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François Autain : "les responsables du Mediator sont toujours là "

30 Septembre 2011, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 28 Septembre 2011

Médiator

Mots clés : Médicaments, Médiator,

 

 

Après trois mandats, le sénateur (PG) de Loire-Atlantique tire sa révérence. Alors 
que le projet de loi 
sur le médicament 
est examiné 
à l’Assemblée, cet ex-médecin, président de la mission d’information sur le Mediator, revient sur les collusions qui perdurent entre laboratoires, pouvoir politique et autorités sanitaires.

Le 13 septembre dernier, on apprenait que votre homologue UMP Marie-Thérèse Hermange, chargée de la rédaction du rapport de la mission sur le Mediator, avait fait appel à un émissaire de Servier pour relecture. Comment avez-vous réagi ?

François Autain. J’ai été surpris, surpris par la bêtise d’une telle démarche. Je l’imaginais plus habile. D’ailleurs, sur ma demande, le président du Sénat a saisi notre comité de déontologie parlementaire. C’est vraiment dommage que notre rapport soit discrédité, parce qu’il était bien plus critique que le rapport des députés, il recelait des propositions plus poussées. Et malheureusement, sur le plan des conflits d’intérêts, le projet de loi du gouvernement n’apporte aucune garantie.

Ces conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique sont-ils trop ancrés au sein de la classe politique pour être enrayés ?

François Autain. Les liens les plus grossiers tendent à disparaître, le gouvernement n’est pas fou. Il en demeure néanmoins de plus subtils. La plupart du temps, les intérêts économiques des laboratoires sont tellement intégrés par les esprits que les décisions vont spontanément dans le bon sens. À titre d’exemple, le bulletin de l’Académie de médecine est, aujourd’hui encore, financé par le laboratoire Servier, et son président ne voit même pas où est le problème.

D’après le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales 
(Igas), cette servilité vis-à-vis de l’industrie était aussi prégnante à l’Afssaps, pourtant censée filtrer les médicaments mis sur le marché. Les pratiques ont-elles évolué 
depuis le scandale ?

François Autain. Certaines initiatives du nouveau directeur, Dominique Maraninchi, sont plutôt positives. Les laboratoires qui, jusqu’ici, étaient, en toute illégalité, invités permanents des commissions consultatives et des groupes de travail de l’Afssaps, ont désormais interdiction d’y être représentés. Autre bonne mesure : les réunions de la commission d’autorisation de mise sur le marché (AMM) sont dorénavant filmées et publiées sur Internet. Mais cela ne suffit pas, il faut une législation beaucoup plus rigoureuse concernant ces problèmes de mise sur le marché et de suspension.

C’était le point névralgique de l’affaire Mediator, et le projet de loi ne résout rien de ce point de vue ?

François Autain. Absolument. Xavier Bertrand n’a pris aucune disposition sur l’indépendance des experts. De nombreux médicaments mis sur le marché sont encore examinés en présence d’experts liés à des laboratoires. Pourtant, une agence débarrassée de tout conflit d’intérêts n’est pas utopique, puisque 25 % des experts de l’Afssaps sont déjà dans ce cas. Mais encore faudrait-il créer un corps d’experts d’État, formés à l’université, et dont le travail serait rémunéré. Au lieu de ça, la grande nouveauté est que le Leem (le syndicat des laboratoires – NDLR) siège désormais au conseil d’administration de l’Afssaps…

Que sont devenus les responsables mis en cause au cours de l’affaire 
du Mediator ?

François Autain. Parmi les experts mis en cause, il y a bien eu deux personnes qui travaillaient dans la section pharmacovigilance de l’Afssaps qui ont été licenciées (l’une a été reclassée depuis à l’agence régionale de santé d’Île-de-France, l’autre à l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé – NDLR), mais elles n’étaient que des sous-fifres. Les principaux responsables sont toujours en place, en particulier l’actuel conseiller scientifique du directeur général, caricature même de l’expert. Avant d’être recruté, il a longtemps surveillé le travail des commissions consultatives de l’Afssaps pour le compte de l’industrie pharmaceutique. Depuis, il n’a cessé de gravir les échelons, jusqu’à devenir président par intérim de l’Agence européenne du médicament (EMA). Lui retirer ses fonctions aurait pu donner un signal fort, d’autant qu’il a joué un rôle non négligeable dans le parcours du Mediator lorsqu’il était en charge de l’évaluation des médicaments…

Lequel ?

