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Santé/GCM : le gouvernement doit arrêter l’austérité sanitaire

5 Décembre 2012, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 Santé/GCM : le gouvernement doit arrêter l’austérité sanitaire

 

 

Les restructurations, les fermetures d’activité, la diminution des réponses aux besoins de santé dans les Bouches du Rhône comme dans l’ensemble du pays constituent une situation totalement inacceptable.

Ce n’est pas pour cela qu’une majorité s’est dégagée pour en finir avec la politique de Sarkozy. Ce sont bien les conséquences des choix politiques fait depuis près de 30 ans qui se concrétisent ainsi. Ce sont les conséquences des directives européennes de 1992, transplantés dans le droit français en 2001 par transformation du Code de la mutualité permettant la libre concurrence des complémentaires de santé, les séparant de leurs œuvres sociales. Il faut vraiment en finir avec la poursuite de ces politiques !

Il n’est pas possible de faire une autre politique en laissant les agences
régionales de santé continuer de mettre en œuvre la loi « hôpital, patients, santé, territoires » (HPST) dite Bachelot.

C’est dans ce cadre que les restructurations décidées par le Grand conseil de la mutualité ont été prises. Elles se traduisent par une crise sans précédent au niveau des structures de santé de proximité, dans les possibilités de réponses aux besoins de santé d’une grande partie de la population. Ces décisions ne sont pas acceptables. Depuis le début, nous œuvrons pour le rassemblement de l’ensemble des mutualistes, usagers, salariés et médecins, afin de permettre le développement d’une offre de soins ambitieuse, s’appuyant pleinement sur les avancées de la médecine sociale. Nous soutenons totalement les personnels licenciés.

Nous poursuivrons dans cet esprit afin de mettre les premiers responsables, les dirigeants politiques de notre pays, devant les choix qui leur incombent. Pour sa part, nous pensons avec de nombreux mutualistes, que le mouvement mutualiste doit prendre conscience de sa force et s’opposer aux logiques d’accompagnement pour se déployer pleinement. Les intuitions fondamentales qui ont conduit dans les Bouches-du-Rhône à la création des centres de santés mutualistes doivent être défendues et développées.

Nous agirons avec détermination comme nous le faisons depuis le départ pour sauvegarder et développer les oeuvres mutualistes en refusant d’opposer toutes les initiatives qui iront dans le sens d’un développement de la médecine sociale.

Il faut que la Ministre de la santé prenne la mesure de la situation et débloque d’urgence les fonds pour pérenniser une réponse de proximité de qualité avec la sauvegarde des Centres de santé mutualistes dans leur concept original de réponse pluridisciplinaire et sans dépassement d’honoraires. C’est une question de justice sociale et d’urgence sanitaire. Le changement doit être concret et positif pour la population des Bouches du Rhône.

 

Jean Luc Gibelin , Membre de l’exécutif national du PCF, Responsable national du secteur « santé et protection sociale »

Pierre Dharréville, Secrétaire départemental du PCF 13, Membre du conseil national du PCF

Marcel Touati, Responsable départemental du secteur « santé et protection sociale » PCF1

 

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Salles de shoot : « le débat ne doit pas porter sur le bien ou le mal »

2 Novembre 2012, 08:57am

Publié par PCF Villepinte

 

 Salles de shoot : « le débat ne doit pas porter sur le bien ou le mal »

 

En matière de santé, le débat ne devrait pas porter sur le bien ou le mal, mais sur la meilleure prise en charge des personnes malades dans le respect de leur intégrité, simplement parce que tous sont des humains.

Le gouvernement ne doit pas tomber dans le piège dans lequel voudrait l’enfermer la droite, en le faisant passer pour irresponsable. La politique ultra-répressive menée sous Sarkozy pendant des années, a été un échec total.

La prévention des addictions, la réduction des risques, la prise en charge et le soin doivent être les fondements d’une grande loi de santé publique avec une prévention importante et une politique d’éducation ambitieuse dont il est urgent de lancer l’élaboration.

Une stratégie de réduction des risques doit se décliner au cours de l’accompagnement des personnes dépendantes. Les salles de consommation doivent permettre, dans un contexte d’éducation à la consommation à moindre risque de réduire l’ensemble des méfaits, sociaux comme médicaux, liés à ces pratiques.

