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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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Nicolas Sarkozy : la campagne dans les abattoirs

6 Mars 2012, 17:11pm

Publié par PCF Villepinte

 Engagé dans une course folle avec la droite extrême, Nicolas Sarkozy flatte ce qu’il y a de pire autour de nous.

Indécentes pratiques de terre brûlée. À moins de sept semaines du premier tour de l’élection présidentielle, non seulement le président-candidat Nicolas Sarkozy ressemble à ces naufragés de la mer agitant frénétiquement les bras par peur de se noyer définitivement, mais, comme poussé par un réflexe de survie, l’homme nous donne à voir à chaque respiration désespérée la vraie nature de ses croyances idéologiques: il flatte ce qu’il y a de pire autour de nous. Certes, depuis cinq ans, il ne nous a jamais habitués à mieux. Comment aurait-il pu changer de pied alors qu’un vent de panique s’est emparé du Palais depuis plusieurs jours?

Sous le président qui s’agite, l’idéologue ne sommeille jamais. Le voici donc qui carbure à plein régime: extrême droitisation; haine des différences; divisions des citoyens entre eux, pour les éloigner des vrais sujets, chômage, précarité, crise, traités européens, etc.; et même, certains s’en étonnent, stratégie du durcissement verbal ad hominem... Problème. Une vingtaine de jours après sa déclaration de candidature, alors que tous ses partisans s’attendaient à un sursaut dans les sondages et au fameux croisement des courbes avec François Hollande, leur leader manque toujours de souffle en dépit de son acharnement à occuper tout l’espace médiacratique.
Alors? La pente est à l’odieux. Proche du caniveau de la politique. Ce week-end encore, à Bordeaux, Sarkozy a une nouvelle fois repoussé les frontières de l’inacceptable en renchérissant sur la viande halal ou le droit de vote des étrangers, puis, dans une logique poujadiste ahurissante, il a dénoncé pêle-mêle, sans se soucier des confusions, les «clientèles des syndicats enseignants», «la clientèle des communautés», «la clientèle des syndicats». Avec lui tout est possible.
La négativité est sa raison d’être, le nihilisme son style. N’ose-t-il pas invoquer la «morale de la République» en critiquant les propositions de taxer les ultra-riches? La morale, parlons-en. Si Sarkozy existe malgré la violence de son conservatisme et la vulgarité de son ordo-libéralisme, nous devons admettre qu’il n’est pas parvenu au sommet de l’État malgré son immoralité, mais bien grâce à elle. Ce mélange de peur, de goût de l’ordre, de désir de garder ce que l’on a, de confiance aveugle en la coalition des aventuriers de l’ultralibéralisme et des vieux chevaux de retour de la droite extrême, voilà ce qui a assuré l’élection de 2007. Un grand mouvement d’involution, comme cela se produit périodiquement. Et voilà précisément ce sur quoi il mise de nouveau, se montrant incapable d’avancer sans regarder le couloir d’extrême droite. Pour ressouder l’électorat le plus droitier et, surtout, pour assurer le premier tour, il s’est engagé dans une course folle avec le FN, accélérant sa logique dite du «choc idéologique». Par tactique. Mais aussi par conviction.

N’en doutons pas, le candidat-prince-président entend mener campagne dans les abattoirs. Car ceux qui prennent le pouvoir dans ces conditions et veulent le reconquérir doivent suivre un chemin de radicalisation réactionnaire. Sarkozy ne nous épargnera aucune régression intellectuelle. Quoi qu’il en coûte au débat démocratique censé régenter une campagne électorale de cette importance. Et quoi qu’il en coûte à l’esprit même de ces élections, car le risque est grand désormais de transformer le scrutin en référendum pour ou contre Sarkozy. Dès lors, tout lui serait bon pour conserver le pouvoir. Attendons-nous au pire.

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 7 mars 2012.]

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Alain Touraine: "L'anti-sarkozysme est le premier parti de France"

1 Mars 2012, 08:55am

Publié par PCF Villepinte

Le sociologue Alain Touraine est l'invité de l'Humanité dimanche, à paraître aujourd'hui jeudi 1er mars. A l'occasion de la parution de ses Carnets de campagne, il nous donne son point de vue sur les présidentielles 2012. Extrait de son entretien dans l'HD.

