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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

social

salaires

24 Février 2011, 22:55pm

Publié par PCF Villepinte

Leur ennemi commun : les salaires !

 

A droite : un banquier. Pardon le banquier, Jean-Claude Trichet, directeur de la Banque centrale européenne et gardien du temple néolibéral, a été on ne peut plus clair : augmenter les salaires ? "Ce serait la dernière des bêtises à faire !" Pour M. Trichet, les salaires, c’est comme le prix des matières premières ou du pétrole : un coût. À la seule différence qu’il a une arme (le patronat) pour agir sur son évolution (ou sa non-évolution). Payé 360612 euros en 2009, le banquier en chef a fait évoluer son propre salaire de 4,5% depuis 2007 et de 2,5% depuis 2008...

A gauche (si l’on peut dire), Didier Migaud, Président socialiste de la cour des comptes. Rendant son rapport annuel, le député nommé par Nicolas Sarkozy à ce poste a lancé un vibrant appel à l’austérité des budgets. À commencer, dit-il, par la masse salariale des fonctionnaires. Devançant les désirs de la droite au pouvoir, il a donc prôné un gel des salaires des fonctionnaires jusqu’en 2013. Sans dire que la réforme des retraites, qui prévoit l’augmentation des taux de cotisation, imputera déjà leurs salaires net...

Deux charges contre le pouvoir d’achat des salariés qui n’ont pas entamé leur détermination à faire valoir leurs droits...

Le scrutin des 20 et 27 mars sera vraiment l’occasion de mettre une vraie gauche à la droite avec le vote en faveur des candidats présentés et soutenus par le PCF et le Front de Gauche !

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L'actuL'actionProgramme populaire partagéLe PartiFront de gaucheCarrefour : « Victoire du pot de terre contre le pot de fer »

18 Février 2011, 19:04pm

Publié par PCF Villepinte

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35 H suite

10 Janvier 2011, 10:16am

Publié par PCF Villepinte

Une contribution de Gérard Filoche (PS) où il donne son avis sur les 35 heures après la déclaration de Manuel Valls (PS) contre les 35 heures. De plus, étant inspecteur du travail, son avis est intéressant du point de vue du droit du travail. 

35heuresContre l’ignorance totale de Manuel Valls et de quelques autres, 25 questions-réponses rapides sur les 35 h

Est-ce que les 35 h sont « verrouillées » ?


Gérard FILOCHE

Ce que Manuel Valls a dit exactement :

« Oui, nous devrons déverrouiller les 35 heures, qui n’existent déjà plus réellement. Cela doit permettre aux Français, pour ceux qui ont la chance d’avoir un emploi, de travailler davantage en gagnant plus, deux heures, trois heures, sans avoir recours forcément aux heures supplémentaires qui ont beaucoup coûté à l’Etat et à l’économie française". Pour ceux qui n’ont pas de travail, l’allégement du coût du travail, devra relancer l’embauche (...) "

"Le monde a changé depuis 1997 et nous aussi (...) Est-ce que dans le monde tel qu’il est avec la concurrence que nous connaissons, est ce que nous pouvons nous permettre d’être sur des idées des années 70, 80, 90 ? Non ! il faut donc dépasser la question des 35h au-delà des bénéfices qui ont concerné notamment le temps de vie des salariés, de la flexibilité qui a pu représenter dans les entreprises, Je prône un dépassement des 35 heures, au nom même d’une augmentation des salaires, d’une augmentation du pouvoir d’achat." (Europe 1 verbatim)

verrouiller, verbe transitif

- Sens 1 Fermer en actionnant un verrou. Anglais to bolt

- Sens 2 Bloquer, empêcher le passage.

- Sens 3 Contrôler quelqu’un ou quelque chose, bloquer une action ou une situation

verrouiller : 2 synonymes : cadenasser, fermer.

Ce qu’a dit Manuel Valls témoigne de son incompétence totale en droit du travail, en économie, en histoire. Ce garçon n’a jamais travaillé, il n’y connaît rien, il ignore et méprise des millions de salariés, qu’il s’oblige donc à faire femme de service dans les écoles de sa circonscription et au bout de quelques mois où il aura passé la serpillière dans les réfectoires, il sera pour les 35 h et réclamera à coup sûr le paiement majoré d’heures supplémentaires… …  

1°) Est-ce que les 35 h sont « verrouillées » ?

