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La France décroche son 13e Nobel de Physique, avec Serge Haroche

10 Octobre 2012, 06:57am

Publié par PCF Villepinte

Une photo montrant des travaux de Serge Haroche et David Wineland, lauréats du prix Nobel de Physique.

 - le 9 Octobre 2012

 

Mots clés : Prix nobel, physique,

 

 

Le chercheur, spécialiste de physique quantique, a été récompensé en compagnie de l’Américain David Wineland.

« Quelle plus belle fierté pour un enseignant de voir l’un de ses élèves connaître un destin exceptionnel. C’est ce qui est arrivé ce matin avec Serge Haroche, lauréat du prix Nobel de Physique 2012. » C’est ainsi que François Hollande a salué, ce mardi, lors de son discours sur l’école, la prestigieuse distinction obtenue par le chercheur français, co-lauréat aux côtés de l'Américain David Wineland.

Les deux scientifiques ont été récompensés pour « leurs méthodes expérimentales novatrices qui permettent la mesure et la manipulation des systèmes quantiques individuels ». « Les lauréats ont ouvert la voie à une nouvelle ère d'expérimentation dans la physique quantique en démontrant l'observation directe de particules quantiques individuelles sans les détruire », précise le communiqué de l'Académie royale des Sciences de Suède. Il s’agit du 13e Prix Nobel de Physique décroché par un Français (lire notre encadré), après Albert Fert en 2007, Georges Charpak en 1992, ou encore, il y a plus d’un siècle, Pierre et Marie Curie en 1903, deux ans après la création des Nobel.

« J'ai été très surpris, je suis complètement abasourdi par ce qui m'arrive depuis une demie-heure, je ne m'y attendais pas vraiment », a réagi Serge Haroche sur RTL. « Je l'ai appris par téléphone dans la rue, j'ai dû m'asseoir pour digérer la nouvelle », ajoute le lauréat, qui travaille au département de Physique de l'Ecole normale supérieure et est depuis peu administrateur au Collège de France.

Né le 11 septembre en 1944 à Casablanca, Serge Haroche a été chercheur au CNRS, Maître de Conférences à l'École Polytechnique, professeur à l'Université Paris VI et membre de l'Institut de France. Il a également enseigné pendant neuf ans à l'Université de Yale, aux États-Unis. Marié et père de deux enfants de 24 et 20 ans, ce fervent défenseur de la recherche fondamentale a toujours plaidé pour un CNRS fort et pour une meilleure rémunération des jeunes chercheurs.

Comme Serge Haroche, David Wineland, né en 1944, a travaillé dans le domaine de l'optique quantique, « étudiant l'interaction fondamentale entre la lumière et la matière », selon le comité Nobel. Les deux chercheurs se partageront la récompense attribuée par le comité Nobel, soit de 929.000 euros.

  • Les treize lauréats français du prix Nobel de Physique :

 - 1903: Antoine Becquerel, Pierre Curie, Marie Curie

- 1908: Gabriel Lippmann

- 1926: Jean-Baptiste Perrin

- 1929: Charles Louis Victor de Broglie

- 1966: Alfred Kastler

- 1970: Louis Néel (conjointement avec Hannes Alfven, Suède)

- 1991: Pierre-Gilles de Gennes

- 1992: Georges Charpak

- 1997: Claude Cohen-Tannoudji

- 2007: Albert Fert

- 2012: Serge Haroche (conjointement avec David Wineland, USA)

Alexandre Fache

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L'homme le plus riche de France veut devenir Belge

9 Septembre 2012, 08:19am

Publié par PCF Villepinte

 

Quel est ce besoin irrésistible de s'exiler quand la gauche arrive au pouvoir ? Bernard Arnault, le PDG de l'empire de luxe LVMH, première fortune de France et d'Europe et quatrième fortune mondiale, opposé au projet gouvernemental de taxation des "super-riches", a demandé la nationalité belge, annonce samedi le quotidien La Libre B elgique. Le PCF parle de "lâche trahison".

En 1981, après la victoire de François Mitterand, ce très proche de l'ancien président Nicolas Sarkozy et libéral revendiqué, dont la fortune est estimée à 41 milliards de dollars, s'était déjà exilé aux Etats-Unis pendant trois ans. Cette fois, il aurait demandé la nationalité belge au moment où François Hollande confirme son intention d'honorer sa promesse de campagne de taxer à 75% les revenus dépassant un million d'euros par an... LVMH n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. Selon La Libre Belgique, la demande est parvenue à la commission des naturalisations de la Chambre des représentants belges. Les motivations du candidat sont confidentielles...

