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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

réforme territoriale

31 Janvier 2010, 08:51am

Publié par PCF Villepinte

Une réforme des collectivités
au péril de la démocratie.
spLe Sénat examine depuis le mardi 19 janvier, et pour une durée d’environ trois semaines, le projet de loi relatif à la réforme des collectivités territoriales
. Loin de ne concerner que les élus locaux, cette réforme initiée par Nicolas Sarkozy aura, si elle aboutit, de nombreux effets sur la vie des Français : moins de services publics de proximité, moins de démocratie, des élus moins nombreux et moins proches. Avec elle, les collectivités territoriales deviendraient de simples échelons administratifs, privées de financement et de la capacité d’agir pour satisfaire les besoins des populations. Couplée avec la suppression de la taxe professionnelle, elle offrirait aussi aux grands groupes privés un énorme marché qui pour l’essentiel leur échappait jusqu’à présent. Elle signerait de fait la fin de la décentralisation au profit d’un dirigisme autoritaire de l’Etat. Les sénateurs du groupe CRC-SPG ont annoncé leur intention de se mobiliser contre un texte « qui porte fondamentalement atteinte à la démocratie en brisant la décentralisation au profit d’une recentralisation des pouvoirs » et qui « porte en lui la mort des communes et départements, institutions structurantes de la République ». Ils ont déposé 216 des 650 amendements qui seront discutés au cours de ce débat.

Lois

Réforme des collectivités territoriales : création des conseillers territoriaux

Par Jean-François Voguet / 27 janvier 2010

Mon explication de vote sera brève, car nous nous sommes exprimés à plusieurs reprises dans le débat.

Nous voterons bien sûr contre l’article 1er, et ce pour deux raisons.

La première est une raison de fond évidente : la création de ce conseiller territorial vise en quelque sorte à réduire l’activité des régions et des départements, alors que, selon nous, la situation actuelle, notamment économique et sociale, va à l’encontre de cette volonté.

Il faut, au contraire, préserver l’activité de ces deux strates de collectivités territoriales, qui, chacun le reconnaît aujourd’hui, jouent un rôle important dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Je pense notamment à l’action qu’elles mènent au travers des services publics locaux que j’ai évoqués tout à l’heure et qui irriguent une partie importante des activités humaines, qu’il s’agisse notamment de la petite enfance, de l’action sociale, de l’aménagement du territoire, de l’environnement, du cadre de vie, du développement économique, de la jeunesse et des lycées.

Le but de la présente réforme et de l’article 1er est, nous semble-t-il, de diminuer la dépense publique et, de ce fait, de réduire le service public territorial de proximité. Nous ne pouvons être d’accord avec cet objectif.

La seconde raison pour laquelle nous voterons contre l’article réside dans la complexité du processus qui nous est proposé, comme nous l’avons vu tout au long de ce débat. Je dirais même – mais je n’ose le croire ! – que les propositions qui nous sont faites souffrent d’une certaine impréparation.

Nous venons d’en avoir une illustration à l’instant sur la question du statut de Paris. Sur ce point, qui soulève des problèmes particuliers, la réflexion est totalement inexistante aujourd’hui. Il nous a été dit : « On verra plus tard ».

D’ailleurs, le Président de la République, lorsqu’il a présenté au palais de Chaillot le projet du Grand Paris, a clairement dit : « Faisons, et nous verrons la gouvernance après ! ». À l’évidence, il n’était pas prêt ! La population de la région parisienne ne semble pas être prête non plus, et l’on comprend bien pourquoi !

Au-delà des interrogations sur son rôle, la création du conseiller territorial tel qu’il nous est proposé pose de nombreuses autres questions.

Tout d’abord, le mode de scrutin met en cause, d’une certaine façon, la représentativité nationale.

Ensuite, quid des cantons ruraux et des cantons urbains, de la représentation des villes et des campagnes, du nombre d’élus, du nombre de voix nécessaires ?

