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social

Accord sur l'emploi:

10 Février 2013, 08:22am

Publié par PCF Villepinte

 Laurence Parisot pique une colère

 

 

La présidente du Medef, Laurence Parisot, n'est pas satisfaite de la retranscription de l'accord signé le 11 janvier dernier sur la sécurisation de l'emploi, et l'a fait savoir ce vendredi.

Son entourage a expliqué au Figaro que la patronne de patrons avait des réserves sur le texte tel qu'il est rédigé et qui doit être transmis au Conseil d'Etat lundi avant de servir de bases aux discussions au Parlement. Selon son entourage toujours, mais cette fois cité par Les Echos, Laurence Parisot conteste cinq points en particulier, autant de chausse-trappe pour amoindrir un peu plus les droits sociaux des salariés, que le patronat avait glissé dans l'accord signé avec la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC

  1. Concernant les complémentaires santé que l'accord  généralise à l'ensemble des salariés, la présidente du Medef s'élève contre la réintroduction par le ministère du Travail de "la clause de désignation". Celle-ci contraint les entreprises à retenir le prestataire recommandé par la branche.
  2. Le texte transmis au Conseil d'Etat rend "obligatoire" la mise en place de droits rechargeables pour les chômeurs. Le Medef voulait que ces droits soient conditionnés à la réalisation d'études d'impact préalables.
  3. Laurence Parisot est aussi réservée sur l'homologation administrative des plans de sauvegarde de l'emploi qui n'auraient pas été validés préalablement par les syndicats.
  4. La présidente du Medef s'oppose aussi aux mesures concernant la cession des sites rentables.
  5. La représentation des élus dans les conseils d'administration des grandes entreprises n'est pas non plus à sa convenance.

Cité par Le Figaro, le ministère du Travail pondère la colère de Parisot. "Il n'y a pas de drame. C'est le cours normal d'une retranscription et nous avons prévu de travailler dessus tout le week-end.» Le coup de gueule n'intervient cependant pas par hasard. Laurence Parisot envoie un coup de semonce aux députés socialistes qui seraient tentés de retoucher en profondeur l'accord sur l'emploi qui offre les coudées franches au patronat.

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Devant les élus PS, la CGT dénonce la "flexsécurité"

S.G.

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CGT: pour Lepaon, Hollande "s'inscrit dans la suite de "Sarkozy"

10 Février 2013, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Thierry Lepaon, successeur désigné de Bernard Thibault à la tête de la CGT

 

 

"Peu importe le vocabulaire. Hollande s'inscrit dans la suite de Sarkozy, il considère, lui aussi, que le travail est un coût qu'il faut baisser". Le futur secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon lance une charge ce dimanche contre la politique menée par le gouvernement.

Dans une interview au Journal du dimanche, il fustige la politique libérale menée par François Hollande et le gouvernement Ayrault. "Le gouvernement a ainsi trouvé 20 milliards d'euros pour les entreprises après un coup de fil de (la patronne du Medef) Laurence Parisot et il a refusé d'augmenter le Smic. C'est l'inverse des engagements de campagne sur la justice sociale", dit-il en référence au crédit impôt compétitivité.

Accord sécurisation emploi mauvais

Le successeur désigné de Bernard Thibault dénonce à nouveau l'accord sur la sécurisation de l'emploi qu'il qualifie de "très mauvais". "Le gouvernement s'était engagé à ce que le CDI redevienne la norme, à favoriser l'accès des jeunes à l'emploi, à sécuriser le travail. Mais avec cet accord, les employeurs ont sécurisé les licenciements, les salariés n'ont aucune garantie sauf celle de voir leur salaire baisser et de renoncer aux recours juridiques."

Il appelle les députés de la majorité, "élus sur la base d'un programme électoral que l'accord ne respecte pas" à ne pas le transcrire dans la loi et réclame "une autre négociation (...) contre la précarité et pour une vraie politique industrielle".

Thierry Lepaon répond à Laurent Berger. Dans cet entretien, il rétorque aussi à son futur alter ego à la CFDT, Laurent Berger pour avoir jugé la CGT coresponsable de la fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord, estimant ses propos "indignes". "Quand on est syndicaliste, on ne met pas au même niveau les victimes et les assassins, les salariés qui se battent et les multinationales qui font des profits. C'est une erreur de jeunesse. Pour dire cela, il ne faut pas avoir vécu un seul plan de restructuration dans sa vie".

