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Le PCF dénonce la mise à l’index de la Santé

17 Novembre 2010, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

Le PCF dénonce la mise à l’index de la Santé

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 novembre
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Thèmes : Santé | fiscalité


 

Faisant suite à une mise en scène aussi longue que méprisante pour la population, le « nouveau Premier Ministre » a désigné Xavier Bertrand, Ministre du travail de l’emploi et de la Santé alors que Roselyne Bachelot récupère les Solidarités et la Cohésion sociale.

 

 

 

 



Après avoir dépecé l’hôpital public, les services déconcentrés du Ministère de la santé et imposé un recul démocratique considérable dans la santé, Roselyne Bachelot prend en charge le dossier de la dépendance. Le pire est à craindre de cette ancienne collaboratrice des groupes pharmaceutiques qui veillera, à n’en pas douter, aux intérêts du MEDEF dans le dossier du financement de la dépendance.

Il est parfaitement ahurissant que la santé soit reléguée au rang de Secrétariat d’État alors que c’est une des toutes premières préoccupations des Français-e-s.

Nora Berra occupera ce poste déqualifié. Médecin aux Hospices Civils de Lyon tout en étant médecin au sein de trois des principaux groupes pharmaceutiques, la nouvelle Secrétaire d’État continuera de cultiver le conflit d’intérêt, qui reste la marque de fabrique des gouvernements de l’ère Sarkozy.

Il n’y a rien de bon à attendre de cette « nouvelle » équipe. La santé et la protection sociale sont en danger.

Le PCF dénonce la mise à l’index de la Santé et appelle à la mobilisation et à l’intervention de tous les professionnels, personnels et usagers pour préserver ce bien précieux pour la population.

Parti communiste français,

Paris, le 15 novembre 2010.


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Une décision cruelle et irresponsable qui entache la représentation nationale

3 Novembre 2010, 22:05pm

Publié par PCF Villepinte

AME (aide médicale d’Etat)

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 3 novembre
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Thèmes : Précarité | Santé



  

 

 

 Les députés UMP ont voté hier un droit d’entrée de 30 euros pour accéder à l’aide médicale d’État (AME).

Cette décision, cynique car elle s’attaque en priorité à ceux qui n’ont rien, est aussi particulièrement irresponsable. Les spécialistes des questions de santé le disent : ce sont les plus fragiles qui sont d’abord touchés par les maladies contagieuses comme la tuberculose. Les priver de soins, c’est favoriser le développement de ces maladies.

Le vote des député UMP est une décision cruelle et irresponsable qui entache la représentation nationale, si cela était encore possible !

Parti communiste français,

Paris, le 3 novembre 2010.



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« Santé : vers des Assises régionales ! »

13 Octobre 2010, 11:30am

Publié par PCF Villepinte

Le groupe Front de Gauche, Parti communiste français, Gauche unitaire et Alternative citoyenne au Conseil régional d’Ile-de-France a fait adopter, lors de la séance plénière du 1er octobre, un vœu proposant l’organisation d’Assises régionales de la santé.

Attaquée de toute part par les politiques libérales, la santé publique est en danger. Dans le cadre de la restructuration de l’hôpital public, l’AP-HP prévoit la suppression de 4000 postes d’ici 2012, de nombreux services hospitaliers, centres de santé, centres d’IVG, sont fermés : le service public de la santé est démantelé au profit d’une logique de rentabilité financière de l’offre de soin.

La mise en place de la loi HPST (Hôpital, patients, santé, territoires) et celle des Agences régionales de santé ont accéléré le processus de privatisation de la santé. Ces agences concentrent tous les pouvoirs, au détriment des élu-e-s locaux, des personnels médicaux et de salariés du secteur.

C’est pourquoi le groupe Front de Gauche PCF-GU-AC a proposé que le Conseil régional soit à l’initiative, comme le propose un appel de 50 personnalités d’Île-de-France, d’une large concertation avec l’ensemble des acteurs concernés : professionnels, patients, élus locaux.

 

 


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Budget de la Sécurité sociale : l’impasse gouvernementale

28 Septembre 2010, 14:44pm

Publié par PCF Villepinte

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 septembre

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Alors que toutes les statistiques montrent que près de 25% de la population renoncent aux soins pour des raisons d’argent, le gouvernement expédie les problèmes de la Sécurité sociale en diminuant le taux de remboursement des dépenses de santé, notamment les médicaments.Grossière erreur sur le plan de la santé publique car c’est une régression sanitaire organisée et grossière erreur sur le plan économique puisque les dépenses refusées aujourd’hui seront des dépenses plus importantes demain.