Il n’y a aucun verrou. D’aucune sorte. Les 35 h ne sont que la durée légale du travail. Elles ne sont que le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Le seul verrou existant est la durée maxima qui est de 48 h hebdomadaires. Avec les 35 h il y a place pour 13 h supplémentaires hebdomadaires, davantage qu’avec les 39 h où il ne pouvait y avoir que 9 h supplémentaires par semaine.

2°) Est-ce que les 35 h sont un carcan ?   Copé félicite Valls pour « sortir du carcan dogmatique hérité de Madame Aubry, c’est aussi se donner une arme de plus dans la cruciale bataille contre le chômage ». Il n’y a aucun carcan. D’aucune sorte. Hélas ! 

C’est ce que Xavier Bertrand a répondu à Copé : il y a une scission sur ce point… au sein de l’UMP : le chef de l’UMP attaque le ministre du travail UMP en épaulant Valls. 

3°) Est-ce que les 35 h n’existent déjà plus réellement ?

C’est malheureusement ce que dit Montebourg, député PS et lui aussi candidat aux primaires socialistes : « Les 35 heures n’existent plus, donc évidemment rouvrir ce débat est inutile ». Arnaud Montebourg n’y connaît rien non plus. Les 35 h existent. Elles s’imposent même à 100 % des salariés, à 100 % des employeurs. C’est une durée légale d’ordre public social valable dans toutes les entreprises, toutes les branches, tous les métiers, tous les statuts. 

4°) Est-ce que les 35 h empêchent les Français de travailler davantage ?

Emballé par Valls, Yves Jégo déclare : « N’attendons pas 2012 pour déverrouiller les 35 heures qui plombent la croissance française depuis 10 ans et ouvrons à nouveau le débat du + travailler plus + et du + travailler mieux + comme Jean-François Copé l’a proposé à juste titre, suivi par Manuel Valls ». 

C’est aussi stupide : la meilleure année depuis un siècle de la croissance française, de l’emploi en France, c’est l’année 2000, année de la mise en place des 35 h. 350 à 400 000 emplois de plus. C’est la meilleure année sociale de toutes les annales. Moins de précaires, hausse de la masse salariale, toutes les caisses de protection sociales étaient au vert… Ce, avant que la droite, depuis 8 ans, ne mène notre pays à la catastrophe économique et sociale en revenant en arrière.

5°) Est-ce que les 35 h empêchent de travailler deux ou trois heures de plus ?

Stupide aussi. Il y a place légale pour 13 supplémentaires mensuelles majorées par semaine.

Quant au contingent annuel maximum d’heures supp’, il était de 91 h dans la métallurgie en 1995, de 120 h en général lorsque le patronat signait l’accord du 31 octobre 1995 considérant que les heures supp’ devaient être « exceptionnelles et imprévisibles » et alors que se préparait la 1° loi De Robien finançant les 35 et les 32 h pour les entreprises « volontaires ». (Ce qui coûta très cher, mais resta limité à moins de 35 000 salariés). C’est la droite qui a tenté la première loi de réduction du temps de travail, par accord.

6°) Est-ce qu’à cause des 35 h on travaille moins que les autres pays ?

Mais non bien sûr ! Nous sommes dans la moyenne européenne : la durée hebdomadaire du travail en 2007 de l’ensemble des actifs était de 37 heures en France, pour 37,3 heures en moyenne dans l’Europe des 15. C’est presque une heure de plus qu’en Allemagne (36,2 h), une heure et demie de plus qu’au Danemark (35,5 h) et dans les pays Nordiques, et presque cinq heures de plus qu’en Hollande (32,2 h). Mais bien moins qu’en Grèce, au Portugal… (Cf. « Salariés si vous saviez ? » Ed. La découverte, 2008)

Car, surtout ce sont les pays les plus pauvres qui ont les durées du travail les plus longues ! Et les plus riches les durées du travail les plus courtes ! Le « Sortir de l’euro où sortir des 35 h » selon Gérard Longuet est donc une autre de ces phrases stupides qui ne veulent rien dire. Nous avons en France le taux de productivité horaire le plus élevé au monde : en travaillant moins on produit plus !

7°) Est-ce que le monde (du travail) a changé depuis 1997 ?

Bah oui. Il y a davantage de chômeurs, les records mondiaux sont battus. Le néo-libéralisme et la dictature de la finance tendent à ramener les durées du travail réelles au niveau du XIXe° siècle, avec souffrance, stress, contre la santé et contre l’emploi. Sarkozy est allé chercher le chômage avec les dents : les chiffres de décembre 2010 en France, c’est le plus haut niveau de chômage depuis 15 ans… Il n’y aura pas de réduction du chômage de masse, sans réduction du temps de travail.