De même, cela a été nettement démontré au cours du débat, la parité est remise en cause par le projet. Personne n’a pu faire la démonstration inverse : la proportion de femmes parmi les élus conseillers territoriaux diminuera. C’est inacceptable !

Enfin, se pose également la question de la juste représentation des différents courants de pensée existants dans notre pays. Ils sont bien réels et constituent une de nos particularités. Or, avec le mode de scrutin qui nous est proposé, ils ne seront pas représentés dans ces instances, en tout cas proportionnellement à leur réalité.

Pour toutes ces raisons, des raisons de fond et des raisons plus particulières liées au mode de scrutin et à la façon dont les choses sont présentées aujourd’hui, nous voterons contre l’article 1er qui, s’il était appliqué avec la création des conseillers territoriaux, serait, nous en avons la conviction, un recul démocratique.


 

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Haïti:le point de vue de Fidel Castro (suite)

31 Janvier 2010, 08:42am

Publié par PCF Villepinte

"Les Haïtiens ne sont pas coupables de leur pauvreté actuelle"

 

"Malédiction haïtienne", "fardeau haïtien"... La tragédie vécue par le peuple d’Haïti donne lieu, dans les médias et dans la bouche de prétendus "experts" à des "raccourcis" tantôt stupides, trop souvent scandaleux.

Si les "caprices" de la nature ne sont évidemment pas pour rien dans le terrible bilan humain à Port-au-Prince et dans sa région, la situation faite à ce pays depuis des décennies a elle aussi des conséquences terribles, après un phénomène naturel violent.

Au-delà de la solidarité qui doit se développer pour faire face à l’urgence - et pour reconstruire (mais l’avenir dira si les mêmes élans de générosité s’expriment durablement et sans arrière-pensée de la part des Etats-Unis et de l’Europe) - prenons également le temps de comprendre comment un pays situé à environ 1.000 kms des côtes américaines peut être plongé dans un telle misère.

Fidel Castro publiait les lignes qui suivent quelques temps avant le séisme. Elles apportent un éclairage - consciencieusement masqué par nos médias - parmi d’autres, sur l’absence de fatalité dans la situation vécue par le peuple haïtien.

Que leur lecture rende notre solidarité plus lucide et plus exigeante encore !


19 janvier 2010

Haïti : "Les origines de la pauvreté de nos voisins" par Fidel Castro

L’histoire complexe d’Haïti et de sa tragédie

« Après les Etats-Unis qui se déclarèrent souverains en 1776, Haïti fut le second pays du continent à conquérir son indépendance en 1804. Dans le premier cas, les descendants blancs des colons qui fondèrent les Treize Colonies, croyants fervents, austères et instruits, propriétaires de terres et d’esclaves, secouèrent le joug colonial anglais et jouirent de l’indépendance nationale, ce qui ne fut le lot ni de la population autochtone ni des esclaves africains et de leurs descendants qui restèrent privés de tout droit malgré les principes inscrits dans la Déclaration d’Indépendance.

C’est en Haïti, où plus de 400 000 esclaves travaillaient pour 30 000 propriétaires blancs, que les hommes et les femmes soumis à l’odieux système furent capables, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, d’abolir l’esclavage, de maintenir et de défendre un Etat indépendant en lutte contre les soldats qui avaient mis les monarchies européennes à genoux. Cette étape coïncida avec l’essor du capitalisme et l’apparition de puissants empires coloniaux qui dominèrent les terres et les mers de la planète durant des siècles.

Les Haïtiens ne sont pas coupables de leur pauvreté actuelle

Ils sont les victimes du système imposé au monde. Ils n’ont pas inventé le colonialisme, le capitalisme, l’impérialisme, l’échange inégal, le néolibéralisme, ni les formes d’exploitation et de pillage qui sévissent sur la planète depuis deux cents ans.

