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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

solidarite

Haïti

3 Février 2010, 22:43pm

Publié par PCF Villepinte

Pour reconstruire Haïti, chaque euro compte


Le reportage photo de notre envoyé spécial Joël Lumien, avec les équipes du Secours Populaire.

Numéro spécial de l’Humanité jeudi : un euro reversé au SPF sur chaque exemplaire acheté.
20 pages consacrées à Haïti avec : Un grand reportage de notre envoyée spéciale sur le défi de la reconstruction du pays.
De nombreux entretiens avec des historiens, des écrivains, des sociologues.
Un reportage auprès des Haïtiens de France.
Un grand débat : « Quel avenir pour Haïti ? »
Et un poème de Syto Cavé : Ma place parmi les vivants
.

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Haïti

1 Février 2010, 23:01pm

Publié par PCF Villepinte

Solidarité Haïti

Réservez votre journal !

Jeudi prochain, numéro spécial de l’Humanité en partenariat avec le Secours populaire : 20 pages spéciales sur Haïti. Comment l’île se reconstruit dans le dénuement. Les multiples visages de la solidarité en France. Entretien avec le comité de la Croix-rouge, des articles sur la reconstruction, sur l’immigration et la reparution de la presse locale,…

Pour chaque journal acheté (au prix de 2,30 € au lieu de 1,30 euro habituellement), un euro sera reversé au Secours populaire en solidarité avec le peuple haïtien.

Un large développement sur la solidarité en France notamment dans la communauté haïtienne et sur l’initiative de la FSU de participer à la reconstruction du lycée français de Port-au-Prince. De nombreuses personnalités s’exprimeront comme les écrivains haïtiens Dany Lafferrière, René Depestre, Jean Metellus. Michel Le Bris, écrivain français, sur place au moment du tremblement de terre sera interrogé. Un débat avec notamment Rony Brauman et Thierry Segard, Haut-commissaire de l’ONU est également prévu.

Vous pouvez réserver à l’avance votre exemplaire chez votre marchand de journaux, avant le mercredi midi.

Cette opération de solidarité est menée avec le concours et le soutien de Presstalis (ex NMPP), de Mediakiosk, de l’UNDP (syndicat des diffuseurs), du SNDP (syndicat des dépositaires).

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Haïti:le point de vue de Fidel Castro (suite)

31 Janvier 2010, 08:42am

Publié par PCF Villepinte

"Les Haïtiens ne sont pas coupables de leur pauvreté actuelle"

 

"Malédiction haïtienne", "fardeau haïtien"... La tragédie vécue par le peuple d’Haïti donne lieu, dans les médias et dans la bouche de prétendus "experts" à des "raccourcis" tantôt stupides, trop souvent scandaleux.

Si les "caprices" de la nature ne sont évidemment pas pour rien dans le terrible bilan humain à Port-au-Prince et dans sa région, la situation faite à ce pays depuis des décennies a elle aussi des conséquences terribles, après un phénomène naturel violent.

Au-delà de la solidarité qui doit se développer pour faire face à l’urgence - et pour reconstruire (mais l’avenir dira si les mêmes élans de générosité s’expriment durablement et sans arrière-pensée de la part des Etats-Unis et de l’Europe) - prenons également le temps de comprendre comment un pays situé à environ 1.000 kms des côtes américaines peut être plongé dans un telle misère.

Fidel Castro publiait les lignes qui suivent quelques temps avant le séisme. Elles apportent un éclairage - consciencieusement masqué par nos médias - parmi d’autres, sur l’absence de fatalité dans la situation vécue par le peuple haïtien.

Que leur lecture rende notre solidarité plus lucide et plus exigeante encore !


19 janvier 2010

Haïti : "Les origines de la pauvreté de nos voisins" par Fidel Castro

L’histoire complexe d’Haïti et de sa tragédie

« Après les Etats-Unis qui se déclarèrent souverains en 1776, Haïti fut le second pays du continent à conquérir son indépendance en 1804. Dans le premier cas, les descendants blancs des colons qui fondèrent les Treize Colonies, croyants fervents, austères et instruits, propriétaires de terres et d’esclaves, secouèrent le joug colonial anglais et jouirent de l’indépendance nationale, ce qui ne fut le lot ni de la population autochtone ni des esclaves africains et de leurs descendants qui restèrent privés de tout droit malgré les principes inscrits dans la Déclaration d’Indépendance.

