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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

societe

Thomas Coutrot: « Une déclaration de guerre des gouvernements à l’État social »

23 Août 2010, 18:38pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Pour l’économiste Thomas Coutrot, coprésident d’Attac, qui tient à Arles son université citoyenne, Brégançon est une opération de communication destinée aux agences de notation.

Révision 
à la baisse du taux de croissance, économies budgétaires… 
Quel est le sens 
des annonces 
de Brégançon ?

Thomas Coutrot. C’est une opération de communication vis-à-vis des agences de notation financière. À la veille d’une confrontation sociale majeure, le souci de Nicolas Sarkozy est de montrer aux milieux financiers qu’il ne va pas se laisser détourner par des manifestations, quelle que soit leur ampleur. Il veut affirmer le caractère irréversible des décisions d’austérité nécessaires pour rassurer les investisseurs financiers. Du fait de la simultanéité des plans d’austérité dans l’ensemble des pays de l’Union européenne, qui sont des économies très interdépendantes, il y a un risque récessif évident si elles se lancent en même temps dans des plans d’austérité. D’autant que 2 % de croissance pour 2010, c’est extrêmement optimiste, puisque c’est au-dessus de la moyenne de ce qui a été observé dans les années 1990.

 

Quelles mesures seraient efficaces pour relancer la croissance ?

Thomas Coutrot. Si on veut relancer l’emploi et l’économie, la mesure prioritaire est la réduction du temps de travail. Il est clair que la croissance ne suffira pas, dans un avenir prévisible, à résoudre la question d’un taux de chômage à 10 % et une précarité qui tend à se généraliser. Il faut donc réduire massivement la durée du travail. Il faut aussi augmenter les minima sociaux, le minimum retraite, pour soulager le pouvoir d’achat des catégories les plus en difficulté. Une telle politique susciterait l’hostilité des milieux financiers, qui prendraient des mesures de fuite des capitaux et d’augmentation des taux d’intérêt sur la dette française. Ça ne sera donc possible qu’avec une nouvelle régulation sur les marchés financiers et les flux de capitaux. Mais on est hélas très loin d’une telle rupture.

 

Tout a été fait depuis la crise pour conforter et relancer le système. 
N’y a-t-il pas risque d’une nouvelle crise financière ?

Thomas Coutrot. Il y a eu une déclaration de guerre des milieux financiers et des gouvernements de l’Union européenne à l’État social européen, avec l’appui du FMI. Mais l’élément moteur, ce sont les États européens qui ont tous mis en place des plans d’austérité s’attaquant aux dépenses publiques et de protection sociale. Cette guerre va avoir des conséquences récessives, voire dépressives et des conséquences sociales et politiques majeures. Les manifestations du 4 septembre contre la diversion raciste et du 7 septembre contre la réforme de la retraite sont donc extrêmement importantes. Attac propose de réfléchir à une votation citoyenne début octobre sur la réforme des retraites.

Entretien réalisé par Olivier Mayer

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Roms

17 Août 2010, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

 Patrick Braouezec inquiet d'une "escalade"

 

 

 
Patrick Braouezec, député (ex-PCF) de Seine-Saint-Denis, interrogé lundi par France Info sur les expulsions de camps de Roms, s'est inquiété d'une "escalade de propos et d'actes qui relèvent presque de la guerre civile". "Il y a un durcissement qui, à la fois, vise les populations roms, mais on a entendu aussi des propos soit du président de la République, soit des ministres, vis-à-vis des personnes étrangères, des jeunes, des banlieues", a déclaré l'ex-maire de Saint-Denis. Il a évoqué aussi "des squatteurs expulsés manu militari". Selon l'élu, "ces expulsions sont indignes et se sont déroulées dans des conditions problématiques pour l'avenir de notre démocratie".

"On est au seuil de quelque chose qui remet en cause des valeurs républicaines", cette "tradition républicaine française qui est en train d'être bafouée",a ajouté le député. Interrogé sur des critiques émanant de la droite - le villepiniste Jean-Pierre Grand notamment - il les a jugées "honorables et légitimes". Il a par ailleurs fait état d'une réunion prévue le 7 septembre sur la question de l'accueil des Roms, avec les ministères concernés et une vingtaine d'élus de toutes étiquettes. Selon lui, il y a 5000 Roms seulement en Ile-de-France et il suffirait "qu'une quarantaine ou une cinquantaine de villes de la région acceptent de les accueillir". "Il faut sortir de l'égoïsme local", préconise-t-il.

