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Retraites complémentaires :

15 Mars 2013, 07:09am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 14 Mars 2013

 

 

 Un accord pas encore signé

 

 

Les partenaires sociaux sont parvenus mercredi soir à un protocole d'accord visant à renflouer les caisses des régimes de retraite complémentaire. Ce texte prévoit une baisse de pouvoir d'achat pour 11 millions de retraités en désindexant les pensions sur l’inflation. L’accord doit encore être formellement approuvé par les organisations.

Le patronat et les cinq syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et CGT, qui gèrent ces régimes, ont ainsi mis un terme à leurs discussions un peu après 21H00. Pour être validé, le texte mis sur la table ne doit pas faire l'objet de trois oppositions de syndicats. Ce qu'on ne saura pas de manière sûre avant plusieurs jours.
Eric Aubin (CGT) a toutefois affirmé au sortir de la réunion que son organisation ne souhaitait pas "faire subir une nouvelle contrainte" aux retraités et "une baisse de pouvoir d'achat pendant trois ans", disant avoir un avis "négatif" sur le texte.  
Ce jeudi, c’est la CFE-CGC qui annonce qu’elle ne signera "très probablement pas" le protocole d'accord. "Les mécanismes ne nous conviennent pas, il faut se serrer la ceinture mais on est dans une ambiance où certains doivent se serrer la ceinture plus que d'autres et c'est le personnel d'encadrement que nous représentons". "Nous en avons marre du jeu de cache-cache, où chacun se refile la patate chaude, essayant de faire porter la responsabilité des vaches maigres et de la pénurie sur l'autre. Nous ne signerons très probablement pas" explique le président de la confédération des cadres Bernard Van Craeynest.

Des avis partagés

La CFDT et la CFTC semble plutôt enclin à signer l’accord. "Il y a des mesures d'une efficacité relative", et "nous repoussons l'échéance de quelques années. C'est utile, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant", a dit Jean-Louis Malys (CFDT). Reste FO, qui semble partagé. "Nous avons eu des signes positifs pour la pérennité des régimes", a estimé Philippe Pihet le délégué Froce Ouvrière tout reconnaissant que l'accord prévoyait "effectivement une diminution du pouvoir d'achat des retraités".
La CGT reconnait également une avancée : « Ainsi, ce projet contient une augmentation des cotisations contractuelles. Bien que modeste, + 0,1 point en 2014 et + 0,1 point en 2015, cette augmentation devrait permettre une amélioration de la situation financière des régimes tout en améliorant les droits futurs des cotisants. » Mais pour la centrale, la sous-indexation est particulièrement négative. Cela fera baisser le pouvoir d’achat des retraités actuels, mais aussi futurs, puisque ce sont des variables également utilisées pour le calcul des pensions lors du départ en retraite. « Cela conduirait immanquablement à une détérioration des conditions de vie de plusieurs millions de retraités. De surcroît, cela ne pourrait qu’aggraver la situation économique du pays » en conclue la CGT.

Le 28 mars, l’organisation CGT des retraités appelle à une journée d’action dans toute la France. Le but : mobiliser les élus, les retraités et tous les citoyens autour de la question.

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Négociations sur retraites complémentaires :

14 Mars 2013, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

le point avec Éric Aubin, de la CGT

 

Le point sur les négociations avec le Medef sur les retraites complémentaires, avec Eric Aubin, dirigeant de la CGT : "Le patronat porte la responsabilité de l’échec".

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Retraites complémentaires :

9 Mars 2013, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

 - le 8 Mars 2013

 

 

 les négociations toujours bloquées, les syndicats pessimistes

 

 

Les partenaires sociaux se sont séparés jeudi soir sur un constat de désaccord avec le patronat sur le financement des régimes Arrco et Agirc. La CGT estime que si le Medef ne revoit pas ses dernières propositions, le prochain rendez-vous sera inutile.

