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Articles avec #retraites

RETRAITE-E-S EN COLERE!

13 Mars 2013, 19:35pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 13 Mars 2013

Pouvoir d'achat

 

Retraités mais pas sacrifiés !

 

 

Réunis hier à Paris, les retraités de l’UCR-CGT ont interpellé sur la baisse de leur pouvoir d’achat, en pleine négociation sur les retraites complémentaires. 

À la veille d’une négociation primordiale sur la réforme du système des retraites complémentaires (Agirc-Arrco), l’Union confédérale des retraités (UCR) CGT a lancé un appel à une grande campagne revendicative, hier, à la gare Saint-Lazare (Paris), interpellant sur l’érosion régulière de leur pouvoir d’achat. « Mon niveau de vie baisse tous les ans, je touche une retraite de 1 660 euros par mois », raconte Jean-Pierre. En retraite depuis dix ans, cet ancien des PTT estime qu’« en quinze ans, les retraités ont perdu près de 20 % de leur pouvoir d’achat ». Une situation que Colette, retraitée de la fonction publique depuis cinq ans, connaît bien. « Avec 1 380 euros par mois et 800 euros de loyer, il ne me reste plus qu’environ 500 euros pour vivre », explique-t-elle. Elle qui se considère « dans la misère » a dû rogner sur ses loisirs pour joindre les deux bouts. « Une vie au rétréci » que Colette n’a pas choisie, une preuve de plus du malaise profond que traverse la société. « Plus ça va et moins on combat la pauvreté, dont les femmes sont les premières victimes. On se contente juste d’aménager un système autour. »

Parce que la menace pèse lourd de voir les pensions de retraites diminuées sous les coups d’un patronat qui compte bien sauver le système en tapant sur les retraités, l’UCR a décidé de se remonter les manches. Le 28 mars, l’organisation CGT des retraités appelle à une journée d’action dans toute la France. Le but : mobiliser les élus, les retraités et tous les citoyens autour de la question. Et la date n’est pas choisie au hasard. Au 1er avril, traditionnellement, les pensions de retraites devraient être revalorisées à hauteur de l’inflation, mais le patronat exige, dans le cadre des négociations sur les retraites complémentaires, que celles-ci soient désindexées de l’inflation. Les retraités, qui demandent une revalorisation générale des pensions, entendent bien que leur mobilisation, juste avant le 1er avril, pèse de tout son poids dans la balance. Une urgence quand aujourd’hui, rappelle l’UCR, « un retraité sur deux, en majorité des femmes, gagne moins de 1 100 euros par mois ».

Retraites complémentaires : les négociations toujours bloquées, les syndicats pessimistes
Éric Aubin : "Ce qui était mauvais en 2010 le reste en 2013 "
Réforme des retraites : de dangereuses pistes

Marion d’Allard

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RETRAITE

12 Mars 2013, 08:58am

Publié par PCF Villepinte

 

Allongement de la durée de cotisation : « un appel aux vieilles lunes libérales »

Allongement de la durée de cotisation : « un appel aux vieilles lunes libérales »

 

Au moment même où les manifestants battaient massivement le pavé contre le projet de loi de sécurisation de l'emploi et l'accord CFDT-Medef, le gouvernement donnait le top départ d'une nouvelle réforme des retraites pour 2013.

Malheureusement, rien de positif ne semble sortir de la lettre de mission donnée par le gouvernement à la commission pour l'avenir des retraites installée le 27 février dernier.

Les « différents leviers susceptibles de consolider notre système de retraite par répartition » envisagés par le gouvernement ne changent pas la logique des réformes antérieures, celles-là même qui n'ont pas permis de résorber les fameux déficits de la branche vieillesse.

C'est aux vieilles lunes libérales que le gouvernement compte faire appel en priorité en remettant sur la table l'allongement à 62 ans de la durée de cotisation et la désindexation des pensions des retraités. Une fois de plus, ce sont les retraités qui paieront.

Nous sommes loin des besoins des retraités et loin d'une réponse adaptée aux défis du vieillissement de la population. Le déficit de la branche vieillesse ne s'explique pas par un excès de dépenses mais par un manque à gagner considérable de recettes. Pour assurer un financement pérenne et suffisant au financement des retraites, c'est d'une véritable politique de développement de l'emploi et des salaires dont le pays a besoin.