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Enquête : ces territoires confisqués par les riches

15 Août 2010, 18:27pm

Publié par PCF Villepinte

 

Une série de reportages dans l’Humanité du Lundi 16 août au vendredi 20 août

A partir de lundi une série de reportages dans l’Humanité :

Lundi 16 août : Le Cap-Nègre, dans le Var, est le lieu discret où, derrière de hauts murs, les grandes fortunes du monde aiment à se retrouver. Nicolas Sarkozy, y est hébergé, l’été, par la famille de sa femme.

Mardi 17 août : Le 16ème arrondissement de Paris, c’est un ghetto de riches où l’on utilise tous les artifices pour rester entre soi, bien protégé, et refuser la construction de logement sociaux.

Mercredi 18 Août : Croix, à deux kilomètre de Roubaix dans le Nord, est la ville de France où le montant moyen de l’impôt sur les grandes fortunes est le plus élevé. Pas d’ostentation, on fait dans la discrétion.

Jeudi 19 août: Le Cap d’Antibes, sur la Côte d’Azur, est maintenant le lieu de villégiature préféré des oligarques russes et des fortunes rapides qui rivalisent pour acheter des villas somptueuses où s’y offrir des séjours hors de prix dans les hôtels de luxe.

Vendredi 20 août : Chantilly ( Oise ) est célèbre pour son château, son maire Eric Woerth, son champs de course où l’aristocratie se mesure à la bourgeoisie dans des parures coûteuses et excentriques, lors de la saison hippique.

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L'indépassable stigmatisation des banlieues

4 Août 2010, 06:42am

Publié par PCF Villepinte

 

Depuis les émeutes de 2005, les médias, notamment télévisés, ne parviennent pas à traiter le sujet des quartiers défavorisés sans éviter les clichés de la violence, de la drogue et de la délinquance. Éternel fait divers, la banlieue garde cette image négative, à travers des reportages dans les profondeurs du "9.3".

"Guérilla urbaine", "Explosion de violence", les banlieues devenues des "zones de non-droit". Une population "sous le choc", "traumatisée", des habitants "excédés". Cinq ans après les émeutes de 2005 qui avaient commencé à Clichy-sous-Bois, les mêmes scènes, transposées à Grenoble, circulent toujours sur les écrans de télé. La banlieue stigmatisée par les médias, la critique est presque devenue un lieu commun. En particulier à la télévision ou dans les journaux "populaires" (Le Parisien, France soir, Paris-Match), qui se cantonnent à un traitement faits divers, sans aborder le fait social. Au lendemain des événements de Grenoble, Le Parisien fait naturellement sa Une sur "l’Isère au cœur des faits divers" avec une double page titrée "Flambée de violence dans la région de Grenoble". TF1, France 2 ou les chaînes d’information en continu diffusent des reportages, au goût de déjà-vu, exclusivement factuels. Les JT expliquent le dispositif policier mis en place, l’arrivée de Brice Hortefeux ou encore le sentiment des habitants, "sous le choc de la violence de ces derniers jours".

Mais depuis quelques temps, le monde journalistique semble aussi se rendre compte que la banlieue n’est pas seulement habitée par des jeunes délinquants qui brûlent des voitures. S’agit-il d’une réelle évolution sur la manière d’aborder le "problème" des banlieues ? La sociologue Julie Sedel, auteure des Médias et la banlieue, en 2009, estime que l’on n’a pas encore assez de recul pour l’évaluer de façon définitive mais elle remarque la capacité de certains médias à intégrer la critique : "On en arrive à un traitement qui se veut plus « compréhensif » des quartiers, plus sociologique".