"On avait cru comprendre qu'il y aurait une ouverture (...) On se retrouve avec un texte en retrait par rapport à celui de ce matin", a dit à la presse le négociateur de Force ouvrière, Philippe Pihet, président de l'Arrco. "La négociation s'arrête là. Nous avons une prochaine date, le 13 mars dans l'après-midi", a-t-il ajouté. "Mais en l'état actuel des négociations, en tout cas pour ce qui concerne mon organisation, je ne vois pas comment on pourrait arriver à un accord qui soit constructif." De son côté, Eric Aubin, en charge des retraites à la CGT a indiqué que les syndicats étaient ouvertes à une hausse des deux taux combinés mais, selon lui, le patronat “a refusé“. Il a par ailleurs estimé que si le Medef ne revoyait pas ses dernières propositions, le rendez-vous de mercredi prochain serait inutile.

Désindexation partielle

Un compromis avait pourtant paru à portée de main en fin d'après-midi, après ce qui semblait être un rapprochement sur une hausse des cotisations et une revalorisation inférieure à l'inflation des prestations Arrco et Agirc, à titre temporaire. Mais après une interruption de séance de trois heures, la délégation patronale, conduite par le Medef, est revenue avec un projet d'accord jugé par les organisations syndicales plus dur que celui qu'elle avait présenté le matin. Dans son projet, le Medef propose de n'augmenter que de 0,95% les prestations de l'Agirc et de 1,17% celles de l'Arrco au 1er avril, soit une revalorisation inférieure à la hausse de l'indice des prix (1,8%). Cette désindexation partielle serait portée à un point sous de l'inflation pour les deux régimes en 2014 et 2015. Le salaire de référence servant au calcul des points retraite subirait la même évolution, jugée trop brutale par les syndicats.

Le Medef y pose notamment deux conditions à l'acceptation du mélange, proposé par les centrales syndicales pour renflouer les deux caisses, d'augmentations de cotisation assorties de points retraite additionnels et de hausses sans droits supplémentaires. La première condition est un niveau des réserves de l'Arrco et de l'Agirc équivalent à au moins neuf mois de prestations. L'autre est "le constat par les partenaires sociaux d'un recul significatif de l'âge effectif moyen de départ à la retraite", ce qui renvoie à la réforme du régime de base que le gouvernement veut lancer d'ici fin 2013.

Déception des organisations syndicales

Les négociateurs de la CGT, de la CFDT, de la CFTC et de la CGC ont exprimé la même déception et, avec quelques nuances, le même pessimisme sur les chances d'aboutir à un accord mercredi.  Des négociateurs syndicaux ont laissé entendre que la situation interne au Medef, dont la présidente Laurence Parisot tente de conserver la direction malgré une forte opposition, a pu influencer l'attitude de l'organisation patronale. "Il y a ça et il y a la réforme qu'annoncent les pouvoirs publics. On a l'impression que la négociation ne se déroule pas que dans la salle où elle devrait se dérouler et c'est tout à fait dommageable", a renchéri Philippe Pihet.  La gestion des deux caisses relève exclusivement des partenaires sociaux mais ces tractations font figure de test pour la réforme du régime de base, que le gouvernement entend lancer d'ici la fin de l'année. Le négociateur du Medef, Jean-François Pilliard, a admis qu'il y avait un "lien fort" entre l'avenir des retraites complémentaires et celui du régime général.

  • Lire aussi :

Medef : pas un sou pour les complémentaires
Éric Aubin : "Ce qui était mauvais en 2010 le reste en 2013 "
Réforme des retraites : de dangereuses pistes

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Le Medef ne fera pas la loi

26 Février 2013, 17:11pm

Publié par PCF Villepinte

SÉCURISER L’EMPLOI, PAS LE PATRONAT !

  Pas de transcription dans la loi de l’accord du 11 janvier.

 

Le conseil des ministres du 6 mars examinera le projet de loi qui transcrit fidèlement l’accord dit de «sécurisation de l’emploi», initié largement par le MEDEF. Ce texte, minoritaire, signé par des organisations représentant seulement 38% des salariés, est une régression sociale inédite : temps partiel ajustable, expérimentation du CDI intermittent, mobilité forcée et modulation du salaire et du temps de travail quand il y a des difficultés dans l’entreprise. C’est le retour des accords « compétitivité emploi » de Sarkozy ! Les parlementaires s’apprêtent donc à légiférer à partir d’un projet de loi qui satisfait le patronat, et pour cause : il facilite les possibilités pour les grands groupes de rendre l’emploi toujours plus flexible et précaire. Le chantage de la direction de Renault sur les salariés avec l’accord de compétitivité anticipe ce que serait cet accord.