 

Le PCF propose de :

  • Supprimer des exonérations de cotisations sociales patronales et d'en réorienter les compensations vers un fond public national pour l'emploi et la formation.

  • Moduler les cotisations sociales patronales en fonction de la politique d'emploi et de salaire de l'entreprise.

  • Créer une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques.

 

 

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Remettre le débat sur le financement des retraites sur ses pieds

22 Décembre 2012, 11:22am

Publié par PCF Villepinte

11e rapport du COR

mercredi 19 décembre 2012

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Le 11e rapport du Conseil d’orientation des retraites sur les perspectives financières des retraites 2020, 2040 et 2060 incite à remettre le débat sur le financement des retraites sur ses pieds.

Zénith 31 janvier 2012Un meeting qui fera date !

Sans surprise, il fait apparaître, selon les hypothèses, un besoin de financement compris entre 20,8 et 24,9 Mds € en 2020, soit environ un point de PIB. Cela confirme l’appréciation portée par la CGT que la réforme de 2010 n’a pas permis, malgré les sacrifices imposés, de résoudre le problème du financement des retraites, faute d’apporter les ressources nécessaires.

L’analyse du rapport montre que le déficit à l’horizon 2020 s’explique essentiellement par les conséquences de la crise sur le financement des retraites. En premier lieu, le chômage se maintiendrait à un niveau élevé sur l’ensemble de la décennie (il s’établirait à 7,3% en 2020), tandis que les gains de productivité seraient insuffisants, du fait de la faiblesse des investissements. C’est l’emprise de la logique financière qui déstabilise les retraites en plombant l’activité. Dans les 10 ans à venir, seul un partage des richesses plus favorable aux salariés permettra de financer les retraites.

L’utilisation par le COR d’hypothèses macroéconomiques contrastées (taux de chômage de 4,5% ou 7% ; productivité s’échelonnant de 1% à 2%) permet de montrer que les conditions de financement des retraites dépendent d’abord du niveau de la croissance. Avec un taux de chômage de 4,5% et une productivité de 2%, les retraites seraient excédentaires de 93 Mds € en 2060, tandis qu’elles seraient déficitaires de 105 Mds € avec un taux de chômage de 7% et une productivité de 1%, le PIB s’élevant à 5.400 Mds € environ dans le premier cas, et de 3.600 Mds € dans le second.

Ce sont donc bien les conditions économiques et non la démographie, qui sont le premier facteur déterminant l’équilibre financier des retraites, les perspectives démographiques s’améliorant progressivement du fait du niveau relativement élevé de la natalité.

Parallèlement, le rapport montre que les réformes successives conduisent à une dégradation importante du pouvoir d’achat des retraites par rapport aux salaires, conséquence des réformes successives depuis la réforme Balladur de 1993.

La question principale est d’affecter des ressources nouvelles au financement des retraites, ce qui passe par une réforme ambitieuse du financement de ces dernières. La CGT a fait des propositions précises en ce sens, en particulier la modulation des cotisations dites « patronales », la mise à contribution des revenus financiers des entreprises, et la soumission à cotisations sociales de l’épargne salariale et de l’ensemble des primes.

Il montre également que les revendications de la CGT (retour à la retraite à 60 ans pour tous, pension représentant au moins 75% des revenus d’activité, indexation des pensions sur les salaires) n’ont rien d’irréaliste.

Montreuil, le 19 décembre 2012

 


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Retraites complémentaires: "ce n'est pas aux retraités de payer la crise"

15 Décembre 2012, 08:11am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 14 Décembre 2012

 

 

 

Les propositions du Medef ont été rejetées par l’ensemble des syndicats de salariés ce vendredi, lors d'une nouvelle séance de négociations sur le sujet. Certains veulent un accord plus équilibré, la CGT reste opposée à toute contribution des retraités. Chaque organisation syndicale a fait ses propositions.

