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Santé : les approximations d’Agnès Buzyn lors de son échange avec une salariée du CHU de Rouen

10 Avril 2018, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

Ni la salariée de l’hôpital de Rouen ni la ministre de la santé n’ont été parfaitement exactes sur la situation à l’hôpital public.

Par BAPTISTE DECHARME Le Monde

 

Lors de sa visite du CHU de Rouen jeudi 5 avril dans le cadre du quatrième plan d’autisme, Emmanuel Macron a été interpellé par une salariée de l’hôpital au sujet des conditions de travail et de la situation des hôpitaux. L’échange a été l’occasion pour le président de la République, accompagné de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, mais aussi pour la salariée, d’opposer chiffres et arguments, parfois inexacts.

« Moins 2 % sur les budgets », selon la salariée

C’EST APPROXIMATIF

Le budget 2018 de la Sécurité sociale est en hausse par rapport à celui de 2017 : il devrait s’établir à 477,5 milliards d’euros, selon la loi de financement de la Sécurité sociale, votée en décembre 2017. Or, aujourd’hui, c’est l’Assurance-maladie qui demeure le principal financeur des hôpitaux publics, avec des dépenses prévues de 80,7 milliards d’euros.

L’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) est en augmentation de 4,4 milliards d’euros cette année par rapport à 2017. Toutefois, une partie seulement de cette somme est destinée à rentrer dans les caisses des hôpitaux : leur financement n’augmentera que de 2,2 % — dont 0,2 point est lié à l’augmentation du forfait-jour, permettant le remboursement des frais d’hospitalisation des patients, et qui n’avait pas été réévalué depuis 2010. L’augmentation devrait donc, cette année, être de l’ordre de 1,8 milliard d’euros pour financer les établissements de santé, qui comprennent à la fois les hôpitaux et les cliniques privées.

Malgré cette augmentation, les dépenses hospitalières sont encore une fois appelées à diminuer, pour « combler » le déficit de l’Assurance-maladie, qui s’élevait en 2017 à 4,1 milliards d’euros. L’objectif du gouvernement étant de lui faire atteindre 800 millions d’euros cette année.

Pour la ministre, « l’activité des hôpitaux a baissé de 2 % »

C’EST FAUX

Selon les dernières données de la Fédération hospitalière de France, le taux d’activité des hôpitaux devrait avoir subi une légère augmentation de 0,5 % en 2017, soit moins que prévu. Ni la ministre de la santé, qui évoque une diminution de 2 % de l’activité des hôpitaux, ni la salariée du CHU de Rouen, qui parle d’une augmentation de 4 %, n’approchent donc de ce chiffre.

Pour rappel, une partie du financement des hôpitaux provient de la tarification à l’activité (T2A), depuis 2004, sur laquelle Emmanuel Macron souhaite revenir.

Moins de lits dans les hôpitaux faute de personnel

C’EST APPROXIMATIF

« Au quotidien, il y a des fermetures de lits dans les services, il y a des fermetures de services faute de personnel. On a besoin de moyens, on a besoin de personnel », estime la salariée.

Le nombre de lits d’hôpital en France est en constante diminution depuis 2003. A cette époque, 468 418 places étaient disponibles, contre 408 245 en 2015, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), soit une diminution de 12,8 % en douze ans.

En revanche, dire que la fermeture de lits est liée au manque de personnel n’est pas évident. En effet, selon l’Insee, les hôpitaux employaient 740 600 fonctionnaires en 2016, contre 739 400 en 2011, soit une relative stagnation.

Cela cache une autre réalité : les effectifs ont augmenté sensiblement jusqu’en 2014, avant de redescendre. Cependant, le nombre de contractuels et d’employés sous un statut autre que fonctionnaire (tels les médecins), est en augmentation d’environ 10 % depuis 2011. Quant au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, c’est un principe auquel le gouvernement Ayrault avait mis fin en 2012.

 

 

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NOTRE SANTE N'EST PAS A VENDRE

3 Avril 2018, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 02.04.2018

7 avril: Journée européenne d'action « tout pour la santé »

 Lancement de la campagne : une année pour une santé non-commerciale pour tou.te.s !