Haïti mesure 27 750 kilomètres carrés et abrite d’ores et déjà en 2009, selon des estimations fiables, 9 millions d’habitants. Soit 885 habitants par kilomètre carré de terre arable, l’un des taux les plus élevés au monde, dans un pays sans le moindre développement industriel ou d’autres ressources qui lui permettraient d’acquérir le minimum de moyens matériels indispensables à la vie.

La population rurale représente 53 p. 100 des habitants ; le bois de feu et le charbon constituent le seul combustible domestique à la portée d’une grande partie des familles haïtiennes, ce qui entrave la reforestation. Les forêts qui retiennent l’eau grâce à l’humus des feuilles, des branches et des racines sont rares, de sorte que les pluies intenses provoquent des dommages humains et économiques aux localités, aux chemins et aux cultures. Les cyclones, on le sait, causent des dommages supplémentaires considérables et qui seront toujours plus graves si le climat continue de changer à rythme accéléré. Ce n’est un secret pour personne.

Notre coopération avec la population haïtienne : des écoles, des médecins

Tout cela a débuté voilà dix ans justement quand les cyclones George et Mitch ont frappé les Caraïbes et l’Amérique centrale. René Préval était alors président et Jean-Bertrand Aristide chef du gouvernement. Les cents premiers médecins cubains furent envoyés le 4 décembre 1998, et le chiffre de coopérants de la santé s’éleva par la suite à 600.

C’est à cette occasion que nous avons créé l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM) où plus de 12 000 jeunes latino-américains font actuellement des études. Et c’est aussi à partir de là que nous avons concédé à de jeunes Haïtiens des centaines de bourses d’étude à la faculté de médecine de Santiago de Cuba, l’une des meilleures du pays. En Haïti, la quantité d’écoles primaires avait augmenté et continuait de le faire. Même les familles les plus modestes rêvaient que leurs enfants puissent faire des études, seul espoir pour eux d’échapper à la pauvreté en travaillant dans le pays ou à l’étranger. Le programme cubain de formation de médecins fut bien accueilli. Les jeunes sélectionnées pour étudier à Cuba avaient une bonne préparation de base, héritage peut-être des progrès de la France dans ce domaine. Ils devaient faire une année de propédeutique, dont des cours d’espagnol. Ce programme a constitué une bonne pépinière de médecins de qualité.

À ce jour, 533 jeunes Haïtiens ont conclu leurs études comme spécialistes de Médecine générale intégrale dans nos facultés de médecine, et 52 d’entre eux étudient maintenant à Cuba une seconde spécialité en fonction des besoins. Un autre groupe de 527 continuent d’en faire, selon le quota de bourses adjugé à la République d’Haïti. Actuellement, 413 personnels cubains de la santé travaillent en Haïti, prêtant des services gratuits à ce peuple frère. Les médecins cubains sont présents dans les dix départements du pays et dans 127 des 137 communes.

Par ailleurs, plus de 400 médecins haïtiens formés à Cuba y exercent aussi, ainsi que les élèves de dernière année qui font leur pratique aux côtés de nos médecins, soit un total de plus de 800 jeunes Haïtiens consacrés à l’exercice de la médecine dans leur patrie. Les nouveaux diplômés haïtiens ne cesseront d’augmenter cette quantité.

Ce fut là un défi difficile à relever. Les médecins cubains se sont heurtés à des problèmes compliqués. La mortalité infantile se chiffrait à plus de 80 décès pour mille naissances vivantes ; l’espérance de vie était inférieure à soixante ans ; on comptait 120 000 sidéens adultes en 2007.

Des dizaines de milliers d’enfants et d’adultes continuent de mourir tous les ans de maladies infectieuses et contagieuses comme la tuberculose, le paludisme, la diarrhée, la dengue et la malnutrition, pour ne signaler que quelques indicateurs. Le VIH est désormais une affection à laquelle on peut faire face pour préserver la vie des patients.

Mais ceci ne se fait pas en un an : il y faut absolument une culture de la santé que le peuple haïtien acquiert avec un intérêt croissant. On note des progrès qui prouvent qu’il est possible d’améliorer considérablement les indicateurs de santé.

