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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

retraites

RETRAITES

31 Mars 2010, 17:44pm

Publié par PCF Villepinte

La pauvreté revient chez les retraités

La hausse de 0,9 % des pensions du régime général, en décalage complet avec l’évolution des dépenses, annonce une aggravation du phénomène de paupérisation, constaté par les associations caritatives.

Les syndicats revendiquent : plus de retraite au-dessous du smic ! « Une provocation ! », ont réagi, en chœur, l’ensemble des organisations syndicales de retraités à l’annonce de la revalorisation de 0,9 %, au 1er avril, des pensions versées par le régime général de la Sécurité sociale. Une pichenette qui laisse augurer, pour les quelque 12 millions de pensionnés, une nouvelle année de recul de leur pouvoir d’achat. Á titre d’exemple, les mutuelles santé ont augmenté leurs tarifs, au 1er janvier, d’environ 5 %, et GDF Suez vient d’annoncer une hausse du prix du gaz de 9,7 % à compter d’avril.

Santé, énergie, deux postes de dépenses contraintes, incompressibles, qui pèsent proportionnellement plus lourd dans le budget des retraités. La facture énergétique est souvent plus salée pour eux, qui « doivent chauffer toute la journée. Et il a fait très froid cet hiver », souligne Françoise Vagner, secrétaire générale de l’UCR-CGT, dénonçant « un écart grandissant entre le niveau des pensions et les dépenses pour vivre ». L’inflation, qui sert de base au calcul de la revalorisation des pensions, et que l’Insee prévoit, pour 2010, un peu au-dessus de 1 %, ne reflète pas le coût de la vie réel pour les faibles revenus, ceux des retraités comme, au demeurant, ceux des salariés, renchérit François Hun, dirigeant de l’UCR-CFDT. L’impact de ce décalage est bien sûr particulièrement rude pour les petites pensions. Selon les syndicats, « 4 millions de retraités perçoivent le minimum contributif » (590,33 euros) et « plus de cinq millions entre 800 et 1 100 euros ». Rien d’étonnant dès lors si les organisations de solidarité constatent, à l’unisson, l’arrivée dans leurs permanences d’un nombre croissant de personnes âgées. Des hommes et des femmes qui vivent comme « une injustice, une humiliation, de devoir demander de l’aide après avoir travaillé toute leur vie », observe Françoise Vagner.

La pauvreté fait son retour chez les aînés, et le phénomène risque d’empirer : les prochaines vagues de retraités subiront l’impact, sur leurs pensions, de carrières davantage touchées par le chômage et la précarité. Et la facture sera aggravée si, comme le projette le gouvernement, les conditions d’accès à une pension à taux plein sont encore durcies par un nouvel allongement de la durée de cotisation. Pour l’heure, les syndicats exigent à l’unanimité qu’il n’y ait plus de retraite au-dessous du smic. Et au gouvernement qui prétend que « les caisses sont vides », ils répondent que « les retraités ne doivent pas être la variable d’ajustement de la crise ».

Yves Housson

- Á Nice, des retraités ne mangent plus à leur faim.
Un reportage à découvrir dans l’Humanité de jeudi 1er avril

Et notre dossier Retraites

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Réforme des retraites

26 Mars 2010, 16:37pm

Publié par PCF Villepinte

La réforme des retraites au salon des seniorsretra


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Retraites

25 Mars 2010, 18:59pm

Publié par PCF Villepinte

Retraites : une sauce idéologique concoctée par la droite (Olivier Dartigolles - PCF)


Intervenant le 24 mars, à l’issue du Conseil des ministres sur le dossier des retraites, le Président de la République assure ne pas vouloir « passer en force » mais... « dans les six mois ». Appelant chacun « à abandonner les postures partisanes », le chef de l’Etat promet « des mesures nécessaires et justes » pour répondre à « l’inquiétude des français ».

Voilà, en peu de mots, la sauce idéologique concoctée par la droite pour imposer un report de l’âge légal de départ à la retraite avec la poursuite de la hausse de la durée de cotisation.

La feuille de route du ministre Woerth, spécialiste du passage en force dans les restrictions budgétaires est claire : ne pas tenir compte de l’exaspération exprimée dans les urnes et du record historique d’abstention, poursuivre le travail de casse du système social français fondé sur la solidarité nationale.