 

 Chaque année, différents réseaux de syndicats, collectifs citoyens, ONGs et mouvements sociaux organisent une série d'actions dans plusieurs villes européennes pour la Journée Mondiale de la Santé (samedi 7 avril 2018).

 Un cri de ralliement se fera entendre à Madrid, Barcelone, Paris, Lille, Nice, Bruxelles, Milan, Naples, Bologne et encore d'autres villes à travers l'Europe, comme dans le reste du monde (voir la carte des actions ici et des information sur l’événement facebook et dans la brochure).

Dans la semaine du 7 avril le « Réseau européen contre la commercialisation et la privatisation de la santé et la protection sociale » lance une campagne d'une année européenne d'action pour une santé non-commerciales pour tou.te.s

jusqu'aux élections européennes en mai 2019. L'Europe impose une politique d'austérité à ses États membres provoquant des désinvestissements dans la santé et la protection sociale. Ainsi, la commercialisation fait de plus en plus son entrée dans les différents secteurs de la santé créant des inégalités d'accès à des soins de qualité. C'est pourquoi le réseau européen exige le réinvestissement dans des soins de santé de qualité, accessibles à toute la population, libres des opérateurs commerciaux.

 Nous voulons envoyer un message ferme aux institutions européennes et à ses États membres, mettant en lumière:

 1. les conséquences négatives d'une austérité prolongée sur la qualité et l'accessibilité aux soins de santé;

 2. les politiques intérieures, fiscales et commerciales qui favorisent la croissance des assurances et services commerciaux dans le secteur de la santé qui renforcent encore plus les inégalités de santé.

3. La politique des brevets et des accords secrets entre les États membres et l'industrie pharmaceutique qui font exploser le prix des médicaments.

Nous exigeons que ces politiques soient stoppées à cause de leurs conséquences très négatives pour la santé des populations. “Partout en Europe, des millions de personnes expérimentent une diminution de l'accès aux soins de santé, une diminution de la qualité des soins, la fermeture et la privatisation des services de santé, la détérioration des conditions de travail des travailleurs de la santé, une augmentation du prix des médicaments... tandis que les opérateurs commerciaux actifs dans la santé ne cessent d'augmenter leurs marges bénéficiaires.

 Ces politiques ont et auront des effets catastrophiques sur la santé des personnes!” avertit Sarah Melsens, coordinatrice du Réseau européen contre la commercialisation de la Santé.

 Plusieurs manifestations au mois de mars s'inscrivent dans l'esprit du 7 avril:

 · le 8 mars en Espagne, plus de 5,3 millions de femmes ont fait grève pour revendiquer l'égalité des droits sociaux et économiques, notamment l'accès à une santé de qualité.

· le 22 mars en France, 500.000 grévistes des services publics dont les travailleur.euses de la santé (hôpitaux, maisons de retraites, EPHAD, aide à domicile...) ont marché dans les rues des différentes villes françaises

 · durant le mois de mars en Belgique la campagne TAM TAM a dénoncé les politiques néolibérales qui ont un impact néfaste sur l'accès à la santé et favorise les marges bénéficiaires de l'industrie pharmaceutique via des accords ultra secrets.

ACTIONS Plus de 40 actions sont prévues en Europe et dans le Monde, exprimant une inquiétude croissante et une convergence des organisations sociales contre la commercialisation de la santé. Partout, nous appelons les citoyens à montrer leur soutien en faisant pendre un drap blanc à leur fenêtre avec un message s'inscrivant en soutien à #health4all.

CONTACTS En Belgique Sarah Melsens, European Network against Health commercialisation sarah.melsens@gezondheid-solidariteit.be ; +32 499 42 44 48 En France Jean Vignes, SUD Santé Sociaux jvignes@sudsantesociaux.org ; +33 6 58 58 96 06 En Italie Chiara Bodini, People's Health Movement Europe chiara@phmovement.org ; +39 328 7554698 En Espagne Carmen Esbri, MEDSAP - Marea Blanca cesbri1953@gmail.com ; +34 60 900 42 64 Les organisations suivantes soutiennent la mobilisation: Europe : European network against the commercialisation and privatisation of health and social protection - http://europe-health-network.net/, European federation of Public service Unions (EPSU), People's Health Movement Europe, Alter Summit Belgium: Plate-forme d'action Santé et Solidarité - http://www.sante-solidarite.be/ France: Notre santé en danger Italy: Campagna Dico32! Salute per tutte e tutti! - http://setteaprile.altervista.org/ Spain: MEDSAP – Marea Blanca: https://mesaendefensasanidadpublica.wordpress.com/ Marea Blanca Catalana :http://www.mareablanca.cat/ Coordinadora Mareas Blancas Estatales: http://mareablancaestatal@gmail.com Coordinador de Plataformas para la Sanidad Publica de Madrid: coordiplataformas@gmail.com

