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ANI

21 Mars 2013, 16:31pm

Publié par PCF Villepinte

"50 siècle qu'on lutte contre la précarité. 50 siècles d'erreur, dit le Medef"

 

 

Le 14 mars dernier, Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, décryptait avec talent et humour l’accord national interprofessionnel signé par le MEDEF et la CFDT, la CFTC et la CGC. Voici des extraits vidéos d'AttacTV France éclairants de ce qui se joue derrière cet accord de sécurisation/flexibilité de l'emploi.

 

  • Derrière la taxation des contrats courts

 

  • Sous le plancher pour le temps partiel

 

  • Des complémentaires santé pour tous?

 

  • Des salariés aux conseils d'administration?

 

  • La mobilité volontaire ou la soumission librement consentie

 

  • Le chantage du maintien de l'emploi

 

  • Des plans sociaux facilités

  • A lire aussi:

L'ANI décrypté en 4 minutes chrono

Les principales mesures du texte

La bataille du contrat de travail

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Thierry Lepaon et le 1er mai:

21 Mars 2013, 16:26pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : congrès de la CGT, nicolas sarkozy, cgt, cfdt, flexibilité, François Hollande, politique gouvernementale, négociation syndicats-patronat, sécurisation de l'emploi, thierry lepaon, 50ème congrès de la CGT,

 

 

  • La mobilisation du 1er mai prochain:

"On peut envisager un 1er mai dynamique et unitaire. Il y a un point de désaccord (avec la CFDT sur l’ANI, ndlr), mais il y a beaucoup de sujets d’accord. Sur les salaires, sur les retraites, il y a des sujets sur lesquels on se rassemble. On le voit au niveau local, avec des banderoles où tous les logos des syndicats sont présents. Le 1er mai sera l’occasion pour nous de porter notre solidarité avec les salariés en lutte et les messages de ce congrès."

 

  • L’action de la CGT vis-à-vis de l'Accord national interprofessionnel:

"La loi sur l’ANI n’est pas encore écrite. En ce moment, on rend visite aux parlementaires dans leurs permanences pour les aider à comprendre ce qu’il y a dans ce projet de loi. Les entrevues qui devaient durer 20 minutes passent à une heure, une heure et demie. On leur explique que cet article là veut dire ceci pour le quotidien des gens. En nous écoutant, les parlementaires ouvrent les yeux tout grand. On mène de même ce travail pédagogique à l’Assemblée nationale et au Sénat. Et on voit bien que les choses bougent.

Il y a sept ou huit modifications importantes: sur la mise en conformité du projet de loi avec les textes de l’Organisation internationale du travail, sur la mobilité, sur la nature du licenciement… Par ailleurs, des discussions se mènent dans la majorité pour que cette loi ne soit pas mauvaise pour les salariés. Dans ce texte, les garanties données aux salariés sont renvoyées à plus tard. Celles données aux entreprises, c’est pour maintenant."

 

  • Un grand débat sur le travail

"Une partie de la France pense que le travail est un coût qu’il faut diminuer. Une autre partie, dont je suis, pense au contraire que le travail est une richesse et qu’il faut une meilleure répartition des ces richesses créées par le travail. Il y a besoin d’un vrai débat de société sur le sujet, sinon, on ne prendra jamais une décision. Le curseur de la répartition des richesses s’est déplacé de 18% en faveur du capital ces vingt dernières années. Pour moi, il faut pousser ce curseur dans le sens inverse.

Il y a aussi la question des aides publiques versées aux entreprises. On est passé d’une logique d’aide à une logique de droits. Les entreprises pensent que ces aides publiques sont un droit. Or, personne n’est capable d’évaluer le résultat de ces aides. Celles-ci représentent tout de même l’équivalent du produit intérieur brut de l’industrie française.

Toutes ces questions débordent le cadre de l’ANI. On veut un débat public plus large."

