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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

social

SOCIAL

12 Avril 2010, 06:32am

Publié par PCF Villepinte

La justice s’empare des suicides à France Télécom
jpg_affiche_gagnons_des_droits-ab4b9.jpgLe parquet de Paris a ouvert, jeudi, une information judiciaire pour harcèlement moral, suite à la série de suicides de salariés de l’opérateur téléphonique, déstabilisés par le plan de suppression de 22 000 postes.

Après avoir forcé les portes de l’entreprise pour émerger sur la place publique, la question des suicides à France Télécom, et de l’organisation du travail qui en est à l’origine, arrive sur le terrain judiciaire. Jeudi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour « harcèlement moral » et « insuffisance du document d’évaluation des risques dans l’entreprise », suite à la plainte déposée en décembre par le syndicat SUD-PTT, et au rapport remis en février par l’inspectrice du travail Sylvie Catala, portant sur la politique managériale de l’ex-opérateur public.

« mise en danger d’autrui »

Le parquet n’a toutefois suivi qu’une partie de l’analyse de la fonctionnaire, qui, outre le harcèlement moral, signalait à la justice une « mise en danger d’autrui du fait de la mise en œuvre d’organisations du travail de nature à porter des atteintes graves à la santé des travailleurs », qualification non retenue par le parquet. Dans son texte de 82 pages portant sur quatorze cas de suicides, l’inspectrice explique que ces événements ne doivent rien à la fatalité, mais découlent d’une « politique mise en œuvre sur tout le territoire national au cours de la période 2006-2009 ». Dès 2005, en effet, la direction du groupe décide avec son plan Next de faire changer 10 000 agents de métier, et de supprimer 22 000 postes, en trois ans. Mais comme les effectifs sont constitués en majorité de fonctionnaires qu’elle ne peut licencier, elle choisit d’utiliser la pression, le managament par le stress, les mobilités forcées, pour inciter les agents à partir de manière « volontaire ».

Le rapport montre que la direction est parfaitement consciente des risques que ces méthodes font peser sur la santé des salariés, puisque des formations dispensées aux cadres exposent les dépressions pouvant découler de la « phase de deuil » vécue par les salariés subissant la restructuration. Par la suite, les nombreuses alertes des délégués syndicaux, des CHSCT, des CRAM, des médecins et inspecteurs du travail, ont été ignorés par la direction, souligne le rapport, qui met en cause les trois dirigeants du groupe de l’époque  : Didier Lombard (ex-PDG remplacé par Stéphane Richard), Louis-Pierre Wenes, ex-directeur général délégué, et Olivier Barberot, directeur des ressources humaines du groupe.

« harcèlement moral »

L’enquête sera confiée à un juge d’instruction du pôle de santé publique de Paris, où pourraient également être centralisées sept ou huit autres enquêtes préliminaires en cours en France, sur des cas individuels de salariés faisant état de « harcèlement moral » par France Télécom. À Besançon par exemple, une information judiciaire pour « homicide involontaire » a été ouverte en mars sur le cas d’un salarié de vingt-huit ans qui s’est suicidé en août dernier. « Des suicides ont déjà été reconnus comme liés au travail, des fautes inexcusables de l’employeur ont déjà été reconnues après des suicides, mais c’est la première fois qu’une plainte en nom collectif portant sur l’organisation du travail arrive au pénal », se félicitait hier Jean-Michel Bénichou, du syndicat SUD-PTT, tandis que le syndicat CFE-CGC-UNSA de France Télécom annonçait qu’il se constituait partie civile.

La direction de France Télécom a répliqué, façon fier-à-bras  : « Le groupe n’a pas de politique de harcèlement qui pourrait générer des suicides » et « n’a rien à redouter dès l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour harcèlement moral », a déclaré son avocate Me Claudia Chemarin.

Fanny Doumayrou

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Sécurité Sociale :

31 Mars 2010, 17:52pm

Publié par PCF Villepinte

Nicolas Sarkozy "flambe" à Columbia... en s'appuyant sur les conquêtes sociales mises en oeuvre par les communistes !