Le patron du CAC 40 le mieux payé de France avec un revenu de 4,55 millions d'euros (+12% par rapport à ce qu'il a touché en 2010)  a rencontré mercredi dernier le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, auquel il a fait part de son opposition au projet de taxation à 75% de la part des revenus supérieure à un million d'euros par an.

>>> Lire aussi : Au pays du CAC 40, les salaires atteignent des sommets

La Libre Belgique cite Georges Dallemagne, le président de la commission des naturalisations à la Chambre des représentants belges, qui confirme l'information et déclare au quotidien que le dossier "sera traité comme tous les autres" (!!!), notamment s'agissant de la vérification des "attaches véritables" que Bernard Arnault a avec le pays. Bernard Arnault, 63 ans, président du groupe Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH), dispose d'un domicile à Bruxelles, ajoute le journal belge. LVMH a également domicilié un certain nombre de holdings financières en Belgique. La Belgique est un refuge pour de nombreux exilés fiscaux français, qui y bénéficient de facilités.

François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont réitéré vendredi leur volonté de mettre en oeuvre la promesse de taxation à 75% des revenus supérieurs à un million d'euros par an, mais les modalités d'application concrètes de cette mesure doivent être définies dans le cadre du budget 2013.

Le PCF a qualifié samedi la demande de Bernard Arnault de "lâche trahison" soulignant qu'"il faut mettre hors d'état de nuire les dirigeants irresponsables et cupides". Bernard Arnault, "première fortune de France et d'Europe et quatrième fortune mondiale", poursuit le PCF dans un communiqué, "a peur des conséquences d'une réforme fiscale touchant les plus hauts revenus".

La réaction de Jean-Luc Mélenchon sur Twitter :

Bernard Arnault a démenti samedi vouloir s'exiler fiscalement en Belgique, tout en confirmant dans un communiqué avoir "sollicité la double nationalité franco-belge" pour développer ses investissements dans le pays. "Contrairement aux informations publiées ce jour, le patron de LVMH précise qu'il est et reste résident fiscal français", précise le texte diffusé par la communication du milliardaire, après la révélation par le quotidien La Libre Belgique d'une démarche de naturalisation entamée à Bruxelles.

 

  • Lire aussi :

Les 500 plus grandes fortunes de France ont toujours les poches bien pleines
Les millionnaires du Cac 40
"La taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance" (PCF)

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Jean Viard: «Remettre en place une vraie politique de départs pour tous»

5 Août 2012, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

les vacances grâce au Secours populaire

 - le 31 Juillet 2012

Inégalité

 

Sociologue, directeur de recherche au Cevipof (CNRS) et spécialiste des loisirs, Jean Viard analyse les vacances comme un rituel nécessaire mais qui peut vite devenir discriminant.

La ministre 
du Tourisme, Sylvia Pinel, s’inquiète de la « fracture touristique ». Partagez-vous 
ce constat ?

Jean Viard. Oui, depuis une trentaine d’années, seuls 60 % des Français partent en vacances, et ce chiffre ne progresse pas. Le processus de démocratisation des départs est bloqué : il s’est arrêté dans les quartiers populaires, en particulier pour les groupes de personnes qui ne correspondent pas aux standards, comme les femmes seules avec enfants, les personnes âgées, les immigrés… Il faudrait remettre en place une vraie politique de départs en vacances, en particulier pour ces groupes sensibles. En même temps, il faut nuancer : les Français ont beaucoup modifié leur façon de vivre. Aujourd’hui, à peu près la moitié d’entre eux ont un jardin, et beaucoup ont migré vers les régions touristiques. Par exemple, quatre-vingt mille Français s’installent chaque année entre Perpignan et Nice, et partent ensuite très peu en vacances.

 

Quels sont les facteurs qui influencent l’augmentation du nombre d’exclus 
des vacances ?