Les trois centres ophtalmologiques ouverts en Haïti ont permis d’opérer 37 109 personnes de la vue. Les cas trop compliqués pour être opérés sur place sont envoyés à Cuba et soignés gratuitement. Grâce à la coopération économique du Venezuela, on est en train d’ouvrir dix Centres de diagnostic intégraux, dotés d’une technologie de pointe déjà achetée.

Il est quelque chose de plus important que les ressources que la communauté internationale pourrait apporter : le personnel humain qui les utilise. Nous avons pu aider modestement le peuple haïtien bien que les cyclones dont a parlé Clinton nous aient aussi frappés. C’est là une bonne preuve que ce qui fait défaut dans le monde, c’est la solidarité. Je pourrais parler également de la contribution cubaine aux programmes d’alphabétisation et à d’autres domaines, malgré nos ressources économiques limitées. Mais je ne tiens pas à m’appesantir sur notre contribution, et cela n’est pas souhaitable. Je me suis borné à la santé, qui est un point incontournable.

Nous ne craignons pas que d’autres fassent ce que nous faisons. Les jeunes Haïtiens qui se forment à Cuba sont en train de se convertir en ces prêtres de la santé dont ce peuple frère a de plus en plus besoin. Le plus important, c’est la mise en place des nouvelles formes de coopération dont ce monde égoïste a tant besoin. Les organismes des Nations Unies peuvent attester que Cuba apporte ce qu’ils qualifient de Programmes de santé intégraux.

Rien ne sera le fruit de l’esprit philanthropique d’aucune institution. À l’Ecole latino-américaine de médecine, s’est ajouté ensuite le nouveau Programme de formation à Cuba de médecins provenant du Venezuela, de la Bolivie, des Caraïbes et d’autres pays du Tiers-monde, à mesure que leurs programmes de santé les réclamaient d’urgence. Aujourd’hui, plus de 24 000 jeunes du Tiers-monde font des études de médecine dans notre patrie.

En aidant d’autres pays, nous nous sommes développés aussi nous-mêmes dans ce domaine et nous constituons une force importante. Voilà ce que nous pratiquons, et non le vol de cerveau ! Les pays riches et surdéveloppés du G-7 peuvent-ils en dire autant ? D’autres suivront notre exemple, que nul n’en doute ! »

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Retraites, Emploi, Salaires, Industrie

30 Janvier 2010, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

arton36844
http://www.cgt.fr/spip.php?article36841

Le sécrétaire général de la CGT fait le point de l’actualité sociale et revendicative

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Crise systèmique

30 Janvier 2010, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

Crise : faut-il se contenter de résister ? trava+
Les 14 et 15 janvier à Vienne, plus de cinquante économistes, historiens, élus, universitaires, militants de gauche venus de seize pays européens ont confronté leurs opinions sur la crise économique et financière. L’Humanité des débats pose la question : Comment les forces progressistes doivent-elles adapter leur stratégie à cette nouvelle donne ?

L’interprétation de la crise [1]est une question décisive pour la gauche. Elle détermine évidemment les réponses à élaborer et à mettre en débat dans la société. Comment les forces progressistes doivent-elles adapter leur stratégie à cette nouvelle donne ? Les objectifs émancipateurs doivent-ils être revus à la baisse, sous la contrainte d’une réalité plus dure, de reculs sociaux et civilisationnels à l’œuvre dans tous les pays européens, ou au contraire la gauche doit-elle affirmer avec plus de force un projet de rupture avec la logique néolibérale ? Ce questionnement a traversé le séminaire de Vienne, qui était animé par Walter Baier, coordinateur de Transform ! Europe et Élisabeth Gauthier (Espaces Marx France).

A lire dès à présent, le point de vue de Miguel Portas, député européen portugais (Bloc de gauche/groupe GUE-GVN).