8°) Est-ce que les 35 h sont une idée des années 70, 80, 90 ?

C’est un progrès historique. L’histoire du code du travail EST l’histoire de la réduction du temps de travail. De 1840 à 1920, il a fallu 80 ans pour passer de la journée de 17 h à la journée de 10 h. De 1936 à 2000 il a fallu 70 ans pour passer de 40 h à 35 h : en 70 ans, on a réussi en pratique, dans les faits, dans la vie réelle, (malgré une guerre mondiale et deux guerres coloniales) 4 choses en même temps : - produire plus- créer plus d’emplois- travailler moins longtemps- gagner plus

Et Valls et Copé voudrait faire tourner la roue de l’histoire à l’envers ? Revenir avec la même logique demain sur les congés payés ? Sur la Sécu ? Oui Copé le veut… Valls aussi ?

9°) Est-ce que les 35 h coûtent cher aux entreprises ?

Les 35 h ne devaient pas se faire à « profit constant » mais comme un moyen de redistribuer emplois et richesses. Mais non, le Medef a « mené la guerre » depuis 13 ans aux 35 h. Il a exigé des masses de subventions. Il ment en prétendant que ça coûte trop cher : en fait pour refuser de négocier les salaires. Mais ses profits n’ont jamais été aussi énormes, la France n’a jamais été aussi riche.

10°) Est-ce que les 35 h coûtent cher à l’état ?

Ça coûte à l’état qui prend sur les impôts que paient les salariés : parce que l’état redistribue d’énormes sommes au patronat. L’assistanat dans ce pays, c’est d’abord pour les patrons. Entre 30 et 45 milliards d’exonérations de cotisations sociales de 1 à 1,3 fois le Smic ce qui va en premier dans les poches du CAC 40. Pareille pour la loi TEPA qui enlève les cotisations sociales sur les heures supp’.

11°) Est-ce que les 35 h ont déjà été détricotées ?

Jack Lang.: « Les 35 heures ont été déjà partiellement détricotées, réadaptées ». Encore une fois ça ne veut rien dire ! lLes 35 h c’est un chiffre, un repère unique pour la durée légale. Une loi d’ordre public social. Pour 100 % des salariés. Ça ne peut pas se « détricoter »… le code du travail peut se “détricoter” pas “les 35 h”. Ca existe ou non.   Et Pierre Moscovici qui explique à Valls qu’il n’y a plus rien à faire, car tout a été fait... : « si vous prenez tout ce que la droite a fait depuis 2002 avec les 35 heures, les verrous, s’il y en avait, ont été totalement levés » (sic - Moscovici) Il n’y connaît rien non plus. Il n’y avait pas de verrous, ils ne sont donc pas levés, tant que les heures supp’ restent majorées dans la loi.

12°) Est-ce que les 35 h ont bloqué les salaires ?

Pas les 35 h ! Lionel Jospin (et c’est ce qui lui a fait gagner les élections le 1er juin 1997) a proclamé les 35 H HEBDOMADAIRES PAR LA LOI SANS PERTE DE SALAIRES. Ce sont les patrons qui ont bloqué les salaires et tout tenté pour les flexibiliser

Mais même dans les accords, il y a eu des cas infinitésimaux prévoyant un « gel » des salaires en contrepartie des 35 h : c’était là où les syndicats étaient faibles. C’est vrai que le Medef et la droite ont fait forcing pour affaiblir l’application concrète de la loi, son contrôle… mais c’est parce qu’il n’y a pas eu assez de sanctions en cas de non-respect des 35 h pas parce qu’il y en a eu trop… des « verrous », il en aurait fallu plus !

13°) Est-ce que les 35 h ont été annualisées ?

Ce n’était pas par la loi ! Mais par accord. Dans moins de 0,3 % des cas, il y a eu des accords d’annualisation ou de modulation. Ils sont mauvais : car ils reviennent à rendre les heures supplémentaires invisibles et non majorées. Il fallait que des syndicats acceptent de signer ce genre de recul (mais c’est vrai... la loi aurait pu et du les interdire) !

En fait le patronat n’aime pas les usines à gaz où il est contraint de signer des accords avec des syndicats. Il cherche toujours à faire autrement et les heures supp’ c’est ce qu’il y a de plus simple, il y fait recours dans 76 % des cas pour ajuster les horaires… 

14°) Est-ce que les 35 h ont été annulées par la flexibilité ?

