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77 médicaments "sous surveillance"

1 Février 2011, 06:44am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 31 Janvier 2011

 

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a rendu publique lundi une liste de 77 médicaments et 12 familles de médicaments placés "sous surveillance renforcée", dans la foulée de la polémique suscitée par le Mediator.

L'Afssaps rappelle que "tous les médicaments" disponibles sur le marché en France font l'objet d'une surveillance et que ceux figurant sur la liste publiée lundi feront l'objet d'un "suivi renforcé" ou d'une enquête de pharmacovigilance, qui permettra de prendre les mesures adaptées "si nécessaire". "Cela ne doit en aucun cas conduire les patients à qui il a été prescrit un de ces médicaments à l’interrompre sans avoir préalablement pris conseil auprès de leur pharmacien et/ou consulté leur médecin", souligne-t-elle. Les médicaments anti-douleur contenant du DXP (dextropropoxyphène) comme le Di-Antalvic, Propofan et génériques feront l'objet d'un retrait d'autorisation de mise sur le marché (AMM) "le 1er mars". L'Afssaps avait déjà annoncé en juin 2009 le retrait progressif de ces médicaments opiacés, avant le retrait définitif préconisé par l'agence européenne du médicament (EMEA). Autre exemple: le Noctran, utilisé pour les troubles du sommeil et qui recouvre l'association de trois principes actifs "sans intérêt", fait l'objet d'une proposition de retrait qui sera examinée en mars. Le buflomédil, médicament vasodilatateur, disparaîtra des rayons des pharmacies "d'ici 15 jours à trois semaines maximum", avait indiqué dès dimanche soir Fabienne Bartoli, numéro 2 de l'Afssaps. Le buflomédil est commercialisé sous le nom de Fonzylane par la firme américaine Cephalon et comme générique par plusieurs firmes dont Sandoz, Mylan et Biogaran, filiale de Servier.

La revue Prescrire, qui a largement contribué à faire éclater le scandale du Mediator, réclamait son retrait en raison d'effets indésirables cardiaques et neurologiques, parfois mortels. Pour nombre d'autres médicaments, l'Afssaps ne préconise pas un retrait mais un maintien du suivi renforcé ou une réévaluation du rapport bénéfice/risque. Le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait précisé que la publication de cette liste serait l'occasion d'expliquer où en sont pour ces médicaments les procédures de surveillance et de réévaluation.

Le Mediator, un antidiabétique du laboratoire Servier, largement détourné comme coupe-faim, a été retiré du marché français en novembre 2009 après 33 ans de commercialisation. Il serait responsable de la mort de 500 à 2.000 personnes, selon différentes études réalisées à la demande de l'Afssaps. 

La liste complète des médicaments sous surveillance

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Catastrophe humaine en cours à La Poste

28 Janvier 2011, 23:22pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 27 Janvier 2011

évenement. Suicides

 Plusieurs postiers se sont donné la mort ces derniers mois alors que l’entreprise publique est en pleine restructuration. Enquête dans les Bouches-du-Rhône où cinq syndicats appellent aujourd’hui à la grève « pour éviter une vague de suicides comme à France Télécom ». Bouches-du-Rhône, envoyé spécial

C’était il y a moins d’un an, le 1er mars 2010. Au terme d’un débat houleux, qui avait mobilisé des centaines de milliers de citoyens contre le changement de statut, La Poste devenait une société anonyme. Son président, Jean-Paul Bailly, promettait alors que ce nouveau statut ne changerait rien aux missions de service public, notamment de distribution du courrier. L’augmntation du capital de l’opérateur postal à hauteur de 2,7 milliards d’euros doit servir à sa « modernisation ». Derrière l’entrée à marche forcée dans le monde de la concurrence, un drame était sans doute déjà en train de se nouer. Du France Télécom, en pire, avec un plan social qui ne dit pas son nom mais promet de supprimer 50 000 emplois d’ici à 2015, en poussant, entre autres, les fonctionnaires à la démission. Une restructuration en accéléré qui amène les syndicats des Bouches-du-Rhône à tirer la sonnette d’alarme.