Jean Viard. Le problème est d’abord économique : ce sont les groupes les plus fragiles au niveau financier qui sont concernés. Mais il y a aussi des barrières de « modèles ». L’imaginaire des vacances entre en compte. Ainsi, la majorité des enfants qui ne partent pas vivent seuls avec leur mère. Et ces femmes seules avec enfants ont du mal à s’inscrire dans cet imaginaire des vacances. Face à cela, il faudrait responsabiliser les différents niveaux administratifs : le départ en vacances des écoliers devrait être pris en charge au niveau communal, celui des collégiens au niveau départemental, et celui des lycéens au niveau régional. Le but n’est pas que 100 % des gens partent en vacances. Si on enlève 10 % de personnes qui ont horreur de voyager, 10 % qui ne peuvent pas partir (les femmes enceintes, les personnes gravement malades)… l’objectif serait d’atteindre 80 % de départs.

 

Pourquoi est-il important de partir 
en vacances ?

Jean Viard. Toutes les sociétés ont des moments rituels de changement de rythme. On pense par exemple au ramadan, ou à la fête des cerisiers au Japon. Cela traduit un besoin de marquer le passage du temps. Dans les sociétés européennes contemporaines, les vacances ont ce rôle. C’est la rupture avec le quotidien. Ensuite, on travaille à peu près 10 % de notre existence, contre 40 % il y a trois générations. Il faut que le travail soit très productif. Si vous ne voyagez pas, si vous ne voyez pas d’autres pays, d’autres cultures, vous devenez improductif. Dans notre société, on a réduit le travail, on a augmenté le temps libre, mais on a donné au temps libre la charge de régénérer. Enfin, dans une société basée sur la mobilité, ne pas partir met complètement en marge. Les personnes n’ayant jamais vu la mer sont perçues comme des handicapés sociaux.

  • A lire aussi:

Des vacances "normales", c'est devenu un luxe

La "fracture touristique" se mesure en chiffres

Entretien réalisé par Lilas Bass

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Toulouse: Mohamed Merah résiste toujours au Raid

22 Mars 2012, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

 - le 22 Mars 2012

 

 

 

A 7 heures ce jeudi matin, Mohamed Merah résistait toujours au travail de sape mené par les policiers du Raid qui l'encerclent depuis plus de 27 heures dans son logement, à Toulouse, pour obtenir la reddition, en vie, de celui qui dit être l'assassin au scooter.

Après une alternance de tentatives d'approches policières repoussées par les coups de feu du suspect et de longs pourparlers par talkie-walkie, les policiers ont engagé une guerre d'usure devant l'apparent refus du jeune homme de se rendre. A intervalles réguliers au cours de la nuit, dont la dernière fois vers 06H40, alors que le jour se levait, ils ont fait détoner de puissantes charges auprès de ses fenêtres dans l'intention évidente de l'empêcher de dormir et d'ébranler sa résistance. Au même moment, un faisceau lumineux balayait la façade du bâtiment où la police a fait couper l'eau, le gaz et l'électricité.

Le procureur de Paris, François Molins, qui dirige l'enquête disait aussi mercredi qu'on ignorait l'armement dont disposait Mohamed Merah.

Ce face-à-face est l'un des plus longs qu'aient connus les policiers du Raid après celui de la maternelle de Neuilly, en mai 1993. Les hommes du Raid avaient fini par donner l'assaut à l'école où un ancien militaire, Erick Schmitt, alias "Human Bomb", retenait en otages des enfants et une institutrice depuis 46 heures. Le preneur d'otages avait été tué. Il n'y avait pas eu d'autre victime.

  • A lire:

Enquête: pourquoi tout s'est accéléré ce mercredi

Mohamed Merah: Ce que l'on sait du tueur présumé

Retour sur la journée de mercredi

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Condoléances de Pierre Laurent au grand Rabbin de France et au Président du Crif

20 Mars 2012, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

Condoléances de Pierre Laurent au grand Rabbin de France et au Président du Crif
Je me suis adressé cet après-midi par courrier au Président du Crif et au grand Rabbin de France pour leur exprimer ma peine et celle des communistes suite au drame bouleversant qui a touché ce matin 3 enfants et un adulte à Toulouse.

La fusillade qui a ôté la vie aux élèves et au professeur de l'école Ozar-Hatorah à Toulouse est un acte barbare et inhumain qui me plonge ce matin dans un profond état de révolte et de tristesse.

En ce moment douloureux, je veux vous dire avec fraternité, au nom des communistes, que nous partageons votre peine et votre colère.

Je veux vous dire aussi notre détermination à mettre un terme à ce climat de stigmatisation de femmes et d'hommes, en raison de leurs origines ou de leur religion, qui s'est installé dans notre pays.