Paris, le 28 septembre 2010.

 

Cette mesure est parfaitement inefficace pour la santé des gens comme pour l’équilibre financier des organismes sociaux. L’augmentation des tarifs des mutuelles qui en résultera aggravera la démutualisation.

Le gouvernement est dans une impasse !

Une négociation sociale doit s’ouvrir de manière urgente pour dégager des ressources nouvelles pour l’assurance maladie.

Le PCF propose dans l’immédiat une taxation des profits financiers qui dégagerait 39.9 milliards d’euros pour l’assurance maladie au taux de 13.1% sur la base des données 2009. Les profits financiers étant passés de 268.3 milliards en 2008 à 305 milliards en 2009, il existe une marge d’action considérable pour répondre aux besoins des gens. La mise en place d’un pôle public du médicament au niveau national mais aussi européen devient essentielle.

Le PCF appelle à l’ouverture urgente du vrai débat social sur ce sujet et s’opposera à tout recul.

Parti communiste français,

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Grippe A : les sénateurs accablent le gouvernement

5 Août 2010, 20:28pm

Publié par PCF Villepinte

 
Dans un rapport publié jeudi, la Commission d'enquête du Sénat sur la gestion de la grippe A, présidée par François Autain (Parti de Gauche), le gouvernement s'est "empêtré" dans des contrats "déséquilibrés", au grand profit des laboratoires.

L'Humanité met à disposition l'intégralité du rapport des sénateurs. Téléchargez-le ici. Selon les sénateurs, les contrats signés en juillet-août 2009 pour la production de 94 millions de doses de vaccin « se caractérisent par leur remarquable déséquilibre et par la légalité douteuse de certaines de leurs clauses ». Ils relèvent « l'absence de clause de révision » et « le transfert à l'Etat de la responsabilité des laboratoires du fait des produits défectueux ». Ils s'étonnent aussi de la « confidentialité des contrats », levée suite à la demande de journalistes. Le gouvernement n'a pas bénéficié non plus de certaines garanties, notamment sur l'efficacité et la sécurité du vaccin, et ne disposait que de calendriers de livraison « purement indicatifs », notent les sénateurs.

La commission estime que la stratégie du ministère de la Santé était « figée par les contrats passés avec les fournisseurs de vaccins », et, estime le rapporteur, « le gouvernement français n'a pas eu beaucoup de choix », se trouvant « enfermé dans une situation dont il n'a pu sortir que par la résiliation des contrats ». Des clauses « aux considérations excessivement commerciales » n'auraient pas dû être acceptées. Le rapport révèle que les contrats établis avec les fournisseurs de vaccins (Sanofi, Novartis, GSK et Baxter) n'ont pas rendu possible une réduction des commandes. La résiliation fut alors la seule issue possible, engageant d'importants dédommagements (de l'ordre de 48,5 millions d'euros). « Il n'est pas admissible que des autorités chargées d'assurer une mission de service public d'une importance vitale soient à la merci des fournisseurs de vaccins ».

Le rapport, rédigé par l’UMP Alain Milon, se félicite cependant que la France semble « avoir payé moins cher que d'autres » la résiliation partielle des contrats. Il estime d’ailleurs que les décisions prises en mai et juin d'achat massif de doses pour « parer à toutes les éventualités » étaient « justifiées ».

Une approche contredite par les membres de la commission appartenant au Groupe communiste et au Parti de gauche, qui ajoutent au rapport un commentaire critique : le gouvernement n’a « pas su prendre les bonnes décisions au bon moment » et n’a pas su procéder en temps utile aux « révisions nécessaires ».

Dès les premiers cas de grippe A, « la pandémie annoncée est devenue la pandémie attendue », note le rapport. Il faut dire que la communauté scientifique, par ses prédictions, donne l'impression de souhaiter la propagation massive du virus, reflétant une sorte de « désir de pandémie ».