Pour Eric Aubin, "ce n'est pas aux retraités de payer la crise. On ne peut pas baisser le niveau des pensions sans paupériser cette catégorie de la population. Les pensions ont déjà baissé". C’est ce qu’a déclaré le délégué CGT au sortir de la séance de négociation. La centrale syndicale suggère une augmentation des cotisations patronales de 1,65% qui permettrait "d'équilibrer les régimes d'ici 2017". Cette hausse pourrait être "progressive" et "on peut jouer sur d'autres outils", a expliqué M. Aubin, comme un "élargissement de l'assiette de cotisation à l'épargne salariale".

Le syndicat prend ainsi fermement position contre les propositions du Medef, discutées lors d'une première réunion fin novembre. Le syndicat des grands patrons avait proposé un gel des pensions de retraites complémentaires pendant trois ans ou leur sous-indexation sur l'inflation pendant cinq ans pour combler d'ici à 2017 le déficit qui se creuse des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés). Ce que refuse l’ensemble des syndicats de salariés, qui souhaitent au minimum un effort partagé.

"Les organisations ont fait des propositions. Nous sommes encore loin d'un accord. Nous souhaitons que les retraités les plus modestes soient épargnés, les efforts à fournir doivent être partagés", a déclaré de son côté Jean-Louis Malys pour la CFDT. Danièle Karniewicz (CFE-CGC) a plaidé pour une "logique d'équilibre des efforts entre les retraités, les actifs et les entreprises", tout en reconnaissant que "ce numéro d'équilibriste n'est pas évident". Selon elle, la sous-indexation proposée par le Medef (revalorisation en fonction de l'inflation, moins un point) est trop importante: "cela fait partie des leviers mais il faut agir de façon très prudente", a-t-elle déclaré, souhaitant par ailleurs "une augmentation de 0,5% des cotisations à partager entre salariés et entreprises".

En revanche, FO "n'est pas opposée au fait d'étudier une moindre revalorisation des pensions au 1er avril 2013 dès l'instant où il y a une augmentation des cotisations", a déclaré le responsable retraites du syndicat Philippe Pihet. FO plaide également pour que l'Unedic participe financièrement "à hauteur des droits" octroyés aux chômeurs: actuellement Arrco et Agirc financent 30% de ces droits, l'Unedic seulement 70%.

L'objectif de cette réunion "était d'écouter les organisations syndicales", a déclaré pour le Medef Jean-François Pilliard. Il présentera un nouveau document en discussion, "qui essaiera de faire avancer la discussion", lors de la prochaine séance, le 15 janvier.

Les retraites complémentaires en danger

Agirc-Arrco: le Medef tente un nouveau hold-up sur les retraites complémentaires

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Le Medef veut des retraites complémentaires au régime sec

23 Novembre 2012, 17:06pm

Publié par PCF Villepinte

Manifestation contre la réforme des retraites en 2010

 - le 23 Novembre 2012

 

 

 

 

Gel des pensions de retraites complémentaires du secteur privé pendant trois ans ou sous-indexation sur l'inflation pendant cinq ans. Le Medef a présenté jeudi soir ses recettes austéritaires pour combler d'ici à 2017 le déficit qui se creuse des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés). Avant de tout casser ensuite.

Selon le Medef et les autres organisations patronales (CGPME, UPA), leurs propositions présentées au cours de la première réunion avec les syndicats en vue de remettre à flot financièrement ces régimes gérés paritairement, pourraient rapporter 5,67 milliards d'ici 2017. Les déficits de ces deux régimes de retraites complémentaires, l'Agirc et l'Arrco, atteignent aujourd'hui 4,6 milliards d'euros. Dans le détail:

  • Le gel des pensions pendant trois ans, calculé en fonction des prévisions économiques les plus pessimistes pour la France (celles de la Commission européenne) rapporterait à lui seul, selon le patronat, 4,20 milliards d'euros en cumulé d'ici à 2017.
  • La sous-indexation (revalorisation en fonction de l'inflation, moins un point) pendant cinq ans rapporterait 3,89 milliards.
  • Des économies seraient aussi réalisées, notamment sur les pensions de reversion (390 millions) et surtout sur les personnes qui, bien qu'ayant toutes leurs annuités, partiraient à la retraite avant la tranche d'âge 65-67 ans. Ces personnes verraient leur pension ponctionnées de 10% avec un gain estimé pour les régimes complémentaires de 1,11 milliard.
  • Enfin la mensualisation des cotisations patronales apporteraient (en une fois) près de 10 milliards.