Le PCF sera de toutes les initiatives de large rassemblement visant à faire échouer un projet présenté par la droite comme le chantier prioritaire de l’année 2010, et appelle à un grand débat national pour garantir le financement par répartition.

La retraite à 60 ans est un droit, un temps utile à chacun. Voilà pourquoi, le PCF propose 3 pistes pour pérenniser notre système de retraites :

- Imposer, au patronat, de taxer le capital et particulièrement la finance qui détruit plus qu’elle ne participe à la solidarité nationale.

- Supprimer les 30 milliards d’exonération de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises. Ces cadeaux au patronat n’ont créé, ni sauvé aucun emploi, pire ils ont permis aux entreprises de mobiliser des capitaux pour les exporter afin de financer leurs délocalisations.

- Prendre toutes les mesures pour assurer le plein emploi et de bons salaires en instaurant un système de sécurité-emploi-formation car la véritable cause des déficits actuels des caisses de retraite est le produit du défaut de cotisations sociales dû au chômage de masse et au blocage des salaires.

Olivier Dartigolles, Porte-Parole du PCF

Paris, le 24 mars 2010.

 

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Manifestation des retraités devant l'assemblée

25 Février 2010, 07:57am

Publié par PCF Villepinte

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Retraites

24 Février 2010, 09:20am

Publié par PCF Villepinte

Les dangereux pas de deux d'Elisabeth Guigou

 

Invitée ce samedi 20 février de « Salut les Terriens », l’émission de Thierry Ardisson sur Canal+, Elisabeth Guigou (Députée PS) a confirmé le dangereux « pas de deux » auquel se livre le Parti socialiste sur la question des retraites entre autres.

Face à un Eric Woerth déterminé à faire avaler la pilule de la mise en cause de la retraite à 60 ans, l’animateur vedette avait pourtant enfoncé un coin dans l’offensive sarkozyste contre les retraites, en diffusant – une fois n’est pas coutume – un petit reportage interrogeant le téléspectateur sur les fausses alternatives sur le sujet.

Raillant « les 3 seules perspectives réalistes selon la droite » (allongement de la durée de cotisation – baisse des pensions – recul de l’âge de la retraite) pour résoudre la question du financement, Ardisson évoquait – comme piste jusqu’à lors inexplorée - les 80 milliards € d’évasion fiscale, les 20 milliards € d’exonération de charges des entreprises, les milliards accordés aux banques et aux entreprises de l’automobile, etc… pour en conclure que, peut-être fallait-il « avoir le courage de prendre l’argent là où il est ! ».

Une éventualité que balaiera d’un revers de main… E. Guigou, qui affirma – avec le ton grave de circonstance – qu’il ne « fallait pas mentir aux Français » (sur la possibilité de mobiliser cet argent, NDR) et qu’il faudrait bien en passer par des solutions douloureuses !

Et de s’en prendre au ministre sarkozyste, seulement coupable d’être « inéquitable » pour porter des réformes « douloureuses mais inévitables » et donc de ne pas savoir s’y prendre en la matière !

Autrement dit, « faites un petit geste contre les riches et la mise en cause de la retraite à 60 ans sera une formalité dans l’opinion publique »… Woerth put alors rentrer chez lui, le sourire aux lèvres, heureux d’avoir pu compter sur la Députée socialiste pour convaincre les Français qu’ils devraient travailler plus vieux.

Dans ce débat très consensuel, le téléspectateur n’aura donc eu que l’animateur-télé pour entendre une voix discordante sur le dossier des retraites. De quoi se dire que le 14 mars prochain, lors du premier tour des élections régionales, les salariés inquiets de voir mis en cause la retraite à 60 ans avaient de bonnes raisons d’adresser une bonne gauche à Sarkozy… Et pas seulement à lui !


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Retraite : les Français prêts à se mobiliser

23 Février 2010, 07:01am

Publié par PCF Villepinte


D’après notre sondage exclusif CSA-L’Humanité, 65 % des Français sont prêts à soutenir la journée de mobilisation du 23 mars décidée par les syndicats, ils font plus confiance aux syndicats qu’au gouvernement et au Medef pour trouver des solutions.
Témoignages de retraités du Nord.