« Les scénarios les plus pessimistes ont été privilégiés », notent les sénateurs d’opposition, parlant de « déni de réalité ». « Pourquoi certains gouvernements ont-ils cédé au chantage de l'industrie pharmaceutique alors que d'autres ont tenu bon ? », demandent-ils. Pour eux, il y a eu « surestimation constante du risque par le gouvernement ». Il est clair que, méconnaissant le principe de précaution, le gouvernement est tombé au plus profond du précautionnisme, ce nouveau populisme dénoncé dans L’inquiétant principe de précaution par Géral Bronner, interrogé ce matin sur France Inter. Dans le cas présent, cela a impliqué une « stratégie vaccinale surdimensionnée », une « dramatisation infondée de sa communication » et un grave « gaspillage des fonds publics ». La gestion de la grippe A (vaccins, antiviraux, communication...) aura coûté en tout 993 millions d'euros. Initialement estimé à 1,5 milliard d'euros, ce montant demeure incertain, selon le propre aveu de la Commission.  

Les sénateurs notent que « les généralistes ont particulièrement bien géré la réponse à apporter à la pandémie, et ils ont su rassurer leurs patients, évitant un engorgement du système de soins ». Mais « l'expertise française n'a pas su mesurer l'ampleur d'un phénomène qui s'est avéré bien plus limité que ses évaluations ne le laissaient penser ». A ce sujet, la Commission avance 38 recommandations. Elle préconise notamment une réforme du Haut Conseil de la santé publique ainsi qu’un élargissement du panel des experts aux « sciences humaines ».

 

L'OMS mise en cause

L’Organisation mondiale de la santé est quant à elle mise en cause pour son « opacité » et « son incapacité à gérer les conflits d’intérêts » entre ses experts et l’industrie pharmaceutique. « L'influence des laboratoires sur les recommandations de l'OMS apparaît dans le rôle donné à la vaccination comme réponse à une pandémie grippale », note la commission. Le rapport estime aussi qu'il est « difficile de comprendre » qu'une aussi vaste entreprise de santé publique « ait pu être organisée et préparée sans que les professionnels de santé soient étroitement associés à cette préparation ». Enfin, il s'est étonné que l'OMS ait modifié sa définition du mot pandémie peu avant la crise : « le critère de gravité », qui stipule qu'un grand nombre de décès doit être constaté, aurait été effacé « un mois avant le passage en phase 6 le 11 juin 2009 ». Les sénateurs ont toutefois préférer ne pas dénoncer explicitement une fausse pandémie.

M. Guiho

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L’exemple de la Creuse pour défendre les hôpitaux

31 Juillet 2010, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

Les maires du département de la Creuse viennent de produire un acte de résistance salutaire. Ils ont décidé de rompre leurs relations avec L’Etat tant que le ministère de la santé ne sera pas revenu sur sa décision de fermer le service de radiothérapie de l’hôpital de Guéret. Cette inadmissible décision s’incrit dans le plan gouvernemental de suppression de plusieurs centaines de services de santé publique, survenant après la fermeture de centaines de maternités et de services d’urgence

Ces décisions antisociales sont prises sans la moindre concertation avec les élus locaux et les personnels de santé. Elles n’ont strictement rien à voir avec les besoins humains de santé, mais tout avec les critères de l’argent-roi. Selon des normes uniquement comptables, ce pouvoir de droite décide autoritairement de fermer des hôpitaux de proximité sans tenir compte ni de la géographie, ni des besoins d’équilibre des territoires, ni des temps réels d’accès des populations aux services de santé.  Ajoutons que, même en prenant en compte le critère de l’économie, il n’est pas prouvé que la concentration hospitalière en cours soit efficace. Elle ne l’est pas non plus du point de vue de la qualité sanitaire. Ce qui est sûr c’est que dans  nos campagnes, qui ont souvent une population vieillissante, les risques d’aggravation de l’état de santé de nombreux habitants, voire de mortalité s’accentuent. La concentration éloigne les patients des centres médicaux. Cela les conduit à consulter moins. L’inégalité devant la santé s’aggrave donc. La fermeture de services hospitaliers accompagne ou accélère les difficultés de la médecine générale parce qu’il y a de plus en plus de difficultés à trouver des médecins pour s’installer dans de telles conditions. Au bout du compte, les déserts médicaux risquent de s’amplifier avec les conséquences humaines que cela engendrera inévitablement. Composante essentielle de l’accès de toutes et tous aux soins, les petits hôpitaux de proximité permettent en effet de dispenser les premiers soins, les premiers secours qui souvent sauvent des vies. Ceux-ci travaillent déjà en réseau avec des structures plus importantes dans les plus grandes villes. C’est cette voie qui devrait être privilégiée au lieu de la casse du service public en cours.

