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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Déclaration d'Hervé Bramy (PCF93)

30 Avril 2012, 12:06pm

Publié par PCF Villepinte

Rien ne peut plus retenir l’élan qui s’est levé en Seine-Saint-Denis ! Le 6 mai, Battons Sarkozy, votons Hollande

 

Aujourd’hui, au Raincy, entourés de ses plus fidèles partisans Eric Raoult, maire du Raincy, Jean Christophe Lagarde, maire de Drancy, Philippe Dallier, maire des Pavillons sous Bois, Nicolas Sarkozy a pioché dans toute la sémantique et l’idéologie du Front National pour –une fois encore- stigmatiser la Seine -Saint-Denis.

Avec ses amis, il ne supporte pas que dimanche dernier, les électrices et les électeurs de ce département aient massivement voté en faveur de la gauche.

Forts de ces résultats, ces hommes et ces femmes, ne se laisseront pas abuser par des paroles haineuses et méprisantes proférées par le président-candidat. Ils sont fiers de vivre en Seine Saint-Denis, territoire où les traditions ouvrières et d’accueil rejettent les choix racistes et antisociaux de l’extrême droite comme de la « droite populaire ».

Nicolas Sarkozy a développé son projet de division. Il a outrageusement vilipendé les électeurs et le candidat du Front de Gauche, Jean Luc Mélenchon, la direction de la CGT ou encore le journal l’Humanité qui a tapé juste en dénonçant la dérive pétainiste de son discours.

Les femmes et les hommes contraints de quitter leur terre natale seront toujours les bienvenus. Nous continuerons de nous rassembler pour vivre ensemble et pour le droit de vote des étrangers aux élections locales, comme c’est le cas dans de très nombreux pays européens.

Plus que jamais, nous ferons vivre les valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité, de liberté, de justice et d’égalité qui sont le cœur vivant du peuple de gauche de la Seine-Saint-Denis.

Amnésique, le candidat –président, amis des grandes fortunes et des marchés financiers, n’est à aucun moment revenu sur son bilan désastreux pour le pays, la Nation, le peuple de notre département.

 

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PPP en Seine-Saint-Denis : une signature comme un aveu !

30 Avril 2012, 12:04pm

Publié par PCF Villepinte

Communiqué du groupe communiste, citoyen, Front de Gauche pour une alternative sociale et écologique" du Conseil général de Seine-Saint-Denis

 

Réunis comme dans une étrange et nouvelle majorité, le PS et la droite ont signé publiquement jeudi dernier les contrats de partenariat public/privé avec les 2 grandes entreprises du bâtiment Eiffage et Fayat pour la construction et/ou la rénovation de 12 collèges.

Claude Bartolone, qui n’a jamais fait jusqu’à maintenant d’un événement public et solennel les signatures d’appels d’offres de marchés publics, choisit pourtant de présenter ici une bien drôle d’affiche : Un président socialiste, soi-disant défenseur du service public et hostile au « libéralisme dégénéré », se pose, décontracté et souriant aux côtés de la droite, en allié des grands groupes.

Comment ne pas être choqué ? Car si le recours au Partenariat Public/Privé ne constitue pas en lui-même une privatisation de l’éducation nationale, nous savons qu’il y contribue bel et bien. Se jeter ainsi le sourire aux lèvres vers une telle option est donc non seulement un aveu de résignation mais peut apparaître comme un aveu d’adhésion.

Nous ne pouvons nous y résigner. C’est pourquoi nous avons voté contre les PPP le 15 mars dernier.

Nous n’acceptons pas le raccourci qui consiste à dire ici et là qu’en refusant les PPP, notre groupe s’opposait à la construction et à la rénovation de collèges. Le département a certes besoin d’améliorer la capacité et la qualité d’accueil de ses collégiens mais il ne s’agit pas seulement de prévoir les murs de leurs établissements. Il faut aussi engager une vraie bataille pour que l’Education Nationale octroie le nombre d’enseignants et de personnels d’encadrement suffisant pour que nos élèves puissent évoluer dans les meilleures conditions.

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L'OIT critique les politiques d'austérité "contre-productives"

30 Avril 2012, 12:01pm

Publié par PCF Villepinte

L'Espagne comptait à la fin du premier trimestre près de 5,7 millions de chômeurs, soit un taux de 24,44%.

Monde - le 30 Avril 2012

 

 

 

Les politiques d'austérité assombrissent les perspectives de l'emploi dans le monde et quelque 202 millions de personnes seront au chômage cette année, 6 millions de plus que l'an passé, selon le rapport sur le travail dans le monde 2012 de l'Organisation internationale du travail (OIT) publié lundi à Genève.

"Notre chiffre estimé provisoire pour l'année 2011 est que le chômage total serait de 196 millions, et nous passerions en 2012 à 202 millions, une augmentation de 6 millions, et en 2013 à 207 millions, une augmentation de 5 million supplémentaires", a déclaré le Directeur de l'Institut international d'études sociales de l'OIT, Raymond Torres, lors d'une conférence de presse. "Ceci voudrait dire qu'on aboutirait à un taux de chômage d'environ 6,1% en 2012", a-t-il souligné. Cela pose d'autant plus problème, pour l'OIT, qu'environ 50 millions d'emplois font toujours défaut par rapport à la situation qui prévalait avant la crise de 2008.

