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politique

2021, une année à inventer

2 Janvier 2021, 12:09pm

Publié par PCF Villepinte

À l’aube de l’année nouvelle, nous présentons à chacune et chacun nos vœux pour que l’année qui vient puisse être meilleure que celle qui s’achève.

Patrick Le Hyaric  l'Humanité

À part les grands argentiers abonnés à la Bourse, les firmes numériques ou pharmaceutiques qui ont trouvé dans les événements l’occasion d’affermir leur pouvoir, l’immense majorité des citoyens du monde souhaite refermer l’affreux chapitre de cette année 2020. Tout en ayant une pensée émue et solidaire pour celles et ceux d’entre vous qui ont perdu l’un de leurs proches, nous vous adressons nos vœux de bonheur, d’épanouissement individuel et collectif, sans oublier cette santé si précieuse. L’actualité nous a justement rappelé cette phrase d’Héraclite: «La santé de lhomme est le reflet de la santé de la Terre.» Malheureusement, les mois qui viennent s’annoncent encore et toujours pris dans les griffes de cette pandémie qui sape les fondements de ce que l’on est en droit d’attendre de notre commune humanité. Le bonheur, il faudra aller le chercher, le débusquer par un surcroît de fraternité et de solidarité, par les luttes que le contexte exacerbe entre ceux qui vivent de leur travail et ceux qui l’exploitent, comme dans les niches de bien-être que la vie sait parfois nous réserver.

Au-delà, la violence de la lutte des classes menée par les forces du capital appelle à une union populaire de type nouveau contre l’exploitation renforcée du travail, les privations d’emploi, la précarité et la pauvreté galopantes, pour que les artistes et les créateurs puissent enfin sortir du silence auquel les contraint le pouvoir, et pour que la jeunesse, déjà privée des relations sociales et charnelles, cesse d’être la variable d’ajustement d’un «marché de lemploi» atrophié.

Les combats nouveaux doivent intimement mêler régénération démocratique, création d’une garantie sociale du travail et des formations, respect des animaux, des espaces naturels et de la biodiversité et lutte courageuse contre les causes du changement climatique. La considération nouvelle devant être à la santé appelle tout à la fois une transformation des systèmes de santé et une nouvelle approche des manières de produire, de consommer, de travailler, de valoriser et d’élargir les biens communs publics, de respecter la nature. Le travail comme la nature ne doivent plus être considérés comme des «coûts» à compresser dans la meule capitaliste mais comme des apports de richesse essentiels pour le vivant et la vie, lhumain et la nature.

Le capitalisme tournera toujours le dos à ces objectifs. Le moment est donc à lancer un fécond et fraternel débat pour ouvrir le chemin au post-capitalisme, pour un partage des avoirs, des pouvoirs et des savoirs. Ce que nous appelons communisme et que d’autres désignent autrement, tout en partageant son ambition émancipatrice. C’est pour porter avec vous ces décisifs débats et soutenir les grands combats de l’heure pour les libertés, l’antiracisme, la paix, le désarmement et le mouvement féministe mondial que l’Humanité veut se rendre plus utile encore dans l’année qui vient. En ce sens, nous projetons d’ici quelques mois, après vous avoir consultés, d’améliorer encore les contenus et la présentation de l’Humanité, de l’Humanité Dimanche et de notre plateforme humanite.fr

Alors, si 2021 était l’année des surprises, du refus de la fatalité, du sursaut populaire? Malgré tant dincertitudes et devant tant de combats à mener, lunion populaire peut frayer son chemin si la colère se transforme en espoir. Et si, ensemble, on inventait 2021?

 

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le centenaire du PCF

19 Décembre 2020, 10:38am

Publié par PCF Villepinte

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Fabien Roussel : "Le capitalisme a fait tant de mal aux hommes et à la planète"

14 Décembre 2020, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

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BESOIN DE COMMUNISME

12 Décembre 2020, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

Je le veux !

 

 

Avec ce numéro spécial publié à l’occasion du 100e anniversaire du Parti communiste français, l’Humanité a voulu explorer l’idée et la pratique communistes, leur passé, leur présent et leur avenir, en donnant à saisir leurs ressorts, à voir et comprendre les expériences qui s’en réclament, tout en sondant, dans le mouvement réel, leur potentialités futures. Le communisme a de l’avenir. À chacune et chacun de nous de lui donner substance et consistance dans les combats présents et à venir.