Pour les parlementaires du Front de gauche, cet accord minoritaire du 11 janvier ne peut pas être imposé à la représentation nationale.

Le parlement n’est pas une chambre d’enregistrement !

Cet accord n’est pas acceptable car totalement déséquilibré en faveur du patronat qui trouverait là le moyen de casser le code du travail et les acquis sociaux. D’autant que les députés, élus par le peuple sont là pour écrire la loi pour l’ensemble des salariés et pour l’intérêt général.

La volonté du gouvernement de transcrire cet accord minoritaire en loi en interdisant à la représentation nationale de l’amender constituerait un véritable recul démocratique et une inversion des normes. Pour nous la loi doit rester supérieure au contrat.

La gauche a vocation à défendre les intérêts des salariés pas à casser le code du travail. C’est pourquoi nous appelons tous les parlementaires de gauche à refuser cet accord. Les députés de gauche, majoritaires au parlement, n’ont pas été élus pour adopter «la feuille de route » du MEDEF et de la Droite. Ils ne doivent pas retranscrire cet accord « minoritaire» en loi. Les grands groupes financiers, les actionnaires font le choix du profit en sacrifiant des centaines de milliers d’emplois industriels. C’est le capital qui est un coût pour l’économie, pas le travail.

Il est urgent, au contraire, de légiférer pour assurer une véritable sécurité d’emploi et de formation; donner aux comités d’entreprise un droit de veto pour s’opposer aux plans de licenciements et faire examiner et financer des plans alternatifs. Ces mesures seraient complétées par des lois contre les licenciements boursiers et permettant un droit de reprise aux salarié-es.

Il est nécessaire d’élargir au maximum d’entreprises la présence et les droits de représentant-e-s des salariés-es dans les conseils d’administration qui puissent débattre des choix stratégiques de l’entreprise et prendre les mesures indispensables pour l’égalité femmes-hommes notamment en matière de salaires.

Ce sont les propositions que les parlementaires du Front de Gauche porteront à l’Assemblée et au Sénat pour faire prévaloir auprès des autres députés de gauche et écologistes une autre logique que ce projet qui précarise toujours plus l’ensemble du monde du travail.

Le 5 mars, à l’appel de la CGT, FO, la FSU et Solidaires, les salariés se mobilisent pour refuser cette régression sociale. Le Front de gauche appelle à soutenir massivement cette initiative et à participer massivement aux manifestations qui auront lieu.

Ensemble contre l’accord Medef : le Front de Gauche appelle à populariser et signer massivement l’appel de la campagne unitaire «Un ani qui vous veut du mal ! (www.placeaupeuple.fr)

 

Une autre politique à gauche est possible.

Le Front de Gauche s’adresse pour cela à toutes celles et tous ceux qui, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.

L’alternative à l’austérité, c’est possible !

 

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Les nabots du capital

20 Février 2013, 12:03pm

Publié par PCF Villepinte

 le 20 Février 2013Mots clés : automobile, profits, Licenciements, patrons voyous, arnaud montebourg, bourse, goodyear, amiens, plan social, mouvement social, licenciement boursier, bénéfices, PSE, rachat d'entreprise,

 

 Le PDG de Titan insulte les ouvriers de Goodyear dans un courrier à Montebourg

 

 Le PDG de Titan International, Maurice M.Taylor Junior, tacle les "soi-disant ouvriers" qui "ne travaillent que trois heures" de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture dans une lettre adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg publiée mercredi par Les Echos.

"J'ai visité cette usine plusieurs fois", écrit Maurice M.Taylor Junior dans cette lettre en anglais datée du 8 février et publiée en français sur le site des Echos. "Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures." "Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France", ajoute-t-il.

Dans sa lettre, le PDG de Titan fait référence à un courrier envoyé par Arnaud Montebourg le 31 janvier dans lequel le ministre du Redressement productif lui aurait demandé d'entamer de nouvelles discussions. "Monsieur, votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion", écrit-il. "Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français." "Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin", ajoute-t-il. "Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord."