Pour l'organisation basée à Genève, il est peu probable que l'économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d'emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période. Les tendances sont particulièrement préoccupantes en Europe, où le taux de chômage a augmenté dans près de deux-tiers des pays depuis 2010, selon le rapport de l'OIT. Par ailleurs, soulignent les experts, la reprise du marché du travail est aussi "au point mort" dans d'autres économies avancées, comme le Japon et les Etats-Unis. Ailleurs, les offres d'emplois ne sont pas à la hauteur des besoins d'une population en âge de travailler de plus en plus nombreuse et qualifiée, comme en Chine. Les déficits d'emplois demeurent critiques dans l'essentiel du monde arabe et de l'Afrique, selon l'OIT.

>>> Lire : Il faut créer 600 millions d’emplois dans le monde selon l'OIT

Selon le rapport, cet assombrissement des perspectives de l'emploi se traduit par une augmentation des risques de troubles sociaux, notamment en Europe, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. L'Amérique latine, où l'OIT constate un certain redressement de l'emploi, a en revanche vu son risque de troubles sociaux reculer. Pour l'OIT, les difficultés d'accès au crédit, notamment pour les PME dans les économies avancées, et les mesures d'austérité mises en place pour "apaiser les marchés financiers" sont à l'origine de cette dégradation de la situation de l'emploi. "L'austérité n'a pas produit plus de croissance économique", a souligné M. Torres, critiquant des politiques d'austérité "contre-productives" ayant conduit à une faible croissance économique et à des destructions d'emploi sans pour autant avoir réduit de façon majeure les déficits budgétaires. "Par exemple, en Espagne, le déficit a été réduit d'un peu plus de 9% du PIB en 2010 à 8,5% du PIB en 2011: une très petite réduction après un programme d'austérité drastique", a fait valoir M. Torres. Pour l'OIT, "le piège de l'austérité est en train de se refermer".

L'OIT encourage donc les gouvernements à mettre en place des stratégie de relance de la demande intérieure et se félicite que dans certains pays, comme en Inde, en Amérique latine, en Afrique du Sud ou plus récemment en Chine, les salaires semblent augmenter progressivement pour rattraper la productivité. Concernant l'Union européenne, M. Torres recommande aux autorités de repenser l'action de la Banque européenne d'investissement, afin qu'elle facilite des prêts pour relancer la croissance. L'expert pointe aussi la nécessité de revoir les objectifs des Fonds structurels européens afin qu'ils permettent de soutenir l'emploi, au lieu de développer les zones rurales comme ils l'ont fait jusqu'à présent.

Enfin, l'OIT est favorable à la mise sur pied d'une véritable politique d'emploi qui serait financer par un nouvel instrument financier au niveau européen.

À lire :

Une campagne présidentielle au pas des marchés financiers ?
Où sont les 1 000 milliards d’euros injectés par la BCE ?
Chômage : plus d’un million de chômeurs supplémentaires sous Sarkozy

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Pierre Laurent : "Il faut une défaite cuisante de Sarkozy"

29 Avril 2012, 06:31am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 27 Avril 2012

Front de gauche

Pierre Laurent à Marseille, le 14 avril. Photo : Sébastien Burlot (placeaupeuple2012.fr).

 

 

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, revient sur les résultats du 22 avril et le combat qui en résulte pour battre le président sortant. Pour lui, « plus la participation du Front de gauche à la victoire sera forte, plus elle sera marquée par ses idées », comme l’a été le premier tour.

Le Front de gauche a appelé, dimanche dernier, à battre Nicolas Sarkozy en votant François Hollande. Comment comptez-vous concilier cet appel avec votre volonté de continuer de porter les propositions du Front de gauche dans l’entre-deux-tours de la présidentielle et au-delà ?

Pierre Laurent. Notre appel à battre Nicolas Sarkozy et à élire François Hollande est très clair : ce n’est pas une déclaration de circonstances mais un appel à la mobilisation de toutes les forces du Front de gauche pour obtenir la victoire la plus large et la plus ample possible face au candidat de la droite. Dans les conditions concrètes du second tour de l’élection présidentielle, la seule manière de poursuivre le combat pour une mise en œuvre des propositions du Front de gauche est d’assurer la défaite la plus cuisante à Nicolas Sarkozy. Son programme, comme on le voit dans ses déclarations de guerre quotidiennes contre les droits sociaux et les syndicats, est bien pire que son bilan. Il conduirait à des régressions dramatiques pour les salariés et le pays s’il était appliqué. Nous avons la responsabilité d’empêcher ce cauchemar pour la France et l’Europe. Je le répète, il n’y a donc pour nous aucune hésitation à nous mobiliser. Plus la participation militante du Front de gauche à la victoire sera forte, plus cette dernière sera marquée par nos idées, comme l’ont été les résultats de la gauche au premier tour par notre score. Quand nous aurons gagné cette bataille, le débat sur le cap que doit prendre la politique de gauche aura encore plus de sens, les élections législatives en seront le moment fort.

Le score du Front de gauche est l’objet d’une bataille d’interprétation depuis dimanche, les sondages l’ayant annoncé plus haut. Ce résultat est-il en deçà de vos ambitions ou en êtes-vous satisfait ?

Pierre Laurent. Le score du Front de gauche est un événement majeur de l’élection et c’est une grande satisfaction. Évidemment, nos ambitions sont plus hautes encore que ce que nous avons obtenu. Des militants très engagés dans la campagne ont pu ressentir dans un premier temps un peu de déception – d’ailleurs davantage provoquée par le choc du score du Front national. Mais ne perdons pas de vue l’essentiel. Un bras de fer a lieu, en ce moment, en France et en Europe, entre les forces du capital et les forces sociales qui résistent à la généralisation des politiques d’austérité et au recul des droits sociaux. Dans ces conditions, nous parvenons à réunir quatre millions de voix sur une alternative de haut niveau. Nous créons les conditions de la victoire contre Sarkozy – car la percée du Front de gauche est la contribution la plus importante du premier tour au progrès de toute la gauche. Et nous maintenons ouvert, en cas de victoire de François Hollande, le débat sur le sens de l’alternative politique. Tout cela représente des victoires politiques incontestables.