 

  • A quoi doit servir la CGT

"70% des salariés qui ont un travail estiment que les conditions ne sont pas réunies pour faire un bon travail. Il existe un mal-vivre au travail généralisé. Donc nous allons parler de temps de travail, de salaire, d’emploi, de formation. Cette question de mal-être au travail, qui faisait déjà partie de notre quotidien, devient une priorité. La structure de la CGT doit donc être accessible, utile et solidaire. S’il faut l’adapter pour cela, on le fera."

 

  • La CGT, Nicolas Sarkozy et François Hollande

"Ce sont deux situations différentes. On s’est heurté à un mur, parfois à de l’arrogance. J’ai en mémoire un président de la République qui a fait siffler le secrétaire général de la CGT. Cela ne viendrait pas à l’esprit du président actuel. A François Hollande, on dit deux choses: on a permis que les "autres" ne soient plus là et que le gouvernement actuel soit en place. La majorité actuelle s’est faite élire sur des questions sociales. C’est pour cela que nous sommes très exigeants vis-à-vis de ce gouvernement."

>>>A lire aussi:

Débat ouvert sur l'unité syndicale

Thierry Lepaon: "Le rassemblement, c'est notre seule force à nous"

Stéphane Guérard

Toulouse, envoyé spécial. Manifestation unitaire du 1er mai prochain, bataille de l'accord contre la transposition tel quel dans la loi de l'accord emploi (ANI) signé par le Medef et la CFDT, CFTC et CFE-CGC, le rôle de la CGT après son congrès et ses relations avec la majorité actuelle. Thierry Lepaon a apporté ses réponses en marge du rassemeblement de Toulouse. Extraits.

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ANI

20 Mars 2013, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

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Retraites complémentaires :

15 Mars 2013, 07:09am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 14 Mars 2013

 

 

 Un accord pas encore signé

 

 

Les partenaires sociaux sont parvenus mercredi soir à un protocole d'accord visant à renflouer les caisses des régimes de retraite complémentaire. Ce texte prévoit une baisse de pouvoir d'achat pour 11 millions de retraités en désindexant les pensions sur l’inflation. L’accord doit encore être formellement approuvé par les organisations.

Le patronat et les cinq syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et CGT, qui gèrent ces régimes, ont ainsi mis un terme à leurs discussions un peu après 21H00. Pour être validé, le texte mis sur la table ne doit pas faire l'objet de trois oppositions de syndicats. Ce qu'on ne saura pas de manière sûre avant plusieurs jours.
Eric Aubin (CGT) a toutefois affirmé au sortir de la réunion que son organisation ne souhaitait pas "faire subir une nouvelle contrainte" aux retraités et "une baisse de pouvoir d'achat pendant trois ans", disant avoir un avis "négatif" sur le texte.  
Ce jeudi, c’est la CFE-CGC qui annonce qu’elle ne signera "très probablement pas" le protocole d'accord. "Les mécanismes ne nous conviennent pas, il faut se serrer la ceinture mais on est dans une ambiance où certains doivent se serrer la ceinture plus que d'autres et c'est le personnel d'encadrement que nous représentons". "Nous en avons marre du jeu de cache-cache, où chacun se refile la patate chaude, essayant de faire porter la responsabilité des vaches maigres et de la pénurie sur l'autre. Nous ne signerons très probablement pas" explique le président de la confédération des cadres Bernard Van Craeynest.

