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« Sécurité sociale intégrale »

29 Décembre 2021, 08:54am

Publié par PCF Villepinte

Étendre les frais médicaux couverts par l'assurance maladie obligatoire et supprimer les complémentaires santé : c'est l'un des scénarios proposés par le Haut Conseil à l'avenir de l'assurance-maladie.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé au Haut Conseil à l'avenir de l'assurance-maladie (HCAAM) d'envisager des évolutions possibles de la Sécurité Sociale.

Cette instance consultative, dont fait partie la CGT, a rendu un rapport qui contient quatre scénarios possibles. L'un d'entre eux, le plus détaillé et le plus commenté, examine la possibilité d'une extension des soins pris en charge par l'assurance maladie.

Ce que l'on appelle le projet de « Grande Sécu » fusionnerait la Sécurité sociale et les complémentaires santé.

Actuellement, en France, nos dépenses de santé sont prises en charge par le régime de base de la Sécurité sociale (environ 80 % des dépenses) et par trois types d'organismes complémentaires de santé : mutuelles, assureurs et organismes de prévoyance.

Le rapport du HCAAM précise que le scénario de réforme de « Grande Sécu » « conduirait les finances publiques à prendre en charge 22,4 milliards d’euros » pour l'instant assumés par les patients ou par leur complémentaire santé.

Pour Pierre-Yves Chanu, représentant de la CGT au sein du Haut Conseil, la revendication syndicale de « Sécurité sociale intégrale » a pesé sur les travaux mais il reste encore un certain nombre de points à éclaircir.

Quelle sera l'ampleur de la prise en charge à 100 % ?

Le scénario du HCAAM prône un remboursement intégral des frais dentaires, optiques et des prothèses auditives. « Mais qu'en est-il des dépassements d'honoraires ? » demande Pierre-Yves Chanu, rappelant que la CGT défend une transformation profonde du système de santé, remet en cause la médecine libérale et prône notamment le développement de centres de santé de proximité avec des médecins salariés.

Par ailleurs, le rapport indique que les soins pris en charge seraient amenés à évoluer. Certains médicaments pourraient entrer et sortir de cette liste. Selon ce rapport, il conviendrait « d'accroître les exigences de régulation des dépenses de santé par l'Assurance Maladie Obligatoire, dans un double objectif de maîtrise des dépenses de santé et d'accès aux soins en supprimant la possibilité de se défausser sur l'Assurance Maladie Complémentaire. »

La CGT défend un périmètre de soin large, fondé sur un principe : tout ce qui contribue aux soins doit être remboursé.

Comment trouver les 22,4 milliards d'euros nécessaires ?

Pour la CGT, les ressources actuellement affectées au financement de la Sécurité sociale sont insuffisantes. Cette insuffisance s’explique avant tout par l’insuffisance des salaires, le niveau de chômage et les exonérations massives de cotisations sociales.

Il conviendrait donc d'établir une logique qui pénalise les investissements financiers au profit d’investissements productifs.

Enfin, la Sécurité sociale doit relever de la démocratie sociale et être placée sous la responsabilité de représentants élus des assurés sociaux.

Des règles de fonctionnement démocratiques doivent être élaborées. Elles seules permettront de répondre aux besoins de la population dans son ensemble.

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Publié depuis Overblog

23 Décembre 2021, 16:00pm

Publié par PCF Villepinte

Jeudi 23 Décembre 2021

L'Humanité Patrick Le Hyaric

L’engagement de millions de travailleuses et travailleurs en première ligne depuis presque deux ans pour faire marcher la société ne se paye pas de mots. Voilà pourquoi le récent semblant de mea-culpa du président de La République adressé aux salariés ne leur suffira pas. Il leur faut des actes immédiats de reconnaissance. C’est la seule preuve qui attesterait de la sincérité des propos du télé- candidat-président.