François Autain. En 2000, il a contribué à transgresser l’avis négatif formulé par la commission d’AMM dès 1987. Sans ce « compromis », le Mediator n’aurait jamais été reconnu comme un adjuvant au régime du diabète et sans doute n’aurait pu être maintenu sur le marché par Servier. Résultat : l’assurance maladie a continué à le rembourser pendant neuf ans.

 Que pensez-vous de la liste des 76 médicaments sous surveillance renforcée, publiée par l’Afssaps 
dans la foulée du scandale ?

François Autain. Cette liste est une arnaque. Sur ces 76 médicaments, au moins 20 sont parfaitement inutiles et ne devraient donc pas être commercialisés, comme 85 % des médicaments qui sortent chaque année. Cela fait près de trente ans que la recherche en laboratoire ne trouve plus rien. D’ailleurs elle ne cherche plus. Son seul objectif est d’inventer de vraies-fausses molécules pour les maladies chroniques des riches, et de les vendre en investissant des sommes folles dans le marketing.

D’où l’idée de sous-traiter aux petites start-up de biotechnologie, qui, elles, font encore des découvertes ?

François Autain. Exactement, et ce avant de les racheter à des prix prohibitifs. C’est le cas avec Sanofi et le laboratoire américain Genzyme, repris pour 20,1 milliards de dollars. Pire, au nom du partenariat public-privé, les laboratoires sous-traitent aussi ces recherches à des organismes d’État, tels que l’Inserm.

En clair, une poudre de perlimpinpin pour maladie neurodégénérative rapporte plus qu’un vaccin tangible contre le paludisme, et les autorités sanitaires laissent faire ?

François Autain. Dans notre langage, on classe ces médicaments inutiles « ASMR 5 » (amélioration du service médical rendu), ce qui signifie que leur plus-value thérapeutique est nulle et qu’ils ne devraient pas être remboursés par l’assurance maladie. Malheureusement, beaucoup le sont au mépris de la règle.

Et que se passe-t-il une fois 
qu’ils sont commercialisés ?

François Autain. Les médecins, sous l’emprise des visiteurs médicaux, ne prescrivent plus que ces nouveaux médicaments, faisant sombrer les anciens dans l’oubli. Les patients, eux, sont ravis de bénéficier de ce qu’on leur vend comme les derniers progrès de la médecine… jusqu’à ce que se manifestent les premiers effets indésirables. Exemple : le Multaq de Sanofi. Cet anti-arythmique cardiaque a récemment remplacé l’Amiodarone sous prétexte que certains patients étaient allergiques à l’iode. Or, ce médicament provoque des hépatites fulminantes. Il n’aurait jamais dû être autorisé. Non seulement, il l’a été, mais à un prix quatre fois plus élevé que son équivalent générique.

Ces subterfuges visent donc 
à contourner la générication ?

François Autain. C’est un grand classique : à chaque fois qu’un médicament qui se vend bien s’apprête à tomber dans le domaine public, on rajoute un gadget chimique à la molécule pour pouvoir commercialiser plein pot un nouveau produit. C’est une arnaque de première, qui plombe l’assurance maladie, et dont les autorités sanitaires sont scandaleusement complices.

Le Mediator ne risque-t-il pas de servir de prétexte à des déremboursements massifs ?

François Autain. On a souvent condamné les déremboursements sans chercher à comprendre ce qui se jouait derrière. On ne va pas me faire croire que les 250 médicaments mis sur le marché chaque année justifient un remboursement ! Il faut agir en amont, en refusant la mise sur le marché de produits sur lesquels on a un doute et dont on considère qu’ils n’apportent pas de réel progrès thérapeutique. Ce qui limiterait les nouveautés à 10 ou 15 par an.

