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solidarite

Les Restos du cœur : le baromètre d'une situation sociale désastreuse

30 Novembre 2011, 13:31pm

Publié par PCF Villepinte

Les Restos du cœur ouvrent, aujourd'hui, pour la 27ème année consécutive. L'association fondée par Coluche ne désemplit pas, au plus grand désespoir de ses 60.000 bénévoles qui se dépensent sans faillir pour que 900.000 personnes puissent se nourrir chaque année. Le succès non démenti de l'association est hélas un baromètre plutôt fiable de l'état de la société. Ce qu'il indique est désastreux. La situation sociale n'en finit pas de se dégrader : 8,5 millions de français-e-s vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de 950 euros par mois. Ils sont en prise aux difficultés les plus extrêmes dans leur droit au logement, au travail, à la santé. Pire, les associations caritatives qui font un travail admirable sont menacées. Il s'en est fallu de peu que l'aide fiscale soit suspendue et les fonds alimentaires européens retirés.

Plus que jamais ce gouvernement qui ne pense qu'à satisfaire les possédants, doit assumer ses responsabilités : avoir laissé toute une partie de la population s'enfoncer dans la misère est un échec de sa politique. Il est temps qu'une page se tourne. Comme le propose le Front de gauche dans son programme « L'humain d'abord », les salaires, les traitements, les indemnisations du chômage et les retraites doivent faire l'objet d'une réévaluation globale et être indexés sur le coût de la vie. Un salaire maximum doit être instauré et les minimas sociaux augmentés au dessus du seuil de pauvreté. La vie de millions de personnes en dépend.

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Hommage à Mariam Bokoum

28 Novembre 2011, 17:29pm

Publié par PCF Villepinte

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Le siège de Charlie Hebdo ravagé par un incendie criminel

2 Novembre 2011, 09:43am

Publié par PCF Villepinte

Malgré l'incendie, l'édition de ce mercredi sera bien dans les kiosques

Médias - le 2 Novembre 2011

Le siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, qui publie ce mercredi un numéro spécial rebaptisé "Charia hebdo", a été détruit mercredi par un incendie criminel, sans doute par un jet de "cocktail molotov". Vives condamnations à gauche et à droite contre la liberté d'expression.

Cet incendie, accompagné d'un piratage du site internet du journal, survient alors que Charlie Hebdo, a fait du prophète de l'islam le "rédacteur en chef" de son numéro de ce mercredi, afin de "fêter la victoire" du parti islamiste Ennahda en Tunisie. L'incendie, que le journal attribue à des activistes islamistes, s'est déclenché "aux alentours de une heure du matin" au 62 boulevard Davout (XXe arrondissement), est "maîtrisé et n'a fait aucun blessé", a-t-on indiqué de source policière. "Il n'y a pas d'interpellation", a-t-on ajouté, tout en évoquant la piste d'un jet de "cocktail molotov" pour expliquer l'origine de l'incendie. "L'enquête devra le confirmer", a-t-on souligné.

Le médecin urgentiste et chroniqueur Patrick Pelloux a dit sur place que le cocktail molotov aurait été lancé "sur la devanture et mis le feu au système informatique". "La police nous dit que deux personnes ont été vues en train de partir peu de temps avant le déclenchement de l'incendie", a précisé le directeur de la publication, le dessinateur Charb.

Malgré l'incendie, l'édition de ce mercredi sera bien dans les kiosques, a confirmé Charb. Pour lui, le sinistre est directement "lié" à la publication de ce mercredi. "Sur Twitter, sur Facebook, on a reçu pas mal de lettres de protestation, de menaces, d'insultes", que la direction du journal s'apprêtait à transmettre à la police, a-t-il expliqué. Et sur internet, peu avant 7h30, la page d'accueil du site du journal laissait apparaître une photo de la mosquée de La Mecque en plein pèlerinage, avec ce slogan: "Not god but Allah" ("Pas d'autre Dieu qu'Allah"). "Les islamistes ont pris notre site internet", a réagi Patrick Pelloux.