"Nouveau modèle"

Selon Jean-François Pillard, chef de la délégation patronale, "dans un premier temps pour assurer la pérennité des régimes, il faut trouver au minimum 6 milliards d'euros et idéalement 10 milliards". Les "mesures conservatoires" souhaitées par le Medef doivent être prises pour la fin février, la revalorisation des pensions étant effectuée en avril.

Pour la suite, et en tenant compte des mesures sur les retraites qui seront prises en 2013 par le gouvernement sur le régime général, le Medef souhaite engager avec les syndicats une réflexion sur un "nouveau modèle de retraite complémentaire".

Les réactions syndicales

La CGT a qualifié ces mesures de "régressives". Sa délégation a quitté la séance avant la fin pour aller consulter les instances dirigeantes de la confédération. "On ne peut accepter ces mesures telles qu'elles ont été mises sur la table", a déclaré Eric Aubin, qui menait la délégation cégétiste.

Pour Jean-Louis Malys (CFDT), les dispositions proposées sont "déséquilibrées", parce qu'elles "portent de la même manière sur tous les retraités, sans tenir compte des plus modestes."

Pour Philippe Pihet (FO), "les efforts à faire sont conséquents et doivent être répartis sur les trois familles, les salariés, les pensionnés et les employeurs".

Equilibre obligatoire. Les déficits de l'Agirc et de l'Arrco n'étant statutairement pas autorisés, ces régimes doivent puiser dans leurs réserves pour revenir à l'équilibre. Si rien n'est fait, celles-ci seront épuisées en 2017 pour l'Agirc et 2020 pour l'Arrco.

  • A lire aussi:

Les retraites complémentaires en danger

Agirc-Arrco: le Medef tente un nouveau hold-up sur les retraites complémentaires

S.G.

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"Les retraités ne sont pas des privilégiés!"

12 Octobre 2012, 07:22am

Publié par PCF Villepinte

le 11 Octobre 2012

 

 

 

 

Plusieurs milliers de retraités ont défilé ce jeudi à Paris et dans de nombreuses villes à l'appel des syndicats. Objectif: défendre leur pouvoir d’achat, l’accès aux soins (la question du prix des mutuelles, notamment) et la prise en charge de la perte d’autonomie.

Quatre mille personnes selon la police ont répondu à l'appel de l’ensemble des syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CGC, Unsa, FGRP, FO), de manifester à Paris. D'autres cortèges ont parcouru de nombreuses villes de province (selon lapolice toujours, 850 manifestants à Lyon, 450 à Perpignan, 300 à Marseille, Lorient au Mans ou encore 200 à Quimper et Saint-Brieuc...)

"Les retraités ne sont pas des privilégiés, ce sont les financiers qu'il faut taxer", était un slogan souvent repris, allusion à la contribution prévue par le gouvernement de 0,15% sur les pensions des retraités imposables pour résorber le déficit du Fonds solidarité vieillesse (FSV) en 2013 puis de 0,3% à partir de 2014 pour financer la prise en charge de la dépendance.

Le doigt dans l'engrenage

Interrogé sur la contribution de 0,15% sur les retraités, Bernard Thibault a estimé que "les retraités ont du mal à admettre qu'on puisse envisager un prélèvement supplémentaire alors que nous sommes là pour signaler ce que sont réellement le niveau de ressources des retraités. Il y a des centaines de milliers de retraités qui ne peuvent pas joindre les deux bouts tout en ayant travaillé toute une carrière professionnelle."

Quand on lui a fait remarquer que la contribution épargne les petites retraites (non soumises à la CSG), le leader cégétiste a répondu: les retraités "ont conscience qui si on commence à mettre le doigt dans l'engrenage pour beaucoup d'entre eux, par expérience ils se disent qu'ils ne seront pas épargnés très longtemps". Selon lui la dépendance doit être prise en charge pour tout le monde au sein de la Sécurité sociale.

