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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

service public

Tout sur le projet de libéralisation du marché de l’énergie dans l’Humanité de vendredi 22 janvier.

22 Janvier 2010, 13:07pm

Publié par Daniel JUNKER

Révélations.tension-copie-1.jpg Dans une lettre que l’Humanité s’est procurée, François Fillon affirme que le gouvernement veut livrer un quart de la production électrique nationale à la concurrence. Et ainsi provoquer une hausse des prix et fragiliser la sécurité d’approvisionnement.

Le gouvernement veut livrer un quart de la production électrique nationale d’EDF aux intérêts privés. C’est ce que révèle une lettre du premier ministre, François Fillon, adressée à la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, en date du 19 septembre 2009. Dans cette missive que s’est procurée l’Humanité, le chef du gouvernement décrit précisément une nouvelle organisation du marché de l’électricité (Nome). Cette nouvelle étape dans la libéralisation du secteur devrait être franchie avec l’adoption d’une proposition de loi après les élections régionales. Mardi, le ministère de l’Écologie et de l’Énergie annonçait « une consultation » pour élaborer ce texte. Consultation, ou plutôt simulacre de consultation. Outre le courrier de François Fillon, l’Humanité s’est procuré le projet de loi qui confirme que les choix du gouvernement semblent d’ores et déjà arrêtés.

« Cette loi est un hold-up au profit des intérêts privés »
Dans un entretien, le secrétaire général de la CGT énergie, Frédéric Imbrecht, estime que le projet du gouvernement va surenchérir le prix de l’électricité

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Qui veut la peau du Service Public SNCF ?

22 Janvier 2010, 11:41am

Publié par Daniel JUNKER

Bonjour…Vous en avez marre…

couv mois…Nous aussi !

Pourquoi la CGT cheminots s’adresse à vous aujourd’hui ?

A l’heure où la SNCF lance sa radio « info trafic », usagers et cheminots doivent faire entendre leur voix : il est inadmissible que des milliers de trains soient supprimés chaque mois sur nos régions et en banlieue parisienne par défaut de production ! L’ouverture à la concurrence n’apporte aucune réponse aux attentes des usagers du transport ferroviaire ni à la politique du développement durable : elle est tout au plus un outil de dumping social pour peser sur les conditions d’utilisation du personnel, l’emploi, les salaires et les qualifications. Cette politique, ayant pour but avoué de faire plus de business sur les rails, conduit à baisser le niveau de la qualité de service, et peut‐être demain celui de la sécurité du système ferroviaire !

La politique libérale en matière de transport des marchandises va à l’encontre des questions posées par le réchauffement climatique. Les fermetures de gares fret, des triages, des dessertes, les suppressions massives d’emplois vont rendre impossible le report modal, c'est‐à‐dire le transfert du Fret de la route sur le rail !

La SNCF doit retrouver la mission qui est la sienne : assurer le service public du transport ferroviaire sur l’ensemble du territoire afin de répondre à l’intérêt général et aux besoins socio‐économiques.

Les cheminots y sont prêts et ne doivent en aucun cas être rendus responsables de la situation dégradée du service à laquelle vous êtes très et trop souvent confrontés.

Ensemble, nous pouvons faire évoluer les choses !

Dans une démarche unitaire, les 4 Fédérations Syndicales

de Cheminots CGT - UNSA - SUD Rail – CFDT ont décidé

d’agir par la grève le 3 février 2010 pour l’amélioration du

Service Public et la satisfaction des revendications sociales.

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Avenir du service public SNCF

13 Janvier 2010, 11:49am

Publié par Daniel JUNKER

  couv_mois-copie-1.jpgDébat sur l'avenir des services publics à
 St Pierre des Corps le 12 janvier 2010.Avec Didier Le Reste, Marie-France Beaufils, Jean-Michel Bodin, Bernard Defaix



D Le Reste 12 Janvier 2010

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Pour sortir de la crise  : une expansion 
inédite des services publics

18 Décembre 2009, 13:58pm

Publié par Daniel JUNKER

arton12565-f44bcyves.jpgvendredi 18 décembre 2009 Yves Dimicoli

 

Innover en proposant une nouvelle conception de l’intervention publique du local au mondial. Un entretien avec , Yves Dimicoli
économiste et responsable de la commission économique du PCF publié dans l’Humanité du 17 décembre 2009.

Que faire face aux blocages actuels 
de la croissance  ?

Yves Dimicoli. Des interventions publiques colossales ont été conduites face aux risques d’effondrement, en promettant que rien ne sera plus comme avant. Pourtant l’extraordinaire inertie des règles capitalistes fait que tout cet argent public continue de servir à faire toujours plus d’argent, contre la vie et l’avenir de l’humanité et l’intégrité de notre planète. Il faut commencer à rompre pour d’autres règles sinon, ira vers des catastrophes. L’heure est à la contre-offensive pour une expansion extraordinaire des services publics. Les «  privatiseurs  » veulent réduire la part des prélèvements publics et sociaux dans la richesse nationale pour accroître celle des prélèvements financiers du capital. C’est au cœur de tous les blocages.

