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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

social

social - économie

3 Mars 2010, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

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Fin de chantage sur le salaire  ?

argUne enquête BVA montre que les salariés ne sont plus disposés à sacrifier leur pouvoir d’achat pour conserver leur emploi. Être mieux payé est leur toute première attente.

Confirmant la multiplication des conflits sur les salaires, une enquête de l’institut BVA montre que le pouvoir d’achat, que les dirigeants de l’économie disaient être passé au second plan du fait de la crise, effectue son grand retour. « Les aspirations salariales dominent tout », affirme Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA. Si 67 % des salariés se disent prêts à accepter un reclassement qui nécessiterait d’apprendre un nouveau métier pour conserver leur emploi, 30 % seulement consentiraient à faire plus d’heures pour le même travail. Ils ne sont que 28 % qui accepteraient de changer de région, et seulement 8 % seraient prêts à voir leur salaire baisser pour conserver leur travail. Une seconde question confirme cette tendance. Quand BVA demande  : « Aujourd’hui dans votre travail, quelle est votre attente prioritaire  ? », la réponse « être mieux payé » caracole en tête (46 %), avant « être reconnu et avoir plus de responsabilités » (22 %), « avoir un travail moins contraignant (horaires, pénibilité, stress, trajets) » (19 %) et « avoir plus de garanties de conserver votre emploi » (12 %). Le chantage à l’emploi exercé par le patronat pour peser sur les salaires semble en prendre un coup. Baisser son salaire est « le dernier sacrifice » que les salariés sont prêts à consentir tandis qu’« être mieux payé est, de loin, leur toute première attente », selon BVA.

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Stress au travail

19 Février 2010, 22:19pm

Publié par PCF Villepinte

Le gouvernement fait disparaître la liste des mauvais élèves

24 heures après la publication du classement des entreprises n’ayant pas conclu d’accord sur le stress, le site du ministère du Travail doit effacer la liste.

L’anecdote en dit long sur les relations entre le gouvernement et les entreprises. Vendredi matin, le ministère du Travail a retiré de son site Internet les listes d’entreprises classées rouge et orange en matière de prévention du stress. La veille, date de publication de ces listes, le ministre Xavier Darcos fanfaronnait pourtant sur les vertus de ce classement, censé inciter les entreprises à avancer sur la prévention. Après la vague de suicides (non interrompue à ce jour, en fait) à France Télécom à l’automne, le gouvernement avait invité par courrier les entreprises de plus de 1 000 salariés à engager avant le 1er février des négociations en vue d’accords ou de plans d’action sur les risques psychosociaux.

Quinze jours après cette date butoir, le ministère a donc décidé de rendre compte du comportement de ces entreprises, en étiquetant en vert celles qui ont conclu un accord avec les syndicats, en orange celles chez qui les négociations sont en cours, et en rouge celles qui n’ont pas entamé de démarche. PSA, GDF Suez, la Sodexo sont ainsi dans le vert, tandis que France Télécom, Decathlon, Sony sont en orange et Picard, GSK, Alyzia, dans le rouge. D’après le ministre, la révélation de ce classement doit provoquer un effet « name and shame », autrement dit « nommer et faire honte ».

L’initiative ministérielle était déjà ridicule, car la simple incitation à conclure un accord, sans regarder son contenu ni contrôler ses effets réels sur les conditions de travail, relève de l’effet de manches. Des syndicats de sociétés classées en vert, comme la Fnac, ont d’ailleurs contesté le bon point donné à leur direction en dépit d’une situation catastrophique pour les salariés. Leur voix n’a pas compté, mais, à l’inverse, la réaction des entreprises a immédiatement été prise en compte par le ministère, dont l’opération com tourne au fiasco. « Á l’issue de la première classification, de nombreuses entreprises classées en rouge ou en orange ont fait part de leurs intentions d’engager ou de poursuivre des démarches en matière de lutte contre le stress. Nous nous employons à préparer une nouvelle photographie de la situation des entreprises », indique le site Internet du Ministère pour justifier la disparition des listes rouge et orange, alors que la liste verte, elle, peut toujours être consultée. Si le gouvernement ne peut « nommer et faire honte » à une entreprise plus de 24 heures, le « nommer et envoyer des fleurs » peut, lui, perdurer.