27 juillet 2010, au treizième étage d’une tour de Marseille, Myriam Roux, quarante-cinq ans, factrice dans le 15e arrondissement, ouvre la porte de son appartement pour partir au travail, se ravise, fait demi-tour puis saute dans le vide. Brigitte Marie, sa meilleure amie, elle aussi factrice dans le même quartier et qui habite à l’étage au-dessus, se souvient d’avoir discuté avec Myriam, la veille du drame : « Sa tournée avait été rallongée, elle était obligée de prendre deux bus pour la réaliser. Elle était très fatiguée et elle se demandait ce qu’elle allait devenir car elle n’y arrivait plus. Son cas avait été signalé à la direction mais tout le monde s’en foutait. Depuis la restructuration du bureau dans le 15e arrondissement, on est vraiment traité comme de la merde ! Myriam avait des soucis dans sa vie privée, mais j’estime que La Poste est responsable au moins à 50 % de son suicide ! »

 

accusations et restructuration

Robert Palpant, marié et père de deux enfants, lui, n’avait pas de problème dans sa vie privée. C’est en tout cas le sens du courrier qu’il a laissé à son épouse, Michelle, avant d’aller se jeter sous un TGV le samedi 8 janvier. Dans sa lettre d’adieu, ce postier de Vitrolles demande qu’il n’y ait « pas de représentants de La Poste… » à ses obsèques. Le mardi précédent, sa chef d’établissement recevait un fax dans lequel ce caissier, à qui il était reproché d’avoir volé 160 euros dans un monnayeur, se décrivait comme un pestiféré. « Si j’avais eu connaissance de ce fax j’aurais pu alerter un médecin, estime Michelle qui va devoir prouver à la mutuelle de La Poste, et surtout pour son honneur et l’équilibre psychologique de ses enfants, que son mari s’est bien suicidé à cause de sa souffrance au travail. En fait il était épuisé depuis la réorganisation du bureau… Et puis il se sentait accusé dans cette histoire de monnayeur. »

Frédéric Béringuier, secrétaire départemental CGT chargé du pôle enseigne, est plus précis encore : « J’ai connu Robert en 2009 lorsqu’il a fait grève, pour la première fois de sa carrière, contre la restructuration à Vitrolles. Après une nouvelle réorganisation en 2010, son bureau était passé de huit emplois à trois plus un demi-poste en renfort. Robert, c’était le caissier mais on l’appelait MacGyver car il était capable d’accomplir toutes les tâches. Sa charge de travail était devenue énorme. Quant à l’histoire du monnayeur, c’est très injuste qu’on l’ait accusé parce que cette erreur est très fréquente avec ces machines. Robert était un bon agent du service public que la restructuration a fait craquer. »

Patrick Serugne, cinquante-quatre ans, était lui aussi un bon facteur. Il a pourtant été accusé de vol, suite à la découverte d’un colis ouvert dans son bureau de poste à Saint-Victoret où il officiait depuis vingt ans. « À 10 h 30 ce 12 juin (2010) je l’appelle au téléphone pour lui demander s’il avait bien dormi. Il me répond : “Ça va, ne t’inquiète pas.” Une heure après il se tire un coup de fusil en plein cœur ! » raconte Sébastienne, sa veuve, pour qui il ne fait pas de doute que Patrick était de plus en plus mal considéré à son travail : « Il était le plus ancien du bureau mais on lui avait brutalement changé sa tournée pour la rallonger après la restructuration. Il avait perdu ses bons clients, il partait plus chargé et il travaillait deux heures de plus par jour. Il était fatigué, il allait au bureau avec la boule au ventre. Après l’accusation de vol, il a été harcelé. En octobre 2009, il a craqué puis il a dû aller en maison de repos pour dépression. Le 9 juin, le médecin de La Poste lui a quasiment ordonné de reprendre le travail. À une semaine de la retraite ! »

Myriam, Robert, Patrick… À cette liste de postiers morts brutalement en 2010, il faut ajouter ce facteur marseillais qui a fait un infarctus peu après une violente altercation avec son chef d’établissement, et cette guichetière d’Aix, morte en pleine dépression. Les syndicalistes racontent les cas de postiers qui sombrent dans l’alcool, la drogue, les tentatives de suicide qui se multiplient. C’est par exemple le cas de cette jeune femme transférée d’un centre de tri à un bureau mais sur un poste de comptabilité pour laquelle elle ne reçoit aucune formation. Résultat, elle n’assure pas, subit réprimandes et brimades et finit par avaler un tube de cachets pour mourir. La direction de La Poste qui, selon la CGT, « est dans le déni permanent » (1), met sa tentative sur le compte d’une dépression passagère d’après-grossesse ! Ce tableau déjà très sombre se complète par une hausse importante (33 % selon SUD PTT) du nombre d’accidents du travail (hors suicides) et du taux d’absentéisme pour maladie.