Le vote Front de gauche 
est national et homogène, c’est une nouveauté de ce scrutin…

Pierre Laurent. Cette généralisation des résultats est le produit de la dynamique unitaire que nous avons créée avec le Front de gauche. Nous avons remis en mouvement des forces populaires, larges, dans des zones de forte influence communiste aussi bien que des forces nouvelles partout ailleurs. Nos idées ont atteint un nouveau seuil de crédibilité. Face à la gravité de la crise, la conscience que l’alternative doit se construire sur des politiques de rupture franche avec les logiques libérales a gagné des électeurs de toutes les catégories socioprofessionnelles et de toutes les familles de la gauche. La cohérence des propositions du Front de gauche a constitué un facteur d’unité et de rassemblement.

 

Étant donné que l’un de vos objectifs était de devancer le FN dans une stratégie d’affrontement direct avec lui, comment appréciez-vous son score, inédit, de 18 % ?

Pierre Laurent. Nous avons engagé une bataille salutaire, essentielle, qui doit se poursuivre et s’amplifier. Nous avons d’ailleurs été bien seuls à la mener alors que le résultat du premier tour montre que nos mises en garde étaient justifiées. Dans toute l’Europe, les politiques mises en œuvre par les gouvernements, sous la conduite de Sarkozy et de Merkel, visent à détruire les garanties sociales et collectives, à attaquer le droit du travail, à mettre en cause les syndicats. Ces politiques de division nourrissent des poussées d’extrême droite parce qu’elles favorisent le discours qui oppose les travailleurs les uns aux autres. Droite et FN cultivent le même terreau. C’est pour cela que le FN récupère une partie importante des déçus du sarkozysme. Ce qui est inquiétant, c’est que le vote de protestation se mue de plus en plus en une adhésion aux thèses qui articulent le rejet de l’immigration à la préférence nationale. La question posée par ce score est bien celle d’une reconquête politique et idéologique d’une partie des milieux populaires autour des idées de progrès, de solidarité, de solutions collectives à la crise. Ce n’est donc pas en flattant peu ou prou les thèses du FN qu’il peut y avoir le moindre espoir. L’erreur souvent faite par la gauche dans la dernière décennie a été de renoncer à promouvoir des solutions de sortie de crise assises sur la solidarité. Dans ces conditions, elle se met inévitablement en situation de faiblesse. Son devoir est de prendre la tête d’un combat qui unisse le monde du travail pour reconquérir des droits sociaux contre le pouvoir de la finance et des grands groupes capitalistes comme ceux du CAC 40. Le Front de gauche, en avançant des propositions fortes contre la crise, prend le seul chemin qui peut faire reculer durablement les idées portées par le FN. Nous avons marqué des points dans cette campagne. Une partie importante du monde syndical est engagée à nos côtés dans cette bataille.

Un nouveau cap a été franchi par Nicolas Sarkozy déclarant, mardi, que Marine Le Pen « est compatible avec la République ». Est-ce le signe d’un candidat en difficulté qui tente par tous les moyens de se faire réélire, ou s’agit-il, plus profondément, d’une conversion de la droite aux thèses du FN ?

Pierre Laurent. L’attitude de la droite relève à la fois d’une fuite en avant pour éviter le rejet grandissant d’une partie du peuple et d’une dérive politique. Pour sauver son pouvoir, Nicolas Sarkozy cherche à puiser par tous les moyens dans le réservoir de voix du FN. Mais cette attitude accentue les convergences idéologiques autour d’un bloc d’ultradroite qui fait sien un socle idéologique alliant l’enfoncement dans les politiques d’austérité, avec ses conséquences sociales désastreuses pour la majorité des salariés, et la promotion d’idées de mise en concurrence des salariés entre eux, qui est en réalité le fonds de commerce du FN. La tentative, dans la foulée de Marine Le Pen, de récupérer le 1er Mai sur le thème fallacieux du « vrai travail », en est un signe clair. Sa politique opposera sans cesse les travailleurs entre eux pour tirer vers le bas leurs droits et leurs conditions de vie et de travail. C’est pourquoi nous avons besoin – c’est la première marche pour remporter une très grande victoire le 6 mai – d’une mobilisation exceptionnelle le 1er mai, pour relever le défi de cette provocation.

 

La pérennisation des liens créés pendant la campagne avec les syndicalistes est-elle un enjeu pour l’avenir ?

Pierre Laurent. Le retour d’un débat politique de haut niveau sur les solutions aux grandes préoccupations sociales du monde du travail est un des acquis essentiels de la campagne du Front de gauche. Nous avons retissé des liens avec des milliers de syndicalistes qui ont choisi de se mêler à nouveau du débat politique. L’un des défis qui est devant nous est de poursuivre ce travail car demain, si nous changeons de majorité, la construction de rapports de forces sociaux, l’existence de mobilisations sociales, la persistance de l’intervention populaire seront indispensables pour construire de nouvelles lois répondant à l’intérêt des travailleurs. Continuer ce dialogue politique et bâtir ensemble les conditions de ces rapports de forces est aujourd’hui un objectif partagé par le Front de gauche et de très nombreux syndicalistes dans le pays.

Les résultats du premier tour vous placent cependant loin derrière François Hollande, qui réalise lui aussi un très bon score. Cela risque-t-il de peser sur le résultat des législatives ?