Fanny Doumayrou

Notre dossier Souffrances au travail


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Profits du CAC 40

18 Février 2010, 22:34pm

Publié par PCF Villepinte

Salaires ou profits : la contradiction explose
 Demain dans l’Humanité, analyse des résultats des principaux groupes financiers et industriels du CAC 40, en regard des revendications salariales du monde du travail.
L’Insee annonce un fort redressement du taux de marge des entreprises en 2010, au détriment des salaires.

Dans sa note de conjoncture de décembre dernier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) note qu’au premier semestre 2010 le taux de marge des entreprises, c’est-à-dire la part des profits dans la valeur ajoutée des entreprises non financières, dans la richesse qu’elles créent, progresserait de nouveau : « au deuxième trimestre, il serait supérieur de 1,4 point à son niveau de la fin 2009 ». Ce redressement s’expliquerait à la fois par les gains de productivité obtenus grâce aux suppressions d’emplois effectuées, et par la suppression de la taxe professionnelle « qui soutiendrait à hauteur de 0,8 point le taux de marge ».

Que s’est-il passé au cœur de la récession, à la fin 2008 et en 2009 ? Les entreprises, confrontées à la baisse d’activité, ont certes engagé rapidement des procédures de réduction de leurs effectifs mais celles-ci n’ont pu aboutir qu’un peu plus tard. De ce fait, en 2008, la part des profits dans la valeur ajoutée s’est effritée avant de se redresser une fois les licenciements réalisés.

Á l’inverse donc, début 2010, selon l’Institut, la part des salaires reculerait, le chômage et la hausse des prix exerçant une pression à la baisse. La part des profits approcherait ainsi l’un des plus-haut historiques, celui de l’année 1998. 412 000 emplois ont été supprimés en 2009 dans le secteur marchand, ceci expliquant cela. Pour 2010, l’Institut estime que l’emploi dans les secteurs marchands devrait diminuer à nouveau de 126 000 postes au premier semestre.

Pierre Ivorra

La suite de notre dossier dans l’Humanité du vendredi 19 février 2010

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Le social attendra

17 Février 2010, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

Un sommet qui reporte le social à plus tard
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La réforme des retraites sera examinée en septembre. Le sort des chômeurs en fin de droits, des salariés victimes de la crise et des fonctionnaires est renvoyé après des élections qui s’annoncent délicates pour l’UMP.

Il n’y aura pas de passage en force en juillet. Mais un projet de loi sera présenté en… septembre. C’est sur la foi de ces deux petits mois que le président de la République a juré, la main sur le coeur, qu’il prendra « le temps qu’il faut » pour la réforme des retraites. Ce calendrier était particulièrement attendu, hier, à l’occasion du « sommet social » qui a réuni Nicolas Sarkozy, les cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) et trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA). Mais, comme pour le reste des sujets abordés, il n’a guère réservé de surprise. À part Laurence Parisot, présidente du Medef, qui a parlé d’un « excellent climat », les syndicats n’ont « pas grand-chose à dire de cette réunion », comme l’a précisé François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.

Les syndicats, réunis hier, se méfient

Des retraites, il n’a donc été question, en surface, que du processus de « concertation » qui débutera mi-avril avec la remise du rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR). Puis, promet le président, des discussions auront lieu « jusqu’en août s’il le faut », pour un projet « présenté au Parlement et voté en septembre », a précisé Raymond Soubie, son conseiller social.

« Ça va aller relativement vite », a commenté Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, preuve pour lui « que les salariés doivent prendre la parole sur ce sujet », donc se mobiliser pour « conforter le système par répartition et maintenir le droit au départ à 60 ans ». Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a aussi considéré le délai « trop court » et réclamé un débat sur les financements qui permettraient de préserver la retraite à 60 ans et de ne pas réduire les droits des fonctionnaires. Jacques Voisin, président de la CFTC, a quant à lui critiqué un débat qui reste enfermé dans les « paramètres du relèvement de l’âge ou de la durée de cotisation ». Les syndicats, qui se sont réunis hier soir pour analyser la situation, se méfient. Avec raison. Car le chef de l’État ne laisse planer aucun doute sur le sens de la réforme qu’il prépare. Appelant les chiffres à la rescousse, comme le fait que « sur 10 retraites que nous versons, il y en a une qui n’est pas financée », il évoque à demi-mot la perspective de nouveaux sacrifices pour les salariés. « Les consensus sont plus difficiles à obtenir dans des situations budgétaires tendues », lâche-t-il, ajoutant : « Que nul ne doute que, le moment venu, je prendrai mes responsabilités. »

