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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

retraites

Réforme des retraites

18 Avril 2010, 06:28am

Publié par PCF Villepinte

 

Pas de bonne réforme des retraites avec le pistolet sur la tempe !

Le conseil d’orientation des retraites a dévoilé ses prévisions à l’horizon 2050. Des chiffres reposant sur divers scénarios circulent avec un même point commun : les déficits seront gigantesques. Il s’agit de frapper l’opinion publique à coups de centaines de milliards d’euros en répétant à satiété que le plus dur est à venir !

Toute cette opération de conditionnement de masse n’a qu’un but : faire entrer aux forceps une réforme qui s’apparente à un saccage systématique des retraites au profit de la mise en place d’une retraite par capitalisation. Pour les assureurs privés, elle s’annonce déjà comme un futur Eldorado capitaliste. Le gouvernement croyant profiter des inquiétantes prévisions nous explique avec la complicité du MEDEF qu’il est urgent d’arrêter de réfléchir et qu’il faut de toute urgence en finir avec la retraite à 60 ans. Les Français ne sont pas dupes de cette manipulation. L’urgence est de trouver de nouvelles formes de financement. Créons des emplois sécurisés pour les jeunes, taxons les revenus financiers et abandonnons les exonérations de cotisations patronales.

Le débat doit être public, non bâclé. Pas de bonne réforme des retraites avec le pistolet sur la tempe !

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

Mercredi 14 avril 2010.

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Après le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites

15 Avril 2010, 22:04pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le jeudi 15 avril 2010
Bernard Thibault au congrès des retraités CGT
 

Le secrétaire général de la CGT s’est exprimé sur le contenu du rapport du Conseil d’Orientation des Retraites à l’occasion de sa participation aux travaux du neuvième congrès des retraités CGT

 à la Rochelle le 15 avril.

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reforme des retraites

15 Avril 2010, 06:14am

Publié par PCF Villepinte

PNG - 88.4 ko

Retraites : réforme au pas de charge sur un sujet crucial
Bernard Thibault réagit sur LCI au lendemain de la rencontre au ministère du Travai
PUBLIÉ LE 13 avril 2010 l

 

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Retraites

14 Avril 2010, 21:40pm

Publié par PCF Villepinte

La fausse urgence du déficit des retraites

retr.jpgSelon Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, pour garantir le système des retraites, il faut regagner de la croissance et trouver de nouveaux financements.

Le Premier ministre François Fillon annonce que le régime des retraites sera en déficit de 100 milliards en 2050. Info ou intox ?

Henri Sterdyniak. C’est bien difficile à dire. Pour faire des prévisions pour 2050, il faut connaître l’évolution des retraites, des taux de cotisation, de l’emploi. Le Premier ministre a des qualités de prévisionniste bien au-dessus de la moyenne. Ça me paraît prématuré.

Mais y a-t-il urgence à réformer le système, est-il en crise ?

Henri Sterdyniak. A très court terme, le déficit du système de retraites, d’une quinzaine de milliards d’euros, s’explique en quasi-totalité par la crise économique. Elle nous coûte à peu près 6 % du PIB et le déficit global des administrations pèse pour 150 milliards. On pourrait donc décider brutalement de baisser les dépenses militaires, de supprimer des écoles ou de revendre des stades. Il faut ajouter la pression des marchés financiers. Les États ont été incapables au moment de la crise de prendre les mesures pour briser leur toute-puissance. Aujourd’hui, les marchés financiers font pression pour imposer des réformes très brutales visant à réduire le poids des dépenses de santé et de retraites. Cette question de court terme, on ne peut pas la résoudre en réduisant les retraites, il faut retrouver la croissance et les 6 % de PIB qui nous manquent. Il y a ensuite les questions plus structurelles qui n’ont pas changé depuis 2003. Puisque les gens vivent plus longtemps et que les générations nombreuses nées après la guerre vont arriver à la retraite, il faut choisir entre trouver de nouveaux financements ou diminuer les prestations.

Lundi, Éric Woerth a exclu tout financement nouveau.