Certains préconisent une évaluation de l’ensemble des médicaments, 
est-ce pertinent ?

François Autain. Non, ça a déjà été tenté une fois en 1999 : sur un total de 4 000 médicaments, 835 ont été considérés comme inutiles, parmi lesquels le Mediator. Et qu’est-il advenu dix ans après ? Rien, ou si peu. À chaque fois que le gouvernement a voulu procéder à un déremboursement, il y a eu une action conjointe des assurés et des laboratoires, qui pensaient que leur intérêt était mis en cause. Nul doute que recommencer aujourd’hui conduirait à la même impasse.

Pourquoi la France est-elle à ce point consommatrice de médicaments ?

François Autain. Avec la tarification à l’acte, la consultation a tendance à raccourcir. Or, plus la consultation est courte, plus on prescrit. En Allemagne ou aux Pays-Bas où les consultations sont plus longues, seulement 40 % d’entre elles se terminent par une prescription médicamenteuse. En France, c’est quasi systématique. Pourtant, nombre de problèmes de santé n’appellent pas forcément de réponses pharmacologiques. Il n’y a pas que les médicaments pour soigner…

L’influence des laboratoires sur les médecins a été fortement pointée 
du doigt dans l’affaire du Mediator : les visiteurs médicaux, accusés de faire de la publicité, sont-ils amenés à disparaître ?

François Autain. Le projet de loi ne va pas dans ce sens. Seul changement : les visites médicales à l’hôpital, qui sont devenues collectives. Mais il n’y a rien sur la visite médicale en libéral ! Les laboratoires ont bien rebaptisé leurs visiteurs médicaux « délégués promotionnels », mais c’est juste un changement de nom. Après, peut-on réellement interdire à quelqu’un de rencontrer un médecin ? Je crois qu’il faut être constructif et créer un corps de visiteurs indépendants, qui pourrait être financé par une ponction sur l’ensemble des laboratoires. Cela laisserait la possibilité aux autres de se recycler au sein de cette nouvelle institution. Mais là encore, la réforme ne touche à rien, et je ne vois pas comment, à ce rythme, on pourrait empêcher un nouveau Mediator.

Vous voici à l’orée de la retraite, ce combat pour une démocratie sanitaire, mené toutes ces années, vous semble-t-il avoir eu un impact ?

François Autain. Disons que j’arrive à un âge où l’on considère, comme disait Marguerite Yourcenar dans les Mémoires d’Hadrien, que la vie est une défaite acceptée. Mais il n’est pas inutile d’espérer et de se comporter comme si notre action allait faire avancer les choses, ne serait-ce que pour la beauté du geste.

 

  • A lire :

Notre dossier sur le scandale sanitaire du Médiator
À l’Assemblée, un projet de loi qui ne va pas assez loin

Entretien réalisé par Flora Beillouin et Alexandra Chaignon

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Mediator : deux nouveaux témoignages accablent Servier

6 Septembre 2011, 20:47pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 6 Septembre 2011

 

Mots clés : Médiator,

 

 

Nouvelles révélations dans l'affaire Mediator. Deux anciens chercheurs ayant travaillé pour les laboratoires Servier ont expliqué aux juges chargés du dossier du Mediator que les études sur ce médicament avaient été falsifiées pour le présenter comme un antidiabétique et non comme un coupe-faim, rapportent mardi Le Figaro et Libération.

Selon un extrait de son audition révélée par Libération, le professeur Jean Charpentier, neurochirurgien ayant travaillé pour Servier dès la fin des années 1960, avait rédigé l'étude destinée à obtenir l'autorisation de mise sur le marché (AMM) en 1973, a ainsi expliqué aux juges en charge des informations judiciaires ouvertes à Paris: "Cela a été fait dans le but d'avoir l'AMM", le dossier a été "présenté de la façon la plus favorable possible". Libération ajoute que ce chercheur aujourd'hui à la retraite "a aussi confirmé que son rapport a été modifié pour supprimer toute référence à l'effet coupe-faim du Mediator ainsi que sa parenté chimique avec l'amphétamine". D'après Le Figaro, l'un des découvreurs le pharmacologue Jacques Duhault, entré chez Servier en 1961, démontrait, dans une étude de 1970, que le médicament était un "puissant anorexigène". Il a expliqué aux juges que "dans les années 60, la règle de base en matière de recherche était de trouver une molécule aboutissant à une diminution de prise alimentaire sans avoir d'effet stimulants centraux".