Le journal avait déjà reçu des menaces lors de la publication des caricatures de Mahomet en 2006, mais le numéro de ce mercredi "n'a pas la même portée, c'est plus déconnant qu'autre chose", et seule la couverture avait été diffusée au moment de l'incendie, "pas le contenu" du journal, a souligné Charb. En Une du journal, un dessin représente Mahomet hilare, avec ces mots: "100 coups de fouet, si vous n'êtes pas morts de rire!" Le journal avait expliqué son choix lundi par sa volonté de "fêter dignement la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie et la promesse du président du CNT que la charia serait la principale source de législation de la Libye".

En 2006, "la préfecture avait jugé" les menaces adressées au journal "sérieuses: un car de policiers avait été posté aux abords du journal et des gardes du corps détachés auprès des principaux dessinateurs", selon Charb. Mais ces menaces n'avaient "jamais abouti à rien".

Sur place, l'incendie a "tout détruit, tout le rez-de-chaussée, où la rédaction est installée, a brûlé", a témoigné M. Pelloux. "C'est dramatique, tout est foutu", a-t-il ajouté. "Si on devait faire un journal aujourd'hui, je ne sais pas si on pourrait le faire. Le poste de maquette a brûlé, il n'est plus du tout fonctionnel, il y a de la suie partout, les ordinateurs sont à mon avis morts, le système électrique a fondu", a précisé Charb. "Un tiers du journal ne ressemble plus à rien".

Les locaux de Charlie Hebdo du boulevard Davout abritent notamment la rédaction, le service de fabrication des maquettes, des bureaux et des stocks merchandising. Le journal avait quitté des locaux installés dans le IIIe arrondissement de Paris, rue de Turbigo. La police judiciaire de Paris a été saisie de l'enquête.

Vives réactions à gauche comme à droite

Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, a qualifié mercredi de "répugnant" l'incendie dont a été victime Charlie Hebdo. "Si c'est un incendie volontaire, c'est tout à fait répugnant, je veux dire ma sympathie mon affection à l'équipe de Charlie Hebdo, je suis sûr que le journal va trouver la force en lui de rebondir", a déclaré le député européen sur Europe 1. Pour Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité "ceux qui brûlent des journaux, brûlent la liberté et la démocratie" a-t-il précisé dans un communiqué, "je veux condamner avec la plus grande fermeté cet acte de violence, et qui est aussi un acte de violence contre la liberté d’expression" a fait valoir le maire de Paris, Bertrand Delanoë sur BFMTV, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a lui "condamné fermement" l'incendie de Charlie Hebdo. Á droite, le ministre du travail, Xavier Bertrand a parlé être "profondément choqué" par l'incendie, Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie, a qualifié les incendiaires d'"ennemis de la démocratie", "nous condamnions avec la plus grande force ce qui n'est rien d'autre qu'un attentat contre un journal dans un pays qui doit incarner la liberté d'expression", a déclaré le patron de l'UMP, Jean-François Copé.

--> Déclaration de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité : Solidarité avec Charlie Hebdo

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Le Secours populaire craint un "désastre alimentaire" en Europe

12 Octobre 2011, 21:48pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 12 Octobre 2011

 

 

 

Le Secours populaire français a redit mercredi sa crainte d'"un désastre alimentaire sans précédent" en Europe, en raison de la disparition programmée en 2013 du Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD).

Peu avant la "journée mondiale du refus de la misère" prévue le 17 octobre, Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français, appelle à "ne pas rajouter de la misère à la misère" et arrêter ce "tsunami alimentaire programmé". "Mais ce 17 octobre 2011 s’annonce avec de très mauvaises décisions", car "si les autorités européennes ne reviennent pas sur leur décision, un désastre alimentaire sans précédent menace des millions de familles qui ne mangent que grâce" au PEAD, s'inquiète Julien Lauprêtre.