Pierre Laurent. Au contraire, le score de dimanche dernier décuple nos ambitions. La situation pour aborder ces élections n’a jamais été aussi positive et la dynamique de l’élection présidentielle peut être amplifiée. D’autant que l’enjeu, si nous battons Nicolas Sarkozy, sera de créer les conditions d’une majorité parlementaire de gauche capable de mener à bien le changement qu’attendent les Français. La présence de nombreux députés du Front de gauche à l’Assemblée nationale avec les propositions que nous avons avancées dans la campagne sera la meilleure des garanties pour que les lois nouvelles votées répondent concrètement aux attentes des travailleurs et de leurs familles. Beaucoup d’électeurs de gauche, très au-delà de ceux qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, peuvent entendre ce message. Dans de très nombreuses circonscriptions, les candidats du Front de gauche peuvent être en tête au soir du premier tour de l’élection législative.

 

Si la gauche remporte les élections législatives de juin, vous devrez décider si vous participerez ou non au gouvernement. Quels seront les critères pour trancher cette question, et comment comptez-vous procéder pour vous accorder avec les autres composantes du Front de gauche ?

Pierre Laurent. Tous nos efforts depuis le début de la construction du Front de gauche visent la mise en œuvre effective de solutions de progrès à la crise. Notre combat ne cessera pas tant que nous n’aurons pas créé les conditions d’un soutien majoritaire à ces propositions. Au lendemain des législatives, nous évaluerons la situation. Nous l’avons dit, nous n’irons pas au gouvernement pour appliquer une politique qui ne marquerait pas de rupture forte avec les logiques actuelles d’austérité et de reculs sociaux. Aujourd’hui, les déclarations du Parti socialiste indiquant que le programme de François Hollande est à prendre ou à laisser empêchent d’envisager de gouverner en commun. Nous mènerons la bataille des législatives comme celle de l’élection présidentielle, avec l’ambition de débloquer la situation. Y parviendrons-nous ? C’est ce que nous aurons à apprécier au lendemain du scrutin. L’ensemble des communistes sera consulté sur cette question. Nous en discuterons avec nos partenaires du Front de gauche ainsi qu’avec les citoyens qui s’y sont engagés ou ont voté pour lui. Et nous réunirons une conférence nationale extraordinaire du PCF dans la semaine suivant le second tour des législatives. Avec l’ensemble de ces forces, nous aurons à prendre des décisions, non seulement sur la question du gouvernement, mais plus largement sur les objectifs qui seront les nôtres dans cette nouvelle situation.

On parle 
de 350 circonscriptions 
où le FN pourrait se 
maintenir au second tour en 
provoquant des triangulaires. 
Quelles dispositions 
le Front de gauche 
se propose-t-il de prendre 
si, dans certaines 
d’entre elles, il y a danger d’une élimination de 
la gauche dès le premier tour ?

Pierre Laurent. D’abord, nous pouvons modifier cette situation. Une mobilisation forte des électeurs de gauche aux législatives peut réduire fortement le nombre de circonscriptions où le FN serait une menace. Tout doit être fait pour empêcher l’entrée de l’extrême droite à l’Assemblée nationale. Nous appelons le reste de la gauche à travailler avec nous à cet objectif. Dans les circonscriptions où existerait un danger, nous sommes disponibles pour débattre avec les autres forces de gauche des moyens de parer à cette éventualité.

 

Entretien réalisé par 
Julia Hamlaoui et 
Sébastien Crépel

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Législatives : Jean-Luc Mélenchon souhaite que PS et FG "s'accordent partout où le risque FN existe"

28 Avril 2012, 16:09pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 28 Avril 2012

 

 

 

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle a affirmé samedi avoir discuté avec Martine Aubry sur sa proposition de négocier sur les circonscriptions où il y a un "risque" Front national, annonçant des discussions pour le "début de semaine prochaine".

"Martine Aubry m'a appelé parce que, si j'ai bien compris, François Hollande lui a demandé de le faire pour répondre à l'appel que j'ai lancé" de s'unir contre le FN aux législatives afin de "ne pas avoir le ridicule de choisir entre le FN et la droite populaire alors que tout ça c'est tout du pareil au même", a-t-il dit à des journalistes en marge du Conseil national de son Parti de gauche réuni à l'Espace Robespierre d'Ivry-sur-Seine.

Lors de l'émission Des paroles et des actes jeudi soir sur France2, le candidat socialiste à la présidentielle avait estimé, en réponse à Jean-Luc Mélenchon : "c'est tout à fait clair, lorsqu'il y a un risque d'élimination de la gauche au second tour des élections législatives, de nous mettre ensemble dès le 1er tour. Ca peut arriver dans certaines circonscriptions, je suis tout à fait favorable à cette démarche". Martine Aubry a également pris contact avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a précisé le co-président du Parti de gauche .

D'ici la réunion avec les délégués aux élections du PS et du FG qui se tiendra "en début de semaine prochaine", les socialistes "font tourner les ordinateurs", a-t-il ajouté alors qu'une réunion de travail au sein du Front de gauche se tiendra sur le sujet lundi. Le député européen s'est félicité de pouvoir avoir cette discussion, souhaitant que Parti socialiste et Front de gauche "s'accordent partout où le risque FN existe" pour des candidatures uniques. Selon les estimations, la probabilité que la gauche ne soit pas présente au second tour des législatives pourrait concerner de 60 à 100 circonscriptions.

Jean-Luc Mélenchon a aussi mis en garde contre une élimination du Front de gauche de l'Assemblée nationale et appelé à une "proportionnelle de gauche": "les socialistes disent qu'ils veulent changer la Constitution pour mettre de la proportionnelle, c'est le moment d'en mettre maintenant!", a-t-il expliqué, soulignant le fait que si "le FN qui n'est pas républicain n'y est pas, ça ne manque à personne".