Ces pages vous y engagent. Format 20x26 - 124 pages - Dos carré collé

 

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Mac Macron, incarnation de l’ultradroitisation.

4 Décembre 2020, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Ordolibéralisme(s)

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Définition.

 «Je demande à tout homme qui pense de me montrer ce qui subsiste de la vie», disait Baudelaire. Même les plus jeunes, ceux qui, en somme, n’ont pas connu d’autres époques, se demandent précisément où s’est enfuie «la vie», et où veut en venir ce qui l’a remplacée. Face au spectacle bestial qui maintient l’intelligence collective à des crocs de boucher, une question se pose donc: le génie français est-il mort, ou se trouve-t-il seulement étouffé par le monstre technocratique qu’est devenu l’État, lui-même confisqué par ces élites froides qui ont affaibli toutes nos souverainetés jusqu’à les dissoudre dans l’acide financier et les poubelles de la Toile?

Tout est toujours affaire de regard, mais ceux à qui il reste des yeux pour voir se passent très bien des états d’âme. Un peu de mémoire. Il y a quelques années, quand l’expression «ordolibéralisme» a resurgi du néant, nous avions recherché ses fondements dans les livres d’histoire pour apprendre ceci: un courant de pensée libéral développé à la Freiburger Schule (école de Friburg), en Allemagne, dès les années 1930, selon lequel la mission économique de l’État est de créer et de maintenir un cadre normatif permettant la concurrence libre et non faussée entre les entreprises. Définition parfaite. Et totalement appropriée à ce que nous vivons.

Techno. 

Ce que nous ne savions pas, en revanche, c’est qu’un nouveau président élu incarnerait la posture au-delà de ce que nous pouvions imaginer, achevant un cycle entamé plus tôt durant lequel la France a cessé d’être gouvernée, pour être administrée par une caste de technocrates arrogants qui regardent le pays comme une entreprise, ruinant l’appareil d’État dans le but d’asseoir leur propre pouvoir. Mac Macron est l’incarnation de cette toute-puissance délirante et hystérique. Résultat? Son ordre injuste a créé un désordre inouï, marqué du sceau de l’agressivité permanente – sans parler de cette condescendance méprisante, entre la posture du roi de France et le mauvais de Gaulle, qui assigne les citoyens au rang de sujets de Sa Majesté. Ce que chacun constate désormais.

Quant au fameux «en-même-temps», le chroniqueur de France Inter Thomas Legrand expliquait joliment cette semaine qu’il s’agissait d’«une méthode, pas un but». Et il ajoutait: «Tout comme En marche est un moyen de locomotion, pas une destination.» Mac Macron en a sûrement pris conscience, un espace politique durable ne s’occupe pas uniquement par un casting gauche-droite (gauche acceptable, droite qui tache), des mots de techno ayant réponse à tout, et quelques actions symboliques qui font hurler de rire les «Républicains» du sérail.

 

Marchepied. 

Le prince-président, inventeur d’un «macronisme» impossible à définir véritablement, est à la croisée des chemins. Tel un général d’armée, il tente de quadriller le terrain, guettant l’ennemi, mais sans jamais regarder l’horizon. Lui qui vantait durant sa campagne présidentielle une «société de la bienveillance», nous sommes entrés, tout au contraire, dans ce qu’il appela un jour la «société de vigilance». Chers citoyens, ayez peur, surtout ayez peur, cultivez vos peurs… Sauf qu’une société de la peur produit le pire.

Le bloc-noteur l’a déjà souligné: n’oublions jamais que la stratégie mortifère de Mac Macron en vue de 2022 consiste à rester en tête-à-tête avec les nationalistes. Il a choisi son assurance-vie, Fifille-la-voilà. Un piège tendu à toute la société pouvant mettre en péril la démocratie, sinon la République elle-même. Une sorte de marchepied au Rassemblement national et aux réactions identitaires. Sa triangulation idéologique – se placer «au-dessus et entre» la droite et la gauche de l’échiquier – se retourne contre lui. Car l’ultradroitisation est à l’œuvre. Au point de donner raison à ceux qui osent répéter que nous sommes saturés par le duo «Marine Macron et Emmanuel Le Pen»… 

 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 4 décembre 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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Le PCF lance les travaux de son 39° congrès

9 Novembre 2020, 10:47am

Publié par PCF Villepinte

 

Crises multiples, élections de 2022… les sujets majeurs ne manquent pas et le Parti communiste a décidé d’engager sans tarder les débats de son 39e congrès.

