Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

solidarite

Société Air Food géant au pied du Sapin de Noël de Paris

24 Décembre 2012, 11:05am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Secours populaire : rencontre de 300 jeunes autour de la précarité

30 Octobre 2012, 09:19am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Mes exigences à la Fête : Julien Lauprêtre

13 Août 2012, 11:04am

Publié par PCF Villepinte

- le 10 Août 2012

fête de l'Humanité 2012

président du Secours populaire.

« Je me souviens encore de mes premiers pas 
à la Fête de l’Humanité comme si c’était hier. J’étais encore en culotte courte ! Ça veut tout dire, on était en 1934 ou 1935. C’est mon père qui m’emmenait à son stand, celui des cheminots de la gare 
de Lyon, une fédération syndicale qui a toujours été puissante.

Nous étions partis à Garches, près de Boulogne (dans les Hauts-de-Seine). 
Que de beaux souvenirs ! 
Après la longue nuit noire 
de l’Occupation et de 
la collaboration, pendant plusieurs années, c’est le bois de Vincennes qui accueilli la Fête (jusqu’en 1957 exactement). Et puis les organisateurs ont dû changer 
de lieux plusieurs fois, mais je n’ai jamais manqué une édition. Ils se sont fixés au parc de 
La Courneuve dans les années 1960. Aujourd’hui, avec 
le Secours populaire, c’est une longue tradition qui se perpétue et qui permet de placer 
la solidarité en plein cœur 
de l’événement. C’est bien sûr, un événement incontournable pour nous. Nous avons 
toujours été bien accueillis.

Cette année, en 2012, avec 
les jeux Olympiques de Londres, s’imposait comme une évidence l’organisation des Olympiades de la solidarité. Nous avons imaginé des activités ludiques et des actes solidaires pour que ceux qui n’ont pas un grand pouvoir d’achat puissent repartir heureux. Les bénévoles de l’association vont décupler 
leurs efforts pour faire partir 
des enfants en vacances. 
Cette idée guidera aussi 
le déroulement de la plus grande tombola de la Fête avec des milliers de lots, et notamment du matériel sportif. Je vous promets que 
 le stand des enfants Copain 
du monde sera lui aussi 
d’une haute tenue. Dans toutes ses activités, tous ses stands, le Secours populaire français recueillera des fonds pour encourager les visiteurs à comprendre, à s’engager, car aujourd’hui, la solidarité est désormais, dans tous les domaines, une cause sociétale. »

Propos recueillis par Olivier Bédora

Voir les commentaires

Décès de Mouloud Aounit, Président d'honneur du Mrap et ancien élu communiste

11 Août 2012, 06:43am

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 10 Août 2012

 

Mots clés : racisme, mort, mouloud aounit,

 

 

Grande figure du mouvement antiraciste, Mouloud Aounit, ancien président du Mrap qui fut conseiller régional communiste, est mort à l âge de 59 ans ce vendredi à l'hôpital de la Salpêtrière.

"Il laissera à tous ses compagnons et compagnes de militantisme le souvenir fort de celui qui aura jusqu'au bout refusé de renoncer" assure le MRAP dans un communiqué. Né le 23 février 1953 à Timezri,à l'époque de l'Algérie Française, Mouloud Aounit était arrivé très jeune dans la ville d'Aubervilliers, en Seine-Denis où il deviendra  conseiller régional. En 1979, Durant ses années de Faculté, il s'engage dans le militantisme associatif sous les couleurs du Mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples (MRAP). Il participe à la grande "Marche des beurs" qui, de ses propres mots, est le véritable début de son engagement politique. Il devient en 1989 secrétaire général du Mouvement et porte-parole du MRAP jusqu'à nos jours. De 2004 à 2008 il assura la présidence du mouvement.