Le gouvernement choisit de laisser passer l’orage

Concernant les autres sujets sur la table, le chef de l’État renvoie tout à plus tard. Les sondages montrent une UMP à la peine pour les élections régionales. Le gouvernement choisit donc de laisser passer l’orage. Alors que les syndicats alertent sur une situation de l’emploi qui se dégrade et sur une « sortie de crise » plus qu’hypothétique, le bilan des mesures prises depuis un an (chômage partiel, contrat de transition professionnelle, etc.) fera l’objet d’une réunion en avril. Sur le problème des chômeurs en fin de droits, situation pourtant jugée urgente par les syndicats, il renvoie à l’ouverture d’une concertation entre l’État, l’Unedic et les « partenaires sociaux ». Nicolas Sarkozy a précisé qu’il ne souhaite pas créer une « nouvelle allocation d’assistance » et confirmé la voie « des droits et des devoirs », en clair, soit l’acceptation d’un emploi dans les métiers en tension (bâtiment, etc.) au mépris souvent de la qualification et des souhaits des demandeurs, soit une formation, mais « avec des contreparties ». Seule embellie temporaire : il a accepté de reconduire, pour 2010, l’allocation équivalent retraite, « qui permet de toucher 1 000 euros au lieu de 450 », a précisé Jean-Claude Mailly. Mais pas de réponse à la demande de la CGT d’étudier sa pérennisation. Il enjoint aussi les syndicats et le patronat à reprendre deux négociations qui ont échoué : celle sur le partage de la valeur ajoutée, que Laurence Parisot s’est montrée prête à rouvrir, et celle sur l’extension aux entreprises de moins de 10 salariés d’une mesure d’audience sur la représentativité syndicale.

Quand aux fonctionnaires, Nicolas Sarkozy les flatte et les a assuré de sa « considération », mais il a reconnu mener « une modernisation de la fonction publique sans précédent depuis le début de la Ve République ». Face à ce vaste plan de privatisation de services et d’introduction de critères privés dans le management, incarné par la réforme de l’État (RGPP), la loi sur la mobilité, le salaire au mérite, la loi de financement (Lolf), la réorganisation territoriale de l’État (Reate) ou encore la suppression de la taxe professionnelle, les fonctionnaires ont gagné avec le sommet social la promesse d’une thérapie de groupe avec leur ministre, Éric Woerth, « pour discuter de tous les problèmes qui les préoccupent  ».

PAULE MASSON

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Sommet social : ce que la CGT a dit

16 Février 2010, 17:21pm

Publié par PCF Villepinte

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Voici les principaux axes de l’intervention du secrétaire général de la CGT lors du sommet social convoqué par le chef de l’Etat.

Bernard Thibault était accompagné d’Agnès Naton, secrétaire de la CGT et d’Eric Aubin, membre de la commission exécutive de la CGT (en charge du dossier des retraites)

Cette réunion est sensée définir un « agenda social ». Nous ne pouvons pas faire abstraction du contexte dans lequel elle se situe pour déterminer les priorités à inscrire à l’agenda. Manifestement, le contexte n’est pas du tout celui d’un retour progressif à la croissance.

Les syndicats de salariés viennent de le réaffirmer ensemble : la situation économique et sociale reste très dégradée et très préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes qui subissent durement les conséquences d’une crise qui s’installe dans la durée alors qu’ils n’en sont pas responsables.

Ils constatent qu’au-delà des discours officiels et des constats qui se sont multipliés sur la nécessité d’un changement des règles qui ont prévalu depuis plus de 20 ans, la recherche de la « compétitivité » se poursuit avec les mêmes critères.

La gestion des entreprises emprunte les mêmes recettes : la pression sur les conditions sociales pour espérer un retour des dividendes aux actionnaires le plus vite possible. La machine est censée repartir sur les mêmes bases que celles qui sont à l’origine de la crise.

La CGT pose 5 exigences pour une nouvelle dynamique de croissance :

1. La réduction des inégalités par des mesures fiscales et sociales appropriées.

2. La lutte contre la précarité et contre les suppressions d’emplois.

3. La relance de l’investissement public et privé en lien avec une politique industrielle nouvelle.

4. La création d’un pôle public de financement.

5. Le renforcement des droits et des pouvoirs des salariés sur les choix de gestion et la stratégie des entreprises et des filières.

Réduction des inégalités

- Partage de la valeur ajoutée Malgré les déclarations d’intention, rien n’a été fait pour réduire les inégalités de revenus et pour augmenter la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises. Le Medef a pratiquement bloqué tout examen de cette question malgré la demande présidentielle de 2009.