Stratégie de communication ? "Cela semble plutôt s’inscrire dans une volonté des rédactions de tirer leur épingle du jeu sur un terrain devenu incontournable, explique Julie Sedel. La compétition entre les médias et les journalistes sur le traitement des banlieues s’est déplacée". Par rapport aux années 2000, où le "journalisme de banlieue" était considéré comme un sujet embarrassant, les rédactions communiquent et veulent montrer qu’elles font du bon travail, sur un sujet qui fait désormais figure de marronnier. "La définition du « bon travail », se résumant souvent à proposer un traitement « équilibré » (le négatif et le positif NDLR) de ces territoires", explique-t-elle. Une option confirmée par Antoine Guélaud, directeur de la rédaction de TF1. Même si "la réflexion éditoriale sur les banlieues existe en permanence à TF1" et que selon lui il n’y a pas eu de changement radical depuis 2005, la rédaction souhaite "appréhender l’aspect positif, les initiatives dans les banlieues" pour éviter l’accusation de sensationnalisme. Au service société qu’il dirigeait entre 1998 et 2008, il a été décidé de confier à un ou deux journalistes la spécialité des quartiers dits "difficiles".

"Venir à Saint-Denis, c'est un peu l'aventure."

Pourtant, cette année encore, on a pu voir une kyrielle de reportages et d'"enquêtes inédites" sur le trio banlieue-drogue-violence. A travers notamment un traitement magazine des banlieues, où le journalisme "de terrain" et le temps passé "en immersion" avec les différents acteurs des quartiers sont mis en avant. L’essai est souvent maladroit. "Mon voisin est un dealer", reportage diffusé dans le cadre de l’émission "Haute Définition" sur TF1, revendique une vision neuve, "impossible à filmer avec une caméra". La journaliste est fière d’avoir pu établir les contacts nécessaires à une vision "interne" de la "réalité" des banlieues. Le présentateur explique que l’équipe a passé trois mois sur place. Mais le reportage nous livre une version toujours caricaturale de jeunes qui traînent dans les halls d’immeubles. L’émission a d’ailleurs été vivement critiquée par des associations de quartier. "L’Académie des banlieues" a décerné un "prix de la manipulation" à ce reportage qualifié de "mensonger". L’expérience d’Harry Roselmack en banlieue ("Derrière les murs de la cité") semblait plus prometteuse (voir la vidéo). Installé dans un appartement à Villiers-le-Bel (dans lequel finalement il n’a pas résidé), il nous livrait quelques portraits sans tomber dans le sentimentalisme, privilégiant les entretiens avec les citoyens plutôt qu’avec les autorités. Mais le reportage semble milimétré, mis en scène, tandis qu'Harry Roselmack n'aurait finalement pas résidé dans l'immeuble en question.

M6 n’est pas en reste : "Ici tout le monde deale", assure un habitant de Sarcelles en septembre 2008 (vidéo). De même, "Les nouveaux rois du 93" dans l’émission "Enquête exclusive", diffusée le 28 mars 2010 : "Venir à St-Denis, c’est un peu l'aventure". On veut y présenter "le Saint-Denis qui gagne" mais on met en avant les problèmes de la cité. Insalubrité, chômage et drogue, "Ici, ce sont toujours les petits caïds qui font la loi". Quand la nuit tombe, seuls traînent les dealers et les crackers, ils prennent possession des rues et des immeubles." (voir la vidéo en quatre parties)

Et pourtant, faut-il le rappeler ? Les banlieues ne sont pas que des coupe-gorges, mais aussi des lieux de melting-pot culturel où se tissent des liens de solidarité. L’émission "Teum Teum" sur France 5 invite une personnalité à visiter une ville de banlieue. On tombe parfois dans le travers inverse avec une vision un peu "bisounours" mais elle a le mérite d'exister (vidéo :Geneviève de Fontenay à Veaux-en-Velin). C’est aussi ce qu’essaient de montrer des associations et médias de quartier qui œuvrent à la reconnaissance des quartiers : le Bondy Blog, créé à la suite des émeutes de 2005, l’agence de presse Ressources urbaines ou l’association Presse et Cité. Leur présence et leur militantisme montrent tout de même qu’il y a encore du chemin à faire avant une vision juste des quartiers populaires. "Il ne s’agit pas non plus d’être angélique, concède Antoine Guélaud de TF1, on veut montrer une photographie de la « réalité » dans sa complexité, avec ce qui va et ce qui ne va pas." Attiser la peur des téléspectateurs reste encore ce qu’il y a de plus vendeur à la télévision.