Il faut abroger la loi de 1970 et promulguer une loi de santé publique articulant prévention, réduction des risques, prise en charge et soin.

 

 

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Pour la CGT, l'accord sur les dépassements d'honoraires est un "leurre"

25 Octobre 2012, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 24 Octobre 2012

 

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La CGT a estimé mercredi que l'accord sur les dépassements d'honoraires entre l'assurance maladie et les syndicats de médecins était "un leurre", notamment pour les patients qui "vont devenir les dindons de la farce".

"L'accord qualifié d'historique est en fait un leurre. En effet, aucune contrainte réelle n'empêchera les médecins de continuer à pratiquer des dépassements", affirme la centrale dans un communiqué. Rappelant que "l'accès aux soins d'une partie de plus en plus importante de la population est problématique", elle estime que cet accord, intervenu mardi, "n'est pas à la hauteur des enjeux".

"La signature d'un contrat de bonne pratique est laissée au libre choix du médecin. En dehors de ce dispositif, aucun plafond n'est fixé, aucun système de sanction efficace n'est mis en place", déplore la CGT. Par ailleurs, "les mutuelles et institutions de prévoyance n'ont pas souhaité s'engager directement et elles ont raison car elles seront obligées d'augmenter les cotisations de leurs adhérents", écrit la CGT. Les patients "vont continuer de payer et leur reste à charge d'augmenter", prévient-elle. "De pigeons, les assurés sociaux vont devenir les dindons de la farce!", selon le syndicat.

La "situation actuelle" de certains spécialistes qui refusent des rendez-vous aux bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle) a "peu de chances de changer", malgré l'obligation qui leur est faite dans l'accord de prendre en charge ces patients au tarif Sécu, souligne la CGT, rappelant que cette obligation est "déjà fixée par la loi". La centrale un "débat national sur une réforme de notre système de santé pour aboutir, comme l'a promis le président de la République (...) à une nouvelle loi de santé publique".

Les partis de gauche dénoncent également l'accord. Le PCF réclame la suppression des dépassements d'honoraires, le NPA estime, lui, que le malade "reste le pigeon" et le Parti de gauche dénonce un "accord qui fait de la santé un luxe". Le PCF explique dans un communiqué qu'"il entérine le maintien d'un système de santé à deux vitesses (...)".

  • Lire aussi :

Dépassements d'honoraires : coup de pression du gouvernement
Dépassements d'honoraires : « supprimer les dépassements avec remboursement à 100% » (PCF)
Témoignage : « On est loin du serment d’Hippocrate »

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Dépassements d'honoraires : coup de pression du gouvernement

24 Octobre 2012, 06:11am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 23 Octobre 2012

 

 

 

 

Les négociations marathon destinées à encadrer les dépassements d'honoraires s'étaient achevées après 18 heures de négociation dans l’impasse. Médecins, l'assurance maladie et les complémentaires ne sont toujours pas parvenus à un accord, mais le gouvernement leur a fermement demandé de reprendre les discutions. 

Mise à jour : La ministre de la Santé, Marisol Touraine, mais aussi le président François Hollande ont souhaité un accord entre médecins, complémentaires santé et assurance maladie, prévenant qu'en cas d'échec, le gouvernement présenterait un texte de loi. Les discutions ont donc repris à la demande du gouvernement. "Si la négociation ne s'achevait pas positivement avant le début du débat parlementaire, le Parlement est prêt à prendre toutes ses responsabilités y compris dans le PLFSS ou dans une loi spécifique", a assuré le député Christian Paul, rapporteur du budget de la Sécu chargé de la branche maladie, ajoutant que "c'est au gouvernement de faire le choix".