• Salaires :

- Conditionner les aides publiques à l’accord salarial, suppression pour les entreprises n’ayant pas signé d’accord avant juin 2010.
- L’Etat doit prendre ses responsabilités quant à l’extension des accords de branche (par exemple ceux actuellement frappés d’opposition dans le transport routier et celui concernant les Hôtels-cafés-restaurants).
- Engagement d’une négociation dans la fonction publique.
- Revalorisation du SMIC (1600 euros bruts). 50 % des salaires sont inférieurs à 1 500 euros. Répercussion par négociation de branche sur les grilles de rémunération.
- Minimas sociaux : revalorisation substantielle.
- Retraites : indexation sur les salaires.
- Transports : prime transport obligatoire pour véhicule personnel.

• Logement :

- Développement du logement social à la hauteur de l’urgence.
- Encadrement des loyers.
- Accès au crédit excluant des taux usuraires.

• Travail du dimanche

La Loi du 10 août 2009 accentue les inégalités puisque ce sont essentiellement les femmes et les précaires qui sont les premières victimes. De nouvelles inégalités salariales sont créées entre zones touristiques et « périmètres d’usage de consommation exceptionnelle ». Les jeunes sont également victimes de cette déréglementation et sont victimes du chantage à l’emploi. La CGT demande de redéfinir les contours des secteurs d’activités où le travail du dimanche est nécessaire. Ce sont essentiellement la santé, la sécurité, les transports collectifs, l’énergie et la restauration qui sont concernés.

• Eléments variables de rémunération, intéressement, stocks-options

- Soumission aux cotisations sociales (6,5 milliards pour la protection sociale).

• Rémunération des dirigeants : discuter du montant et des critères.

• Fiscalité

- Mise en place d’une fiscalité plus juste et plus redistributive (les mesures d’allègement ponctuelles instituées en 2009 sur les revenus modestes ont de ce point de vue un impact modeste).
- Suppression du bouclier fiscal et révision des niches fiscales.

• Inégalités Femmes / Hommes

- Lutte contre le temps partiel subi : négociation obligatoire dans les branches professionnelles qui utilisent de façon systématique ce type de contrat (83 % des salariés à temps partiel sont des femmes).
- Mise en place de contrôles (DDTFP) et de sanctions pécuniaires pour les entreprises qui en 2010 ne signent pas un accord de rattrapage de l’inégalité Femmes / Hommes en matière de rémunération et de carrière.

Lutte contre la précarité et contre les suppressions d’emplois

• Instituer un droit suspensif des suppressions d’emplois qui puisse s’appréhender dans une logique de filière. • Le gouvernement doit renoncer aux 35 000 suppressions de postes dans la fonction publique. • Il doit accepter une remise à plat des réformes dans le public mettant en avant l’emploi et l’efficacité sociale des services rendus à la collectivité. • Il doit conditionner les aides publiques (allègements de cotisations, aide à l’emploi, remboursement des aides en cas de suppression d’emploi). • Plusieurs dizaines de milliers de travailleurs sans papiers sont par définition, privés du droit de circulation donc de leur dignité. Ils travaillent, ils cotisent ; la CGT demande donc, comme 11 organisations qui les soutiennent, un réexamen rapide de leur situation sous l’égide du ministère du Travail. • Concernant le chômage

- Les dispositifs actuels concernant le chômage partiel doivent être prolongés mais avec des conditions plus strictes évitant l’alternance du chômage partiel et de forts dépassements d’horaire sur l’année (cf. techniciens et cadres chez Renault).

- La défiscalisation des heures supplémentaires doit être abrogée.

- L’Etat doit poursuivre son engagement financier sur le CTP, conformément à l’engagement pris en 2009 que chaque salarié licencié puisse garder son salaire pendant 1 an et recevoir une formation professionnelle.

- Concernant les chômeurs en fin de droit, la CGT propose d’instituer une cotisation sur les contrats précaires permettant d’apporter plusieurs milliards d’euros à l’UNEDIC afin de prolonger de 3 à 6 mois les droits des demandeurs d’emploi. Le FISO pourrait être le gestionnaire de cette mesure exceptionnelle.

- L’Etat doit assouplir en conséquence les règles d’attribution de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS).

- La CGT demande que l’Allocation Equivalent Retraite (AER) soit reconduite à minima pour 2010 et que sa pérennisation soit étudiée.