Henri Sterdyniak. Le ministre du Travail a bloqué le débat avant qu’il ne commence. Sans financement nouveau, la seule solution est de retarder l’âge de départ. Compte tenu de la situation de l’emploi, cela va produire deux choses. La première c’est que les gens vont partir à la retraite sans avoir droit au taux plein. Les pensions vont donc diminuer. La seconde c’est que nombre de salariés âgés vont continuer à végéter dans des dispositifs de chômage. Faire travailler plus longtemps les seniors contribuera à augmenter le chômage des jeunes. Au lieu de payer des retraites, il va falloir verser à des seniors des allocations de solidarité, et les jeunes chômeurs ne seront pas indemnisés. Tout ça pour faire des économies.

Entretien réalisé par Olivier Mayer

Notre dossier Retraites

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réforme des retraites

14 Avril 2010, 18:23pm

Publié par PCF Villepinte

 

Communiqué des parlementaires communistes et républicains
Retraites : la question essentielle qui fâche gouvernement et Medef
 
mercredi 14 avril 2010 / ocastex

ROLAND MUZEAU, PORTE-PAROLE , GUY FISCHER, SENATEUR

retraites-avril.jpgLe président Sarkozy avait promis de "ne pas passer en force" sur la réforme des retraites. Mais les postures adoptées par ses ministres et les dirigeants de l’UMP relativisent singulièrement le propos. Le calendrier fixé avec un projet de loi présenté en juillet au Conseil des Ministres témoigne à lui seul de l’intention qu’a la droite d’avancer à marche forcée.

Quant aux pistes préconisées, elles ont tout du plat servi comme frais ... après décongélation. Le Ministre du travail, Eric Woerth, l’a annoncé clairement : toutes les propositions peuvent être faites sauf une, puisque "il y a un sujet sur lequel évidemment le gouvernement n’est pas ouvert, c’est l’augmentation des prélèvements".

La Présidente du Medef, Laurence Parisot, ne dit rien d’autre. Les attentions du Ministre et du patronat ne concernent bien évidemment pas les salariés qui, pour leur part, contribuent déjà à belle hauteur.

Ce que le gouvernement entend écarter à tout prix, c’est la possibilité de nouvelles ressources par une relance de l’emploi et une contribution plus juste des revenus du capital.

C’est pourtant la question qui doit être posée sur la table : la pérennisation d’un système de retraite solidaire maintenant l’âge de départ à 60 ans et un niveau de pensions au moins égal à 75% du salaire de sortie, nécessite de nouveaux financements. Les marges existent : les dividendes versés aux actionnaires sont passés de 5% de la valeur ajoutée en 1985 à 25% aujourd’hui - au prix de destructions massives des emplois - les stocks options et autre parachutes dorés ont atteint des niveaux record.

Ce sont ces revenus qu’il faut mettre à contribution tout en réduisant leur volume au profit d’une meilleure rémunération des salariés, de l’investissement productif et de l’emploi.

Une nouvelle répartition des richesses créées par le travail serait non seulement mesure de justice mais aussi mesure d’efficacité garante d’une protection sociale et d’un régime de retraite pérenne.

Voilà la piste que le gouvernement tente aujourd’hui de réfuter et que le Conseil d’Orientation des Retraites s’apprête, de toute évidence, à ignorer. Mais une omission même réitérée ne devient pas pour autant une vérité indiscutable.

Paris, le 13 Avril 2010


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Retraites

14 Avril 2010, 06:23am

Publié par PCF Villepinte

La fausse urgence du déficit des retraites
Selon Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, pour garantir le système des retraites, il faut regagner de la croissance et trouver de nouveaux financements.

Dans l’Humanité mercredi, les 3 scénarios qui tombent à pic pour la droite.

Le Premier ministre François Fillon annonce que le régime des retraites sera en déficit de 100 milliards en 2050. Info ou intox ?

Henri Sterdyniak. C’est bien difficile à dire. Pour faire des prévisions pour 2050, il faut connaître l’évolution des retraites, des taux de cotisation, de l’emploi. Le Premier ministre a des qualités de prévisionniste bien au-dessus de la moyenne. Ça me paraît prématuré.

Mais y a-t-il urgence à réformer le système, est-il en crise ?