Une loi contre les licenciements boursiers

Le syndicaliste réaffirme également la nécessite de légiférer contre les licenciements dits boursiers "pour que l'État ne laisse pas les groupes industriels faire seuls l'aménagement et surtout le déménagement de notre territoire". Là encore, il lance une pique contre le gouvernement estimant que "l'État ne fait qu'accompagner les restructurations" et n'a "pas de politique industrielle". "Comme le précédent gouvernement, quand on leur demande où sont les priorités, aucun ministre ne sait répondre", dit-il.

Provocation de Valls

Quant aux craintes d'une radicalisation des conflits sociaux, il estime qu'"en publiant une circulaire d'alerte, (le ministre de l'Intérieur Manuel) Valls souffle sur les braises" et "entretient un processus de provocation pour assimiler les salariés aux casseurs". Les services de renseignement de la police ont reçu récemment une instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'éviter une "radicalisation" des mouvements sociaux.

"Notre volonté, ce n'est pas de casser, c'est d'améliorer le sort des salariés", assure Thierry Lepaon, notant qu'"un conflit social est par nature d'une grande gravité. Il y a la détresse, la désespérance des salariés. Tout est réuni pour qu'il y ait des débordements".

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Thibault dans l'HD: "Le positionnement de la CGt est en pahse avec les attentes des salariés"

Devant les élus PS, la CGT dénonce la flexisécurité

S.G.

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Devant les élus PS, la CGT dénonce la « flexisécurité »

7 Février 2013, 08:59am

Publié par PCF Villepinte

MAX STAAT

  

« Je suis venu dire toute la nocivité de ce texte », a affirmé Bernard Thibault, hier, à sa sortie de l’Assemblée.

Bernard Thibault était, hier matin, auditionné par le groupe PS à l’Assemblée en vue de la transcription dans un projet de loi de l’accord passé entre le Medef et la CFDT la CFTC et la CGC, que rejette comme nocif aux droits des salariés la CGT.

 

Loyauté vis-à-vis des signataires et écoute des non- s i gna -taires », affirme le député (PS) Jean-Marc Germain, avant de recevoir, avec des élus de son groupe, hier matin à l’Assemblée, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dans le cadre d’une audition sur l’accord dit de « flexisécurité » intervenu entre le Medef d’un côté et la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC de l’autre. Accord que le gouvernement veut transcrire dans un projet de loi qui sera déposé le 6 mars prochain en Conseil des ministres.

 

L’EXEMPLE DU CHANTAGE À L’EMPLOI CHEZ RENAULT

 

Pour Jean-Marc Germain, ce ne sera pas une simple transcription. « Le Parlement est souverain » et « tout ce qui n’est pas explicite dans cet accord laisse des marges de manoeuvre ». Pour lui, ces discussions avec les syndicats sont « tout sauf formelles ». Ainsi, « il faudra veiller aux conditions des mobilités internes » et « que la loi porte plus sur la sécurité pour les salariés que sur la flexibilité ». Il poursuit : « Nous écouterons toutes les organisations et le Parlement fera son travail d’amendement », avant de conclure : « Nous recevons Bernard Thibault non pour un débat de posture mais pour écouter en direct ce que pourraient être les conséquences de cet accord pour les salariés, selon la CGT. » « Je suis venu dire toute la nocivité de ce texte tant en ce qui concerne la remise en cause du droit du travail que les conséquences néfastes sur l’emploi », explique Bernard Thibault.

 

 

Pour lui, cet accord remet en selle « l’accord compétitivité emploi élaboré par Sarkozy », que l’ensemble de la gauche « avait alors rejeté ». Il donne l’exemple de Renault qui pratique le chantage à l’emploi et propose de baisser les salaires et d’augmenter le temps de travail. Bernard Thibault souligne qu’avec cet accord « un salarié ne pourra plus faire respecter les clauses de son contrat de travail alors qu’aujourd’hui celui-ci ne peut être remis en cause ou changer sans son accord ». De même, sur la mobilité, le responsable cégétiste montre qu’elle pourrait « devenir, de fait, un nouveau moyen pour licencier les salariés ».

