Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

social

Communiqué du Bureau national de l’UCR-CGT

5 Octobre 2018, 15:45pm

Publié par PCF Villepinte

Le Bureau National de l’UCR-CGT s’est réuni jeudi 4 octobre. Il se félicite du succès de la mobilisation des retraités du 3 octobre à Paris à l’appel du « groupe des 9 ».

Des délégations unitaires venues de toute la France ont témoigné de la colère des retraités à travers tout le pays. Après le quinquennat de François Hollande, qui a largement entamé le pouvoir d’achat des retraités, ces derniers sont devenus la bête noire du Président Macron qui les a désignés comme des nantis, des privilégiés.

 Jamais un tel mépris n’a été affiché. Gilles Le Gendre, Président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, n’a pas cru bon de recevoir les retraités venus en délégation à l’Assemblée.

 À l’inverse, les députés communistes sont venus à la rencontre des manifestants. Ils ont indiqué qu’ils allaient déposer un projet de loi reprenant l’essentiel des grandes revendications des retraités portées par le groupe des 9.

Nous leur avons remis les 250 000 pétitions qu’ils se sont engagés à remettre à Édouard Philippe, le Premier ministre, le jour même.

Cette journée d’action des retraités a bénéficié d’une couverture médiatique plus importante qu’à l’habitude.

L’UCR-CGT a répondu à une dizaine de radios, télés, journaux. Cette initiative a confirmé le besoin de poursuivre nos efforts pour mobiliser les retraités sur leurs revendications. Ainsi, la journée de mobilisations et de manifestations des actifs, et des retraités le 9 octobre doit permettre de mettre en évidence nos exigences de justice sociale.

 Le 18 octobre sera un nouveau temps fort de mobilisations. Nous refusons l’appauvrissement programmé des retraités et un recul social de plus de 70 ans. L’UCR-CGT invite ses organisations à créer les conditions d’une mobilisation générale. Au-delà du « groupe des 9 », 15 organisations syndicales et associations de retraités appellent à manifester ce jour-là. L’élargissement est, à n’en pas douter, une des conditions pour un rapport de force à l’avantage des retraités.

 Alors, tous ensemble avec enthousiasme et détermination, faisons des journées du 9 et du 18 octobre des temps forts de la mobilisation des retraités.

 L'UCR-CGT Montreuil, le 5 octobre 2018

Voir les commentaires

PRÉSENTATION DU PLFSS 2019

30 Septembre 2018, 07:57am

Publié par PCF Villepinte

L’indépendance de la Sécurité sociale menacée. Une absence de moyens pour répondre aux besoins des assurés sociaux

CGT Montreuil jeudi 27 septembre 2018

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) dont les axes ont été présentés hier matin devant la Commission des comptes de la Sécurité sociale reprend, pour l’essentiel, des annonces qui avaient déjà été faites ces derniers jours, notamment lors de la présentation du budget des finances publiques la veille ou lors de la présentation par le Président Macron du Plan santé.

Il met en évidence la mainmise de l’État sur la sécurité sociale, grande conquête sociale arrachée par la lutte des travailleurs pour permettre à tous les citoyens de faire face aux aléas de la vie.

Si l’heure n’était pas si grave, on pourrait se réjouir du retour à l’équilibre des comptes de la sécu – la fin du fameux « trou » de la sécu déficitaire depuis 18 ans – sauf que cela se traduit par le renoncement aux soins par 38% des patients, 64% chez les plus modestes.

Un déficit organisé par le racket exercé sur les cotisations sociales qui ne cesse de se poursuivre depuis des années.
La facture sera lourde pour les retraités, les familles, les malades mais aussi les personnels de la santé et de la sécurité sociale. Est-il besoin de rappeler qu’il manque 100 000 salariés dans les hôpitaux et 200 000 pour les EHPAD et l’aide à domicile. 

Les entreprises vont bénéficier d’un gain de trésorerie de 20 milliards d’euros dès 2019 par la suppression totale des cotisations pour les salaires au Smic. Viendrons s’y additionner 26 milliards d’euros de CICE au titre de 2018 et 26 milliards d’euros par la transformation du CICE en abattement de cotisations dès le 1er janvier 2019. 