Alors que les prix, notamment ceux de l’énergie, flambent, l’augmentation du salaire minimum accordée par le pouvoir pour janvier sera cosmétique.
Celles et ceux que l’on a élevés au rang de « héros », depuis des mois et des mois, ne voient toujours rien venir qui améliorerait leur quotidien, alors qu’ils assistent, sur les écrans, à un incessant défilé de ministres vantant « la reprise » et « la bonne santé de l’économie ».

Tous ces ouvriers, employés, agents d’entretien, chauffeurs, caissières, aides à domicile, ouvriers agricoles ainsi que les petits paysans, les artisans bouchers, boulangers, et aussi les travailleurs de la manutention, de la logistique, des industries agro-alimentaires, du bâtiment et des travaux publics, les soignantes et soignants, dont les horaires sont les plus flexibles, sont aussi celles et ceux qui sont les plus mal rémunérés alors qu’on le sait, on le clame, ils sont indispensables à la bonne marche du pays.  

Pour les reconnaître comme des « héros », le gouvernement doit d’une part augmenter le smic et les bas salaires pour aller vers 300 euros de mieux, et de l’autre mettre tout son poids dans la balance pour obtenir des employeurs des augmentations de salaires.

Les nombreux salariés qui sont entrés en action depuis quelques semaines pour leurs salaires ont raison et Ils commencent à faire bouger la donne.

À la question de l’augmentation des rémunérations, se posent dans toutes les sociétés capitalistes, avec plus de force depuis la pandémie, les enjeux de la finalité du travail, du lien entre conditions de travail et santé. Et plus largement, celles du sens du travail, de son utilité pour la collectivité, de son rôle pour réussir la transition environnementale et son inscription dans un projet d’avenir durable pour toutes et tous.

En effet, la crise de sens du travail et l’aggravation de ses conditions d’exercice conduisent aujourd’hui des salariés de diverses disciplines, des soignants, des enseignants, des aides à domicile, des employés dans la restauration ou le nettoyage à démissionner.

Ce sont toujours des actes individuels réfléchis. Mais, devons-nous nous interroger. Ne serait-il pas  plus efficace d’organiser un mouvement collectif pour changer les conditions de travail, pour intervenir sur le sens de la production et des services dans le cadre de débats dans l’entreprise ou la filière.

 

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Poussée de fièvre revendicative sur les salaires dans tous les secteurs

16 Décembre 2021, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

Les revendications salariales émergent avec une force inédite dans de nombreuses professions. Poussée de l'inflation, explosion des prix de l'énergie, non reconnaissance des qualifications et des responsabilités, l'économie censée repartir après deux ans de pandémie se heurte à des obstacles inattendus ; des pénuries de main d'œuvre dans certains secteurs comme le BTP ou l'hôtellerie-commerce-restauration, secteur qui a tant souffert au cours de ces derniers mois.

Lors de la conférence de presse qui se tenait à Montreuil le 13 décembre 2021, Benjamin Amar, responsable du collectif confédéral CGT sur les salaires, s’étonne que le patronat n'ait pas identifié une source évidente du manque d'attractivité de ces professions : « la faiblesse des salaires ». Et selon lui, ce ne sont pas les 100 euros « versés une seule fois, et payés avec les impôts plutôt que par les employeurs » qui vont résoudre le problème.

Et le syndicaliste de rappeler les deux axes majeurs que défend la CGT en matière salariale : le SMIC à 2000 euros et l'égalité femmes/hommes. Un troisième outil est aussi mis en valeur avec la revalorisation automatique des grilles salariales avec l'augmentation du SMIC. En effet, les augmentations successives du SMIC ont conduit a un effet de dépassement des premiers niveaux de qualification dans plusieurs professions, d'où un tassement des grilles témoin de l'importante baisse de pouvoir d'achat.