 

 

De plus, fait remarquer aux élus Bernard Thibault, « une partie sensible de ce texte pourrait être en infraction avec les normes internationales du travail et même avec la charte des droits de l’homme ». Enfin, « à l’heure où le dialogue social est mis en avant, il serait étonnant que ne soit pas pris en compte le fait que les syndicats non signataires représentent plus de salariés que ceux qui ont signé ».

 

 

En ce sens, « il n’est pas possible d’ignorer ce que disent la CGT et FO », conclut Bernard Thibault, avant d’informer qu’une « mobilisation commune est en préparation pour les prochaines semaines ».

 

 

À la sortie de cette audience, Jean-Marc Germain affirmait « qu’il était utile que les parlementaires entendent ce qu’avait à dire la CGT de cet accord, elle qui défend les droits des salariés ».

 

LES ÉLUS FRONT DE GAUCHE RECEVRONT LES SYNDICATS

 

Pour leur part, les députés du Front de gauche recevront les syndicats, annonce André Chassaigne, qui se donne pour objectif de « faire le lien entre le mouvement de mobilisation sociale contre cet accord, qui répond plus aux desiderata du patronat qu’aux besoins des salariés, et le travail parlementaire pour modifier ce texte ». De leur côté, les élus écologistes sont divisés, à l’image des deux coprésidents du groupe. François de Rugy plaidant pour « une transcription de l’accord sans toucher aux équilibres », alors que sa collègue Barbara Pompili « trouve que celui-ci est déséquilibré ».

 

LE CHIFFRE

1 000 C’est le nombre de licenciements par jour ouvrable en France, selon la CGT.

LE CHIFFRE

1 000 C’est le nombre de licenciements par jour ouvrable en France, selon la CGT.

 

VALLS JOUE AU PÈRE FOUETTARD

L’action syndicale serait-elle potentiellement dangereuse pour l’ordre public ? Alors que la contestation gronde face aux multiples plans sociaux et que la lutte s’organise avec les syndicats, le gouvernement ne trouve pas mieux à faire que d’en appeler aux renseignements généraux pour anticiper « toute radicalisation » pouvant déboucher « sur une explosion sociale », selon le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Pour la CGT de Goodyear, ils veulent « criminaliser l’action syndicale », alors que Bernard Thibault ne veut pas voir « de forces de police sur les sites en difficulté » car elles seraient « vécues comme des provocations ». Les salariés attendent autre chose de la gauche...

 

« Si les différents éléments étaient amoindris, nous dirions que ce n’est plus l’accord que nous avons signé, et nous mettrions ça suffisamment en cause pour que les investisseurs étrangers changent d’avis sur la France. » LAURENCE PARISOT, PRÉSIDENTE DU MEDEF.

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En exclusivité, le projet d'accord de compétitivité proposé par la direction de Renault

5 Février 2013, 12:38pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 5 Février 2013

 

Documents à télécharger : Le projet d'accord -

 

 

 

Alors que le projet d’accord de compétitivité est présenté par la direction du groupe Renault aux syndicats, des débrayages ont lieu dans plusieurs sites pour protester contre cet accord soutenu par Arnaud Montebourg. L'Humanité s'est procuré le document sur le projet d'accord de compétitivité, nous vous le proposons en exclusivité.

"La vraie raison d'être de ce mouvement, c'est que si cet accord est signé, c'est la fermeture annoncée des usines", prévient le délégué CGT de l'usine Renault à Flins (Yvelines), Ali Kaya. Des salariés de l'équipe de nuit de l'usine de Flins ont débrayé tôt mardi matin pour protester contre l'accord de compétitivité proposé par la direction. A Flins, deux autres débrayages, à 9H30 et 16H, sont prévus, tandis que des appels à la grève ont également été lancés pour mardi sur plusieurs sites, notamment à Cléon et au Mans. "8.000 suppressions d'emploi, c'est environ 1.000 personnes de moins par site: comment faire tourner des usines avec 1.000 personnes en moins ?", a-t-il interrogé.