Le Président Macron ne cesse de proclamer qu’il va redonner du pouvoir d’achat aux Français en supprimant les cotisations sociales : un semblant de pouvoir d’achat qui obligera chacun à se tourner davantage vers les mutuelles, les complémentaires et les assurances privées. 

La fin des cotisations sociales, c’est la légalisation du travail au noir.

L’annonce de l’organisation d’une « solidarité financière » Etat - Sécurité sociale est extrêmement préoccupante. Le gouvernement entend ainsi utiliser les excédents de la sécu pour diminuer le déficit de l’État sur le dos des assurés.
Concrètement, cela se traduit par la confirmation de la non-compensation, comme annoncé, de l’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires et de la suppression du forfait social sur l’épargne salariale pour les entreprises de moins de 250 salariés (cette dernière mesure coûtant 1 milliard d’euros à la Caisse nationale d’Assurance Vieillesse).
S’agissant de l’assurance-maladie, la légère augmentation de l’Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) de 2,3% à 2,5% est bien en dessous des 4,5% qu’il faudrait pour maintenir l’existant donc très loin des moyens qui nécessaires pour répondre aux besoins des populations.
Quant aux autres annonces, elles ne répondent pas non plus aux besoins : le reste à charge 0 (rebaptisé 100% santé) sera, en réalité, supporté par les assurés, à travers la hausse des cotisations des complémentaires. Et, la transformation de la complémentaire santé en CMUC dite « contributive » se traduira pour ses bénéficiaires par une cotisation de l’ordre de 300 euros par an (moins d’un euro par jour selon la ministre Agnès Buzyn !).

 De plus, ces « mesurettes » ne compenseront qu’à hauteur de 4,5 milliards d’euros le reste à charge alors que celui-ci est de 16 milliards d’euros dans sa globalité.

La confirmation de la sous-indexation des pensions de retraite constitue une véritable rupture du contrat social avec les retraités, alors qu’ils subissent déjà une non-revalorisation de leurs pensions depuis plusieurs années et alors même que la loi prévoit leur indexation sur l’inflation ! Si cette mesure était prolongée, leur pouvoir d’achat se réduirait comme une peau de chagrin.

Enfin, la confirmation des excédents de la branche ATMP doit, pour la CGT, être investie dans la prévention et non dans des baisses de cotisations.

La CGT réaffirme qu’elle ne laissera pas détruire le modèle français de sécurité sociale qui est plus que jamais menacé et pour lequel elle porte des propositions ambitieuses. La santé ne peut être traitée comme une donnée comptable ! Elle mérite un peu de hauteur de vue et donc un réel investissement pour faire face aux besoins et aux exigences des personnels et des usagers.

 

Voir les commentaires

GRANDE PAUVRETE

14 Septembre 2018, 08:41am

Publié par PCF Villepinte

 

La lutte contre la grande pauvreté exige un plan d’urgence prioritaire. 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, dont un enfant sur 5. Il était temps. Le Président de la République se penche sur la question de la pauvreté en présentant son « plan ».

Il y a des mesures positives, résultat notamment de l’action au quotidien des associations de solidarité, mais aussi des élu.e.s locaux, et singulièrement communistes, qui font un travail formidable. Revalorisation de la prime d’activité, aide à l’accès des enfants aux crèches, petits-déjeuners à l’école, tarification sociale pour la restauration scolaire, formation obligatoire 16-18 ans pour les décrocheurs, une prise en charge allongée pour les jeunes en rupture familiale, quelques mesures de simplification pour l’accès aux soins, cela va dans le bon sens.

Mais ce plan comporte de nombreuses carences. Il n’y a pas de revalorisation du RSA et toujours pas de RSA pour les moins de 25 ans, effort insuffisant pour l’hébergement des familles, et aucune mesure contre la pauvreté des migrants ni pour leur accès aux soins, baisse du budget emploi, notamment des contrats aidés.