Le laboratoire Servier nie de son côté avoir caché quoi que ce soit. «Les laboratoires Servier n'ont pas trompé les autorités en masquant le fait que le Mediator était un coupe-faim, ce qu'il n'était pas», a assuré Me Hervé Témine, l'avocat des laboratoires, ce matin sur Europe 1.

Trois juges d'instruction parisiens sont en charge d'informations judiciaires pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires et escroquerie au préjudice des caisses de Sécurité sociale et des mutuelles. Des perquisitions ont été menées en juin au siège de Servier, au domicile de son patron et dans plusieurs sociétés du groupe. Des responsables des laboratoires devraient être prochainement entendus par les juges.

Le Mediator a été retiré du marché en novembre 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients. L'antidiabétique, largement prescrit comme coupe-faim, a causé 500 à 2.000 morts, selon plusieurs études. Cinq millions de malades l'ont utilisé. En janvier, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait rendu un rapport accablant pour Servier, l'accusant notamment d'avoir "roulé dans la farine" des responsables de délivrance d'AMM et estimant "que le retrait du Mediator aurait dû être décidé dès 1999".

Vers une mise en examen de Servier. Les laboratoires Servier sont convoqués par les juges d'instruction en charge de l'enquête sur le Mediator en vue d'une possible mise en examen, a déclaré mardi leur avocat, Me Hervé Temime. Dans cette affaire, trois juges d'instruction parisiens sont en charge d'informations judiciaires pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires et escroquerie au préjudice des caisses de Sécurité sociale et des mutuelles. "Des convocations ont été envoyées en vue d'une mise en examen des laboratoires", a dit l'avocat sans plus de précision sur la date et les chefs de mise en examen.

A lire également :
François Autain : "Refuser tout lien d’intérêt entre experts et grands labos"

Médicaments : réformer de fond en comble ce système vicié (PCF)
Mediator: "Il y avait urgence à ce que les victimes obtiennent réparation"

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Dépendance/perte d'autonomie : Quel mépris gouvernemental !

27 Août 2011, 06:43am

Publié par PCF Villepinte

le 26 août 2011

 Dépendance/perte d'autonomie : Quel mépris gouvernemental !  
Après avoir exclus les personnes en situation de handicap contrairement à l’engagement de Nicolas Sarkozy en 2007, le premier ministre vient de reporter à 2012 les décisions attendues pour la dépendance des personnes âgées. C’était sensé être une des priorités de la seconde partie du quinquennat : une ministre et une secrétaire d’état, quatre groupes de travail, trois mois de pseudo-débat... Tout cela au final pour ne rien annoncer !

 

Pourtant la perte d’autonomie est une vraie problématique qui impose des choix de société et une autre considération du pouvoir. L’attitude actuelle du gouvernement laisse le champ libre aux assurances et aux financiers pour aggraver encore la situation financière des familles.

 

A l’opposé, le PCF et le Front de Gauche proposent le développement des réponses de service public et le remboursement à 100% par l’assurance maladie de la prise en charge de la perte d’autonomie.

 

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asse du Casse du service public de la santé : Claude Evin n’est pas le bienvenu !

24 Juin 2011, 22:49pm

Publié par PCF Villepinte

 

hopA l’invitation de Claude Bartolone, président du conseil général et député PS de Seine-Saint-Denis, se tiennent aujourd’hui les « assises de l’offre de soins en Seine Saint Denis », avec la participation de Claude Evin, directeur de l’ARS, Agence Régionale de Santé de l’Ile de France.

M. Evin est le bras armé de la destruction du service public de la santé en Seine Saint Denis, le zélé organisateur de la casse des hôpitaux et de la diminution des offres de soin dans notre département!

