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social

Une mobilisation appelée par l’opinion publique

14 Septembre 2010, 22:02pm

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 14 Septembre 2010

social-éco

À la veille du 15 septembre et à quelques jours de la journée interprofessionnelle du 23, le sondage CSA pour l’Humanité constitue un point d’appui pour les organisations syndicales.

Après l’immense mobilisation du 7 septembre, l’opinion publique ne semble pas désarmer. Bien au contraire. Le sondage que nous publions, réalisé par l’institut CSA pour l’Humanité, montre que 68 % des Français souhaitent que « les syndicats appellent à poursuivre la mobilisation ». En décidant le 8 septembre d’une journée d’initiatives fortes pour demain, jour du vote de la loi en première lecture à l’Assemblée nationale, et surtout d’une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations le jeudi 23 septembre, l’intersyndicale se trouve pleinement en phase avec une majorité de Français.

68 % pour la poursuite de l’action, c’est mieux qu’après les journées d’actions interptofessionnelles des 23 mars 2010 et 29 janvier 2009 qui voyaient à respectivement 63 % et 61 % des sondés souhaiter la poursuite du mouvement. Cette combativité se retrouve à 86 % parmi les sympathisants de gauche, confortés sans doute par le fait que toutes leurs formations se retrouvent dans le rejet de la réforme Sarkozy. Le seul électorat qui ne souhaite pas majoritairement la poursuite de la mobilisation est celui de l’UMP. Mais un tiers des sympathisants UMP s’y dit tout de même favorable.

 Toutes catégories sociales confondues

L’envie que les syndicats continuent leurs actions est majoritaire dans toutes les tranches d’âge, mais surtout chez les plus jeunes, puisque c’est le cas de 76 % des 18-24 ans et de 78 % des trentenaires. Elle est également majoritaire dans toutes les catégories sociales, mais très largement chez les employés (80 %) et les ouvriers (73 %). Il est à noter que, alors que la rentrée universitaire doit intervenir dans les prochaines semaines, les étudiants se déclarent favorables à la poursuite de la mobilisation à 83 %.

 Les initiatives se multiplient

Cette combativité s’exprime alors que l’opinion est soumise à une pression considérable. Le gouvernement mise sur une posture inflexible pour la décourager. Mais le soutien aux initiatives de mobilisation se renforce surtout parce que les arguments du gouvernement en faveur de sa réforme ont de moins en moins de prise.

L’opinion s’affirme de plus en plus opposée à la mise à mal du droit à la retraite à soixante ans. Une évolution qui nourrit la confiance des syndicats. En prélude à la journée de demain, les initiatives se multiplient en direction des députés. Hier, des militants de la CFDT ont occupé la permanence du député UMP du Puy-de-Dôme Louis Giscard d’Estaing à Chamalières. Demain, 7 syndicats de l’Île-de-France appellent à un rassemblement à la mi-journée place de la Concorde à Paris, face à l’Assemblée nationale. À la RATP, la CGT a déposé un préavis de grève pour la journée du 15 septembre de 10 heures à 17 heures. L’Union des fédérations de fonctionnaires CGT a déposé un préavis couvrant la période du 15 au 23 septembre afin de couvrir, dans la fonction publique d’État et territoriale, « toutes initiatives décidées sectoriellement ou localement ». Pour le 23, appels à la grève et préavis se multiplient. Dans plusieurs secteurs, les syndicats demandent aux salariés de réfléchir à une reconduite de la grève après le 23 septembre.

Olivier Mayer

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Pouvoir d’achat : -15 € par mois par rapport à 2009

26 Août 2010, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 25 Août 2010

 

 

Selon une enquête de 60 millions de consommateurs, le magazine de l'Institut national de la Consommation (INC) à paraître jeudi, le pouvoir d'achat des ménages français est en baisse sur un an.

Sous l’effet de l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages français aurait reculé de 0,4 % entre juin 2009 et juin 2010. C’est ce que révèle l’indice que 60 millions de consommateurs publie pour la septième année consécutive. Le magazine souligne que la montée des « dépenses contraintes » affecte particulièrement les ménages les plus modestes.