Un grand succès chez Leroy-Merlin

Présent à la conférence de presse, Romain Cousin délégué syndical CGT de Leroy-Merlin, relate comment les salariés de la chaîne se sont récemment mis massivement en grève avec la prise de conscience de l'augmentation pharaonique des profits du groupe. « Il y a eu quatorze jours de mobilisation chez nous qui sommes les salariés de la deuxième ligne, et ainsi nous avons obtenu des revalorisations significatives, y compris sur la question des grilles puisque le premier niveau de salaire est par exemple passé de 1645 euros à 1710 euros ».

Multiples mobilisations dans l'agro-alimentaire

Autre secteur soumis à l'obligation de continuité de production durant la pandémie, les salariés de l'agro-alimentaire. Maryse Treton, de la FNAF CGT témoigne d'une situation tout aussi alarmante sur les salaires avec des premiers niveaux de qualification eux aussi passés en dessous de la valeur du SMIC dans de très nombreux secteurs de cette industrie où « les salaires sont inférieurs de 20% à ceux des autres industries ».

Et de dénoncer l'incroyable explosion des profits et des stocks financiers engrangés par le patronat durant la crise pandémique dans des métiers où unitairement « chaque salarié crée en moyenne 85000 euros de richesse. » D'où les revendications d'un autre partage de la valeur ajoutée et une liste impressionnante d'entreprises où les actions se multiplient pour les salaires ; Bénédicta, Heinz, Bigard, Bergams, Pasquier, Labeyrie, LDC, Monelez, Tipiak (et d'autres encore) et par exemple Nord'Pain où les salariés ont arraché 65 euros d'augmentation après la création de la CGT et douze jours de grève.

Les cheminots aussi mécontents

Laurent Brun, secrétaire de la fédération CGT des Cheminots devait lui aussi faire part du mécontentement des salariés de la SNCF quant au partage de la valeur ajoutée : et de noter que celle-ci revenait à 78,9% aux cheminots en 2011, contre seulement 63,5% en 2019. « Et nous en sommes à sept ans de gel des salaires » dénonce le leader syndical.

Point gelé dans la fonction publique

Autres laissés pour compte de la soi-disant embellie économique, les salariés de la fonction publique territoriale. Emmanuel Curling représentant du syndicat CGT de la profession dresse un tableau désastreux de dix ans sans hausse du point et de gel des salaires. « On subit une perte de 17% de pouvoir d'achat. La situation est particulièrement désastreuse pour les petits salaires et les agents de catégorie C. Même en passant les concours, nous constatons qu'il n'y a plus d'évolution de carrière possible puisqu'avec l'écrasement des grilles un nouvel arrivant touche le même salaire qu'un salarié ayant 20 ans d'ancienneté. Nous assurons des services de première nécessité, mais nous n'avons aucune reconnaissance. »

Les agents de la Sécu sur le pied de guerre

Manifestation pour les salaires dans les organismes Sociaux devant UCANSS, Montreuil 13 décembre 2021

Parmi les intervenants à la conférence de presse, Nadine Leclerc, secrétaire de la fédération CGT des organismes sociaux pouvait parler aussi de l'extrême mécontentement des 130 000 agents des différentes caisses de Sécurité sociale. Ces derniers étaient précisément en cours d'action dans toute la France pour exiger la revalorisation de leurs salaires.

Au sortir de la conférence de presse, elle s'est immédiatement rendue à l'UCANSS (à quelques centaines de mètres du siège de la CGT), où au moins 300 agents de la région parisienne étaient rassemblés avec tous les syndicats de la Sécurité sociale. Ainsi que nous l'annoncions, l'appel national unitaire à la grève des agents de la Sécu a été fortement suivi dans de nombreuses caisses de la Sécu. Un premier coup de semonce, avertit la CGT qui est désormais entrée de plein pied dans la campagne pour la revalorisation des salaires.

