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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

securite

Sur le blog de François ASENSI

31 Mars 2010, 16:49pm

Publié par PCF Villepinte

Trafics de drogue : Ces situations que l’on rencontre dans des centaines de quartiers en France révèlent l’impuissance et le désengagement de l’État dans ses missions régaliennes malgré un discours sécuritaire

timthumb30 mars 2010

Le reportage de la nouvelle émission « Haute définition » intitulé « Mon voisin est un dealer » tourné à Tremblay-en-France montre une réalité sur le trafic de drogue que la municipalité, la population de Tremblay dénoncent depuis de nombreuses années. On peut cependant s’interroger sur les conditions de ce reportage et les contreparties qu’a pu offrir TF1 aux trafiquants interviewés.

Ces trafics portent atteinte à la liberté d’aller et venir des habitants, leurs vies mêmes sont contrôlées. Elles représentent une pression physique et morale insupportable à des populations qui subissent de plein fouet la crise économique et sociale.

J’ai alerté à plusieurs reprises l’État sur ces situations. Il y a deux ans, j’ai tenu à montrer ces lieux de non-droit à M. Balland, préfet de l’époque en Seine-Saint-Denis. Récemment encore, j’ai désigné nommément, à l’occasion d’une réunion publique contre la violence, les lieux de la ville où se déroulent ces exactions.

Ces situations que l’on rencontre dans des centaines de quartiers en France révèlent l’impuissance et le désengagement de l’État dans ses missions régaliennes malgré un discours sécuritaire comme son incapacité à apporter les réponses sociales qu’exigent les quartiers en difficulté.

Absence également de l’État qui a refusé l’aide de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) aux Tremblaysiens. Avec ses 3000 logements, cet ensemble d’habitat social est le plus vaste de Seine-Saint-Denis. Voilà des éléments que le reportage se garde bien de mettre en lumière.

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On peut cogner, chef?

14 Février 2010, 18:19pm

Publié par PCF Villepinte

La police est-elle au service des citoyens ?

Rappel des faitssarko.jpg

Les débats sur la Loppsi à l’Assemblée depuis mardi laissent entrevoir 
un désengagement financier de l’État 
sur les questions de sécurité 
et une mission toujours davantage 
centrée sur son volet répressif.

Depuis mardi, le projet 
de Loi d’orientation 
et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) est en débat à l’Assemblée. L’objectif  : donner un cadre aux forces de police 
et de gendarmerie, mais aussi, et pour la première fois, aux services de sécurité privés. Au menu de ce texte, une série de mesures pour la plupart considérées par l’opposition, certains syndicats et associations comme attentatoires 
aux libertés. Mais, surtout, un projet 
de loi qui accentue le volet répressif 
de la mission de la police, au détriment des autres, et en tentant de jongler 
avec des effectifs de plus en plus réduits  : développement de la vidéosurveillance, rôle accru des polices municipales et des services de sécurité privés, tout est bon pour punir davantage et pour réduire les frais de l’État. Alors que se creuse chaque jour encore plus le fossé entre la population et la police, que cette dernière elle-même manifeste régulièrement son insatisfaction à se voir imposer des tâches dictées par des impératifs chiffrés et privées de sens, nous avons réuni un politologue (Fabien Jobard), un policier (Yannick Danio) et un rappeur (Rost) pour s’emparer du débat sur l’avenir 
de notre police, dresser un état des lieux, et donner quelques pistes de ce que serait, pour eux, «  une police citoyenne  ». Au centre de leurs préoccupations, les contrôles d’identité, vécus par certains comme un harcèlement, ciblés sur les populations noires, maghrébines ou habillées hip-hop, et qui, bien souvent, sont devenus le dernier contact entre la police et la population  ; la politique du chiffre et ses conséquences directes sur le travail des policiers et sur leur rapport avec la population  ; et le report des missions de la police nationale sur les collectivités et les services privés, avec la mise en place d’une sécurité à plusieurs vitesses, de plus en plus à la charge 
des collectivités locales. Et la mémoire, pas si lointaine, des révoltes de 2005 
dans les quartiers populaires, où la colère n’est pas retombée.