• Concernant les jeunes

- Face à l’échec du RSA Jeunes et au nombre très faible de jeunes attributaires de la prime de 500 euros (30 000 au lieu de 250 000 prévus), la CGT renouvelle sa revendication de la mise en place d’une allocation d’autonomie et d’un revenu d’insertion pour les primo demandeurs d’emploi.

- Les contrats aidés (362 000 contrats « initiative emploi » et « d’accompagnement à l’emploi ») ont permis de sortir du chômage des jeunes sans offrir pour autant une perspective d’emploi durable.

• Les retraites

C’est l’un des sujets sur lequel nous sommes le plus attendu à l’issue de cette rencontre.

Le principe d’une nouvelle reforme a été annoncée pour 2010, il serait impensable de rester dans le flou concernant la procédure et le calendrier de cette réforme.

La CGT récuse les déclarations du gouvernement comme des organisations patronales cherchant à justifier des sacrifices pour les salariés (nous remarquons que ce discours est à la mode dans plusieurs pays européens d’abord pour donner des gages aux institutions financières internationales).

L’avenir des retraites est un choix de société, notre pays à les capacités pour conforter le système de retraite par répartition et de maintenir le droit au départ à 60 ans. Cela appelle une autre répartition de richesses créées par les salariés.

Il faut permettre au pays d’avoir une période de débat nécessaire suffisamment longue avant que les décisions ne soient prises.

Nous n’accepterons pas d’être mis devant le fait accompli. Je rappelle que pour la CGT la reconnaissance de la pénibilité de certain métiers (en attente depuis 2003..) devrait être traitée préalablement au rendez vous retraite.

La relance de l’investissement public et privé en lien avec une politique industrielle nouvelle et création d’un pôle public de financement La question de l’emploi est intimement liée à celle de la stratégie de croissance.

La CGT avait rejeté l’opposition entre relance par la consommation et par l’investissement. Les deux doivent être associés.

La question est maintenant posée de savoir quelles suites seront données aux états généraux de l’industrie.

L’approche en termes de filières industrielles reprend ce qu’avance de longue date la CGT.

Le besoin d’une banque de l’industrie pourrait emprunter à la proposition de la CGT de pôle financier public sans toutefois reprendre l’idée d’un livret d’épargne de développement de l’industrie et de l’emploi.

Mais les propositions au stade actuel sont fortement marquées par 3 aides fiscales aux entreprises dont le crédit d’impôt innovation. Il faudrait plutôt commencer par s’interroger sur les 80 milliards d’euros que reçoivent chaque année les entreprises.

Quant aux propositions relatives à la réduction de la contribution des entreprises au financement de la protection sociale, elles doivent être résolument rejetées.

La stratégie qui prétendrait défendre l’industrie française par le moins disant social face aux pays à bas coup de main d’œuvre est perdue d’avance.

Alors que 40 % des effectifs de l’industrie partiront en retraite dans les 5 ans il n’est pas normal qu’aucun plan ambitieux n’anticipe sur la disparition de ces compétences qui sont à renouveler

Renforcement des droits et des pouvoirs des salariés sur les choix de gestion et la stratégie des entreprises

• Le patronat réduit les enjeux de la gouvernance des entreprises vers une réforme des IRP (relèvement des seuils, allègements des procédures obligatoires, sécurisation juridique des entreprises).

• Il faut, à l’inverse, faire avancer par la négociation et si nécessaire par la loi les questions qui ont émergé en 2009, à la faveur de la crise : La répartition des richesses produites dans les entreprises.

- Les droits d’intervention économique des salariés dans la « gouvernance des entreprises » :

* Droit suspensif aux suppressions d’emploi.

* Représentants élus des salariés dans les conseils d’administration des entreprises.

* Représentativité dans les TPE qui doit permettre la mise en place de commissions paritaires régionales par type d’activité : artisanat, économie sociale, professions libérales, agriculture.

L’agenda social doit aussi s’articuler avec le niveau européen. Nombre de décisions nationales sont aujourd’hui déterminées par des normes européennes.

Le gouvernement français consulte insuffisamment les organisations syndicales avant les échéances européennes portant sur les questions sociales.

Il n’est pas normal que Le gouvernement français ne consulte pas les organisations syndicales sur les positions que la France défend à Bruxelles sur des dossiers portant sur le travail, l’emploi, la formation professionnelle ou les affaires sociales, pas plus que sur les politiques sectorielles, les options économiques et monétaires.