L'évolution du pouvoir d'achat est calculée sur la base du revenu mensuel disponible par ménage en juin, soit 3.228 euros, et tient compte de l'évolution des prix, du nombre de ménages et de leurs dépenses effectives. « La modeste augmentation du revenu des ménages a été effacée par l'inflation », explique Marie-Jeanne Husset, directrice de la rédaction de 60 millions de consommateurs. La hausse de 32 euros du revenu mensuel a été annihilée par l'inflation, que l'INC établit à 47 euros. Concrètement, chaque mois, ils ont 15 € de moins à dépenser qu’il y a un an.

Dans le détail, on retient d’abord l’augmentation des prix de l’énergie : carburants (+12 %), fioul domestique (+24 % !), gaz (la facture augmente de 130 € en moyenne), électricité (+3% ce 15 août),… « A ce rythme, se chauffer deviendra bientôt un luxe », note amèrement le mensuel. Le rayon alimentation n’est pas en reste. La forte hausse du prix des fruits est aussi confirmée (+14 % en un an) ; une enquête de l’association Familles rurales révélait par ailleurs mardi que les fruits et légumes bio sont  presque 70% plus chers que les conventionnels. Seuls les prix du lait, des fromages et des œufs baissent un peu (-2 %). Enfin, les ménages modestes subissent la hausse de 3% du prix des pièces détachées au rayon automobile, qui rend la réparation plus couteuse quand le neuf reste pour beaucoup inaccessible.

A première vue, ces conclusions semblent contredire celles de l'institut statistique Insee, qui voit toujours croitre le pouvoir d'achat des ménages. Selon les derniers chiffres de l’Institut publiés en juin et qui concernent l’année 2009, il a progressé de +1.6 % en 2009 (+0.5 % en 2008). Cette évolution s’expliquerait par la baisse du taux d’inflation (prix en baisse de 0.6 % en 2009) engendrée par la crise immobilière et financière internationale. Alors pourquoi ces deux analyses contradictoires ? Il faut en préalable noter que l’INC se base sur les données de l’Insee : mettons donc de côté les suspicions de complots et autres modifications des données fondamentales. Marie-Jeanne Husset avance surtout des différences de méthode : « La différence par rapport aux chiffres que communique l'Insee, c'est que nous calculons le pouvoir d'achat par ménage et non pas pour l'ensemble des ménages ». « La deuxième différence, c'est que nous intégrons l'achat immobilier [prix en hausse cette année selon les notaires, ndlr], alors que l'Insee continue à considérer que l'achat immobilier est un investissement et non un acte de consommation », ajoute-t-elle.

En réalité, les deux indices ne sont pas incompatibles, car ils ne correspondent pas à la même période. Une augmentation du pouvoir d’achat en 2009 puis une forte diminution sur le premier semestre 2010 rend logique une diminution sur la période juin 2009 – juin 2010. Selon l’Insee, l’amélioration du pouvoir d’achat l’année dernière trouvait essentiellement sa source dans le « mouvement de désinflation et la hausse des prestations sociales » qui caractérisaient le premier semestre 2009. D’ailleurs, le pouvoir d’achat a commencé à stagner dès que l’inflation est repartie à la hausse au 4e trimestre, les salaires - quasiment gelés - ne permettant pas de compenser. Aussi l’Insee était-il pessimiste pour 2010 : « au premier semestre, [le pouvoir d’achat] ralentirait sensiblement (+0.5 % en moyenne) », prédisait l’institut. On attend maintenant ses chiffres officiels pour le premier semestre 2010 et la manière dont le gouvernement voudra les faire interpréter.

Mickaël Guiho

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L’inégalité salariale sur le gril

18 Août 2010, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

 

Politique - le 17 Août 2010

événement

L’écart de salaire, de 30 %, entre hommes et femmes ne diminue plus. Une étude de l’OFCE pointe le comportement des employeurs qui pénalisent les femmes pour le « risque d’interruption de carrière ». La Cour de cassation donne raison à une salariée victime de discrimination salariale en raison de son sexe.