C’est en Haïti, où plus de 400 000 esclaves travaillaient pour 30 000 propriétaires blancs, que les hommes et les femmes soumis à l’odieux système furent capables, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, d’abolir l’esclavage, de maintenir et de défendre un Etat indépendant en lutte contre les soldats qui avaient mis les monarchies européennes à genoux. Cette étape coïncida avec l’essor du capitalisme et l’apparition de puissants empires coloniaux qui dominèrent les terres et les mers de la planète durant des siècles.

Les Haïtiens ne sont pas coupables de leur pauvreté actuelle

Ils sont les victimes du système imposé au monde. Ils n’ont pas inventé le colonialisme, le capitalisme, l’impérialisme, l’échange inégal, le néolibéralisme, ni les formes d’exploitation et de pillage qui sévissent sur la planète depuis deux cents ans.

Haïti mesure 27 750 kilomètres carrés et abrite d’ores et déjà en 2009, selon des estimations fiables, 9 millions d’habitants. Soit 885 habitants par kilomètre carré de terre arable, l’un des taux les plus élevés au monde, dans un pays sans le moindre développement industriel ou d’autres ressources qui lui permettraient d’acquérir le minimum de moyens matériels indispensables à la vie.

La population rurale représente 53 p. 100 des habitants ; le bois de feu et le charbon constituent le seul combustible domestique à la portée d’une grande partie des familles haïtiennes, ce qui entrave la reforestation. Les forêts qui retiennent l’eau grâce à l’humus des feuilles, des branches et des racines sont rares, de sorte que les pluies intenses provoquent des dommages humains et économiques aux localités, aux chemins et aux cultures. Les cyclones, on le sait, causent des dommages supplémentaires considérables et qui seront toujours plus graves si le climat continue de changer à rythme accéléré. Ce n’est un secret pour personne.

Notre coopération avec la population haïtienne : des écoles, des médecins

Tout cela a débuté voilà dix ans justement quand les cyclones George et Mitch ont frappé les Caraïbes et l’Amérique centrale. René Préval était alors président et Jean-Bertrand Aristide chef du gouvernement. Les cents premiers médecins cubains furent envoyés le 4 décembre 1998, et le chiffre de coopérants de la santé s’éleva par la suite à 600.

C’est à cette occasion que nous avons créé l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM) où plus de 12 000 jeunes latino-américains font actuellement des études. Et c’est aussi à partir de là que nous avons concédé à de jeunes Haïtiens des centaines de bourses d’étude à la faculté de médecine de Santiago de Cuba, l’une des meilleures du pays. En Haïti, la quantité d’écoles primaires avait augmenté et continuait de le faire. Même les familles les plus modestes rêvaient que leurs enfants puissent faire des études, seul espoir pour eux d’échapper à la pauvreté en travaillant dans le pays ou à l’étranger. Le programme cubain de formation de médecins fut bien accueilli. Les jeunes sélectionnées pour étudier à Cuba avaient une bonne préparation de base, héritage peut-être des progrès de la France dans ce domaine. Ils devaient faire une année de propédeutique, dont des cours d’espagnol. Ce programme a constitué une bonne pépinière de médecins de qualité.

À ce jour, 533 jeunes Haïtiens ont conclu leurs études comme spécialistes de Médecine générale intégrale dans nos facultés de médecine, et 52 d’entre eux étudient maintenant à Cuba une seconde spécialité en fonction des besoins. Un autre groupe de 527 continuent d’en faire, selon le quota de bourses adjugé à la République d’Haïti. Actuellement, 413 personnels cubains de la santé travaillent en Haïti, prêtant des services gratuits à ce peuple frère. Les médecins cubains sont présents dans les dix départements du pays et dans 127 des 137 communes.