"En Europe, un peu plus de 13 millions de personnes accèdent à ce programme d’une valeur de 480 millions d’euros. En France, le programme est de 72 millions d’euros et aide près de 4 millions de personnes à se nourrir", rappelle le communiqué. "La décision de la Cour européenne de justice, appuyée par l’Allemagne et 5 autres Etats, pénalise 19 Etats, dont le nôtre, avec son objectif visant à diminuer de 75% le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) en 2012, et sa suppression totale, en 2013", déplore M. Lauprêtre.

"Derrière la froideur de ces chiffres, se cache la détresse d’enfants, de familles, de personnes âgées, de chômeurs, de travailleurs pauvres, de jeunes, etc. (...) Au moment où la valse des milliards est orchestrée, l’argent versé par le PEAD représente seulement 1 euro par habitant d’Europe", souligne le Secours populaire.

Créé en 1987, le PEAD permet la distribution de denrées aux plus démunis. Sa diminution priverait des millions de personnes d’une aide alimentaire. En France, ce serait 49 millions de repas non distribués par la Banque alimentaire, 21 millions par les Restos 
du cœur et 11 millions pour la Croix-Rouge. En 2010, sur 1,3 millions de personnes soutenues sur le plan alimentaire 
par le SPF, le PEAD représentait 50 % des produits distribués.

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Famine: la France brasse de l'air, malheureusement

28 Juillet 2011, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

 

Monde - le 27 Juillet 2011

 

 

 

La France ne fait-elle que de la gesticulation diplomatique alors que 350 000 Somaliens sont en prise avec la famine et que 10 millions d'habitants de la Corne de l'Afrique sont touchés? C'est ce que pense Oxfam. L'Organisation non-gouvernementale met en cause ce mercredi "l'activité diplomatique" française, après l'annonce par le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire de la tenue d'une conférence, à Nairobi ce mercredi, de donateurs au bénéfice des pays africains victimes de la sécheresse qui, "fait pschiiitt" et même "n'existe pas".

"Au cours des derniers jours, le gouvernement français, et en particulier le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, a déployé une activité diplomatique intense pour répondre à la crise alimentaire dans la Corne de l'Afrique, constate un communiqué d'Oxfam. Après un déplacement dans l'une des régions les plus touchées par la crise et la convocation d'une réunion extraordinaire de la FAO, la France annonçait depuis plusieurs jours une importante conférence des donateurs aujourd'hui à Nairobi," poursuit-elle. "Problème: cette conférence n'existe pas".

"L'activité diplomatique déployée par la France ces derniers jours n'est-elle qu'un écran de fumée pour cacher la faiblesse de ses engagements financiers?" s'interroge Jean-Cyril Dagorn, d'Oxfam France. Mercredi, le Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) réunissait bien les ambassadeurs à Nairobi des pays donateurs, mais simplement pour faire un point régulier et technique de la situation en Somalie.

L'issue de la conférence organisée lundi à Rome par l'Agence de l'ONU pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO) à l'initiative de la présidence française du G20 a frustré les organisations humanitaires. Le chef de la FAO, Jacques Diouf, a certes demandé une "aide internationale massive et urgente" pour la Corne de l'Afrique. Mais les contours de cette aide sont restés flous. Les Nations unies estiment à quelque 12 millions les personnes touchées par l'actuelle sécheresse dans la Corne de l'Afrique, la pire en des décennies selon elles.

 

  • A lire:

350 000 affamés en Somalie, 10 millions d'Africains touchés

"Ne parler que du climat est une hypocrisie totale", entretien avec Jean Ziegler

Vers une catastrophe humanitaire en Somalie

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Courrier de Pierre Laurent à l'ambassadeur de Norvège

27 Juillet 2011, 16:10pm

Publié par PCF Villepinte

 
  