Quant à une éventuelle circonscription pour lui-même, aucune décision n'a encore été prise. "Rien n'est décidé", a-t-il dit à la presse qui se pose la question "d'y aller ou de mener la bataille" au niveau national. Après une réunion vendredi soir avec les principaux responsables du Front de gauche, pour l'instant, son point de chute, "ce n'est pas plus à Marseille qu'ailleurs", a d'ailleurs assuré Eric Coquerel après un écho en ce sens dans Libération samedi. Pour le conseiller de Mélenchon, ce sera en tout cas "plutôt une région urbaine que l'Ardèche" si le leader du FG y va. Une décision pourrait être prise la semaine prochaine, au plus tôt. "Pas la peine d'attendre 107 ans", selon un cadre. Mais "il n'y a pas urgence", a tempéré Jean-Luc Mélenchon.

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Déclaration de Mme Jacqueline Fraysse,

28 Avril 2012, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

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Déclaration de Mme Jacqueline Fraysse,

Députée de la 4ème circonscription des Hauts-de-Seine

Nanterre, le 26 avril 2012

La commémoration du 1er mai revêtira cette année un goût particulier. Dans un contexte de campagne électorale où tous les dérapages semblent justifiés pour courtiser l’électorat d’extrême-droite, le Président sortant, candidat à sa propre succession, a appelé à un rassemblement pour célébrer « la fête du vrai travail ».

Après s’en être pris pendant 5 ans, avec une rare constance, aux droits des travailleurs en introduisant toujours plus de flexibilité et d’insécurité sociale, en repoussant l’âge de départ à la retraite, en vidant de sa substance la loi sur les 35h, en permettant le travail dominical ou en fragilisant les services publics, Nicolas Sarkozy s’attaque aujourd’hui à ce symbole international de l’unité des travailleurs et des luttes pour leurs droits auxquelles le 1er mai rend hommage. Jean-Marie Le Pen et le maréchal Pétain l’avaient déjà fait avant lui.

Décidemment, jamais Président de la République n’aura autant méprisé les travailleurs et divisé les Français. Jamais Président de la République n’aura été si peu à la hauteur de sa fonction.

Mais de quoi et de qui parle Nicolas Sarkozy en évoquant le « vrai travail » ? Sont-ce les banquiers et les spéculateurs, qui se sont enrichis sous son regard bienveillant ? Sont-ce les héritiers du capitalisme français, les Bouygues, les Arnault, les Dassault, qui l’ont toujours soutenu et qui doivent leur fortune moins à leur travail qu’à leurs parents ? Sont-ce ses autres amis qui siègent aux conseils d’administrations des entreprises du CAC 40 et qui prônent la flexibilité pour l’ensemble des salariés et la prise de risque, mais qui ont su se mettre à l’abri des fluctuations de la vie en s’octroyant des salaires mirobolants, des stockoptions en pagaille et de généreuses retraites-chapeau ?

Il y a les paroles, et il y a les actes. Le candidat de la « valeur travail » a-t-il oublié qu’à l’issu de son mandat, la France compte un million de chômeurs en plus ? Toute honte bue, Nicolas Sarkozy nous ressort son discours sur la revalorisation du travail, lui qui a systématiquement rejeté les propositions des députés du Front de gauche qui demandaient simplement que les revenus du capital soient taxés à la même hauteur que ceux du travail.

Il existe deux façons simples et irréfutables de répondre à ces manœuvres  grossières et insultantes pour l’ensemble des salariés. La première, c’est de rejoindre, mardi prochain, le cortège des travailleurs et des syndicats qui partira à 15h de la Place Denfert-Rochereau à Paris pour rejoindre la Place de la Bastille. La seconde, c’est de voter le 6 mai prochain pour le candidat socialiste.

Jacqueline Fraysse

Contact presse :

Gilles Mortreux

Gilles.mortreux@mairie-nanterre.fr

01.47.29.59.12

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Nuance(s): quand le lepénisme occupe toutes les têtes...

28 Avril 2012, 06:03am

Publié par PCF Villepinte

Qui sont vraiment les électeurs du Front national? Et pourquoi oublie-t-on le beau score de Jean-Luc Mélenchon?