"La politique, c'est la poursuite naturelle de mon engagement pour faire changer la société et faire reconnaitre sa diversité"

Á la différence d'autres acteurs du milieu associatif, Mouloud Aounit décide de s'engager politiquement pour poursuivre son combat. En 2004, aux élections régionales, il se présente en Seine Saint Denis "là où j'ai appris à marcher et où j'ai vécu cinquante ans" raconte-t-il, sur une liste de rassemblement menée par le Parti Communiste et est élu conseiller régional. Son combat politique au côté des communistes se poursuit. En 2007, il soutient publiquement Marie-George Buffet à l'élection présidentielle et multiplie les déplacements en banlieue en tant que responsable de son comité de campagne pour "lutter contre les discriminations qu'on ne pourra pas combattre si on n'y met pas les moyens". Souvent critiqué pour avoir osé affirmer son soutien au PCF alors qu'il était membre du Mrap, Mouloud Aounit réfutera toujours l'idée qu'il est un alibi "je suis un allié, mais un allié libre".  

Voir les commentaires

Mille vignettes de la solidarité avec les salariés en lutte

10 Août 2012, 10:49am

Publié par PCF Villepinte

 - le 10 Août 2012

fête de l'Humanité 2012

 

 

PSA, Sanofi, Roto 93... Les communistes 
de Seine-Saint-Denis invitent leurs salariés menacés à la Fête 
de l’Humanité grâce 
à une initiative inédite.

À peine rentrée de vacances voilà que Martine Louaire est dans les starting-blocks. Le défi à relever, pour elle et ses camarades, consiste à combler « le retard que nous avons pris dans le placement de la vignette » bon de soutien à l’Humanité et donnant droit à l’entrée à sa Fête. Il faut dire que, comme bon nombre de militants, la responsable de la fédération du PCF de Seine-Saint-Denis n’a pas chômé en cette année cruciale de campagne électorale. Une année sans trêve sociale, particulièrement dans le 93, où l’annonce de la fermeture de PSA et la perspective de voir ses 3 300 emplois supprimés à Aulnay-sous-Bois ont provoqué un choc dans la population de la ville, du département et bien au-delà.

Et ce département largement sinistré n’a pas fini de subir le libéralisme : l’arrêt du site de Sanofi, à Romainville, est programmé pour décembre 2013. « 214 emplois qualifiés disparaîtraient », précise Martine Louaire. Laquelle rappelle que plusieurs villes de la Seine-Saint-Denis sont confrontées à ce fléau. Ainsi, au Blanc-Mesnil, avec la « liquidation de l’imprimerie Roto 93 » ou encore à Montreuil, avec « les 350 postes en moins à Nouvelles Frontières ».

Les communistes du département ont alors eu l’idée de créer le concept de « vignette solidaire ». Mille bons de soutien de la Fête de l’Humanité sont destinés à la solidarité envers « les salariés dans les entreprises en lutte », souligne la responsable du PCF. « On s’est demandé comment mener la bataille de la vignette en la raccrochant à l’actualité sociale et à la situation départementale. Nous pensions qu’il fallait donner du sens à la vente de la vignette, explique-t-elle. Nous proposons aux personnes qui hésitent à aller à la Fête de l’acheter en guise de geste de solidarité. On sollicite également celles qui peuvent en prendre une en plus de la leur. » Un petit coupon leur est remis.

A l'espace des communistes de la Seine Saint-Denis, il y aura trois débats autour de la thématique du travail

Quant aux mille bons de soutien, ils sont offerts aux salariés de PSA, de Sanofi et à tous ceux que les 
communistes espèrent retrouver à l’espace des communistes de Seine-Saint-Denis au parc de La Courneuve, les 14, 15 et 16 septembre, en particulier pour participer aux trois débats prévus autour de la thématique du travail. Ainsi, samedi 15 septembre, le matin, le film de Marcel Trillat Rêver le travail introduira le débat intitulé « Changer le travail, un défi pour la gauche ». Samedi après-midi, on parlera de PSA et du « défi pour la filière automobile ». Dimanche matin, il s’agira de s’interroger sur le lien entre « la lutte sociale et la place du politique ». Car, note Martine Louaire, « on se rend compte que, y compris parmi les salariés en lutte, on se demande s’il est possible de faire autrement ».