Anne Roy

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Securité et tranquillité publique

27 Janvier 2010, 10:14am

Publié par PCF Villepinte

Monsieur le Député,François Asensi, demande au Ministre des moyens pour les forces de l’ordre.

timthumbLes citoyens s’en rendent compte. Malgré leur travail et leurs actions , les forces de police ne peuvent être aussi près du terrain que les policiers le souhaiteraient.  Manque de matériel, manque d’effectif,  inégalité des territoires en terme de moyens disponibles, dans ces conditions les policiers ne peuvent effectuer le travail de proximité attendu par  les habitants.

J’ai donc écrit au Ministre de l’intérieur afin de lui faire connaitre les attentes des Sevranais, des Tremblaysiens et des Villepintois, en terme de sécurité et de tranquillité publique.  A noter que depuis ce courrier, et après plusieurs intervention de ma part, un commissaire a enfin été nommé à Villepinte. Voici la lettre adressée au Ministre Brice Hortefeux :

« Monsieur le Ministre,

Le 23 septembre dernier, je vous faisais part de mes préoccupations quant à la recrudescence des actes de délinquance.

J’entends depuis la rentrée des annonces sur la mobilisation du gouvernement pour la sécurité et la tranquillité publique. Je constate pourtant que cette mobilisation n’est pas suivie d’effet. Maire et Député de Seine-Saint-Denis, je connais la réalité des violences urbaines au quotidien. Il m’apparaît nécessaire de vous part de ce quotidien, tel qu’il est vécu dans nos villes populaires.

A Villepinte, cet été, dans les quartiers Marie Laurencin et des Mousseaux, une trentaine de véhicules ont été incendiées. Le 30 août, l’incendie d’une voiture et la destruction des compteurs d’électricité et gaz attenants a entrainé l’évacuation du voisinage et aurait pu avoir de graves répercussions. A Tremblay, lors des événements du 27 juin dernier, des policiers se sont retrouvés menacés par des tirs de mortiers, alors qu’ils organisaient l’évacuation d’un bâtiment dont un des appartements était en flamme. A Sevran, les premiers éléments de l’enquête sur l’incendie qui a causé la mort de 5 personnes, dans le quartier des Beaudottes, évoquent la piste d’une « intervention humaine ».

Tout comme il est nécessaire de connaître la réalité vécue des chiffres de la délinquance, il faut également avoir conscience de leurs conséquences concrètes.

Sur le plan matériel, des familles modestes se retrouvent privées de moyen de locomotion pour amener les enfants à l’école ou pour aller au travail. Bien pire encore, sont les conséquences tragiques de gestes inconsidérés et criminels. Enfin, cette délinquance a des conséquences sociales profondes : la peur, le repli sur soi, le délitement du lien social. Le risque à laisser en l’état la situation est de voir se construire des barrières insurmontables entre les personnes et entre les quartiers.

La tranquillité publique et la sécurité sont donc des sujets majeurs qui demandent un engagement total de la part de l’Etat.

Je n’ai aucun doute quant à l’engagement des forces de polices sur le terrain et des officiers qui les encadrent. Chaque jour, 4823 policiers de notre département effectuent un travail remarquable. Mais encore faut-il qu’ils aient les moyens humains et matériels nécessaires pour agir.

Je vous ai donc alerté dans mon courrier du 23 septembre sur l’absence de commissaire à Villepinte depuis plus de 8 mois et depuis plus de un an maintenant à Sevran. Il est inconcevable que les villes de Sevran, Tremblay et Villepinte se retrouvent démunies d’une direction opérationnelle face aux problèmes de sécurité et de tranquillité publique qui parcourent notre territoire. Aussi, je vous demande de bien vouloir intervenir rapidement en faveur de nominations pour ces deux commissariats.

Mais d’autres éléments viennent éclairer ce constat de manque de moyens dont souffrent les policiers sur le terrain.