Richard Germain, secrétaire général CGT de Renault Le Mans, a fustigé le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui a invité les syndicats à signer l'accord de compétitivité. "Il se fout de la gueule du monde, même chose chez les Goodyear. Il dit quoi à Renault: du mépris à l'égard salariés", a-t-il dit.

A Cléon, les syndicats CGT et SUD ont organisé une "opération usine morte". Les routes d'accès au site étaient bloquées par des feux de palettes et de pneus. Pour la CGT, Pascal Le Manach a indiqué que le site était fermé, sauf pour les équipes de nettoyage, et accusé la direction d'avoir appelé les salariés à prendre un jour de congé ce mardi. "La direction a peur de la grève", a-t-il dit.

A Sandouville (Seine-Maritime) près du Havre, des salariés ont bloqué pendant environ une heure l'entrée de la zone industrielle, en entravant un rond-point avec des palettes et des pneus, ce qui a occasionné de gros embouteillages. Les syndicats CGT et FO étaient représentés.

Le projet porte notamment sur la suppression de 8 260 emplois en France d'ici à 2016, ainsi qu'un gel des salaires en 2013, une refonte des comptes épargne-temps et des mobilités obligatoires entre les sites. La direction conditionne la non-fermeture de sites et l'absence de licenciement à la signature de l'accord et une évolution du marché européen, qui permettraient selon elle l'apport de volumes de production supplémentaires en France, dont 80.000 venants de partenaires (dont Nissan). Ce projet a reçu le soutien vendredi du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, considérant qu'il s'agissait "d'efforts modérés" demandés aux salariés.

  • Lire aussi :

Un mois de travail gratuit par an !
« Renault a franchi la ligne rouge »

Les réductions d’effectifs ne sont pas une simple variable d’ajustement

Documents à télécharger: 
Le projet d'accord
Le projet d'accord

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"Le modèle “père, mère, enfant” est bien une construction culturelle"

30 Janvier 2013, 08:28am

Publié par PCF Villepinte

 

Alors que les discussions autour du projet de loi sur le mariage pour tous débutent ce mardi à l'Assemblée nationale, la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, affirme qu'au-delà du mariage, c’est l’ensemble des questions 
de filiation qu’il faut remettre à plat. Elle appelle dans ce contexte à lever l’anonymat des tiers procréateurs.

Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste et consultante en bioéthique, accompagne des couples hétéros et homos depuis trente ans dans des parcours d’adoption ou d’assistance médicale à la procréation.

Vous faites le constat qu’il n’y a pas 
de brevet de parentalité. 
Que le modèle hétérosexuel 
est une construction culturelle…

Geneviève Delaisi de Parseval. Oui, le modèle familial « père, mère, enfant », le modèle PME, est bien une construction culturelle. 
Ma première formation, 
c’est l’anthropologie. Depuis une vingtaine d’années que je travaille sur le sujet, je suis retournée 
à mes sources. Des anthropologues comme Françoise Héritier (lire l’entretien paru dans notre édition du 18 janvier – NDLR) confirment qu’il s’agit de quelque chose 
de culturel, qui n’est pas un modèle général dans toutes les cultures 
et dans tous les temps. Mais ce qui fait famille, c’est l’arrivée d’un enfant. Un enfant a été engendré et/ou élevé par des procréateurs, qui ne sont pas forcément les parents, mais il y a toujours eu des parents. Le psychanalyste anglais Donald Winnicott dit qu’un enfant tout seul, un bébé tout seul, ça n’existe pas, car s’il est tout seul il meurt. 
Il a besoin de bras dès qu’il sort 
du ventre de la mère, de bras 
qui ne sont pas forcément ceux 
de la mère, mais il a besoin de bras pour vivre. À la différence 
des autres mammifères, comme 
un petit poulain ou un petit veau qui se débrouillent tout seuls dès 
la naissance, qui vont téter 
le sein de leur mère tout seuls. 
Le nourrisson humain non. La famille commence là. Qui s’occupe de ce nourrisson qui débarque ?

