libéral, fils de la bourgeoisie provinciale ayant lissé ses costumes chez Rothschild, a-t-il intégré de manière jusqu’au-boutiste la logique d’un régime inventé par un ex-général d’armée? Ou, plus exactement, comment a-t-il compris que le suffrage universel, version présidentialisme, procédait uniquement d’un homme par le double effet de l’élection d’un chef de l’État et du fait majoritaire, lui l’ancien collaborateur de Normal Ier, lui qui venait de nulle part, sans même un parti à sa disposition il y a un an à peine?
 

 

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