A force de déstructurations, de réductions de personnels, le pouvoir cherche à décrédibiliser le service public hospitalier comme d’autres services publics pour accréditer l’idée de la supériorité du privé. C’est un terrible piège. Dans le cas de la santé l’objectif est de porter des coups à l’hôpital public et à la sécurité sociale pour aller vers un autre système combinant clinique et assurances privées. Ce serait l’accès à  la médecine selon ses moyens financiers, au détriment de la solidarité et de la santé de l’immense majorité. Mais le pouvoir applique par anticipation les normes établies par l’Organisation Mondiale du Commerce, notamment ce qui a été baptisé accord général sur le commerce des services (AGCS).

L’acte de résistance des élus de la Creuse doit  être  soutenu. Leur mouvement devrait s’élargir. Les conseils régionaux, dont la grande majorité est animée par les forces de gauche, devraient utiliser leur droit à définir des politiques de santé que leur confère le code des collectivités locales pour soutenir et appuyer les élus locaux contre les décrets préfectoraux.

Seul le rapport de force peut faire reculer le pouvoir Sarkozyste. Les  tribunaux administratifs de Nimes et de Nantes ont récemment suspendu les décisions de fermer la maternité de Valréas et la chirurgie ambulatoire de Saint-Calais dans la Sarthe. Toutes les actions sont utiles.

Quant à l’argument de l’argent ! On aurait pu en sauver des hôpitaux  avec les cent millions qu’a reçus Mme Bettencourt au titre du bouclier fiscal et le milliard gaspillé prétendument pour lutter contre la grippe porcine. Enfin la mise à contribution des revenus financiers – qui s’élèvent à 270 milliards d’Euros -permettrait de dégager plusieurs milliards d’Euros pour la santé et les retraites. Les manifestations du sept septembre dans tout le pays qui s’annoncent déjà importantes seront un moyen de le réclamer avec force.

La santé n’est pas un coût. Elle n’a pas de prix. Avec les élus de la Creuse et d’ailleurs défendons-la.

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Roselyne Bachelot, la girouette de l’hôpital public

29 Juillet 2010, 15:55pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Mardi, la ministre de la Santé a annoncé le report du décret prévoyant la fermeture des services de chirurgie dans
54 hôpitaux. Même si les élus et les personnels soignants se réjouissent de ce recul, ils ne sont pas dupes.

Un pas en avant. Un pas en arrière. Après avoir annoncé, début juillet, la fermeture de services pratiquant moins de 1 500 opérations annuelles dans cinquante-quatre hôpitaux, le gouvernement ne sait plus sur quel pied danser. Alors que Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a finalement annoncé, mardi, le report sine die de la parution du décret confirmant la suppression des services, Luc Châtel, porte-parole du gouvernement, la contredit, en précisant que cette décision n’est nullement remise en cause.

Réactions des élus et des soignants

Si les membres de la majorité peinent à accorder leurs violons, les hôpitaux concernés, eux, respirent. « La ministre a bien compris que le dossier est sensible. C’est un recul, même si on ne se fait pas trop d’illusions, commente le Dr Françoise Nay, vice-présidente de la coordination nationale de défense des hôpitaux de proximité. Elle n’a pas pu ignorer la réaction des élus, des soignants, des personnes mobilisées dans toute la France. » Cette décision avait fait l’effet d’une bombe début juillet. De Carhaix (Finistère) en passant par Decazeville (Aveyron), Decize (Nièvre), Valréas (Vaucluse)… la fermeture des services dès juillet, ou avec un sursis pour se mettre aux normes, est très mal passée.

La semaine dernière, à Vire, dans le Calvados, une centaine de personnes, syndicats et usagers, se sont mobilisées contre la disparition de leur maternité.

La fronde des maires et des députés de tout bord de Guéret (Creuse), contre la fermeture du centre de radiothérapie (non concernée par ce décret), a marqué un durcissement dans l’opposition des élus à la politique de santé menée par Nicolas Sarkozy. Pour justifier ce report du décret, le ministère affirme avoir pris conscience « qu’il y avait besoin de plus d’explications ». Traduction : les élus n’auraient pas saisi les enjeux de telles fermetures ! La ministre compte donc lancer une mission d’information à la rentrée avec les préfets, les élus et des médecins. Elle pourrait être saisie dans les villes où la fermeture du service pose problème. De son côté, la fédération CGT santé et action sociale s’est félicitée de cette « petite reculade » et appelle la population, les élus, les soignants à maintenir la mobilisation.