Le modèle PME – papa, maman, enfant – est pourtant celui 
que défendent les opposants 
au projet de loi…

Geneviève Delaisi de Parseval. Je pense que les gens qui ont défilé contre 
le projet de loi sur le mariage 
pour tous sont descendus dans 
la rue pour une cause qui n’est pas vraiment celle du défilé. La vraie question n’est pas l’homosexualité ou l’hétérosexualité, mais plutôt celle de la filiation. Qui est l’enfant de qui ? D’où vient l’enfant ? 
Est-ce que l’origine, c’est la filiation, 
l’ADN, la biologie, ou est-ce que l’origine, c’est plutôt quelque chose de l’ordre de l’histoire ? Ce sont deux questions fondamentales 
et qui n’ont pas été abordées dans le défilé des « anti ». Pourtant, l’homosexualité n’est pas inconnue des gens qui défilent contre, 
ni les familles recomposées 
ou monoparentales. D’ailleurs, 
les questions qui préoccupent 
les ministres en charge de ce dossier aujourd’hui sont celles soulevées par la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes puis par la gestation pour autrui pour les couples hommes, 
qu’il faudra bien aborder au nom du principe de non-discrimination. Personne n’ose trop le dire. 
Et personne n’est encore au clair sur la question de l’origine.

C’est pour cela que vous souhaitez que les lois de bioéthique soient remises à plat au moment 
de la discussion sur la PMA 
aux couples de femmes. Vous demandez d’ailleurs la levée 
de l’anonymat des tiers procréateurs. Pouvez-vous expliquer cette position ?

Geneviève Delaisi de Parseval. La loi de bioéthique a été votée en 1994, après dix ans de débats. Elle a été revotée tous les cinq ans jusqu’en 2011 sans un poil de changement. Et sur la question de la levée 
de l’anonymat, cela s’est joué à très peu. En octobre 2010, Roselyne Bachelot était d’ailleurs favorable à cette disposition. S’en est suivie, trois mois plus tard, une offensive parlementaire incroyable. Et 
le maintien de l’anonymat est passé. 
Depuis vingt ou trente ans, nous faisons appel à des donneurs pour les couples hétérosexuels infertiles. Ces donneurs sont des humains 
qui acceptent de donner du sperme 
ou des ovocytes de manière bénévole. Ces gens ne sont pas des étalons, ni des produits de laboratoire, mais de vraies personnes. Les receveurs sont, eux, des couples à qui l’on dit qu’ils reçoivent un don anonyme. 
Au départ, ils sont contents, 
ça les arrange. Quant aux enfants nés d’une insémination artificielle – les plus vieux sont aujourd’hui adultes –, ils se posent des questions. 
Ils ne cherchent pas un père, 
ils veulent savoir pourquoi ils ont les cheveux bruns, pourquoi ils ont de l’eczéma… Ces questions 
se posent pour l’adoption, mais 
la loi française permet désormais 
à ceux qui le souhaitent d’avoir accès à leur dossier d’origine dès la 
majorité. S’il n’y a rien dans le dossier, OK, mais s’il y a le nom des parents de naissance, on le dit. Pour certains, cela suffit. D’autres cherchent, et trouvent. En général, cela leur suffit de discuter avec leur mère ou leur père biologique, 
qui leur explique le pourquoi 
de leur abandon. Cela les conforte dans le fait que leurs vrais parents sont les parents qui les ont adoptés. Il n’y a rien de dangereux.

Vous réclamez donc cette même transparence pour les dons exercés dans le cadre d’une PMA ?

Geneviève Delaisi de Parseval. Oui. Ce que je veux dire, c’est que nous ne sommes pas des produits de ferme. Un sujet humain, né d’un homme et d’une femme, a besoin de savoir cela. Surtout, il est anormal qu’une institution le sache et ne vous le dise pas. Ces questions se posent pour le donneur, pour les parents et pour l’enfant. Ces gens se sont exprimés devant les députés pendant dix ans sans avoir été entendus.

Mais si on lève l’anonymat, 
n’y aura-t-il pas moins de donneurs ?