 

 

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Le Front de Gauche, seul rempart à l'austérité généralisée !

25 Février 2012, 07:42am

Publié par PCF Villepinte

 

Le 21 février, l’Assemblée nationale a approuvé la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES). Extrêmement risqué du point de vue financier, antidémocratique et destructeur sur le plan social, le MES a été voté par l’UMP.

Dans leur grande majorité, les députés du Parti socialiste ont préféré s’abstenir, plutôt que de voter contre. Une façon de faire passer le texte en espérant ne pas s’attirer les foudres des électeurs de gauche. C’est scandaleux !

Un FMI à la sauce européenne

Le MES est une société financière, basée au Luxembourg. Son capital est colossal : 700 milliards d’euros. Les actionnaires sont les 17 États de la zone euro, les deux principaux étant l’Allemagne et la France qui devra verser 142 milliards. Ce versement doit se faire de manière « irrévocable et inconditionnelle ».

Une structure toute puissante et opaque

Les décisions sont prises par le « conseil des gouverneurs » qui choisit s’il faut répondre à la demande d’un État. Cela se fait dans la plus grand opacité. Les décideurs, soumis au secret professionnel, sont intouchables, inattaquables.

L’Allemagne et la France seules disposent d’un droit de veto. Les autres pays ne peuvent opposer aucun recours à l’encontre des décisions du MES. Ils ne sont pas considérés comme des partenaires mais comme des valets soumis.

 

 

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Nicolas Sarkozy sur France 2 : « la bonne vieille droite hyper réac, nationale-populiste est en campagne »

23 Février 2012, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

Nicolas Sarkozy sur France 2 : « la bonne vieille droite hyper réac, nationale-populiste est en campagne »
Après plus d'une centaine d'heures de temps de parole sur les chaines de télévision entre le 1° janvier et le 10 février selon le CSA, le président-candidat était de nouveau sur nos écrans hier soir. Comme au  temps de l'ORTF, sauf que ce n’est pas  « Bonne nuit les petits ». Restons bien éveillés. Car pour se sauver, Nicolas Sarkozy tire ses dernières cartouches : TVA antisociale, offensive sur les salaires et la durée légale du temps de travail, traités européens austéritaires. Le cru Sarkozy 2012, c'est la bonne vieille droite réac, nationale-populiste, celle qui tache, qui ne fait pas dans la dentelle, qui tape comme une brute. Elle est en campagne et il faut que cela se sache !

Un référendum sur les chômeurs et les étrangers pour diviser le salariat et stigmatiser les plus fragiles tout en refusant de « redonner la parole au peuple » sur l'Europe. Remise en cause de la prime pour l'emploi et du RSA, mise sous surveillance des plus pauvres, volonté d'opposer celles et ceux qui ont un petit salaire aux privés d'emploi. Quoi d'autre ? Le candidat UMP propose des assemblées générales des actionnaires pour fixer le niveau des hauts salaires tout en promettant de ne plus retourner au Fouquet's. Quelle audace !

Face à une droite bien à droite, une gauche qui tient bon, une gauche sur ses valeurs et ses combats est plus que jamais nécessaire. Son prochain rendez-vous est fixé le 28 février au Sénat où, une majorité de gauche, peut et doit mettre en échec les traités Sarkozy/Merkel.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF et  co- directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Par Olivier Dartigolles, le 22 février 2012

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"Sarkozy a réalisé un numéro de pur cynisme" (réactions à gauche)

15 Février 2012, 22:45pm

Publié par PCF Villepinte

Nicolas Sarkozy au 20 heures de TF1

 Les réactions à gauche ne sont pas tendres concernant la candidature de Nicolas Sarkozy officialisée au 20 heures de TF1. Découvrez ici les positions de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent pour le Front de gauche, François Hollande (PS), Eva Joly (EELV) et Nathalie Arthaud (LO).