Le Comité du Dialogue Social Européen et International, créé en 1998 devient purement formel. Or, des dossiers majeurs font l’objet de débat au niveau communautaire.

A titre d’exemples :

- Quelle sera la position française lors de la révision de la directive « temps de travail » sur l’opt out, le temps de garde et la prise du repos compensateur, sachant que La France est passible d’une procédure d’infraction concernant le droit communautaire et européen sur le temps de travail ?

- La transposition de la directive « services » à minima et dans une procédure opaque pour les services sociaux ne nous convient pas.

 

 

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« Est-ce qu'on peut vivre avec 460 euros par mois ? »

14 Février 2010, 17:50pm

Publié par PCF Villepinte

 

Les quatre organisations de chômeurs AC !, Apeis, MNCP, CGT chômeurs, dans un communiqué commun, appellent à une journée d’action le 26 février, date d’une possible rencontre entre Medef et syndicats sur la question des fins de droits. Les organisations rappellent leur revendication d’un revenu décent pour tous, du retrait de l’indemnisation liée aux ressources du ménage.

Huit ans après la fermeture de l’usine Moulinex de Caen, au moins 200 anciens salariés sont dans une situation critique, explique Maguy Lalizel, de l’association Apic-Mx.


« On dit que pour les chômeurs en fin de droits qui vont toucher le RSA ou l’ASS, il n’y a pas de problème, ils continuent à être indemnisés. Mais est-ce qu’on peut vivre avec 460 euros par mois ? Quel homme politique a essayé de vivre avec ça, alors que le seuil de pauvreté est à plus de 800 euros ? » Maguy Lalizel est une femme en colère. Ancienne ouvrière et syndicaliste chez Moulinex à Cormelles-le-Royal, près de Caen (Calvados), elle anime aujourd’hui l’association Apic-MX [1], qui maintient le lien entre les ex-salariés de l’usine, fermée en novembre 2001. Á ce titre, elle a suivi le destin d’une partie des 1 300 salariés du site — dont 66 % de femmes — jetés à la rue après des années de travail. Huit ans après, le bilan est lourd : sur les 700 adhérents de l’association, 180 sont dans une situation critique, sur le point de basculer dans les minima sociaux. Et encore, une bonne partie des anciens ont été « sauvés par l’amiante », comme ils disent amèrement : l’exposition au poison a permis à la moitié de l’effectif, comme Maguy, de partir en retraite anticipée, leur épargnant quelques années de galère.

« Même si on est fort, le chômage est une vraie souffrance, souligne Maguy. Quand vous avez envoyé 300 CV et reçu seulement cinq ou six réponses, toutes négatives, que votre demande de formation est rejetée, que vous avez cinquante-trois ans, vous vous demandez : à quoi je sers ? est-ce que j’existe encore ? Moi aussi j’aurais pu plonger, comme d’autres. » Il faut en plus subir le discours ambiant, culpabilisant : « On fait des cadeaux sans contrepartie aux banques responsables de la crise, mais, en revanche, le chômeur qui touche 1 000 euros, on l’accuse de pas vouloir bosser, et on lui rappelle qu’il a des droits et des devoirs ! », s’emporte la militante, pour qui le fait de s’organiser, de rester liés après un plan social est un « camouflet pour le Medef, les patrons, le gouvernement ».

Parmi les anciennes collègues, il y a toute la palette de situations. « Pour celles qui sont en ASS ou au RSA, c’est très dur, raconte Maguy. Une fois que le loyer est payé, certaines n’ont que 1 euro par jour pour vivre. J’en ai connu une qui se nourrissait de café au lait avec du pain et de la margarine. Pour des femmes qui ont été indépendantes toute leur vie, c’est une grande honte d’aller aux Restos du cœur. Et puis toute vie sociale disparaît quand la priorité c’est de payer le loyer et de trouver à bouffer. » D’autres ne touchent rien, parce que leur conjoint travaille et que les allocations sont versées en tenant compte des revenus du ménage. « Ces femmes ont fait trente ans à l’usine, elles ont cotisé, mais arrivées en fin de droits elles dépendent de leur mari ! », peste Maguy. Une minorité a retrouvé un CDI. « D’autres s’en sont sorties en tournant en intérim sur toutes les boîtes du coin. Mais avec la crise, ça devient difficile. » C’est le cas de Martine, cinquante-trois ans, qui, jusqu’à présent, avait réussi à travailler huit ou dix mois par an en intérim. « Mais depuis le 11 décembre, je n’ai plus rien. Je suis inquiète car j’arrive en fin de droits en août, et le temps défile à toute allure. » Industrie, ménage, transport, elle est prête à tout prendre malgré sa « facture Moulinex » : deux coudes bousillés qui la font souffrir au travail.