Aucune remise en cause des mesures de désindexation conduisant à la baisse des allocations familiales, des retraites et des allocations logement, prévues dans le budget 2019,qui vont faire basculer de nombreuses familles dans la pauvreté.

Un vrai plan d’urgence devrait agir sur tous les fronts concernés : interdiction des expulsions locatives, des coupures d'énergie et d'eau, refus des privations de cantines scolaires, suppression de la TVA sur les produits de première nécessité, construction massive de logements sociaux, augmentation des places d'hébergement d'urgence, soutien à l'insertion dans l'emploi, élargissement de l'accès aux soins, réforme des minimas sociaux avec un revenu dont le montant devrait est supérieur à 800 euros comme le demande les associations.

Si le président Macron veut se départir de son image de président des riches, qu'il cesse de verser des milliards de cadeaux fiscaux et sociaux aux personnes très riches de notre pays, qu'il engage une réforme fiscale juste pour lutter contre les inégalités et pour répondre aux besoins sociaux de la population.

Nous proposons une grande conférence sociale avec les réseaux et associations de solidarité, les syndicats, les personnes en situation de pauvreté, les salariés, pour travailler ensemble à l’élaboration d’un plan cohérent et pluriannuel pour mener ce combat.

Dès aujourd’hui, et pendant les 3 jours de la Fête de l’Humanité, venez rencontrer les associations de lutte contre la pauvreté. Venez signer la pétition qu'engagent les communistes pour exiger que le « pognon de dingue » de l'évasion fiscale, des dividendes versés aux actionnaires, soit rendu.

Malgré son plan, la politique de Macron c’est toujours un pas en avant, trois siècles en arrière.

 

Voir les commentaires

Rencontre CGT/Matignon

3 Septembre 2018, 15:13pm

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Augmenter le Smic, c'est possible...

4 Juillet 2018, 08:47am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Modèle social. La Macronie veut supprimer la Sécu de la Constitution

4 Juillet 2018, 08:41am

Publié par PCF Villepinte

 

 

L'Humanité Mercredi, 4 Juillet, 2018

Aurélien Soucheyre, avec Stéphane Guérard et Audrey Loussouarn

Les députés LREM ont voté en commission des Lois la transformation de la «sécurité sociale» en «protection sociale». L’objectif est de rompre avec la doctrine du «chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins» et de brader la solidarité publique.

Un mot, dans une Constitution, ça compte énormément. Les fondamentaux d’un pays peuvent être balayés en s’attaquant à quelques lettres. La Macronie s’y emploie: elle a décidé de supprimer toute référence à la Sécurité sociale dans la Constitution. Comme si de rien n’était, la commission des Lois a profité du chantier de la réforme constitutionnelle pour faire disparaître l’un des piliers de notre République et de notre modèle social de la loi fondamentale. L’amendement 694 en question a été adopté en catimini, dans la nuit de jeudi à vendredi. Défendu par le député Olivier Véran (LREM), il s’attaque au moindre article, phrase et alinéa de la Constitution faisant référence à la Sécurité sociale, pour remplacer le mot «sécurité» par le mot «protection».

«Cela prépare la fin de l’universalité de la protection sociale à la française. Le gouvernement veut détruire notre système de haut niveau financé par la cotisation pour ouvrir la porte au modèle anglo-saxon. Non content de s’attaquer aux territoires et à la démocratie avec cette réforme, l’exécutif cherche à faire péter le socle de la Sécurité sociale. à la veille d’une réforme des pensions et des retraites, c’est ouvrir une boîte de Pandore pour le modèle social français», s’indigne le député Sébastien Jumel (PCF). Comme souvent, ce n’est pas comme cela que la majorité a présenté les choses. Passée maîtresse dans l’art de travestir les mots, les idées, les concepts et même les valeurs, elle a encore bluffé à tour de bras. Olivier Véran a expliqué sans rire que son amendement «vise à étendre le champ de la loi de financement de la Sécurité sociale», un peu comme on ferme des hôpitaux pour «garantir l’accès aux soins». Le député, soutenu par le rapporteur Richard Ferrand, a même argumenté avoir «besoin de cette modification constitutionnelle pour (…) intégrer demain le risque dépendance au sein de la protection sociale». Mais pourquoi remplacer le mot «sécurité» par «protection»? Et ce alors même que l’actuelle rédaction de la Constitution n’interdit en rien une prise en charge de la dépendance par la Sécu?