En appelant la police à faire diligence pour retrouver l'assassin et la justice à faire son œuvre, je me permets par votre intermédiaire, d'adresser aux familles et à la communauté juive mes sincères condoléances.

 

 

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Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, s'adresse aux croyants en France.

18 Mars 2012, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

 

Notre société est traversée par une crise sociale et économique, mais aussi écologique et démocratique, d’une extrême gravité. Pour nous, il s’agit d’une crise de civilisation qui remet profondément en cause la place et le devenir de l’humain.

Elle est le résultat de choix politiques, outrancièrement accentués ces dernières années, qui ont conduit à des régressions majeures et à des renoncements dévastateurs pour la vie quotidienne des hommes et des femmes.

Les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, pour ne citer qu’elles, ont été allègrement piétinées.

Avec le Front de gauche, la volonté du Parti communiste français est plus que jamais de construire un changement profond qui conteste le pouvoir des forces de la finance et fasse valoir l’humain d’abord.

Ce changement, nous voulons le construire avec notre peuple dans sa diversité. Et pour reprendre la formule d’Aragon, avec celui qui croit au ciel comme avec celui qui n’y croit pas.

On pourrait dire qu’être croyant aujourd’hui dans notre pays expose à deux dangers : être stigmatisé ou être instrumentalisé.

Nous refusons les polémiques malsaines et dangereuses mises en œuvre au plus haut niveau de l’état, qui détournent la religion comme la laïcité pour essayer de faire avancer la peur de l’autre et le repli sur soi. L’indigne polémique engagée sur la consommation de viande issue d’abattages rituels par des croyants juifs ou musulmans est un inquiétant exemple de ces dérives.


17 mars 2012

Nous voulons témoigner aux hommes et aux femmes de confession musulmane de notre dégoût devant cette course à l’islamophobie engagée par le président de la République avec Marine Le Pen.

Ils pourront nous trouver à leur côté pour refuser ces attaques et parler d’avenir.

Nous savons aussi que de nombreux chrétiens se sont sentis insultés par la manière qu’a eue Nicolas Sarkozy d’essayer de s’approprier leur foi. Ce d’autant qu’ils subissent la réalité de sa politique et pour nombre d’entre eux ont été choqués par les valeurs qu’il a foulées aux pieds ces derniers temps, avec la traque des roms, la stigmatisation des chômeurs et le culte de l’argent.

Tout cela nous renvoie à l’exercice de la laïcité. C’est pour nous un principe fondateur. On a bien souvent voulu lui faire dire des choses qu’il ne dit pas. La laïcité établit l’égalité de droit de tous les citoyennes et citoyens, quelles que soient leurs convictions religieuses ou philosophiques, dans un état indépendant.

Elle est une grammaire du vivre ensemble. Cette égalité de droits comprend l’égalité entre hommes et femmes qui demeure dans toute la société un combat essentiel à mener.

Nous voyons bien que le pouvoir en place est en train d’essayer de diviser, d’opposer, de désigner des boucs-émissaires. La laïcité est tout l’inverse de cela. Elle doit permettre un débat démocratique apaisé, parce que chacun s’y sent respecté.

Et les communistes pensent toujours que les croyants ont beaucoup à apporter dans la construction de la société.

La foi d’un être humain ne peut suffire à le définir et à déterminer ses choix politiques, mais nous savons la force des valeurs que peut également nourrir la foi.

C’est pourquoi nous refusons une conception de la laïcité à géométrie variable et cette manière qu’a Nicolas Sarkozy de vouloir dicter aux croyants les cadres d’une religion-pharmacie qui serait chargée de répandre une morale publique d’appoint et de renvoyer dans l’au-delà les attentes d’une vie meilleure. Comme nous refusons une conception de la laïcité qui se veut un instrument de combat contre la religion et cherche à formater des individus dépouillés de leurs convictions dès qu’ils franchissent le pas de leur porte.

Ce que nous combattons, en revanche, ce sont les fondamentalismes, qui contestent la légitimité de la République et veulent imposer des lois au nom de présupposés religieux. Ce que nous refusons, ce sont les communautarismes, qui apparaissent pour certains comme des refuges face à la violence du monde, mais en réalité isolent et opposent.

