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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

revolution

Le projet communiste pour 2022 – Une œuvre collective

4 Octobre 2021, 08:26am

Publié par PCF Villepinte

 

En cette rentrée, les communistes sortent d’un premier moment d’affirmation de leur campagne en vue de la séquence électorale, présidentielle puis législatives, de 2022.

En installant la campagne des « Jours heureux » sur le champ politique national, nous sommes déjà parvenus à identifier une ambition : reconstruire une gauche à la hauteur des défis devant lesquels se retrouve notre pays. Une gauche à la fois sociale — dans sa détermination à s’adresser au monde du travail au sens large afin de répondre à ses aspirations —, républicaine — dans sa volonté de riposter sans faiblesse aux idéologies réactionnaires ou xénophobes qui défigurent les principes d’égalité, de solidarité ou de laïcité —, et radicalement transformatrice — en ce qu’elle ne se dérobe pas à l’affrontement avec le capital…

…Au fond, la France des « Jours heureux » n’entend pas simplement évoquer les belles heures de la Libération. Elle cherche principalement à faire reculer la résignation, en soulignant à quel point pourraient demain s’imaginer des réformes populaires parce que synonymes de nouvelles conquêtes. Bref, elle veut dégager un horizon d’espoir…

Christian Picquet

membre du CEN

 

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« Rencontre des entrepreneurs de France ».

31 Août 2019, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

 

Réunis à l’hippodrome de Paris-Longchamp, les adhérents du Medef ont longuement communiqué sur la lutte contre les inégalités, qui passe par une «régulation » du capitalisme… qu’ils n’entendent pas remettre en question.

Les patrons se sentent sous pression. Ils mesurent, bien qu’à contretemps du reste de la population, une «remise en cause violente contre le système», reconnaissait mercredi Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Mouvement des entrepreneurs de France (Medef), lors de son discours d’ouverture de l’université d’été, rebaptisée «Rencontre des entrepreneurs de France».

Car «l’idée libérale est remise en cause partout», déplore-t-il. D’où le mot d’ordre exceptionnel du rendez-vous annuel des patrons: la lutte contre les inégalités. Affichage autant que peur d’un retour de bâton, dans la foulée du mouvement des gilets jaunes, qui, après avoir ciblé le pouvoir politique, pourraient faire porter leur colère sur les inégalités, y compris dans l’entreprise.

 

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Essai. Rosa Luxemburg, « socialisme ou barbarie »

18 Février 2019, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

 

Lundi, 18 Février, 2019

L'Humanité Pascale Fautrier

Rosa Luxemburg. L’étincelle incendiaire Michael Löwy Le Temps des cerises, 218 pages, 12 euros
Dans un essai biographique, Michael Löwy explore la pensée de la théoricienne et militante spartakiste allemande, assassinée il y a cent ans.

Aujourd’hui, 26 humains possèdent autant que la moitié de tous les autres (rapport Oxfam): cette accumulation capitaliste n’a jamais existé à un tel niveau d’injustice dans toute l’histoire de l’humanité. Si cette prédation qui détruit la biosphère en même temps que les humains (9 millions de morts de faim par an) n’est pas stoppée, nous nous détruirons. L’alternative devant laquelle nous nous trouvons placés est plus que jamais «socialisme ou barbarie», comme nous en prévenait Rosa Luxemburg dès 1915 – et plus précisément «le socialisme ou la mort», pour reprendre la formulation du précurseur de l’écosocialisme, Ernest Mandel, dans les années 1960.

Michael Löwy déplie dans son livre toutes les implications philosophiques et politiques de cette caractérisation de la situation. La révolutionnaire juive polonaise est en prison à la suite de son opposition au vote des crédits de guerre, lorsque, contre le déterminisme réformiste de Jaurès et de Kautsky, elle affirme la nécessité d’imposer de force à la bourgeoisie la socialisation des moyens de production et la redistribution obligatoire de l’odieuse accumulation capitaliste.

La philosophe de la praxis

Cependant, et c’est essentiel, Rosa Luxemburg concevait la «dictature du prolétariat» non comme la prise de pouvoir autoritaire d’une poignée de militants «d’avant-garde», mais comme le résultat de l’«auto-émancipation» de tous les prolétaires (les dominés) dans les réunions délibératives au cours de la lutte révolutionnaire. Saluant la prise du pouvoir par les bolcheviks, elle est en désaccord avec Lénine, non sur la nécessité de s’organiser en parti, mais sur les relations entre le parti et les modes de regroupement spontané des soulèvements populaires: assemblées, comités locaux, groupes Facebook et autres cabanes, ronds-points, conseils ouvriers ou soviets…

Quoique «dans des conditions déterminées», ce sont bien les humains et les groupes qui font leur histoire: l’auteur voit à juste titre en Luxemburg l’inventrice de la «philosophie de la praxis» (l’expression est d’Antonio Gramsci), cherchant à penser les relations de la pensée et de l’action dans le cadre d’une dialectique ouverte, non déterminée d’avance.