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Pouvoir d’achat. Nicolas Langlois : « L’état d’urgence sociale doit être décrété »

6 Octobre 2021, 18:59pm

Publié par PCF Villepinte

Pour l’édile normand, « la question du service public se pose avec force ». J. Lallier
Pour l’édile normand, « la question du service public se pose avec force ». J. Lallier
cu par les annonces de l’exécutif, le maire PCF de Dieppe, Nicolas Langlois, a pris un arrêté symbolique gelant les tarifs de l’énergie.

Loin d’être convaincu par les annonces de l’exécutif, le maire PCF de Dieppe, Nicolas Langlois, a pris un arrêté symbolique gelant les tarifs de l’énergie.

Localement aussi, le bras de fer sur le pouvoir d’achat se poursuit. Face aux inégalités gommées du discours de l’exécutif, le maire de Dieppe (Seine-Maritime), Nicolas Langlois, raconte les dilemmes cornéliens auxquels doivent faire face les habitants de sa commune où le taux de pauvreté s’élève à 25 %, selon les données de 2018 de l’Insee. L’édile PCF a pris, la semaine dernière, un arrêté symbolique déclarant «le gel des tarifs du gaz et d’électricité» et il attend du gouvernement bien plus que le lissage des prix de l’énergie annoncé par le premier ministre.

Le gouvernement vante son action pour le pouvoir d’achat. Quel constat faites-vous dans votre ville?

Nicolas Langlois Ceux qui allaient très bien vont encore mieux. Quant à tous les autres – les salariés des services, du soin, les ouvriers de l’industrie, celles et ceux qui travaillent sur le port… – on ne peut pas dire que leur pouvoir d’achat se soit amélioré. Les salaires stagnent tandis que le coût de la vie a explosé. La situation s’est dégradée pour celles et ceux qui travaillent et pour les retraités. Avec notre centre communal d’action sociale, nous avons mis en place de nombreux dispositifs. L’un d’eux porte sur l’énergie pour permettre aux habitants de faire face aux difficultés à payer les factures. En un an, on a eu 50 % de familles en plus à accompagner.

Les tarifs de gaz et d’électricité ne relèvent pas de la compétence locale, alors pourquoi avoir pris un arrêté pour geler les prix?

Nicolas Langlois Quand, depuis des semaines, les habitants me disent leurs inquiétudes de devoir rallumer le chauffage parce qu’ils savent que le gaz a augmenté de plus de 50 % en un an et que l’électricité connaît aussi des hausses, qu’ils me racontent les choix qu’il leur faut faire quand ils sont en courses ou qu’ils ne vont plus pouvoir faire faire les mêmes activités à leurs gamins, j’estime que c’est de ma responsabilité de mettre cette urgence dans le débat. Il faut à la fois bloquer les prix de l’énergie mais, au-delà, la sortir des mains des Picsou qui spéculent sans produire un seul kilowattheure. Quand la facture flambe pour les usagers, les profits flambent aussi pour ces boîtes privées. La question du service public se pose donc avec force. Outre l’énergie, agir sur le coût de l’éducation, des soins ou encore pour l’augmentation des salaires est indispensable: l’état durgence sociale doit être décrété. Cet arrêté, cest aussi une façon de dire au peuple militant: faites feu de tout bois. Le Covid nous a fait mal, mais là ça suffit: faites-vous entendre.

Après avoir annoncé un lissage des prix la semaine dernière, le premier ministre a réaffirmé, mardi, à l’Assemblée, qu’il pourrait utiliser le levier fiscal en avril si les cours ne baissent finalement pas. Est-ce un mieux?

Nicolas Langlois Baisser la TVA est indispensable: l’énergie est un produit de première nécessité. Il faut la ramener de 20 à 5,5 % dès aujourdhui. Nos députés porteront le fer lors du vote du budget. Car Jean Castex nous fait une raffarinade: il nous dit que les hausses quon bloque aujourdhui seront répercutées sur les baisses de demain. Au bout du compte, les gens savent quils vont devoir payer, que cela ne va rien changer. Quant au chèque énergie, il dépanne les familles qui en bénéficient. Mais beaucoup en sont exclus malgré leurs besoins et, en plus, on paie deux fois: non seulement on règle nos factures aux boîtes privées qui sen mettent plein les poches, et quand les prix s’envolent, l’argent public alimente encore un peu plus leurs profits.