 

"Ca fait jamais que 50 ans qu’on a résolu le problème » de la sécurité sociale.

« Bienvenue dans le club des Etats qui ne laissent pas tomber les gens malades »...

« Chez nous, on ne demande pas sa carte bancaire à quelqu’un qu’on trouve dans la rue et qui a besoin de soins »

C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy s’est fendu d’une grande leçon de "progrès social" lors de son déplacement aux Etats-Unis. 


30 mars 2010

Evidemment, il n’a pas poussé le bouchon de l’offense jusqu’à rappeler à l’Oncle Sam que ces "50 années d’avance" de la France devait tout... à ses ministres communistes d’alors !

En Chef d’Etat responsable, il se sera contenté de rendre un hommage anonyme au communiste Ambroise Croizat, "ministre des travailleurs", et à l’apport du PCF dans les acquis sociaux qui firent et continuent de faire de la France un pays singulier, permettant (encore) à ses représentants de "rouler des mécaniques" Outre-Atlantique !

Allez... Poussons plus fort dans les luttes pour défendre le droit à la retraite à 60 ans. Et Sarkozy fera prochainement une tournée européenne pour rappeler à tous les gouvernements socialistes et de droite qu’en France, on ne laisse pas les salariés crever au boulot après 60 ans !

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LUTTES

29 Mars 2010, 20:31pm

Publié par PCF Villepinte

68 % des salariés pour de nouvelles mobilisations

Une enquête exclusive CSA pour l’Humanité indique l’attente combative du monde du travail après le succès de la journée du 23 mars.

La réunion de l’intersyndicale, ce soir, pourrait décider de nouvelles initiatives unitaires en faveur des revendications. Après l’ampleur inattendue de la mobilisation, le 23 mars, qui avait rassemblé, selon la CGT, 800 000 participants dans plus de 180 manifestations, les salariés semblent en redemander. L’enquête réalisée par CSA pour l’Humanité indique que 63 % de Français souhaitent que les syndicats appellent à poursuivre. L’intersyndicale se réunit ce soir. Elle devra examiner les suites à donner à cette journée interprofessionnelle d’action dans une situation nouvelle après les élections régionales, qui ont sonné comme un désaveu de la politique de Nicolas Sarkozy, et les annonces gouvernementales refusant toute pause dans les réformes antisociales. Les 5 syndicats signataires de l’appel pour le 23 mars, la CGT, la CFDT, l’Unsa, Solidaires et la FSU, y seront, ainsi que la CGC-CFE. La CFTC, pour sa part, souhaite y participer en simple observateur. « Il est trop tôt, selon nous, pour parler de mobilisation à propos des retraites, explique Gabrielle Simon, qui représente la confédération chrétienne. Le moment venu, s’il faut mobiliser, la CFTC en sera. » Force ouvrière continue à faire cavalier seul et ne sera sans doute pas présente. Le 23 mars, elle avait appelé à une mobilisation, mais de son côté.

L’enquête de CSA constitue, pour l’intersyndicale, à la fois un encouragement à se mettre d’accord sur des perspectives d’action et une obligation de parvenir à dégager des initiatives communes. Il faut noter qu’avec 63 % de personnes qui souhaitent aujourd’hui que les syndicats appellent à poursuivre les mobilisations, on se trouve à un niveau supérieur aux 61 % qui répondaient ainsi à la même question posée au lendemain de la première grande mobilisation unitaire de l’an dernier, le 29 janvier 2009. La décision de l’intersyndicale avait été alors la journée du 19 mars 2009, qui avait mis 3 millions de salariés dans la rue. Si on regarde plus en détail, les salariés sont 68 % à souhaiter une poursuite des mobilisations, 84 % pour ceux du public et 63 % dans le secteur privé. Les ouvriers sont 72 % et les employés 75 % à souhaiter que les syndicats prennent de nouvelles initiatives. (…)

Olivier Meyer

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situation sociale

26 Mars 2010, 16:20pm

Publié par PCF Villepinte

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Le secrétaire général de la CGT s’exprimait ce 25 mars devant le congrès de la fédération CGT des mines et de l’Energie à Montpellier. L’occasion de revenir sur la grande journée nationale de mobilisation unitaire interprofessionnelle du 23 mars et de tirer quelques leçons des élections régionales marquées par un record d’abstention et par une défiance à l’égard de la politique conduite par le chef de l’Etat et son gouvernement. Bernard Thibault également évoqué le remaniement gouvernemental dans la perspective de la réforme des retraites.