Mais par définition les 35 h sont inflexibles. La flexibilité s’oppose aux 35 h, elle cherche à moduler la durée légale, la durée maxima, le taux des heures supp’ etc. mais tant qu’il reste un ordre public social avec un chiffre unique de repère, les 35 h sont là. Le patronat est pour la flexibilité, mais quand il s’agit de payer, il est d’une rigidité extraordinaire.

15°) Est-ce que la loi TEPA a réglé la question des 35 h ?

Non, TEPA a poussé à des heures supp’ en les faisant payer en partie par l’état (par les impôts de salariés). Cela revient à faire travailler plus ceux qui ont un travail au détriment de ceux qui n’en ont pas. Ça coûte cher et cela a mal marché : 4 milliards qui vont dans la caisse des patrons et augmentent le nombre de chômeurs non embauchés. En même temps, l’état Sarkozyste versait 300 millions d’euros à 600 000 salariés pour les faire travailler moins, en leur imposant du chômage partiel forcé dans leur entreprise, allez savoir...

16°) Est ce que les 35 h sont fraudées ?

Oui, c’est le principal problème. Malgré l’offre d‘aubaine de la loi TEPA, le patronat dans sa large majorité a préféré continuer à ne pas reconnaître ni payer les heures supp’ qu’il impose à ses salariés. Il y a 1 milliard d’heures supp ‘ dans ce pays qui ne sont pas déclarées, pas majorées et même pas payées du tout, ce qui est l’équivalent de 600 000 emplois.

C’est le principal gisement, 85 % du travail dissimulé, la principale fraude ; le principal vol que subisse les salariés, la principale source de délinquance patronale. Là, il faudrait sévir et sanctionner dur ces voleurs. 

17°) Est-ce que les 35 h n’ont pas d’effet dans les petites entreprises ?

Mais si ! Elles s’imposent à toutes les petites, moyennes et grandes entreprises. Même Alain Vidalies ne rend pas compte de la vérité quand il écrit : "Par exemple, Valls met en garde [les socialistes] contre une généralisation des 35 heures aux PME. Mais c’est François Fillon, en 2003, qui l’a mise en place." Alain Vidalies. Non !

a) D’abord les socialistes envisageaient les 35 h avec heures supp’ à 25 % ensuite, partout, en 1999, puis des pressions en interne (Guigou, Fabius) ont permis que la majoration à 25 % ne s’applique pas temporairement pour les entreprises de moins de 20 salariés (plus de 5 millions de salariés). Il en fut ainsi, hélas, dans la loi Aubry II.

b) Mais selon la gauche, à partir du 1er janvier 2003, la majoration devait passer là aussi de 10 % à 25 % pour les heures comprises en 35 et 39 h.

c) C’est la droite (Fillon en 2002) qui a repoussé cette date. Donc 5 millions de salariés des moins de 20, de ce fait ont continué de 2003 à 2007 à faire des heures supp’ qui n’étaient majorées que de 10 % au lieu de 25 % ailleurs : la droite faisait travailler plus en gagnant moins.

d) Puis la loi TEPA a encore modifié cela à partir du 1er octobre 2007 : toutes les heures, même dans les moins de 20, sont devenues majorées à 25 % (Mais défiscalisées et subventionnées).

e) Puis la droite incohérente, en août 2008, par la loi Bertrand a permis de passer outre à… la majoration, « par accord ». Elle a même voulu que tout ce qu’il y avait d’écrit sur le taux des heures supp’ dans les accords et conventions collectives soit annulé et renégocié : mais c’est le Conseil constitutionnel qui a censuré ce point ( !) et heureusement maintenu les 185 conventions collectives de ce pays qui reprenaient les 25 % de majoration.

18°) Est-ce qu’il est déjà possible de déroger aux 35 h ?

Oui, depuis la loi Bertrand, par « accord » avec des syndicats représentant une majorité des salariés concernés. Ce fut le cas à Continental et dans un certain nombre de cas phares ou le patronat fit chantage à l’ordre public social, obligeant les salariés sous peine de chômage à travailler plus sans que les heures supplémentaires soient majorées… et puis les patrons de Continental, après avoir fait avaler cet accord, ont quand même fermé et licencié.

En fait c’est ce que Copé et Valls voudraient imposer a tout le pays, l’accord initial de Continental.

19°) Est ce que les RTT ont été supprimées ?

Oui, il y a eu certains textes pour faciliter les « forfaits » sans contrôle et avec moins de jour de RTT parmi les cadres notamment, avec parfois une définition extensive et contestable du statut de « cadre ». Cela a été repris dans des conventions collectives et autres (mauvais) accords sous la pression du patronat.