Geneviève Delaisi de Parseval. D’abord, la loi ne sera jamais rétroactive. Les gens qui ont donné resteront anonymes. Cela pourrait s’appliquer pour ceux qui donneront demain. Donneront-ils moins ? L’expérience de pays comme la Grande-Bretagne ou la Suède, qui ont levé l’anonymat, montrent que d’autres donneurs se présentent, mieux informés, plus réfléchis, et qui assument qu’à la majorité de l’enfant ou vers ses trente ans, quand il deviendra parent, celui-ci pourra demander à les rencontrer. Et pourquoi pas ? C’est un acte généreux, positif, il n’y a aucun droit ni devoir affairant à la paternité ou maternité. Les paillettes de sperme ne sortent pas d’un laboratoire, ni d’une pharmacie. Les ovocytes viennent de femmes qui ont trimé pour ça. Ce n’est pas comme du sperme. Il faut faire une induction d’ovulation (sorte de stimulation – NDLR). Respectons ces femmes. Que tout cela soit transparent, 
sans réification de personne. 
Au final, nous avons affaire 
à des gens qui veulent des enfants, 
il n’y a selon moi pas de danger. Pensons simplement aux enfants 
qui veulent savoir de qui ils sont nés. Le danger, c’est le silence et le secret.

Famille à tout prix, de Geneviève Delaisi 
de Parseval. Éditions du Seuil, 2008, 389 pages, 21 euros.

  • Lire aussi :

« Le mariage, juste une question de droits »
Sur le mariage, la gauche renoue sacrément les liens
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Entretien réalisé par Maud Dugrand

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Fondation Copernic :

29 Janvier 2013, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 28 Janvier 2013

 

 "Plus de flexibilité pour le patronat et plus de sécurité... pour le patronat"

 

 

Document. La Fondation Copernic publie une note qui propose un décryptage de l’accord national interprofessionnel dit de « sécurisation de l’emploi ». Intitulée « Plus de flexibilité pour le patronat et plus de sécurité... pour le patronat », le texte démontre qu’il s’agit d’une nouvelle mise en insécurité sociale des salariés.

Les employeurs seraient les grands bénéficiaires des mesures de flexibilisation du travail, de la réforme du droit du licenciements et de l’inversion de la hiérarchie des normes qui place l’accord d’entreprise au de la loi. En conclusion, la Fondation Copernic appelle les citoyens et salariés à se mobiliser contre cet accord « donnant-perdant » pour empêcher qu’il soit retranscrit tel quel dans la loi.

  • Dans l'Humanité ce mardi, retrouvez un entretien de Pierre Khalfa, un des auteurs du rapport.

Documents à télécharger: 
Le décryptage de la Fondation Copernic sur l’accord emploi, dit MEDEF-CFDT.
Le décryptage de la Fondation Copernic sur l’accord emploi, dit MEDEF-CFDT.

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Accord sur l’emploi 2013

22 Janvier 2013, 10:42am

Publié par PCF Villepinte

Marché du travail : on est loin de la feuille de route

 

 Le 11 janvier 2013, les négociations nationales dites de "sécurisation de l’emploi" se sont terminées par un

accordd’une extrême gravité pour les droits des salariés.
Dans cette négociation, la CGT a notamment revendiqué : (...)
La CGT et FO ont annoncé qu’elles ne le signeront pas. Par contre, la CFDT, la CGC et la CFTC ont décidé de le parapher. Un projet de loi doit être présenté au Conseil des ministres début mars, pour ensuite être voté au Parlement en mai.

 