Au commissariat de Villepinte, par exemple, la brigade de sûreté urbaine, la police technique et scientifique ou encore la prise de plainte sont en manque d’effectifs. S’ajoute également un manque patent de véhicules. En effet, pour pouvoir couvrir dans des conditions normales l’ensemble du territoire qu’ils ont à leur charge, onze véhicules à minima seraient nécessaires. Ils n’en disposent que de huit. Comment les policiers peuvent-ils accomplir leur mission, avec près de 25% de véhicules manquants ?

Pour la ville de Sevran, Monsieur le Ministre, votre prédécesseur, avait pris des engagements. En effet, en réponse à une question que je lui posais en mars 2008 dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, la Ministre de l’Intérieur s’était engagée à la création d’une UTEQ. 18 mois plus tard, et malgré mes nombreuses interventions, les Sevranais attendent toujours. Monsieur le Ministre, pouvez-vous me donner un calendrier précis quant à l’installation de cette police de proximité ?

Par ailleurs, je voudrais vous interpeller sur un point qui me tient particulièrement à cœur : l’égalité des territoires. En matière de tranquillité publique, comme sur tant d’autres sujets, les villes de Seine-Saint-Denis sont en effet victimes d’une inégalité flagrante et incompréhensible. Alors que l’on compte plus du double de plaintes pour atteintes volontaires à l’intégrité physique dans notre département par rapport au département des Hauts-de-Seine, celui-ci bénéficie du même nombre de policiers, à une cinquantaine près. Nous sommes là face à un manquement manifeste à l’égalité entre les citoyens. Les principes républicains attendent de la part du gouvernement un rééquilibrage des forces de police, en fonction des besoins concrets.

Enfin, j’entends la voix de nombreux syndicats de police qui s’interrogent quant à la mise en place d’une nouvelle organisation administrative liée au grand Paris. Cette profession, déjà touchée par une crise profonde, craint que la nouvelle organisation détache encore plus la hiérarchie des réalités du terrain.

En souhaitant pouvoir compter sur votre appui et en attendant que vous me fassiez part des décisions prises sur ces différents points, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression mes respectueuses salutations.

François ASENSI

Député de Sevran, Tremblay, Villepinte »

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SECURITE

5 Novembre 2009, 15:07pm

Publié par Daniel JUNKER

Le ministre de l’Intérieur vient une nouvelle fois de cibler les mineurs : ceux délinquants de moins de 13 ans pour lesquels il « réfléchit » à un couvre-feux
C’est une proposition dangereuse dénonce E. Assassi

 Cette « réflexion » est à mettre en relation avec la future loi sur les bandes qui va être examinée parle Sénat dans quelques jours car le ministre a rappelé, chiffre à l’appui, que « 48% des personnes identifiées comme membres d’une bande violente sont des mineur(e)s », mais aussi sur les 2500 personnes formellement identifiés comme faisant partie d’une bande violente, 11% ont moins de 13 ans". On peut d’ailleurs s’étonner de la précision de ces chiffres qui semblent tomber du ciel.

M Hortefeux sait bien qu’une telle mesure est dans les faits, inapplicable : comment reconnaître un enfant qui a commis un délit d’un autre ? Ses propos ressortent en réalité la volonté de faire croire que seule la surenchère répressive peut produire des effets, dans la logique de la politique menée toutes ces dernières années, pourtant restée sans effet sur la délinquance.

Il s’agit donc d’une énième tentative de reprendre en moins un thème porteur de l’UMP, la sécurité, après M Eric Besson est sa « consultation citoyenne » sur l’identité nationale, et ce à la veille d’une échéance électorale.

Comme souvent à la suite de cette réflexion, il est à craindre un projet de loi qui va une fois de plus stigmatiser la jeunesse mais qui ne va en rien régler une situation pourtant très délicate.

Rappelons que, ces dernières années, des tribunaux administratifs ont invalidé des arrêtés municipaux instaurant des couvre-feux pris à l’encontre des mineurs ce qui montre bien la limite de la démagogie sécuritaire.