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle: "La campagne contre lui peut commencer de manière claire et ouverte devant les citoyens. On a assisté à un numéro de pur cynisme de la part de quelqu'un qui vient nous parler de ses ambitions sociales après avoir fait reculer le pays comme aucun autre président ne l'avait fait depuis le début de la Ve République. Cet homme-là, c'est celui qui nous a pris la retraite à 60 ans, il ne faut pas l'oublier. Il prétend redonner la parole au peuple, mais il lui refuse sur le traité européen."

"Nous avons entendu les ritournelles dont nous avons été régalés pendant cinq ans, néo-libérales, avec tout ce verbiage", a martelé Jean-Luc Mélenchon, qui a vu "quelque chose d'offensant" dans les déclarations de Nicolas Sarkozy sur "l'assistanat". Il a également pointé "l'extrême-droitisation de la droite".

 

Pierre Laurent, PCF: "Nicolas Sarkozy vient de déclarer sa candidature à l'élection présidentielle prétendant incarner la parole rendue au peuple. En vérité son quinquennat aura été celui de la parole confisquée, du parlement bâillonné et du peuple méprisé. Pendant tout son mandat, il aura piétiné l'opinion majoritaire des français-e-s.Cette annonce est une bonne nouvelle: il va pouvoir être battu!"

Pour le pouvoir d'achat détérioré, pour la retraite à 60 ans sacrifiée, pour les services publics rendus exsangues, pour les immigrés et leur familles poursuivis, pour les chômeurs stigmatisés, pour l'instauration de la TVA à 21,6 %, et tant de chose encore, il est temps de présenter l'addition au monarque du palais de l'Elysée. Pour sa faiblesse coupable à l'égard du pouvoir de l'argent, pour son incompétence devant la crise des marchés financiers, pour son alignement aveugle sur les positions de la chancelière allemande précipitant toute l'Europe chaque jours vers des périls plus grand, Nicolas Sarkozy va répondre de sa politique devant les Français.

Le front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon sont déterminés à lui faire mordre la poussière. Le 6 mai prochain annulons la réservation au Fouquet's de Nicolas Sarkozy."

 

François Hollande, candidat socialiste, en meeting à Rouen, a ironisé sur Nicolas Sarkozy qui, "à peine élu était déjà en campagne, à peine entré, était déjà sortant". "Vous connaissez la nouvelle du jour, le 'président-candidat' est désormais 'candidat-président'. Je vais vous faire une confidence: moi je m'en doutais !" Le candidat socialiste a souhaité "pour la France un débat digne à la hauteur de l'enjeu. Il s'agit du destin de chacun et du destin de la France, cette France qui souffre à un moment où beaucoup de citoyens sont en défiance face à la politique."

"Plutôt que de présenter sa candidature il aurait mieux fait de présenter ses excuses. C'est vrai qu'il y aurait des excuses à formuler. Qui va mieux depuis cinq ans? Ce n'est pas un bilan, c'est un fiasco."

 

Eva Joly, candidate d'Europe écologie Les Verts, a réagi par vidéo

 

Nathalie Arthaud, candidate LO: "Sarkozy est bien sûr candidat à la même politique au service des riches, il veut remettre ça pour cinq ans. Sarkozy a gouverné pour les riches, il sera candidat pour les riches! Ce soir, il a expliqué qu'il allait être à "l'écoute du peuple". En réalité, il restera, comme il l'a toujours été, à l'écoute exclusive du grand patronat. Le Sarkozy-candidat est fidèle en tous points au Sarkozy-président. Il fait mine de combattre le chômage, mais ce n'est pas les licencieurs qu'il accuse, ce sont les chômeurs".

  • A lire:

Edito: Sarkozy, une couche réactionnaire après l'autre

Présidentielle: Nicolas Sarkozy en veut encore pour cinq ans

Nicolas Sarkozy, candidat depuis 2007

Nos dossiers consacrés à Nicolas Sarkozy, à la Présidentielle 2012

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Entre Nicolas Sarkozy et le Medef, l'amour dure toujours

15 Février 2012, 09:50am

Publié par PCF Villepinte

Une de l'Humanité du mercredi 15 février 2012

 - le 14 Février 2012

 

 

 

 

A la veille de la probable déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, l'Humanité de ce mercredi 15 février 2012 décortique la façon dont le président de la République pour encore deux mois a servi les intérêts du patronat durant son premier quinquennat et souhaiterait remettre le couvert lors d'un second mandat.