Plan d’investissement pour les petits hopitaux

Tout comme l’Association des petites villes de France (ANPV), présidée par ­Martin Malvy (PS), à la tête de la région Midi-Pyrénées, qui a fait part de sa satisfaction et demandé « un plan d’investissement spécifique aux petits hôpitaux afin de leur permettre de se moderniser ».

Début juillet, la ministre de la Santé avait décidé de porter l’estocade aux hôpitaux de proximité au motif que, selon certaines études, en dessous de 1 500 personnes opérées, la sécurité des soins ne serait plus garantie. D’après Roselyne Bachelot, « le manque de professionnels conduirait même à avoir recours à de nombreux intérimaires et à des mercenaires peu qualifiées ». Les défenseurs des hôpitaux de proximité connaissent bien la ritournelle. « C’est toujours les mêmes arguments, déplore Françoise Nay. Nous prônons le travail en réseau, des chirurgiens des hôpitaux de proximité comme à Saint-Affrique (Aveyron), vont déjà deux fois par semaine à Montpellier (Hérault) pour développer leurs compétences et des partenariats. » De l’Assistance publique des hôpitaux de ­Paris (AP-HP) aux structures de proximité, la réforme du service public hospitalier demeure brûlante pour le gouvernement.

Cécile Rousseau

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SANTE et PROTECTION SOCIALE

27 Juillet 2010, 17:44pm

Publié par PCF Villepinte

Application de la loi HPST

 Isabelle PASQUET.

 Sénatrice des Bouches-du-Rhône. Membre de la commission des affaires sociales.

 Elue le 21 septembre 2008

i-pasquier.jpgMadame Isabelle PASQUET attire l’attention de Madame la ministre de la Santé et des Sports sur l’application de la loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, et en particulier de l’article 57. Cet article dispose notamment que lorsqu’un acte médical inclut la fourniture d’un dispositif, le devis doit présenter distinctement, d’une part le prix d’achat de chaque élément, d’autre part le prix des prestations médicales associées.

Votée il y a plus d’un an, cette mesure n’est, de fait, pas entrée en vigueur. Dans le cas des chirurgiens-dentistes, ces derniers devraient distinguer dans leurs devis le prix d’une prothèse dentaire et le coût des soins associés. Or, les professionnels concernés refusent de se conformer à la loi. Les devis fournis sont donc aussi peu transparents qu’auparavant pour les consommateurs.

Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer dans quelle mesure le gouvernement compte s’assurer de la bonne application de la loi.

 

 

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Soignants au bord de la crise de nerfs à Nantes

22 Juillet 2010, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 21 Juillet 2010  À l’hôpital de Nantes, la pénurie de personnel atteint des sommets, des blocs opératoires sont fermés 
et des opérations retardées. Une situation explosive pour 
les soignants 
qui travaillent 
en flux tendu.

Black-out dans le plus grand hôpital de l’Ouest. Le CHU de Nantes (Loire-Atlantique) tourne au ralenti. Onze blocs opératoires sur les cinquante-deux de l’établissement sont fermés. Les infirmières de blocs, auxiliaires indispensables au médecin, font cruellement défaut. Il manque vingt-trois infirmières de bloc opératoire diplômées d’État et infirmières diplômées d’État. Sans elles, impossible d’opérer. Dans un courrier adressé aux chirurgiens et aux anesthésistes, le 9 juillet, la direction reconnaît « d’importantes difficultés de fonctionnement ». Elle évoque aussi des problèmes d’absentéisme et des soucis pour recruter. Cette lettre, communiquée au personnel la semaine dernière, a mis le feu aux poudres. « Les conditions de travail sont déjà en flux tendu, dégradées, les congés maternité pas forcément remplacés. Cet été, la direction ne s’y est pas prise assez en avance pour combler les absences », accuse Olivier Terrien, secrétaire adjoint de la CGT. Les patients n’ont donc plus qu’une chose à faire : attendre. « Pour une opération en chirurgie cardiaque, il y a 74 jours de délai. Cela ne concerne pas que les interventions bénignes ! Si ces personnes ne peuvent pas patienter, elles iront dans le privé », assène Olivier Terrien.