Mais n’accuse-t-on pas les services publics d’être source de gâchis  ?

Yves Dimicoli. L’exigence d’efficacité dans la gestion des services publics requiert, comme le montre Paul Boccara, des critères d’efficience sociétale, opposés à la rentabilité financière. Et il y a besoin de nouveaux financements émancipés du marché financier, avec une mobilisation de la création monétaire des banques centrales à l’appui de financements publics. Cela appelle une révolution des pouvoirs avec une concertation intime entre usagers-acteurs (et non clients) et personnels pour s’extraire des tutelles bureaucratiques et placer l’ensemble des services publics sous la seule pression des besoins et de la délibération populaires. Il faut de nouveaux services publics. Par exemple, un service public de sécurisation de l’emploi et de la formation. Il s’agit, à partir des avancées immédiates des luttes contre les licenciements, le traitement des chômeurs et tous les dispositifs de précarisation, de sécuriser les parcours professionnels. C’est en progressant dans ce sens, avec une formidable expansion de la formation tout au long de la vie de chacun, financée de façon mutualisée à partir des entreprises, qu’on édifiera un système de sécurité d’emploi ou de formation pour chacun avec une mobilité choisie d’activités professionnelles assortie d’une garantie de droits et de revenus relevés. De quoi éradiquer le chômage et financer les retraites. On mesure aussi l’exigence d’une responsabilisation sociale et territoriale des entreprises avec des critères de gestion d’efficacité sociale et des pouvoirs décisionnels des salariés, y compris un pouvoir de veto suspensif des choix patronaux pour faire valoir des alternatives, avec la baisse des coûts en capital plutôt que du «  coût du travail  », partie prenante d’une planification stratégique de promotion des filières industrielles et de services.

La promotion des services publics est-elle compatible avec la croissance des marchés financiers  ?

Yves Dimicoli. Le crédit aux entreprises est au cœur de l’exacerbation de la crise. Il faut en changer les critères. Il s’agirait de baisser d’autant plus fortement son taux d’intérêt pour les investissements matériels et de recherche (jusqu’à zéro et en dessous) qu’ils programmeraient plus de bons emplois et de bonnes formations. On développerait cela à quatre niveaux. National  : en exigeant la création d’un pôle public financier, à partir de la Caisse des dépôts et des banques semi-publiques et mutualistes, incluant aussi des banques nationalisées et tous les fonds publics créés par Sarkozy. Régional  : avec les prochaines élections, on peut exiger la création de fonds publics régionaux pour l’emploi et la formation dotés d’une partie des aides publiques aux entreprises. Chaque fonds, saisi par les salariés et les citoyens, pourrait prendre en charge tout ou partie du taux d’intérêt des crédits pour l’investissement, des PME notamment, en fonction des emplois et formations programmés. Ainsi, on commencerait à conquérir par le crédit une prise populaire sur les profits. Troisième niveau, l’européen  : il faut une réorientation profonde de la politique monétaire de la BCE, sous le contrôle des parlements européen et nationaux et des populations, favorable à l’essor de l’emploi, de la formation, des services publics. Puis le niveau mondial. On voit grandir la nécessité et la possibilité de vastes rassemblements non alignés pour un codéveloppement, contre l’hégémonie américaine. Il s’agirait, comme le demandent Chinois, Russes, Latino-Américains, de promouvoir, à partir des droits de tirage spéciaux du FMI, une véritable monnaie commune mondiale de coopération alternative au dollar. Il s’agit, en effet, d’instaurer des services et biens publics communs de l’humanité à partir de la mise en réseau des services et entreprises publics de l’eau, de l’énergie et de l’alimentation à la monnaie, de la santé, de l’éducation, de la recherche, des transports et de l’environnement à la culture, la communication et la paix.

Propos recuiellis par P. I.

Le Journal l’Humanité

 

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Pour des États généraux du Service Public

18 Décembre 2009, 13:53pm

Publié par Daniel JUNKER

anicet.jpgPar Anicet Le Pors

vendredi 18 décembre 2009

Le philosophe Marcel Gauchet a écrit : « Le programme initial de Sarkozy c’est la banalisation de la France ». Je partage ce point de vue. Pour Sarkozy, la France est une somme d’anomalies.

Anomalie, le modèle français d’intégration fondé sur le droit du sol et le principe d’égalité des citoyens ;

Anomalie, une laïcité qui se définit par la raison et non par la religion ;

Anomalie, un service public qui réunit un quart de la population active du pays dans une situation statutaire et non contractuelle ;

Anomalie un pays qui n’en finit pas de réfléchir à son modèle politique : quinze constitutions en deux siècles ;

Anomalie, l’existence de 500 000 élus territoriaux et de 36 000 communes.