Un programme d’ajustement budgétaire d’une brutalité inouïe

Nous sommes confrontés à la première crise systémique du capitalisme dans l’ère de la globalisation. Mais la situation est paradoxale : comment comprendre que la plupart des réponses à la crise soient déterminées et exécutées au niveau national ? La dimension mondiale de la crise a obligé les principaux États du monde à introduire de nouveaux dispositifs internationaux : ils ont mis en place le G20, ont revitalisé le Fonds monétaire international et ont créé une sorte de coordination informelle sur le plan financier. Mais un an et demi après le krach des Bourses, en septembre 2008, aucune décision fondamentale n’a été prise en commun. L’une des raisons qui poussent à des réponses nationales, c’est la question du temps international des décisions. Dans le temps accéléré dans lequel nous vivons, le temps est une clé essentielle pour déterminer l’échelle territoriale du choix politique.

L’Union européenne a essayé de prendre une série de mesures qui s’articulent autour d’un budget européen, qui reste insensible à la crise (1 % du PIB et soumis au critère de déficit zéro) et d’un transfert massif de l’endettement sur les États nationaux. On a flexibilisé le pacte de stabilité et de croissance de façon à absorber les déficits au niveau national. On a tardé à baisser les taux d’intérêt. 400 milliards d’euros ont été injectés dans le système financier. Et on a discuté d’un paquet de mesures financières.

L’investissement privé est en panne. La sortie de la crise par les exportations est obstruée par une survalorisation de l’euro face au dollar. Un programme d’ajustement budgétaire au niveau des États nationaux doit être appliqué, entre 2011 et 2013, qui va mettre les dépenses sociales sous une pression inouïe. Selon les pays, on parle de réduction des déficits de 1 % à 3 % par an. C’est une réponse brutale visant à réaliser, en trois ans, ce que la politique monétariste n’a pu faire en quinze ans. 2011 sera l’heure de vérité pour les chefs d’État et pour la gauche politique.

Notre réponse traditionnelle consiste à résister dans des luttes sur des revendications à l’échelle nationale. C’est déterminant. Mais il faut s’attendre à ce que la poursuite de l’augmentation du chômage fasse monter la peur, et non pas qu’elle encourage la lutte.

De ce point de vue, les possibilités sont limitées. Si nous n’organisons la résistance qu’au plan national, nos propositions refléteront inévitablement les inégalités de développement entre les différents pays. Nous devons travailler sérieusement à l’articulation de la résistance au niveau national avec une exigence commune de refondation démocratique et sociale de l’Union européenne. Cela doit se traduire par des choix politiques clairs et compréhensibles par les citoyens. La discussion budgétaire au niveau européen peut nous aider. Pour la gauche, la sortie de la crise doit passer par deux voies : la répartition des frais de la crise entre le capital et le travail et entre les territoires à l’intérieur de l’Union. Cela nécessite de faire entrer le budget européen -qu’il faudrait porter à 2 % du PIB- dans le débat politique.

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Groupe communiste du Conseil général de Seine-saint-Denis

30 Janvier 2010, 07:42am

Publié par PCF Villepinte

Retour sur "les bourgeois de Calais" en image !

 

Les Conseillers généraux communistes de Seine-Saint-Denis ont trouvé un moyen original de rendre visible leur bataille pour que le budget départemental ne soit pas "taillé en pièces" !

Ils demandaient ce jeudi 28 janvier à être reçus par le Premier ministre pour que l’Etat règle sa dette de 640 M€ au Département... et invitaient leurs partenaires de gauche à agir résolument contre les coupes sombres dans le budget départemental dont s’inquiètent légitimement les associations, la population et le personnel !

Le Parisien du jour, dans son édition Seine-Saint-Denis, leur consacre sa Une !

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Les Conseillers généraux communistes se battent pour le budget départemental


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Communiqué des Conseillers généraux communistes de Seine-Saint-Denis :

29 Janvier 2010, 16:36pm

Publié par PCF Villepinte

"Nous ne serons pas les bourgeois de Calais !"