Les personnels de la maternité des Lilas qui manifestent aujourd’hui peuvent témoigner de l’attitude technocratique et autoritaire de l’ARS dans la décision de fermeture de la maternité.

En Seine-Saint-Denis, plus qu’ailleurs, l’accès aux soins est en très net recul. La réponse aux besoins sanitaires de la population demande un maillage diversifié de qualité et de proximité de l’offre de soins et accessible à tous.

Face à cette attaque du service public de santé, il y a besoin de réels espaces de débat pour confronter, élaborer des propositions alternatives répondant aux besoins de santé des populations ; des espaces associant élus locaux, personnels de santé et citoyens, pour contrer l’autoritarisme des ARS.

C’est pour cette raison que nous participerons lundi à la conférence citoyenne sur la santé pour préparer les assises régionales décidées par le conseil régional à l’initiative des élus du Front de gauche de la région.

Hervé Bramy, secrétaire départemental du PCF

 

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20.000 emplois bientôt supprimés dans l'aide à domicile

12 Avril 2011, 22:23pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 12 Avril 2011

 

Un appel à l'aide. C'est ce que viennent de lancé un collectif de seize fédérations d'associations d'aide à domicile aux pouvoirs publics. Ces professionnels qui interviennent auprès des familles en difficulté, des personnes âgées et handicapées, des malades, demandent la mise en place rapide d'un fonds d'urgence pour les aider à faire face à une situation financière "désespérée".

  • Des emplois supprimés, des familles en difficulté

Depuis fin 2009, le collectif tire la sonnette d'alarme sur ses difficultés dues à la crise et demande un fonds d'urgence de 100 millions d'euros. Il craint 20.000 suppressions d'emplois sur 2010 et 2011. De plus, la suppression de certaines exonérations de cotisations patronales depuis le début de l'année entraîne des coûts supplémentaires de 2% (aide aux personnes âgées et handicapées) à 15% (familles fragiles), selon le collectif. Beaucoup de services fonctionnent "à découvert permanent" à la banque, selon Emmanuel Verny, directeur général de l'UNA et risquent le dépôt de bilan.

Marie Alcantara, d'une association du Rhône, a cité l'exemple d'une famille aidée, dont la mère a une sclérose en plaques et le père est en prison. "Qui va emmener leur fille à l'école" si l'association ne peut plus s'en charger, s'est-elle interrogée?

  • Le fonds d'urgence se fait attendre

L'aide aux familles, financée à hauteur de 140 millions par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et de 110 millions par les Conseils généraux, a besoin de 25 millions de plus, selon Jean-Laurent Clochard, secrétaire confédéral de la FNAAFP (aide aux familles). L'aide à domicile a déjà élaboré des réformes plus structurelles, en particulier pour rationaliser leur tarification.

Mais, "en attendant cette réforme, il faut tenir", avec un fonds d'urgence, a ajouté Emmanuel Verny. Selon lui, "l'argent existe et il est facilement mobilisable", via la Caisse des dépôts ou des crédits non consommés de la Cnaf.

La ministre des Solidarités Roselyne Bachelot avait évoqué en début d'année un fonds de 50 millions, prélevés sur les crédits de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Mais depuis, "il ne se passe rien", selon Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France.

  • A lire

Aide à domicile: "Le gouvernement nous met la tête sous l'eau"

par Emmanuel Verny,directeur général du réseau UNA (Union nationale de l’aide, des soins et des services à domicile).

"Depuis plusieurs années, on alerte les pouvoirs publics sur l’écart croissant entre nos coûts d’intervention et les prix auxquels on est payé pour les faire. Chaque année, nous avons plus de personnes à prendre en charge. D’autre part, on est dans une logique de professionnalisation : en dix ans, le pourcentage de salariés qualifiés du secteur est passé de 10 % à 30 %. Forcément, cela fait augmenter les coûts. En 2009, on a averti qu’on allait dans le mur si rien n’était fait. Il y a eu une concertation, des groupes de travail, qui ne débouchent sur rien". Lire la suite...

