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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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Total incertitude

1 Février 2010, 22:57pm

Publié par PCF Villepinte

Des salariés plongés dans une « Total » incertitude
totalCoup de théâtre chez Total. Alors que des salariés venus de toute la France se massaient sur le parvis de la Défense, la nouvelle est tombée des hauteurs de la tour qui abrite le siège du groupe. La décision concernant l’éventuelle fermeture de la raffinerie des Flandres, à Mardyck (Nord), près de Dunkerque, est repoussée à la fin du premier semestre. « C’est pour calmer le jeu à l’approche des régionales », souligne Charles Foulard, coordinateur CGT (majoritaire) chez Total. Premiers concernés, les salariés du département du Nord ont entonné les chansons du carnaval de Dunkerque, qui se poursuivait ce week-end, dont une de circonstance : « Ah, ils croient que Dunkerque est morte/Morte, morte et enterrée/Et ce n’est pas vrai ! » Á midi, les manifestants étaient entre 500 et un millier, accompagnés d’un certain nombre d’élus. Julien, vingt-huit ans, opérateur extérieur à la raffinerie des Flandres, chante aussi mais ne se réjouit pas : « Le grand arrêt pour maintenance, prévu en mars, a été annulé. Total ne prévoit donc pas de redémarrer la raffinerie. » Pour lui, « toutes ces annonces servent à gagner du temps ». Parmi la rafale de projets annoncés hier par le groupe : l’ouverture sur le site d’une école aux métiers du raffinage ; la création d’une structure d’assistance technique. En ajoutant à cela son projet de terminal méthanier en partenariat avec EDF, toujours en cours de négociation, Total parle de réemployer deux tiers des 380 employés de la raffinerie. Aux autres, il promet un reclassement. « Cela reste très hypothétique. Á l’époque, Thierry Desmarest, ancien PDG, nous avait promis qu’il ne lâcherait pas la chimie et on voit ce qui est arrivé à Arkema », rappelle Christian Votte, secrétaire CGT du comité central d’entreprise.

Derrière les Dunkerquois, qui ont envahi, orchestre en tête, le siège du groupe, il y avait des salariés des cinq autres raffineries Total en France. Dans la ligne de mire, à cause de leurs faibles marges : Feyzin, dans le Rhône, et la raffinerie de Provence, en PACA. « En 2009, ils se sont attaqués à celle de Normandie. Cette année, c’est celle des Flandres. En 2011, cela risque d’être notre tour », craint Karim, employé de la « Med » en Provence. Même inquiétude pour Hakim Bellouz, délégué CFDT à Feyzin : « Nous sommes les plus déficitaires, alors on attend nous aussi de savoir à quelle sauce on va être mangés. »

En attendant d’en savoir plus, l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD-CFE-CGC reste sur sa position. « Nous réclamons le redémarrage de la raffinerie des Flandres et une table ronde sur l’avenir énergétique du pays », déclare Charles Foulard de la CGT. Le 11 février, Total annoncera ses bénéfices 2009, attendus à 8 milliards d’euros. Depuis 2000, le groupe a racheté pour plus de 25 milliards de ses propres actions afin de les annuler. « Faut arrêter les conneries, Total a les moyens de s’adapter aux normes environnementales, au lieu de construire des raffineries polluantes à l’étranger », estime Julie, de SUD, qui travaille sur la production du biogazole, au centre de recherche normand. En début d’après-midi, une délégation constituée de syndicalistes et d’élus locaux a été reçue par la direction de Total. Depuis le début de la grève, de nombreux élus de tous bords sont montés au créneau. Dans le Nord, Alain Bocquet, député (PCF), et Michel Delebarre, maire (PS) de Dunkerque, ont interpellé le gouvernement sur la préservation de l’emploi. Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, s’est vanté hier que sa « volonté a été entendue ». Pour les salariés, ce n’est que partie remise.

Mehdi Fikri

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Retraites, Emploi, Salaires, Industrie

30 Janvier 2010, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 28 janvier 2010
Conférence de presse
Emploi, Industrie, Retraite
Les urgences de 2010

arton36844
http://www.cgt.fr/spip.php?article36841

Le sécrétaire général de la CGT fait le point de l’actualité sociale et revendicative

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Les 35 heures ont dix ans

18 Janvier 2010, 17:40pm

Publié par Daniel JUNKER

35heures.jpgLes 35 heures ont dix ans, mais plus toutes leurs dents…
On ne se presse pas au portillon pour célébrer l’anniversaire de la dernière réduction collective du temps de travail. Trop dévoyée, trop détournée ? En Belgique, la plus puissante centrale syndicale vient, face à la crise, de proposer de passer à la « semaine de quatre jours », sans perte de salaires.

« Il faut passer à la semaine de quatre jours. » Imaginez le pavé dans la mare : la crise économique cogne dur, les déficits budgétaires se creusent, les emplois perdus se ramassent à la pelle, les salaires stagnent, le chômage partiel crève les plafonds, les conditions de travail sont dégradées, le travail fait souffrir aussi… Et un dirigeant syndical vient proposer de réduire drastiquement le temps de travail en passant à 32 heures par semaine sans perte de salaire.

Décalé ? Pas en Belgique en tout cas, où Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB (syndicat d’obédience socialiste, 1,4 million d’adhérents), plaide, depuis le début de l’année 2010, pour une mesure de cette ampleur afin de « partager le temps de travail » et de « réduire le chômage ». « Ce qui nous interpelle, c’est le fatalisme qui semble s’emparer du monde politique et socio-économique, justifie-t-elle. Avec les mesures de relance, on reste sur la défensive. Nous, ce que nous voulons, c’est passer à l’offensive, qu’on prenne des mesures concrètes, non seulement pour maintenir l’emploi, mais aussi pour en créer. La semaine de quatre jours, cela résoudrait un grand nombre de problèmes liés à la mobilité, cela permettrait aussi de mieux concilier le travail et la vie privée. »...
L’effet miroir s’avère saisissant quand, en France, justement, on célèbre dans l’indifférence générale les dix ans de la mise en oeuvre des 35 heures : la seconde loi Aubry sur la réduction du temps de travail avait été votée au Parlement le 15 décembre 1999 et, au 1er février 2000, toutes les entreprises de plus de 20 salariés devaient y être passées. Hormis Lionel Jospin, en tournée nostalgie ces derniers jours, il n’y a plus guère que Nicolas Sarkozy pour ne pas manquer une occasion d’évoquer les 35 heures… Comme un fléau, évidemment. « Nous avons mis fin au carcan des 35 heures, se vantait-il, par exemple, le 6 janvier à Cholet (Maine-et-Loire) lors de ses voeux aux forces économiques. Ce n’est pas une question idéologique. Le problème de la France n’est pas que nous travaillons trop, mais qu’on ne travaille pas assez. »...

Alors que, dans le dernier baromètre BVA publié le 12 janvier, 53 % des Français jugent que les 35 heures ne constituent pas un « handicap pour les entreprises », peut-être l’heure est-elle venue de reprendre l’offensive pour que la réduction du temps de travail soit un « atout pour les salariés  ». La voie est étroite, peut-être, mais en France, elle est libre…

THOMAS LEMAHIEU

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