Coup sur coup, l’actualité vient d’apporter deux bonnes nouvelles pour la cause de l’égalité salariale hommes-femmes. En dépit des discours, et de nombreuses lois, les rémunérations des salariées accusent toujours un retard de 30 % sur celles des hommes. Après un mouvement de réduction des écarts, lié à l’entrée massive des femmes sur marché du travail et au rattrapage du niveau d’éducation des hommes, force est de constater que le progrès vers l’égalité patine. Pourquoi ce blocage ? Publiée en juillet dans la revue de l’OFCE, une étude fait notablement progresser l’analyse sur le sujet. Les auteurs se sont penchés sur l’impact des enfants sur la vie professionnelle et ses implications sur les salaires, chez les femmes de 39-49 ans. On sait que, dans le contexte d’un partage des tâches domestiques et des soins aux enfants demeurant très inégal, nombre de mères se retirent de l’emploi, ou recourent au temps partiel. L’étude montre d’abord, sans surprise, que cela a de sévères répercussions sur le niveau des rémunérations : les femmes qui ont connu des ruptures de carrière perçoivent 23 % de moins que celles qui ont pu rester dans l’emploi. Une différence qui s’explique, logiquement, pour l’essentiel, par l’expérience, l’ancienneté, que ces dernières ont pu accumuler, à la différence des autres.

Mais pourquoi ces femmes qui, mères ou non, n’ont pas interrompu leur carrière, gagnent-elles en moyenne 17 % de moins que leurs collègues masculins de la même classe d’âge ? Écart d’autant plus étonnant que cette catégorie de femmes est plutôt davantage diplômée que les hommes (19 % ont au moins le niveau bac + 3, contre 17 % d’hommes). L’explication tient dans le poids des normes, des représentations, qui façonnent le comportement des employeurs. « Tout se passe, indique l’étude, comme si les femmes qui n’ont jamais eu l’intention d’interrompre leur carrière n’ont pas pu envoyer un signal crédible aux employeurs sur leur engagement à long terme et qu’elles ont été considérées susceptibles de sortir du marché du travail pour raisons familiales ». Pèse sur elle le « soupçon d’être avant tout des mères (ou futures mères) désireuses de quitter le marché du travail, temporairement ou définitivement ». D’où, entre autres, le fait que, lors des promotions, les patrons « privilégient a priori les hommes ».

Le deuxième événement est l’arrêté rendu le 6 juillet par la Cour de cassation. Le jugement donne raison à une salariée qui s’estimait victime de discrimination salariale en raison de son sexe, après avoir comparé sa situation avec celle de collègues masculins. Avec une ancienneté plus importante et un niveau d’études similaire, cette femme, une DRH, était moins bien payée que ces hommes, directeurs chargés de la politique commerciale et des finances de la même entreprise, membres comme elle du comité de direction. La Cour a retenu, par-delà les différences de fonctions, « une identité de niveau hiérarchique, de classification, de responsabilité, une importance comparable dans le fonctionnement de l’entreprise, chacune exigeant en outre des capacités comparables ». Ce verdict pourrait donner un coup de fouet au combat pour l’égalité salariale. En validant la méthode de la comparaison des postes, il devrait encourager les femmes, qui occupent le plus souvent des emplois sous-évalués, à réclamer le même salaire pour des emplois « de valeur comparable. »

Yves Housson

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Une croissance économique bridée

29 Juillet 2010, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Plusieurs instituts de conjoncture prévoient un nouveau ralentissement de l’activité en France. En cause notamment la dégradation de l’emploi et des salaires et la politique d’austérité du gouvernement.

Prudence : c’est le mot d’ordre qui s’impose à la plupart des analystes économiques dans leurs appréciations du devenir de la reprise en France et en Europe. Prudence, notamment après l’annonce par l’Insee, vendredi dernier, d’une baisse de la consommation des ménages de 1,4 % en juin. L’institut a précisé que la consommation des ménages en produits manufacturés a reculé de 0,9 % au 2e trimestre 2010 après une chute de 1,9 % au 1er. Sur l’ensemble de l’année, elle augmenterait au total de 1,2 %, soit plus qu’en 2008 et 2009 mais en deçà des années précédentes, où elle progressait de 2,5 % l’an.