Monsieur l'Ambassadeur,

Au lendemain de la tragédie qui vient de frapper la nation de Norvège, je tiens au nom des communistes françaCourrier de Pierre Laurent à l'ambassadeur de Norvègeis à vous faire part de notre solidarité la plus sincère. L'odieux crime qui a ôté la vie à 76 femmes et hommes, vendredi dernier, ne laisse de provoquer chagrin et révolte en France. Nos pensées vont aux victimes, à leur famille, au peuple norvégien tout entier et à tous ceux qui, d'où qu'ils viennent, vivent sur votre sol. La haine a armé la main des assassins mais nous savons que cet aveuglement est, lui, totalement étranger à la société norvégienne et à sa culture. Partout où de tels actes sont perpétrés, notre commune humanité est meurtrie. La résurgence de l'extrême droite en Europe dans le contexte de crise générale est matière à inquiétude. Aucun discours de stigmatisation, de rejet et d'exclusion n'est sans conséquence et les différentes formations politiques qui en usent portent la responsabilité de voir la déraison l'emporter.  Nous ressentons tous de notre devoir d'œuvrer à une Europe de solidarité et de coopération entre les peuples et à un monde de paix.

 

Soyez assuré, Monsieur l'Ambassadeur, de l'engagement des communistes français aux côtés des femmes et des hommes de votre pays qui refusent le règne de la terreur.

 

Pierre Laurent,

Secrétaire national du PCF

 

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Xavier Emmanuelli quitte le Samu social : « ce n’est plus gérable »

20 Juillet 2011, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 19 Juillet 2011

 

 

 

C’est Charlie Hebdo qui l’annonce dans un entretien à paraître mercredi : Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social de Paris et ancien secrétaire d'Etat auprès du gouvernement Juppé, quitte la présidence de la structure d'aide d'urgence aux personnes sans abri.

Le Samu Social est financé par l'Etat à hauteur 92%. Et en mai dernier, celui-ci a annoncé des réductions drastiques des moyens alloués à l'hébergement d'urgence, avec par exemple le financement de l'hébergement en hôtel a été amputé de 25%. Le seul centre d'hébergement d'urgence parisien accueillant des femmes, le centre Yves-Garel (XIe arrondissement) a également été fermé le 30 juin, pour cause de vétusté. Pour Xavier Emmanuelli, la situation budgétaire "n'est plus gérable".
"L’urgence sociale, personne n’y croit, ça appartient aux petits hommes gris, comme disait Nietzsche. Les technos, les mecs qui pensent structure, budget, et pas souci de l’autre". Et il poursuit : "C’est comme dans le dessin animé de Tex Avery, tout le monde se refile le bâton de dynamite avant qu’il pète. On est dans le +c’est pas moi, c’est toi+: c’est du ressort de l’État, non, c’est celui de la mairie. Ils se tirent dans les pattes, ils n’ont pas les mêmes objectifs, c’est à celui qui ne paiera pas ou, au contraire, qui se dira le plus généreux. Je me suis battu toute ma vie, je ne veux pas couvrir ça", justifie le Dr Emmanuelli.

M. Emmanuelli préside le Samu social de Paris depuis sa création, le 22 novembre 1993, avec l'aide du maire de la Ville, Jacques Chirac. C’est également le co-fondateur de l'ONG Médecins sans frontières, il préside depuis 1997 le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées.

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Soutien aux étudiants réprimés de Normale Sup

12 Juillet 2011, 22:18pm

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 12 Juillet 2011

 

 

 

Une centaine de personnes s’est rassemblée ce matin devant l’Ecole Normale Supérieure, alors que neuf élèves étaient convoqués en conseil de discipline pour avoir occupé les locaux, fin mai, lors d’un conflit social.

La solidarité continue. Mardi matin, une centaine de personnes s’est rassemblée devant l’Ecole normale supérieure (ENS) de Paris, rue d’Ulm, pour marquer leur soutien à neuf élèves de la prestigieuse école, convoqué le jour-même en conseil de discipline (Lire : Normale Sup : la direction veut réprimer, après-coup, le mouvement social). Leur tort : avoir occupé "sans autorisation" les locaux de la direction lors du long conflit qui a permis à 22 personnels précaires du restaurant, du ménage et de la bibliothèque d’obtenir la transformation de leur CDD en CDI (lire : Victoire contre la précarité à « Normale Sup’ »).