Coupable. Percluse de servilité nihiliste, la sous-France est ressortie des urnes dans le fracas d’une mobilisation lepéniste préoccupante. Curieuse soirée électorale, n’est-ce pas. Comme si l’épaisseur de la couche bleu marine devait voiler l’ampleur du ciel rouge et son horizon. Pour absurde et injuste que soit ce raisonnement, puisque, tout de même, quelque trois millions de personnes en plus par rapport à 2007 ont choisi 
un bulletin Front de gauche et les clefs du futur, tenons-nous en, un instant, au retour du phénomène d’extrême droite. Car comment effacer des esprits et de la vie de nos concitoyens les scores obtenus par la famille Le Pen, qui, additionnés à ceux de Nicoléon, constituent un socle ultra-droitier et néo-pétainiste très considérable ? Le bloc-noteur, pessimiste en diable, plaide ici doublement coupable. Primo : d’avoir souvent joué (ce n’est pas un jeu) les oiseaux de mauvais augure en affirmant que l’épouvantable atomisation sociale actuelle pouvait produire le meilleur (un front du peuple) comme le pire (une réaction fascisante et xénophobe), le pire étant une éventualité sérieuse, au moins à court terme... Secundo : d’avoir cru, au passage 
de l’hiver, à la faveur d’une campagne du Front de gauche 
en tout point admirable, au reflux assez inexorable du vote 
en faveur de fifille-nous-voilà… Que les choses soient claires. Se sentir «coupable» n’est ici qu’une formule de style. Car la réalité de ce que nous pensons se situe en effet au milieu de ces deux plaider-coupable… Nuançons donc.
D’abord, une question : l’ampleur du score de Le Pen doit-il nous mettre dans un état de sidération? Réponse radicale: non! Osons même préciser: sans l’affaire Mohamed Merah, sans doute aurait-il été moins haut; mais sans l’ardeur au combat de Jean-Luc Mélenchon, sans doute aurait-il été plus haut… Sauf bien sûr si l’on considère que les 6,5 millions de Français qui ont préféré le Fhaine sont tous devenus d’irascibles racistes et xénophobes, ce qui, nous le savons, n’est pas le cas, même si nous sommes incapables de quantifier scientifiquement la réelle proportion d’adhésion aux idées lepénistes parmi les bataillons d’excités du bulletin.
Pétainisme. Les commentateurs présentent le vote FN comme un «vote de colère», rarement comme un vote de nature idéologique. Permettez-nous d’en douter. Certes, nous ne pensons pas que tous ces électeurs sont voués ad vitam aeternam à l’obscurantisme. Peut-être comprendront-ils un jour qu’ils sont victimes du syndrome de Stockholm: ils s’identifient beaucoup à leurs bourreaux potentiels. Néanmoins, rien ne permet de dire que ceux qui ont rallié ce camp l’ont fait «par défaut». Pour comprendre, référons-nous aux plus récentes enquêtes, datant de l’automne 2011, qui montraient que l’adhésion aux «idées» du FN dans l’opinion publique n’a jamais été aussi élevée, environ 30%. Notons, en complément, que le rejet catégorique de ces mêmes «idées» n’a jamais été aussi faible: environ 35%. Tous les indicateurs (sondages+urnes) le signalent donc: depuis qu’elle a pris la succession de droit divin du paternel, fifille-nous-voilà a, hélas, offert à l’extrême droite le changement d’allure (vitesse et blondeur) qu’elle souhaitait. Au point où vont les choses, est-il faux de prétendre que des millions de Français ayant voté Le Pen se réclament ouvertement du racisme, de la xénophobie, du rejet de la différence, de l’exclusion? Les spectres de la vieille France hantent encore notre histoire. Le nier s’apparente à un déni.
Social. Partant du principe assez élémentaire que c’est 
le réel que nous devons changer, ne négligeons pas ses spécificités comme ses nuances. Rien n’est vain ni définitif. Évoquons donc tous les aspects (tous !) de la réalité. Car depuis dimanche, comme par miracle, le résultat du Front de gauche (près de 4 millions de voix !) est régulièrement passé sous silence, quand il ne s’agit pas de le transformer en «échec». L’aveuglement des uns n’a d’égal que le calcul politique des autres. Un but préside à ce concert médiacratique: mettre les thèmes d’extrême droite au centre du jeu, pour continuer 
de nous éloigner des vrais sujets, l’égalité, le partage des richesses, les salaires, la formation, etc. En somme, détourner la colère qu’éprouvent nos concitoyens vers d’autres cibles, le voisin de palier, l’héritier de l’immigration, le professeur, l’épicier arabe, la femme de ménage un peu trop noire… Allez, une conviction contre l’horreur. Pour le lettré ayant lustré ses fonds de culottes sur les bancs de la République et usé ses yeux dans les livres des Illustres, mais aussi et surtout pour l’ouvrier martelé par les coups du capitalisme, le Front de gauche est la seule forme politique d’à-venir, en tant qu’elle place la question sociale au centre de tout son projet. Plus sûr moyen de ramener à la République tous ceux qui ont tourné le dos, sans le savoir, à leurs propres intérêts.
[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 27 avril 2012.]
 

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Qui sont les électeurs du Front de gauche?

28 Avril 2012, 05:57am

Publié par PCF Villepinte

 

Politique - le 26 Avril 2012

Présidentielle

Militants au meeting du Front de gauche à Montpellier

 

 

Exclusif. Le premier tour a marqué pour le Front de gauche le franchissement d’une étape en obtenant avec 11,1 % le score à deux chiffres visé en début de campagne. Qui sont ces électeurs ? Comment la campagne de Mélenchon a-t-elle été reçue par les catégories populaires ? Une étude de l’institut CSA pour l’Humanité aide à mieux comprendre la composition de cet électorat.

Un électorat actif

En regardant la sociologie de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon, ce qui saute d’abord aux yeux est sa composition très majoritairement faite d’actifs. En se penchant sur les résultats par classe d’âge, la différence est très nette entre les électeurs en âge de travailler, parmi lesquels il réalise des scores conformes ou supérieurs à sa moyenne nationale, et les retraités chez qui, avec 8 % seulement des plus de 65 ans, il obtient des résultats nettement inférieurs.

Cette constatation d’un électorat actif est confirmée par l’étude du vote par catégorie socioprofessionnelle. Le candidat du Front de gauche réalise ses meilleurs scores parmi les employés et les ouvriers (respectivement 12 et 14 %). Yves-Marie Cann, directeur d’études au département opinion de l’institut CSA, y voit un signe que « la stratégie mise en œuvre par Jean-Luc Mélenchon au cours des derniers mois, en contestant à Marine Le Pen la mainmise sur le vote ouvrier, a porté ses fruits. Il a en tout cas été entendu par une partie des classes populaires qui ont voté pour lui à un niveau légèrement supérieur à la moyenne nationale ». Cela n’était pas acquis d’avance : en début de campagne, les études attribuaient au Front de gauche de meilleurs scores parmi les catégories socioprofessionnelles supérieures 
(CSP +) que parmi les catégories populaires.