Par ailleurs, plus de 400 médecins haïtiens formés à Cuba y exercent aussi, ainsi que les élèves de dernière année qui font leur pratique aux côtés de nos médecins, soit un total de plus de 800 jeunes Haïtiens consacrés à l’exercice de la médecine dans leur patrie. Les nouveaux diplômés haïtiens ne cesseront d’augmenter cette quantité.

Ce fut là un défi difficile à relever. Les médecins cubains se sont heurtés à des problèmes compliqués. La mortalité infantile se chiffrait à plus de 80 décès pour mille naissances vivantes ; l’espérance de vie était inférieure à soixante ans ; on comptait 120 000 sidéens adultes en 2007.

Des dizaines de milliers d’enfants et d’adultes continuent de mourir tous les ans de maladies infectieuses et contagieuses comme la tuberculose, le paludisme, la diarrhée, la dengue et la malnutrition, pour ne signaler que quelques indicateurs. Le VIH est désormais une affection à laquelle on peut faire face pour préserver la vie des patients.

Mais ceci ne se fait pas en un an : il y faut absolument une culture de la santé que le peuple haïtien acquiert avec un intérêt croissant. On note des progrès qui prouvent qu’il est possible d’améliorer considérablement les indicateurs de santé.

Les trois centres ophtalmologiques ouverts en Haïti ont permis d’opérer 37 109 personnes de la vue. Les cas trop compliqués pour être opérés sur place sont envoyés à Cuba et soignés gratuitement. Grâce à la coopération économique du Venezuela, on est en train d’ouvrir dix Centres de diagnostic intégraux, dotés d’une technologie de pointe déjà achetée.

Il est quelque chose de plus important que les ressources que la communauté internationale pourrait apporter : le personnel humain qui les utilise. Nous avons pu aider modestement le peuple haïtien bien que les cyclones dont a parlé Clinton nous aient aussi frappés. C’est là une bonne preuve que ce qui fait défaut dans le monde, c’est la solidarité. Je pourrais parler également de la contribution cubaine aux programmes d’alphabétisation et à d’autres domaines, malgré nos ressources économiques limitées. Mais je ne tiens pas à m’appesantir sur notre contribution, et cela n’est pas souhaitable. Je me suis borné à la santé, qui est un point incontournable.

Nous ne craignons pas que d’autres fassent ce que nous faisons. Les jeunes Haïtiens qui se forment à Cuba sont en train de se convertir en ces prêtres de la santé dont ce peuple frère a de plus en plus besoin. Le plus important, c’est la mise en place des nouvelles formes de coopération dont ce monde égoïste a tant besoin. Les organismes des Nations Unies peuvent attester que Cuba apporte ce qu’ils qualifient de Programmes de santé intégraux.

Rien ne sera le fruit de l’esprit philanthropique d’aucune institution. À l’Ecole latino-américaine de médecine, s’est ajouté ensuite le nouveau Programme de formation à Cuba de médecins provenant du Venezuela, de la Bolivie, des Caraïbes et d’autres pays du Tiers-monde, à mesure que leurs programmes de santé les réclamaient d’urgence. Aujourd’hui, plus de 24 000 jeunes du Tiers-monde font des études de médecine dans notre patrie.

En aidant d’autres pays, nous nous sommes développés aussi nous-mêmes dans ce domaine et nous constituons une force importante. Voilà ce que nous pratiquons, et non le vol de cerveau ! Les pays riches et surdéveloppés du G-7 peuvent-ils en dire autant ? D’autres suivront notre exemple, que nul n’en doute ! »

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Haïti, le groupe GUE s'implique au Parlement européen

23 Janvier 2010, 13:36pm

Publié par Daniel JUNKER

Haiti_miseria01.jpg

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Pourquoi il ne faut pas parler de « malédiction » haÏtienne  ?