Sarah Masson

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Coupe du monde

7 Juin 2010, 21:14pm

Publié par PCF Villepinte

En Afrique du Sud, l’équipe de France la tête en bas

 

Mayibuye, iAfrika * Arrivés samedi après une défaite 0-1 contre la Chine dans la musette, les Bleus ont pris leurs quartiers dans leur complexe cinq étoiles. La tête dans le seau, ils jurent qu’ils vont aller loin dans cette Coupe du monde.

Knysna (Afrique du Sud), envoyé spécial.

En Coupe du monde, l’équipe de France aime à nous conter des histoires. L’épopée black-blanc-beur de France 1998  ; les danseuses bulgares et le romanée-conti des pontes en Corée du Sud 2002  ; la vie de château dans le manoir du baron de Münchhausen et le coup de tête de Zidane en Allemagne 2006. L’édition 2010 en Afrique du Sud commence, elle, à faire retentir sa petite musique à elle. Pas le pataquès du Pezula, l’hôtel de luxe dans lequel l’équipe a élu domicile samedi. Le complexe touristique, son golf, sa baie réservée sur l’océan Indien, ses douze gardes-chiourme à l’entrée et sa clôture électrifiée, a certes de quoi faire jaser. À 589 euros la nuit en chambre double, la Fédération française de foot a réservé le plus cher des camps de base, loin des 100 euros la nuit payés par le Portugal pour Ronaldo and co. Mais, déplorable ou pas, dans le foot business, l’international tricolore a l’habitude de voyager étoilé. Comme tout ministre des Sports d’ailleurs, qui ne descend pas dans un gîte genevois lorsqu’il s’agit de promouvoir la semaine dernière la candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016. Ce que résumait hier Yoann Gourcuff ainsi  : « L’hôtel est très beau. C’est sûr que ça nous met dans de très bonnes conditions… Mais on n’est pas en vacances. »

La france sans meneur

C’est derrière les cuivres et les grosses caisses de la polémique qu’il faut prêter l’oreille à la ritournelle des Bleus. Et là, il y a comme une dissonance. D’un côté, il y a les faits. La défaite 1-0 contre la Chine à la Réunion, vendredi. La dynamique descendante de l’équipe de France, avec des résultats en baisse dans ses matchs de préparation dès que l’adversaire joue sérieusement son rôle. Et l’impression que la sélection remet son destin entre les pieds d’un coup de génie de l’une de ses individualités. Sauf que, contrairement à ce que clame le capitaine Patrice Evra, les Tricolores ne possèdent plus les meilleurs joueurs du monde à chacun de ses postes. C’est Michel Platini qui l’a dit  : « Il y a de bonnes individualités dans ce groupe, mais il n’y a pas de grande individualité. Je pense tout simplement que la France a perdu une grande génération. »

Droit dans le mur ?

De l’autre côté, il y a la douce musique entonnée par les Bleus. Toujours la même depuis le début de la préparation. Et peu importe les comptes d’apothicaire du système de jeu. 4-3-3, plutôt que 4-2-3-1 ou 4-4-2. Domenech plutôt qu’un autre. « Il y a un système en place, mais sur le terrain, les joueurs sont les animateurs », a rappelé hier Alou Diarra. Et les joueurs, eux, pensent qu’ils peuvent aller très loin. « On comprend l’inquiétude du grand public. Mais il perçoit d’une autre manière ce que nous vivons. Il y a une bonne ambiance entre nous. Nous possédons un groupe avec de grands compétiteurs. On est sûrs de nos forces. » Hier, les Bleus ont promis qu’ils allaient renverser la tendance en quatre jours, ceux qui nous séparent de l’entrée en compétition de la sélection face à l’Uruguay, au Cap. Droit au but ou dans le mur  ? Cherchez le bon refrain.