Loin de ces replis comme des abîmes de l’identité nationale, il existe dans notre pays une culture commune en mouvement, qui se nourrit des influences multiples advenues dans notre histoire et d’une diversité culturelle d’aujourd’hui. C’est à partir de là que nous devons construire le vivre ensemble, en donnant corps à notre devise républicaine.

Les vraies raisons de nos difficultés ne sont à chercher ni chez celui qui croit différemment, ni chez celui qui souffre plus encore, ni chez l’étranger qui essaye de survivre à la traque, ni chez le jeune qui ne se voit pas d’avenir. On les trouvera dans le choix de la concurrence à tout crin, la destruction de l’intervention publique, la marchandisation de tout ce qui pourrait nous unir et nous grandir, les discriminations en tous genres, la recherche effrénée du profit maximum quelles qu’en soient les conséquences…

Hommes et femmes du peuple, nous pouvons nous unir dans notre diversité, face aux vraies causes et aux vrais responsables de notre mal-vie.

Nous sommes convaincus qu’il y a besoin d’autres choix politiques, radicalement différents. Des choix politiques qui mettront l’humain au cœur des préoccupations et des enjeux pour redonner du sens au vivre ensemble. En prenant garde de ne pas tout ramener aux élections, nous savons que les échéances présidentielle et législatives sont une occasion formidable d’avancer dans cette direction.

Nous tenions à vous adresser ces quelques mots de respect et d’espoir, après ces années de traumatismes.

Ces quelques mots de confiance en ce que notre peuple est capable de construire. Ensemble, prolongeons le débat et poursuivons sur des chemins communs.

Pierre Laurent secrétaire national du Parti communiste français

 

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Megaupload : les Etats-Unis déclenchent la colère d’Anonymous

21 Janvier 2012, 07:54am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 20 Janvier 2012
 

 

 

 

A trop miser sur le tout-répressif, ça leur pendait au nez. La fermeture sans sommation de Megaupload l’a déclenchée, la colère des Anonymes du monde entier s’abat aujourd’hui sur les organes de contrôle du Web, en ce qui est peut être la plus vaste attaque informatique de l’histoire du Web.

Ils ne se trompent pas de colère. Les Anonymes n’érigent pas en symbole le fondateur de Megaupload, contrairement à ce que tente d’expliquer l’Express. Anonymous s’insurge contre des méthodes contestables : fermer des entreprises et services rassemblant des millions de clients sans aucun jugement. En ce sens, les Etats-Unis avaient procédé de la même manière pour Wikileaks. Imagine-t-on le gouvernement français bloquer, sans autre forme de procès, tous les chantiers de Bouygues sous prétexte que l’entreprise est soupçonnée de corruption et favoritisme dans l’appel d’offre du futur siège du ministère de la Défense ?

Les Anonymes protestent aussi et surtout contre des pratiques technologiques, le filtrage du Web, mettant profondément en cause leur valeur première : la liberté d’expression. Par ce biais, les Etats accordent le pouvoir de censurer Internet à l’industrie du divertissement (les lois SOPA et PIPA aux Etats-Unis et l’éventuelle Hadopi 3 française). Après les lois répressives qui fleurissent dans nos démocraties et qui promeuvent l’usage de  diverses formes technologies de censure du Web, l’arrêt brutal de Megaupload a été la goutte d’eau de trop pour anonymous.

La plus grande attaque de l’histoire du net ?

En un rien de temps, au moins 5000 anonymes se sont rassemblés pour la riposte. Ce qui fait déjà de cette opération l’une des plus importantes du collectif, avec l’OP Tunisia et les attaques de soutien à Wikileaks. La première phase, qui est encore en cours, s’inspire de la loi du Talion. Megaupload est inaccessible, Anonymous attaque et rend inaccessible à son tour (via des attaques en déni de service appelées DDOS) les sites qu’il juge responsable de cette crise : le FBI, le Département américain de la Justice, la Maison Blanche, mais aussi les ayants droits : Motion Picture Association of America (MPAA.org) et Recording Industry Association of America (RIAA.org). Les organismes répressifs sont aussi attaqués : l’Hadopi et son équivalent belge, mais aussi les principales Majors (Universal, Vivendi, Warner…).
La liste s’allonge d’heure en heure. Pour se rendre compte de l’effervescence et voir en direct les sites attaqués, suivre : #opMegaupload sur Twitter.
Le record de 5630 personnes en même temps a été atteint sur LOIC (Low Orbital Ion Canon, l'outil servant à faire des attaques en déni de service) pour saturer le site du FBI.