 

 

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Décret assurance chômage : un gouvernement sourd et irresponsable !

20 Mars 2021, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

PUBLIÉ LE 17 MAR 2021

 

Nous prenons connaissance, aujourd'hui, du projet de décret relatif à l'assurance chômage mettant en œuvre les annonces du gouvernement du 2 mars dernier, à savoir le massacre des droits des chômeurs dès le 1er juillet prochain.

S'affranchissant de l'opposition unanime des syndicats face à la réforme, le gouvernement passe en force et s'obstine, malgré un contexte sanitaire et économique alarmant, à baisser drastiquement les droits des chômeurs.

À l'heure actuelle, déjà, 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés. Avec ce projet de décret, le gouvernement souhaite définitivement enterrer les droits des privés d'emploi, notamment des travailleuses et travailleurs précaires, tels que les intérimaires, saisonniers, extras hôteliers, guides conférenciers, intermittents hors spectacle.

Pour répondre à la censure du Conseil d’État du 25 novembre dernier, le projet de décret annonce la création d’un plancher illusoire pour « adoucir » le changement de calcul de l’allocation, plancher qui ne permet en aucun cas aux demandeurs d'emploi de vivre, ni même de survivre (659 euros par mois après avoir perdu un salaire au Smic). Il entend baisser les allocations drastiquement, notamment pour les travailleurs les plus précaires.

Le bonus-malus initialement prévu n'entrerait en vigueur qu'en septembre 2022 ! En revanche et, selon un indicateur flou de « retour à meilleure fortune » envisagé pour la rentrée 2021, la hausse du seuil d'accès aux allocations chômage (passant de 4 à 6 mois travaillés au cours des 24 derniers mois) sera applicable.

La dégressivité de l'allocation chômage pour les cadres entrera, elle, en vigueur dès juillet 2021 (les allocations chômage seront dégressives à partir de 8 mois puis 6 mois, lors du « retour à meilleure fortune »).

Face à cet affront du gouvernement, dans ce contexte de chômage de masse, la CGT va déposer tous les recours possibles, notamment auprès du conseil d’État, contre ce projet de décret de l'assurance chômage.

Le gouvernement avance et reste sourd aux oppositions. Mais, face aux mobilisations désormais massives dans le secteur du spectacle et partout où les salariés luttent pour leur emploi, le gouvernement devra entendre l'opposition unanime et unitaire à la casse des droits de tous les précaires.

Montreuil, le 17 mars 2021

 

 

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La pandémie change les visages du travail

18 Mars 2021, 13:43pm

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
Lettre d'information n° 178 | 18 mars 2021
 
 
 
 
 
Ces douze mois de pandémie ont bouleversé notre société, affecté les individus, mis à mal les rapports sociaux, modifié notre rapport au travail. Ils ont remis les services publics au centre de nos vies et révélé l'utilité sociale de millions de travailleurs. Ils ont aussi précipité des changements dans notre façon de travailler, qui seront durablement au cœur d'affrontements sociaux.
 
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SMIC : Loin d’être insupportable, la revalorisation du SMIC est une nécessité urgente pour des millions de salariés

3 Décembre 2020, 08:37am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/12/2020 par PCF

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Jean Castex a annoncé ce mardi 2 décembre qu'il refusait tout « coup de pouce au SMIC » au 1er janvier 2021, considérant que « l'augmentation d'environ 1% au titre de l'inflation n'était pas négligeable ».

De qui se moque-t-il ? Le Premier ministre parle là d'une augmentation de 15 euros bruts mensuels sur des salaires qui ne permettent déjà pas à des millions de familles de vivre correctement ! Comment vivre dignement avec un salaire net de 1271 euros par mois quand la facture d'électricité augmente de 5,9% en juin et le gaz de 2,4% le 1er décembre après une hausse de 4,7% en octobre ?