Mèdecins et assurance se renvoient la responsabilité

"Nous avons négocié depuis maintenant de très nombreuses heures, il y a un moment où il faut savoir arrêter une négociation. Je crois que le moment est maintenant venu". Un texte sera tout de même proposé après des négociations qui ont duré toute la nuit et la matinée de ce mardi, et sera donc refusé.
L'assurance maladie était allée "au bout de ce qu'elle pouvait proposer" a assuré son directeur M. van Roekeghem. "C'est la fin, c'est une énorme déception", a déclaré de son côté Christian Jeambrun, président du Syndicat des médecins libéraux (SML), minoritaire, en se plaignant d’une "stigmatisation" des professionnels de santé par le gouvernement. "Au bout de tout ce temps, on n'a pas trouvé un accord parce qu'on a eu des interlocuteurs qui n'ont pas joué le jeu. On a demandé aux médecins de faire tous les efforts et, en face, on a des complémentaires absolument pas prêtes à investir" justifie de son côté le président du premier syndicat de médecins libéraux (CSMF), Michel Chassang.

Les acteurs continuent à se renvoyer la responsabilité dos à dos, laissant un bel avenir aux dépassements d’honoraires incontrôlés. La proportion de français renonçant aux soins, déjà de 1 sur 5, risque bien d’augmenter encore : Les fractures du système de santé français s'aggravent

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Pour notre santé, le changement c’est urgent !

6 Octobre 2012, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Quelles sont les conséquences de la loi Bachelot-HPST?

 

Jean-Luc Gibelin

 Jean-Luc Gibelin : Cette loi a marqué un tournant dans la privatisation de la santé, dans la mise en concurrence entre les structures. Elle a banalisé les différences entre public et privé, elle a installé un pouvoir technocratique absolu avec les Agences régionales de santé (ARS). Elle a accéléré les restructurations et a été une période de fermetures d'activités dans l'essentiel des établissements de santé en France.

Il faut vraiment tourner la page. Il faut un moratoire immédiat sur la mise en œuvre de cette loi et le lancement d'un grand débat démocratique pour en construire une nouvelle. Il n'est pas possible de continuer avec les ARS, de laisser se poursuivre les restructurations.

 

Comment peut on améliorer le système de la santé?

 

Jean-Luc Gibelin : Il est indispensable que le changement se concrétise. Il faut donc arrêter la mise en œuvre des lois décidées par le gouvernement précédent. Un moratoire immédiat et l'engagement d'un grand public pour construire de nouvelles lois sont plus que jamais d'actualité ; c'est vrai pour la loi Bachelot, pour celle sur la psychiatrie et les soins sans consentement, sur la réforme des retraites, etc. .... Pour la perte d'autonomie, c'est bien que la ministre dise que l'assuranciel sera exclu mais il faut aller vraiment vers une prise en charge par la sécurité sociale.

Pour tous les moments de la vie, pour combattre le renoncement aux soins, le remboursement à 100% des soins prescrits par la sécurité sociale est une urgence.

Il faut revenir aux principes fondateurs d'Ambroise Croizat.

Face à la situation dramatique rencontrée par la jeunesse, nous proposons d'aller immédiatement vers un remboursement par la sécurité sociale à 100% pour les jeunes jusqu'à 25 ans et 30 ans pour les étudiants.

La question du financement de la protection sociale est une des questions centrales de cette période. Nous considérons que l'assisse de ce financement doit être sur la cotisation. C'est la logique de la gestion par ses financeurs qui nous amène ainsi à exiger le retour à des élections pour les conseils d'administration de la sécurité sociale financée par les cotisations. Les autres pistes plus ou moins annoncées (CGS, taxe écologique, etc.) épargnent les employeurs et la finance. Nous proposons d'avoir une modulation des cotisations employeur pour mettre plus à contribution les entreprises qui favorisent les revenus financiers au détriment du développement de l'emploi qualifié et de la formation. Nous avançons aussi la proposition d'une cotisation sur les revenus financiers des entreprises.

 Pour notre santé, le changement c’est urgent !

Il est important que ce débat soit l'affaire du plus grand nombre. Il n'est pas acceptable qu'il soit clos avant d'avoir débuté à force de matraquage idéologique sur la fiscalisation de ce financement. Au contraire, nos propositions avec l'intervention des salariés, avec le contrôle démocratique des ayant-droits à la santé, sont des gages d'un saut qualitatif réel en terme de démocratie sanitaire.

Le collectif « Notre santé en danger » dans lequel les communistes sont pleinement à l'aise, appelle à une semaine de mobilisation début octobre en lien avec d'autres organisations européennes. Il y aura une manifestation le 6 octobre à Varsovie et une à Paris en direction de Matignon. Le mot d'ordre est : « pour notre santé, le changement, c'est urgent ! » Ce sera un prolongement de la mobilisation du 30 septembre.