Titan, qui a repris une partie des activités du producteur de pneumatiques dans le monde, a renoncé en septembre 2012 à reprendre le site d'Amiens-Nord, qui compte près de 1.200 salariés, faute d'accord avec la CGT sur un plan de départs volontaires. Arnaud Montebourg, qui a tenté de relancer les discussions en début d'année avec Titan, a finalement annoncé le 12 février dernier que le groupe américain avait décidé de ne pas reprendre les négociations sur l'avenir du site.

Une lettre insultante pour la CGT

"Ce n'est pas une lettre incendiaire, c'est une lettre insultante"a déclaré le délégué CGT de Goodyear à Amiens-Nord, Mickaël Wamen, invité sur Europe 1 mercredi matin. "Elle nous conforte dans le fait que nous avons eu raison d'agir ainsi", a-t-il estimé. "M. Taylor fait aujourd'hui état d'une usine qu'il vantait dans des entretiens il y a quelques semaines." "Titan a du mal à percer en Europe. Ce n'est pas avec des propos comme il a tenu aujourd'hui qu'il pourra percer en Europe", a-t-il ajouté. "Je défendrai tant qu'il le faudra ces salariés qui ont fait la fortune du groupe Goodyear", a-t-il poursuivi. "L'usine d'Amiens produit 23.000 pneus de tourisme et plus de 1.000 pneus agricoles par jour. Ce n'est quand même pas du fait des salariés si l'usine a été réduite de 90%."

Lors d'une manifestation le 12 février dernier devant le siège de Goodyear près de Paris, Mickaël Wamen avait annoncé son intention de faire condamner Titan pour avoir "soutenu un projet qui n'existait pas" et pour être responsable du co-projet de fermeture du site.

  • Lire aussi :

Le repreneur se débine, les Goodyear restent mobilisés

Chez Goodyear, la CGT avance ses propositions

«Rien ne justifie la fin de cette usine Goodyear»

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Avenir de la branche FAMILLE?

18 Février 2013, 19:34pm

Publié par PCF Villepinte

 

La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement

 

La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement

 

Le gouvernement entrainé dans une spirale de toujours plus d'austérité, fait pression sur le Haut conseil à la famille avec comme objectif l'équilibre des comptes de la branche Famille. Nous apprenons avec consternation que les pistes de réflexion retenues pourraient être les suivantes : soit rendre imposables les prestations familiales, soit les rendre accessibles sous conditions de ressources. Le caractère universel, fondement même de la politique familiale, serait donc ainsi remis en cause.

L'avenir de la branche Famille est de fait menacé car le MEDEF, en embuscade, réclame depuis des années que son financement ne soit plus opéré par les cotisations sociales. Il est strictement impossible de prévoir un retour à l'équilibre des comptes de la branche Famille, tout en prévoyant d'accroître encore les exonérations patronales de cotisations, comme prévu dans l'Accord national interprofessionnel minoritaire du 11 janvier 2013. La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement.

Le vrai courage politique n'est pas d'alourdir la fiscalité des foyers fiscaux via la politique familiale mais d'aller jusqu'au bout d'une justice sociale, en taxant les revenus financiers et en instituant la tranche à 75%

 

 

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Nouvelle charge contre la Sécurité sociale

17 Février 2013, 09:09am

Publié par PCF Villepinte

 

La complémentaire santé de l'ANI est une nouvelle charge contre la Sécurité socialeLa complémentaire santé de l'ANI est une nouvelle charge contre la Sécurité sociale

 

En introduisant dans l'accord interprofessionnel de janvier 2013, deux articles relatifs à la couverture complémentaire santé collective de branche ou d'entreprise, les signataires veulent poursuivre leur œuvre de dénaturation de la Sécurité sociale, par une généralisation de la complémentaire santé. Repris par le Président de la République et son gouvernement, comme des points positifs de cet accord minoritaire, le PCF dénonce cette nouvelle charge contre notre système de Sécurité sociale et son système de financement solidaire, contre le pouvoir d'achat des salariés. Par cette mesure, c’est en vérité un nouveau point d'appui en faveur de la profitabilité du monde assurantiel qui est proposé.