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Les retraités en colère dans la rue

Retraités: une pillule qui ne passe pas

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Les retraités en colère dans la rue

11 Octobre 2012, 11:14am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 11 Octobre 2012

 

Aujourd’hui, c’est au tour des retraités de se mobiliser, pour défendre, entre autres, leur pouvoir d’achat et l’accès aux soins. Les syndicats appellent à un rassemblement ce jeudi après-midi à Paris (14h) et dans plusieurs villes de France.

Le pouvoir d’achat, l’accès aux soins (la question du prix des mutuelles, notamment) et la prise en charge de la perte d’autonomie. Telles sont les revendications des retraités qui, à l’appel de l’ensemble des syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CGC, Unsa, FGRP, FO), manifestent aujourd’hui à Paris (rendez-vous à 14 heures, à Sèvres-Babylone) et dans de nombreuses villes de province. « Concernant l’accès aux soins, on s’aperçoit aujourd’hui que de nombreux retraités n’ont plus de complémentaire et se soignent mal. Certains doivent choisir entre la nourriture, les loisirs ou les soins. On constate aussi qu’ils sont de plus en plus nombreux aux portes des CCAS, pour demander des aides pour le chauffage, par exemple », précise François Thiery-Cherrier, secrétaire général de l’UCR-CGT. Selon lui, il devient aussi urgent de préparer une loi sur l’aide à l’autonomie : « Roselyne Bachelot avait lancé un chantier qui n’a pas abouti. Et aujourd’hui, 
Michèle Delaunay (ministres aux Personnes âgées) envisage une loi pour 2014. Mais on ne peut plus attendre. »

Quant à la question du pouvoir d’achat, elle est plus que jamais d’actualité. « Nous demandons un rattrapage immédiat de 300 euros, lâche François Thiery-Cherrier. C’est une revendication que nous portons en parallèle avec celle d’aucune retraite complète en dessous du Smic, soit 1 700 euros. » Le gouvernement va en effet instaurer un nouveau prélèvement sur les retraites de 0,15 % en 2013 (puis de 0,3 % en 2014) pour renflouer les comptes de la Sécurité sociale. Au total, plus des deux tiers des retraités la paieront, soit 10 millions de personnes.

De fait, il s’agit de soumettre certains retraités à la contribution solidarité autonomie (CSA), créée en 2004 pour financer la dépendance des personnes âgées, alors qu’ils en sont actuellement exemptés. Les retraités assujettis à la taxe 
seront ceux qui sont imposables à la CSG au taux réduit de 3,8 % (qui ne payent pas l’impôt sur le revenu mais s’acquittent de la taxe d’habitation), soit 15 % des retraités ; ainsi que les retraités imposables à la CSG au taux de 6,6 % (qui payent l’impôt sur le revenu), soit 55 % d’entre eux, a-t-on indiqué dans l’entourage de la ministre.

  • Lire aussi :

Retraités : une pilule qui ne passe pas
Les retraités ciblés par les impôts
Un demi- million de Français cumulent retraite et emploi

Alexandra Chaignon

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L’UCR-CGT réfute le rapport et les conclusions de la Cour des comptes

24 Septembre 2012, 06:03am

Publié par PCF Villepinte

Un rapport orienté et non objectif

manif 19 oct 2010 025

Communiqué de l’UCR-CGT

lundi 17 septembre 2012

Une fois encore, on tente d’opposer la jeunesse de notre pays aux retraités. Et pour ce faire, on rédige un rapport via la Cour des comptes.

Non, les retraités ne sont pas des nantis. Faudrait-il que tous les retraités soient dans la misère ou pauvres, pour que leurs conditions de vie soient décrites avec sincérité ?

L’UCR-CGT dénonce un rapport orienté et non objectif sur la situation des retraités en France et particulièrement la situation des femmes retraitées ou veuves. Le rapport de la Cour des comptes préconise de récupérer 5 milliards sur les 12 dont les retraités bénéficieraient.

Que préconise ce rapport :

- Suppression de l’abattement de 10% sur le revenu déclaré.
- Suppression de la majoration pour avoir élevé 3 enfants.
- Suppression « à terme » des ristournes sur la taxe foncière et taxe d’habitation.
- Augmentation de la CSG pour atteindre le niveau de cotisation des salariés actifs.
- Suppression des exonérations de cotisations sociales pour les retraités employeurs (ex : emploi d’une aide à domicile).
- Soumettre les pensions aux cotisations d’assurance maladie.