Henri Sterdyniak. A très court terme, le déficit du système de retraites, d’une quinzaine de milliards d’euros, s’explique en quasi-totalité par la crise économique. Elle nous coûte à peu près 6 % du PIB et le déficit global des administrations pèse pour 150 milliards. On pourrait donc décider brutalement de baisser les dépenses militaires, de supprimer des écoles ou de revendre des stades. Il faut ajouter la pression des marchés financiers. Les États ont été incapables au moment de la crise de prendre les mesures pour briser leur toute-puissance. Aujourd’hui, les marchés financiers font pression pour imposer des réformes très brutales visant à réduire le poids des dépenses de santé et de retraites. Cette question de court terme, on ne peut pas la résoudre en réduisant les retraites, il faut retrouver la croissance et les 6 % de PIB qui nous manquent. Il y a ensuite les questions plus structurelles qui n’ont pas changé depuis 2003. Puisque les gens vivent plus longtemps et que les générations nombreuses nées après la guerre vont arriver à la retraite, il faut choisir entre trouver de nouveaux financements ou diminuer les prestations.

Lundi, Éric Woerth a exclu tout financement nouveau.

Henri Sterdyniak. Le ministre du Travail a bloqué le débat avant qu’il ne commence. Sans financement nouveau, la seule solution est de retarder l’âge de départ. Compte tenu de la situation de l’emploi, cela va produire deux choses. La première c’est que les gens vont partir à la retraite sans avoir droit au taux plein. Les pensions vont donc diminuer. La seconde c’est que nombre de salariés âgés vont continuer à végéter dans des dispositifs de chômage. Faire travailler plus longtemps les seniors contribuera à augmenter le chômage des jeunes. Au lieu de payer des retraites, il va falloir verser à des seniors des allocations de solidarité, et les jeunes chômeurs ne seront pas indemnisés. Tout ça pour faire des économies.

Entretien réalisé par Olivier Mayer

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Réforme des retraites

12 Avril 2010, 14:44pm

Publié par PCF Villepinte

Le secret de Polichinelle
Avant même d’avoir « consulté » le gouvernement sait déjà où il veut aller sur les retraites.

Par Maurice Ulrich

images-copie-2.jpgLa grande séquence de concertation sur les retraites serait donc engagée. Mais le mot semble déjà galvaudé. Le Figaro annonçait hier avec un petit titre en une le « Coup d’envoi des consultations » mais ouvrait ses pages économiques avec « Première passe d’armes sur les retraites » ; les Échos annonçaient « Le plan de bataille du gouvernement ». On peut douter par ailleurs de la volonté de concertation qui prévaut à l’Élysée et à Matignon, au regard de la situation à la SNCF. Il est avéré que la direction en dresse un tableau mensonger en minimisant les conséquences de la grève. Cela, au détriment des usagers abusés et dans l’espoir de voir le mouvement s’épuiser. Que signifie, sinon, son refus de négocier avant la reprise du travail, si ce n’est qu’elle spécule sur la démobilisation des cheminots. Au stade d’un conflit national, la direction de la SNCF ne peut agir sans le feu vert du gouvernement. Les usagers, les citoyens, doivent être informés de cette duplicité.

Les retraites ne sont pas d’abord un problème comptable. Il s’agit d’une question majeure de civilisation qui ne peut se satisfaire de manipulations et de calculs politiciens. La manipulation est patente : il n’y aurait d’autres solutions que l’augmentation des cotisations et le recul de l’âge du départ. C’est dire qu’avant même d’avoir « consulté » le gouvernement sait déjà où il veut aller, ce qui au demeurant est un secret de Polichinelle. Et d’arguer, faute de mieux, de la démographie. D’emblée, donc, des pistes majeures sont écartées. En premier lieu, la réforme de l’assiette des cotisations, faisant contribuer les revenus financiers sous leurs différentes formes. Comme s’il voulait en conjurer le spectre, l’éditorialiste des Échos feint de balayer d’un revers de plume cette hypothèse qui ne représenterait, selon lui, que ≈†quelques dizaines de millions d’euros de prélèvements sur le capital ∆Æ Les chiffres sont tout autre. Un scénario minimaliste de la Cour des comptes avance déjà celui de trois milliards. L’autre piste, plus exactement l’autre donnée, fondamentale, c’est la situation de l’économie elle-même. C’est curieux tout de même, cette propension largement partagée à déconnecter la question des retraites de la logique du capitalisme et des réponses qu’il entend apporter à sa propre crise. Délocalisations, fermetures d’entreprises, chômage, pression sur le pouvoir d’achat, précarité, suppressions d’emplois dans la fonction publique… Nicolas Sarkozy et son gouvernement poussent les feux de la machine libérale. En faisant le choix de la croissance financière contre la croissance réelle, ils sapent les bases de la solidarité nationale. On comprend qu’ils ne rencontrent que l’approbation du Medef.