  • A lire:

--> Le nouveau duo Parisot-Sarkozy se relance. Vingt-quatre heures avant le locataire de l'Elysée, la patrone du MEDEF a aimablement listé ses nouvelles consignes lors d'une conférénce de presse ce mardi. Plus la peine d'en faire des tonnes comme il y a cinq ans, les duettistes repassent à l'attaque ensemble. Ainsi, la patrone des patrons revendique:

  1. des Etats-Unis d'Europe à la mode ultralibérale, avec règle d'or budgétaire pour tout le monde
  2. une cure d'amaigrissement renforcé de la Fonction publique avec deux départs sur trois non remplacés au lieu d'un sur deux actuellement
  3. des cadeaux aux entreprises avec la baisse des cotisations salariales et la  flexibilité renforcée du marché du travail
  4. la réduction de la protection sociale via une réforme (appauvrissement) du financement de l'assurance maladie et un débat (sic) sur un "nouvel âge de départ à la retraite"

--> Le MEDEF en rêvait, Sarkozy  l'a fait. Retour sur 5 ans de cadeaux au patronat: règle d'or, dynamitage de l'ISF et Bouclier fiscal, haro sur les fonctionnaires, la Sécu en toutes franchises, pas de quartier pour les retraites, travailler peu pour gagner tout et TVA sociale

--> Sarkozy, candidat depuis 2007. Distancé dans les sondages, Nicolas Sarkozy est contraint d'annoncer précipitamment sa candidature. Redevenu hyper-candidat, il axera sa campagne sur des "propositions chocs", répondant aux désirs patronaux.

--> Un président placé sous "perspective négative". La possible dégradation de la note de la France par l'agence Moody's est un nouveau camouflet pour Sarkozy.

 

  • A lire aussi sur humanite.fr:

Notre dossier consacré à la Présidentielle 2012

Tout sur la campagne du Front de gauche

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Guéant : toutes ses déclarations se valent bien

5 Février 2012, 22:18pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 5 Février 2012

 

Le ministre, habitué des petites phrases scandaleuses, a encore frappé devant un parterre d'étudiants de droite : « toutes les civilisations ne se valent pas ». Face aux nombreuses réactions indignées, Claude Guéant ne regrette rien.

Le ministre Guéant a appelé à "protéger notre civilisation". Car "contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas". Le ministre chargé de l'Immigration développe : "Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient, celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique". Le ministre maîtriserait-il mal la définition moderne de civilisation pour lui préférer la première acceptation colonialiste, au nom de laquelle Jules Ferry disait qu'il fallait aller « civiliser les races inférieurs » ?

Logiquement, les réactions pleuvent en communiqués comme sur Twitter. Le n°2 du PS, Harlem Désir, estime que c'est une "provocation pitoyable d'un ministre réduit à rabatteur de voix FN. Une majorité en perdition électorale et morale".
Dans un communiqué, "SOS Racisme espère un démenti urgent de la part de l’éventuel auteur de ces propos. Si ces derniers, très graves, avaient été bel et bien tenus par le ministre de l’Intérieur en fonction, ils marqueraient une nouvelle étape dans une dérive vers des extrêmes inacceptables, structurés notamment par des logiques d’infériorisation de l’Autre."
le Mouvement des jeunes socialistes  demande au ministre "ce qu'il cherchait en s'enfermant dans son discours xénophobe et raciste". Selon le MJS, Guéant "se range dans la catégorie de ceux qui différencient et hiérarchisent les hommes, permettant le basculement vers un véritable racisme culturel".

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Sarkozy à des ouvriers noirs: "Ca change du pays, quand il fait moins 8"

3 Février 2012, 13:07pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : Logement, élections 2011-2012, ump, nicolas sarkozy, présidentielle 2012, essonne,

 

 

Le déplacement de Nicolas Sarkozy de ce jeudi tourne au fiasco. Voilà cette petite phrase qui ressort ce vendredi matin de la visite du président de la République effectuée jeudi, sur un chantier de Mennecy, dans l'Essonne. Après la découverte par Europe 1 que l'Elysée avait fait venir des figurants pour faire le nombre autour du chef de l'Etat, cela fait beaucoup.