Nationalement, la CGT et FO des Bouches-du-Rhône, qui ont entrepris un recensement macabre, comptent plus de 
70 suicides de postiers ces derniers dix-huit mois, soit deux fois plus, pour une même période, qu’à France Télécom. Une véritable catastrophe humaine. Une catastrophe annoncée. Au printemps 2010, le syndicat professionnel des médecins de prévention de La Poste écrit au président du groupe, Jean Paul Bailly, décrit « une situation alarmante » et demande « d’engager des actions concrètes pour enrayer ce qui pourrait devenir un processus morbide ». La lettre revendique « une dimension collective et humaine du travail, le respect et la reconnaissance dus à des agents fiers de servir La Poste », autant de « valeurs qui permettent de garder un sens à leur travail ». Mais comme l’écrivait Robert Palpant, justement à propos de son travail : « À l’idée de l’exécuter, ; tu as le moral en marmelade. (…) Si tu dois l’abattre sans pitié, avant d’abandonner ton lit, souhaite voir changer la vie. » Apprenant son suicide, Guy Jean, un ancien cadre de La Poste à Vitrolles, confie : « J’ai l’impression qu’il s’est sacrifié pour que la souffrance au travail soit dénoncée dans toutes ces entreprises qui ne prennent plus du tout en compte le facteur humain mais seulement la rentabilité. »

(1) Nous avons demandé lundi matin 
à la direction départementale 
de La Poste son point de vue sur 
cette vague de suicides. Au moment 
où nous mettons sous presse 
nous n’avons reçu aucune réponse.

Philippe Jérôme

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Médiator : le PCF veut la vérité

20 Janvier 2011, 06:08am

Publié par PCF Villepinte

 Dés 2009, un rapport commandité par Jacques Servier confirmait les liens entre le benfluorex – le principe actif du Médiator – et les atteintes aux valves cardiaques des patients. Pourtant le laboratoire n'a pas fait retirer le médicament du marché. Circonstance aggravante, ces jours-ci, l'industriel pharmaceutique cherche à minimiser le nombre de cas mortels. Si les récents propos outrageux de Jacques Servier certifient que le Mediator n'a fait « que 3 morts », ils sont mensongers et méprisants à l'égard des victimes et de leur famille.

Face à l'attitude insultante du laboratoire à l’origine de ce scandale, le PCF exige la vérité sur les conséquences du Mediator. Les processus de décision en matière de santé publique, doivent être mises hors de la zone d'influence des grandes firmes pharmaceutiques. L'industrie pharmaceutique ne peut plus être laissé sans garde fou réellement indépendant des pouvoirs de l'argent. Le PCF propose un pôle public du médicament et de la recherche indépendant financièrement des sociétés pharmaceutiques et placé sous le contrôle démocratique des scientifiques, des représentants de salariés et des usagers.


 bataille des élus pour la vérité

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Accès aux soins : 120 médecins lancent un manifeste

19 Janvier 2011, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

Didier Poupardin, généraliste à Vitry-sur-Seine, est menacé de sanction par la Sécurité sociale.

Social-Eco - le 18 Janvier 2011

 

 Cent-vingt médecins "solidaires" ont lancé un manifeste pour dénoncer "les consignes de restriction" de l'accès aux soins remboursés et la privatisation de la sécurité sociale, mardi à l'Assemblée nationale.

Le mouvement a pour origine le soutien à un praticien "désobéissant", le docteur Didier Poupardin de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) qui est en conflit judiciaire depuis plusieurs mois avec l'Assurance maladie de ce département, parce qu'il fait bénéficier systématiquement ses patients en longue maladie de remboursements à 100%.