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Finance Affaire Kerviel

7 Juin 2010, 21:04pm

Publié par PCF Villepinte

  Procès Kerviel : comment la spéculation est devenue un cancer au cœur du capitalisme
  kerviel.jpgAlors que s’ouvre mardi le procès de l’ex trader de la Société générale, retour sur les causes premières. La fin de la convertibilité du dollar en or, en 1971, a ouvert un immense continent à la spéculation qui a pu mobiliser des liquidités considérables fournies par les banques.

Dans un ouvrage récent [1] , les économistes Michel Aglietta et Sandra Rigot posent la question : « Peut-on rendre le capitalisme viable en dépit de l’instabilité financière » qui le caractérise et, pourrait-on ajouter, de la spéculation ? Pour sa part, l’économiste communiste, Paul Boccara, répond sans ambages par la négative. « L’immensité de la spéculation, déclarait-il dans une interview récente à notre journal), renvoie à une crise radicale du système capitaliste. La spéculation l’envahit comme un cancer. » [2] Comment l’expliquer ?

La spéculation contemporaine a pris son envol avec les marchés financiers dont l’essor est lui-même lié à la décision prise en 1971 par les États-Unis de mettre un terme à la convertibilité de leur monnaie en or. Cette « révolution » a permis une création monétaire effrénée, surtout en dollars. Le flottement des monnaies, les variations de taux de change ou d’intérêts ont ouvert un continent à la spéculation. Des capitalistes ont ainsi pu réaliser des fortunes considérables en misant sur la baisse de la livre anglaise ou la hausse du mark, l’augmentation des taux d’intérêt de la Banque de France ou la réduction de ceux de la Fed américaine.

Deuxième stimulant de la spéculation : les formidables économies de moyens permises par les nouvelles technologies, dégageant des disponibilités considérables qui ont été utilisées comme autant de munitions pour la spéculation. Troisième facteur : le crédit. Michel Aglietta, encore, souligne dans un autre ouvrage [3] ce lien entre le crédit et la spéculation financière. Il note que la crise de 2008 a été « d’une ampleur exceptionnelle dans la mesure même où le crédit a atteint des niveaux jamais égalés auparavant. Le levier du crédit, en effet, a permis de nourrir cette dynamique d’achat et donc une hausse des actifs, notamment des actifs immobiliers, sur une durée sans précédent et tout à fait insolite ». D’autres économistes [4] disent sensiblement la même chose. On en déduira que la spéculation est inhérente aux marchés financiers et que la meilleure façon de la circonscrire est de réduire le rôle de ces derniers, notamment en mobilisant le crédit pour l’emploi et la croissance plutôt que pour la finance.

Pierre Ivorra

Notes :

[1] Crise et rénovation de la finance, Odile Jacob.

[2] Voir aussi l’ouvrage Transformations et crise du capitalisme mondialisé, quelle alternative ?, 2e édition, édition le Temps des cerises.

[3] La Crise. Pourquoi en est-on arrivé là ? Comment en sortir ?, éditions Michalon

[4] De la crise des subprimes à la crise mondiale, ouvrage collectif, La Documentation française.

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Halte à la haine

27 Avril 2010, 16:49pm

Publié par PCF Villepinte

Marie-George Buffet:
Le gouvernement joue les éveilleurs de haine


mgb.jpgLa mosquée de Istres a fait l’objet d’un mitraillage dans la nuit de samedi à dimanche. Le PCF condamne ces actes d’une grande violence.

Depuis des semaines et des mois, de la création du Ministère de l’immigration aux polémiques affligeantes à propos de la loi « urgente » sur le voile intégral, en passant par le débat sur l’identité nationale le gouvernement joue les éveilleurs de haine et exacerbe toutes les tensions de la société, dans le seul but de diviser.

Lorsque j’entends certains à droite, manier parfaitement l’amalgame entre religion, origine et comportements violents, je ne peux m’étonner que des actes d’une extrême violence comme ceux visant la Mosquée de Istres, arrivent. Plutôt que de résoudre les problèmes de société par le dialogue, le progrès social, et l’application des lois existantes contre toute atteinte aux valeurs républicaines, le gouvernement préfère jouer les fauteurs de troubles.

Le PCF condamne avec la plus grande fermeté ces actes inexcusables et exige que toute la lumière soit faite pour retrouver les coupables.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 27 avril 2010.

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