C’est cette expérience originale que Martine Louaire a relatée mardi soir lors d’une assemblée au siège national du PCF, où ont été comptabilisés 12 000 bons de soutien de la Fête 
diffusés par les militants communistes, alors que le dernier « rendez-vous de la vignette », le 9 juillet, en avait recensé seulement 6 000.

Lire aussi :

Avant-goût en images de la Fête de l'Humanité 2012

Patti Smith, la religion du rock déboule sur la Grande Scène de l'Humanité

L'heure n'est pas à envisager la fermeture de PSA-Aulnay!

Mina Kaci

Voir les commentaires

Le Secours Populaire lance son été plein de projets et de solidarité

31 Mai 2012, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

Solidarité

 

 

Avec les «Olympiades de la solidarité», ce mercredi au Parc des Princes à Paris, l’association démarre fort la saison. Au programme, de nombreux ateliers sportifs, un pique-nique géant et des remises de médailles, le tout accompagné de sportifs de haut niveau et de bénévoles très motivés, pour faire vivre aux enfants et aux familles en difficulté une journée hors du commun.

Le programme était chargé ce mercredi au Parc des princes: de 10 heures à 17 heures, les activités se sont enchaînées pour permettre aux quelques 750 enfants de passer une journée sportive en compagnie de bénévoles à l’écoute, et d’avoir comme partenaires de jeu des sportifs de haut niveau.

La marraine de l’évènement Laura Flessel, double championne olympique d’escrime, s'est dit « très heureuse et fière » du déroulement de la journée. Son histoire avec le Secours populaire a commencé il y a plus de dix ans et qu’elle se sent à chaque fois « à sa place » au côté de l'association. "Fier" lui aussi d'être parrain de l'opération, pour la troisième année consécutive, l’athlète Ladji Doucoure, double champion du monde du saut de haie sourit: «C’est une superbe initiative, et j’aurais aimé, étant gamin, participer à ce genre d’évènement».

« Aujourd’hui, c’est les enfants les vedettes »

Sur la pelouse du stade parisien, c'est avant tout les 750 enfants qui sont à l’honneur. En plus de cette journée, la plupart des jeunes ont participé à des Villages Vacances, organisés par le Secours populaire en partenariat avec Kinder. Marine, 11 ans, et Justine, 8 ans, témoignent : « L’année dernière, on est parties en voyage. On a fait plein de choses: piscine, bascket, hip hop, et des activités qu'on avait jamais fait comme l’aviron ou le canoë kayak.» 

Achour, 10 ans, raconte qu’il a pu profiter d’une licence d’un an, offerte par l’association, pour faire du football et du basketball. De cette « expérience inoubliable » est née une vocation: « Je veux être footballeur, j’ai découvert ça en débutant ». Il décrit le jour de son anniversaire ou il a pu rencontrer le champion de tennis Jo-Wilfried-Tsonga grâce au SPF comme « le plus beau jour » de sa vie. 

D’autres projets en cours

En 2011, 171 357 personnes en difficulté ont pu bénéficier d’un départ en vacances en 2011. Pour 2012, le président de l’association, Julien Lauprêtre, entend faire « mieux que l’année précédente ». Cette année, 80 000 bénévoles de l’association sont mobilisés et organisent en parallèle des séjours adaptés à chacun, notamment à l’étranger. Du 8 juillet au 18 août, le « Village Kinder » ouvrira ses portes pour la troisième année consécutive, et des séjours sportifs et culturels sont également prévus à Paris du 30 juillet au 3 août. Enfin, des week-ends prolongés sont prévus à partir du 15 août dans chaque région de France, avec les « Journées des Oubliés des vacances ».