Sous prétexte de généralisation de la couverture santé aux salariés, cette complémentaire santé est une attaque contre le principe d'une couverture à 100% par la Sécurité sociale des dépenses de santé. Son panier de soins pris en charge obligatoirement par la complémentaire sera en dessous de celui de la CMU-C, et ne couvrira que le salarié. Ce ne sera donc pas un progrès social. Plutôt que d'ouvrir de nouveaux droits, cet accord va, en fait, installer toute une partie de la population dans un carcan de soins minimum remboursés. Ce sera une augmentation du renoncement aux soins de qualité, au droits aux soins en dehors du panier pris en charge.

Ce texte n'est pas une avancée. Si le gouvernement veut répondre au besoin de prise en charge socialisée de la santé des travailleurs français, alors il doit ouvrir les conditions d'une négociation entre "partenaires sociaux" menant vers la prise en charge à 100% par la Sécurité sociale des dépenses de santé des malades. Accord minoritaire, ce texte du 11 janvier 2013 doit encore être transposé dans la loi. Ce moment doit être l'occasion de revenir sur les propositions patronales de ce texte et d'ouvrir la voie à des propositions novatrices. La bataille législative ne fait donc que commencer. Le PCF et ses parlementaires, avec ses partenaires du Front de gauche, s'engagera de toutes ses forces dans cette bataille.

 

 

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Accord sur l'emploi:

10 Février 2013, 08:22am

Publié par PCF Villepinte

 Laurence Parisot pique une colère

 

 

La présidente du Medef, Laurence Parisot, n'est pas satisfaite de la retranscription de l'accord signé le 11 janvier dernier sur la sécurisation de l'emploi, et l'a fait savoir ce vendredi.

Son entourage a expliqué au Figaro que la patronne de patrons avait des réserves sur le texte tel qu'il est rédigé et qui doit être transmis au Conseil d'Etat lundi avant de servir de bases aux discussions au Parlement. Selon son entourage toujours, mais cette fois cité par Les Echos, Laurence Parisot conteste cinq points en particulier, autant de chausse-trappe pour amoindrir un peu plus les droits sociaux des salariés, que le patronat avait glissé dans l'accord signé avec la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC

  1. Concernant les complémentaires santé que l'accord  généralise à l'ensemble des salariés, la présidente du Medef s'élève contre la réintroduction par le ministère du Travail de "la clause de désignation". Celle-ci contraint les entreprises à retenir le prestataire recommandé par la branche.
  2. Le texte transmis au Conseil d'Etat rend "obligatoire" la mise en place de droits rechargeables pour les chômeurs. Le Medef voulait que ces droits soient conditionnés à la réalisation d'études d'impact préalables.
  3. Laurence Parisot est aussi réservée sur l'homologation administrative des plans de sauvegarde de l'emploi qui n'auraient pas été validés préalablement par les syndicats.
  4. La présidente du Medef s'oppose aussi aux mesures concernant la cession des sites rentables.
  5. La représentation des élus dans les conseils d'administration des grandes entreprises n'est pas non plus à sa convenance.

Cité par Le Figaro, le ministère du Travail pondère la colère de Parisot. "Il n'y a pas de drame. C'est le cours normal d'une retranscription et nous avons prévu de travailler dessus tout le week-end.» Le coup de gueule n'intervient cependant pas par hasard. Laurence Parisot envoie un coup de semonce aux députés socialistes qui seraient tentés de retoucher en profondeur l'accord sur l'emploi qui offre les coudées franches au patronat.

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CGT: pour Lepaon, Hollande "s'inscrit dans la suite de "Sarkozy"

10 Février 2013, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Thierry Lepaon, successeur désigné de Bernard Thibault à la tête de la CGT

 

 

"Peu importe le vocabulaire. Hollande s'inscrit dans la suite de Sarkozy, il considère, lui aussi, que le travail est un coût qu'il faut baisser". Le futur secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon lance une charge ce dimanche contre la politique menée par le gouvernement.