Des avancées ?
Les partisans de cet accord veulent nous faire croire qu’il ouvre des droits nouveaux aux salariés. Mais en réalité ces "contreparties" sont virtuelles, conditionnelles et remises à plus tard et encore... pas pour tous  !(...)
Une mobilité interne : volontaire ou forcée  ?
Loin de répondre à la feuille de route fixée par le gouvernement lors de la conférence sociale de juillet 2012, cet accord organise la mobilité interne forcée permettant ainsi aux employeurs de vous muter sur un autre poste, de vous envoyer à l’autre bout de la France. Si vous refusez, vous serez licencié pour motif personnel  ! (...)
Quel accès à la justice demain  ?
L’accord sécurise les licenciement en privant les salariés ou en leur rendant plus difficile l’accès à la justice prud’homale pour obtenir réparation du préjudice subi. (...)
Maintien dans l’emploi ou chantage  ?
Le texte met en place les accords «  compétitivité / emploi  » que Nicolas Sarkozy voulait imposer sans avoir pu les mettre en place. Modifier le temps de travail et baisser les salaires durant deux ans sans garantie de maintien des emplois serait désormais possible. (...)
Que devient le Contrat à durée déterminée ?
Avec cet accord, le Medef veut imposer pour des salariés des petites entreprises de certaines branches le contrat à durée indéterminée «  intermittent  », c’est à dire un contrat totalement flexibilisé. (...)
Sécuriser l’emploi ou sécuriser les licenciements  ?
Alors que seulement 3% des chômeurs inscrits à Pôle Emploi ont pu bénéficier d’un plan social, le Medef veut grâce à cet accord décider de la procédure de licenciement et du contenu du plan social par simple accord d’entreprise, voire, en l’absence d’accord, par un simple document de l’employeur homologué par la direction du travail. (...)
Vous avez dit dialogue social et représentativité ?
Si ce texte devait être retranscrit en l’état dans une loi, comme le gouvernement en a l’intention, cela provoquerait de graves répercussions sur votre vie de salarié. De plus, ce gouvernement qui se dit attaché au dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats signataires.(...)
Flexibilité, précarité : l’état de l’opinion
Cet accord est aussi contraire à l’opinion largement partagée par les salariés, comme l’ont montré plusieurs enquêtes.(...)


Dernière mise à jour : 22 janvier 2013

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La loi devra retoucher l'accord de sécurisation de l'emploi, selon Thibault

19 Janvier 2013, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

Bernard Thibault à la sortie de Matignon (archive)

 

 

 

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit convaincu vendredi que l'accord social entre le patronat et des syndicats, que sa confédération ne signera pas, ne figurerait pas "intégralement" dans la future loi qui doit le transposer dans la législation.

Le dirigeant syndical a été reçu vendredi après-midi à Matignon par Jean-Marc Ayrault, qui a promis, comme François Hollande, que cet accord signé le 11 janvier par les organisations patronales et trois syndicats --CFDT, CFE-CGC et CFTC-- serait intégralement retranscrit dans un futur projet de loi examiné au printemps.

"Quelque chose me dit que, d'une manière ou d'une autre, ce ne sera pas intégralement le texte de l'accord qui figurera dans la loi", a déclaré le leader de la CGT à l'issue de l'entretien. "On a tendance à beaucoup sous-estimer des modifications du droit (contenues dans cet accord) qui représenteraient, si elles étaient transcrites dans la législation française, des régressions en matière de licenciement, d'accès à la justice", met-il en garde.

Discussions avec Michel Sapin

"Je note avec satisfaction que contrairement à ce qui était indiqué en début de semaine, la CGT aura voix au chapitre.Nous allons avoir des séances de travail très concrètes avec le ministère du Travail pour regarder le texte dans le détail. Le Premier ministre ne peut pas ignorer l'opinion de la première organisation de salariés, même quand elle ne signe pas un accord", a fait valoir M. Thibault.

Il a indiqué aussi que les militants et directions départementales de la CGT allaient "rendre visite aux parlementaires pour leur faire une explication de texte" avant l'examen du projet de loi.

  • A lire aussi:

François Hollande fixe les nouvelles échéances sociales

Emploi: les parlementaires du Front de gauche diront non à l'accord

S.G.

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Emploi: les parlementaires Front de gauche diront non à l'accord

16 Janvier 2013, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent (archive)

 

"Nous, nous n'accepterons pas en tant que parlementaires de transcrire cet accord en l'état", a affirmé Pierre Laurent ce mardi. Le sénateur communiste appelle le Parlement à "trouver d'autres bases" que cet accord trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats.