Au cours d'une conférence de presse, en présence de députés ou représentants de partis politiques de gauche et de syndicats, le Dr Poupardin a dénoncé le "matraquage idéologique" sur la maîtrise des dépenses de santé et la responsabilisation des patients pour limiter le déficit de la Sécurité sociale qui, affirme-t-il, est en premier lieu un "déficit de ressources". Le Dr Didier Menard, vice-président du syndicat de la médecine générale (SMG), praticien à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a déclaré que la poursuite en justice du Dr Poupardin "a réveillé la conscience de beaucoup de médecins". Il a expliqué que le sens du manifeste était d'organiser une "indignation active mais collective" parmi le plus grand nombre possible de médecins. Selon lui, il faut "sortir du bricolage (...) pour aider les patients à avoir un meilleur accès aux soins et le faire de façon plus politique et poser cette question sur la place publique". "Nous sommes dans un système qui exclut de plus en plus les couches populaires", a-t-il affirmé.

Selon le manifeste, la fondation de la Sécurité sociale, contenue dans le programme du Conseil National de la Résistance, "reposait sur un principe majeur de solidarité et d'équité: chacun cotise selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins". Mais "ce principe recule et tend à s'inverser: chacun doit payer selon ses besoins (si vous êtes très malade vous devez payer beaucoup) et chacun reçoit selon ses moyens (si vous êtes très riche, vous êtes bien soigné)".

Les médecins seront invités à signer le manifeste sous la phrase suivante: "Nous déclarons vouloir résister aux consignes de restriction de l'accessibilité aux soins".

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Médiator : le PCF veut la vérité

6 Janvier 2011, 23:31pm

Publié par PCF Villepinte

 

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 6 janvier
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Thèmes :

Dés 2009, un rapport commandité par Jacques Servier confirmait les liens entre le benfluorex – le principe actif du Médiator – et les atteintes aux valves cardiaques des patients. Pourtant le laboratoire n’a pas fait retirer le médicament du marché. Circonstance aggravante, ces jours-ci, l’industriel pharmaceutique cherche à minimiser le nombre de cas mortels. Si les récents propos outrageux de Jacques Servier certifient que le Mediator n’a fait « que 3 morts », ils sont mensongers et méprisants à l’égard des victimes et de leur famille.

Face à l’attitude insultante du laboratoire à l’origine de ce scandale, le PCF exige la vérité sur les conséquences du Mediator.

Les processus de décision en matière de santé publique, doivent être mises hors de la zone d’influence des grandes firmes pharmaceutiques. L’industrie pharmaceutique ne peut plus être laissé sans garde fou réellement indépendant des pouvoirs de l’argent.

Le PCF propose un pôle public du médicament et de la recherche indépendant financièrement des sociétés pharmaceutiques et placé sous le contrôle démocratique des scientifiques, des représentants de salariés et des usagers.

Parti communiste français,

Paris, le 6 janvier 2011.

 

 

 

 

 

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Les liaisons dangereuses

29 Décembre 2010, 07:27am

Publié par PCF Villepinte

fa dieseD’un hiver l’autre, la saison est au compte de Noël. L’an passé, nous baignions en pleine campagne, qui allait virer au scandale, de la grippe H1N1. Quelques mois à peine auront suffi à mesurer combien l’addition fut salée pour les Français et l’opération des plus juteuses pour les profits des grands laboratoires pharmaceutiques. Pardi, c’est l’assurance maladie qui régale ! Pourquoi se gêner ? 2010 s’achève sur ce qui devient un autre scandale d’ampleur. L’affaire du Mediator est d’autant plus grave qu’elle met en cause des vies humaines, 
là où le médicament est censé les défendre.
Côté pile, le laboratoire Servier se donne comme une vaste entreprise humanitaire, harmonieuse et quasi philanthropique. Son président fondateur est donc digne de toutes les reconnaissances au plus haut niveau et gravira tous les degrés de l’ordre de la Légion d’honneur, de commandeur sous Dominique Strauss-Kahn à grand-croix sous Nicolas Sarkozy. Côté face de la pièce, comme pour ce qui a été révélé cet été avec l’affaire « Woerth-Bettencourt », ce petit monde de Neuilly et d’avocats d’affaires se connaît très bien, depuis très longtemps. Ici, pas de conflit dans le partage bien compris des tâches entre politique et affaires, simplement un épisode de plus au feuilleton estival de la mise au grand jour de la vie d’une classe de possédants.