Des avis partagés

La CFDT et la CFTC semble plutôt enclin à signer l’accord. "Il y a des mesures d'une efficacité relative", et "nous repoussons l'échéance de quelques années. C'est utile, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant", a dit Jean-Louis Malys (CFDT). Reste FO, qui semble partagé. "Nous avons eu des signes positifs pour la pérennité des régimes", a estimé Philippe Pihet le délégué Froce Ouvrière tout reconnaissant que l'accord prévoyait "effectivement une diminution du pouvoir d'achat des retraités".
La CGT reconnait également une avancée : « Ainsi, ce projet contient une augmentation des cotisations contractuelles. Bien que modeste, + 0,1 point en 2014 et + 0,1 point en 2015, cette augmentation devrait permettre une amélioration de la situation financière des régimes tout en améliorant les droits futurs des cotisants. » Mais pour la centrale, la sous-indexation est particulièrement négative. Cela fera baisser le pouvoir d’achat des retraités actuels, mais aussi futurs, puisque ce sont des variables également utilisées pour le calcul des pensions lors du départ en retraite. « Cela conduirait immanquablement à une détérioration des conditions de vie de plusieurs millions de retraités. De surcroît, cela ne pourrait qu’aggraver la situation économique du pays » en conclue la CGT.

Le 28 mars, l’organisation CGT des retraités appelle à une journée d’action dans toute la France. Le but : mobiliser les élus, les retraités et tous les citoyens autour de la question.

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Négociations sur retraites complémentaires :

14 Mars 2013, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

le point avec Éric Aubin, de la CGT

 

Le point sur les négociations avec le Medef sur les retraites complémentaires, avec Eric Aubin, dirigeant de la CGT : "Le patronat porte la responsabilité de l’échec".

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Retraites complémentaires :

9 Mars 2013, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

 - le 8 Mars 2013

 

 

 les négociations toujours bloquées, les syndicats pessimistes

 

 

Les partenaires sociaux se sont séparés jeudi soir sur un constat de désaccord avec le patronat sur le financement des régimes Arrco et Agirc. La CGT estime que si le Medef ne revoit pas ses dernières propositions, le prochain rendez-vous sera inutile.

"On avait cru comprendre qu'il y aurait une ouverture (...) On se retrouve avec un texte en retrait par rapport à celui de ce matin", a dit à la presse le négociateur de Force ouvrière, Philippe Pihet, président de l'Arrco. "La négociation s'arrête là. Nous avons une prochaine date, le 13 mars dans l'après-midi", a-t-il ajouté. "Mais en l'état actuel des négociations, en tout cas pour ce qui concerne mon organisation, je ne vois pas comment on pourrait arriver à un accord qui soit constructif." De son côté, Eric Aubin, en charge des retraites à la CGT a indiqué que les syndicats étaient ouvertes à une hausse des deux taux combinés mais, selon lui, le patronat “a refusé“. Il a par ailleurs estimé que si le Medef ne revoyait pas ses dernières propositions, le rendez-vous de mercredi prochain serait inutile.

Désindexation partielle

Un compromis avait pourtant paru à portée de main en fin d'après-midi, après ce qui semblait être un rapprochement sur une hausse des cotisations et une revalorisation inférieure à l'inflation des prestations Arrco et Agirc, à titre temporaire. Mais après une interruption de séance de trois heures, la délégation patronale, conduite par le Medef, est revenue avec un projet d'accord jugé par les organisations syndicales plus dur que celui qu'elle avait présenté le matin. Dans son projet, le Medef propose de n'augmenter que de 0,95% les prestations de l'Agirc et de 1,17% celles de l'Arrco au 1er avril, soit une revalorisation inférieure à la hausse de l'indice des prix (1,8%). Cette désindexation partielle serait portée à un point sous de l'inflation pour les deux régimes en 2014 et 2015. Le salaire de référence servant au calcul des points retraite subirait la même évolution, jugée trop brutale par les syndicats.

Le Medef y pose notamment deux conditions à l'acceptation du mélange, proposé par les centrales syndicales pour renflouer les deux caisses, d'augmentations de cotisation assorties de points retraite additionnels et de hausses sans droits supplémentaires. La première condition est un niveau des réserves de l'Arrco et de l'Agirc équivalent à au moins neuf mois de prestations. L'autre est "le constat par les partenaires sociaux d'un recul significatif de l'âge effectif moyen de départ à la retraite", ce qui renvoie à la réforme du régime de base que le gouvernement veut lancer d'ici fin 2013.