F. D.

Notes :

[1] Affiliée au Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP)



 

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Communiqué de l'Intersyndicale

9 Février 2010, 17:13pm

Publié par PCF Villepinte

Les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies, le lundi 8 février 2010.

Les organisations syndicales conviennent de se revoir le 15 février pour analyser le contenu du sommet social et envisager les perspectives d’action et de mobilisation dès le mois de mars 2010.

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Elles constatent que la situation économique et sociale reste très dégradée et très préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent encore durement les conséquences d’une crise qui s’installe dans la durée.

La situation de l’emploi s’aggrave : plus de 4 millions d’inscrits à Pôle Emploi, 1 million de chômeurs en fins de droit sont annoncés pour 2010.

Le secteur privé continue de subir des plans de suppressions d’emplois. Le gouvernement, au nom de la révision générale des politiques publiques, supprime des emplois au détriment des missions des services publics. La vie au travail se détériore pour les salariés du privé comme du public. Les travailleurs sans-papiers sont dans une situation de non-droit intolérable.

La protection sociale accuse un manque crucial de moyens. Cette situation sociale tendue, faite parfois de violence aux salariés, exige une réorientation des politiques publiques pour réduire les inégalités et renforcer les dispositifs solidaires. Elle nécessite que le patronat assume ses responsabilités sociales et change d’attitude.

Lors du sommet social le 15 février, les organisations syndicales exprimeront leurs exigences d’ouverture de vraies négociations sur ces sujets et d’un véritable dialogue social.

Elles réaffirment, comme elles l’ont déjà fait en 2009, que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique respectueuse des impératifs écologiques.

Concernant les retraites, elles exprimeront leur volonté que toutes les conditions soient créées pour un vrai débat. Nous sommes bien face à un choix de société. C’est notamment la question des solidarités intergénérationnelles qui est posée. Les organisations syndicales n’accepteront pas une mascarade de concertation. Elles ne se laisseront enfermer ni dans un calendrier ni dans un débat qui ne prendraient pas en compte l’ensemble des questions, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité.

Cette situation économique et sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs.

Les organisations syndicales conviennent de se revoir le 15 février pour analyser le contenu du sommet social et envisager les perspectives d’action et de mobilisation dès le mois de mars 2010.

Elles souhaitent parvenir à des constructions unitaires les plus larges possibles pour obtenir des résultats redonnant confiance et espoir au monde du travail.

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François Asensi apporte son soutien aux salariés de Pier Import

8 Février 2010, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

    

 

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              François ASENSI                                                                      

              Député de Seine-Saint-Denis

            Villepinte – Sevran - Tremblay                                        Paris, le 5 février 2010

 

 

 

Communiqué                                                            

 

 

 

 

L’inadmissible mépris de l’actionnaire

pour les salariés de Pier-import à Villepinte

 

 

Après avoir alerté l’opinion publique sur les conditions de leur licenciement, les 150 salariés de Pier-Import attendaient de la rencontre avec l’actionnaire principal de l’entreprise, mercredi après-midi, considération et respect.

 

Les salariés espéraient qu’une discussion de vive-voix ferait ressortir la faiblesse de l’indemnité de licenciement. Quel avenir envisager avec 1000 euros, quand on a donné 7 ans de sa vie à l’entreprise ?

 

Or, l’actionnaire a répondu à la détresse des salariés par une fin de non-recevoir, en ne se présentant pas devant les élus du personnel.

 

Cette attitude inadmissible nourrit la colère des salariés. L’employeur doit assumer ses responsabilités et examiner toutes les options permettant de sauvegarder l’emploi, notamment au travers de reclassements.

 

J’apporte tout mon soutien à la lutte des salariés et à leur refus d’une indemnité de licenciement dérisoire.

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Conseil général de Seine-Saint-Denis

5 Février 2010, 21:45pm

Publié par PCF Villepinte

La CGT refuse une "RGPP version services départementaux"

 

L’annonce du non remplacement de 250 départs en retraite ainsi que le non renouvellement de 150 contrats en 2010 provoque une vive inquiétude dans les services départementaux.