Qu’aurait donc le chef de l’État à refuser à l’industrie pharmaceutique qu’il n’accorde aux banques, aux groupes financiers et à son club du Fouquet’s ou du Medef ? Puisqu’il est là pour servir leurs intérêts – et certainement pas ceux de « la France qui se lève tôt », comme peuvent le mesurer depuis de longs mois ceux qui ont pu y croire. Le président de la République avait même livré le fond de son projet en la matière devant les responsables des cinq premiers laboratoires français, les recevant en son palais en juin 2009. Du crédit impôt recherche à l’autonomie des universités, ses décisions devaient leur permettre d’accroître leur force de frappe et leur emprise sur un secteur de recherche publique, raillé avec un mépris désormais usuel.

Des centaines de millions d’euros sont allés directement des caisses de l’assurance maladie et des complémentaires à celles d’un laboratoire privé. Des vies sont en jeu. Que fait le gouvernement ? Xavier Bertrand a trouvé : la sécu paiera, quitte à se lancer dans une longue course judiciaire. Pardi. Les patrons et traders « voyous » ont vu ce qu’ils risquaient avec ce pouvoir. En ira-t-il de même avec le président fondateur de la firme, neuvième fortune de France, estimée à 3,8 milliards d’euros ?

Ici, pas de conflit dans le partage 
bien compris des tâches entre politique et affaires.

Michel Guilloux

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Mediator «Faire entendre la voix des victimes»

27 Décembre 2010, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

 Auteure de Mediator 150 mg. Combien de morts ?, la pneumologue Irène Frachon alerte depuis longtemps sur la nocivité de ce médicament. Elle revient ici sur son combat.

Comment avez-vous décelé la dangerosité du Mediator ?

Irène Frachon. Il y a vingt ans, j’étais jeune médecin 
et je travaillais dans un service qui a découvert la toxicité de l’Isomeride. Un coupe-faim qui avait des effets négatifs sur les vaisseaux du poumon et sur les valves du cœur. En 2007, quand j’ai vu une patiente sous Mediator qui souffrait d’une maladie rare des vaisseaux pulmonaires, j’ai décidé d’aller plus loin et de comprendre les liens.

Avez-vous eu des difficultés à faire paraître votre livre ?

Irène Frachon. Oui, mais j’ai trouvé un éditeur exceptionnel et courageux (les Éditions Dialogues.fr, à Brest) qui a compris qu’il y avait urgence à le publier. Il était conscient comme moi des risques à dénoncer ce médicament. Ça n’a pas loupé. Le sous-titre qui posait la question du nombre de morts a été censuré et le livre a été retiré de la vente au bout de deux jours.

 

Qu’est-ce qui a permis de médiatiser cette affaire ?

Irène Frachon. Le député socialiste et cardiologue Gérard Bapt s’est emparé du sujet. Il a reposé la question à l’Assemblée à la fin de l’été, et cela a déclenché l’enquête de la Caisse d’assurance maladie.

 

Hier, l’Afssaps a reconnu les dangers 
de Mediator. Pourquoi si tard ?

Irène Frachon. Ils n’avaient pas le choix. Je ne me fais aucune illusion sur leur réelle volonté de communiquer sur ce dossier.

 

Avez-vous le sentiment d’avoir gagné une bataille ?

Irène Frachon. Oui, celle de la communication. On fait entendre la voix des victimes sur la place publique. Maintenant, il faut qu’il y ait une reconnaissance du tort qui leur a été fait. C’est mon obsession de médecin.

Entretien réalisé par I. D.

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Médiator

20 Décembre 2010, 16:33pm

Publié par PCF Villepinte

La mission d’information obtenu par les sénateurs communistes doit faire avancer la vérité
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 20 décembre
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Les dernières révélations sur le Médiator semble indiquer l’ampleur de la catastrophe. Le chiffre de 2000 morts est maintenant évoqué et les investigations ne font que commencer puisque, depuis sa mise en circulation (1976) jusqu’à sa récente interdiction, on estime de 2,5 à 5 millions le nombre de personnes qui auraient utilisés ce médicament. Nous sommes face à un scandale sanitaire d’une gravité exceptionnelle.

Le PCF demande que la lumière soit faite sur cette sombre affaire. Pourquoi l’agence du médicament a-t-elle été si longue à réagir malgré les multiples signalements depuis 1998 ? Quelle est la nature des relations entretenues entre le pouvoir et les trusts pharmaceutiques ? Rappelons que l’actuelle secrétaire d’État à la Santé, Nora Berra, a été médecin au sein des trois principaux groupes pharmaceutiques.