Pour autant, Jean-Luc Mélenchon arrive aussi à attirer sur sa candidature des catégories qui ne lui sont pas naturellement acquises, parmi les CSP +, où il se situe à 11 %. Il y obtient son meilleur score, avec 14 % chez les professions intermédiaires.

Des jeunes plus convaincus que la moyenne

L’électorat de Jean-Luc Mélenchon est sensiblement plus jeune que la moyenne de l’électorat. Son meilleur résultat se trouve chez les 
18-24 ans avec 16 % des suffrages, soit un score de 5 points supérieur à sa moyenne nationale. Yves-Marie Cann y voit un phénomène important : « On a pu noter tout au long de la campagne que cette catégorie d’âge apparaissait dans les enquêtes très peu mobilisée, avec un fort potentiel d’abstention au premier tour ou une tentation du vote protestataire avec une tension entre un vote autoritaire, anti-universaliste, incarné par Marine Le Pen, et un vote qui, tout en conservant un caractère protestataire, paraissait beaucoup plus humaniste, incarné par Jean-Luc Mélenchon. À la lecture de cette étude, on note que ce dernier a su capter une proportion significative du vote des jeunes. »

Un vote qui reste cependant volatile : « C’est un électorat qui est en cours de socialisation, d’affiliation politique, explique le directeur d’études de CSA. Ce score est très encourageant mais il va falloir engager un processus de fidélisation au cours des prochains mois. »

Transformer l’essai

Un électorat du Front de gauche s’est-il durablement constitué à l’occasion de cette élection présidentielle ? Pour Yves-Marie Cann, « il faut encore transformer l’essai ». En ligne de mire : les élections législatives de juin. On sait par expérience que la participation y est traditionnellement plus faible que pour une élection présidentielle et que l’on y note une déperdition particulièrement élevée parmi l’électorat le plus jeune. La mission du Front de gauche consiste donc maintenant à remobiliser et à fidéliser à cette occasion les électeurs d’avril. Pour Yves-Marie Cann, le Front de gauche a de bonnes bases pour y parvenir : « L’élection présidentielle reste le scrutin mère du système politique français. Elle permet d’établir un rapport de forces qui influence le déroulé des cinq années suivantes. Avoir aujourd’hui un leader et une force politique avec un score à deux chiffres va permettre de peser sur le cours des prochaines années, surtout dans le cas d’une 
alternance.»

Sondage exclusif CSA/l’Humanité réalisé en ligne le 22 avril 2012. Échantillon national représentatif de 5 969 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales, constitué d’après la méthode des quotas : sexe, âge, profession de la personne interrogée et après stratifi cation par région et catégorie d’agglomération. Le vote des catégories populaires est établi sur la base du vote des ouvriers et des employés, et des anciens ouvriers et employés à la retraite, soit 2014 invidus.

Mélenchon encaisse l’addition de 2007 en 2012. Un regard attentif des reports de voix entre 2007 et 2012 réserve quelques surprises. Pas du côté des communistes, l’électorat de Marie-George Buffet s’étant « massivement rassemblé » (80 %) autour du Front de gauche en 2012, note l’étude. Ni de celui d’Olivier Besancenot, qui a boudé la candidature Poutou pour se reporter, à 40 %, sur celle de Mélenchon. À la marge, l’électorat FN (3 %) et UMP (2 %) a également choisi le Front de gauche. Ce qui « interpelle », note Yves-Marie Cann. Le report de 10 % d’électorat de François Bayrou : un « glissement » rendu possible 
car le bulletin Bayrou en 2007 était perçu « comme une candidature antisystème » : « Il y avait une composante protestataire dans ce vote. ». De même pour les électeurs de Ségolène Royal, dont 12 % se sont reportés sur Jean-Luc Mélenchon, sans perte pour François Hollande, qui reste « à un niveau supérieur » à celui atteint par la candidate PS en 2007.

Adrien Rouchaleou

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DECLARATION COMMUNE 1er mai

27 Avril 2012, 11:11am

Publié par PCF Villepinte

CGT, FSU, UNEF, Autremonde, La Cimade, Collectif 31 mai,Femmes Egalité, JOC, LDH, MRAP, RESF, SOS Racisme

republique

  1er mai 2012 placé sous le signe de la « Solidarité internationale et du progrès social

», les signataires de la Plateforme :

 « Pour la régularisation des travailleurs-euses sans papiers et l’égalité de traitement entre Français(es) et Etranger(e)s dans les études et au travail » réaffirment :

Dans leur très grande majorité, les migrants, qu’ils soient avec ou sans papiers, sont des

travailleurs-euses ou des futurs travailleurs-euses. Ils n’ont vocation, ni à être victimes de la déréglementation sociale, ni à en être les vecteurs. Ils ne prennent le travail de personne. Ils sont partie intégrante du salariat.

Avec RESF et dernièrement avec le mouvement de grève des travailleurs-euses sans papiers et « le groupe des 11 », ces hommes et ces femmes, qui se sont levés pour faire valoir leurs droits, ont montré qu’ils sont totalement intégrés dans notre pays, que ce soit par leurs enfants, leurs études, ou leur travail.

En conséquence, dès maintenant, nous demandons :

La régularisation de tous les grévistes, qui, par leur détermination et leur engagement

 

dans l’action, ont permis de « faire bouger les lignes » dans la société et dont les

dossiers n’ont pas été encore examinés ou rejetés, en totale contradiction avec les

engagements pris par le gouvernement actuel.