 

Initiative originale... et hautement symbolique que celle des élus du groupe des élus communistes et citoyens du Conseil général de Seine-saint-Denis : plutôt que de céder aux tentations des coupes sombres dans le budget départemental, ils ont décidé de rendre public leur combat contre l’étranglement financier de leur collectivité, en se rassemblant devant le célèbre groupe statuaire sculpté par Rodin...

Une référence au sacrifice de six bourgeois de Calais, négocié par la cité au terme d’un siège interminable par les anglais, durant la Guerre de Cent Ans.


27 janvier 2010

Il est vrai qu’à l’image de la Culture, mais aussi en matière de gestion de personnel, d’action sociale ou d’investissement, la présidence du Conseil général (PS) est enfermée dans la recherche d’un équilibre budgétaire... impossible !

Sauf, évidemment, à accepter le diktat gouvernemental visant à obtenir des collectivités locales (celles qui nous rendent tous les services essentiels au quotidien, celles qui assurent plus des deux tiers des investissements publics...) une réduction drastique de leurs dépenses... pour mieux financer les cadeaux au MEDEF (suppression de la taxe professionnelle par exemple) et transférer les impôts locaux sur les familles !

A l’image du débat sur les retraites, les élus communistes et citoyens refusent donc le renoncement du PS face à Sarkozy et à la droite et entendent donc mobiliser toute la gauche dans cette bataille qui ne saurait être perdue sans avoir été menée...

Rappelons que l’Etat doit 640 M€ au Département au titre des comptéences transférées et non compensées financièrement.

Les contribuables de Seine-Saint-Denis, les usagers du service public départemental, les associations et forces vives du département, la population dans son ensemble ont en effet tout intérêt à ce que la majorité de gauche au Conseil général ne cède pas à la droite.


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Ecole en danger

29 Janvier 2010, 12:00pm

Publié par PCF Villepinte

Pour une école des savoirs, de la citoyenneté, de l'émancipation !

 

Aujourd’hui des milliers d’enseignants, de parents et d’étudiants se mobilisent pour exprimer leur rejet d’une politique qui vise au démantèlement du service public d’éducation nationale, politique qui a connu une brutale accélération ces dernières années avec la loi Fillion de 2005 ; des dizaines de milliers de suppressions de postes en cinq ans ; et les réformes Pécresse – Darcos - Chatel imposées aujourd’hui contre l’avis de la communauté éducative unanime.

Le tract du PCF pour la manif du 30 janvier 2010

Lire la suitehttp://www.93.pcf.fr/Pour-une-ecole-des-savoirs-de-la.html


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Manipulation : la main dans le sac !

29 Janvier 2010, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

Sarkozy a convaincu ceux qui l’ont regardé...

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Mercredi 27 janvier2010,le journal « Le Parisien », grand laudateur du pouvoir en place, titrait en page une,

«57% des téléspectateurs convaincus par Sarkozy»


En page 4, léger bémol, l’article débute ainsi : «Parmi les 8,6 millions de téléspectateurs qui ont regardé le président lundi soir sur TF 1, 57 % ont été convaincus. Mais sur des thèmes comme l’emploi et le pouvoir d’achat, les français restent sceptiques. »

Jeudi 28 janvier, des explications embarrassées :

« A la lecture de notre sondage CSA hier sur l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF 1, certains lecteurs se sont étonnés d’une distorsion apparente entre nos deux tableaux.

Le premier faisait apparaître qu’une majorité de téléspectateurs ayant regardé l’émission ont trouvé le président « convaincant » (57 %).