21 Janvier 2010, 18:00pm

Publié par Daniel JUNKER

Un cortège de faux amis
Par FRANÇOIS NICOLAS,COMPOSITEUR.
haiti 22
 
Comme beaucoup, je crois, le traitement médiatique d’Haïti me révolte  : le spectacle du malheur attire le chaland, qui spécule sur les « raisons » pouvant sous-tendre un tel malheur et mobilise pour ce faire le thème d’une « malédiction » frappant ce pays, en sorte ainsi de donner sens à ce qui, sinon, demeurerait sans « bonne raison »…

Haïti incarne ce faisant la figure de Job que la succession de malheurs avait livré, sur un tas de fumier, au spectacle public. Et tous ses amis de venir alors lui conseiller d’examiner quelle faute inavouée il avait dû commettre pour mériter une telle malédiction divine  : l’exigence pour eux de donner sens à cette série de catastrophes passait par un reniement contrit de Job, par l’aveu que la justice dont Job avait fait sa cause dissimulait quelque crime inavoué.

À ces faux amis, venant ajouter l’indignité à son malheur, Job opposait l’affirmation inébranlable qu’il n’avait rien à se reprocher, et que ce qui lui arrivait n’avait pas de sens (ce qui, pour le croyant qu’il était, se disait  : « Je n’ai pas failli à la justice, et l’injustice qui m’est présentement faite ne rature pas ma foi en l’existence d’une justice transcendante. »). Dans le mythe, c’est bien Job, cet étranger lointain, qui aura ultimement raison contre les avocats du sens puisque, à la fin, raison (en l’occurrence raison divine) sera publiquement donnée à son refus de se tenir coupable, et condamnation sera solennellement portée contre l’idée même de donner sens, par la culpabilité, à une catastrophe qui n’en soutient aucun.

Qu’Haïti se tienne, depuis plus de deux siècles (de Toussaint Louverture à Jean-Bertrand Aristide), du côté de la justice, contre l’esclavage et pour l’émancipation, est avéré. Que cela lui vaille depuis plus de deux siècles l’acharnement des puissances occidentales (de la France napoléonienne aux États-Unis contemporains) pour le remettre à genoux est également attesté. Mais voilà qu’Haïti se trouve également frappé par une série de malheurs naturels (cyclones, tremblements de terre…), et cette accumulation proprement insensée de lui ajouter ce cortège de faux amis venant plaider la malédiction frappant un pays qui resterait trop attaché aux excès de toutes sortes…

Haïti, transi sur son tas de ruines comme Job l’était sur son tas de fumier, incarne depuis la Révolution française le labeur de la justice. Ses combats furent de justes combats, jusqu’à celui d’Aristide pour exiger réparation du tribut que la France républicaine continua d’encaisser pour prix… de l’abolition d’un esclavage rémunérateur. Contre les faux amis d’Haïti, et sans miser sur l’irruption transcendante de quelque dieu pervers venant faire la leçon à l’humanité au prix de quelque 100 000 morts, restons attentifs à ce que ce pays et ce peuple sont en état d’enseigner à une France en voie accélérée d’abaissement et de corruption des esprits, à tout le moins à ce que conquête politique du courage veut
aujourd’hui dire.

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Haïti Cuba Solidarité

18 Janvier 2010, 17:19pm

Publié par Daniel JUNKER

P1020088--640x480-.JPGLe 10 novembre dernier, lors d'une rencontre, dans nos locaux, avec Monsieur l'Ambassadeur de Cuba, nous disions notre admiration pour l'intense solidarité "Sud-Sud" développée par le peuple cubain.
Vous trouverez ci dessous, outre des informations précises, une première analyse publiée samedi par Fidel castro, sur la solidarité nécessaire avec Haïti, en lien avec l'avenir de l'humanité:

"Réflexions du compañero Fidel

 

HAÏTI MET À L’ÉPREUVE L’ESPRIT DE COOPÉRATION

 

Les nouvelles qui parviennent d’Haïti confirment le grand chaos qu’on était en droit d’attendre dans la situation exceptionnelle engendrée par la catastrophe.
Surprise, étonnement, commotion dans les premiers instants, désir dans les recoins les plus éloignés de la planète de prêter de l’aide sans retard… Qu’envoyer et comment le faire vers une petite île des Caraïbes depuis la Chine, l’Inde, le Vietnam et d’autres endroits situés à des dizaines de milliers de kilomètres de distance ? L’ampleur du séisme et la pauvreté du pays génèrent dans les premiers instants des idées de besoins imaginaires qui donnent lieu à toutes sortes de promesses possibles qu’on s’efforce ensuite de concrétiser par tous les moyens.