Extraits

La crise économique partie fin 2008 des Etats-Unis frappe durement les salariés, en France comme dans toute l’Europe. Elle résulte d’années de pression sur les salaires, de longues périodes de récession sociale, de mise en cause des activités industrielles et des services publics. Elle provoque une montée du chômage et de la précarité, avec un impact particulièrement violent dans l’industrie. En sortir nécessite de rompre avec les politiques anti-salariales et antisociales et particulièrement de desserrer l’étau de la finance sur l’industrie et les budgets publics.

Les élections régionales. C’est un désaveu clair des politiques poursuivies qui appellent un réel changement de cap, nous l’avons dit. Constater un tel niveau d’abstention à l’occasion d’échéances politiques, en particulier chez beaucoup de salariés, doit être un sujet de préoccupation pour tous. Les scores obtenus par le Front national à l’occasion de ces élections doivent nous conduire à redoubler d’efforts pour lutter contre l’exploitation des peurs et de l’insécurité sociale, pour agir contre le racisme et la xénophobie.

Remaniement Lundi, la précarité professionnelle a gagné jusque dans les rangs ministériels. Symboliquement, le Ministre du Travail était remercié pour bons et loyaux services, ou plutôt pour mauvais résultat électoral. C’est donc Monsieur WOERTH, auparavant Ministre du Budget, qui lui succède avec un objectif suprême : la réforme des retraites ;

Réforme des retraites. Elle devient LA réforme emblématique pour le Président de la République et sa majorité parlementaire, au point qu’on peut se demander si c’est bien l’avenir des retraites qui les préoccupent le plus ou le besoin d’une démonstration de volontarisme politique considérée comme payante en vue des élections présidentielles de 2012. Nous connaissons la philosophie qui inspire leur raisonnement, c’est celle du MEDEF :

-  nous vivons plus longtemps, il faut donc travailler plus longtemps,
- il y a de moins en moins de cotisants et de plus en plus de retraités

Il faudrait donc repousser l’âge légal de départ en retraite et augmenter la durée de cotisation exigée pour avoir droit à une retraite à taux plein.

Et par conséquent condamner tout le monde, ceux du privé comme du public, à une baisse drastique du niveau des retraites. Sachez qu’hier matin, le MEDEF a exigé du Conseil d’orientation des retraites qu’il étudie les scénarios d’un report de l’âge de la retraite à 65 et à 70 ans ! Et bien, pour la CGT, et je profite de votre Congrès pour le redire, c’est NON ! NON au travail plus longtemps pour avoir moins de retraite, NON à la double peine, chômage ou usure au travail et la fin du droit au départ à 60 ans avec une retraite à taux plein. Le choix d’un pays en matière de retraite est constitutif d’un choix de société.

La CGT a commencé, par une grande campagne, à porter ses revendications, ses arguments et vous y avez contribué. Il n’y a pas de fatalité aux sacrifices, aux reculs sociaux et nous allons continuer d’en faire la démonstration. Oui, il faut des mesures pour assurer la pérennité du système de retraite par répartition et améliorer le niveau des pensions sévèrement écornées par les réformes précédentes. C’est d’abord par l’emploi et un autre partage des richesses produites que passent les solutions. Hier, à l’issue du Conseil des Ministres, Nicolas Sarkozy s’est adressé au pays. Au-delà de quelques messages pour remotiver son camp, il a reconnu la grande sensibilité qui existait sur l’avenir des retraites. Il assure ne pas vouloir passer en force tout en promettant qu’avant 6 mois, les mesures justes et nécessaires seront adoptées. Quelque chose me dit que ça ne sera pas si simple. Nous allons faire face, Chers Camarades. La CGT, avec les fédérations, les unions départementales, va prendre les dispositions en conséquence et je demande à l’ensemble de nos organisations de se rendre disponibles et réactives pour faire face au défi qui nous est lancé et que nous devons relever tous ensemble.