Florence Delavaud (texte et images)

Voir les commentaires

Un record de non-départs en vacances cet été

25 Mai 2012, 07:08am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 24 Mai 2012

 

 

 

En Europe, les vacances sont un luxe. Selon une étude Ipsos pour Europ Assistance, près de deux Européens sur cinq en seront privés cet été. En cause, bien évidemment, la crise économique.

Si vous faites partie des 58 % d’Européens qui partiront en vacances plus de quatre jours cet été, vous ne serez pas gênés par vos voisins. D'autant que seuls 17 % des Européens déclarent qu’ils partiront plusieurs fois cet été (- 8 % par rapport à 2001). Le 12e baromètre des vacances réalisé par Ipsos pour Europ Assistance fait état du plus faible taux d’intentions de départ en vacances depuis 2006. Publiée le jeudi 24 mai, cette étude* révèle l’impact de la crise économique sur les intentions de départ des Européens. "C’est tout sauf une surprise, c’est même la confirmation de ce que l’on observe en France, mais nos partenaires à l’échelle européenne aussi", confie Julien Laurprêtre, le président du Secours populaire français, qui organise cette année encore de multiples campagnes pour "garantir le droit aux vacances énoncé en 1936". Même son de cloche pour Richard Vainopoulos, président du reseau TourCom, deuxième réseau de tourisme en France, pour qui "c’est dans la continuité de ce qu’on observe depuis 3-4 ans".

Toute l'Europe est touchée

C’est presque 8 % de moins d’Européens en vacances par rapport à 2011, un recul d’autant plus marqué dans les pays du sud de l’Europe. Particulièrement touchés par la crise, les Italiens (-15 %) et les Espagnols (-14 %) sont ceux dont les intentions de départ chutent le plus fortement. Mais la tendance est plus générale : -5 % en Allemagne et en Autriche, -2 % en Belgique. Seuls les Français surnagent, puisque 70 % d’entre eux envisagent de partir, soit 2 % de plus que l’année dernière.

Autre constat, même pour les privilégiés qui partent, pas question de s’offrir des vacances de ministres. Ceux qui payent leurs vacances gardent un œil sur le porte-monnaie. Ainsi, 62 % des touristes anglais et 46% des touristes français seront plus économes que l’année dernière. Ils choisiront des destinations plus proches (67 % des français resteront en France, une augmentation de 7 % par rapport à 2011), ou ils limiteront les extras. Richard Vainopoulos souligne que "les vacanciers ne veulent plus être des pigeons, ils savent dépenser correctement". Il critique d’autre part la "tendance des commerçants des sites balnéaires à augmenter leurs tarifs en été".

"les vacances, ce n’est pas du luxe, c’est un droit !"

"Le voyage est un produit de luxe" pour R. Vainopoulos, qui note une forte disparité entre la saison d’été, réservée aux vacances familiales, et celle d’hiver, pour laquelle "les gens sont moins regardants sur leur budget".
C'est en tout cas une mauvaise nouvelle pour Julien Lauprêtre, qui rappelle que "les vacances, ce n’est pas du luxe, c’est un droit !". Il plaidait il y a quelques jours, lors de l’ouverture de la campagne d’été du Secours Populaire, pour des "olympiades de la solidarité".

*Etude réalisée auprès de 3523 personnes en Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Espagne, France et Italie. 

Lucas Piessat

Voir les commentaires

Julien Lauprêtre «La misère est aggravée par les grands froids»

12 Février 2012, 16:02pm

Publié par PCF Villepinte

 

SOCIÉTÉ -  le 10 Février 2012

précarité

Julien Lauprêtre «La misère est aggravée par les grands froids»

 

 

Le président du Secours populaire français, Julien Lauprêtre, lance un appel pour intensifier ce week-end la solidarité de proximité envers les plus pauvres, premiers touchés par le climat. 

Le Secours populaire français lance un appel, par la voix de son président, Julien Lauprêtre, pour faire des 11 et 12 février un temps fort de la solidarité.

Avez-vous constaté une aggravation des difficultés liées aux grands froids ?