Le deuxième tableau montrait qu’en interrogeant les Français (ceux qui ont vu l’émission et ceux qui en ont entendu parler) sur différents thèmes, comme l’emploi, les retraites ou le pouvoir d’achat, une nette majorité de « pas convaincant » se dégageait. Exemple, 61 % des Français jugent Sarkozy « pas convaincant » sur le pouvoir d’achat. (1)

Deux explications à cet écart. 1 : le chiffre de 57 % s’applique à ceux qui ont vu l’émission, il est à rapprocher des 8,6 millions de téléspectateurs recensés lundi ; alors que les jugements relatifs aux thèmes concernent l’ensemble de la population. 2 : il y a eu incontestablement, selon l’enquête CSA, une prime à la prestation de Nicolas Sarkozy. « Son attitude volontaire, dynamique, à l’écoute des gens, a été appréciée », explique Jean-Daniel Lévy, directeur de CSA Opinion. Ce qui n’empêche pas les mêmes téléspectateurs, quand il s’agit d’émettre un avis sur son action sur l’emploi ou le pouvoir d’achat, d’être dubitatifs voire sévères. Sur le pouvoir d’achat par exemple, 58 % de ceux qui ont regardé Sarkozy l’ont jugé « pas convaincant ». Pourcentage proche de celui de l’ensemble des Français (61 %). Il y a donc bien un double regard, sur l’émission d’un côté, sur l’action du président de l’autre. »

L’image et l’action, les téléspectateurs, comme la population ont compris, pour résoudre les problèmes, c’est ailleurs qu’à l’Elysée qu’il faut chercher.

(1)pas convaincant:60% sur l'emploi, 58% sur les retraites, 51% sur le salaire et les fonctions d'H Proglio, patron d'EDF...  

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La SNCF abandonne le fret

28 Janvier 2010, 23:45pm

Publié par PCF Villepinte

SNCF : petit mode d'emploi pour tuer le fret


Révélations. L’Humanité s’est procuré un document interne émanant de la direction de l’entreprise publique qui prévoit l’abandon du transport de 255 000 wagons et un recul d’un tiers des volumes transportés par rapport à 2008.

La direction de la SNCF s’est-elle fixé pour objectif de dégrader elle-même les résultats de sa banche fret ? Les conséquences de la crise économique sont régulièrement mises en avant pour justifier du recul des trafics et des volumes dans ce secteur. L’Humanité s’est procuré un document interne qui tend à démontrer que cette dégringolade est en partie organisée. Baptisé « Démarche, flux dessertes : un projet, une méthode, des résultats attendus et une équipe », ce document de 22 pages est, selon une source qui a souhaité conserver l’anonymat, en cours de finalisation par « le premier cercle dirigeant » de la SNCF. Il décrit la stratégie que veut mettre en œuvre la direction, ses « cibles » et « critères » d’abandon de trafics, et la méthode pour faire accepter ses choix par les chargeurs ainsi que les « précautions oratoires » à prendre afin de limiter l’impact politique et médiatique de la restructuration. Sollicitée par l’Humanité, la direction de Fret SNCF n’a pas donné suite à nos appels.

La SNCF veut abandonner le transport de 255 000 wagons

Á l’horizon 2010, à l’issue de son plan, dont l’essentiel doit être mis en œuvre au second semestre de cette année, la direction prévoit que la branche fret aura transporté 616 000 wagons en moins par rapport au 31 décembre 2008. Parmi eux, 361 000 « pertes exogènes », c’est-à-dire dues à une cause extérieure (conséquence de la crise économique ou concurrence des autres opérateurs ferroviaires et surtout du transport routier), mais dans le même temps, la direction prévoit, sous la pudique appellation de « flux non retenus », d’abandonner 255 000 wagons dont le transport a été jugé non rentable. Au final, malgré un gain de 103 000 « nouveaux flux », Fret SNCF s’apprête à perdre 513 000 wagons, soit un tiers du nombre total de wagons transportés en 2008.