Dégradation du marché du travail

Pour les économistes du Crédit agricole, point de doute, si la « consommation privée (est) bridée », cela tient à « la faiblesse des revenus en sortie de crise ». Ils rappellent que « le revenu disponible est le principal déterminant de la consommation privée en France… Or, la dégradation du marché du travail français maintient actuellement sous pression les revenus des ménages. L’emploi marchand a, en effet, baissé de 2,1 % en 2009. Dans ce contexte, les revenus d’activité (en valeur) ont nettement ralenti ». Si les salaires fixes ont résisté en 2009, le total des rémunérations a, lui, plutôt été freiné (+ 1,3 %) du fait de la baisse des parts variables et « cette tendance s’est poursuivie au premier trimestre 2010 ». Pour la suite, le service d’études économiques avoue sa perplexité mais craint que « l’ajustement des finances publiques » mis en œuvre en France et en Europe n’incite les ménages à « augmenter leur taux d’épargne, en anticipation d’une hausse des impôts ». Compte tenu de tout cela, il en conclut que « la consommation privée ne pourra pas être un moteur dynamique de la croissance en France à court et moyen terme ».

« Freinage en vue », indique pour sa part le service de recherche de BNP Paribas dans sa note de juillet-août. Il justifie cette affirmation en pointant du doigt les « plans de réduction des déficits budgétaires » dont l’effet jouera à plein à partir de 2011. Il remarque que « les données conjoncturelles les plus récentes montrent que, après une faible progression au 1er trimestre (0,1 %), l’activité a probablement retrouvé au 2e trimestre une croissance plus vigoureuse (autour de + 0,5 %). La reprise devrait se poursuivre cet été, mais pourrait commencer à marquer le pas en fin d’année, cette baisse de régime étant annonciatrice d’un freinage plus marqué en 2011 ».

Les conséquences risquent d’être en cascade. En effet, la faible croissance actuelle est en grande partie tirée par les exportations, notamment vers les pays de l’Union européenne. Or, l’engagement partout sur le continent de politiques de réduction des dépenses publiques va probablement avoir un impact sur le commerce intra-européen. Ce scénario souligne la dangerosité de ces politiques de restriction de la dépense publique qui visent avant tout, comme l’a récemment rappelé la chancelière allemande, Angela Merkel, à « préserver la stabilité de l’euro ». Oui, l’austérité tue la croissance.

Pierre Ivorra

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GM : un chantage qui porte ses fruits

21 Juillet 2010, 05:50am

Publié par PCF Villepinte

A Strasbourg les salariés de General Motors ont voté à 70 % en faveur du plan de reprise proposé par la direction

 

Social-Eco - le 20 Juillet 2010

 Ce référendum organisé par les syndicats approuve donc la récupération du site par la General Motors Company (GMC). Mais un tel vote - concrétisant un gel des salaires sur deux ans et une suppression d’un tiers des 16 jours de RTT - ne peut être qu’un vote par défaut. Il s’apparente pour Jean-Marc Ruhland, délégué CFDT, à « la moins pire des solutions ».

Le référendum, à simple valeur consultative, était organisé par la CFDT, la CFTC et la FO. Après ce résultat favorable, il reviendra aux délégués syndicaux de signer les accords avec la direction ce qui devrait intervenir, au plus tard, vendredi. En contrepartie du gel des salaires et de la suppression d’une partie des RTT, la reprise du site par GMC s’accompagne d’une garantie pour un carnet de commande acceptable jusqu’en 2014. Au final, ces mesures conditionnent une diminution du coût de la main d’œuvre de 10% ! La CGT est le seul syndicat à s’opposer au plan de reprise proposé. Robert Roland, syndicat CGT, dénonce « toute la pression et le chantage à l’emploi de la direction ». Pour GMC, il s’agira d’obtenir la participation de la CGT à l’accord final. Mais cette dernière s’inquiète d’un « recul social » et maintient son opposition ce qui pourrait compliquer les négociations. S’accrocher à une telle position s’annonce rude face à la pression des dirigeants et des trois autres syndicats qui ont obtenu par voie de référendum le soutien d’une majorité des salariés.