Dans une interview au Journal du dimanche, il fustige la politique libérale menée par François Hollande et le gouvernement Ayrault. "Le gouvernement a ainsi trouvé 20 milliards d'euros pour les entreprises après un coup de fil de (la patronne du Medef) Laurence Parisot et il a refusé d'augmenter le Smic. C'est l'inverse des engagements de campagne sur la justice sociale", dit-il en référence au crédit impôt compétitivité.

Accord sécurisation emploi mauvais

Le successeur désigné de Bernard Thibault dénonce à nouveau l'accord sur la sécurisation de l'emploi qu'il qualifie de "très mauvais". "Le gouvernement s'était engagé à ce que le CDI redevienne la norme, à favoriser l'accès des jeunes à l'emploi, à sécuriser le travail. Mais avec cet accord, les employeurs ont sécurisé les licenciements, les salariés n'ont aucune garantie sauf celle de voir leur salaire baisser et de renoncer aux recours juridiques."

Il appelle les députés de la majorité, "élus sur la base d'un programme électoral que l'accord ne respecte pas" à ne pas le transcrire dans la loi et réclame "une autre négociation (...) contre la précarité et pour une vraie politique industrielle".

Thierry Lepaon répond à Laurent Berger. Dans cet entretien, il rétorque aussi à son futur alter ego à la CFDT, Laurent Berger pour avoir jugé la CGT coresponsable de la fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord, estimant ses propos "indignes". "Quand on est syndicaliste, on ne met pas au même niveau les victimes et les assassins, les salariés qui se battent et les multinationales qui font des profits. C'est une erreur de jeunesse. Pour dire cela, il ne faut pas avoir vécu un seul plan de restructuration dans sa vie".

Une loi contre les licenciements boursiers

Le syndicaliste réaffirme également la nécessite de légiférer contre les licenciements dits boursiers "pour que l'État ne laisse pas les groupes industriels faire seuls l'aménagement et surtout le déménagement de notre territoire". Là encore, il lance une pique contre le gouvernement estimant que "l'État ne fait qu'accompagner les restructurations" et n'a "pas de politique industrielle". "Comme le précédent gouvernement, quand on leur demande où sont les priorités, aucun ministre ne sait répondre", dit-il.

Provocation de Valls

Quant aux craintes d'une radicalisation des conflits sociaux, il estime qu'"en publiant une circulaire d'alerte, (le ministre de l'Intérieur Manuel) Valls souffle sur les braises" et "entretient un processus de provocation pour assimiler les salariés aux casseurs". Les services de renseignement de la police ont reçu récemment une instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'éviter une "radicalisation" des mouvements sociaux.

"Notre volonté, ce n'est pas de casser, c'est d'améliorer le sort des salariés", assure Thierry Lepaon, notant qu'"un conflit social est par nature d'une grande gravité. Il y a la détresse, la désespérance des salariés. Tout est réuni pour qu'il y ait des débordements".

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Devant les élus PS, la CGT dénonce la flexisécurité

S.G.

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Devant les élus PS, la CGT dénonce la « flexisécurité »

7 Février 2013, 08:59am

Publié par PCF Villepinte

MAX STAAT

  

« Je suis venu dire toute la nocivité de ce texte », a affirmé Bernard Thibault, hier, à sa sortie de l’Assemblée.

Bernard Thibault était, hier matin, auditionné par le groupe PS à l’Assemblée en vue de la transcription dans un projet de loi de l’accord passé entre le Medef et la CFDT la CFTC et la CGC, que rejette comme nocif aux droits des salariés la CGT.

 

Loyauté vis-à-vis des signataires et écoute des non- s i gna -taires », affirme le député (PS) Jean-Marc Germain, avant de recevoir, avec des élus de son groupe, hier matin à l’Assemblée, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dans le cadre d’une audition sur l’accord dit de « flexisécurité » intervenu entre le Medef d’un côté et la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC de l’autre. Accord que le gouvernement veut transcrire dans un projet de loi qui sera déposé le 6 mars prochain en Conseil des ministres.