Le travail de sape a démarré fin 2017

Sans doute parce qu’il faut parfois modifier le nom des choses pour les détruire: le gouvernement prépare depuis des mois l’enterrement maquillé de la Sécurité sociale. Son travail de sape a démarré dès le premier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Fin 2017, le budget de la Sécu était amputé de 4,2 milliards d’euros, dont 1,2 milliards rien que pour l’hôpital public déjà exsangue. «Alors même que patients, soignants et gestionnaires nous alertent sur l’état critique des services, votre budget organise une catastrophe industrielle qui aboutira à une Sécurité sociale suffisamment indigente pour que ceux qui en ont les moyens s’en détournent et que ceux qui n’ont pas le choix la subissent», dénonçait alors Adrien Quatennens (FI).

En plus de ces coupes drastiques – tant pis si l’espérance de vie en bonne santé diminue et si un Français sur deux renonces à se soigner faute de moyens –, le gouvernement avait bouleversé le mode de financement de la Sécu, supprimant les cotisations maladie et chômage, et augmentant la CSG. Soit la fin du «chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins», qui faisait tout le sens de la création d’Ambroise Croizat. Depuis, l’assurance-chômage a elle aussi été dénaturée. Et la réécriture constitutionnelle voulue par l’exécutif constitue «une condition indispensable à la création d’un système universel de retraite à points, distinguant les droits contributifs et les éléments de solidarité», s’alarme Catherine Perret, du bureau confédéral de la CGT. En somme, la boucle est presque bouclée. «Ça y est. Ils l’ont fait. Ils ont réussi à absorber la loi de finances de la Sécurité sociale dans la loi de finances tout court. C’est le graal de tous les dirigeants du Trésor depuis Raymond Barre. Et c’est un ancien inspecteur des finances, Macron, qui le fait. Cela montre à quel point sa politique date du giscardisme», mesure Frédéric Pierru. Le docteur en sciences politiques, sociologue et chargé de recherche au CNRS y voit un changement de paradigme: «Le but est de stabiliser la part des dépenses sociales par rapport au PIB. C’est purement budgétaire. On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt.»

Dès lors, les droits sont officiellement soumis aux aléas économiques. Plus rien n’est tenu. «Imaginons une crise qui baisse mécaniquement les recettes de l’État: les pensions diminueront automatiquement. Pour les dépenses de santé, vivra-t-on ce qu’ont vécu les Anglais il y a peu? Des opérations ont dû y être annulées car les budgets étaient tous dépensés», prévient Frédéric Pierru, qui considère que le «privé lucratif» pourra «s’engouffrer» dans l’espace laissé. Un retour à avant 1945. Olivier Véran ne s’en émeut pas. Pour lui, les «défis sociaux et sanitaires auxquels nous sommes confrontés ne sont plus ceux de l’après-guerre». Pourtant, comme le rappelait Fabien Roussel (PCF) lors du dernier PLFSS, «la Sécu, d’une incroyable modernité, a été mise en place dans une France en ruines. Nous sommes aujourd’hui dans une France riche. Nous avons donc les moyens de garantir la santé gratuite pour tous, à 100 %». L’objectif du gouvernement est tout autre. Mais sa réforme constitutionnelle est encore loin d’être votée.

 

 

Voir les commentaires

La malhonnêteté et la bassesse comme méthodes de gouvernement

17 Mai 2018, 11:07am

Publié par PCF Villepinte

Gérard Le Puill
Mardi, 15 Mai, 2018 Humanite.fr
 
Deux jours avant les révélations de l’ONG Oxfam sur la distribution massive des profits des entreprises du CAC 40 aux actionnaires, les trois ministres que sont Agnès Buzyn, Muriel Pénicaud et Gérald Darmanin ont signé un arrêté exigeant des entreprises qu’elles fassent figurer en gros caractère sur le bulletin de paie des salariés la maigre augmentation de salaire que leur octroie le patronat sans débourser un centime grâce à l’augmentation de la CSG payée par les retraités. Avec Macron à l’Elysée et Philippe à Matignon, la bassesse politicienne est devenue une méthode de gouvernement.