 

Pour nous, Cubains, nous avons compris que le plus important était de sauver des vies, ce pour quoi nous sommes entraînés face non seulement à des catastrophes de ce genre, mais aussi à d’autres désastres naturels de nature sanitaire.

Des centaines de médecins cubains étaient déjà sur place, ainsi qu’un bon nombre de jeunes Haïtiens aux origines modestes, convertis en de bons professionnels de la santé, car c’est à cela que nous avons consacré notre coopération avec ce pays frère et voisin depuis de longues années. Une partie de nos compatriotes était toutefois en vacances, tandis que des Haïtiens se formaient ou étudiaient à Cuba.
Le tremblement de terre a dépassé tous les calculs : les modestes demeures de pisé et de torchis – dans une ville de presque deux millions d’habitants – ne pouvaient pas résister. De solides bâtiments publics se sont effondrés, des îlots entiers se sont écroulés sur leurs habitants qui se trouvaient chez eux alors que la nuit tombait et qui furent ensevelis sous les ruines, vivants ou morts. Les personnes blessées qui remplissaient les rues réclamaient des secours. La force des Nations Unies (MINUSTAH), le gouvernement et la police se sont retrouvés sans direction ni commandement. Ces institutions employant des milliers de personnes se sont attelées dans les premiers moments à la tâche de savoir quelles sont celles qui étaient en vie et où.
La première chose qu’on faite nos médecins dévoués en Haïti et les jeunes spécialistes de la santé formés à Cuba, c’est de communiquer entre eux afin de connaître leur sort et de savoir sur quoi ils pouvaient compter pour aider le peuple haïtien dans cette tragédie.
Ceux qui étaient en congés à Cuba et les médecins haïtiens qui suivaient une spécialisation dans notre pays se sont aussitôt préparés à partir. D’autres experts cubains en chirurgie qui avaient rempli des missions difficiles se sont offerts à les accompagner. Ainsi, en moins de vingt-quatre heures, nos médecins avaient déjà soigné des centaines de patients. Aujourd’hui, 16 janvier, à peine trois jours et demi après la tragédie, ils avaient traité plusieurs milliers de victimes. Ce samedi midi, la direction de notre brigade a informé entre autres :

« Ce que font les compagnons est vraiment digne d’éloge. Ils sont tous d’avis que ce qui s’est passé au Pakistan pâlit en comparaison [il y a eu là-bas un grave séisme où certains ont travaillé]. Là-bas, ils avaient dû soigner bien des personnes ayant souffert de fractures, parfois mal consolidées, ou l’écrasement de membres, mais ici ça dépasse tout ce qu’ont peut imaginer : de nombreuses amputations ; il faut pratiquement amputer en plein air : c’est l’image de ce qu’ils avaient supposé se passer pendant une guerre.
 
« … l’hôpital Delmas 33 fonctionne déjà ; il compte trois blocs opératoires dotés de groupes électrogènes, des secteurs de consultation, etc., mais il est absolument bondé.

« …douze médecins chiliens nous ont rejoints, dont un anesthésiste, ainsi que huit médecins vénézuéliens, et neuf religieuses espagnoles ; on attend d’un moment à l’autre dix-huit Espagnols auxquels l’ONU et le ministère haïtien de la Santé publique avaient confié l’hôpital, mais qui n’avaient pas les ressources d’urgence qui n’avaient pas pu arriver, si bien qu’ils ont décidé de se joindre à nous et de commencer à travailler sans retard.