Vers un grand 1er mai dans tout le pays  L’avenir des retraites était, avec l’emploi et les salaires, bien présent dans les 180 manifestations de mardi. Une belle journée ! Déjà parce que le soleil nous accompagnait mais surtout parce que nous avons comptabilisé 800 000 manifestants et de nombreux arrêts de travail dans le privé et dans le public. C’est le résultat du travail militant. Ce succès n’est certainement pas dû aux médias qui depuis mi-février ont fait l’impasse puis se sont efforcés de relayer le message diviseur d’autres syndicats. Mardi, ils ont dû reconnaître que la mobilisation était bien là.  Nous allons poursuivre. On nous dit « pas de changement de cap, on maintient les réformes », sans jamais s’interroger sur leur contenu. Alors, maintenons notre cap nous aussi. La CGT fera de nouvelles propositions d’initiatives d’action unitaire pour avril et pour un grand 1er Mai dans tout le pays.

 

 

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Sur le Blog de François ASENSI

24 Mars 2010, 15:43pm

Publié par PCF Villepinte

la CAF est un amortisseur social fondamental. Ne pas prendre la mesure de la crise qu’elle traverse serait inconséquent.
24 mars 2010 

 

 

asensiEn pleine campagne électorale, dans un courrier daté du 26 février, la situation décrite par le président de la CNAF à Monsieur Darcos  est passée quasiment inaperçue.

Pourtant dans ce courrier, était décrite de façon très précise la crise que traverse l’ensemble des CAF de notre pays et la dégradation du service public que subissent agents et usagers. Le président de la CNAF parle même d’un risque « d’implosion » de l’ensemble de l’institution CAF (découvrez son courrier ici)

Alors que face à la crise économique et au chômage, qui touche en particulier les habitants de notre département, la CAF devrait voir ses moyens augmenter en conséquence, l’impréparation du gouvernement ajouté au dogme aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, produisent des situations incompréhensibles (fermeture d’agences,  attente de plusieurs heures pour les usagers, retard de plusieurs mois dans le traitement des dossiers).

Face à cette situation dont souffre au quotidien les habitants du 93 qui veulent tout simplement avoir accès à leurs droits, j’ai soutenu la démarche du président de la CNAF et demandé au ministre qu’il débloque des moyens humains à la hauteurs des enjeux.

Voici la question écrite que je lui ai fait parvenir.

 » Monsieur le député interroge Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, sur la situation « d’implosion » dans laquelle sont aujourd’hui les CAF, ainsi que vient de l’exprimer le président de la CNAF dans un courrier qu’il vient de vous adresser.

Cette « implosion » se traduit pour les usagers comme pour les salariés par une dégradation jusque là inconnue de la qualité du service rendu au public.

Pour les usagers, cela ce concrétise par des temps d’attente au guichet de plusieurs heures, quand les agences ne sont pas tout simplement fermées. Ainsi, En Seine-Saint-Denis, les accueils des CAF d’Aulnay-sous-Bois, Clichy-Montfermeil et Aubervilliers ont cessé provisoirement de recevoir le public fin janvier et ce sont les agences de Saint-Denis et de Bobigny qui ont vu leur fréquentation exploser.

Pire encore : dans son courrier, le président de la CNAF indique qu’il en est à établir des priorités entre les prestations sociales versées. Voila aujourd’hui la CAF réduit à choisir entre les versements des minimums sociaux et les allocations logements. Autrement dit, c’est tout simplement l’accès à leurs droits dont sont privées les personnes. Et même sur les priorités données, à savoir le versement des minimums sociaux, la CAF n’est pas en mesure d’assurer à 100 % ce versement, mais affiche difficilement 80% de versement dans les temps.