Alors, oui, prenons le pouvoir sur l'argent, gérons démocratiquement la sécurité sociale du 21ème siècle !  

 

Crise économique, crise européenne, crise sanitaire Même Coupable... LE CAPITAL !!!!!!!!!!

 

Pour notre santé, le changement c’est urgent !

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Déclaration du pôle santé du PCF

27 Janvier 2012, 09:04am

Publié par PCF Villepinte

NON, au médicament marchandise,OUI à un pôle public du médicament en france, en Europe et dans le monde !

 

L’affaire du Médiator, hier, celle des Prothèses implants mammaires, aujourd’hui, et quoi encore demain, ont révélé à quel point pouvoir politique, pouvoir médicale et économique pouvaient être liés, créant une exigence de plus de démocratie sanitaire dans ce domaine comme dans d’autres.

Sortir le médicament du marché est une des exigences des communistes, tant la place du médicament dans l’économie sanitaire et sociale est importante. Avec plus de 21 milliards d’euros en 2009, les remboursements de médicaments représentent le premier poste de dépense des soins de ville. Des dépenses qui ont explosé en12 ans et dont le taux de remboursement moyen, devenu le plus faible depuis la création de la Sécu, amène nombre de Français à renoncer à des soins mettant en danger leur propre santé.

Pour les communistes, un médicament est soit considéré comme un médicalement utile, et il doit être remboursé à 100%, soit cela n’est pas le cas, il ne peut donc pas s’agir d’un médicament et ne doit pas être pris en charge par l’assurance maladie.

En vérité, ce qui guide le Gouvernement de Sarkozy et du MEDEF, ce sont Les critères de rentabilité financière pour les actionnaires. Derrière chaque scandale sanitaire, on trouve avant tout cette recherche obsessionnelle de la rentabilité financière. Nous voulons mettre un terme à ce système de collusions et de conflits d’intérêts manifestes. Nous sommes pour la transparence mais également pour la mise en place d’une réelle démocratie médicale, et nous en sommes loin avec la proposition de Loi du Ministre de la santé. Si un certain nombre de ses propositions semble guidé par une volonté d’assainissement, nous butons une fois de plus sur une absence de visibilité des mesures concrètes nécessaires pour réformer de fond en comble ce système vicié.

C’est une toute autre politique du Médicament qu’il faut en France et en Europe, une politique qui ne profite pas aux actionnaires des laboratoires et des compagnies d’assurances, au dépend des malades. Ainsi on trouve, à la 3ème place du CAC 40, la SANOFI-AVENTIS versant 3,48 milliards d’Euros à ses actionnaires pour 2011.

 

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Baisse des indemnités journalières : « nouvelle injustice pour les salariés »

28 Décembre 2011, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

Baisse des indemnités journalières : « nouvelle injustice pour les salariés »

Le journal officiel publie le 27.12, la baisse du montant des indemnités journalières pour les arrêts de travail à compter du 1er janvier 2012.

Il s'agit d'une baisse de près de 15% de l'indemnité journalière maximale qui concerne les salariés du régime général, du régime agricole et les artistes-auteurs pouvant prétendre au bénéfice d'indemnités journalières maladie.  

Ce mauvais coup vient compléter celui de l'instauration de la suppression de la rémunération du premier jour de congés maladie pour les agents publics et les salariés des régimes spéciaux.  

Une nouvelle fois ce sont, injustement, les salariés les premiers touchés au nom d'une crise financière dont ils ne sont pas responsables. Le Front de gauche, dans son programme « l'Humain d'abord », veut rétablir le remboursement intégral à 100% des dépenses de santé couvertes par la Sécurité sociale. Le financement de la protection sociale doit être construit à partir des cotisations sur les salaires, avec une modulation et une contribution sur les revenus financiers des entreprises, des banques et des assurances.

Il faut en finir avec les perpétuels coups de rabots en direction des salariés et mettre l'humain au cœur de nos préoccupations.