Dans la lutte et la délibération, le prolétaire (celui qui n’a que sa force de travail pour assurer ses besoins) devient le porte-parole des intérêts de l’humanité tout entière, si et seulement si la confrontation libre des points de vue permet de dégager l’intérêt général humain. Si tous ont voix au chapitre, l’inégalité des sexes et l’oppression raciale ou coloniale sont mises en cause de fait, et les revendications sont valables bien au-delà du cadre national. Bref, la «démocratie prolétarienne» est à la fois nécessairement locale (la réunion) et internationaliste.

Michael Löwy pointe chez Rosa Luxemburg une certaine influence du romantisme révolutionnaire, dont il ne souligne pas suffisamment les ambiguïtés: la nostalgie du «communisme primitif» prend le risque de réactiver un organicisme traditionaliste autoritaire, qui, sous couvert de la notion de «commun», laisse peu de place à la singularité individuelle. Souvenons-nous que la tentation organiciste (nationaliste et corporatiste) avait permis la convergence, dès avant 1914, d’une partie du syndicalisme révolutionnaire et du fascisme naissant. On retrouve ce problème non résolu dans le «municipalisme libertaire» appliqué au Venezuela sous Chavez ou aujourd’hui au Rojava (Kurdistan syrien).

Pascale Fautrier Écrivaine

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Cahiers de la colère et de l'espoir

30 Décembre 2018, 07:50am

Publié par PCF Villepinte

 

 
L’Humanité se met à la disposition de toutes celles et ceux qui veulent faire connaitre leurs problèmes et leurs souhaits. Chaque lettre, chaque texte ou contribution que vous déposerez sera remis au ministre concerné, aux groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’au Président de la République.
Pour chaque grande question, nous organiserons des discussions publiques associant contributeurs, syndicalistes, chercheurs et élus. Cet espace est à vous.
 

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Exclusif l'Humanité: la lutte des classes, une réalité bien vivante

9 Janvier 2013, 09:29am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce mercredi 9 janvier 2013

 

 

Dans l'Humanité ce mercredi: tandis que le sentiment d’appartenir à une classe sociale se maintient à un niveau identique aux années 1980, une large majorité de Français estime que la lutte des classes n’est pas un mythe, selon l’étude de l’Ifop que nous publions dans notre édition de ce mercredi.

La lutte des classes existe, c’est l’opinion de 64 % des Français, selon l’enquête de l’Ifop réalisée du 20 décembre au 4 janvier pour l’Humanité. Malgré les apparences et le discours dominant, ce jugement a pris de l’ampleur depuis les années 1960: en 1964, seuls 40 % des Français interrogés jugeaient qu’elle était une réalité, et 44 % en 1967.

  • Question: Estimez­‐vous qu’en France, à l’heure actuelle, la lutte des classes est une réalité?

A l’inverse, le sentiment d’appartenir à une classe sociale se tasse légèrement: ils étaient respectivement 61 % puis 59 % à l’éprouver en 1964 et 1967, contre 56 %, en 1987 comme en 2013.

  • Question: Avez­‐vous le sentiment d’appartenir à une classe sociale ?

N’en déplaise à Warren Buffett - le milliardaire américain qui affirmait il y a quelques années l’existence de cette lutte que sa propre classe était, selon lui, en train de gagner - c’est parmi les catégories populaires (employés et ouvriers) que la perception de ce conflit comme une réalité est la plus partagée.

A lire dans notre édition:

  • Les enseignements du sondage Ifop pour l'Humanité
  • "En 2013, le vocable de classe sociale n'est pas périmée", entretien avec Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop
  • "Les jeunes prennent conscience des inégalités sociales", le point de vue d'Anne Muxel, directrice de recherche au Cevipof
  • La lutte des classes de retour dans le débat, l'édito de Paule Masson

Toute l'actualité sur l'Humanité.fr

Documents à télécharger: 
Sondage Ifop pour l'Humanité: Les Français et la lutte des classes Résultats détaillés Janvier 2013
Sondage Ifop pour l'Humanité: Les Français et la lutte des classes Résultats détaillés Janvier 2013

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bonne annee 2013

31 Décembre 2012, 10:58am

Publié par PCF Villepinte

 

picasso-pablo-colombe-bleue.jpg 

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

 

 

I should like to wish you a bright and Happy New Year when 2013 starts around the world on Jamuary 1st!