 GMC avait entamée sa chute en 2008. Symbole de la crise du secteur automobile, l’entreprise n’avait pas hésité à répercuter ses difficultés financières sur les conditions de travail de ses salariés dans plusieurs de ses usines. Le cas présent révèle une nouvelle fois la toute puissance de la direction et l’absence d’un dialogue de fond incluant les salariés. A choisir entre le chômage et une détérioration des conditions de travail, la décision se fait par pur pragmatisme économique. Car il faut bien continuer de vivre. Aujourd’hui même, un Comité d’entreprise exceptionnel doit déterminer les projets d’accords à venir. L’usine de fabrication de boîtes de vitesse et ses 1150 salariés semblent sur le point de se résoudre aux exigences de la direction. Difficile à accepter sachant que le groupe New GM a renoué avec une phase de bénéfices importants.

Lorsque l’on analyse des situations similaires, concernant la fermeture d’usines en France, le discours de la CGT apparait totalement fondé. En effet, à de multiples reprises les dirigeants menacent de licenciements massifs afin d’obtenir une réduction des coûts de la main d’œuvre. Ce fût le cas pour Bosch à Vénissieux, Goodyear à Amiens. Le fabricant de pneumatiques Continental à Clairoix dans l’Oise constitue un autre exemple flagrant et navrant. Après avoir accepté un retour aux 40 heures de travail hebdomadaire en septembre 2007, le groupe allemand avait annoncé à la surprise générale la fermeture du site en mars 2009. Les inquiétudes des salariés GM de Strasbourg se basent donc sur une rationalité violente mais réaliste. A Strasbourg la direction a ouvertement prôné un abaissement des coûts de main d’œuvre comparables à ceux pratiqués au Mexique où GMC a menacé de délocaliser. Chantage ouvert, accords forcés sur une augmentation du temps de travail, il y a dans cette affaire quelques comportements qui forcent à l’obédience des plus pauvres.

Sous la pression des autres syndicats la CGT devrait vraisemblablement accepter l’accord. De plus, la perspective du chômage et ses conséquences ouvrent la voie à un pragmatisme des plus cyniques. Le plan de reprise ne garantit en rien un avenir serein. Les expériences des salariés de Continental ou Bosch, précédemment évoqués, nourrissent cette crainte. Dans cette période de négociations les prochains jours s’annoncent déterminants quant au destin du site GM de Strasbourg et de ses salariés.

Matthieu Windey

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Monde

3 Juillet 2010, 06:18am

Publié par PCF Villepinte

- on 2 Juillet, 2010

 

Le Forum social européen cherche sa voie face à la crise

 

Les travaux du rassemblement ont commencé hier matin à Istanbul en Turquie. Dans un certain désordre, les militants de toute l’Europe tâchent d’ouvrir un espace de résistance coordonnée à la casse sociale générale.

Istanbul (Turquie),

envoyé spécial.

Istanbul, c’est Byzance ou c’est le bazar ? Un peu, voire beaucoup, des deux pour les altermondialistes qui s’y retrouvent depuis l’ouverture officielle, hier matin, du Forum social européen (FSE). Dans les allées de l’université technique d’Istanbul, dans les salles de cours et les amphithéâtres, sous les portraits de Mustafa Kemal Atatürk à tous les âges de sa vie, les militants tombent dans les bras les uns des l’autre, s’embrassent et, ensuite, ils pestent contre l’organisation, un brin chaotique, de l’événement. Rien n’a été facile pour le comité d’organisation de Turquie, composé de syndicats, forts mais guère investis, et de groupuscules, faibles mais activistes. Du coup, au début de ce FSE, le sixième, c’est la pagaille : pas de traductions, changements de salles inopinés, séminaires repoussés ou annulés… Mais, après une première manifestation, mercredi soir, qui a rassemblé plusieurs milliers de participantes, turques et kurdes en tête, à l’initiative de la Marche mondiale des femmes, tous les délégués s’organisent pour réussir le forum.

 