« …trente-deux médecins haïtiens résidents ont été envoyés ici, dont six allaient partir directement à Carrefour, un endroit totalement dévasté. Les trois équipes de chirurgiens cubains qui sont arrivées hier ont aussi fait le voyage.

« …nous opérons dans les installations médicales suivantes à Port-au-Prince : l’hôpital La Renaissance, l’hôpital de la Sécurité sociale et l’hôpital de la Paix.

« …quatre centres de diagnostic intégral fonctionnent aussi. »

 

Cette information donne une petite idée de ce que font en Haïti les personnels médicaux de Cuba et ceux d’autres pays qui travaillent avec eux, parmi les premiers à être arrivés dans ce pays. Notre personnel est disposé à coopérer et à joindre ses forces avec tous les spécialistes de la santé envoyés de partout pour sauver des vies dans ce peuple frère. Haïti pourrait se convertir en un exemple de ce que l’humanité peut faire pour soi. La possibilité et les moyens existent ; c’est la volonté, toutefois, qui fait défaut.
Plus l’on mettra de temps à enterrer ou à incinérer les morts, à distribuer des aliments et d’autres produits vitaux, et plus les risques d’épidémies et de violences sociales s’aggraveront. Haïti permettra de prouver combien de temps l’esprit de coopération durera avant que ne l’emportent l’égoïsme, le chauvinisme, les intérêts mesquins et le mépris d’autres nations. Les changements climatiques menacent toute l’humanité.
Le séisme de Port-au-Prince nous rappelle à tous, à peine trois semaines après, à quel point nous avons été égoïstes et suffisants à Copenhague !
Les pays observent de près tout ce qu’il se passe en Haïti.
L’opinion publique mondiale et les peuples seront de plus sévères et implacables dans leurs critiques.

  Fidel Castro Ruz

Le 16 janvier 2010

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Haïti

16 Janvier 2010, 18:53pm

Publié par Daniel JUNKER

Vous trouverez ci-dessous un courrier envoyé par Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF, à Gaspard Fritzner, chargé d’affaires de la République d’Haïti, à propos du séisme dévastateur qui a frappé le peuple haïtien.


haiti--22.jpg

Monsieur le Chargé d’affaires,

Je tiens, en mon nom personnel et au nom du Parti communiste français, à vous faire part de toute notre solidarité avec le peuple haïtien si dramatiquement frappé par un tremblement de terre dévastateur et meurtrier.

Cette tragédie suscite une grande émotion en France où l’amitié avec Haïti, votre pays, est forte.

Il s’agit d’une catastrophe majeure qui nous rappelle que dans ce monde, ce sont les pays les plus pauvres qui sont les plus vulnérables.

Je veillerai à ce que la réponse immédiate qui sera donnée en terme d’aide d’urgence humanitaire et de reconstruction pour Haïti soit à la hauteur de cette tragédie.

Nous serons aussi exigeants et à l’initiative pour que les Objectifs du Millénaire pour le développement puissent être effectivement atteints en 2015, comme premier pas dans la voie d’une plus grande justice et d’un nouvel ordre international.

La décennie qui s’ouvre devra être celle d’un développement humain durable dans la sécurité.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 13 janvier 2010.

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Séisme ravageur en Haïti

15 Janvier 2010, 18:28pm

Publié par Daniel JUNKER

 
Un violent séisme s’est abattu ce mardi 12 janvier sur Port-au-Prince, en Haïti, laissant présager des milliers de victimes. Aussitôt, le Secours populaire se mobilise pour venir en aide aux victimes.


hh
Haïti : donnez par SMS
Les opérateurs mobiles français mettent en place une opération de solidarité par SMS en faveur des sinistrés d’Haïti.

A partir d'aujourd'hui, 15 janvier, vous pouvez venir en aide aux sinistrés Haïtiens en envoyant un SMS.
À travers l’Association Française de Opérateurs Mobiles, ce sont tous les opérateurs mobiles qui s’associent à la Croix Rouge, au Secours populaire français et au Secours Catholique pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre, survenu en Haïti, le 12 janvier 2010.