Aujourd’hui, 940 000 personnes sont au minimum vieillesse, plus d’un million vit en dessous du seuil de pauvreté, combien demain avec ces mesures ?

Ces mesures préconisées interviennent après la suppression de la ½ part pour le calcul de l’impôt sur le revenu ou encore le gel des tranches d’impôt qui ont eu comme effet l’augmentation conséquente de l’impôt, ou l’imposition pour des milliers d’autres, alors que dans le même temps, les pensions et retraites n’ont pas subi d’augmentation conséquente depuis des années.

Les réformes successives de 1993, 2003 et 2010 des retraités ont affaibli de façon significative le niveau des pensions et retraites. De cela, le rapport ne parle pas !

Ce rapport est dangereux, l’opposition jeunes/retraités est dangereuse ! Faire croire que tout ceci servirait à financer la prise en charge de la dépendance est un mensonge !

Les retraités doivent se faire entendre.

Pour ce faire, le 11 octobre prochain, partout en France et devant l’Assemblée nationale à Paris, l’UCR-CGT appelle les retraités salariés à manifester pour rejeter le rapport de la Cour des comptes, interpeller et exiger un véritable cadre de négociations du Gouvernement sur 3 revendications urgentes :

- Le pouvoir d’achat.
- Une véritable loi sur l’aide à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale.
- L’accès aux soins.

Montreuil, le 17 septembre 2012

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COMMUNIQUE DE PRESSE

20 Septembre 2012, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

    

      

FÉDÉRATION GÉNÉRALE DES RETRAITÉS

DE LA FONCTION PUBLIQUE

20 Rue Vignon – 75009 PARIS

Mail : fgrfp@wanadoo.fr

 

                             



 NE PAS SE TROMPER DE CIBLE

                                      LES RETRAITES NE SONT PAS LES PRIVILEGIES……

           Il n’échappe à personne que certains discours politiques, que des affirmations de quelques journalistes économiques tendent à désigner les retraités comme étant les nantis de cette société en crise.  Selon eux le besoin de ressources budgétaires pour combler les déficits pourrait être satisfait si on s’attaquait aux prétendus privilèges de ces retraités.

  La FGR rappelle qu’au niveau de la richesse accumulée et mal redistribuée, si le patrimoine net moyen des ménages est de 220 000 €, le patrimoine brut des plus riches est de 552 000€ et surtout que les 10% les plus riches détiennent près de 50% du patrimoine de l’ensemble des ménages. Les millions de retraités salariés ne font pas partie de ces 10%.

 Par contre un très grand nombre de  retraités participent fortement et à hauteur de leurs moyens, à atténuer les effets de la crise économique et financière dont ils ne sont pas responsables, en étant obligés d’assumer la prise en charge d’enfants demandeurs d’emploi ou de parents âgés, voire les deux à la fois.

Dans le cadre des prétendus privilèges il est souvent fait référence au taux de CSG plus faible qui leur est réclamé et le bénéfice de la déduction de 10% sur le montant imposable de leur retraite. Sur ce dernier point la FGR a dénoncé la contre vérité qui affirme que ces 1O% sont représentatifs de frais professionnels alors que c’est une contre- partie qui a été accordée lors de la suppression des 20% dont ils bénéficiaient pour tenir compte de la sincérité des revenus déclarés.

Quant à la CSG, il faut rappeler qu’historiquement la retraite était synonyme d’arrêt du paiement de cotisations sociales. L’instauration de la CSG  a donc été une charge supplémentaire pour les retraités. De plus, pour justifier l’application d’un taux d’imposition moindre que celui des actifs, il a été tenu compte, notamment, du fait que les cotisations complémentaires santé  des retraités sont plus élevées que celles des actifs (jusqu’à 2,5 fois pour ceux qui bénéficiaient de contrats de groupe).  

  La FGR-FP considère que si une véritable répartition des richesses est indispensable, elle se situe à un tout autre niveau que celui dénoncé par les tenants de l’économie ultra-libérale. Il appartient au Gouvernement de ne pas se tromper de cible.

Paris le 19/09/2012

Contact Annick MERLEN  01 47 42 80 13   

 

 

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Retraites : et le courage de la volonté ?