"Travaillons et allons plus loin que l'accord sur la sécurisation de l'emploi, parce que (...) malheureusement ce qu'il y a d'abord dans l'accord, c'est des mesures de sécurisation du licenciement pour les patrons", a-t-il expliqué lors de l'émission Le Talk Orange-Le Figaro. "On sait ce que ça veut dire. On fait du chantage aux salariés en disant "on va maintenir votre emploi, mais augmenter votre temps de travail et réduire votre rémunération". A l'arrivée, quelques mois ou quelques années plus tard, les salariés ont eu et l'accord et la suppression de leurs emplois"

Reculer les droits sociaux

Constatant les inquiétudes à la gauche du parti socialiste et chez les syndicalistes, le secrétaire national du PCF estime: "Il y a matière à d'autres bases que celles trouvées dans cet accord CDFT – MEDEF. Contrairement à ce que dit Pierre Moscovici, je parie sur le fait qu'il y aura un débat parlementaire. Je ne vois pas au nom de quel argument on va demander à une majorité de gauche de voter un accord qui ferait reculer les droits sociaux, alors que la vocation de la gauche est de faire le contraire."

 

Le gouvernement appelle les parlementaires à "respecter" l'accord. Selon le ministre du Travail Michel Sapin, "que des parlementaires disent "j'ai le droit d'amendement" est parfaitement légitime et normal". Pour autant, un accord "négocié durement, avec des avancées considérables pour les salariés" engage "en tant que parlementaire", a-t-il dit sur France 2. De son côté, Pierre Moscovici, au nom de "la logique du dialogue social", a aussi appelé les députés et sénateurs à transposer dans la loi l'accord "sans le changer". "J'appelle aussi la CGT et Force ouvrière à bien réfléchir. Il ne faut pas lutter contre cet accord, laissons cet accord faire ses preuves", a-t-il dit sur RTL.

  • A lire aussi:

A gauche, des voix pour pour un droit de veto du Parlement

Un dynamitage du droit du travail

S.G.

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Retraites Complémentaires

15 Janvier 2013, 17:19pm

Publié par PCF Villepinte

ARRCO et AGIRC

mardi 15 janvier 2013

ARRCO et AGIRC - Le Medef persiste dans les mesures régressives, la CGT fait des propositions et démontre qu’on peut faire autrement

Une troisième réunion de négociation était programmée ce mardi 15 janvier. D’entrée de jeu, le Medef à remis sur table un document intitulé « projet d’accord » en précisant bien qu’il ne s’agissait pas d’un projet d’accord… Comprenne qui pourra.

Le plus important est que ce projet reste dans une veine très régressive avec en particulier :
• Évolution des pensions pour 2013 au niveau de l’inflation moins 1,5 point, puis de 2014 à 2017 au niveau de l’inflation moins 1 point.
• Une baisse du taux de réversion de 60 à 56 % dès le 1er janvier 2014 et un âge minimum qui passerait de 55 à 60 ans à l’ARRCO.

Le texte propose également une réduction de 30 % des droits des chômeurs.
Enfin, le Medef propose dans ce même projet des dispositions pour le moyen et le long terme, alors même que ces points devaient initialement faire l’objet de débats ultérieurs, dans le prolongement de la concertation annoncée par le gouvernement sur les retraites.
Inutile de développer sur la nature des mesures avancées, puisqu’elles portent principalement sur le recul de l’âge d’accès à une retraite sans abattement (de 62 à 64 ans d’ici 2027).

La CGT a naturellement exprimé son hostilité au projet patronal. Elle a surtout montré qu’il était possible de faire autrement au travers de son projet d’accord qu’elle a commenté et explicité. Ce projet permettrait d’équilibrer le financement des régimes sur la base d’une augmentation des cotisations (1,36 point à l’ARRCO et 2,60 points à l’AGIRC) supportée à 90 % par les employeurs, à 10 % par les salariés. D’autre part, la proposition CGT introduit la modulation des cotisations. Les entreprises à fort taux de main d’œuvre ne seraient pas concernées par l’augmentation (ce qui concerne l’essentiel des artisans, TPE…).
En termes de ressources, le projet CGT porte également l’élargissement de l’assiette de cotisations à l’intéressement, la participation...

Le problème de fond demeure la question des ressources, le Medef insistant sur son refus d’augmenter les cotisations, concédant que cette question pourrait être abordée fin … 2014.

Une fois de plus, il apparaît qu’il n’y a rien à attendre de bon de ces négociations sans une intervention du monde du travail. Une prochaine réunion est prévue le 6 février prochain. Il est urgent d’informer les salariés et les retraités de ce qui est en discussion afin de faire valoir une approche qui leur soit plus favorable.

Montreuil, le 15 janvier 2013


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