Mais cela n’existe pas par la loi mais dans des accords dérogatoires (loi Fillon du 4 mai 2004 et de Bertrand d’août 2008) si ces accords sont signés par des syndicats majoritaires (il faut pour cela qu’ils capitulent devant les employeurs, cela reste donc l’exception.

20°) Est ce que les 35 h n’existent plus pour les cadres ?

Les cadres sont aux 35 h, de droit commun comme tous les salariés. En fait, nul ne peut les faire travailler plus de 10 h par jour, ni plus de 48 h par semaine : c’est un DELIT ! Les « forfaits » doivent être contrôlés, ils ne sauraient être implicites, ils doivent être écrits de façon détaillée avec calendrier si modulation et RTT, signés par des syndicats majoritaires, et ils ne peuvent servir à ne pas payer les heures supplémentaires. En cas d’annualisation, les heures supp’ dépassant le « forfait » doivent être comptabilisées et payées majorées.

Le contingent annuel d’heures supp’ fixé à 120 et 130 heures par la gauche a été porté à 180 puis 220 h par Fillon (avec possibilité de dérogation par branche, c’est 230 h dans dans la poissonnerie, 380 h dans la restauration…) Au-delà du contingent, la majoration des heures supp’ était de 100 %... ce qui fait qu’en reculant la limite du contingent, la droite a fait travailler plus en gagnant moins.

21°) Est ce qu’il faut « étendre » les 35 h ?

Non, elles sont étendues. Les 35 h art. 1 de la loi Aubry sont une loi magnifique, la plus avancée au monde. Mais on pourrait prendre des mesures pour rapprocher la durée réelle du travail de la durée légale

- Abaisser la durée maxima du travail de 48 h à 44 h. - Rendre les heurs supp’ plus coûteuses que l’embauche en les majorant à 50 % dés la première heure - Abaisser le contingent annuel et en revenir à une limite de 130 h - Imposer deux jours de repos consécutifs incluant le dimanche - Soumettre les heures supp’ à un « avis conforme » des IRP (CE ou DP, CHSCT) - Rétablir un système de contrôle fiable et transparent des horaires réels, avec contrôle renforcé et sanctions par l’inspection du travail.

Travailler mieux, moins, tous et gagner plus, tel est le bon slogan !

22°) Et si on repassait aux 40 h ?

Faire machine arrière toute 70 ans en arrière, cela ne reviendrait qu’à une seule chose : abaisser les salaires. Car des millions de salariés perdraient la majoration de 25 % pour les heures entre 36 et 40.

ET il y aurait un million de chômeurs de plus au bas mot.

23°) Est-ce que supprimer les 35 h ça augmenterait les salaires ?

Ça les baisserait automatiquement pour ceux qui feraient des heures supp’. Et pour tous les autres qui auraient encore moins de travail à se répartir.

24°) Et si on augmentait le nombre autorisé d’heures supplémentaires ?

Il est déjà énorme et parfois heureusement inatteignable. Les Britanniques en effet pratiquent «l’opt out». (Article 18 de la directive 93-104) Sarkozy a tenté de faire passer la semaine de 65 et de 72 heures quand il présidait l’Europe en décembre 2008 : il a été battu heureusement par le Parlement européen. Mais la directive sur le temps de travail est toujours sur la table en Europe… Danger !

25°) Et s’il n’y avait plus de durée légale ?

C’est le rêve absolu du Medef. Il ne cesse de revendiquer cette « solution » … finale. Cela casserait tout repère, aussi bien pour la durée que pour les salaires. Plus de Smic à 151 h 66. Plus de « grilles de salaires « conventionnelles. Faire fluctuer, rendre confus, pour mieux couler tout le droit du travail.

Gérard Filoche

 

 

 

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Valls/35h suite

6 Janvier 2011, 05:57am

Publié par PCF Villepinte

L’UMP ne devrait pas se réjouir trop vite

35heuresIl n’aura pas fallu moins de 48 h pour que l’UMP s’engouffre dans la brèche. Alors que Manuel Valls propose de « déverrouiller » les 35h, Hervé Novelli le Secrétaire général-adjoint de l’UMP propose purement et simplement d’en finir avec le principe d’une durée légale. Xavier Bertrand le Ministre du travail veut, lui, « baisser le coût du travail », c’est à dire « baisser des salaires ». Bref, toujours plus d’exploitations pour les travailleurs et toujours plus de profits pour les employeurs.