 

Take a listen to the late Louis Armstrong  as he spreaks  let’s us in on the meaning  behind  his song. “What a Wonderful World”.

 

 

I see trees of green,

red roses too

I see them bloom for me and you

And I think to myself, what a wonderful world

 

I see skies of blue and clouds of white

The bright blessed day,

the dark sacred night

And I think to myself, what a wonderful world

 

The colors of the rainbow,

so pretty in the sky

Are also on the faces of people going by

I see friends shakin’ hands,

sayin’ “How do you do?”

They’re really saying “I love you”

 

I hear babies cryin’,

I watch them grow.

They’ll learn much more than I’ll ever know

And I think to myself, what a wonderful world

 

Yes, I think to myself, what a wonderful world

Oh yeah!

 

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Décès d'Eric Hosbawm : « la perte d'un grand esprit, d'une pensée monde »

1 Octobre 2012, 14:45pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Décès d'Eric Hosbawm : « la perte d'un grand esprit, d'une pensée monde »
J’apprends avec tristesse le décès d’Eric Hobsbawm. Sa vie épousa le siècle. Elle fut celle d’un intellectuel engagé et libre. Né dans une famille juive d’Egypte qui immigra en Autriche puis en Allemagne où il fut confronté dès son plus jeune âge à l’antisémitisme nazi, il rejoignit en 1933 le Royaume-Uni. C’est là qu’il entreprit ses études d’histoire et adhéra en 1936 au Parti communiste. Ses champs d’étude furent multiples mais toujours à l’intersection de son engagement et de la réflexion sur le devenir du monde: le capitalisme, le nationalisme, les groupes marginaux… S’il quitta le parti communiste, il ne renonça jamais à son idéal et chercha à renouveler le marxisme. Dans les années 1990 alors que triomphaient les thèses sur la fin de l’histoire et la victoire définitive du capitalisme, son livre « l’Age des extrêmes » qu’il eut bien du mal à faire traduire en France fit événement car il permettait à nouveau de penser « le court XXe siècle » en dehors du prêt à penser des thèses sur le totalitarisme. Toute sa vie, toute son œuvre montraient le contraire de cette supposée identité entre communisme et nazisme. Les progressistes perdent un des leurs, tous ceux qui s’intéressent à l’histoire du XXe siècle perdent un grand esprit, une pensée-monde.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

 

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Le Mouv’ dans un tour du monde des villes rebelles

8 Juillet 2012, 06:45am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 6 Juillet 2012

Radio

 

 

 

 

Sur ses antennes, le Mouv’ présente jusqu’à la fin août des reportages sur ces villes 
qui ont marqué l’année 2011 par leurs mouvements de contestation et de révolte.  

Sous le nom de Villes rebelles, la rédaction du Mouv’ égrène sur les ondes, lieu après lieu, un tour du monde des mouvements de contestation qui ont marqué l’année 2011. Jour après jour sur les antennes de la radio, et en relais avec les réseaux sociaux, le regard curieux de la rédaction du Mouv’ donne le ton de ces déferlements, le plus souvent spontanés, qui ont drainé l’actualité en 2011. Des mouvements de révolte menés en de nombreux endroits par des jeunes : activistes, précaires, étudiants, chômeurs, militants de tout poil mobilisés contre la précarité généralisée, l’austérité ou les dénis de démocratie.

Pour Benoît Bouscarel, rédacteur en chef adjoint du Mouv’, « l’idée est venue en septembre 2011. Après beaucoup de discussions, on s’est arrêté sur cette année, très forte en mouvements de contestation variés ». Au début, explique Benoît Bouscarel, tout était suivi, mais sans connexion entre les différents mouvements. Fin 2011, « la question s’est posée de savoir s’il y avait justement des liens entre ces mouvements ». Par la suite, la rédaction du Mouv’ a cherché les points communs, ce qui différait, et ce qu’on pouvait en dire. Pour finalement monter un projet global qui puisse répondre à ces questions. Ainsi est né, à l’initiative du Mouv’, ce tour du monde des Villes rebelles.

Petit florilège : à quelques jours de l’élection présidentielle, le Mexique a vu sa jeunesse se mobiliser contre les réseaux de fraude. À Séville, en Andalousie, les mouvements de contestation contre l’austérité ont fait florès. En Russie, les manifestations contre le pouvoir en place ne faiblissent pas. Tunis où la révolution des jasmins a marqué les esprits et qui lui vaut de se retrouver dans la liste de ces villes rebelles. Dans ces lieux, l’histoire a connu une réorientation de sa courbe. Les peuples ont ainsi montré qu’il fallait compter avec eux. Qu’ils ne laisseraient plus faire et n’hésiteraient pas à peser dans la balance. Que leurs voix soient prises en considération.