Selon un sondage Louis Harris, 80 % des Français jugent nécessaire la réforme des retraites mais rejettent les pistes du gouvernement. 56 % ne veulent pas cotiser plus longtemps, 60 % rejettent l’idée d’un recul de l’âge du départ. On croit déjà entendre les couplets qui ne sauraient tarder sur la pédagogie nécessaire, les rigidités des Français, comparés à leurs voisins européens si coopératifs« †Mais peut-être que les Français commencent à avoir leurs idées sur la question et il ne fait aucun doute qu’ils seront très attentifs à la ≈†concertation ∆¨ ou à la confrontation qui s’engage. Le pouvoir n’a pas toutes les cartes en main et il biaise. Il appartient aux forces syndicales, aux associations, à la gauche de porter le débat sur les retraites dans l’opinion, pour une construction collective d’une très haute ambition ?

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Réforme des retraites( article du Journal Le Monde)

8 Avril 2010, 08:30am

Publié par PCF Villepinte

 Des intellectuels et des économistes de gauche dénoncent la réforme des retraites

retraitesss (photo PCF)

Près de 370 personnalités ont signé une pétition lancée par Attac et la Fondation Copernic, qui propose un " accroissement des prélèvements sur la richesse produite " pour financer le système

 

A quelques jours de la remise du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR), l'association Attac et la Fondation Copernic rendent public un appel, mercredi 7 avril, à la Bourse du travail de Paris.

 Quelque 370 personnalités issues de la gauche syndicale, politique, associative mais aussi des milieux des économistes et des sociologues, y dénoncent " le coup fatal au système de retraites par répartition " et appellent à " une vaste mobilisation citoyenne " pour défendre une autre voie.

 Les pétitionnaires s'en prennent sans ambages aux réformes du gouvernement envisageant la suppression de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, la remise en cause du calcul des pensions sur les six derniers mois d'activité dans le secteur public et l'allongement de la durée de cotisation.

 Ils mettent également en cause les travaux du COR qui préconiseraient la mise en place d'un système par points. " Il s'agirait , dénonce le texte, de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement de salaire défini à l'avance et de faire de la variation du niveau des retraites le moyen d'équilibre financier des régimes. "

 Pour ces contestataires, toutes ces pistes mèneraient à " une régression sociale " , dues non aux contraintes démographiques invoquées mais à la logique de réduction des dépenses publiques à l'oeuvre depuis des mois. Ils suggèrent donc d'inverser le raisonnement économique pour renflouer le système et préconisent, notamment, " l'accroissement des prélèvements sur la richesse produite " .

 Les besoins supplémentaires de financement auraient été estimés par le COR, en 2007, de 1 à 2 points du produit intérieur brut (PIB) jusqu'en 2050. Une augmentation " réalisable " au regard de " l'explosion des dividendes " , qui sont passés de 3,2 % à 8,5 % du PIB dans les dernières vingt-cinq années, insistent les signataires.

 " Le financement des retraites est possible à condition d'en finir avec l'actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers " , écrivent-ils encore. Ils appellent la gauche à faire " sauter ce tabou " et faire ainsi un choix politique " de justice et de solidarité " .

 L'appel, signé par les trois syndicats les plus en pointe sur le dossier - CGT, FSU et Solidaires - et la gauche radicale comme le PCF, le NPA et le Parti de gauche, a rallié également les Verts en la personne de Cécile Duflot, leur secrétaire nationale, et quelques figures socialistes, proches de Benoît Hamon, comme Razzy Hammadi, Régis Juanico ou le député européen Liem Hoang-Ngoc.

 Le texte porte aussi les signatures de prestigieux sociologues tels Robert Castel, Luc Boltanski, le philosophe Patrick Viveret ou de personnalités tels l'écrivain Susan George, la présidente du Syndicat de la magistrature, Clarisse Taron, et l'animateur du collectif Sauvons la recherche, Georges Debrégeas.

 Mais ce sont surtout les quelque 90 économistes présents qui donnent un crédit particulier à l'initiative. On y retrouve des noms connus du milieu de la recherche économique, peu habitués à ce type de démarche engagée : André Orléan, Olivier Favereau et François Eymard Duvernay, fondateurs de l'Ecole de la régulation, Henri Sterdyniak, spécialiste des retraites à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Jean Gadrey, ancien membre de la commission Stiglitz sur les indicateurs de richesse.