A l’origine de cette situation inacceptable qui pénalise les personnes les plus fragiles, il y a bien sûr la crise économique qui a fait augmenter le nombre de prestataires. Mais voila maintenant 18 mois que le chômage s’envole mois après mois, avec 3,4 millions de chômeurs aujourd’hui. Il était donc possible d’anticiper le surplus de dossiers par une augmentation conséquente du nombre d’agents. Mais pris au piège d’une politique de réduction systématique et aveugle du nombre de fonctionnaires, dans l’ensemble de la fonction publique, aujourd’hui, ce sont les agents sur le terrain, en sous-effectifs, qui subissent la pression d’usagers légitimement en colère.

Dans notre pays, et en particulier dans un département populaire comme celui de la Seine-Saint-Denis, la CAF est un amortisseur social fondamental contre la crise économique. Ne pas prendre la mesure de la crise que traverse cette institution serait inconséquent.

Alors que s’ajoute cette année de nouvelles charges pour la CAF – à savoir les impayés de loyer, le RSA jeunes ou la CMU complémentaire, le député interroge le ministre sur les mesures qu’il entend prendre pour être à la hauteur de « l’implosion » que vit la Caisse d’Allocations Familiales aujourd’hui. »

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Faisons nous entendre plus fort!

23 Mars 2010, 17:42pm

Publié par PCF Villepinte

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Retraites budget

22 Mars 2010, 16:52pm

Publié par PCF Villepinte

 

Avril, pluie de mauvais coups à prévoir

Réforme de la retraite, austérité budgétaire… Malgré le verdict des urnes, le pouvoir sarkozyste ne veut pas renoncer.

Enfermés, la semaine passée, dans le déni du message du premier tour, le gouvernement et l’UMP camperont-ils encore, au lendemain du second tour des régionales, sur leur refus d’infléchir leur politique  ? C’est à craindre. Nicolas Sarkozy a pris les devants, décrétant, dès le 12 mars  : «   scrutin régional, conséquences régionales  ». Une fin de non-recevoir tout juste assortie d’un formel  : «  Cela ne veut pas dire que je ne dois pas écouter les Français.  » Mais le chef de l’État laissait clairement comprendre qu’il n’entendait renoncer à aucun de ses desseins antisociaux annoncés ces dernières semaines.

À commencer par la réforme des retraites, dont le coup d’envoi, de fait, sera donné le 15 avril avec la publication, par le conseil d’orientation des retraites, des projections financières de l’assurance vieillesse. Les besoins accrus de financement qui seront alors mis en lumière devant servir de prétexte pour prôner un nouvel allongement de la durée de cotisation et un recul de l’âge légal de départ. Dans le collimateur également, les hôpitaux, toujours sommés de revenir à l’équilibre budgétaire en sabrant dans leurs effectifs, à l’exemple de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui veut faire une croix sur 4 000 emplois. La résistance opiniâtre des médecins et personnels de l’AP-HP a mis un grain de sable dans la machine, et, devant l’ampleur des mécontentements, l’hypothèse d’un changement de ministre circulait ces jours derniers. Roselyne Bachelot, débarquée, resterait encore à triompher de la politique qu’elle a servie. Or, loin de les voir s’atténuer, il faut s’attendre à un renforcement des contraintes sur l’hôpital comme sur l’ensemble de la protection sociale.

Au nom de la lutte contre les déficits, et sous la pression de Bruxelles, le gouvernement a promis de prendre «  des décisions extrêmement importantes en avril  » pour réduire dépenses publiques et sociales. À l’étude, entre autres, des mesures pour rendre plus impératifs les «  objectifs de dépenses  » pour l’assurance maladie, pour les administrations et les collectivités locales. Mais aussi une réforme du financement de la Sécu, avec la très injuste «  TVA sociale  », qui, a dit Sarkozy, est «  bien à l’ordre du jour  ».