Une phase deux de l’opération est annoncée, si on ne sait pas encore précisément ce que c’est, on peut parier que ce sera de la diffusion d’informations confidentielles.
Parallèlement, Anonymous tente de remettre en ligne Megaupload, mais le FBI réagit vite et bloque les accès. On vous déconseille d’ailleurs très fortement d’essayer de vous connecter à quoique ce soit vous promettant être un renouveau de Megaupload  pour l’instant, les quantités d’arnaques et pièges informatiques pullulent.

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Légion d'honneur : Jack Ralite et Bernard Lubat dans la promotion du nouvel an

1 Janvier 2012, 22:15pm

Publié par PCF Villepinte

Jack Ralite devant le Sénat contre la réforme des collectivités territoriales en 2010 Photo : Romani, photothèque du mouvement social

Société - le 1 Janvier 2012

 

 

 

 

L'académicienne Hélène Carrère d'Encausse, le premier vainqueur de l'Anapurna Maurice Herzog, l'ancien ministre communiste Jack Ralite ou le fondateur du festival Uzeste Musical, le jazzman Bernard Lubat et plus de 800 autres personnes figurent dans la promotion du Nouvel An de l'Ordre national de la Légion d'honneur parue dimanche au Journal officiel.

L'historienne de la Russie Hélène Carrère d'Encausse, 82 ans, et l'alpiniste et ancien ministre Maurice Herzog, 92 ans, sont les deux seules personnalités élevées à la dignité de grand'croix. La secrétaire perpétuelle de l'Académie française est la dixième femme grand'croix, honneur qu'elle partage notamment avec les anciennes résistantes Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion, ou encore l'helléniste Jacqueline de Romilly et l'égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt.

François Pinault, PDG du groupe Pinault-Printemps-La Redoute, est élevé à la dignité de grand officier, ainsi que Yves Pouliquen, président de la banque française des yeux, et Bernard Esambert, président de la Fondation Française pour la recherche sur l'épilepsie et de la Fédération pour la recherche sur le cerveau. Sont promus commandeurs le PDG d'Aéroports de Paris Pierre Graff, l'ancien président d'EDF François Roussely, le producteur de cinéma Alain Terzian, l'ancien premier président de la cour d'appel de Paris Jean-Claude Magendie, l'ancien ministre Robert Poujade ou encore l'ancienne vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme Joëlle Kauffman.

Sont promus officiers le prix Nobel de médecine et de physiologie Jules Hoffmann, le climatologue Jean-Jouzel, vice-président du GIEC et président du Haut conseil de la science et de la technologie, Mgr André Vingt-Trois, cardinal-archevêque de Paris et président de la conférence des évêques de France, le rabbin Daniel Farhi.

Le président de la CGPME Jean-François Roubaud, l'ancien pilote et directeur du Musée de l'air et de l'espace Gérard Feldzer, l'actrice Anny Duperey, l'ancien PDG de France Télévision Patrick de Carolis, le président du Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire Jean Revol, le neurophysiologiste Alain Berthoz, professeur au Collègue de France, sont également promus officiers.

Sont nommés chevaliers l'actrice Salma Hayek, épouse à la ville du fils de François Pinault, les comédiennes Marthe Keller et Dominique Blanc, le dessinateur Edmond Kiraz, l'historienne Claude Mossé, le grand chef cuisinier Hélène Darroze, ou encore Marie-Odile Amaury, présidente du groupe de presse du même nom et l'homme de télévision Takis Candilis. Sont également distingués la championne du monde de judo Lucie Decosse, le journaliste Georges Pernoud, le jazzman Bernard Lubat, fondateur du festival Uzeste Musical en Gironde, ou encore le pensionnaire de la Comédie Française Bakary Sangaré. Parmi les autres chevaliers à l'honneur, on trouve les anciens ministres Roger Romani et Jack Ralite (sénateur PCF), Amaury de Hauteclocque, commandant la Force d'intervention de la police nationale et le RAID, et les historiens Jean-François Sirinelli et Michel Winock.