 

la direction taille dans les effectifs

Depuis la fin de l’année 2008, la pénurie de personnel est devenue chronique. À grands coups de scalpel, la direction taille dans les effectifs pour satisfaire à l’équilibre budgétaire. Quatre cents CDD supprimés en 2008, plus de 180 départs volontaires en 2009, selon la CGT. Alors que l’activité de l’hôpital ne cesse de progresser : elle a augmenté de 8 % cette année. D’après le syndicat, des jours de RTT, de récupération seraient aussi passés à la trappe. Si le déficit a diminué de 32 millions en 2008 à 9 millions en 2010, cette marche forcée s’avère désastreuse pour le travail au quotidien. Le syndicat n’hésite pas à parler de maltraitance des agents. Ceux qui restent sont au bord de l’épuisement. Un aide-soignant, qui souhaite rester anonyme, parle de conditions déplorables, en sous-effectif permanent.

En mai, les aides-soignants du service de médecine interne se sont mis en grève pour exiger des renforts. Rien n’a été concédé. Cet été, Jacques (1) a développé une tendinite à force d’enchaîner les heures et de répéter les mêmes gestes. Sur les 22 aides-soignantes qui tournent dans le service, au moins huit veulent partir. Il rapporte que le cadre leur aurait demandé de ne pas faire des toilettes complètes, seulement de rafraîchir les patients ! « Si c’est pour faire son boulot comme ça, autant ne pas rester. » Pour Jacques, la direction fait tout pour les faire craquer en les surchargeant, en les notant mal et en changeant leur planning sans prévenir. Avec ces soignants aux bords de la crise de nerfs, la direction ne s’affole pas. Elle table sur une réduction de l’activité habituelle en période estivale et les retours des congés pour rétablir la situation. Des arguments insuffisants pour le syndicat qui plaide pour le retour à des conditions de travail normales.

 

(1) Le prénom a été changé.

 

Cécile Rousseau

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Monde

19 Juillet 2010, 12:28pm

Publié par PCF Villepinte

 Sida, la crise mondiale plombe le financement de la lutte

   

Alors que la 18e conférence internationale sur le sida s'ouvre à Vienne en Autriche, la communauté médicale et les organisations engagées dans la lutte antisida s'inquiètent de la stagnation du financement due à la crise économique qui compresse les budgets des nations donatrices et risque de compromettre les progrès accomplis.

Selon un rapport publié dimanche en marge de la conférence, le financement des programmes de lutte antisida dans les pays pauvres par les Etats riches a reculé légèrement en 2009 à 7,6 milliards de dollars contre 7,7 milliards en 2008.

"Les pays donateurs se sont montrés très prudents l'an dernier en matière de financement des programmes antisida, mais ils n'ont pas réduit globalement leurs contributions alors qu'ils devaient gérer un tsunami économique qui a déclenché une récession mondiale", a souligné Drew Altman, directeur de la Fondation Kaiser Family à l'origine de ce rapport avec l'organisation Onusida.

"L'avenir dira si le soutien financier reprendra sa croissance rapide lorsque la reprise économique sera lancée", a-t-il ajouté.

Sur les 7,6 millions de dollars de l'an dernier, les pays donateurs ont déboursé 5,9 milliards en aides bilatérales et par le biais d'organisations multilatérales, 1,6 milliard sont passés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria, et 123 millions par l'organisation UNITAID.

L'Allemagne, le Canada, la France, l'Irlande, l'Italie et les Pays-Bas comptent parmi les pays qui ont réduit leurs contributions. Mais ces réductions ont été largement compensés par un accroissement de l'aide fournie par les Etats-Unis, dont la contribution est passée de 3,95 milliards de dollars en 2008 à 4,4 milliards l'an dernier.

Les Etats-Unis ont assuré à eux seuls 58% des financements en 2009, suivis par la Grande-Bretagne (10,2%), l'Allemagne (5,2%), les Pays-Bas (5%) et la France (4,4%).

Les auteurs du rapport estiment que les pays pauvres avaient besoin l'an dernier d'un total de 23,6 milliards de dollars venant de toutes les sources de financements confondues, ce qui représente un trou de 7,7 milliards de dollars à combler.

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