 

L’EXEMPLE DU CHANTAGE À L’EMPLOI CHEZ RENAULT

 

Pour Jean-Marc Germain, ce ne sera pas une simple transcription. « Le Parlement est souverain » et « tout ce qui n’est pas explicite dans cet accord laisse des marges de manoeuvre ». Pour lui, ces discussions avec les syndicats sont « tout sauf formelles ». Ainsi, « il faudra veiller aux conditions des mobilités internes » et « que la loi porte plus sur la sécurité pour les salariés que sur la flexibilité ». Il poursuit : « Nous écouterons toutes les organisations et le Parlement fera son travail d’amendement », avant de conclure : « Nous recevons Bernard Thibault non pour un débat de posture mais pour écouter en direct ce que pourraient être les conséquences de cet accord pour les salariés, selon la CGT. » « Je suis venu dire toute la nocivité de ce texte tant en ce qui concerne la remise en cause du droit du travail que les conséquences néfastes sur l’emploi », explique Bernard Thibault.

 

 

Pour lui, cet accord remet en selle « l’accord compétitivité emploi élaboré par Sarkozy », que l’ensemble de la gauche « avait alors rejeté ». Il donne l’exemple de Renault qui pratique le chantage à l’emploi et propose de baisser les salaires et d’augmenter le temps de travail. Bernard Thibault souligne qu’avec cet accord « un salarié ne pourra plus faire respecter les clauses de son contrat de travail alors qu’aujourd’hui celui-ci ne peut être remis en cause ou changer sans son accord ». De même, sur la mobilité, le responsable cégétiste montre qu’elle pourrait « devenir, de fait, un nouveau moyen pour licencier les salariés ».

 

 

De plus, fait remarquer aux élus Bernard Thibault, « une partie sensible de ce texte pourrait être en infraction avec les normes internationales du travail et même avec la charte des droits de l’homme ». Enfin, « à l’heure où le dialogue social est mis en avant, il serait étonnant que ne soit pas pris en compte le fait que les syndicats non signataires représentent plus de salariés que ceux qui ont signé ».

 

 

En ce sens, « il n’est pas possible d’ignorer ce que disent la CGT et FO », conclut Bernard Thibault, avant d’informer qu’une « mobilisation commune est en préparation pour les prochaines semaines ».

 

 

À la sortie de cette audience, Jean-Marc Germain affirmait « qu’il était utile que les parlementaires entendent ce qu’avait à dire la CGT de cet accord, elle qui défend les droits des salariés ».

 

LES ÉLUS FRONT DE GAUCHE RECEVRONT LES SYNDICATS

 

Pour leur part, les députés du Front de gauche recevront les syndicats, annonce André Chassaigne, qui se donne pour objectif de « faire le lien entre le mouvement de mobilisation sociale contre cet accord, qui répond plus aux desiderata du patronat qu’aux besoins des salariés, et le travail parlementaire pour modifier ce texte ». De leur côté, les élus écologistes sont divisés, à l’image des deux coprésidents du groupe. François de Rugy plaidant pour « une transcription de l’accord sans toucher aux équilibres », alors que sa collègue Barbara Pompili « trouve que celui-ci est déséquilibré ».

 

LE CHIFFRE

1 000 C’est le nombre de licenciements par jour ouvrable en France, selon la CGT.

LE CHIFFRE

1 000 C’est le nombre de licenciements par jour ouvrable en France, selon la CGT.

 

VALLS JOUE AU PÈRE FOUETTARD

L’action syndicale serait-elle potentiellement dangereuse pour l’ordre public ? Alors que la contestation gronde face aux multiples plans sociaux et que la lutte s’organise avec les syndicats, le gouvernement ne trouve pas mieux à faire que d’en appeler aux renseignements généraux pour anticiper « toute radicalisation » pouvant déboucher « sur une explosion sociale », selon le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Pour la CGT de Goodyear, ils veulent « criminaliser l’action syndicale », alors que Bernard Thibault ne veut pas voir « de forces de police sur les sites en difficulté » car elles seraient « vécues comme des provocations ». Les salariés attendent autre chose de la gauche...

 

« Si les différents éléments étaient amoindris, nous dirions que ce n’est plus l’accord que nous avons signé, et nous mettrions ça suffisamment en cause pour que les investisseurs étrangers changent d’avis sur la France. » LAURENCE PARISOT, PRÉSIDENTE DU MEDEF.

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