La promotion du 1er janvier est une des trois promotions annuelles à titre civil avec celles de Pâques et du 14 juillet. Au total 3.500 personnes sont décorées chaque année, dont environ 2.200 civils et 1.300 militaires (d'active, de réserve et anciens combattants). La Légion d'honneur compte 93.000 membres, un chiffre stable depuis une dizaine d'années, selon la Grande Chancellerie. Les légionnaires peuvent accéder à un grade supérieur s'ils ont fait preuve de "nouveaux mérites" et après une durée minimale: huit ans pour passer de chevalier à officier, cinq ans pour le grade de commandeur, trois ans pour être élevé à la dignité de grand officier et à nouveau trois ans pour celle de grand'croix.

 

A lire :
Tribune de Jack Ralite : L’acquisition d’écrits de Robespierre : une grande politesse républicaine
Uzeste musical, archipel des arts où le jazz cogne


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Les maisons des potes veulent peser dans la campagne

5 Décembre 2011, 23:07pm

Publié par PCF Villepinte

 

La fédération nationale des maisons des potes a fait dix propositions concrètes pour améliorer la situation des quartiers populaires. Samedi, à Paris, elle a interpelé les candidats à la présidentielle. Seuls les porte-paroles des partis du centre et de gauche ont fait le déplacement.

 

«Nous n’avons pas le droit de manquer le rendez vous de 2012 pour faire enfin gagner la cause antiraciste et celle des quartiers populaires.» Le propos de la fédération des maisons de potes est clair mais les réponses des candidats à la présidentielle l’ont-elles été tout autant ? Après avoir consulté pendant plus d’un an ses militants, la fédération nationale a acté dix propositions. Samedi dernier, les porte-paroles des candidats ont fait le déplacement pour en débattre. Les porte-paroles et non pas les candidats eux-mêmes, ce qui marque déjà une prise de distance ou un manque d'intérêt pour le travail réalisé par les militants associatifs des maisons des potes. Quelques absences remarquées, celle de l’UMP, du Nouveau Centre et de Maurice Leroy, ministre de la ville, qui avait pourtant «assuré qu’il viendrait» précise Samuel Thomas, président de la fédération. Face à 250 délégués venus d’une centaine de villes, les politiques se sont prononcés entre autres sur la demande de régularisation des travailleurs sans-papiers, le rajout de 30 % de professeurs dans les ZEP, l’anonymat des candidatures de logement HLM, la titularisation de 100 000 éducateurs et animateurs pour la jeunesse des quartiers populaires ou encore le doublement du montant de l’aide juridictionnelle. La fédération avait proposé aux candidats d'enregistrer un message vidéo qui a pu être diffusé face aux membres de la fédération.

 

Certains partis plus concrets que d'autres...

 

Si, pour Samuel Thomas, les réponses des candidats ont été «très en deça des enjeux», certaines formations se sont montrées plus concrètes que d’autres. «La vraie question reste de savoir si les candidats sont prêts à intégrer nos idées et à les concrétiser par le biais de projets de lois.» Exit donc le NPA et LO, deux partis, qui malgré un soutien sans faille à toutes les propositions de la fédération refusent d'entrer dans un gouvernement. Les délégués ont pu constater la radicalité assumée du Front de Gauche par la voix de Jean-Luc Mélenchon. «Les réponses sont argumentées et fournies. Il porte par exemple la régularisation des travailleurs sans-papiers et valide l’anonymisation des demandes de logement social. Mais sur d’autres thèmes, les réactions restent encore trop floues. Danièle Simonet, porte-parole de Mélenchon a apporté des explications détaillées mais peut-être n'a-t-elle pas eu suffisamment le temps de tout développer». Europe écologie les Verts-EELV n’avait pas de son côté étudié la faisabilité de l’augmentation de 30 % de professeurs. «Ils ont en revanche retenu l’idée de l’anonymat dans l’attribution des HLM et proposent de mener l’expérience à Montreuil», assure le président de la fédération. Sur l’augmentation des enseignants, le parti socialiste par la voix de Bruno Le Roux, porte-parole de Hollande, a validé cette mesure tout en rejetant celle qui vise à titulariser les éducateurs. «Il n’a pas compris la portée de cette mesure clé, essentielle pour la vie des quartiers. Recruter des jeunes des quartiers sans qualification pose problème. D'autant que nous proposons un mode de financement à partir de 10% des taxes sur le PMU et le loto ». Peu de cas a été fait à la proposition de soutien à la création culturelle et audiovisuelle dans les quartiers à partir de 10 % des recettes de la redevance télé. «Sur ce point, le PS a montré de grosses réticences».