 

 

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2011 en 5 dates. Retour sur le scandale du médiator

27 Décembre 2011, 19:04pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 26 Décembre 2011

Mots clés : médiator, servier, médicaments,

 

 

 

 

3 mars 2011. Jacques Servier est auditionné par la mission d’information parlementaire de l’Assemblée nationale sur le Mediator. L’antidiabétique des laboratoires Servier serait responsable de la mort de 500 à 2 000 personnes.

Sortira, sortira pas ? Le froid s’engouffre dans l’Assemblée en cette interminable soirée de mars. Massés aux portes de la salle Médicis, les journalistes piétinent, nerveux. Déjà trois heures que Jacques Servier se fait cuisiner, mais à huis clos, par la mission d’information sur le Mediator. De toute façon, c’était ça ou rien : le vieux a beau se savoir traqué, il continue à négocier âprement les règles du jeu, ultime privilège de sa flamboyance managériale. De peur d’être accusés de «bâillonner la défense», les députés se sont inclinés. Ils en paient le prix, observant, bouche bée, leurs questions rebondir comme des balles de ping-pong sur une douzaine de molosses rodés à la communication.

Servier n’aime pas s’érailler la voix. Ces messieurs se contenteront d’une brève allocution. Glaciale, cynique et parano. Quant aux journalistes, ils n’auront pas le moindre petit os à ronger. Le show est terminé : le margoulin de l’industrie pharmaceutique a pris la tangente comme une fleur, par une gentille porte dérobée. Ne reste que sa communicante, l’énigmatique Lucy Vincent, dont le langage codifié semble sorti d’une secte. Jetée en pâture aux flashs, elle concède d’une voix blanche que l’affaire Mediator est bel et bien «un drame sanitaire».

Dénégations 
en pagaille

Cette neurobiologiste connaît bien les petits secrets de la maison orléanaise, modeste officine familiale reprise par le petit Jacques en 1954. À l’époque, on y faisait encore du sirop pour la toux, relativement inopérant mais inoffensif. On était loin des 20 000 employés et des 3,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Mais Lucy Vincent n’a pas connu ces savoureux instants.

Lorsqu’elle pointe le bout de son nez dans les années 1990, c’est à la veille du premier scandale français de Servier : l’Isoméride. Un coupe-faim, cousin du Mediator, dont le pouvoir de nuisance commence à devenir gênant. Elle était déjà là pour ramasser les morceaux, fourbissant consciencieusement ses armes. On reconnaît sa mauvaise foi dans les communiqués de presse lapidaires des laboratoires, niant en bloc le lien de cause à effet entre la prise de Mediator et les pathologies cardiaques et pulmonaires des patients. «L’imputabilité n’est pas prouvée, sauf peut-être dans un ou deux cas.»

Idem pour les décès : «Ce n’est que trois morts.» Qu’importe l’expertise des épidémiologistes, qui s’accordent sur une fourchette de 500 à 2 000 victimes, pour 5 millions d’usagers. « Ils extrapolent. » Négatif, encore, lorsqu’il s’agit de reconnaître que le Mediator appartient à la classe des anorexigènes, directement dérivés des amphétamines. Cela reviendrait à admettre ses torts : ne pas l’avoir retiré du marché au moment de l’Isoméride. Le rapport accablant de l’inspection générale des affaires sanitaires a beau retracer le fil de dizaines d’années de mensonges destinés à le vendre comme coupe-faim, Lucy Vincent s’obstine à tenir tête : la terminaison de son appellation pharmacologique, benfluorex, «vient de fluor, ce qui n’a rien à voir avec la classe des anorexigènes».

Mensonges 
et marketing

Si le Mediator n’est pas le premier produit douteux de Servier, il n’est pas non plus le dernier. Les effets secondaires du Vastarel ou du Protelos en sont la preuve : le bluff sur les propriétés des médicaments fait partie intégrante de la stratégie du groupe. «Logique», pour François Autain (PG), ex-président de la mission sénatoriale sur le Mediator. «Cela fait trente ans que la recherche en laboratoire ne trouve plus rien. Son seul objectif est d’inventer de vraies-fausses molécules pour les maladies chroniques des riches, et de les vendre en investissant des sommes folles dans le marketing.» Bingo ! Au menu des champs médicaux investis par Servier, on trouve du diabète, l’ostéoporose, l’hypertension. Mais comment ce laboratoire a-t-il pu commercialiser si longtemps de tels produits ? La réponse tient en peu de lettres : Jacques Servier a le bras long.