En ouvrant cette boite de Pandore, le député de l’Essonne a joué un vilain tour à la gauche et au mouvement social en s’attaquant à des conquêtes que le monde du travail a mis plus d’un siècle à arracher. Alors que le processus des primaires socialistes n’est pas entamé, certains se plaisent déjà à jouer les idiots utiles du sarkozysme. Cette situation est extrêmement préoccupante pour la gauche dans son ensemble. Ce triste épisode doit servir de leçon. Mais que l’UMP ne se réjouisse pas trop vite ! On peut compter sur le PCF et le Front de Gauche pour que la gauche ne lâche pas sa boussole, qui est aussi sa raison d’être, celle du progrès social.

Parti communiste français,

Paris, le 5 janvier 2011.



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Certains feraient mieux de se taire plutôt que de marquer des buts contre le camp de la gauche

4 Janvier 2011, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

35heures

Manuel Valls veut « déverrouiller » les 35 heures. Selon lui, on ne peut « aller devant les Français avec les même idées qu’en 1997 ». Le député de l’Essonne propose pour cela de piocher dans le stock fourni par la droite. Belle leçon de modernisme !



Ce propos du candidat au primaire du parti socialiste augure bien mal de ce que peut être cette année pré-présidentielle où la mise en scène des stratégies personnelles risquent d’occulter la nécessaire construction d’un projet de gauche répondant aux attentes des Français.

Il y a assez de monde à droite pour défendre les désidérata patronaux. Certains feraient mieux de se taire plutôt que de continuer à marquer des buts contre le camp de la gauche, le camp de ceux qui travaillent et subissent l’exploitation capitaliste.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Paris, le 3 janvier 2011.



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Sondage/chômage

24 Décembre 2010, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Accablant pour la politique du gouvernement

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mardi 21 décembre 2010

Un baromètre BVA pour Les Echos et France Info, réalisé du 16 au 18 décembre et rendu public mardi, constate le peu de crédibilité que les Français accordent à l’action gouvernementale contre le chômage.

Alors que 64% des sondés considèrent que la lutte contre le chômage doit constituer une priorité pour le gouvernement, ils sont 42 % à penser que l’impact de la politique du gouvernement est nul, contre 32 % en 2009 et 35 % en 2008.

Parmi les autres priorités évoquées, 50 % des sondés pointent l’amélioration du pouvoir d’achat, 38 % la réduction des inégalités et 31 % la lutte contre l’insécurité.

Enfin, 68 % des personnes interrogées jugent la politique économique du gouvernement mauvaise, 25 % seulement la jugent bonne.

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Rencontre Fsu / Cgt /

20 Décembre 2010, 16:44pm

Publié par PCF Villepinte

manif-19-oct-2010-019.jpgLa FSU et la CGT se sont retrouvées ce jour au siège de la CGT. Cette rencontre a été l’occasion de larges et fructueux échanges.

Au plan de la situation sociale et économique, nos deux délégations partagent de nombreux éléments d’appréciation et d’analyse.

La politique menée par le président de la République, satisfaisant, quand elle ne les devance pas, les principales exigences du MEDEF, tout comme les réformes gouvernementales, sont dévastatrices en matière d’emploi, de développement industriel, de service public, de pouvoir d’achat. Les fortes inégalités et les injustices qu’elles engendrent se sont encore aggravées avec les mauvaises réponses apportées à la crise financière du système capitaliste.

La loi sur les retraites est tristement emblématique de ces orientations néfastes pour le plus grand nombre. La CGT et la FSU se félicitent vivement de l’inédit mouvement unitaire interprofessionnel que, chacune pour leur part, avec leurs approches respectives, elles ont contribué à construire. Le soutien massif et continu de l’opinion qui a ainsi été gagné et la mobilisation exceptionnelle sont des points d’appui majeurs pour l’ensemble des batailles revendicatives. Indubitablement, malgré le coup de force gouvernemental imposant la réforme, une donne nouvelle et positive est créée, qu’il faut prolonger et dont, avec toutes les organisations syndicales, il faut approfondir les enseignements. Toutes les questions liées à l’emploi, au pouvoir d’achat restent des préoccupations majeures des salariés. Alors que s’ouvrent des dossiers importants, celui de la réforme de la fiscalité et celui de la protection sociale, il est nécessaire de poursuivre le travail et les actions unitaires initiées.

Les deux organisations syndicales conviennent de se concerter aussi pour étudier plus particulièrement les conséquences des orientations des organisations patronales en matière éducative.