Il vous suffit d'envoyer HAITI au 80333.
Un don d'1 € vous sera facturé par votre opérateur (en plus du coût du SMS), et sera intégralement reversé au Secours populaire.

En savoir plus sur les actions du Secours populaire en Haïti.

Vous pouvez aussi effectuer un don financier :

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Séisme Haïti

14 Janvier 2010, 19:04pm

Publié par Daniel JUNKER

Haïti, la course contre la mort
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L’aide internationale et les équipes de secours convergeaient hier vers Port-au-Prince, ou d’importants moyens ont été déployés pour assister ce pays ravagé par un séisme qui a fait des milliers de morts.
Témoignages, analyses, rencontre avec des Haïtiens de France … Un dossier spécial dans l’Humanité de vendredi.

Au fil des heures, le monde découvre l’ampleur de la catastrophe qui s’est abattue sur Haïti. Réalité dure et crue : des bâtiments effondrés, des cadavres jonchant le sol, Port-au-Prince ressemble à une ville complètement dévastée, notamment dans sa partie basse. Le séisme et ses répliques ont détruit des milliers, voire des centaines de milliers de vies, ainsi que tous les hôpitaux, écoles, habitations, immeubles et infrastructures. Aucune information n’est parvenue pour le moment concernant l’état des autres villes et villages du pays. La capitale abrite 2 millions d’habitants, dont un immense bidonville, Cité Soleil. Partout la même désolation, des amas de ferraille, de poussière et de béton.

Des milliers de personnes étaient hier encore prisonnières sous les décombres. Dans les rues, les corps extraits sont souvent alignés à même le sol, recouverts d’un drap. Faute de moyens, les survivants tentent de dégager des blessés à mains nues. Signe de la peur qui règne : des milliers d’Haïtiens paniqués ont tenté, la nuit dernière, de rejoindre les hauteurs de Pétion-ville, après une rumeur annonçant un tsunami. Pour la deuxième fois consécutive, les Haïtiens ont passé la nuit dehors, dans les rues ou les parcs, ne sachant plus ou aller. Ils ont sans doute perdu un ou plusieurs proches, n’ont plus d’eau potable, de provisions, d’électricité, de moyens de communication. Et plus de toit. Plus rien. Depuis mercredi, les chiffres les plus fous circulent sur le nombre des victimes. Le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, a craint un bilan « bien au-dessus de 100 000 morts ». Le président, René Préval, a évoqué « des milliers de victimes ». « Le Parlement s’est effondré […] des hôpitaux se sont effondrés. Certaines écoles sont remplies de cadavres », a-t-il dit sur la chaîne de télévision CNN. Hier, le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a fait état de « dizaines de milliers de morts » ; ils seraient 45 000 à 50 000, selon la Croix-Rouge haïtienne. Il faudra sans doute plusieurs jours avant de prendre toute la mesure de cette horreur.

Car la course contre la mort est engagée

L’envoyé spécial de l’ONU en Haïti, Hédi Annabi, a péri dans l’effondrement du quartier général de l’organisation (Minustah). Plus de 100 personnes expatriées de l’ONU étaient toujours portées disparues. Plusieurs parlementaires haïtiens sont ensevelis sous l’Assemblée effondrée, notamment le président du Parlement, Kelly Bastien. Incertitude aussi sur les 1 500 Français vivant sur place : si 91 blessés ont été transférés en Martinique, nombreux sont ceux dont on est sans nouvelles, et deux d’entre eux ont trouvé la mort.
La seule lueur d’espoir, à travers le chaos, est venue de la réouverture de l’aéroport de Port-au-Prince, bien que la tour de contrôle soit détruite. Il est la ligne de vie par ou transitera une bonne partie de l’aide internationale. Des sauveteurs de plusieurs pays, accompagnés de chiens et de matériel d’urgence, y sont attendus par tout un peuple. _ Car la course contre la mort est engagée. Les chances de retrouver des survivants vont s’amenuiser après trois, voire quatre ou cinq jours. Les secours dans l’immédiat se concentrent sur les besoins de base : vivres, eau, abris et matériel médical. Événement significatif, Hillary Clinton a écourté une tournée dans le Pacifique et est rentrée aux États-Unis pour coordonner l’action américaine. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a souligné que le séisme exigeait un effort majeur des secours, dont pourraient avoir besoin 3 millions de sinistrés. Il se rendra sur place « dès que possible ». D’importants moyens militaires ont commencé à être mis en œuvre, pour tenter de trouver des survivants sous les gravats.
La France, les États-Unis (3 500 soldats américains seront déployés), le Canada, le Venezuela et Cuba, notamment, ont débuté les envois de militaires ou de sauveteurs spécialisés. Dix équipes de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, qui coordonne l’aide du Mouvement de la Croix-Rouge, étaient en route hier matin pour Haïti ou 1 700 volontaires sont déjà mobilisés pour aider les sinistrés du séisme qui a ravagé ce pays, l’un des plus pauvres de la planète et dont les manques criants et les déficiences, particulièrement en matière de construction, représentaient depuis longtemps un danger potentiel.