 

"On aurait aimé plus de considération"

 

Globalement déçus, les militants associatifs ont regretté le manque de préparation de l'ensemble des candidats par la voix de leurs porte-paroles. « Nous ne sommes pas satisfaits ! Nous avons passé plus d'un an à consulter nos militants, à discuter avec nos élus, à rassembler nos idées et nos revendications basées sur l'égalité pour aboutir à des points très concrets. En face, on avait des politiques qui n'avaient pas vraiment réfléchi ou qui avaient des réponses trop floues face à l'ampleur des enjeux. Donc forcément, il y a un mélange de déception et d'insatifaction», poursuit Samuel Thomas. Autre constat : la déconnexion, toujours plus grande, entre le travail de terrain, les élus locaux et les états major de campagne des candidats. Les candidats issus des quartiers populaires sont encore trop peu nombreux dans les partis politiques qui souffrent d'un déficit de crédibilité et de représentativité aux yeux des habitants des quartiers. A raison. Et Samuel Thomas de conclure amer : « On ne veut plus de réponses philosophiques, on ne peut plus se contenter des mots. On veut des projets de loi, des budgets et de la considération ». Le 21 mars prochain, à l'occasion de la journée contre le racisme, la fédération des maisons de potes mènera des actions décentralisées partout en France pour continuer à interpeller les candidats.

 

Ixchel Delaporte

 

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Souffrance au travail: la crise pourrait mener à un pic de suicide

12 Novembre 2011, 09:04am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 11 Novembre 2011

 

 

 

Alors que nos dirigeants n'ont d'yeux que pour les sautes d'humeurs des marchés, la crise frappe durement les travailleurs. Le stress et la peur de perdre son emploi font craindre à un pic de suicide à venir.

Souffrance au travail et crise forment un cocktail dangereux: c'est en substance ce qu'ont souligné des experts lors d'une journée nationale de l'écoute organisée cette semaine à Paris par S.O.S Amitié, certains allant jusqu'à redouter un "pic de suicides". Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à regarder ce qui se passe en Grèce, pays qui subit la crise de plein fouet, et où le nombre de suicides a augmenté de 40% au premier semestre 2011 comparé aux six premiers mois de 2010, selon une étude du Lancet. Étude qui note une augmentation des suicides dans l'ensemble des pays d'Europe depuis 2008. (voir à ce sujet : Une étude dénonce les ravages de la crise sur la santé des Grecs)

L'ex-médecin urgentiste Philippe Rodet, aujourd'hui reconverti dans le conseil aux entreprises, s'est dit "assez inquiet, parce qu'on va avoir une intersection entre deux phénomènes pour la première fois à ma connaissance dans notre Histoire: deux crises qui vont se superposer". Selon ce spécialiste du stress, une crise entraîne "une véritable souffrance" dont l'expression "est maximale trois ans après", ce qui a notamment été observé après la crise de 1929, avec des "pics de suicides en 1932".

"En 2011, trois ans après 2008, on traverse une phase très difficile et il y a de nouveau une crise qui apparaît, et j'ai très peur de l'intersection de ces deux phénomènes" s'inquiète-t-il. "Le point culminant, je pense qu'il est devant nous, qu'il est proche, et qu'il va demander une vigilance particulière", a-t-il insisté. .Philippe Rodet précise par ailleurs que les suicides ne sont que "la partie émergée de l'iceberg" des problèmes de souffrance au travail. "Si on compte le nombre d'infarctus dans les entreprises où il y a beaucoup de suicides, ces entreprises sont mal parties".

Tout en soulignant qu'il y a un "fort investissement des Français en entreprise", Jean-Claude Delgènes, directeur du cabinet Technologia qui a notamment travaillé sur la vague de suicides à France Télécom, a relevé que le travail était "de plus en plus maltraitant, de plus en plus subi". L'expert dit observer l'apparition de "suicides quasiment militants", en référence aux cas récents d'immolation et prévient en outre qu'"on va vers des homicides en entreprise".

Et c'est d'autant plus préoccupant que de nombreuses entreprises jugent que la lutte contre les risques psychosociaux (stress, violences, suicides...) sont moins une priorité en temps de crise. Selon lui, la France a l'un des taux de suicide les plus élevés d'Europe avec quelque 10.500 cas par an, et 15.000, si l'on compte les suicides "maquillés".

Lire aussi : Le psychiatre Jean Furtos montre les ravages du système libéral sur la solidarité : « Malades de la mondialisation »

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