Déception des organisations syndicales

Les négociateurs de la CGT, de la CFDT, de la CFTC et de la CGC ont exprimé la même déception et, avec quelques nuances, le même pessimisme sur les chances d'aboutir à un accord mercredi.  Des négociateurs syndicaux ont laissé entendre que la situation interne au Medef, dont la présidente Laurence Parisot tente de conserver la direction malgré une forte opposition, a pu influencer l'attitude de l'organisation patronale. "Il y a ça et il y a la réforme qu'annoncent les pouvoirs publics. On a l'impression que la négociation ne se déroule pas que dans la salle où elle devrait se dérouler et c'est tout à fait dommageable", a renchéri Philippe Pihet.  La gestion des deux caisses relève exclusivement des partenaires sociaux mais ces tractations font figure de test pour la réforme du régime de base, que le gouvernement entend lancer d'ici la fin de l'année. Le négociateur du Medef, Jean-François Pilliard, a admis qu'il y avait un "lien fort" entre l'avenir des retraites complémentaires et celui du régime général.

  • Lire aussi :

Medef : pas un sou pour les complémentaires
Éric Aubin : "Ce qui était mauvais en 2010 le reste en 2013 "
Réforme des retraites : de dangereuses pistes

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Le Medef ne fera pas la loi

26 Février 2013, 17:11pm

Publié par PCF Villepinte

SÉCURISER L’EMPLOI, PAS LE PATRONAT !

  Pas de transcription dans la loi de l’accord du 11 janvier.

 

Le conseil des ministres du 6 mars examinera le projet de loi qui transcrit fidèlement l’accord dit de «sécurisation de l’emploi», initié largement par le MEDEF. Ce texte, minoritaire, signé par des organisations représentant seulement 38% des salariés, est une régression sociale inédite : temps partiel ajustable, expérimentation du CDI intermittent, mobilité forcée et modulation du salaire et du temps de travail quand il y a des difficultés dans l’entreprise. C’est le retour des accords « compétitivité emploi » de Sarkozy ! Les parlementaires s’apprêtent donc à légiférer à partir d’un projet de loi qui satisfait le patronat, et pour cause : il facilite les possibilités pour les grands groupes de rendre l’emploi toujours plus flexible et précaire. Le chantage de la direction de Renault sur les salariés avec l’accord de compétitivité anticipe ce que serait cet accord.

Pour les parlementaires du Front de gauche, cet accord minoritaire du 11 janvier ne peut pas être imposé à la représentation nationale.

Le parlement n’est pas une chambre d’enregistrement !

Cet accord n’est pas acceptable car totalement déséquilibré en faveur du patronat qui trouverait là le moyen de casser le code du travail et les acquis sociaux. D’autant que les députés, élus par le peuple sont là pour écrire la loi pour l’ensemble des salariés et pour l’intérêt général.

La volonté du gouvernement de transcrire cet accord minoritaire en loi en interdisant à la représentation nationale de l’amender constituerait un véritable recul démocratique et une inversion des normes. Pour nous la loi doit rester supérieure au contrat.

La gauche a vocation à défendre les intérêts des salariés pas à casser le code du travail. C’est pourquoi nous appelons tous les parlementaires de gauche à refuser cet accord. Les députés de gauche, majoritaires au parlement, n’ont pas été élus pour adopter «la feuille de route » du MEDEF et de la Droite. Ils ne doivent pas retranscrire cet accord « minoritaire» en loi. Les grands groupes financiers, les actionnaires font le choix du profit en sacrifiant des centaines de milliers d’emplois industriels. C’est le capital qui est un coût pour l’économie, pas le travail.

Il est urgent, au contraire, de légiférer pour assurer une véritable sécurité d’emploi et de formation; donner aux comités d’entreprise un droit de veto pour s’opposer aux plans de licenciements et faire examiner et financer des plans alternatifs. Ces mesures seraient complétées par des lois contre les licenciements boursiers et permettant un droit de reprise aux salarié-es.