Yves Housson


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Déclaration de la CGT pour la mobisation sociale du 23 mars :

19 Mars 2010, 16:14pm

Publié par PCF Villepinte

Le 23 mars, ensemble, imposons d’autres choix !


4 mars 2010

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Quant aux services publics, le gouvernement persiste à supprimer massivement des postes indispensables à des missions utiles comme la santé, l’éducation, la recherche, la justice notamment. Loin de préparer une sortie de la crise, ces mesures alimentent tous les mécanismes qui nous y ont conduits. La gestion des entreprises emprunte les mêmes recettes : la pression sur les conditions de travail, les salaires, la précarité pour augmenter les dividendes aux actionnaires le plus vite possible.

A la sortie du sommet social à l’Elysée, les organisations syndicales ont affirmé : « le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques ». Elles ont donc décidé d’appeler à la mobilisation pour le 23 mars. Elles « affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités. »

Gouvernement et patronat veulent aujourd’hui faire voler en éclat l’acquis social du droit à partir en retraite dès 60 ans au motif que nous vivons plus longtemps. Pourquoi faudrait-il qu’un tel progrès de société ne bénéficie pas à l’amélioration des conditions de vie ? Faut-il accepter de travailler plus longtemps quand tant de jeunes sont exclus du monde du travail ?

Pour la CGT, la bonne réforme est celle qui assure le droit à un départ à la retraite dès 60 ans avec, pour une carrière complète, un revenu de remplacement équivalent au moins à 75% du salaire net d’activité et au minimum au niveau du smic. Celle qui garantit la solidarité entre les générations, entre les professions dans le cadre du système par répartition.

Pour sortir de la crise, préparer l’avenir, financer la protection sociale et les retraites, relancer la consommation des ménages, il faut augmenter les salaires (notamment porter le SMIC à 1600 euros bruts), garantir, préserver les emplois et le tissu industriel. Les profits réalisés début 2010 atteignent les records historiques de 1998, confortés par la destruction des emplois et les sacrifices imposés sur les salaires. C’est par le travail de millions de salariés que se bâtissent les richesses de notre pays. Sortir de la crise, préparer l’avenir, conforter nos services publics, assurer le financement des besoins sociaux, des retraites demande un autre partage de ces richesses. Il y a urgence !


Les salaires, l’emploi, les retraites, les services publics sont au cœur d’une série de conflits en France et chez nos voisins européens. Dans l’Hexagone, pas plus qu’ailleurs, les salariés, les populations ne se résignent pas à payer les frais d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

En France, les mesures prises par le gouvernement n’ont apporté aucune réponse aux urgences sociales. Allègements de « charges patronales », suppression de la taxe professionnelle, aides massives aux banques n’ont fait que restaurer et conforter les profits des entreprises, sans permettre une reprise de l’activité et une baisse du chômage. Et le patronat en redemande plus !

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le tract de la CGT

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salaires

18 Mars 2010, 12:51pm

Publié par PCF Villepinte

 

Pas de parenthèse électorale pour les luttes

Le contexte électoral n’a pas fait taire les conflits sociaux. À quelques jours de la mobilisation interprofessionnelle du 23 mars, le climat social est électrique sur les salaires dans beaucoup d’entreprises privées.

C’était déjà devenu vrai pour les précédents scrutins. Mais la tendance semble s’installer  : il n’y a plus de parenthèse électorale pour les luttes. À quelques jours de la mobilisation interprofessionnelle du 23 mars, le climat social est bouillonnant. Enseignants, magistrats, personnels des hôpitaux, médecins, professionnels de la petite enfance et beaucoup de salariés d’entreprises du secteur privé manifestent ou se mettent en grève, témoignant d’un climat revendicatif qui n’est pas pour rien dans la sanction que vient de subir l’UMP lors du premier tour des élections régionales, dimanche. Dans un communiqué, la CGT voit dans les résultats électoraux «  l’expression d’un fort mécontentement des salariés vis-à-vis de la politique économique et sociale défendue par le président de la République  ». À l’initiative de l’intersyndicale CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, les salariés sont appelés à s’exprimer de nouveau, cette fois dans la rue et par la grève, mardi prochain, à l’occasion de la journée interprofessionnelle sur l’emploi, les salaires et les retraites. Dans l’ombre du débat électoral, la préparation de ce 23 mars s’organise.