Nord, correspondance.

Avec leurs pensions, en économisant sur tout, ils arrivent tout juste à s’en sortir Ils ont consacré leur vie au travail ou à élever leurs enfants. Á l’âge de la retraite, ils doivent tout calculer pour pouvoir se payer le minimum. Ils ne s’en sortent qu’au prix d’une rigueur quotidienne. Qu’ils vivent en couple ou seuls, des retraités du Nord témoignent.

Dans le Nord, à Haubourdin, la savonnerie Lever était là depuis 1914. Une « bonne boîte ». Mimi s’y voyait jusqu’à la retraite. Mais en 2000, l’usine a fermé. Cinq ans de chômage, cinq ans de perdus sur la retraite complémentaire. Jamais il n’est parti en vacances du temps ou il travaillait, nuit et jour. Son épouse a élevé les trois enfants, et cumulé quelques « petits boulots ». Son secret à elle pour « bien vivre » : traquer les promotions sur les prospectus, méticuleusement, depuis toujours. « De plus en plus compliqué avec tous leurs trucs pour nous faire croire qu’un produit vaut le coup ! » Les cahiers de comptes du couple sont tenus à jour, au centime près, depuis toujours. Á soixante-quatre ans, Mimi a même déjà tout réglé côté obsèques. « Pour ne pas peser sur les enfants », qu’il faut parfois encore aider financièrement bien qu’ils aient plus de quarante ans. Maintenant, les vacances et le resto de temps en temps, c’est possible. Un « luxe » que ce couple d’ouvriers doit à une rigueur implacable.

« C’est depuis que je suis en retraite que je paye des impôts »

Rose-Marie, soixante-cinq ans, n’a pas d’enfant et c’est son grand regret. Dès quatorze ans, ouvrière du textile puis auxiliaire de vie à domicile, au smic, veuve depuis 2002. Son mari, ouvrier du bâtiment, a vécu le chômage, l’intérim et la longue maladie. La petite maison en impasse (en « courée », comme on dit dans le Nord, à Loos) a été acquise pour 30 000 francs il y a trente ans, « avec beaucoup de travaux et même pas de toilettes ». Encore aujourd’hui la salle de bains est au fond du jardinet. « J’ai 900 euros par mois de retraite et environ 300 euros de pension de réversion de mon mari, et c’est depuis que je suis en retraite que je paye des impôts, 55 euros par mois ! » s’insurge-t-elle. « Heureusement », elle aime manger des abats, se fiche un peu d’avoir des meubles dépareillés, et réussit à faire durer les chaussures dans lesquelles elle se sent bien. « J’ai une voiture aussi… », soupire-t-elle. Un poids financier pour se garantir une autonomie, même si elle ne s’en sert qu’au minimum, pour la faire durer elle aussi. Rose-Marie n’a jamais pris le train de sa vie. Sa consommation d’électricité a diminué, mais « la facture a augmenté de 3 euros par mois » ! Pas question pourtant de renoncer au médicament qui soulage sa hernie hiatale. Même s’il est de moins en moins bien remboursé, il lui évite pour l’instant une opération. Elle en veut surtout à l’euro, Rose-Marie. « La laitue est passée d’un coup de 3 francs à 1,50 euro et la retraite n’a pas augmenté d’autant ! »