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Hôpitaux : Patrick Pelloux dénonce le manque de moyens

19 Mars 2018, 11:40am

Publié par PCF Villepinte

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Mauvais état de santé en Seine saint Denis!

12 Mai 2015, 18:16pm

Publié par PCF Villepinte

 Mauvais état de santé en Seine saint Denis!

> Ville d’Aubervilliers : impression de la page
> http://www.aubervilliers.fr/actu92344.html

Fermeture du centre de traitement du cancer à Aubervilliers
> L’attitude du Gouvernement et de l’Agence Régionale de Santé (ARS) confirme l’apartheid médical aux portes de Paris !
>

Quoiqu’en dise la Ministre de la Santé et l’Agence Régionale de Santé (ARS) en réponse à la question posée au Gouvernement le 5 mai dernier par la Députée Elisabeth Guigou, je déplore la diminution de l’offre de soins à Aubervilliers.

Le gouvernement et l’ARS maintiennent leur décision de fermer le centre de radiothérapie de la Roseraie. Pourtant, ils ne nous apportent toujours pas d’explications sur ce qu’ils considèrent comme non conforme et dangereux dans l’activité des médecins et des personnels du centre de traitement du cancer.

Je rappelle que les deux sites autorisés les plus proches, qui se situent à 4 et 6 km, ne sont toujours pas facilement accessibles par les transports en commun. Ils le seront avec le Grand Paris Express mais en 2025 si tout se passe bien.

Par ailleurs, la Ministre et l’ARS ne m’ont toujours pas informé du devenir de la machine dernière génération à l’arrêt depuis fin janvier. Quel gâchis ! L’Ile-de-France ne dispose que d’une autre machine similaire à Villejuif.

Cette attitude de l’ARS et de la Ministre de la Santé, qui n’a jamais répondu directement aux habitants, aux patients, aux personnels (en chômage depuis le 4 mai), aux maires et à l’ancien Ministre de la Santé, Jack Ralite, confirme l’apartheid médical aux portes de Paris.

Cela ne présage rien de bon du diagnostic territorial en cours mené par l’ARS sur l’état de santé de la population en Seine-Saint-Denis.

Je reste quoiqu’il en soit mobilisé et disponible pour que l’activité de cancérologie soit plus performante dans le département le plus touché par cette maladie.

Pascal Beaudet
> Maire d’Aubervilliers
> Conseiller départemental
> Vice-président Plaine Commune
> Le 12 mai 2015


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FRANCOIS ASENSI S’OPPOSE AUX SUPPRESSIONS DE POSTES DANS LES HÔPITAUX

11 Mars 2015, 16:51pm

Publié par PCF Villepinte

FRANCOIS ASENSI S’OPPOSE AUX SUPPRESSIONS DE POSTES DANS LES HÔPITAUX

mercredi 11 mars 2015

QUESTION AU GOUVERNEMENT de François Asensi, député.

« Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mes chers collègues,

Le journal Libération a confirmé hier l’ampleur du plan d’austérité que le Gouvernement veut infliger à nos hôpitaux.

Une coupe budgétaire de 3 milliards d’euros est envisagée. 22 000 suppressions de postes seraient en jeu, avec 860 millions d’euros d’économies par an sur la masse salariale.

Rien n’échappe à cette logique aveugle de l’austérité, pas même le plus précieux : la santé.

Les hôpitaux ont déjà consenti d’énormes efforts ces dernières années. En Seine-Saint-Denis, à l’hôpital Robert Ballanger comme dans beaucoup d’autres hôpitaux qui font office de bouclier social, nous sommes au bord de l’asphyxie !

Les urgences sont dans le rouge et les renseignements généraux évoquent le risque d’« implosion sociale ».