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Rassemblement pour la Santé, l'Hôpital, la Sécu et l'accès aux soins

5 Avril 2011, 21:40pm

Publié par PCF Villepinte

 

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Pour une prise en charge solidaire de la perte d’autonomie

4 Mars 2011, 15:02pm

Publié par PCF Villepinte

 

Jean-Luc Gibelin, responsable de la commission Santé, protection sociale du PCF.

jlg.jpgTribune parue dans l’Humanité du 1er mars

"Le président de la République a jugé nécessaire une « nouvelle forme de paritarisme » après avoir demandé d’inventer un nouveau modèle de couverture des risques. La présidente du Medef vient de demander une assurance obligatoire. C’est bien, après le dossier des retraites, une nouvelle étape de la remise en cause de la protection sociale à la française.

Il s’agit d’une question importante mais nous contestons le scénario catastrophe orchestré par le pouvoir aux seules fins de justifier le recours à l’assurantiel.

Nous faisons le choix du concept de perte d’autonomie en lieu et place de la dépendance utilisée de manière idéologique. Elle n’est pas un risque en soi qui s’assure, mais un état normal de la vie qui justifie la mise en œuvre de moyens et d’expertises divers pour vivre dignement.

Un magot pour les assurances  : en 2009, 2 024 200 assurés versaient 403,1 millions d’euros de cotisations (au titre d’un contrat pour lequel la dépendance est la garantie principale) pour 127,7 millions d’euros de rente versée (différence  : 275,4 millions d’euros).

Le rejet du « cinquième risque » proposé par le pouvoir  : surfant sur les attentes des associations appelant à une meilleure prise en charge, la droite avance le concept de « cinquième risque ».

Nous rejetons ce concept dont l’unique raison est, en isolant les recettes, de le faire financer par des complémentaires, en particulier les assurances privées. Une nouvelle branche aurait un objet actuellement en partie couvert par l’assurance maladie, ce qui entraînerait un siphonnage partiel de l’assurance maladie. Au contraire, nous affirmons l’universalité de l’assurance maladie, nous voulons la renforcer et y intégrer la réponse aux besoins de la perte d’autonomie.

Plusieurs pistes de propositions  : une politique publique de la prise en charge de la perte d’autonomie doit articuler prévention et prise en charge solidaire. La prévention sous toutes ses formes doit être développée. Cela passe aussi par le remboursement à 100 % par l’assurance maladie de toutes les dépenses de santé. La politique publique passe par un développement important des services publics nationaux existants et à créer, répondant à la perte d’autonomie avec une réelle et efficace coordination. Nous proposons au niveau départemental un pôle public de l’autonomie. Il doit permettre une synergie, une simplification des démarches pour les personnes et les aidants, et une meilleure efficacité.

Nous proposons une structuration nationale des pôles publics afin de garantir une maîtrise et une cohérence nationales ainsi qu’une égalité sur le territoire national. Il faut engager une vaste politique de formation, de création en nombre d’emplois qualifiés des services d’aide à la personne, en partenariat avec le monde associatif, qui doit bénéficier d’un cadre juridique à inventer sans exonérer l’État de ses responsabilités financières et d’une solidarité interdépartementale. Pourquoi pas un ministère de l’autonomie pour ces nouveaux défis  ?

Notre volonté de privilégier le maintien à domicile accompagné et assisté, comme alternative volontaire, est complémentaire de la nécessité d’assurer une bonne couverture territoriale passant par un développement des établissements publics. Le maillage du territoire par le service public hospitalier est aussi un gage d’égalité.

Le point central du financement  : nous posons le principe d’un financement solidaire dans la Sécurité sociale et d’un financement public. Pour le financement de la Sécurité sociale, nos propositions partent tout d’abord du développement de l’emploi, de l’augmentation des salaires et d’une nouvelle politique économique et industrielle.

Nous portons le principe d’une modulation de la cotisation sociale sur une assiette salaires.

Il faut aussi affecter à la perte d’autonomie une partie de la contribution supplémentaire que nous voulons créer sur les revenus financiers des entreprises, des banques et assurances. Elle permettrait de dégager sur les profits 2009 39,9 milliards pour l’assurance maladie, 25,3 pour la retraite 
et 16,4 pour la famille.