Ces Villes rebelles ont été réalisées en deux parties. « La première, lancée au moment du tournage des reportages, il y a deux mois. » Tous les jours, le Mouv’ a diffusé un reportage en format court sur le sujet. « La deuxième partie commence demain, fait savoir Benoît Bouscarel, avec la diffusion de documentaires d’une heure. » Ces émissions seront diffusées le samedi à 18 heures et rediffusées le dimanche à midi. Cette seconde phase commence avec deux reportages d’une demi-heure chacun : Montréal et le printemps érable et un autre reportage sur Santiago. « Nous avons couplé les deux parce que dans les deux cas, ce sont les étudiants qui manifestent. » Le samedi d’après, ce sera Tunis, puis Madrid, et ainsi jusqu’à la fin d’août.

Fernand Nouvet

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Le printemps démocratique du monde arabe [Fil rouge]

27 Février 2011, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 26 Février 2011

 

 

Les peuples  du monde arabe sont en mouvement. Ils expriment leur colère face aux pouvoirs corrompus de leurs pays.  En Algérie et au Yémen, en Libye et à Bahreïn le mouvement pour la liberté et contre la vie chère s’approfondit et s’élargit à une grande partie de la population. Ces mouvements sociaux et politiques font face à une répression sans merci de la part du pouvoir dans chacun des pays concernés. Les réponses qui leurs sont opposées vont des menaces d’interdiction de grèves, de tergiversations pour la libération de prisonniers politiques en Egypte  à la répression sanglante Libye. Mais ces peuples résistent, recherchant  leur chemin vers la liberté et la justice sociale, ils continuent leur combat:

 

 Nouvelle manifestation dispersée par les forces de l'ordre à Tunis

Les forces de l'ordre ont dispersé samedi après avoir tiré des gaz lacrymogènes environ 300 manifestants qui scandaient des slogans anti-gouvernementaux devant le ministère de l'Intérieur à Tunis.

Ce nouveau rassemblement survient au lendemain de violents affrontements entre les forces de l'ordre tunisiennes et des groupes de manifestants qui avaient tenté de pénétrer dans le ministère et qui avaient incendié ou saccagé trois commissariats dans le centre.

Un important dispositif policier a rapidement dispersé les manifestants et demandait aux gens qui se trouvaient dans la rue de rentrer chez eux.

Plusieurs policiers en civil et portant des cagoules, avec des bâtons en bois, se sont lancés dans les rues perpendiculaires de l'avenue Habib Bourguiba où est situé le ministère de l'Intérieur, à la recherche de manifestants.

Un nombre important de voitures de police circulaient également dans le centre où l'entrée des rues était bloquée par des policiers.

 

La Turquie contre toute sanction à l'encontre de la Libye 

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'est prononcé aujourd'hui contre toute sanction à l'encontre de la Libye, accusant les grandes puissances de «calculs» concernant les ressources pétrolières du pays. «Toute intervention rendra la situation encore plus difficile. Cela frapperait non pas le gouvernement mais le peuple libyen. Vous ne pouvez pas assurer la paix dans le monde en ayant recours à des sanctions à chaque incident», a déclaré le chef du gouvernement turc dans un discours télévisé à Istanbul.

 

Maroc: nouvelle constitution réclamée

Près d'un millier de personnes encadrées par un important dispositif sécuritaire se sont rassemblés aujourd'hui à Casablanca, au Maroc, pour revendiquer des "réformes politiques et une nouvelle constitution.

"La manifestation a commencé vers 15h00 (GMT) et il y aurait près d'un millier de personnes. La plupart des slogans appellent à des réformes politiques et une nouvelle constitution". "Nous voulons une nouvelle constitution", "Justice, dignité et liberté", "Ni parlement ni gouvernement", crient les manifestants qui étaient entourés d'un important dispositif sécuritaire.

 

Tunis: une manifestation réprimée

Les forces de l'ordre ont dispersé aujourd'hui après avoir tiré des gaz lacrymogènes environ 300 manifestants qui scandaient des slogans anti-gouvernementaux devant le ministère de l'Intérieur à Tunis. Ce nouveau rassemblement survient au lendemain de violents affrontements entre les forces de l'ordre tunisiennes et des groupes de manifestants qui avaient tenté de pénétrer dans le ministère et qui avaient incendié ou saccagé trois commissariats dans le centre.