Car l’urgence dans les villes populaires, ce sont aussi les inégalités de santé et la désertification médicale. Dans ces territoires, l’hôpital public est la pierre angulaire de l’accès aux soins et le visage de notre République.

Pour les députés Front de gauche, les hôpitaux ne peuvent être gérés comme une simple entreprise.

Une nouvelle saignée conduirait à baisser la qualité des soins. Elle aggraverait la souffrance des agents hospitaliers, qui font un travail admirable et dont nous saluons le dévouement.

Madame la ministre, est-ce que vous démentez devant la représentation nationale les chiffres parus ?

Vous engagez-vous à ce qu’il n’y ait ni suppression de postes ni baisse des moyens dans les hôpitaux publics ? »

 

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Hôpital: serment d’hypocrites

26 Février 2013, 07:50am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 25 Février 2013

Editorial Par Jean-Emmanuel Ducoin

 

 

"Il n’est plus possible de continuer à diminuer les coûts, sauf à refuser d’assumer l’offre 
de soins actuelle", estime Jean-Emmanuel Ducoin, dans l'édito de l'Humanité de ce lundi, qui dévoile que 35.000 emplois vont être supprimés entre 2013 et 2014 dans les hôpitaux publics français.

«Je quitte les urgences.» Nous lisons l’humble et fragile témoignage avec la rage au ventre. «J’ai travaillé 70 heures par semaine pendant trente ans, je pense qu’on a le droit de m’écouter.» Celle qui parle porte en elle des âges de combat dans un écrin de tristesse. «Plus ça allait, plus les urgences étaient chargées, et plus les responsabilités devenaient trop lourdes pour un seul médecin, la nuit.» Les vérités relatées ici ne se découvrent que par pur esprit de responsabilité. «On nous a dit qu’on ne pouvait pas demander des médecins supplémentaires et qu’on nous enverrait une commission pour vérifier.» Quand l’injustice se mêle à l’incompréhension. «Mais ils ne sont jamais venus voir comment cela se passait…» Elle s’appelle Marie-Anne Babé. Lassée, exténuée et surtout révoltée, elle vient de démissionner de son poste de chef du service des urgences du centre hospitalier de Roubaix, 
85 000 patients par an. Elle réclamait une hausse 
des effectifs. Elle n’a pas été écoutée. Alors son monde 
a vacillé. Pas la haute idée qu’elle se fait de son métier…

Dans le flot des futilités médiacratiques qui nous éloignent de l’essentiel, l’information est, hélas, un peu passée inaperçue. Pourtant, la fracassante démission de cette femme de cinquante-neuf ans pourrait à elle seule nous servir d’illustration emblématique. Allons précisément à l’essentiel. L’ampleur de la catastrophe dans nos hôpitaux tient en effet en quelques chiffres. Des chiffres qui donnent le vertige, tant ils paraissent invraisemblables… En 2013, 20 000 emplois devraient être supprimés. En 2014, 15 000 de plus. Vous avez bien lu: 35 000 postes sacrifiés en deux ans! Pour comprendre la profondeur de la saignée, ajoutons que, en cinq ans, ce seront ainsi pas moins de 50 000 postes qui auront été rayés de la carte hospitalière. Autant de moyens en moins. Autant de travail en plus. Autant de stress et d’heures cumulés. Autant de drames à éviter. Parce que l’hôpital, c’est du sérieux. Parce que la santé, c’est une priorité absolue. Ne plus être à la hauteur d’une des missions les plus sacrées de notre société – l’égalité des soins et les moyens pour atteindre l’excellence – devrait être considéré comme un scandale de la République !

Dans ce secteur aussi, qui meurt à petit feu 
des politiques austéritaires, un vrai espoir avait surgi des urnes, au soir du 6 mai dernier. La nouvelle ministre de la Santé, Marisol Touraine, voulait ouvrir «le chantier de l’hôpital» et ne manquait pas de formules rassurantes. «Je ne vois pas en quoi un système de santé serait plus fort 
si l’hôpital est plus faible, estimait-elle. Consacrer les valeurs de service public, c’est d’abord dire que l’hôpital n’est pas une entreprise.» Bravo pour les engagements philosophiques. Souhaitons que ce ne soit pas là serment d’hypocrites!