Les journaux et plusieurs chaînes de télévision ont relevé hier les chiffres publiés par l’ONG Oxfam révélant que les groupes du CAC 40 cotés en Bourse ont, depuis 2009, transféré à leurs actionnaires l’équivalent de 67,5%  des bénéfices réalisées par ces entreprises tandis que 27,5%  étaient réinvestis et seulement 5% versés aux salariés sous forme d’intéressement. Cette progression des dividendes a été plus forte durant le quinquennat de François Hollande que durant celui de Nicolas Sarkozy. Il n’y a rien détonnant à cela puisque le CICE a été utilisé par les firmes pour accroître les profits beaucoup plus que pour investir.

François Hollande a cru qu’un trait d’humour pouvait améliorer son bilan à l’Elysée en affirmant récemment que son successeur n’était pas le président des riches, mais « des très riches». Les chiffres montrent que lui aussi a été le président des très riches. Il suffit de lire cet extrait du rapport d’Oxfam pour s’en rendre compte : « Depuis 2009, les salaires des PDG du CAC 40 ont augmenté environ deux fois plus vite que la moyenne des salaires de leurs entreprises. Ils gagnent à présent 119 fois plus que la moyenne de leurs salariés. La part de leur rémunération directement liée aux cours de la Bourse atteint désormais 54,5%, ce qui les encourage à aligner leurs intérêts sur ceux des actionnaires et à privilégier les choix de court terme visant à maximiser leur rémunération ». Voilà donc à quoi ont servi les milliards d’euros prélevés sur nos impôts et distribués pour une large part aux grandes entreprises cotées en Bourse sous le quinquennat de François Hollande.

Succédant à ce dernier au Palais de l’Elysée, Emmanuel Macron a considéré que cela ne suffisait pas. Il a supprimé l’l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) et diminué l’impôt sur les bénéfices afin que les hauts dirigeants se gavent davantage. Et, en même temps, Il a estimé que ces grands patrons ne pouvaient pas accorder une petite augmentation des salaires d’environ 1% à leurs salariés sans que le gouvernement dirigé par Edouard Philippe ne décide d’en faire une opération blanche à leur profit. Pour y parvenir, le gouvernement a supprimé les deux cotisations salariales pour le chômage et pour la maladie sur le bulletin de paie. Voilà pourquoi, en janvier de cette année, le gouvernement a augmenté la Contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point sur les salaires bruts et sur les pensions de retraite. Alors que leurs pensions étaient bloquées depuis quatre ans et que leur statut social ne leur donne plus droit au chômage, les retraités subissent depuis janvier une baisse de 1,83% de leur pension nette mensuelle afin, notamment, d’alimenter parce nouveau prélèvement le budget de l’UNEDIC et celui de la Sécurité sociale de manière accrue et au détriment des droits à pension acquis par les cotisations versées durant leur vie de travail. Complice du pouvoir, le Conseil  constitutionnel que préside Laurent Fabius n’a rien trouvé à redire sur cette arnaque au moment de valider le budget de 2018.

Quand trois ministres signent un arrêté de propagande

Et voilà que le Figaro Eco de ce mardi 15 mai nous révèle une information stupéfiante. Trois ministres qui ne sont autres que Agnès Buzyn (Santé) Muriel Pénicaud (Travail) et Gérald Darmanin (Comptes publics) ont signé un arrêté paru le 12 mai au journal officiel. Cécile Crouzel explique à ses lecteurs que ces ministres sont chargés d’expliquer que les entreprises doivent désormais mentionner sur les bulletins de paie « le gain lié au relèvement de la CSG et à la suppression des cotisations salariales qui sera de 258 euros par an pour un smicard, une fois la mesure pleinement en place le 1er octobre » prochain. Comme s’ils n’avaient rien de plus urgent à faire, l’arrêté des trois ministres dit qu’il faut faire figurer sur les bulletins de paie « un corps de caractère dont le nombre de points est au moins égal à 1,5 fois le nombre de points du corps de caractère  (…) des autres lignes ». Bref  cette ligne doit être plus visible que toutes les autres sur le bulletin de paie.