L'échange entre Nicolas Sarkozy et des ouvriers réels ou supposés de ce chantier a eu lieu avant la conférence de presse du futur candidat UMP à la présidentielle consacrée à ses mesures sur le logement annoncées dimanche dernier. Selon Le Parisien, le chef de l'Etat était "d'humeur joviale" lors de la discussion avec ces ouvriers. "Bon courage pour travailler en plein air", leur a-t-il lancé.

L'échange aurait dû rester d'une platitude convenue, raconte de son côté un journaliste du Monde. "Travailler en plein air, ce doit être plus agréable en été qu'en hiver", lance ainsi Nicolas Sarkozy sous les frimas du jour. "Je préfère les journées comme cela que quand il pleut", précise-t-il. Mais il dérape un peu plus tard en s'adressant à un travailleur noir:  "Cela change du pays, quand il fait moins 8"!

Voilà soudain le président Sarkozy sur les mêmes terres glissantes que celles foulées par Brice Hortefeux en septembre 2009, lors de son échange avec un militant UMP d'origine maghrébine: "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." Après cet épisode, Claude Guéant, le conseiller du locataire de l'Elysée, pourra encore un peu plus regretté comme il l'a fait ce vendredi matin sur Radio Classique et Public Sénat: "C'est vrai qu'il (Sarkozy) souffre d'un défaut d'affection des Français".

  • A lire:

Encore un déplacement de campagne de Sarkozy bidonné

Fillon ne renie rien des dérives droitières de Sarkozy

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Nicolas Sarkozy annonce un troisième plan d’austérité

30 Janvier 2012, 16:44pm

Publié par PCF Villepinte

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A moins de trois mois des prochaines élections présidentielles, Nicolas Sarkozy s’est exprimé dimanche soir durant une heure sur six chaines de télévision.

Refusant d’admettre qu’il était déjà entré en campagne pour un nouveau mandat, le Président de la République a annoncé de nouvelles mesures d’austérité.

« Je suis là en tant que chef de l’Etat », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il tenait ainsi sa promesse de « travailler jusqu’à la dernière minute du quinquennat. »

Nicolas Sarkozy souhaite mettre en œuvre les mesures annoncées avant les échéances électorales. Il les fera voter par le Parlement dès la fin du mois de février.

 UN CADEAU DE 13 MILLIARDS D’EUROS POUR LE PATRONAT PAR LA SUPPRESSION DE COTISATIONS SOCIALES

Au nom de « la compétitivité », le Président de la République annonce une nouvelle exonération des cotisations patronales qui financent la Sécurité sociale. Ces cotisations seront complètement supprimées pour les salaires allant de 1,6 SMIC à 2,1 SMIC, puis de manière progressive jusqu’à 2,4 SMIC. Cette fourchette cible d’après Nicolas Sarkozy « 97 % des effectifs de l’agriculture, 82 % des effectifs de l’automobile et les deux tiers de l’industrie. » L’exonération de ces cotisations sociales devrait représenter un cadeau de 13 milliards d’euros pour le patronat d’après le Chef de l’Etat.

 L’AUGMENTATION DE LA TVA DE 1,6 POINT AU 1ER OCTOBRE

La suppression annoncée de cotisations patronales va représenter un manque à gagner pour l’Etat. Cette mesure sera principalement financée par une hausse de 1,6 point du taux de la TVA. La hausse qui concernera le taux « normal » de TVA fixé aujourd’hui à 19,6 %, fera culminer celui-ci à 21,2 %. Le cadeau de Nicolas Sarkozy au patronat sera ainsi financé à hauteur 11 milliards d’euros par l’augmentation de la TVA.

 UNE HAUSSE DE LA CSG SUR LES REVENUS DU PATRIMOINE ET DE L’EPARGNE

Pour compléter le financement de la nouvelle exonération de cotisations sociales, la CSG sur les revenus du patrimoine et de l’épargne sera augmentée de 2 points. Celle-ci est fixée à 8,2 % à ce jour.