Les élèves étaient convoqués entre 9h et 17h. Mais sur les neuf, seul deux étaient présents mardi. Normal : la directrice Monique Canto-Sperber a expédié les convocations alors que la plupart des élèves sont en stage à l’étranger... "Elle cherche une vengeance vu qu’en plein milieu de l’été, deux mois après le conflit, elle revient à la charge contre neuf bouc-émissaires", s’agace Jean Quétier, un des normaliens visés, membre de la Ferc-CGT.

Présent également, Jean-Luc Mélenchon condamne le comportement de la directrice qui, au même moment, sort sous les huées des organisations présentes : CGT, NPA, Parti de gauche, Sud étudiant… "La situation est très choquante", reprend le candidat du Front de gauche à la présidentielle. "L'ENS est normalement un concentré de l'idéal républicain, mais la directrice se comporte comme un petit manager anglo-saxon aux petits pieds. Les élèves ont parfaitement compris la notion de la République en luttant contre la précarité contrairement à la direction qui a un esprit de caste. "

Au terme de cinq mois de grève des employés de la cantine (du 10 janvier au 26 mai) et 29 jours d'occupation des bureaux de la direction, ils ont obtenu, en plus de l’embauche en CDI des personnels précaires, le remboursement des journées de grève à hauteur de 75 % et une prime de 65 euros net par mois en plus de leur salaire. Une semi-victoire disent certains. "Certes, on est plus en sécurité avec un CDI, mais ce serait encore mieux avec une titularisation, explique Hamid, qui travaille au restaurant de l’ENS. L’obtention d’un CDI a tout de même accéléré ma demande de logement qui sera validée le mois prochain ainsi que celle de deux de mes collègues."

Au-delà de cette satisfaction personnelle, il reste solidaire des élèves accusés. "C’est inadmissible de condamner les élèves parce qu’ils ont soutenus une noble cause. Ce qui fait mal à la directrice, c’est que des élèves de l’ENS destinés à une carrière brillantissime sont passés au-delà de la barrière, ils ont soutenus des salariés et crée avec eux un lien fort."

A lire :
C’est pas très Normale, ces CDD à répétition !

Stéphane Hessel censuré à l’École normale supérieure
Rue d’Ulm, siège de l’École normale de la censure ?

Kapinga-Sephora Lukoki

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500 jours pour Hervé et Stéphane

13 Mai 2011, 08:29am

Publié par PCF Villepinte

 

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux journalises de France 3 et leurs trois accompagnateurs sont toujours retenus en Afghanistan.  Un grand rassemblement est prévu ce vendredi à 14 heures, sur le parvis de France Télévision.

500 jours, c’est la plus longue prise d’otage de ces 30 dernières années. Et comme le rappelait Florence Aubenas dans nos colonnes : « Le plus terrible, c’est l’oubli. Et en ce sens, tout ce qui peut permettre de les maintenir parmi nous est important. Ne pas oublier, continuer de défendre notre métier et ce droit fondamental qu’est la liberté de la presse, dire qu’ils étaient là-bas pour l’information, pour nous raconter l’Afghanistan, qu’ils faisaient simplement leur travail, mettre leur histoire sur la place publique, c’est primordial. » (lire la suite de l’entretien)

Le soutien doit être unanime, sans réserve ni retenue. Les appels sont nombreux : les syndicats SNJ, SNJ-CGT et CFDT, Reporters sans frontières (qui a créé ce site Web pour l'occasion) et le comité de soutien. On rappelle que la dernière preuve de vie, sous la forme d’une vidéo, date de novembre 2010.

Autour de ce sujet :
Cette récente lettre ouverte à M. Ban Ki Moon, secrétaire général de l'ONU, par les syndicats FIJ, SNJ, SNJ-CGT et CFDT, rappelle à quel point nous n’en savons que trop peu, sur leurs ravisseurs, les négociations, sur leur santé, sur leur état.