« Travailler plus, pour gagner moins ! », peste Christian

Odette, soixante-quatre ans, et Christian, soixante-cinq ans, sont, « heureusement », eux aussi propriétaires. « Mais pourvu que la chaudière ne lâche pas cette année. » Cinq enfants qu’ils ont tous menés au bac ou au BEP. Ouf ! Ils ont tous une situation. Des ménages toute sa vie, Odette. Christian, dix ans pour retrouver un emploi après un licenciement. Pas les moyens de prendre une assurance pour le prêt de la maison, remboursé péniblement. Avec 1 400 euros de retraite pour deux, « on végète ». Ils récupèrent l’électroménager quand les enfants se payent du neuf, font les courses dans les « discounts » et les boucheries arabes de Lille-sud. Christian a décidé de retravailler un peu. Six semaines d’extra, au smic, au marché de Noël 2008. Résultat : imposable de 80 euros, donc redevable de la taxe d’habitation de 540 euros et 6 % de perte sur le montant de la retraite. « Travailler plus, pour gagner moins ! », peste Christian. Alors, ils attendent le rappel pour payer la facture d’eau. Et quelquefois, ils envoient sciemment le chèque sans signature, pour retarder encore l’échéance de quelques jours… Diabétiques tous les deux. « Mon veinotonique n’est plus remboursé, donc pas de générique et une boîte qui vient encore d’augmenter de 1 euro », commente Odette. Christian appréhende les dépassements d’honoraires dans le cadre de ses problèmes d’yeux. Déjà deux greffes de cornée. Cinéma et cirque une fois par an et dernièrement un voyage à Saumur. « Nos sorties, ce sont des cadeaux de nos enfants. » La maman de Christian, quatre-vingt-neuf ans, souffre de la maladie d’Alzheimer. La maison de retraite, c’est 2 000 euros par mois, qu’elle peut encore payer grâce à la vente de sa propre maison. Pour combien de temps ? « Si un jour on a besoin d’être placés, on aura peut-être droit à un petit lit pour deux », ose plaisanter Odette, qui a surtout « peur, peur, peur pour les générations à venir » et pour ses quatorze petits-enfants.

Laurence Mauriaucourt

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Retraites :

21 Février 2010, 20:38pm

Publié par PCF Villepinte

Les retraités ont de bonnes raisons de revendiquer !

 

Pour beaucoup de retraités, la fin de l’activité de salarié, les débarrasse enfin des horaires de travail, des pressions de la hiérarchie, de la crainte parfois de la perte de son emploi. Pour autant vivent-ils ce dont-ils rêvaient il y à quelques années ?

Les pensions permettent-elles à chacun de satisfaire les besoins élémentaires d’assurer son indépendance, de se nourrir, se soigner correctement, de sortir au cinéma, au théâtre, de voyager selon ses désirs ?

Après plusieurs réformes (selon le Larousse : "en vue d’améliorer") le montant des retraites est abaissé et leur revalorisation devient insignifiante au prétexte qu’il existe un déficit et qu’il serait aujourd’hui nécessaire de maitriser les dépenses pour ne pas aller droit dans le mur !


21 février 2010

Les retraités subissent la crise dont ils ne sont, pas plus que les salariés, responsables. Les dérembousements des médicaments, les dépassements d’honoraires des médecins, les forfaits hospitaliers, les franchises médicales, pénalisent principalement les retraités qui ont davantage besoin de soins médicaux après un vie de travail !

Pour le gouvernement et le patronat les retraités deviennent un coût ! Oubliés les services rendus au développement de l’entreprise, à la famille, à l’Etat ! Ils ne cessent de tenir, à l’égard des retraités des discours culpabilisateurs, moralisateurs et conduisent à la division des générations en exprimant que ce sont nos enfants qui vont subir les coût des déficits si la réforme des retraites ne modifie pas les financements.

Bien évidemment, pour moderniser la France, il n’y a pas d’autres solutions que de retarder l’âge de départ, de relever les cotisations sociales des salariés et des retraités (ils paient la CSG et la CRDS) et de maitriser les pensions !

Le président de la République annonce deux grands chantiers en 2010 : Une nouvelle réforme de la retraite. Et une réforme sur la dépendance. Pas d’illusions à se faire, il s’agit une fois de plus de s’en prendre à ce qu’il reste de la solidarité nationale pour la transférer vers le secteur de l’assurance privée. Pour la dépendance, de viser à faire payer par les malades et leur familles les frais encourus pour l’aide à domicile ou le placement en établissement médicalisé ! A l’inverse, on entend jamais parler de profits qui s’accumulent, des dividendes versés aux actionnaires, des parachutes dorés, des salaires mirobolants des grands PDG, du train de vie du chef de l’état sarkozien ! Celà démontre, si besoin est, que les retraités doivent se préoccuper et se mobiliser pour leur avenir, et que même en retraite il faut continuer à lutter pour porter des revendications !