Car les faits sont têtus. Récemment, dans une novlangue sociale-libérale typique, Jean-Marc Ayrault a parlé de la santé en souhaitant que le déficit de la Sécurité sociale «reste dans les clous». Vocabulaire déplacé. Vision limitée. Rien à voir, en tous les cas, avec cet enjeu de civilisation qu’est la médecine et qui nécessite d’en finir, vite, avec l’alternative suivante: ou défendre son hôpital au détriment de la Sécurité sociale, ou défendre la Sécu au détriment de son hôpital… Sans changement de logique, ce service public majeur est bel et bien en danger. Il n’est plus possible de continuer à diminuer les coûts, à faire des « économies de personnels », sauf à refuser d’assumer l’offre de soins actuelle. Et pendant ce temps-là ? Il est prévu d’octroyer 500 millions d’euros de crédits d’impôts aux cliniques privées. Devinez: pas un centime pour les hôpitaux publics…

  • A lire aussi:

Ce lundi dans l'Humanité, sos hôpitaux

"1000 emplois sont sacrifiés tous les ans dans les hôpitaux à Paris"

La politique périnatale française en situation d'échec

Jean-Emmanuel Ducoin

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COMMUNIQUE

19 Février 2013, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

 MODEF

Confédération Syndicale Agricole Des Exploitants Familiaux

 

 Angoulême, le 18 février 2013  

 

 

AFFAIRE SPANGHERO – COMIGEL - FINDUS

 

SPANGHERO qui, quoi ?

 

L’entreprise SPANGHERO a été reprise en 2009 par le groupe coopératif basque LUR BERRI. Le PDG est Aguerre BARTHELEMY qui est vice président du groupe COOP LUR BERRI et président d’Arcadie Sud ouest.

Il est agriculteur, maïs semence, à St Palais (64). Il est propriétaire également de deux grosses exploitations une au Maroc et une en Argentine, qu’il a cédées à son fils.

Il est conseiller général UMP de St Palais, lors des législatives de 2012, il était suppléant de Jean LASSALE.

L’abattoir de Castelnaudary appartient à Arcadie Sud ouest. Arcadie appartient pour 43 % au groupe coopératif LUR BERRI. Arcadie, en 2008, a été accusée de tromperie sur la qualité ; souvenons-nous de l’usine de Cholet où de la viande avariée avait été découverte.

Les restructurations vont bon train, ainsi en octobre Arcadie a fermé son abattoir de Castelnaudary avec 200 salariés sur le carreau.

Le groupe coopératif LUR BERRI annonce plus d’un milliard de chiffre d’affaires, 650 salariés, 5000 coopérateurs adhérents. LUR BERRI c’est des partenariats LABEYRIE, SPANGHERO, l’Union bovine Adour Garonne, MARTIKO, PIONEER, ARCADIE, PINGUIN, AGRIDIS.

LUR BERRI et ses filiales : SAS LB, SAGA BOUET, Ets PEDEFER, AX’EL, AGRIROBOT, LURALI, COUSTENOBLE, PALMITOU, LUR BERRI distribution, LUR BERRI jardineries, Mr BRICO Sud Ouest, ALISO travaux agricoles.

Ce montage s’apparente totalement à un groupe privé avec ses participations, ses filiales, sa holding, sa nébuleuse, même si ce n’est pas une surprise, nous devons nous appuyer sur ce scandale pour faire un électrochoc en remettant sur la table les stratégies gestion et gouvernance des COOP.

Dans l’éditorial de la Charente Libre du 18 février, Yvan DRAPEAU titre : « La coopérative a perdu son âme », il écrit notamment « un groupe coopératif qui triche c’est aussi grave qu’un instituteur pédophile ou un juge corrompu, il trahit non seulement ses adhérents et les consommateurs mais l’esprit même de l’agriculture identitaire qu’il prône.

Les problématiques posées par cette affaire :

La spéculation sur le marché des matières premières agricoles via des traders ou directement sur les marchés des produits dérivés devrait être interdite. Les produits agricoles et alimentaires ne sont pas des produits comme les autres, ils répondent à un besoin élémentaire des peuples.