Un important dispositif policier a rapidement dispersé les manifestants et demandait aux gens qui se trouvaient dans la rue de rentrer chez eux.  Plusieurs policiers en civil et portant des cagoules, avec des bâtons en bois, se sont lancés dans les rues perpendiculaires de l'avenue Habib Bourguiba où est situé le ministère de l'Intérieur, à la recherche de manifestants. Un nombre important de voitures de police circulaient également dans le centre où l'entrée des rues était bloquée par des policiers.

 

Bahreïn: un leader de l'opposition chiite rentre à Manama

Un leader en exil de l'opposition chiite de Bahreïn, Hassan Mashaimaa, a regagné samedi Manama sans être inquiété par les autorités

 

Les opposants libyens progressent sur le terrain 

Mouammar Kadhafi exhorte ses partisans à "triompher des ennemis", tandis que ses opposants progressent sur le terrain et que pressions et sanctions internationales contre le chef d'Etat libyen se multiplient.

"Nous combattrons s'ils le veulent", a déclaré vendredi le leader de 68 ans alors que l'est du pays est contrôlé par ses adversaires et que Tripoli est le théâtre d'affrontements. Des quartiers semblaient désormais aux mains des opposants dans la capitale qui a longtemps été considérée comme le bastion du régime, avec Syrte la ville natale du "Guide".

"On n'arrête pas d'entendre des coups de feu", a témoigné une habitante de la capitale libyenne.

"Je pense que la révolte a gagné Tripoli. Si vous al lez sur la place Verte, vous trouverez de nombreux partisans de Kadhafi. Mais dans d'autres lieux (de la capitale), il y a des manifestants anti-Kadhafi" a déclaré un habitant du centre-ville.

 

 Des manifestants bloqués à Alger

Une centaine de manifestants pour un changement politique en Algérie ont été bloqués aujourd'hui par la police dès leur arrivée au lieu de rendez-vous dans le centre d'Alger. Le président du Parti pour la Culture et la Démocratie (RCD), le député Saïd Sadi, s'est retrouvé encerclé, avant même l'heure prévue du début de la marche, 11h00, par les forces de l'ordre sur la Place des Martyrs.

Les forces de l'ordre ont réussi à repousser vers le front de mer tout proche les partisans du RCD réunis sous la bannière de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), un mouvement né il y a un mois mais déjà scindé en deux.  Une vingtaine de partisans du président Abdelaziz Bouteflika sont apparus. Munis de portraits du dirigeant, ils scandaient son nom et affichaient une pancarte en arabe: "Les Algériens sont pro-Bouteflika, ils ne veulent pas de la Coordination des avides". La police placée entre les deux camps a empêché tout affrontement.

 

Libye: le régime arme des civils, selon des habitants de Tripoli
Le régime de Moammar Kadhafi arme ses partisans civils pour établir des points de contrôle et réprimer toute contestation, selon les témoignages d'habitants de Tripoli.

Le soulèvement populaire qui touche la Libye constitue le plus grand défi auquel est confronté Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans. Le dirigeant libyen a maintenu son contrôle dans la capitale en ayant recours à la violence contre les protestataires, mais les insurgés se sont emparés d'environ la moitié du littoral libyen.

Les forces pro-Kadhafi ont ouvert le feu sur des manifestants après la prière du vendredi. Le numéro un libyen a déclaré à ses partisans qu'il "ouvrirait les dépôts d'armes pour que tous les Libyens  soient armés".

Des habitants de Tripoli, joints samedi par téléphone depuis Le Caire, ont fait état sous couvert d'anonymat de camions patrouillant les rues avec à leur bord des civils soutenant le régime.

 

Libye : les forces pro-Kadhafi ouvrent le feu à Tripoli Au moins deux manifestants ont été tués vendredi à Tripoli dans des affrontements avec les forces de sécurité libyennes, a rapporté un habitant de la capitale de la Libye. Au 11e jour de la révolte sanglante contre le pouvoir chancelant de Kadhafi qui a accusé ses opposants d'être téléguidés par Al-Qaïda, les initiatives se multiplient : réunion de l'ONU, propositions de sanctions, d'embargo total et de mise en place d'une zone d'exclusion aérienne.

 

Tunisie : marée humaine dans les rues de Tunis  Plus de 100 000 Tunisiens, selon la police, ont réclamé vendredi le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi, devant la Kasbah, épicentre de la contestation, où de nouveaux cortèges de manifestants affluaient encore en début d'après-midi.

 

  Les mouvements populaires dans le monde arabe [samedi 19 février-heure par heure]


A. S. avec les agences

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