 DES ACCORDS D’ENTREPRISE POUR DEROGER A LA DUREE LEGALE DU TRAVAIL

Le Président de la République a annoncé que le temps de travail pourra dorénavant se négocier dans l’entreprise dans le cadre d’accord « compétitivité-emploi. » Nicolas Sarkozy annonce donc clairement son intention de mettre fin aux 35 heures avant la fin de son mandat.

La volonté est de s’attaquer au code du travail en permettant au patronat de déroger à la durée légale du travail.

Nicolas Sarkozy donne deux mois aux partenaires sociaux pour se mettre d’accord sur un tel dispositif. Il menace de reprendre la main ensuite s’il constate « un blocage idéologique. »

 L’APPRENTISSAGE COMME REMPART AU CHOMAGE DES JEUNES

Nicolas Sarkozy entend répondre au problème du chômage chez les jeunes en favorisant leur embauche dans le cadre de l’apprentissage. Les entreprises de plus de 250 salariés devront compter 5 %, au lieu des 4 % actuels, de contrats en alternance dans leurs effectifs. Le Président de la République a annoncé en outre vouloir doubler l’amende relative au non respect de ce quota par les entreprises. Les entreprises concernées comptent actuellement en moyenne 1,7 % de salariés en apprentissage.

 DES MESURES « IMMEDIATES » EN CE QUI CONCERNE LE LOGEMENT

Nicolas Sarkozy a annoncé deux mesures devant selon lui favoriser la construction de nouveaux logements.

« Tout terrain, toute maison, tout immeuble verra sa possibilité de construction augmenter de 30 % », a-t-il d’une part annoncé. Les promoteurs immobiliers et les opérateurs HLM auront ainsi le droit de bâtir 30 % d’appartements ou de maisons supplémentaires sur un même terrain. Les propriétaires de logements existants bénéficieront de la même mesure lorsque ceux-ci auront atteint les limites du COS (coéfficient d’occupation des sols), pouvant ainsi agrandir leurs maisons ou appartements. Cette politique qui sera « inscrite dans une loi adoptée d’ici début mars » est instituée pour trois ans, a précisé Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement.

D’autre part, l’Etat s’engage à céder des terrains lui appartenant d’ici 2015. « Nous allons libérer du foncier », a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy.

 

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Guéant / chasse aux immigrés : « une entourloupe »

11 Janvier 2012, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

Guéant / chasse aux immigrés : « une entourloupe »
Claude Guéant s'est félicité aujourd'hui d'avoir expulsé de France un nombre jamais atteint d'immigrés. Déjà auteur de phrases mythiques telle que « la France n'a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants étrangers », Claude Guéant, anti-immigré obsessionnel de la place Beauvau, a présenté son bilan et annoncé ses objectifs : 35 000 reconduites à la frontière et baisses du nombre de titres de séjour accordés.

Dans un satisfécit écœurant, discours archaïque à l'appui, Claude Guéant réduit à de froids calculs la vie d'hommes et de femmes tout juste bons à être mis dehors ! Quid de leur situation familiale, sociale ou personnelle ?

Pire, comme toujours, le ministre de l'Intérieur stigmatise les étrangers en associant leur présence à la « délinquance étrangère ». Peut-être faut-il expliquer à Mr Guéant que l'immigration ne produit pas de délinquance. C'est opposer les personnes les unes contre les autres qui engendre la violence.

En quoi le bilan détaillé par le ministre de l'Intérieur est-il honorable? La France et ceux qui y vivent vont-ils supporter encore longtemps cette propagande de haine de l'étranger que le gouvernement leur impose?

Claude Guéant n'est définitivement pas digne de la France, ouverte sur le monde. La traditionnelle et raciste chasse aux immigrés d'avant élection est une entourloupe qui ne sert que les intérêt électoralistes du Front National et de sa candidate Marine Le Pen.

Le PCF continue de se battre contre les préjugés et pour des conditions de vie dignes en France, pour tous ceux qui y ont élu domicile.

 

 

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