 L'appel marque ainsi un retour des intellectuels dans le débat politique qu'on n'avait guère plus vus depuis l'appel de solidarité avec les grèves de 1995 de Pierre Bourdieu.

 Au-delà de la collecte de signatures connues, les initiateurs entendent contribuer à " une vaste mobilisation citoyenne pour stopper cet engrenage " . L'appel devrait servir de support à des réunions publiques et des comités locaux. " Nous cherchons à créer un courant d'opinion sur le fond du sujet capable de montrer qu'il y a d'autres solutions " , explique Pierre Khalfa, de l'union syndicale Solidaires.

 Reste que l'initiative risque de mettre en lumière les divisions de la gauche. Contactée, la direction du PS n'a pas donné suite. Difficile de trouver une position de consensus sur la défense du système existant quand François Hollande ou Manuels Valls se sont ouvertement prononcés pour un allongement de la durée de cotisation.

  Sylvia Zappi

 

 La pétition : exigences-citoyennes-retraites.net Sur le Web

 

 

Tous droits réservés : Le Monde

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30,7 milliards d'exonérations de cotisations sociales pour les employeurs en 2008...

7 Avril 2010, 15:32pm

Publié par PCF Villepinte

 

30, 7 milliards d’euros ! C’est le montant record d’exonération de cotisations de Sécurité Sociale accordée en 2008 par l’Etat aux employeurs. C’est l’agence Acoss* qui révèle l’ampleur de ces cadeaux fiscaux, qui suivent un rythme annuel dynamique, en progression de +13,1% par rapport à l’année précédente (13,5% en 2007 et 13,6% en 2006). Il paraît que c’est pour sauver des emplois ! Tous ceux qui ont perdu leur emploi depuis un an et demi peuvent témoigner de l’efficacité d’une telle politique.


7 avril 2010

Ainsi faut-il rappeler au moment ou le déficit de la Sécurité Sociale, qui dépassera les 30 milliards d’euros en 2009, est brandi pour justifier de nouvelles restrictions de dépenses que chaque année l’Etat laisse à la charge de l’organisme plus de 2 milliards d’euros d’exonération non compensées ; ce qui porte le montant total pour dix années d’exonérations non compensées par l’ETAT à 25,6 milliards d’euros !

Le PCF propose l’arrêt immédiat de cette politique de cadeaux fiscaux et d’exonérations de cotisations sociales. Autant de moyens financiers qui manquent à la sécurité sociale au moment où elle en aurait tant besoin. Un argument de plus pour montrer que les moyens existent pour sauver le système de retraites par répartition, garantir un droit à la retraite à 60 ans pour tous et une augmentation des pensions de retraite.

Les moyens existent pour consolider et moderniser notre « modèle social » pour peut que l’on prenne l’argent où il est !

* ACOSS : Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale

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Pouvoir d’achat des retraités

7 Avril 2010, 15:17pm

Publié par PCF Villepinte

 

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

La Fondation Copernic et l’association Attac lancent une pétition pour une "vaste mobilisation citoyenne" sur les retraites, demandant une taxation des profits pour s’attaquer aux déficits et la fin de "l’idéologie absurde du travailler toujours plus".

"Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne pour stopper cet engrenage", écrivent l’association altermondialiste Attac et la Fondation Copernic, qui rassemble notamment des universitaires et des acteurs du mouvement social.

Soulignant que les réformes des retraites menées depuis 1993 "ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20%", elles jugent que le gouvernement prépare un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein et un recul de l’âge légal minimal.

"Ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes", déplore le texte de la pétition.

"La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie", poursuivent ses auteurs pour qui l’objectif principal serait de rassurer les marchés financiers.

Pour régler le problème des déficits, le texte propose comme alternative "un accroissement des prélèvements sur la richesse produite", visant particulièrement les profits pour "en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers".

Le texte comptait près de 500 premiers signataires à la mi-journée.

L’appel peut être signé sur www.appel-retraite.eu.org

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique, car toutes les dispositions prises (calcul sur les vingt-cinq meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen œ†niveau de la retraite par rapport au salaire œ†passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié(e)s les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite. Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir. Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre par points ou par comptes notionnels.

Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié(e)s pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps. La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques. Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité(e)s, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité. La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité(e)s, l’idéologie absurde du "travailler toujours plus" et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux pour stopper cet engrenage.

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