le pouvoir d’achat devrait encore reculer

Depuis les grandes mobilisations de 2008 et 2009, qui avaient rassemblé jusqu’à 3 millions de personnes, il se passe exactement ce que les salariés redoutaient  : malgré les grands discours sur la moralisation du capitalisme, le gouvernement et le patronat leur font payer la crise. Et, sauf si la sanction est telle, dimanche, pour le second tour, que Nicolas Sarkozy ne puisse plus rester sourd, le pire est à venir. Au nom de la réduction des déficits publics, la fonction publique va être dépecée (et les services qui vont avec). Au nom de l’égalité de traitement entre secteur public et privé, les critères de départ en retraite vont être durcis. Déjà, la revalorisation des pensions qui se profile pour le 1er avril ne serait que de 0,9 %. Quant au pouvoir d’achat, déjà largement entamé par les suppressions d’emplois et le chômage partiel, il promet de reculer encore. L’inflation repart à la hausse (+ 0,6 % en février, et + 1,3 % sur un an) mais la plupart des entreprises cherchent à imposer des augmentations salariales qui plafonnent à 1 %. «  Chez Thales, malgré des résultats négatifs, 100 millions d’euros sont provisionnés pour être distribués aux actionnaires en juin prochain. Et ce, alors que la proposition d’augmentation pour les salariés est de 1 %  », témoigne Laurent Trombini, coordinateur CGT du groupe. Le 18 février dernier, qui devait être la dernière séance de négociation avec la direction, des milliers de salariés ont débrayé et 10 000 signatures étaient rassemblées en deux jours sur la pétition syndicale. «  Il faut remonter longtemps en arrière pour voir une telle mobilisation  », souligne le syndicaliste. La journée d’action suivante, le 11 mars, a rassemblé encore plus de monde. L’intersyndicale appelle de nouveau à faire grève aujourd’hui. «  Après des années de sacrifices, les salariés veulent que leur travail soit reconnu et demandent un juste retour sur investissement  », assure Laurent Trombini. Les salariés du groupe Safran manifestent aussi aujourd’hui (voire point de vue ci-contre), à l’appel de l’intersyndicale. «  Prospérité pour les actionnaires, austérité pour les salaires  », dénonce le communiqué de la CFDT. «  Chez Vinci, les salariés payent la crise, pas les actionnaires  », entonne aussi la CGT du groupe de BTP, appelant à s’exprimer le 23 mars, puis lors de l’assemblée générale des actionnaires, le 6 mai. Certains rapports de forces parviennent à imposer des reculs. Chez Danone produits frais, la direction a concédé 2 % d’augmentation au bout de deux jours. Celle de Système U a dû aussi céder du terrain après cinq jours de blocage d’entrepôts. Les salariés de Renault sont parvenus à arracher une prime de 500 euros.

le medef toujours aussi peu partageur

Dans un contexte où, malgré la crise, les actionnaires, les grands patrons ou les traders continuent d’être grassement rémunérés (1,8 milliard d’euros de bonus pour 8 000 traders en 2009), l’atonie des salaires est vécue comme une injustice. Il y a un an, le président de la République promettait d’ouvrir le débat sur le partage des richesses dans les entreprises, proposant même un partage en trois tiers (salariés, capital, investissements) et menaçant d’une loi si les «  partenaires sociaux  » ne se mettaient pas d’accord. Promesse non tenue. Le Medef a freiné des quatre fers. Nicolas Sarkozy a relancé le débat en janvier et a de nouveau promis une loi dans trois mois. Le Medef veut bien «  informer  », mais il se montre toujours aussi peu partageur. Pour sa présidente, Laurence Parisot, «  les marges de manœuvre  » des entreprises sont trop faibles pour augmenter les salaires. Ne reste plus, pour les salariés, qu’à donner de la voix.