Pas un hasard, en effet, s’il a été fait chevalier de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy, qui fut jadis son avocat d’affaires. Sous le feu du scandale déclenché par la pneumologue Irène Frachon, les conflits d’intérêts éclatent au grand jour. Jusqu’à compromettre Marie-Thérèse Hermange (UMP), chargée de rédiger le rapport sénatorial sur… le Mediator. Hélas, les complicités ne sont pas l’apanage des politiques : l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et la Haute Autorité de santé, chargées d’évaluer les risques et d’autoriser les mises sur le marché, sont elles aussi vérolées. Le Leem, syndicat des laboratoires, est partout chez lui. Inutile de préciser que, dans ce petit réseau, Servier soigne au mieux ses intérêts.

Les vertus 
du chantage

Sous l’impulsion du Mediator, la forteresse Servier se fissure, mettant en lumière d’autres pratiques peu reluisantes. D’après d’anciens employés, le paternalisme ne se limite pas aux pots de vin. Fichage, hommes de main espionnant les salariés, intimidations : des méthodes de «barbouze» qui ne sont pas sans rappeler les petits cercueils reçus par certains lanceurs d’alerte au début de l’affaire. Depuis que trois juges d’instruction enquêtent pour tromperie aggravée, escroquerie à l’assurance maladie (1,2 milliard d’euros) et homicide involontaire, Servier semble avoir opté pour une tactique procédurière plus retorse. Mais ses tentatives de corruption n’ont pas fait ployer les victimes, qui ont porté plainte par centaines. Certaines ont choisi la citation directe devant le tribunal de Nanterre, où Jacques Servier devrait comparaître le 14 mai 2012. Lucy Vincent, elle, tient ses comptes : «L’entreprise est extrêmement solide», confiait-elle cet été. «Quasi 90 % de nos produits princeps sont consommés à l’étranger où nous réalisons 75 % de notre chiffre d’affaires. Nous avons des molécules efficaces, modernes et surtout innovantes…»

Flora Beillouin

 

  • À lire :

--> L’Agence du médicament entre dans l’ère du soupçon 


Depuis que le scandale du Mediator a éclaté, l’Humanité est sur le pont. L’objectif : faire de cette affaire un exemple afin qu’un tel drame ne se reproduise plus. Pour défendre, aussi, l’idée d’une véritable politique de santé publique, à l’abri des appétits de l’industrie pharmaceutique. Durant des mois, nous avons recueilli les témoignages des victimes, donné la parole aux lanceurs d’alerte comme Irène Frachon, questionné députés, sénateurs, médecins et avocats sur les débouchés de ce scandale. Nous avons assisté aux auditions parlementaires, décrypté le projet 
de loi concocté par le ministère de la Santé. Reste désormais 
le troisième acte 
de l’affaire : le procès.

C'était dans l'Humanité

du 14 janvier 2011

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SERVICE REDUIT SUR LA LIGNE B du RER

27 Octobre 2011, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

    

COMMUNIQUE DE PRESSE CGT

 

RERB-nouveau

 

Depuis la mi-septembre 2011, un service réduit a été mis en place sur l’ensemble de la ligne B du RER, tant sur la partie RAPT que celle de la SNCF.

En effet, il a été découvert des poussières contenant de l’amiante sur des rames RER (MI79) de retour de rénovation, conduisant les Comités d’Hygiène et de Sécurité (CHSCT) à intervenir pour garantir la sécurité des salariés. Suite à quoi, 16 rames RER ont été retirées de la circulation.

L’Inspection du Travail a confirmé cette immobilisation considérant que la sécurité des salariés n’était pas remplie, obligeant la Direction de la RATP à présenter un plan de retrait amiante pour les 16 rames déjà rénovées.

A l’heure où ces lignes sont écrites, nous ne savons toujours pas d’où viennent ces poussières d’amiante, sachant que ces 16 rames rénovées ne sont que, partiellement, désamiantées suivant un processus dont nous ne connaissons pas précisément le contenu. L’Inspection du Travail va diligenter une enquête pour savoir l’origine de ces poussières, afin d’adapter le process.