Les fraudes à l’origine ou à la nature des produits sont inhérentes à un système basé sur l’autocontrôle des entreprises et la recherche du bénéfice et profit maximum à court terme. La puissance publique doit reprendre la main en se donnant les moyens humains et financiers en termes de contrôle.

Le syndicat national de l’industrie alimentaire dont SPANGHERO a été longtemps président s’est battu et se bat contre la mention d’origine des produits utilisés dans la fabrication des produits alimentaires. Le gouvernement et l’Europe doivent se mobiliser pour exiger que ces mentions d’origine deviennent obligatoires.

 La rapidité avec laquelle la DGCCRF et la DGA a opéré dans l’enquête démontre la fiabilité du système de traçabilité. Il n’y a donc pas nécessité de renforcer la réglementation à la production.

Les sanctions en cas de fraude représenteraient 10 % de la marge bénéficiaire de la société SPANGHERO. Elles ne sont pas au niveau, il faut se battre pour que, la réglementation prévoit que le niveau de la sanction représente 100 % du bénéfice qui a été dégagé grâce à la fraude.

 

Une fraude de cette ampleur doit également sanctionner le PDG, le Président et le Directeur de la Société et ne pas remettre en cause l’entreprise si l’outil industriel est conforme aux normes. En effet, ce n’est pas aux salariés de faire les frais de la magouille de la direction.

Les éleveurs dans cette affaire sont les victimes, ils ont droit à la double peine.

 

Explications :

La fabrication des lasagnes nécessite deux produits agricoles essentiels : céréales pour la fabrication des pâtes et viande.

Le prix des céréales donc de la farine donc des pâtes a augmenté de manière importante en 2011 et 2012 entrainant une hausse des coûts de production pour FINDUS - COMIGEL. Devant la pression de la grande distribution, FINDUS – COMIGEL, pour conserver leurs marges tout en limitant la hausse du prix du produit fini ont demandé aux marchés de leur fournir de la viande bovine dit minerai par cher. SPANGHERO a répondu à cette demande via des traders en achetant à prix cassés de la viande de cheval de Roumanie qu’il a transformé en viande de boeuf en empochant au passage 500 000 € de marges.

Les éleveurs français sont donc doublement victimes :

 Ils doivent faire face à une hausse de 50 % du coût de l’alimentation en farine.

 Cette hausse des coûts n’a pas été répercutée sur le prix du bétail car les acteurs comme le négoce, les transformateurs privés et coopératives ont joué sur les importations à bas prix pour empêcher toute hausse.

 

Les coopératives ont constitué des monstres qui n’ont rien à envier aux industriels privés. Ce sont les mêmes montages avec rachat d’entreprises, fusion, restructuration. Les présidents et vice présidents deviennent des PDG, les coopérateurs sont transformés en petits actionnaires qui ont droit à l’assemblée générale de la coop aux mêmes discours que le PDG prononce lors d’une assemblée d’actionnaires. Il n’est donc pas étonnant que les groupes coopératifs soient gérés en passant par pertes et profits les valeurs fondamentales de la coopération.

Les coopératives bénéficient d’avantages fiscaux liés à leur statut, l’état peut donc intervenir pour qu’en contrepartie, elles soient gérées et gouvernées autrement que les sociétés privées. Si l’état ne refixe pas un cadre strict aux coopératives, l’Europe finira par considérer que les avantages fiscaux des coop sont une atteinte à la libre concurrence.

Cette note a comme seul objectif d’inciter chacun à la réflexion afin de construire des propositions.

L’affaire SPANGHERO Coop LUR BERRI est l’occasion de mettre sur le devant de la scène la question de la coopération qui avait fait l’objet d’une intervention à notre congrès de Tartas.

Merci de nous adresser votre analyse collective et vos propositions….

Alain GAIGNEROT

Directeur du MODEF

14 Boulevard d’Aquitaine – BP 316 – 16008 Angoulême cedex – Tél. 05 45 91 00 49 – Fax 05 45 91 04 52

www.modef.fr - modef-national@wanadoo.fr - Siret 403 490 634 00025

Membre de la Coordination Européenne Via Campesina

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L’Europe est-elle devenue folle ?