Paule Masson

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France télécom

10 Mars 2010, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

 

L’organisation du travail en cause chez France telecom

Le cabinet Technologia a remis hier un rapport sur la prévention des risques psychosociaux à France Télécom. Le management à l’oeuvre dans les groupes capitalistes et aujourd’hui dans les entreprises publiques est mis en accusation.

La crise est profonde et elle ne pourra « se résoudre sans un travail ambitieux, précis, récurrent et qui mettra l’homme et la qualité de son travail au centre des process  ». C’est ce qu’a voulu signifier le cabinet Technologia, hier, à la direction de France Télécom. Chargé par l’opérateur de remettre en mai un plan de prévention en matière de santé et de sécurité au travail après la vague de plus de 40 suicides en deux ans chez les salariés du groupe, le cabinet d’expertise a souhaité présenter une « note d’étape intermédiaire » dès maintenant en mettant en avant deux raisons. D’une part, entre 7 et 9 suicides, selon les sources, ont eu lieu chez France Télécom depuis le début de l’année 2010. D’autre part, le nouveau directeur général Stéphane Richard n’a, selon le cabinet, « ni passé ni passif France Télécom. Il dispose de quelques semaines pour impulser un changement radical ».

PRESSION SUR LES SALARIÉS

La note de Technologia pointe un certain nombre d’éléments de diagnostic de la crise qui dessinent un bilan accablant pour l’entreprise et ses méthodes d’organisation : « Complexité, voire opacité de l’organisation matricielle », « réorganisations sans raison d’être pour les salariés », « destruction des collectifs de travail et parfois des outils de travail », « mise en concurrence des salariés »… Les « clivages permanents entre les objectifs affichés et les objectifs réels perçus » conduisent au sentiment de « perte d’efficacité », à la « perte de sens du travail ».

Sont dans le même ordre d’idées clairement mis en accusation les « objectifs trop élevés et qui vont en augmentant dans une perspective de dépassement à tout prix qui peut au contraire être contre-productive et démotivante », les objectifs quantitatifs « trop souvent rappelés », « se traduisant par une mise sous pression des salariés » et les « dimensions qualitatives du travail très mobilisées par les salariés et peu, mal ou pas reconnues ». Sont enfin montrés du doigt l’opacité dans le système de promotion ou de la mobilité, l’absence de « dialogue », « d’esprit critique », de « réflexion collective ». Ce sont en fait les méthodes managériales du toyotisme, celles que les grands groupes à la recherche de la seule rentabilité mettent en oeuvre, celles que le gouvernement veut aujourd’hui appliquer à la fonction et aux entreprises publiques, qui sont ici clairement mises en cause.

QUESTION DE L’EMPLOI ABSENTE

Face à un tel diagnostic, on pouvait attendre des préconisations plus musclées. C’est en tout cas l’avis des syndicats.

Patrick Ackermann, délégué central de SUD France Télécom, regrette l’absence totale de la question de l’emploi dans les préconisations du cabinet d’expertise. Le syndicat revendique la création immédiate de 5 000 postes et un plan de recrutement sur cinq ans. Mêmes regrets pour la CGT. Christian Matorel, représentant de la CGT au comité central d’entreprise, précise que « les préconisations de Technologia sont, sur certaines questions, en dessous de ce qui a été obtenu lors des premières négociations avec la direction ». Un premier accord partiel a été signé par la CGT, la CFDT et la CFTC, qui garantit une stabilité de trois ans sur leur poste de travail pour les mobilités à l’initiative de l’employeur.

Selon l’accord, les organisations syndicales seront consultées avant toute réorganisation de service. Pour la CGT, ce sont les négociations qui décideront des réponses à apporter à la crise de France Télécom, et non les préconisations de Technologia. « Il faut mettre en cause l’organisation du travail, précise Christian Matorel. On empêche les salariés de faire correctement leur travail. Il faut de bonnes conditions de travail pour que les salariés puissent répondre aux besoins de la population en matière de télécommunication. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. »

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