Depuis plus d’un mois nous sommes dans une situation de statut quo entrainant un service minimum de la circulation des trains dégradant les conditions de transport des usagers.

Pour la CGT, il y a urgence à faire dépolluer ces 16 rames rénovées par une entreprise agréée et respectant les règles sociales et les normes en cours.

En effet, ce sont toujours les politiques du moins-disant qui prévalent en pratiquant le dumping social, plaçant les salariés en concurrence au mépris des conditions de vie et de travail, des salaires et de l’avenir des emplois.

La CGT a interpellé la Ministre Kosciusko-Morizet ainsi que le Président du Conseil Régional (également Président du STIF) pour qu’ils interviennent afin de débloquer cette situation.

Aujourd’hui, la position de la RATP est de stopper la rénovation de ces rames. Décision qui pourrait être lourde de conséquences pour l’avenir des Ateliers de Construction du Centre (ACC) à Clermont-Ferrand qui assurent une partie de la rénovation de ces rames, avec la menace sur 400 emplois dont le savoir-faire est pourtant reconnu.

Pour la CGT, la tendance à la sous-traitance, outre le facteur de dumping social et de mise en concurrence des salariés, présente indéniablement un facteur déstructurant et déstabilisant du service public entrainant, ainsi, une diminution de la qualité pour les usagers.

Les emplois, les salariés utilisés en sous-traitance ont toutes leurs places dans les entreprises intégrées en lieu et place des suppressions d’effectifs imposées.

L’industrie de la maintenance intégrée aux entreprises publiques de service public (RATP, SNCF) a fait ses preuves d’efficacité sociales et économiques. Il en va de la pérennité de la rénovation du matériel ferroviaire en France où plusieurs entreprises sont, aujourd’hui, menacées, ACC Clermont-Ferrand, ABF à Cannes la Bocca (rénovation MF77…) sans oublier l’impact que cela pourrait avoir sur l’avenir d’ateliers SNCF et RATP.

Montreuil, le 26 octobre 2011

 

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Le double scandale de l’hôpital d’Évry-Corbeil

2 Octobre 2011, 21:05pm

Publié par PCF Villepinte

Photo d'archive

Social-Eco - le 30 Septembre 2011

Santé

 

 

Dans l’Essonne, le Centre hospitalier sud-francilien paie un loyer exorbitant pour le futur site unique, construit par Eiffage et toujours inoccupé. Tout le monde reconnaît l’échec du « partenariat public-privé » : un gâchis financier et sanitaire.

«Cet hôpital, c’est une bombe à retardement en matière de maladies nosocomiales. » Pharmacien biologiste, responsable de l’hygiène du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF), le docteur Didier Lecointe ne décolère pas. L’objet de son courroux ? La société Eiffage, chargée de la construction du nouveau bâtiment de l’hôpital dans le cadre d’un partenariat public-privé, qui a « mal fait son boulot ». Depuis qu’il ausculte minutieusement les moindres recoins du futur établissement, coquille vide depuis sa livraison, le 17 janvier dernier, ce Monsieur Propre de l’hôpital va de déconvenue en déconvenue. Il y a un an, l’hygiéniste a demandé à Eiffage d’enlever les meubles en aggloméré, « véritables nids à bactéries », installés en réanimation. « À ce jour, ce n’est toujours pas fait ! » s’énerve Didier Lecointe, tout en rappelant l’histoire de la bactérie tueuse qui sévissait dans un hôpital du nord de la France, l’an dernier : « La source, c’étaient des meubles en agglo imbibés d’eau, qu’on ne pouvait pas désinfecter. » Mais de son avis, « le pire du pire », c’est la température de l’eau chaude, « qui n’est pas chaude ». « Pour les malades immunodéprimés, il est recommandé d’utiliser une eau bactériologiquement maîtrisée, explique le médecin. Il faut qu’elle soit à 60 degrés et non à 25 ! C’est la réglementation. Cela prouve bien qu’ils n’ont pas lu les circulaires ! » s’emporte Didier Lecointe. Et de citer encore ces chambres protégées qui devraient être situées au bout du service d’oncologie, de façon à limiter les passages et le risque d’aspergillus, à l’origine de graves affections du poumon. « Sur le plan initial, que j’ai validé, tout était pourtant bien précisé. Mais ils l’ont changé, sans me prévenir. Résultat : tout est fait à l’encontre des règles d’hygiène. Et on ne peut plus rien changer car le système de traitement de l’air est installé. »