18 Février 2013, 19:28pm

Publié par PCF Villepinte

Boeufs de courses et poissons fous

 

Boeufs de courses et poissons fous

 L’Europe est-elle devenue folle au point de rajouter la peur au scandale en donnant des farines animales aux poissons ? Alors que la qualité et la sécurité alimentaires sont posées avec de la viande de cheval et de porc estampillée bœuf, la Commission Européenne décide au même moment de relancer la consommation des farines animales. Farines interdites depuis 2001 dans toute l'alimentation animale à une  époque où, pour faire de l'argent plus vite,

les vaches se mangeaient entre elles...

Avec cette décision l'Europe privilégie le développement de l'aquaculture au détriment de la pêche artisanale, en témoigne la réforme de la Politique commune de la pêche et son marché des quotas. Dans l'immédiat, le PCF demande le maintien de l'interdiction des farines dans l'alimentation animale. Avec le Parti de la Gauche Européenne nous portons l'exigence citoyenne d'un cahier des charges de l’assiette européenne, sans farines animales, sans OGM, sans activateurs de croissance (hormones).

 

 

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Findus :

13 Février 2013, 10:39am

Publié par PCF Villepinte

 

 le PCF dépose une proposition de loi et exige une commission d'enquête Findus : le PCF dépose une proposition de loi et exige une commission d'enquête

 

Le scandale alimentaire de plats surgelés s'invite à la table au moment où l'Union Européenne saborde son budget en direction de la Politique Agricole Commune et l'aide aux plus démunis !

Alors que les ministres de la Consommation, de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire reçoivent les professionnels de la filière viande, la responsabilité de telles pratiques incombe aux gouvernements successifs qui, depuis plusieurs décennies, se sont refusés d'encadrer les marges et pratiques de la grande distribution, chaînes de restauration et transformateurs.
Faire mine de découvrir ces agissements est malhonnête, alors que les organisations paysannes, salariés, consommateurs, revendiquent relocalisations, traçabilité et qualité. Paysans et salariés en font une exigence à même de garantir la rémunération de leur travail.
Il est temps de stopper la double peine alimentaire des familles modestes condamnées à se nourrir à bas prix et sans garanties.

Il n'est pas trop tard pour que la gauche s'engage à garantir à tous une alimentation saine et accessible.
Le PCF condamne ses insupportables pratiques et demande que clarté et justice soient faites.

Seule une ambitieuse politique agricole et alimentaire européenne serait gage de sécurité et qualité. Les parlementaires communistes et du Front de gauche déposeront une proposition de loi en faveur de l'indication géographique obligatoire des produits transformés et demanderont l'ouverture d'une commission d'enquête.

 

 
 

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Résistance contre la marchandisation de la santé

6 Février 2013, 08:11am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Résistance contre la marchandisation de la santé
Une fois de plus, une maternité est menacée de fermeture. Il s’agit de celle de Vire (Calvados), dont les habitantes et les habitants se mobilisent depuis près de 3 ans aux côtés du personnel médical, du collectif « Touche pas à ma santé, à mon hosto. » Depuis la mise en place de la loi HPST (loi Bachelot) qui se traduit par la baisse draconienne des personnels et des moyens de fonctionnement nécessaires pour assurer une santé à taille humaine, les structures de proximité, et singulièrement les maternités et les centres d’IVG, ne cessent de fermer.

On nous dit qu’il s’agit avant tout d’assurer la sécurité des patient-es, mais quel bilan peut-on tirer de cette politique ? Des personnels au bord de l’épuisement, une santé à plusieurs vitesses et des drames humains, allant à l’encontre des objectifs poursuivis. Celui survenu à la maternité de Port- Royal, à Paris ce week-end, nous bouleverse et selon les résultats de l’enquête, nous devrons en tirer toutes les conséquences. L'APHP est en souffrance de par sa politique d’austérité, sa chasse aux dépenses. Hélas, 150 millions d’économie sont encore programmés en 2013.

L’hôpital n’est pas une entreprise, il faut développer une autre politique de santé. Pour l’ensemble des établissements de santé, l’urgence est la mise en place d'un moratoire sur les suppressions de postes et les restructurations en cours dans les hôpitaux. Le gouvernement doit abroger la loi HPST et encadrer les pouvoirs des ARS en développant une réelle démocratie sanitaire.

Laurence Cohen, responsable nationale de la commission « Droits des Femmes/ Féminisme » du PCF

 

 

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