C’est pourquoi il a entrepris de mettre ce pays aux normes du libéralisme et de l’assujettir en tous domaines aux règles du marché. Les moyens utilisés ne correspondent à aucun dessein national, au sens où l’on a pu parler autrefois d’ « ardente obligation » de la planification « à la française », mais par le mayen d’un « pragmatisme destructeur » de tout ce qui confère à la France une « identité nationale » démocratique et progressiste.

La réforme des collectivités territoriales en est un exemple frappant.

Il invoque le « mille feuilles » administratif. Mais cette présentation est inexacte et trompeuse. Il existe en réalité six niveaux déterminants : les communes, les regroupements de communes, les départements, les régions, la nation et l’Europe.

Le triptyque : communes-départements-nation est historique, il structure politiquement le pays.

Le triptyque : regroupement de communes-régions-Europe est à dominante économique.

Le choix est clair : le politique doit prévaloir sur l’économique, qui, aussi utile qu’il soit, ne doit être que supplétif du politique.

C’est le choix inverse qu’a fait Nicolas Sarkozy :

- avec la création des conseillers territoriaux réduisant de moitié les effectifs actuels de conseillers généraux et régionaux, élus sur la base d’un mode de scrutin inique à la constitutionnalité plus que douteuse, réduction qui affaiblira le lien avec les citoyens et privilégiera le niveau le plus globalisant : la région – malgré des compétences également réduites – au détriment du département.

- choix négatif encore avec, la création des métropoles, justifiées par des raisons extraterritoriales : la compétition capitaliste européenne et mondiale ; création entraînant une profonde déstabilisation des communes, des départements et des régions.

- choix préjudiciable enfin avec, la suppression de la taxe professionnelle qui conduira à l’asphyxie des collectivités territoriales et qui met en cause gravement le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales.

Cet affaiblissement des compétences et de la démocratie locales ne profite pas pour autant aux administrations déconcentrées, affaiblies elles aussi par l’effet combiné d’une part de la LOLF et sa « fongibilité asymétrique », d’autre par de la RGPP entraînant une réduction des effectifs et des moyens de fonctionnement et d’investissement.

On peut identifier trois conséquences de la combinaison de ce double affaiblissement :

Premièrement, une dégradation des conditions matérielles et morales des fonctionnaires des trois fonctions publiques, de l’État, territoriale et hospitalière, avec : des réductions d’emplois, conséquences des contractions administratives ; le recours accru à la contractualisation, justifié par la mise en place des nouvelles structures, notamment des métropoles ; le développement du clientélisme, par le moyen de rémunérations et d’indemnités destinées à s’attacher les services d’exécutants serviles.

Deuxièmement, la réduction des services publics, relevant aussi bien des collectivités territoriales que de l’État, dont les directions seront réduites à huit au niveau régional et à trois au niveau départemental (voire deux pour les départements les moins peuplés). C’est, en même temps, le champ largement ouvert au secteur privé pour occuper les espaces abandonnés par la responsabilité publique.

Troisièmement, la mainmise renforcée du pouvoir présidentiel par le moyen des nouvelles compétences conférées au préfet de région, relais majeur du pouvoir central, écran imposé entre les services publics territoriaux et les ministères de tutelle, dénaturant le statut actuel des régions dans le but et l’espoir de les soustraire à l’opposition. Ces préfets de région, véritables proconsuls, maîtres d’œuvre de la réforme des collectivités territoriales puisque chargés de mener à son terme le schéma national de l’intercommunalité en 2014, de définir le périmètre des métropoles, de présider aux regroupements concernant les départements et les régions. Ils accentueront, au niveau des collectivités territoriales, la présidentialisation du régime, sa « dérive bonapartiste ».

Mais il n’y a en la matière aucune fatalité.

Le président de la République a été mis en échec sur la « Révolution culturelle » qu’il voulait provoquer dans la fonction publique. La crise a spectaculairement démontré le rôle d’ « amortisseur social » du service public en France.. Les attaques se poursuivront sans nul doute, mais elles ne peuvent plus prendre la forme provocatrice de la contre-révolution qu’il avait envisagée.

Le président de la République voulait supprimer les classements de sortie des écoles de la fonction publique, classements relevant du principe du concours posé par l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et repris par le statut général des fonctionnaires. Le projet vient d’être reporté sine die par le ministre Éric Woerth.

Le président de la République s’était fixé l’objectif absurde et réactionnaire de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, vient de lui répondre aujourd’hui même en considérant que cette réforme était seulement – je le cite – « dictée par des considérations budgétaires de court terme ».

Il peut et il doit donc en être de même pour la réforme des collectivités territoriales qui provoque de toute part tant d’opposition. Le grand chambardement des services publics territoriaux peut et doit être mis en échec.

Sur le blog d’Anicet Le Pors - Mutualité 17 décembre 2009

 

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