Traitement social de choc

Libéralisation générale en Turquie, stratégie du choc en Grèce, attaques contre les contrats de travail et l’école en Italie, plans de licenciement en Belgique, régression sociale sur les retraites en France… Le FSE est, par la force des choses, placé sous le signe de la crise économique et financière, des plans d’austérité adoptés en son nom dans toute l’Europe. Et des luttes, parfois puissantes mais souvent limitées aux frontières nationales, contre cette casse sociale générale, à l’image de celle, très emblématique en Turquie, des 12 000 fonctionnaires travailleurs de Tekel, l’ex-manufacture nationale des tabacs privatisée depuis 2008. Au cœur du dernier hiver, glacial, à Ankara, ils ont mené une occupation de longue haleine, ponctuée de grèves de la faim et de répression policière, contre le projet gouvernemental de leur offrir, en guise de reclassement, des postes ultraprécaires dans l’administration. « On a commencé notre combat parce que le gouvernement allait nous voler notre pain, témoigne Filiz Yavuz, syndicaliste chez Tekel. On n’a jamais eu froid, on n’a jamais eu faim parce qu’on voyait que la population était à nos côtés. Maintenant nous savons que cette précarisation, ces licenciements sont vécus par d’autres travailleurs partout ailleurs et c’est pour cela que nous voulons rester tous épaule contre épaule. »

 

un front antilibéral

Alors que l’avant-dernier raout des altermondialistes, à Malmö (Suède), en septembre 2008, s’était déroulé au moment même de la faillite de Lehman Brothers, les mouvements européens se retrouvent près de deux ans plus tard dans une tourmente sans précédent. Et cherchent, non sans peine, à dégager une stratégie commune efficace pour contrecarrer des politiques néolibérales, comme endurcies par leur propre échec… « Lors du FSE de Malmö, certains d’entre nous avaient pensé que l’heure serait à la contrition du capitalisme, qu’on allait enfin pouvoir faire payer la crise à ses responsables, admet Piero Bernocchi, syndicaliste Cobas en Italie. Mais ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que l’addition est encore une fois arrivée devant les travailleurs et les plus pauvres ! » Pour Sissi Vovou, du Forum social grec, « les gouvernements, avec la complicité de l’UE et du FMI, veulent désormais écrabouiller tous les droits du peuple. Face à ces bulldozers, nous résistons énormément, comme on l’a vu chez nous en Grèce, mais notre résistance n’est pas encore assez forte pour arrêter le massacre ». Les participants au FSE – un espace unique en son genre, malgré ses limites désormais admises par tout le monde, ou presque – ont jusqu’à dimanche pour dégager une stratégie efficace contre les conséquences de la crise. La voie est étroite, peut-être, mais incontournable.

Thomas Lemahieu

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Budget du CG 93 :

8 Juin 2010, 13:42pm

Publié par PCF Villepinte

Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /2010 17:21

 Sur le blog d'Eliane ASSASSI sénatrice de Seine ST Denis

arton11795-79c06.jpgSelon la presse, le 25 juin prochain, Claude Bartolone, président (PS) du Conseil général de Seine Saint-Denis, devrait soumettre au vote de l’Assemblée départementale un budget qui comporterait la suppression du chèque ordinateurs pour les collégiens et  la limitation aux seuls élèves boursiers du remboursement à 50% de la carte Imagin’R.

Je m’associe aux conseillers généraux du Groupe Communiste et Citoyen pour une Alternative à Gauche qui refusent d’abdiquer devant de telles décisions injustes socialement. Je veux également apporter mon soutien aux associations de parents d’élèves, telle la FCPE 93, qui alertent sur les conséquences de tels choix contraires à l’intérêt des familles de Seine Saint-Denis.

Il ne revient pas à ces familles, aux enfants et aux jeunes des couches populaires de Seine Saint-Denis de subir les effets du désengagement inacceptable de l’Etat dans le département.

Le combat pour que l’Etat rembourse sa dette de plusieurs millions d’euros à la Seine Saint-Denis ne peut se mener efficacement en entérinant de telles coupes sombres. Alors que le Premier Ministre a annoncé un gel des dépenses publiques, les collectivités locales doivent constituer des fronts de refus et de résistance face aux choix de soumission aux exigences des marchés financiers.

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Travail

24 Avril 2010, 18:23pm

Publié par PCF Villepinte

 

Travail : le rapport oublié

Le monde du travail est-il à présent peuplé de cadres et employés du tertiaire bien heureux de rester au travail au-delà de 60 ans ? Un rapport publié par l’Humanité-dimanche, préconise d’introduire la notion de "performance sociale" pour la rémunération des dirigeants.

En novembre 2009, le premier ministre François Fillon chargeait trois personnalités d’une mission sur la question des risques psycho-sociaux.