Nous proposons, par ailleurs, d’assurer un financement public de la prise en charge de la perte d’autonomie par l’État avec une véritable réforme de la fiscalité nationale et locale. Cela renvoie aussi à une autre conception de l’Europe, de sa monnaie, de la Banque centrale européenne pour développer les services publics.

Nous sommes opposés aux mesures avancées actuellement comme l’assurance obligatoire, le second et le premier jour de travail gratuit, l’augmentation de la CSG des retraités, l’étranglement des finances des conseils généraux ou le recours 
sur succession.

Il faut un vrai grand débat public avec confrontation des projets. C’est un choix de société qui est en jeu  !"

 

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Hôpital Robert BALLANGER

24 Février 2011, 09:48am

Publié par PCF Villepinte

Appel des élus, des professionnels de santé et des citoyens de Seine-Saint-Denis au directeur général de l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France.

Monsieur le Directeur de l’Agence régionale de santé,  l’Hôpital Robert Ballanger doit conserver son service de cardiologie interventionnelle !

 

hopL’unité de cardiologie de l’hôpital intercommunal Robert Ballanger est en danger.

L’Agence Régionale de Santé (ARS), chargée par l’Etat de piloter la politique régionale de santé a rendu un avis défavorable à la poursuite de son activité de chirurgie cardiaque interventionnelle. Si elle était confirmée par le directeur de l’ARS, cette décision menacerait à terme le service de cardiologie.

Pourtant, avec un bâtiment totalement remis à neuf, du matériel de pointe et un personnel hautement qualifié, l’unité de cardiologie de Robert Ballanger dispense des soins de qualité et de proximité à un bassin de population de 450 000 personnes, comprenant notamment le pôle aéroportuaire de Roissy Charles de Gaulle, les habitants d’Aulnay-sous-Bois, Blanc-Mesnil, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte et bien au-delà.

La décision de l’ARS serait d’autant plus incompréhensible que le centre de cardiologie de Robert Ballanger dépasse les seuils d’interventions requis et que l’hôpital est pressenti comme « tête de pont » par l’ARS en matière d’urgences. La Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, réunissant les professionnels de santé, s’est d’ailleurs prononcée pour le maintien de la cardiologie à Ballanger en janvier dernier.

Ce service performant est indispensable dans un département où la population est plus vulnérable aux risques médicaux et où la densité médicale est insuffisante. En supprimant l’activité de cardiologie à Ballanger, l’Etat prendrait la responsabilité d’aggraver encore les inégalités territoriales en matière de santé.

Nous, élus, professionnels de santé, patients et simples citoyens, nous refusons cette menace de fermeture du service de cardiologie de l’hôpital Ballanger.

La politique de réduction des dépenses ne peut prendre le pas sur la santé des habitants de Seine-Saint-Denis. Les incertitudes sur le maintien de la cardiologie de Ballanger s’inscrivent dans un cadre plus large d’austérité budgétaire qui affaiblit progressivement le service public hospitalier.

Nous redoutons l’instauration d’une médecine à deux vitesses. Nous sommes fermement attachés à la préservation du service hospitalier public, à la pointe de l’excellence, et assurant pleinement sa mission d’intérêt général : l’égalité de tous devant l’accès aux soins.

Elus, personnels médicaux et patients du département, nous demandons solennellement au Directeur de l’Agence régionale de santé le maintien de l’angioplastie et du service de cardiologie de l’hôpital Robert Ballanger.

Signataires :

François Asensi - Président du conseil de surveillance de l’hôpital Robert Ballanger et député de Seine-Saint-Denis.

Nelly Roland - Conseillère générale de Seine-Saint-Denis et maire de Villepinte.

Pierre Laporte – Conseiller général de Seine-Saint-Denis.

Dr. Daniel Zarka – Président de la Commission Médicale d’Etablissement de l’hôpital Robert Ballanger, chef du pôle anesthésie, réanimation, urgence.

Dr. Jean-Michel Montely – chef du service cardiologie et coronarographie de l’hôpital Robert Ballanger.