Su le bulletin de paie du smicard cela donnera en théorie 21,50€ de plus par mois à partir d’octobre 2018 sans que cela ne coûte un centime au patron. Mais le smicard qui doit utiliser sa voiture pour aller travailler a vu le prix du carburant augmenter de 10,7% en un an entre mai 2017 et avril 2018. Comme le prix du pétrole ne cesse d’augmenter et que le gouvernement  a également augmenté les taxes sur l’essence et plus encore sur le diesel, la petite augmentation de salaire perçue par le smicard ne suffira pas pour compenser le surplus de dépense en essence ou en gazole. S’il fume, le prix de ses cigarettes a augmenté de 16,5% depuis un an, là encore à cause des taxes en hausse.

Co signataire de ce décret historique du 12 mai, Muriel Pénicaud, en charge du Travail, est la ministre de tutelle des partenaires patronaux et syndicaux qui gèrent l’UNEDIC. Dans son édition du 27avril, l’Humanité a révélé que,  d’un milliard d’euros en 2009, le déficit annuel de l’UNEDIC est passé à  3,8 milliards d’euros en 2017. Et en même temps, comme dirait Macron, la dette cumulée de l’UNEDIC est passée de 8,9 milliards d’euros en 2009 à 33,8 milliards en 2017 et l’on prévoit un déficit cumulé de 37,8 milliards en 2018 et 41,4 milliards en 2019.

Muriel Pénicaud a-t-elle désormais l’intention de faire les poches de retraités chaque fois que de besoin pour alimenter le budget de l’assurance chômage ? Agnès Buzyn veut-elle faire la même chose pour réduire le déficit de la Sécurité sociale ? Poser ces questions conduit en en poser une autre : où se niche l’honnêteté intellectuelle et personnelle de ces trois ministres signataires de cet arrêté quand ils se livrent à une manœuvre aussi basse et pitoyable  pour tenter de donne l’illusion d’une augmentation de la paie des salariés quand ce gouvernement auquel ils appartiennent prend l’argent dans la poche de leur parents retraités ?

Voir les commentaires

« Salauds de pauvres ! »

20 Mars 2018, 11:57am

Publié par PCF Villepinte

 

Les chômeurs seront encore plus contrôlés. Quand les victimes deviennent des coupables... 

«Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.» Où s’arrêtera ce vieil adage populaire datant du XIIIe siècle, quand n’importe quel prétexte s’avère «nécessaire» pour stigmatiser quelqu’un afin de mieux s’en débarrasser? Les mots nous manquent pour décrire l’opération de communication et de diversion du gouvernement concernant le contrôle renforcé des chômeurs, qui nous rappelle jusqu’où peut se nicher la philosophie dominante, empreinte des pires oripeaux du néoconservatisme des dernières décennies. En dévoilant, hier, un véritable arsenal rénové de sanctions contre les sans-emploi ne «remplissant pas leurs obligations», qui s’inspire très largement des dispositifs déjà mis en œuvre en Grande-Bretagne, par exemple, l’exécutif montre du doigt les plus faibles, s’attaque à eux sans vergogne et transforme des victimes en coupables, ni plus ni moins. Le message ainsi délivré à la France entière a quelque chose de répugnant. Que doit-on entendre, sinon «salauds de chômeurs», comme certains disaient, bien des années en arrière, «salauds de pauvres»? 