Il est nécessaire d’élargir au maximum d’entreprises la présence et les droits de représentant-e-s des salariés-es dans les conseils d’administration qui puissent débattre des choix stratégiques de l’entreprise et prendre les mesures indispensables pour l’égalité femmes-hommes notamment en matière de salaires.

Ce sont les propositions que les parlementaires du Front de Gauche porteront à l’Assemblée et au Sénat pour faire prévaloir auprès des autres députés de gauche et écologistes une autre logique que ce projet qui précarise toujours plus l’ensemble du monde du travail.

Le 5 mars, à l’appel de la CGT, FO, la FSU et Solidaires, les salariés se mobilisent pour refuser cette régression sociale. Le Front de gauche appelle à soutenir massivement cette initiative et à participer massivement aux manifestations qui auront lieu.

Ensemble contre l’accord Medef : le Front de Gauche appelle à populariser et signer massivement l’appel de la campagne unitaire «Un ani qui vous veut du mal ! (www.placeaupeuple.fr)

 

Une autre politique à gauche est possible.

Le Front de Gauche s’adresse pour cela à toutes celles et tous ceux qui, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.

L’alternative à l’austérité, c’est possible !

 

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Les nabots du capital

20 Février 2013, 12:03pm

Publié par PCF Villepinte

 le 20 Février 2013Mots clés : automobile, profits, Licenciements, patrons voyous, arnaud montebourg, bourse, goodyear, amiens, plan social, mouvement social, licenciement boursier, bénéfices, PSE, rachat d'entreprise,

 

 Le PDG de Titan insulte les ouvriers de Goodyear dans un courrier à Montebourg

 

 Le PDG de Titan International, Maurice M.Taylor Junior, tacle les "soi-disant ouvriers" qui "ne travaillent que trois heures" de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture dans une lettre adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg publiée mercredi par Les Echos.

"J'ai visité cette usine plusieurs fois", écrit Maurice M.Taylor Junior dans cette lettre en anglais datée du 8 février et publiée en français sur le site des Echos. "Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures." "Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France", ajoute-t-il.

Dans sa lettre, le PDG de Titan fait référence à un courrier envoyé par Arnaud Montebourg le 31 janvier dans lequel le ministre du Redressement productif lui aurait demandé d'entamer de nouvelles discussions. "Monsieur, votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion", écrit-il. "Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français." "Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin", ajoute-t-il. "Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord."

Titan, qui a repris une partie des activités du producteur de pneumatiques dans le monde, a renoncé en septembre 2012 à reprendre le site d'Amiens-Nord, qui compte près de 1.200 salariés, faute d'accord avec la CGT sur un plan de départs volontaires. Arnaud Montebourg, qui a tenté de relancer les discussions en début d'année avec Titan, a finalement annoncé le 12 février dernier que le groupe américain avait décidé de ne pas reprendre les négociations sur l'avenir du site.

Une lettre insultante pour la CGT

"Ce n'est pas une lettre incendiaire, c'est une lettre insultante"a déclaré le délégué CGT de Goodyear à Amiens-Nord, Mickaël Wamen, invité sur Europe 1 mercredi matin. "Elle nous conforte dans le fait que nous avons eu raison d'agir ainsi", a-t-il estimé. "M. Taylor fait aujourd'hui état d'une usine qu'il vantait dans des entretiens il y a quelques semaines." "Titan a du mal à percer en Europe. Ce n'est pas avec des propos comme il a tenu aujourd'hui qu'il pourra percer en Europe", a-t-il ajouté. "Je défendrai tant qu'il le faudra ces salariés qui ont fait la fortune du groupe Goodyear", a-t-il poursuivi. "L'usine d'Amiens produit 23.000 pneus de tourisme et plus de 1.000 pneus agricoles par jour. Ce n'est quand même pas du fait des salariés si l'usine a été réduite de 90%."