Il prétend qu'un « coup de pouce » mettrait en péril les entreprises et notre économie.

C'est précisément ce choix de maintenir un bas niveau de salaires et de pensions dans notre pays, de peser toujours plus sur le travail plutôt que sur le capital financier, qui empêche toute relance d'une consommation responsable et menace les débouchés de nombre d'entreprises. C'est aussi un frein au financement de la protection sociale.

Ce ne sont pas les salaires qui coutent chers mais plutôt la finance !

Les 500 plus grosses fortunes totalisent un patrimoine de 730 milliards d'euros, toujours en hausse, et les multinationales françaises vont encore distribuer plus de 37 milliards de dividendes en 2020, malgré la crise sanitaire et économique. Certaines d'entre elles, en plus, licencient : Danone, Total, Sanofi, Schneider Electric...

Face à l'explosion de la pauvreté et de la précarité et pour une relance de notre économie, le PCF lance une grande campagne publique pour exiger une forte augmentation des salaires et des pensions, pour une politique de création d'emplois dans les services publics et dans l'industrie. Ses parlementaires portent par ailleurs une proposition de Loi visant à faire payer leurs impôts au GAFAM et à leur demander une taxe exceptionnelle, taxe Coronavirus, qui rapporterait 1 milliard d'euros pour soutenir les TPE-PME et permettre le soutien à l'emploi et aux salaires.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

 

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SECURITE SOCIALE APPEL DE ST-ETIENNE

25 Novembre 2020, 15:36pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

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Retraites et chômage : Castex ira au bout... mais plus tard

20 Juillet 2020, 07:27am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Stéphane Guérard

A l’issue de la « conférence du dialogue social » de ce vendredi, le premier ministre a acté une méthode moins frontale et un nouvel agenda. Mais il compte bien imposer les réformes du régime des pensions et de l’assurance chômage en 2021.

Droit dans ses bottes fut Edouard Philippe pour faire avancer les réformes des retraites et de l’assurance chômage. « Droit dans ses bottes » sera aussi Jean Castex sur ces sujets. Seul le rythme de mise en place change. Le nouveau premier ministre a annoncé son agenda social aux syndicats et patronat, ce vendredi matin. Ces deux sujets y figurent toujours en bonne place, mais plus dans les premières positions. Les questions liées au plan de relance économique et à l’emploi des jeunes font partie des premières urgences à traiter, selon le chef du gouvernement qui s’est exprimé ce vendredi midi à la suite de la rencontre.

Le financement de la protection sociale et la dépendance sont des thématiques que l’exécutif a d’ores et déjà annoncées pour septembre. D’autres concertations concernant les travailleurs détachés, la transition écologiques ou le partage de la valeur seront menées au niveau national et territorialement, selon un agenda envoyé aux représentants des salariés et des patrons en début de semaine prochaine. Cet agenda comprendra une prochaine « conférence de dialogue social » en octobre.

Retraites : deux temps pour un même mouvement

Sur cette question, le premier ministre a prévenu que « l’instauration d’un nouveau régime universel de retraite (…) sera maintenu. Simplement, comme je l’ai indiqué aux partenaires sociaux, nous lui appliquerons une nouvelle méthode en distinguant le caractère structurel de cette réforme qui vise à plus de justice de tous ses éléments financiers, en reprenant la concertation dans les mois à venir pour en améliorer le contenu et la lisibilité ». Le Conseil d’orientation des retraites (COR) va être saisi à la rentrée afin d’évaluer la situation financière des régimes actuels en distinguant la partie liée à la crise en cours du déficit structurel. Ce même COR avait envisagé un déficit aux alentours de 30 milliards d’euros pour 2020, un chiffre mis en avant par l’exécutif pour annoncer qu’il ne renoncerait pas à la réforme inscrite dans le programme du candidat Macron.