Julien Lauprêtre. Cet appel Urgence grands froids vise à donner un coup de pouce à notre campagne lancée dès les premiers flocons. Avec le mauvais climat, un vrai drame s’abat sur les personnes que nous aidons, qui sont passées de deux à trois millions en à peine deux ans. Celles qui manquent d’alimentation ou se privent de chauffage forment toute une «armée de sans». Il y a les sans-logis, mais aussi toute une population dont la grande misère est aggravée par les conditions météorologiques.

Comment peut-on exprimer 
notre solidarité ?

Julien Lauprêtre. D’abord, je tiens à m’inscrire en faux contre l’idée reçue selon laquelle l’égoïsme et le chacun pour soi régneraient en France. Au contraire, les 
sentiments de solidarité y sont très profonds.

Les grands froids réveillent-ils la chaleur humaine ?

Julien Lauprêtre. Oui. Nous voyons des personnes offrir spontanément leur hébergement. Certains partagent leur obole, d’autres se proposent pour faire des maraudes. Il faut encourager cette solidarité de proximité. Par exemple, les enseignants peuvent détecter si certains élèves ne sont pas assez habillés ou mal chaussés.

D’autres initiatives peuvent-elles être prises ce week-end ?

Julien Lauprêtre. Une tombola permet, contre l’achat d’un billet de 2 euros, de mieux doter les centres d’accueil du Secours populaire. Il y a la possibilité de se proposer pour faire des distributions, qui vont se développer ce week-end pour marquer un grand coup pour la solidarité.

Celle-ci ne doit pas cesser avec l’amélioration du climat…

Julien Lauprêtre. Ces températures extrêmes interviennent dans un contexte déjà dégradé. D’ailleurs, nos permanences sont ouvertes du 1er janvier à la Saint-Sylvestre. Quand le soleil sera revenu, les factures arriveront. Il faudra payer la hausse de l’électricité, les achats pour mieux se vêtir… C’est pourquoi la solidarité doit être permanente.

La dislocation sociale rejetée

65 % des Français attendent une action des pouvoirs publics pour améliorer la cohésion sociale, révèle une étude du Credoc commandée par l’union des associations pour développer les solidarités (Uniopss). Cette fédération a publié hier une plate-forme pour demander aux candidats à la présidentielle un plan pluriannuel contre la pauvreté, une politique d’investissement pour la jeunesse ou encore de conforter le socle solidaire de la protection sociale.

 Voir

--> le nouvel appel à la solidarité du Secours Populaire Français

Entretien réalisé par Pierre Duquesne

Voir les commentaires

Avec ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir chaud

7 Février 2012, 13:19pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 6 Février 2012

Evénement. Précarité

 

Les Restos du cœur ne viennent pas seulement en aide aux sans-domicile fixe, mais aussi à des populations simplement précaires, qui rognent sur tous leurs budgets. Témoignages lors d’une distribution de repas à Paris.

Rue du Soleil, dans le 20e arrondissement, il fait un froid glacial. Quelques Roms tapent du pied, se réchauffent les doigts avec des cigarettes, avant d’entrer au numéro 29. Ici se trouve une antenne des Restos du cœur. En théorie, elle est réservée aux femmes seules, aux personnes âgées et aux handicapés. En réalité, tout le monde y vient. « Par ce temps, ceux qui ont besoin de manger n’ont pas envie de faire de longues distances », explique Pauline, une des bénévoles de l’association d’aide alimentaire.

Quand la température a plongé en dessous de zéro, l’antenne des Restos est devenue un lieu de vie. Les gens y restent plus longtemps. On y discute. Un jeune homme joue de la guitare et deux enfants font leurs devoirs, leurs cahiers posés sur un coin de table. Personne n’a envie de retourner dans le froid, de retrouver la rue ou des appartements difficiles à chauffer.