Lors d'une manifestation le 12 février dernier devant le siège de Goodyear près de Paris, Mickaël Wamen avait annoncé son intention de faire condamner Titan pour avoir "soutenu un projet qui n'existait pas" et pour être responsable du co-projet de fermeture du site.

  • Lire aussi :

Le repreneur se débine, les Goodyear restent mobilisés

Chez Goodyear, la CGT avance ses propositions

«Rien ne justifie la fin de cette usine Goodyear»

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Avenir de la branche FAMILLE?

18 Février 2013, 19:34pm

Publié par PCF Villepinte

 

La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement

 

La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement

 

Le gouvernement entrainé dans une spirale de toujours plus d'austérité, fait pression sur le Haut conseil à la famille avec comme objectif l'équilibre des comptes de la branche Famille. Nous apprenons avec consternation que les pistes de réflexion retenues pourraient être les suivantes : soit rendre imposables les prestations familiales, soit les rendre accessibles sous conditions de ressources. Le caractère universel, fondement même de la politique familiale, serait donc ainsi remis en cause.

L'avenir de la branche Famille est de fait menacé car le MEDEF, en embuscade, réclame depuis des années que son financement ne soit plus opéré par les cotisations sociales. Il est strictement impossible de prévoir un retour à l'équilibre des comptes de la branche Famille, tout en prévoyant d'accroître encore les exonérations patronales de cotisations, comme prévu dans l'Accord national interprofessionnel minoritaire du 11 janvier 2013. La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement.

Le vrai courage politique n'est pas d'alourdir la fiscalité des foyers fiscaux via la politique familiale mais d'aller jusqu'au bout d'une justice sociale, en taxant les revenus financiers et en instituant la tranche à 75%

 

 

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Nouvelle charge contre la Sécurité sociale

17 Février 2013, 09:09am

Publié par PCF Villepinte

 

La complémentaire santé de l'ANI est une nouvelle charge contre la Sécurité socialeLa complémentaire santé de l'ANI est une nouvelle charge contre la Sécurité sociale

 

En introduisant dans l'accord interprofessionnel de janvier 2013, deux articles relatifs à la couverture complémentaire santé collective de branche ou d'entreprise, les signataires veulent poursuivre leur œuvre de dénaturation de la Sécurité sociale, par une généralisation de la complémentaire santé. Repris par le Président de la République et son gouvernement, comme des points positifs de cet accord minoritaire, le PCF dénonce cette nouvelle charge contre notre système de Sécurité sociale et son système de financement solidaire, contre le pouvoir d'achat des salariés. Par cette mesure, c’est en vérité un nouveau point d'appui en faveur de la profitabilité du monde assurantiel qui est proposé.

Sous prétexte de généralisation de la couverture santé aux salariés, cette complémentaire santé est une attaque contre le principe d'une couverture à 100% par la Sécurité sociale des dépenses de santé. Son panier de soins pris en charge obligatoirement par la complémentaire sera en dessous de celui de la CMU-C, et ne couvrira que le salarié. Ce ne sera donc pas un progrès social. Plutôt que d'ouvrir de nouveaux droits, cet accord va, en fait, installer toute une partie de la population dans un carcan de soins minimum remboursés. Ce sera une augmentation du renoncement aux soins de qualité, au droits aux soins en dehors du panier pris en charge.

Ce texte n'est pas une avancée. Si le gouvernement veut répondre au besoin de prise en charge socialisée de la santé des travailleurs français, alors il doit ouvrir les conditions d'une négociation entre "partenaires sociaux" menant vers la prise en charge à 100% par la Sécurité sociale des dépenses de santé des malades. Accord minoritaire, ce texte du 11 janvier 2013 doit encore être transposé dans la loi. Ce moment doit être l'occasion de revenir sur les propositions patronales de ce texte et d'ouvrir la voie à des propositions novatrices. La bataille législative ne fait donc que commencer. Le PCF et ses parlementaires, avec ses partenaires du Front de gauche, s'engagera de toutes ses forces dans cette bataille.

 

 

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