•La mise en place d’un moratoire concernant les mesures d’expulsion. 

• L’ouverture immédiate de négociations à partir des points définis par les signataires de

 

la Plateforme et notamment ceux portant sur :

1. La régularisation des travailleurs-e-s sans papiers sur la base des critères

nationaux améliorés, simplifiés, sécurisés par la loi et/ou la réglementation.

2. La régularisation des salarié-e-s migrants contraints de travailler « au noir », en

obligeant leurs employeurs à les déclarer (ou en le leur permettant) et en

généralisant ce qui a été mis en oeuvre dans le mouvement des travailleur-e-s

sans papiers.

3. La régularisation de tous les jeunes majeurs scolarisés ou en formation, avec

autorisation de travail.

4. La délivrance de plein droit de titres de séjour pérennes aux travailleur-e-s

ainsi qu’à leurs familles sur la base des critères définis nationalement.

5. L’abrogation de la circulaire Guéant-Bertrand du 31 mai 2011 et la facilitation

de l’obtention d’une carte de séjour permettant aux diplômés étrangers qui le

souhaitent de rester travailler ici.

6. L’attribution aux étudiants étrangers d’une carte de séjour pluriannuelle, de la

durée des études en France.

7. La généralisation du droit au travail à l’ensemble des détenteurs et des

demandeurs de titres de séjour (y compris les demandeurs d’asile).

Pour appuyer ces légitimes exigences, nous appelons tous ceux et celles qui les partagent à rejoindre le cortége des signataires de la Plateforme dans la manifestation du 1er Mai.    

 

 

 

 

 

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Front national: un défi pour la gauche, toute la gauche

26 Avril 2012, 21:43pm

Publié par PCF Villepinte

 
On dit souvent que la France est «très à droite». Disons plutôt que la droite est extrêmement à droite.

L a réalité en face. Contrairement à ce que nous aurions pu croire il y a encore quelques semaines, l’élan électoral de Marine Le Pen n’a pas explosé en plein vol. Près de 6,5 millions d’électeurs ont, en toute conscience, choisi le bulletin de la honte. Un million de voix de plus que le père, en 2002. La performance, qui n’était alors qu’un exploit, frappe cette fois par son implantation nationale. Triste à admettre, le pays de Jaurès et d’Hugo est gravement malade. Malade du sarkozysme. Malade du lepénisme. On dit souvent que la France est «très à droite». Disons plutôt que la droite est extrêmement à droite. Car, voyez-vous, quand la droite et l’extrême droite se disputent le même terrain idéologique, quand Nicolas Sarkozy annonce un 1er Mai antisyndical en utilisant des mots qui rappellent de lugubres souvenirs à la classe ouvrière, qu’entend-on? D’odieux syllogismes vichystes. Et d’évidentes convergences pour l’avenir…

Le Pen a profité du tapis rouge que les Sarkozy, Hortefeux et autres Guéant ont déroulé sous ses pieds. Si l’argument à lui seul ne suffit pas à expliquer l’ampleur d’un vote, ne le sous-estimons surtout pas! Identité nationale, immigration, islamalgame, méthodes ultra-sécuritaires, logiques d’exclusions, etc. : en imposant les pires débats, Sarkozy a désenclavé les thèses du FN, réveillant la bête nihiliste et préfascisante par temps de crise.
Car l’atomisation sociale ne promet que ruine et haine de l’autre. Or l’histoire nous a enseigné un invariant : quand l’extrême droite se met à parler de social, le danger lui aussi devient extrême! Le vote FN ne serait qu’un «vote de colère», rarement de nature idéologique. Est-ce toujours vrai quand la banalisation des idées xénophobes signe dans toute sa tragédie la responsabilité du sarkozysme depuis cinq ans? Est-ce toujours vrai quand l’adhésion aux «idées» du FN dans l’opinion publique n’a jamais été aussi élevée, environ 30%?

Comment des individus, modestes, miséreux, peuvent-ils à ce point voter contre leurs intérêts? Tout citoyen de raison reste confondu devant cette contradiction. La réalité du FN est donc un défi républicain pour la gauche. Pour le comprendre, prenons comme lieu d’étude quelques quartiers populaires sur lesquels beaucoup fantasment sans jamais y mettre les pieds? Quel est par exemple le score de Le Pen en Seine-Saint-Denis ou dans le Val-de-Marne, départements si décriés dont on nous abreuve d’images anxiogènes? 13,5% et 11,8%, autrement dit bien loin de ses résultats dans le Sud-Est, dans l’Est, dans les communes rurales ou périurbaines, où elle dépasse allègrement les 20%. Moralité ? Dans certaines zones de grandes populations et de paupérisation, décrites comme le terreau du lepénisme, sa «représentante» ne représente pas grand-chose…

En somme, Le Pen est contestée là où les Français assument ce qu’ils sont, solidaires et universels, là où l’aspiration à l’égalité est le plus revendiquée, à commencer par les héritiers de l’immigration. Mieux, le lepénisme est contenu et parfois il recule là où le Front de gauche progresse, quand les militants de la République sociale se dévouent corps et âme, auprès du peuple qui souffre, dans cette difficile mais joyeuse tâche qu’est l’éducation populaire – l’arme absolue pour faire reculer l’obscurantisme et les peurs… Prochaine étape ? Soyons nombreux, aux côtés des syndicats, dans les défilés du 1er Mai! D’ordinaire, seule l’extrême droite tente d’occuper le pavé parisien pour contester les revendications des travailleurs. Sarkozy a décidé de se rallier à cette tradition lepéniste. Rien d’étonnant.

 

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