Simplement, celle-ci sera conduite en deux temps. D’abord, une négociation sur les équilibres financiers du régime actuel à la suite de la communication des estimations du COR. Pour cette phase, le patronat comme l’exécutif poussent à de nouvelles mesures d’âge qui pourraient passer par une accélération du calendrier contenu dans la précédente réforme Touraine d’augmentation du nombre de trimestres nécessaires au déclenchement des droits à pension à taux plein. Une seconde phase s’ouvrirait au plus tôt au début de l’année prochaine en vue d’instaurer le régime par points contenu dans la réforme Delevoye-Philippe, votée en première lecture par l’Assemblée et mise en attente depuis l’irruption du Covid-19.

De quoi satisfaire Laurent Berger, qui estimait ce vendredi :  « Ça correspond à notre projet de ne pas faire du sujet des retraites le sujet de l’été ou de l’automne. (…) Nous continuons de croire qu’un système universel est plus juste mais la priorité n’est pas celle-ci aujourd’hui ».

La réforme de l’Assurance chômage reviendra début 2021

Philippe Martinez soulève une autre question qui n’est pour l’heure pas inscrite à l’agenda social du premier ministre.  « Il y a un problème de financement de la Sécurité sociale, a-t-il estimé sur RTL. Notre système est bon, mais le robinet qui alimente le financement de la Sécu est de plus en plus fermé », car « on fait de plus en plus d’exonérations de cotisations sociales, notamment aux employeurs et aux grands groupes ». Quant au régime par points, le secrétaire général de la CGT a réitéré son opposition : « Pourquoi veut-on rabaisser les droits de ceux qui en ont un peu plus que les autres ? Pourquoi n’augmente-t-on pas les droits de ceux qui en ont moins ? C’est ça, le problème de fond. Pourquoi remettre sur la table un sujet qui divise le pays ? »

Même tactique du premier ministre concernant une autre réforme emblématique du quinquennat : celle menée par l’ancienne ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui a contribué à réduire l’accès aux indemnisations chômage. Une première partie de cette réforme avait été mise en application dès le 1 er novembre dernier. Une seconde devait intervenir au 1 er mai. Durant le confinement, Muriel Pénicaud avait repoussé la mise en place de ce second volet au 1 er septembre prochain. Jean Castex a annoncé ce vendredi le report jusque début 2021 de la totalité de la réforme de l’assurance chômage, y compris les mesures déjà entrées en vigueur le 1er novembre qui durcissent les conditions d’ouverture de droits (avoir travaillé 6 mois pendant une période de 24 mois, au lieu de 4 mois sur 28) et de leur rechargement. Mais, prévient le premier ministre, cette réforme est « une bonne réforme et nous la mènerons à terme. Nous avons, parce que nous sommes pragmatiques, décidé de l’adapter aux circonstances et d’en décaler la date d’entrée en vigueur ».

Méthode et discours sur la méthode

Côté patronal, la satisfaction est de mise face à ce nouveau tempo social imposé par le premier ministre. « En détendant les calendriers, cela permet d’éviter les sujets qui fâchent », a commenté le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. Côté syndical, la méthode Castex semble avoir plu. Pour la CFDT, Laurent Berger y a vu « une vraie sincérité du premier ministre dans sa conviction du dialogue social »« Il semble que quelque chose soit en train de changer dans la méthode du gouvernement », a constaté le président de la CFE-CGC, François Hommeril. « C’est un discours de gaulliste social qui rompt avec Macron, c’est déstabilisant », a commenté le numéro un de FO, Yves Veyrier.

Philippe Martinez compte, lui, juger la méthode Castex « aux actes ». Le secrétaire général de la CGT a appelé ce vendredi matin sur RTL le gouvernement à  « relancer le pouvoir d’achat des premiers de corvée » en augmentant le Smic d’au minimum 10 % tout de suite, avec « une clause de revoyure sur les bas salaires ». La confédération syndicale appelle à une journée de mobilisation et de grève le 17 septembre prochain.