A la veille de l’ouverture des discussions sur les retraites, il aurait été bien pratique de reprendre le discours selon lequel les pénibilités « d’antan », liées aux travaux manuels ou industriels, ont disparu et de prétendre que le monde du travail est à présent peuplé de cadres et employés du tertiaire bien heureux de rester au travail au-delà de 60 ans. Sauf que les actualités autour des suicides à France Telecom ou Pôle emploi ont mis en lumière une réalité du monde du travail au 21ème siècle bien différente.

Président du conseil de surveillance et ancien PDG de Schneider Electric, Henri Lachmann a participé aux travaux de cette mission qui se conclut par un rapport préconisant, entre autre de conditionner les rémunérations variables des managers à la « performance sociale » dans leur secteur. Pas commun pour celui qui reste un patron du Cac 40. De quoi éveiller l’intérêt de l’HD qui est allé le rencontrer.

La suite, à lire dans l’HD du 22 avril 2010

Le rapport Bien-être et efficacité au travail :

Document PDF - 103.6 ko

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COMMUNIQUE DES ADMINISTRATEURS CGT DE LA SNCF

21 Avril 2010, 16:26pm

Publié par PCF Villepinte

Les administrateurs CGT ont quitté la séance du Conseil d’administration de la SNCF du 21 avril 2010. Par cet acte fort, ils manifestent ainsi leur condamnation envers l’attitude de la Direction SNCF et de son Président depuis le début du conflit à la SNCF, le 6 avril dernier.

 

cheeeAvant de quitter la séance, les administrateurs CGT, en toute responsabilité, ont tenu à interpeller le Président de la SNCF sur la posture délibérée soutenue par la SNCF et le gouvernement dans ce conflit. Celleci va marquer durablement les relations sociales dans l’entreprise avec l’organisation syndicale la plus représentative. Ils ont affirmé la responsabilité entière de la direction de l’entreprise publique sur les motifs, le déclenchement et la durée de la grève. Les administrateurs CGT ont, dans leur rôle d’administrateur de la SNCF, tout particulièrement dénoncé la position personnelle de son Président et son impact sur la situation conflictuelle.

Ainsi, de discussions stériles, en passant par les manœuvres pour diviser les syndicats, démobiliser les cheminots, pour finir par une conception du dialogue social qui se résume par « on ne négocie pas pendant la grève », le Président de la SNCF a suscité et nourri un conflit long et coûteux pour les cheminots, pénalisant pour les usagers et les comptes de l’entreprise.

Les administrateurs ont, entre autres, condamné:

• La désinformation, la manipulation médiatique de la direction concernant les résultats de concertations menées avec certaines organisations syndicales qui allaient jusqu’à affirmer de façon péremptoire que l’ensemble des agents de la SNCF avait obtenu 3,6% d’augmentation de salaire en 2010,

• les déclarations qui laissaient entendre que les organisations syndicales en grève et notamment la plus représentative, avaient refusé de négocier. La CGT avait accepté une proposition de négociations transverses faite le 31 mars par la direction. Une proposition de négociation que la Direction a retirée le lendemain sans motif réel. Les usagers, les cheminots, la Nation attendent autre chose d’un Président d’une grande entreprise publique.

Les administrateurs CGT ont protesté contre la conception singulière et inédite du dialogue social du Président de la SNCF ayant pour seul objectif de garder le cap des décisions unilatérales de la direction et donc de ne jamais négocier les exigences des cheminot(e)s. Sa volonté de remplacer la négociation au profit de rencontres, concertations, accords, ententes, échanges…va à l’encontre de l’intérêt général. Par cette attitude, le Président de la SNCF a fait le choix de transformer les « partenaires sociaux » en « adversaires sociaux »…Il avoue de fait que seul le rapport de forces peut faire aujourd’hui modifier la stratégie de l’entreprise et sortir la direction de l’impasse que constitue sa pensée unique. L’avenir du service public SNCF et les conditions sociales des cheminots méritent plus de respect.

Les administrateurs CGT pensent que pour sortir de cette situation, il faudra que le Président de la SNCF et sa direction donnent des signes forts et clairs sans délai ; qu’ils cessent d’opposer les cheminots aux usagers, abandonnent les termes de « grève réflexe » qui rappellent ceux de « gréviculteurs » avant le mouvement social de l’automne 95, reviennent avec un état d’esprit responsable et constructif autour de la table des négociations et donc acceptent de négocier sur les orientations stratégiques de l’entreprise et les revendications légitimes des cheminot(e)s, dès aujourd’hui lors de la réunion bilatérale organisée avec la fédération CGT des cheminots.