S’agissant des retraites, nos deux organisations affirment de nouveau leur refus de cette loi injuste et inefficace. L’urgence est toujours à l’ouverture de véritables négociations pour une toute autre réforme et donc, à ce que celle passée en force ne trouve pas à s’appliquer. Confortées par cette démarche revendicative partagée, la FSU et la CGT apprécient très favorablement le travail en commun débuté en mars 2009. Nos deux organisations sont déterminées à le poursuivre et à le renforcer.

D’ores et déjà, elles organisent une troisième initiative nationale le 9 février 2011 à Paris sur le thème des jeunes salariés, de leurs attentes vis à vis du syndicalisme.

Au-delà, la CGT et la FSU estiment qu’il est possible et souhaitable d’aller plus loin.

Dans le cadre d’une démarche ouverte, elles estiment nécessaire que le débat sur les évolutions du paysage syndical s’intensifie pour construire et renforcer un syndicalisme rénové de transformation sociale, articulant luttes et propositions. Pour cela, elles souhaitent que le maximum d’initiatives se développent à tous les niveaux avec les salariés. Elles encouragent leurs organisations respectives et leurs militantes et militants à se rencontrer pour échanger sur ces enjeux et sur le travail commun.

Après une année 2010 qui s’est caractérisée par de puissantes mobilisations unitaires, les conditions d’un rassemblement plus durable des forces syndicales doivent être recherchées. Elles contribueront au renforcement de la syndicalisation dans le pays.

Elles conviennent de se revoir à la fin du premier semestre 2011 pour faire le point et envisager les suites à donner à ces résolutions.

Montreuil, le 16 décembre 2010

La délégation de la CGT était composée de Bernard THIBAULT, Richard BERAUD, Jean-Marc CANON, Christophe GODARD, Nadine PRIGENT

La délégation de la FSU était composée de Bernadette GROISON, Didier BOURGOIN, Noël DAUCE, Frédérique ROLET, Sébastien SIHR, Stéphane TASSEL, Laurent ZAPPI


Communiqué commun
jeudi, 16 décembre 2010  

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Des revenus du travail !

15 Décembre 2010, 21:28pm

Publié par PCF Villepinte

 

Les oies du Capitole - tiré de «Les Légions perdues» (série Alix de Jacques Martin)Comme les oies du Capitole, certaines entreprises alertent sur un climat social tendu.

L ’histoire de l’art de botter en touche, ou de prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages devrait bien retenir cette réponse de François Baroin à une question du Journal du dimanche touchant à l’éventualité d’une nouvelle tranche d’impôt pour les plus riches : « Notre philosophie, c’est de ne pas accroître la charge fiscale qui pèse sur les revenus du travail. » Les revenus du travail ! François Baroin qui se paye ainsi la tête des Français voulait peut-être parler en réalité des revenus de ceux qui vivent du travail des autres. Quelques mots auront malencontreusement sauté. Car qui fera jamais croire que les salaires insensés que se versent certains patrons, que les fortunes qui s’établissent à la Bourse avec des dividendes en progression de 15 % au minimum chaque année, que les coups spéculatifs à grande échelle sur les places financières du monde sont des revenus
du travail ?

Mais les propos du ministre du Budget ne font pas rire. Ils sont indécents, scandaleux quand, 
cette année encore, le smic n’augmentera pas, si ce n’est du minimum légal chichement concédé et courant derrière le coût de la vie. 17 euros de plus par mois pour des millions de salariés ! Et encore ne s’agit-il que de ceux qui touchent un smic complet, mais le temps partiel et la précarité sont le lot, on devrait dire le fardeau, des plus jeunes, des femmes seules. Quelle humiliation quand on a vingt ans, ou une trentaine d’années et deux bambins à la maison, quand il faut prendre le chemin des Restos du cœur, du Secours populaire ou du Secours catholique, peu importe. De l’humiliation, mais aussi, il faut l’espérer, l’attendre, de la rage, de la révolte. 17 euros par mois. Comment ne pas penser, une nouvelle fois, une fois encore, au chèque de trente millions d’euros signé par le Trésor public pour Mme Bettencourt au titre du bouclier fiscal ? Des revenus de son travail ? Et ce n’est qu’un exemple, emblématique certes, mais qui ne rend pas compte de l’ampleur et des ravages d’une politique des riches pour les riches. En France, aujourd’hui, 
près de huit millions de personnes disposent de moins 
de 949 euros par mois, près de quatre millions, 
de moins de 773 euros.