Il s’agit donc d’une proposition très dangereuse qui fait suite à une radicalisation

 

 






 

 

 

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Villepinte info Octobre 2009

25 Octobre 2009, 14:23pm

Publié par Daniel JUNKER

 

 

PCF 93  Bulletin édité par les communistes de Villepinte

 

      Villepinteinfo


 

URGENCE DE TOUS VIVRE EN PAIX ET EN SÉCURITÉ


De nombreux incidents, parfois, dramatiques ont émaillé les mois d’été, à Villepinte comme en Seine-Saint-Denis. Madame Valleton et ses amis en profitent pour faire assaut de démagogie contre la municipalité de rassemblement à gauche, élue au printemps 2008.

Doit-on rappeler que ces atteintes à la tranquillité publique, ne datent pas d’hier ? Avons-nous accusé madame Valleton de laxisme, lors des révoltes sociales de novembre 2005 où, à Villepinte, des dizaines d’automobiles ont été brulées, des édifices publics dégradés ? Nous avons appelé au retour au calme, à l’indemnisation des victimes, à la recherche des responsabilités et dénoncé les attaques personnelles dont madame Valleton avait été la cible.

Cependant, madame Valleton n’a pas répondu à notre demande d’organiser des débats, des rencontres pour donner la parole aux habitants, rechercher les causes de cette situation, prendre en compte leurs avis,  tenter de dégager des propositions constructives pour vivre ensemble en paix et en sécurité à Villepinte.

 

Aujourd’hui, sous l’impulsion du maire, madame Nelly Roland, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance a été réactivé, réunissant l’ensemble des partenaires concernés : parquet de Bobigny, sous-préfecture du Raincy, commissariat, conseil général, Education nationale. Des dispositions ont été décidées avec les principaux de collège, les bailleurs sociaux. Plusieurs rencontres avec les habitants ont été tenues. Des effectifs de police supplémentaires ont été demandés. Un appel à refuser la violence (non signé par madame Valleton, conseillère régionale ?) a été initié entre Villepinte et Tremblay en France.

Les incidents de cet été viennent confirmer - si besoin en était - l’échec des politiques menées en matière de sécurité par les gouvernements qui se sont succédés ces dernières années. Force est de constater en effet que leur politique, essentiellement axée sur la répression sans aucun moyen pour la prévention a conduit le pays dans une impasse.                             Octobre 2009

 

 

Moyens et missions de service public des forces de l’ordre pour assurer la sécurité publique sur le territoire de la Seine-Saint-Denis

 

Il y a urgence à rompre avec la démagogie et l’autoritarisme qui prévaut trop souvent en matière de Police et de sécurité intérieure. Il faut d’importants  moyens supplémentaires, les effectifs de police doivent être renforcés là où c’est nécessaire, mais au-delà, le rôle de la police doit être remis à plat.

La révision générale des politiques publiques (RGPP) qui met à mal l’ensemble des services publics y compris la police avec une réduction nationale de 4000 policiers ne va pas dans ce sens. Les stigmatisations qui visent les populations et les quartiers populaires doivent cesser. Dans un département dont furent issus deux ministres de la Ville, les actes doivent se substituer aux fausses promesses, aux espoirs déçus et à l’impuissance !

Les élus, les associations, les chercheurs, les professionnels de la justice, les travailleurs sociaux, les citoyens, les forces vives des villes et des quartiers, les enseignants et les personnels de l’éducation nationale, les jeunes, les parents doivent être entendus et associés à un vaste débat citoyen pour la reconquête du droit de vivre en paix et en sécurité dans les villes de Seine-Saint-Denis et dans tout le pays.

 

Les lois sécuritaires sont en échec : il faut changer de cap. Il est urgent de débattre et d’agir pour que respect de la loi, vivre ensemble, respect des institutions, civisme et sécurité de tous se conjuguent ensemble. Le gouvernement doit se mobiliser  et consentir à un effort sans précédent en débloquant notamment des moyens ambitieux dans tous les domaines qu’il s’agisse de l’éducation, de l’emploi, de la formation, du désenclavement des cités, des transports, etc.

Plus largement, nous sommes convaincus que c’est toute la société qui est malade et – parce qu’elle les alimente – est incapable de résoudre les engrenages de violences que nous constatons. Il y a besoin de bâtir une perspective neuve dans notre pays, où les critères d’épanouissement humain prennent le pas sur la loi de la jungle dans les rapports sociaux !

 

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