Stéphane Guérard

 

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Urgence sociale : les mesures que défendent les syndicats à l’Élysée

5 Juin 2020, 06:49am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Clotilde Mathieu

Les organisations syndicales et patronales sont reçues par l’exécutif cet après-midi. Objectif: échanger sur les solutions à la crise.

Àl’heure où le nombre d’inscriptions au chômage explose, qu’une vague de licenciements se prépare, Emmanuel Macron, accompagné de son premier ministre et de membres du gouvernement, a convié cet après-midi les organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa) et patronales (Medef, CPME, U2P).

Avec une récession record (– 11 %) en 2020, il s’agirait d’échanger sur les solutions à la crise économique et sociale causée par la pandémie, voire même «avancer sur la définition dun contrat social renouvelé», dixit la ministre du Travail. Même si les invités n’ont pas reçu «dordre du jour».

Les syndicats craignent qu’un certain nombre d’annonces soient faites, par exemple, sur l’apprentissage, sur les jeunes ou l’assurance-chômage. «Ce qui nous mettrait devant le fait accompli», alerte Yves Veyrier, secrétaire général de FO. Inquiétude aussi à la CGT qui redoute «une nouvelle grande messe pour promouvoir ces mesures». Car, depuis le début du confinement, les syndicats n’ont jamais été entendus. Le dialogue social a clairement manqué, relève Yves Veyrier. En cause, l’état d’exception qui «ne se justifie pas au regard de l’état sanitaire, mais qui porte atteinte aux libertés fondamentales et au droit du travail par ordonnances, par décrets», explique le syndicaliste qui en exige la fin. Un recours a été déposé auprès du Conseil d’État pour mettre fin au décret interdisant les manifestations et rassemblements, confie la CGT.

Quoi qu’il en soit, chacun viendra avec ses propositions. «Nous sommes bien décidés à peser avec toutes nos revendications», a précisé Céline ­Verzeletti, secrétaire confédérale CGT. L’objectif est d’éviter la «casse sociale» qui s’annonce.

«Perte de pouvoir dachat de 14 % suite au confinement»

Depuis le début du confinement, l’organisation syndicale travaille avec d’autres syndicats et des associations de défense de l’environnement afin de bâtir une sortie de crise au travers de 34 mesures d’urgence sociale et environnementale. Au premier rang desquelles «une revalorisation salariale significative des métiers à forte utilité sociale, peu reconnus et mal rémunérés», insiste la syndicaliste. Le gouvernement étant en mesure d’envoyer «un premier signe rapidement», en commençant dans la fonction publique.

Cette revendication est également portée par FO qui souligne que «la France est un pays où la consommation est un des facteurs de croissance, alors que la perte de pouvoir d’achat est de 14 % suite au confinement», analyse Yves Veyrier. Dans la même veine, la CGT prône «le développement et linvestissement dans les services publics en fonction des besoins de la population». Pour Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, l’annonce de 900000 chômeurs de plus a été «un coup dans le ventre» qui nécessite «des politiques de soutien de lemploi et pas simplement daccompagnement du chômage». Il plaide «pour la construction dun autre modèle de développement, plus juste, plus durable» et souhaite la mise en place de mesures spécifiques pour la jeunesse comme un RSA jeune.

Face aux flots d’argent public dépensé, les syndicats souhaitent la poursuite des mesures de chômage partiel, mais aussi un contrôle strict des aides aux entreprises, ainsi que l’interdiction, pour la CGT et FO, des «licenciements» dans les entreprises aidées. En parallèle, les syndicats préparent la mobilisation, avec, en ligne de mire, la journée du 16 juin des personnels de santé. La CGT prévoit d’élargir l’appel «dans les territoires» aux autres luttes en cours.

Clotilde Mathieu

 

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