Bernard Duraud

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En 2009, la solidarité ne connaît pas la crise

24 Décembre 2009, 08:50am

Publié par Daniel JUNKER

Á l’heure ou les besoins n’ont jamais été aussi importants, les associations notent que les formes de la solidarité se transforment.
                     Gabriel Laurent/phototheque.org 
Constatant les carences de l’État, les Français continuent de verser aux associations mais se mobilisent plus ponctuellement. Passant parfois d’une cause à une autre.
Eclairage avec la solidarité autour des travailleurs sans papiers : dans les sondages, mais aussi financièrement, les Français soutiennent ce mouvement historique qui réunit déjà 6 000 grévistes.

Á l’approche de Noël, le piquet de grève des travailleurs sans papiers de la Porte des Lilas a des allures de fêtes. Des deltaplanes chatoyants ornent les arbres ; de faux tournesols égaillent les barrières et un sapin de Noël a même trouvé sa place sous une poulie. Depuis la mi-octobre, vingt-cinq grévistes vivent ici, jour et nuit. Anciens ouvriers du chantier du tramway, ils occupent leur lieu de travail : une portion du trottoir sur les maréchaux.

Des conditions de grève extrêmement difficiles, qui ont été un peu adoucies par une solidarité rapidement mise en place : le syndicat Solidaires a donné des tentes ; la mairie du 19e a posé des toilettes ; la ville de Paris un Algeco avec un chauffage. Et tous les jours, les riverains se relaient pour apporter nourriture, bois pour se chauffer, vêtements ou tout simplement quelques billets.

Casque de moto sur la tête, Michel a fait une halte en moto pour donner 10 euros : « C’est malheureux d’avoir à donner de l’argent, lâche-t-il. C’est l’État qui devrait organiser ça, c’est comme pour les Restos du cœur. » Le quinquagénaire ne cache pas que ce don représente aussi « un acte politique ». « Sarkozy construit une France à deux vitesses : survie pour les uns, bling-bling pour les autres. » Son billet de 10 euros arrive à point pour remonter le moral des grévistes : ce matin, pour la première fois depuis le début du mouvement, la caisse de solidarité était vide. « Nous avions plus d’argent au début », soupire Moussa Camara, leur porte-parole, qui rappelle que cet argent leur sert chaque jour à acheter de quoi se nourrir. Plus la lutte est longue, plus le risque d’isolement s’accroît… L’aide morale est aussi décisive. « Tous les soirs, ils restent avec nous jusqu’à une ou deux heures du matin », ajoute Moussa.

La solidarité autour des travailleurs sans papiers s’organise aussi au niveau national, ou une grande collecte a été lancée par les onze organisations qui soutiennent le mouvement. Á ce jour, 30 000 euros ont déjà été collectés. « Les sondages et les dons le montrent, ce mouvement est bien soutenu par la population. La solidarité est massive autour des grévistes qui n’ont jamais été si nombreux : 6 000 ! » Cet argent devrait être intégralement reversé aux piquets de grève d’ici à la fin de l’année.

Marie Barbier


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