La France devient un pays de bas salaires, 
de faible qualification et de précarité. On peut faire de beaux discours avec ça sur la compétitivité de notre économie dans le monde. Mais la réalité, c’est que la France n’a rien à gagner à faire la course à reculons. La compétitivité de la France, s’il faut parler en ces termes, elle est dans la recherche, dans des formations de haut niveau, dans des productions hautement qualifiées. Pour cela, il faut une autre politique du crédit, un autre rôle des banques que celui de favoriser la croissance financière, et il faut une politique générale d’augmentation du smic et des salaires, et d’abord des plus bas. C’est à la fois le moyen de relancer la croissance et de tirer vers la création d’emplois de qualité les masses financières qui s’entrechoquent jusqu’à la prochaine crise. C’est aussi, pour l’Europe, jouer un rôle dynamique pour aller vers une harmonisation sociale par le haut. La sortie n’est pas dans les plans d’austérité à répétition, mais dans une juste rémunération du travail. Dut-on pour cela faire baisser les revenus des prédateurs du capital. La bataille des retraites a montré quelle pouvait être la combativité des salariés. Aujourd’hui, comme les oies du Capitole, certaines entreprises alertent sur un climat social tendu. Tant mieux, car la bataille continue.

Maurice Ulrich

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Smic : pas de coup de pouce

14 Décembre 2010, 19:08pm

Publié par PCF Villepinte

Les causes de la crise
et les effets néfastes de la rigueur
Pour la 5ème année consécutive, il n’y aura pas de coup de pouce au Smic. Au faux prétexte de ne pas pénaliser l’emploi, le gouvernement persiste à ne pas prendre en compte les besoins des salariés.

La crise n’est pourtant pas la même pour tout le monde. Les entreprises du CAC 40 disposent d’un matelas de trésorerie de 150 milliards et soignent leurs actionnaires. Leurs dividendes ont augmenté en plein coeur de la crise en 2009, pendant que la masse salariale des entreprises baissait de 9,8 %. Et quant aux 2 millions de salariés « smicards », ils devront se contenter de 55 centimes en plus par jour … Et beaucoup moins pour ceux et surtout celles qui sont à temps partiel !

Cerise sur le gâteau des injustices : après avoir repoussé l’obligation de négocier dans les entreprises sur l’égalité homme/femme, les branches dont les minima conventionnels sont inférieurs au Smic, ne seront pas sanctionnées. Au contraire, elles pourront continuer à percevoir des exonérations avec la bénédiction gouvernementale jusqu’en 2013 ! Cela concerne 1,4 million de salariés.

C’est clairement encourager le patronat à s’affranchir du cadrage pourtant obligatoire qu’est le Smic. Cette attitude n’est pas pour nous le signe d’un gouvernement qui veut s’attaquer aux problèmes de l’emploi, de la précarité, de toutes les inégalités et injustices.

La Cgt estime qu’il faut une réforme structurelle des cotisations sociales et du système des aides publiques aux entreprises.

Il faut donner un vrai coup de pouce au Smic, jusqu’à le porter à 1600 euros et qu’il se répercute sur l’ensemble de la grille des rémunérations.

C’est une question de justice sociale, de reconnaissance du travail et d’efficacité économique.

Montreuil, le 14 décembre 2010


C’est Noël pour les patrons !
Smic : pas de coup de pouce /
mardi, 14 décembre 2010  

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Le refus de l’Élysée d’augmenter le SMIC est insupportable

4 Décembre 2010, 12:01pm

Publié par PCF Villepinte

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 3 décembre
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 Dans un rapport du ministère du Travail publié le 30 novembre, l’ensemble des experts sollicités ont préconisé de « limiter le prochain relèvement du Smic(...) à l’application des mécanismes automatiques légaux », autrement dit : pas d’augmentation sauf celle, dérisoire, qu’oblige la loi, soit 0,5% d’augmentation.

Pour la cinquième année consécutive, crise ou non, c’est toujours le même refrain qu’on sert à ceux qui n’ont presque rien pour vivre : « circulez, il n’y a rien à voir ».

Pourtant, l’année est très florissante pour d’autres... Au 1er semestre, les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont enregistré une hausse de 86% par rapport à 2009 à la même période, soit 41,5 milliards d’euros. Ce refus têtu de l’Élysée de donner un coup de pouce aux plus démunis est insupportable !

Le PCF s’insurge contre le sort qui est fait à un Français sur dix payé seulement 1055 euros par mois ; soit 100 euros de plus que le seuil de pauvreté. Nous demandons une revalorisation immédiate de tous les salaires à partir du relèvement à 1600€ bruts du SMIC mensuel.

Parti communiste français,

Paris, le 3 décembre 2010

 

 

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