Ce rappel de l'importance du travail effectué par Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, par Thierry Thuillier, le directeur de l'information de France Télévision : « les reporters sont nos yeux et nos oreilles »

La réaction de Delphine Saubaber, prix Albert Londres 2010 et grand reporter à l’Express.

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Développement : une aide française en trompe l’œil

9 Avril 2011, 22:23pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 8 Avril 2011

A l’occasion de la publication du montant du soutien accordé en 2010 par la France aux pays pauvres, des ONG dénoncent des tours de passe-passe.

Chaque année, c’est la même chose. La publication par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) des statistiques sur l’aide publique au développement (APD), c’est-à-dire sur le soutien accordé par les riches nations aux pays pauvres, donne lieu à une véritable bataille de chiffres et une guerre des communiqués entre les ONG et la France, qui a fait de ce thème l’une de ses priorités de sa présidence du G20, le groupe des grands pays développés et émergents.

  • Les chiffres et les promesses

Selon l’OCDE, l’aide française progressé de 7,3% par rapport à 2009 et représente 0,50% du revenu national brut (RNB) de la France. Soit juste en dessous de l'objectif européen fixé à 0,51%. La promesse de la France, à l’instar des autres pays, est d’atteindre 0,7% du RNB en 2015.

  • Le cocorico de Paris

Ce niveau est « historique » et « reflète la continuité de l'engagement de la France en dépit d'un contexte budgétaire difficile », ont déclaré les ministres de l'Economie et de la Coopération, Christine Lagarde et Henri de Raincourt.

  • La colère des ONG

Oxfam : « La France est devenue experte dans l’art de gonfler. La « hausse » de l’APD française en 2010 est ainsi en partie le résultat d’actions comme la reprogrammation de dettes, l’attribution massive de prêts (au détriment des dons) ou encore les 400 millions d’euros destinés à Mayotte, 101ème département français qui sortira des chiffres de l’APD l’année prochaine ». 

Luc Lamprière, directeur d’Oxfam France : « Personne n’est dupe : après cette année d’artifices pour faire bonne figure au G8 et au G20, la  baisse de l’APD française déjà programmée fera mal. L’aide publique au développement représente pourtant une bouée de sauvetage pour des millions de personnes. Les plus pauvres ne doivent pas payer pour une crise dont ils ne sont pas responsables ».

Coordination Sud : «Seuls les pays émergents sont solvables pour avoir accès aux prêts (…) Cela prive de financement les défis urgents de la faim, de l'eau ou de la santé ». 

Sophie Tolachides, d’Eau vive : « L’APD française finance essentiellement de gros investissements dans les centres urbains et sous forme de prêts. Seuls 12% des engagements de l’aide « eau et assainissement » iront aux 14 pays prioritaires et 6% seront accordés sous forme de dons »

  • Et les autres pays ?

L'aide fournie par les 23 principaux Etats bailleurs de fonds en 2010 s'élève à 129 milliards de dollars, soit le "niveau le plus élevé jamais atteint", selon l’OCDE. Le Royaume-Uni a ravi à la France le rang de deuxième donateur mondial en volume, après les Etats-Unis, ce qui relativise le montant des aides françaises. La Suède, le Danemark, le Luxembourg et les Pays-Bas sont déjà au-delà de la barre de 0,7% tandis que la Belgique et la Finlande dépassent le seuil de 0,51%. Les mauvais élèves sont ceux qui sont touchés par la crise : Irlande, Grèce, Espagne, Italie. Globalement les promesses faites en 2005 pour permettre d'atteindre en 2015 le fameux objectif des 0,7% ne sont toujours pas respectées. Selon l’OCDE, « il manque encore quelque 19 milliards de dollars ». Face à ce constat, l’OCDE pourrait se tourner vers d’autres puissances comme la Chine, l'Inde, l'Indonésie ou l'Afrique du Sud.

 

Damien Roustel

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