Dr. Jean-Pierre Maroni – Cardiologue à l’hôpital Robert Ballanger.

Dr François Walylo – Cardiologue spécialisé en cardiologie interventionnelle à l’hôpital Robert Ballanger

Marie-France Waterlot – représentante des usagers UDAF 93.

Dr. Olivier Middleton – Médecin généraliste – Directeur de division du pôle santé de Tremblay-en-France.

Dr. Bernard Bernex – Médecin généraliste à Sevran.

 

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Dépendance« pas de nouveaux cadeaux pour les compagnies d'assurance ! »

11 Février 2011, 06:57am

Publié par PCF Villepinte

La perte d'autonomie que chacun d'entre nous peut rencontrer au cours de son existence n'est pas à vendre ! Elle est une question de solidarité nationale et exige un renforcement et un développement des solidarités, des financements et des accompagnements collectifs. Les besoins liés à la perte d'autonomie sont criants. Ils le seront bien plus si les personnes touchées sont renvoyées individuellement à leur situation et si leurs conditions de vie sont assujetties à leurs seules sources de revenus et possibilité, ou non, de souscrire une assurance personnelle. Le gouvernement détourne l'exigence d'une aide accrue aux personnes « dépendantes » en voulant instaurer un prétendu 5e risque de la sécurité sociale qui couvre déjà, parmi ses 9 branches, les situations de perte d'autonomie (vieillesse, handicap, invalidité).

Le PCF refuse non seulement qu'une partie de la population soit ainsi caractérisée par la perte d'autonomie mais dénonce la stratégie gouvernementale qui n'a d'autre but que d'offrir aux compagnies d'assurances, dont on connaît les liens avec le pouvoir, une nouvelle part de marché et des perspectives éminemment lucratives. C'est proprement abject ! Le président Sarkozy et sa majorité, aux ordres du MEDEF, mettent à sac la sécurité sociale, la protection sociale et la santé publique dans notre pays, en sacrifiant cyniquement les intérêts des Français à ceux de la finance.

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Des people pour sauver l'hôpital public

3 Février 2011, 23:23pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 3 Février 2011
 

L'association Sauvons l'hôpital débute une campagne de sensibilisation à l'avenir des hôpitaux français mis à mal par les coupes budgétaires du gouvernement.

L'actrice Isabelle Adjani, le couturier Karl Lagerfeld ou encore le footballeur Christian Karembeu, photographiés au côté d'infirmières ou de grands professeurs de médecine. Sauvons l'hôpital a choisi d'associer des professionnels de santé et des people dans une grande campagne d'affichage qui débute ce jeudi et va durer pendant une semaine à Paris et sa banlieue, sur 500 emplacements de mobilier urbain prêtés gratuitement par la société JC Decaux.

"Aujourd'hui l'hôpital est malade, les délais pour les patients s'allongent, il y a beaucoup de fermetures de lits, des suppressions de postes de médecins et d'infirmières un peu injustifiés", explique Yves Dahan, un particulier sous dialyse, transplanté du rein en 1985, qui a fondé cette association fin 2009 pour remercier le personnel médical. Cette campagne, dont le slogan est "sauvons l'hôpital pour que demain il nous sauve", vise à sensibiliser l'opinion publique sur les risques des restructurations hospitalières et à rendre hommage au travail des infirmières, afin de les aider à obtenir de meilleurs salaires et trouver des logements près de leur lieu de travail.

Dans l'une de ces affiches en noir et blanc mise en scène suggérée par Karl Lagerfeld, quatre infirmières en blouse blanche sur une échelle, entourées du couturier, du président de l'association et des professeurs Stanislas Pol (hépatologie) et Bernard Granger (psychiatrie). "Karl Lagerfeld a voulu que les infirmières soient en haut de l'échelle car ce sont elles les stars avec les médecins", a indiqué M. Dahan. Une autre affiche place côte à côte le professeur de neurologie Olivier Lyon-Caen avec son patient, l'humoriste Dominique Farrugia.

A lire: "Le sort des patients est évidemment lié à celui des personnels", par José Puig, président du Collectif de patients citoyens.

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