Nous n’ escamoterons pas la question du financement des retraites. Comme pour l’ensemble de la Sécurité Sociale, il faut arrêter les exonérations des cotisations sociales patronales, il faut instituer une taxation des revenus financiers au niveau des cotisations des salariés. Pour le MEDEF, le principal obstacle à la compétitivité de l’économie française serait le coût du travail excessif, qui tiendrait d’abord aux poids exagéré des cotisations sociales. Pour nous, la principale pression qui pèse sur le développement économique est celle imposée par les actionnaires. En 1985, les dividendes représentaient 0,5% de la valeur ajoutée des entreprise non financières. Aujourd’hui, c’est plus de 25% qui sont détournés par les actionnaires !

Ainsi pour le PCF, le problème de l’économie française, c’est la dévalorisation du travail dont témoignent la baisse des salaires dans la valeur ajoutée (la part des salaires dans la valeur ajoutée, stable depuis le début des années 1990 est inférieure de 3 points à son niveau des années 1960), la persistance d’un chômage massif et le développement de la précarité qui permet aux employeurs de bénéficier d’exonération de cotisation sociales.

Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix, il faut hausser le ton et renverser le capitalisme ultralibéral européen pour imposer la solidarité nationale dans les financements de la Sécurité Sociale et des retraites par le partage des richesses produites.


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MG Buffet sur France Info

16 Février 2010, 17:14pm

Publié par PCF Villepinte

 

3 propositions pour garder la retraite à 60 ans

mgbmardi 16 février 2010



 

Sur France Info, le 16 février, Marie-George Buffet a rappeler qu’il y a des solutions pour garder la retraite à 60 et avoir de bonnes retraites. Elle formule 3 propositions simples.

- revenir sur les exonérations de cotisations sociales d’entreprises = 30 milliards d’euros qui rentrent dans les caisses de retraites

- faire cotiser les revenus financiers = 22 milliards d’euros qui rentrent dans les caisses de retraites

- avec une vraie politique industrielle en France, il y aurait 100 000 chômeurs en moins = 2 milliards d’euros qui rentrent dans les caisses de retraites

 

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Le billet de Maurice Ulrich

16 Février 2010, 09:04am

Publié par PCF Villepinte

Ange bête

vieux
- Laurence Parisot, la présidente du Medef, vit dans un monde enchanté dont elle parlait hier dans le Journal du dimanche, les yeux tout brillants, en évoquant les retraites et les rapports du Medef avec les syndicats. Ainsi, dans le monde de Laurence, « nous avons une qualité de dialogue social jamais atteinte en dépit d’une crise inouïe ». Dans le monde commun, l’espérance de vie est de 77 ans pour les hommes, 84 ans pour les femmes, mais six ans de moins pour les professions pénibles. Dans le monde enchanté de Laurence, on peut repousser sans problème l’âge du départ en retraite car « l’espérance de vie approche les 100 ans ».

Dans le monde réel, des millions de retraités américains ont perdu leurs retraites avec la faillite de leurs fonds de pension, mais dans le monde merveilleux de Laurence, « les régimes par capitalisation s’avèrent toujours gagnants à terme »… Dans le monde de Laurence et toujours à propos des retraites, « à faire l’autruche nous jouons avec la réputation de la France ». Et à faire l’ange, on fait la bête ou on prend les Français pour des imbéciles ?

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Réforme des retraites

15 Février 2010, 15:31pm

Publié par PCF Villepinte

Augmentons les cotisations patronales !

Khalfa Pierre, Le Monde du 15 février 2010

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Réforme des retraites : pourquoi, comment ? Ouvert le 15 février par le président de la République, ce sera le grand chantier du gouvernement en 2010. Age de départ, durée de cotisation, montant des pensions, épargne privée : les données du débat

Les mesures prises depuis 1993 pour résoudre la question du financement des retraites ont entraîné une baisse générale du niveau des pensions qui n'est plus contestée. Cette baisse devrait se poursuivre et le décrochage par rapport aux salaires s'accentuer. Selon le Conseil d'orientation des retraites (COR), le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire - était en 2007 de 72%, il devrait passer à 65% en 2020 et à 59% en 2050. Ces mesures ont aggravé les inégalités pour les personnes aux carrières heurtées. Les femmes, qui ont déjà des pensions inférieures de 40% aux hommes, sont très touchées.