8 Juin 2012, 22:12pm

Publié par PCF Villepinte

LE BLOG DE JEAN-EMMANUEL DUCOIN

 

Le dispositif adopté hier pour les retraites constitue un pas vers la justice réhabilitée. Un pas seulement.
La droite n’aime décidément pas les gestes de justice, quels qu’ils soient, modestes ou symboliquement forts. Hier, il fallait se contenir pour ne pas éprouver des haut-le-cœur en écoutant les réactions des pontes et autres ex-profiteurs de l’État-UMP, après l’annonce par le gouvernement que 110.000 personnes (seulement) allaient retrouver le droit de faire valoir leur départ à la retraite à 60 ans… Déchaîné, Jean-François Copé, déversant sa haine des travailleurs en souffrance: «Je veux alerter sur les folies qui sont en train de se préparer, nous n’avons pas le moindre euro pour financer ces cadeaux électoraux.» Apprécions au passage la délicatesse du langage. Pour le secrétaire général de l’UMP, potentiellement leader de la droite parlementaire, octroyer ou rétablir un droit équivaut forcément à un coup électoral, à un sourd calcul, histoire de caresser dans le sens du poil le bas peuple, qui, comme chacun le sait, n’a ni conscience ni âme pour apprécier par lui-même de quoi il retourne. Dès qu’elle entend «droits sociaux», la droite ferme ses coffres et sort ses flingues. Rien de neuf sous son ciel gris.

Le dispositif adopté hier par décret sur le retour partiel de la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ans, qui prévoit d’inclure dans la durée de cotisation deux trimestres pour les chômeurs et deux trimestres supplémentaires au titre de la maternité, est une bonne nouvelle pour les citoyens concernés. Penser ou dire le contraire est une infamie intellectuelle au regard de la pénibilité des parcours professionnels en question.
Cette décision du gouvernement constitue donc un pas vers la justice réhabilitée. Mais un pas seulement. Il est en effet bien loin le temps où le Parti socialiste promettait de revenir sur la loi Fillon. Souvenons-nous. En mai 2011, le projet adopté à 95% par les militants stipulait: «Nous rétablirons l’âge légal à 60 ans et l’âge de départ sans décote à 65 ans.» Les mots ont un sens, désormais contourné. Mais ne jouons pas les naïfs. Arguant de la crise, François Hollande avait prévenu durant sa campagne, et les syndicalistes eux-mêmes, reçus à Matignon pour préparer la conférence sociale de juillet, s’attendaient à cette annonce étriquée, comme ils se préparent, déjà, à un petit «coup de pouce» en faveur du Smic…
Le président rencontre les syndicats.
Ce dispositif sur les retraites, très insuffisant, et bien en deçà de ce qui était prévu, rompt néanmoins avec les politiques menées partout en Europe. À quatre jours du premier tour des élections législatives, l’enjeu n’est rien d’autre que d’inscrire cette mesure dans une dynamique de mouvement, telle une brèche, pour imposer le retour aux 60 ans pour tous. La condition ? S’en donner les moyens ! Martine Aubry elle-même ne vient-elle pas de répéter qu’il était urgent de préparer une nouvelle fiscalité qui ne «toucherait pas les classes moyennes et les classes populaires, mais les plus privilégiés» et qu’il n’y avait pas lieu de s’en étonner puisque cet objectif «figure dans le projet de François Hollande»? À bon entendeur…

En politique, la prudence est parfois une vertu ; en période de crise sociale, les demi-mesures deviennent toujours des erreurs. Sortir Sarkozy du pouvoir était une étape. L’essentiel reste à faire, et il consiste à installer une majorité parlementaire de gauche ayant la volonté de ne pas dénaturer l’aspiration au changement. Ne tournons pas autour du pot. Plus nous élirons de députés du Front de gauche au sein de la future majorité, plus nous retrouverons l’impulsion d’une radicalité concrète dans chaque discussion à l’Assemblée, plus le courage de la volonté sera au rendez-vous du peuple, inspirant ou surveillant chacune des lois… La France ne mettra pas un terme au pouvoir des marchés financiers sans le Front de gauche.

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 7 juin 2012

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