Des objectifs réels de pertes plus élevés

Le budget de la SNCF est-il sincère quand il prévoit une baisse de 11,2 % du chiffre d’affaires de la branche fret ? Dans son document, la direction décrit la « cible » en matière de réduction des trafics par « entité de commercialisation ». Ainsi, pour les produits charbon et acier, elle prévoit un recul de 30 % du nombre de wagons transportés, de 35 % pour la chimie, de 50 % pour le transport d’automobiles et les produits de grande consommation, et de 30 à 45 % pour l’agriculture et les produits de carrière. L’ampleur de ces cibles est plus élevée que l’addition des pertes réalisées en 2009 et celles prévues au budget 2010, soit 30 % en moyenne.

Pierre-Henri Lab

La suite dans l’Humanité de vendredi 29 janvier, chez votre marchand de journaux.

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Médicamenteurs (suite)

28 Janvier 2010, 14:46pm

Publié par PCF Villepinte

Grippe A. Le dossier à charge
 du député Wolfgang Wodarg

C’est sur les investigations du médecin épidémiologiste que le Conseil de l’Europe a convoqué une commission d’enquête sur l’influence des groupes pharmaceutiques dans la proclamation d’une alerte pandémique maximale à propos de la grippe A.

laboEn donnant abondamment la parole au député Wolfgang Wodarg, nous avions révélé (dans notre édition du 7 janvier) la teneur du dossier à charge qui a conduit le Conseil de l’Europe à lancer une commission d’enquête sur une éventuelle collusion entre les grands laboratoires et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou certains responsables des gouvernements des pays les plus puissants.

Point de départ  : la campagne de panique orchestrée dès l’apparition des premiers cas de grippe porcine au Mexique. « On a voulu faire du profit en diffusant de la peur », dénonce le docteur Wodarg, pointant que la gravité de la maladie a été sciemment exagérée. Rien ne justifiait de sonner à ce point le tocsin pour une affection bénigne qui « ne représente même pas un dixième des cas mortels habituels de la grippe saisonnière ».

Ce qui a permis l’intox, jusqu’à « la proclamation d’une fausse pandémie », c’est une véritable mise sous influence de l’OMS et de certains gouvernants. Wodarg relève une absence totale de transparence et la multiplication des conflits d’intérêts touchant des responsables de l’organisation onusienne ou des ministres de grands États. Et de pointer plusieurs décisions très troublantes  : la modification des règles justifiant la proclamation de la pandémie elle-même – la mortalité de la maladie partie du Mexique étant bien trop faible, selon les critères antérieurs de l’OMS  ; la consigne de n’utiliser que des vaccins brevetés, alors que des alternatives plus simples existaient  ; la recommandation de procéder à deux injections pour les vaccins, « alors qu’il n’y avait aucune justification scientifique à cela »…

L’opération grippe A, véritable jackpot pour les grands laboratoires, est à l’origine d’une extraordinaire gabegie d’argent public. Elle a grevé les budgets santé des États qui, bien souvent, comme en France, sont soumis à de terribles rationnements, pour des dizaines de milliards d’euros. Plus grave, souligne Wodarg, « les personnes vaccinées ont été mises en danger ». Car la volonté de diffuser très rapidement les vaccins, pour répondre à l’urgence de la menace représentée, a conduit à mettre sur le marché des produits insuffisamment testés. À chaque fois, ils ont franchi effectivement le cap de leur autorisation de mise sur le marché (donnée dans l’Union européenne par l’Agence européenne du médicament) et passé avec succès toutes les évaluations techniques. Mais pour gagner du temps, les tests cliniques – en direct sur des êtres vivants, et donc à l’aspect décisif du point de vue du fameux principe de précaution – ont été réduits à leur plus simple expression. Après la fausse alerte, le plus gros risque en matière de santé touche maintenant à la crédibilité même de l’OMS et des instances sanitaires internationales et nationales. D’où l’importance cruciale de s’engager dans un débat public en Europe et dans le monde sur la manière de gérer l’OMS et les autres instances. Une démocratisation de leur gestion, une surveillance publique bien plus efficace doivent être mises à l’ordre du jour si l’on veut une sortie par le haut de ce qui constitue, selon les mots de Wolgang Wodarg, « le scandale médical du siècle ».

Bruno Odent

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