On programme donc une paupérisation des futurs retraités. Après avoir engagé un processus d'allongement permanent de la durée de cotisation, le gouvernement veut maintenant retarder l'âge légal de départ à la retraite. Ce report aurait pour conséquence de remettre aussi en cause la borne des 65 ans, âge qui permet d'avoir une retraite à taux plein.

Pour justifier ce report, on nous cite les autres pays européens. Ainsi, l'Allemagne a programmé de reculer l'âge de départ à la retraite à 67 ans. Si les Allemands, et d'autres, le font, pourquoi pas nous? Sans même discuter de la validité d'une telle mesure pour ces pays, et au-delà du fait que copier ce qui se fait ailleurs n'est pas d'une grande originalité politique, remarquons que la France est une exception démographique en Europe.

Alors que le taux de fécondité y a été de 2,02 enfants par femme en 2008, les autres pays européens sont en situation d'implosion démographique, l'Allemagne par exemple peinant à atteindre 1,4 enfant par femme. Vouloir s'aligner en matière de retraite sur d'autres pays européens revient à vouloir appliquer la même politique de chauffage à Helsinki et à Palerme.

Grande hypocrisie

Mais surtout, vouloir faire travailler les salariés plus longtemps relève d'une grande hypocrisie. On sait en effet que six salariés sur dix sont hors emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite, et les mesures successives prises par le gouvernement pour changer cette réalité n'ont abouti à rien. Hypocrite, cette solution est aussi dangereuse car elle revient à rompre le contrat entre générations.

Si les actifs paient les pensions des retraités, en contrepartie, les salariés âgés laissent leur place sur le marché du travail aux nouvelles générations. Cette exigence est d'autant plus forte que le chômage de masse perdure. Décaler l'âge de départ à la retraite revient à préférer entretenir le chômage des jeunes plutôt que payer des retraites.

On nous rabâche que vivre plus longtemps impose de travailler plus longtemps. Mais est-ce une solution acceptable alors même que les conditions de travail se détériorent, que la souffrance au travail se développe ? Est-ce que le sort des êtres humains est de travailler jusqu'à n'en plus pouvoir pour que les dividendes versés aux actionnaires continuent leur croissance faramineuse ? Car, comme le note l'Insee, si l'espérance de vie augmente, l'espérance de vie " en bonne santé " n'est que de 64,2 ans pour les femmes et de 63,1 ans pour les hommes. Les salariés ont donc peu de temps pour profiter de leur retraite. Alors que la productivité du travail ne cesse de progresser, il faut travailler non pas plus, mais moins ! D'ailleurs, l'accroissement de l'espérance de vie ne date pas d'aujourd'hui et s'est accompagné d'une baisse continue de la durée du travail. C'est ce qu'on appelait le progrès...

La solution au financement des retraites existe et elle figure d'ailleurs en filigrane de tous les rapports du COR. Elle consiste à mettre un terme à la baisse de la part salariale (10 points en vingt ans) dans la valeur ajoutée et à accompagner l'évolution démographique par un relèvement progressif des cotisations sociales. Est-ce possible ? Le besoin de financement supplémentaire des retraites, par rapport à la loi Fillon de 2003, a été estimé par le rapport du COR de 2007 à un point de PIB en 2020 et à 1,7 point en 2050. Personne ne peut croire que l'évolution de l'économie ne permettra pas de le couvrir. Un point de PIB correspondait en 2007 à 10 % des dividendes versés aux actionnaires des sociétés non financières.

Il est normal, dans une société qui comporte plus de retraités, d'accroître la part de la richesse produite qui leur est consacrée. Le tabou à faire sauter est le refus d'augmenter le taux des cotisations patronales. Un tel rééquilibrage de la part des salaires dans la valeur ajoutée serait compensé par une baisse des dividendes versés aux actionnaires et ne pénaliserait pas l'investissement productif, ni la compétitivité des entreprises. La litanie sur le renchérissement du " coût du travail " n'a pas lieu d'être.

 

 

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