Ce « manque de professionnalisme », le docteur Alexis Mosca le dénonce lui aussi. Dans son domaine, la pédiatrie, la liste des récriminations est longue. Pas de biberonnerie, pas de chambres mère-enfant. « Un scandale en 2011 ! » fulmine le pédiatre qui vient de s’apercevoir que la future salle d’attente des urgences pédiatriques est 30 % plus petite que l’actuelle, laquelle « déborde déjà ». « Le fond du problème, c’est que le bâtiment n’est pas fonctionnel, il est bourré de malfaçons. 8 000 points de réserve ont d’ailleurs été relevés par un huissier, en janvier dernier. Si des réunions de chantier avaient été organisées, peut-être n’en serions-nous pas là ! » estime Alexis Mosca. « À aucun moment on ne nous a demandé notre avis, corrobore Franck Banizette, le secrétaire (SUD) du comité d’hygiène et de sécurité. La semaine dernière, lors d’une visite des nouveaux locaux, on a vu que des travaux avaient été faits, et que d’autres sont encore en cours, mais ce qu’ils font, on ne le sait pas ! »

 L’idée de sortir du PPP fait son chemin

Des défauts majeurs, des délais qui s’étirent, qui plus est, une facture qui s’envole… De l’avis de tous – médecins, syndicats, élus locaux –, la formule du partenariat public-privé (PPP) « est un échec sur la qualité et la rapidité d’exécution, en plus d’être un échec sur le coût », résume Claire Chauniac, déléguée CGT du CHSF, satisfaite que le « scandale financier » ait enfin éclaté au grand jour. Le montant global de l’ordonnance devrait en effet atteindre 1,2 milliard d’euros. Sachant qu’Eiffage réclame 100 millions d’euros supplémentaires pour les modifications demandées au cours du chantier. Un énorme gouffre financier, pointé par la chambre régionale de la Cour des comptes : selon elle, le montant final de la facture n’aurait pas dû dépasser les 760 millions d’euros. Du coup, l’idée de sortir du PPP fait son chemin. Il y a même un consensus inédit, sans nul doute lié aux échéances électorales : ainsi, le sénateur UMP Serge Dassault et le député-maire PS Manuel Valls, qui tous deux avaient pourtant avalisé le projet en 2006, se battent côte à côte. Pour le socialiste, c’est à l’agence régionale de santé (ARS), voire au ministère de la Santé, de renégocier le contrat qui a été imposé par les tutelles de l’époque malgré l’absence de preuves d’efficacité financière et d’exploitation.

Côté syndical, on reste circonspect. « Renégocier tout le bail, oui, mais si c’est renégocier pour étaler les économies, c’est non », insiste Claire 
Chauniac, qui refuse que les deniers publics servent à « constituer une rente confortable à Eiffage et à ses actionnaires ». Hier, quelque 200 salariés de l’hôpital en grève depuis le 21 septembre se sont rassemblés devant le futur établissement de soins pour exiger le retour de l’hôpital dans le giron public. Une piqûre de rappel.

Le vrai mirage du partenariat public-privé

Jusqu’à l’année dernière, le nouveau Centre hospitalier sud-francilien était considéré comme LA vitrine des PPP. Il a même été primé à deux reprises. Sur le papier, le dispositif paraissait miraculeux : « accélération de la réalisation des projets », « réduction du coût global », « garantie de performance dans le temps », « répartition du risque optimal entre secteur public et privé »… Signé en 2006 par Xavier Bertrand, déjà ministre de la Santé, le contrat prend la forme d’un bail emphytéotique hospitalier. En clair, c’est le privé (Eiffage en l’occurrence) qui se charge de l’investissement, de la construction et de l’entretien, tandis que le public se contente de payer un loyer (40 millions d’euros par an) avant de devenir propriétaire, trois décennies plus tard. Présenté comme une solution astucieuse, le dispositif se révèle être un échec sur le plan de la rapidité d’exécution, de la qualité et du coût.

Alexandra Chaignon

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