La CGT dénonce "l’agenda social du Président Bartolone" qui se traduit - phénomène sans précédent au Conseil général de Seine-saint-Denis - par l’annonce de 400 suppressions d’emplois en 2010 dans le service public. Elle appelle au contraire Claude Bartolone à mettre toute son énergie (et sa communication) au service de la lutte pour obtenir de l’Etat qu’il règle sa dette au Département (650 M€).

Une bataille qui a donné lieu, rappelons le, à une nouvelle initiative des élus communistes la semaine passée, qui s’était rendus à Matignon pour exiger que le Premier ministre rembourse à la Seine-Saint-Denis le coût de toutes les compétences transférées au Département.

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communiqué de presse de la CGT

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CARTON JAUNE POUR LA DIRECTION SNCF !

3 Février 2010, 22:50pm

Publié par PCF Villepinte

 

Grève nationale du 3 février à la SNCF

COMMUNIQUE

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Le mercredi 3 février 2010, 35,65% de cheminots (à 11H) tous services ont cessé le travail à l’appel des fédérations syndicales CGT – UNSA – SUD Rail et CFDT pour obtenir des moyens supplémentaires (emplois, matériels, financiers…) nécessaires à l’amélioration au quotidien du Service Public ainsi que la satisfaction des revendications sociales.

Cette mobilisation de haut niveau illustre le climat social de plus en plus dégradé à la SNCF, qui avait déjà mobilisé les cheminots lors de la grève le 20 octobre 2009, de la manifestation nationale du 8 décembre 2009 et des différentes initiatives revendicatives dans les métiers.

Les cheminots ne se sont pas laissé abuser par l’enfumage médiatique orchestré par la direction SNCF qui a entouré cette journée d’action.

Des régions SNCF comme Marseille, Reims, Rouen, Clermont, Lyon, Toulouse, Amiens, Metz-Nancy, Lille, Strasbourg… annoncent déjà des chiffres de grévistes supérieurs de 6 à 13% par rapport au 20 octobre 2009. De nombreuses initiatives locales et régionales ont rassemblé près de 2 500 personnes (avec la population) à Miramas, 300 à Villeneuve Saint Georges, 500 à Marseille, 100 à Saint Brieuc, 250 à Bordeaux, 150 à Périgueux, 150 à Saintes, 250 à Nantes, 300 au Mans, 70 à Saint-Nazaire, 500 à Paris Montparnasse, 150 à Paris Saint-Lazare..

Entre autres, la mobilisation se renforce dans l’encadrement. Cela confirme les fortes craintes exprimées par ces catégories quant aux perspectives de voir la SNCF découpée en filiales et éclatée. Ainsi, 62% des cadres ne croient plus  au plan « destination 2012 » de M. PEPY. Certains d’entre eux, de plus en plus nombreux, l’expriment dans les mobilisations et la direction doit en tirer les enseignements.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement et de la direction de la SNCF. Ils doivent assurément adopter une autre attitude que celle de l’autruche et répondre aux revendications portées ce jour par l’ensemble des cheminots.

La politique de «dégraissage des effectifs» conjuguée à celle dogmatique des restructurations incohérentes menées au pas de charge, entraînent des conséquences fâcheuses au quotidien pour les usagers de la SNCF et plus généralement pour les conditions de vie et de travail des cheminots.

La CGT exige un changement radical des politiques menées depuis plusieurs années avec une pause sur les restructurations dictées par « destination 2012 ». Cela passe par une autre organisation de la production, des moyens humains, matériels, financiers.

Afin d’améliorer substantiellement la qualité de service, la CGT revendique la révision du budget emploi pour 2010 par l’augmentation des recrutements au statut de l’ordre de 1 500 à 2 000 embauches supplémentaires. Elle exige également l’ouverture d’une véritable négociation salariale dès maintenant.

La CGT attend, avec les autres fédérations de cheminots, de recevoir dès aujourd’hui des réponses de la direction de la SNCF aux revendications posées dans le mouvement social. Si tel n’est pas le cas, la direction SNCF prendra la responsabilité d’une nouvelle phase de conflictualité sociale.

 

Conformément à l’avertissement unitaire envoyé par les cheminots à la direction, les fédérations CGT – UNSA – Sud rail et CFDT se réuniront en interfédérale dès demain et déposeront si nécessaire une nouvelle Demande de Concertation Immédiate en vue d’une action dont les modalités pourraient être différentes.

La CGT appelle d’ores et déjà les cheminots à rester mobilisés et à se préparer à d’autres perspectives revendicatives.

Montreuil, le 3 février 2010

 

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