Mohammed, soixante-cinq ans, s’estime chanceux. « Il y a un chauffage collectif dans mon bâtiment, raconte-t-il en découpant son rôti de dinde. Heureusement, parce qu’avec mes 400 euros de RSA et mes 300 euros de loyer en sous-location, je ne pourrais pas me permettre d’allonger l’argent pour l’EDF. » Le chauffage collectif de son vieil immeuble est insuffisant. « Mais les chauffages d’appoint sont des pompes à électricité, non ? », s’interroge-t-il. Mohammed discute avec les Roms, qui dorment dans des cabanes ou dans la rue : « J’ai connu ça. Dormir dehors, par ce temps, c’est l’horreur. » Il décrit la « tension permanente » du corps et de l’esprit pour tenir contre le froid. « Si tu te laisses aller, tu crèves », résume-t-il.

Près de lui, Ahmed sauce son plat. Il vient d’Algérie, travaille dans le bâtiment. Au noir, le plus souvent. « Pour moi, c’est plus difficile. J’habite dans un hôtel et je paye 400 euros par mois. Avec le froid, le chauffage me coûte en moyenne 50 euros de plus. » Pour cet employé de trente-quatre ans, qui gagne, les bons mois, entre 800 euros et 1 000 euros, la facture est salée. Il doit compter chaque sou. « Et il y a les habits, aussi ! je dois m’adresser aux différentes associations pour trouver des vêtements chauds », poursuit-il.

Augustin, soixante-trois ans, est un réfugié politique malien. Il finit son bol de corn flakes, épluche soigneusement ses oranges. « J’ai travaillé trente-cinq ans comme gardien de nuit. Ça m’a cassé, raconte-t-il. Et j’ai dû prendre ma retraite, alors qu’il me manquait des trimestres de cotisations. » Aujourd’hui, il touche 550 euros par mois, pour 430 euros de loyer. Les charges sont comprises, mais avec ce froid, il attend la régularisation de sa facture d’EDF avec inquiétude. Comme beaucoup d’autres, ses revenus sont accaparés par son toit et son chauffage. « Et pour manger, je viens ici. »

Mehdi Fikri

Voir les commentaires

"Le raz de marée de la misère" du SPF

30 Décembre 2011, 09:02am

Publié par PCF Villepinte

Le "Don'Actions" 2012 est lancé

Société - le 29 Décembre 2011

 

 

 

 

Les 82.000 bénévoles du Secours populaire français lancent un appel à lutter contre le "raz de marée de la misère" avec une "grande tombola populaire" intitulée "Don'Actions" qui se déroulera du 1er janvier au 30 mars.

Soutenu par le parrainage de 50 personnalités du spectacle et de nombreux partenaires du monde de l’entreprise, le "Don’actions" au prix de 2 euros le billet a pour but de lever des fonds pour les plus miséreux.

Dans son communiqué, Julien Lauprêtre,  indique "il augure bien en cette année des Jeux Olympiques, en rivalisant d’initiatives, partout seront organisées les "Olympiades de la solidarité".

Comme le triple A retient toute l’actualité, un ami du Secours populaire a trouvé une belle formule concernant notre association : "A accueil, A aide, A accompagnement, les meilleures notes pour la solidarité". "

Le "Don’actions", c’est quoi ?

Le "Don’actions" qui débute officiellement en janvier s’immisce depuis plusieurs années dans la campagne des Pères Noël verts. Ainsi, sur les marchés, dans les galeries marchandes, il n’était pas rare de croiser les Pères Noël verts du Secours populaire munis des tickets-dons.

Il revêt une grande importance pour le Secours populaire car l’argent collecté permet d’assurer, pour partie, les frais de fonctionnement de l’association : loyers des locaux qui abritent les permanences d’accueil et de solidarité, gestion des centrales de collectage, achat de camions frigorifiques...

Pour contribuer à cet élan, les personnes désirant soutenir les initiatives du Secours populaire français peuvent proposer leur participation et/ou adresser un don financier ou acheter des billets du "Don’actions"

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>