Les administrateurs CGT de la SNCF :

Thierry ROY ‐ Henri BASCUNANA – Grégory ROUX

Paris, le 21 Avril 2010 – 10h00

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Conflit social à la SNCF

13 Avril 2010, 12:35pm

Publié par PCF Villepinte

Au septième jour, la SNCF manœuvre sans négocier

Après une semaine de conflit, la direction campe sur ses positions. Les vice-présidents PCF de onze régions dénoncent la politique de libéralisation ferroviaire du gouvernement.

Alors que débute aujourd’hui le septième jour de grève, la situation est toujours bloquée à la SNCF. La direction a fait mine, hier, de vouloir rétablir le dialogue avec la CGT cheminots et SUD rail, en proposant la réunion d’une table ronde. Mais cette annonce s’apparente plus à une manœuvre dont l’objectif est de faire porter devant l’opinion publique aux deux syndicats la responsabilité de la poursuite du conflit. En effet, outre que cette table ronde n’aurait lieu que le 21 avril, elle réunirait l’ensemble des fédérations représentatives et pas seulement celles qui sont à l’origine de la grève. La tenue de cette réunion est enfin conditionnée à la reprise immédiate du travail, sans que la direction n’apporte aucune garantie sur le fait que les revendications des cheminots aboutissent favorablement. Inacceptable, donc, pour la CGT, qui revendique « l’ouverture immédiate de négociations avec les seuls syndicats grévistes ».

Le gouvernement reste silencieux

La direction de la SNCF n’entend pas céder sur son objectif de poursuivre ses restructurations. Preuve en est que la table ronde qu’elle a proposée hier porterait, entre autres, sur la mise en œuvre de la concurrence dans le TER. Il s’agit aussi, pour elle, de favoriser l’émergence d’« un pôle syndical réformiste » cantonné au seul accompagnement social de ses choix. « Nous (…) ne voulons pas valoriser la grève. Si on le faisait, cela affaiblirait les autres syndicats (non grévistes) », a ainsi expliqué, hier à l’AFP, une source proche de la direction.

Des revendications non corporatistes

Dans son obstination à refuser d’ouvrir des négociations, la direction de la SNCF se prévaut du soutien de l’État, l’actionnaire unique de l’entreprise publique. Après avoir qualifié la grève d’« inutile », au premier jour du conflit, mercredi dernier, par la voix du secrétaire d’État aux Transports, Dominique Bussereau, le gouvernement reste depuis silencieux. Intervenir pour contraindre la direction à infléchir sa gestion du conflit reviendrait à désavouer une gestion de l’entreprise qui n’est que la déclinaison de ses choix politiques.

Les revendications des agents de conduite, des contrôleurs et des agents du fret sont tout sauf corporatistes. Les vice-présidents PCF de onze régions

 [1], qui ont signé, vendredi dernier, une déclaration de soutien aux « cheminots en lutte pour le maintien et le développement du service public », ne s’y sont pas trompés. Dans ce texte, ils rappellent qu’ils constatent quotidiennement « la dégradation des conditions de transport (trains annulés, retards fréquents…) » et que les causes de celle-ci sont « le manque de moyens humains et matériels » de la SNCF. Les élus communistes soulignent que cette dernière a supprimé 20 000 emplois depuis 2002 et envisage d’en supprimer à nouveau plus de 7 000 d’ici à 2012. « Ces réductions drastiques d’emplois, les réorganisations sans fin au sein de la SNCF se font au nom de la libéralisation du secteur des transports voulue et conduite à marche forcée par le président de la République et son gouvernement », accusent-ils.

Les vice-présidents PCF demandent à Dominique Bussereau « de prendre ses responsabilités afin que le président de la SNCF sorte de son entêtement et ouvre sans tarder de véritables négociations ». Ils appellent enfin les « usagers » et les « citoyens » à se mobiliser « pour exiger du gouvernement qu’il cesse sa politique de casse du fret et de dégradation du service public ».

Pierre-Henri Lab

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