Qu’on se rassure, la ministre Muriel Pénicaud parle de contrôles «bienveillants» pour éviter qu’«une minorité profite du système». Le procédé est scandaleux. Au moins pour deux raisons. Primo: en réalité, seuls 41,8% des chômeurs sont indemnisés sur les 6,6 millions d’inscrits, sans compter les quelque 2 millions de citoyens qui n’entrent pas dans les statistiques (jeunes, autoentrepreneurs en difficulté, etc.), ce qui, au total, concerne près d’un actif sur trois. Secundo: la fraude en question est si marginale que, selon Pôle emploi, elle ne représente que 0,4% des cas… Pourtant, le gouvernement décide de tripler les équipes de flicage, qui devraient passer de 200 à 600 agents. Juste une suggestion en passant. Selon la Cour des comptes elle-même, la fraude aux cotisations sociales des patrons français a explosé en dix ans et représente désormais un manque à gagner de près de 25 milliards d’euros par an. Ajoutons à cette somme rondelette les 60 à 80 milliards de fraude fiscale annuelle. Et vous aurez compris la nature de la guerre de classe poursuivie par Emmanuel Macron et son gouvernement…

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 20 mars 2018.]

Voir les commentaires

ANTISOCIAL

3 Mars 2018, 08:31am

Publié par PCF Villepinte

Privilégié(s)
 

L’Antisocial mène la guerre de classes.

 
Destruction. Vous vous sentez «privilégiés», vous? Demandez aux cheminots ce qu’ils en pensent, alors qu’une campagne médiatico-politique s’acharne à les jeter en pâture. Vieille pratique de la doxa libérale à propos de la question sociale. L’autre jour, la ministre des Transports parlait des agents de la SNCF en précisant qu’ils cheminaient dans la vie professionnelle munis d’«un sac à dos» – référence à peine voilée aux fameux «parachutes dorés» des hyper-riches… Dans la bouche de nos gouvernants, tout devient donc possible! Et puisqu’il convient de déconstruire systématiquement cette novlangue scandaleuse, lisez le livre que publie Thomas Guénolé,«Antisocial» (éd. Plon), qui s’attache à remettre les paroles à l’endroit et à ne rien laisser passer à ceux qui mènent une guerre de classes… et pensent qu’ils sont en train de la gagner. Une invitation à se réveiller, en somme! «J’appelle Antisocial le processus politique de destruction du modèle français de solidarité sociale, écrit Thomas Guénolé. Remise en cause après remise en cause, rabotage après rabotage, ce programme nous fait méthodiquement reculer de plusieurs décennies, voire de plus d’un siècle. Quelques exemples suffisent à l’attester.» Et il énumère ce qui, en 2018, nous paraît presque banal, hélas. «Le recrutement d’agents non titulaires dans la fonction publique est devenu un phénomène massif: ils sont près de 1 million en 2015. Pour eux, c’est reculer jusqu’en 1983 (le communiste Anicet Le Pors était alors ministre de la Fonction publique – NDLR), époque où les protections modernes des fonctionnaires titulaires n’existaient pas encore. La retraite à 65 ans est de plus en plus ouvertement débattue: l’appliquer serait reculer jusqu’en 1910, quand cet âge de départ fut adopté. (…) Quant à l’ubérisation du travail, dont les cas les plus connus sont les chauffeurs de voiture et les “autoentrepreneurs”, elle instaure le retour pur et simple de l’ouvrier à la tâche de la fin du XIXe siècle, au temps de la révolution industrielle. Le reste à l’avenant. En d’autres termes, l’Antisocial est un puissant mouvement en marche arrière.» Vous vous croyez à l’abri? Pour l’auteur, l’Antisocial ne s’arrêtera pas car il en est incapable, et ratiboisera notre système de protection sociale, jusqu’à entamer fatalement les «couches moyennes».«Si vous ne faites pas partie des 10% les plus riches, vous ne lui échapperez pas, poursuit-il. Puisque sa finalité est d’accaparer le maximum de ressources au bénéfice de la minorité oligarchique de la population.»
 
Statut. Ce qui se passe à la SNCF sera bientôt un cas d’école enseigné dans toutes les hautes sphères du pouvoir. Comment passer de l’esprit des services publics à une dislocation en règle de l’idée même? 
 

Voir les commentaires

LOI MACRON Libérale et liberticide

24 Janvier 2015, 12:46pm

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>