Ces liaisons dangereuses doivent être dénoncées et condamnées et les trusts pharmaceutiques doivent cesser d’agir en toute impunité. Plus que jamais, la proposition du PCF de créer un grand pôle public du médicament à l’échelle nationale et européenne est d’actualité et à toute sa raison d’être. La mission d’information obtenue par les sénateurs communistes et du parti de gauche commencera ses travaux en janvier. Elle doit faire avancer la vérité.

Parti communiste français,

Paris, le 20 décembre 2010.

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Journée mondiale de lutte contre le SIDA

30 Novembre 2010, 22:49pm

Publié par PCF Villepinte

Le PCF appelle à la mobilisation
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 30 novembre
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Le Parti communiste français - dont le collectif « Fièr-e-s et Révolutionnaires » a signé l’appel d’Act-Up - participera à la manifestation du 1er décembre à 18h30 au départ de la place de la Bastille à Paris dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Sa délégation sera conduite par Marie-George Buffet députée, Présidente de l’intergroupe parlementaire sur le SIDA.



Le PCF exige une nouvelle fois que tous les moyens soient mis en œuvre au plan national et international dans la lutte contre cette terrible pandémie. Cela concerne la recherche et la prévention, les soins à apporter à tous les malades et leur accompagnement dans la vie active. Cela exige des mesures spécifiques à l’égard des populations les plus fragilisées, à la marge et qui sont les plus frappées par le virus, en particulier les femmes dans les situations les plus précaires dans les pays comme le notre, ainsi que les populations les plus démunies sur les autres continents, notamment en Afrique.

La politique de Nicolas Sarkozy va, dans ce domaine comme dans d’autres, dans le sens contraire de la réponse aux exigences humaines les plus élémentaires. Et c’est en nombre de plus en plus insupportable de vies brisées par la souffrance et de morts qu’on en mesure les conséquences. Le PCF appelle ses adhérents et l’ensemble de la population à une participation nombreuse aux manifestations de ce mercredi 1er Décembre.

Parti communiste français

Paris, mardi 30 novembre 2010.




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URGENCE !SANTE

29 Novembre 2010, 16:48pm

Publié par PCF Villepinte

Le PCF veut faire de la semaine du 29 novembre, la semaine de l’hôpital

lundi 29 novembre 2010

 

URGENCE !

 

  Santé : le PCF veut faire de la semaine du 29 novembre, la semaine de l’Hôpital

Avec la mise en place de la loi « Hôpital, Patient, Santé, Territoire », nous assistons à une phase d’aggravation et d’accélération de la déstructuration/restructuration du service public de santé, et au-delà de tout le système de santé national.

Face aux Agences régionales de la Santé, véritable bras armés de la loi HPST, et dont les directeurs, nommés au plus haut niveau de l’Etat, se manifestent comme de parfaits commis zélés, le PCF a prit l’engagement de faire de la région, un lieu de contre-pouvoir, de résistance et d’initiatives politiques : approcher d’une part, la globalité des besoins la mise en cohérence des réponses, l’impact des interventions, et d’autre part, l’état des lieux de la casse hospitalière, la désertification des territoires, les capacités de résistance.

En s’engageant dans la tenue des Assises régionales de santé, le PCF s’engage dans la construction de lieu(x) de l’intervention citoyenne, pour et avec les professionnels, les syndicats, les usagers, les associations, les élus locaux...

Avec la volonté de faire de la semaine du 29 novembre au 5 décembre une semaine de l’Hôpital, Pierre Laurent tiendra une conférence de presse lundi 29 novembre et se rendra, mercredi 1er décembre dans plusieurs hôpitaux dont les salariés luttent pour la sauvegarde des structures de santé.

Lundi 29 novembre :

- Pierre Laurent tiendra une conférence de presse sur les propositions du PCF en matière de santé, de sauvegarde du service public de santé, et au-delà de tout le système de santé national.

Mercredi 1er décembre :

- 14h00 : Pour la défense de l’hôpital Tenon, en lutte depuis de nombreuses semaines, en présence de Nathalie Marchand pour la commission santé du PCF

- 16h00 : Pour le groupe hospitalier Henri Mondor/Albert Chenevier/CHIC/UFR de Médecine, en présence de Fabien Cohen pour la commission santé du PCF

- 18h00 : Pour le secteur hospitalier de la ville de Lagny, en lutte depuis des années pour sa survie, en présence de Gérard Salkowski pour la commission santé du PCF

 

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