Malgré la pandémie, le PCF a commencé ce week-end à s’atteler à son prochain congrès. «Statutairement, il devait déjà se tenir en 2021 et la situation mondiale et nationale, à bien des égards historique, le rend dautant plus indispensable», souligne Christian Picquet. Responsable du pôle «mouvement des idées», il était en charge de présenter, lors du conseil national de la formation, ce samedi, les «quatre grands thèmes de débat» proposés à lordre du jour du futur rendez-vous.

Au menu de ce 39e congrès du PCF, doit ainsi figurer, au rang des questions de fond, «la crise de civilisation à l’échelle internationale totalement révélée par l’épidémie de Covid-19». Celle-ci «sarticule avec une crise de la globalisation capitaliste engendrant un chaos politique et idéologique», dans lequel «le communisme est plus que jamais un horizon d’avenir», détaille Christian Picquet. Lanalyse de «lenchevêtrement en France des crises sanitaire, économique, sociale et politique, face auxquelles aucune réponse progressiste nest ni à la hauteur ni crédible», sera aussi au cœur des échanges du congrès, qui devraient tout autant porter sur le «projet novateur pour la France quoppose le PCF».

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CONVERGER

31 Août 2020, 06:16am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité.

Les partis de gauche, PCF, FI et EELV, qui tenaient leurs universités d’été ce week-end, ont pris la mesure du mécontentement qui monte face aux attaques du gouvernement Macron. Et esquissent leur avenir.

 

«Laddition des mécontentements est flagrante. Elle se mesure à des niveaux impressionnants dans toutes les catégories de la population», analyse dans le JDD Frédéric Dabi, de lIfop. Cette chute de confiance des Français envers le président de la République, les communistes réunis à Angers (Maine-et-Loire) pour leur université d’été l’ont pleinement intégrée. Contre la réforme du Code du travail, les coupes budgétaires, la baisse des APL et la hausse de l’ISF, ils ont répondu à l’appel à la mobilisation de leur secrétaire national (lire page 6).

«Si on reste chez nous et qu’on se contente de se plaindre sur Facebook, rien ne changera. Faut mettre la pression dans la rue», assure Aziza, jeune communiste. Sur le campus, nombreux sont ceux qui estiment quil ne suffira pas de sopposer aux réformes annoncées pour renverser les rapports de forces. «On ne doit pas seulement protéger les 35 heures, mais convaincre que le vrai progrès cest de permettre à tous de travailler moins en vivant bien», insiste Yann. «Il faut riposter mais aussi être à loffensive, car le macronisme continue de travailler les consciences», abonde Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

 «Être en toutes circonstances des bâtisseurs de commun»

 

Quant aux relations avec le reste de la gauche, si certaines blessures ont du mal à cicatriser, le dirigeant du PCF Pierre Laurent a appelé à «être en toutes circonstances des bâtisseurs de commun». Reste que la France insoumise na pas répondu à linvitation du PCF à Angers, contrairement à Ensemble!, EELV et au PS. Au nom de ce dernier, le député Luc Carvounas a dit croire que «la gauche est forte quand elle se rassemble». Mais il en a pris pour son grade: «Tous les jours je côtoie la misère humaine alimentée par votre politique daustérité des cinq dernières années. Aujourdhui vous parlez de la gauche, on a le même mot mais pas la même définition», reproche un communiste du Doubs, avant de lancer quil faut «reconstruire à partir des vraies valeurs de gauche».

Un chantier qui prendra du temps, selon Pierre Laurent. «Le PCF et notre projet de transformation sociale concrète ne sont pas solubles dans le populisme de gauche. Je ne dis pas cela pour créer je ne sais quelle polémique. Je dis cela pour souligner l’atout que représente le Parti communiste et l’originalité de sa démarche», assure-t-il. «La tentation de s’ignorer ne durera pas longtemps» «Notre point de départ, cest que les gens subissent les coups du pouvoir Macron. On va construire la riposte», estime celui qui invite toutes les forces de gauche à la Fête de lHumanité pour y travailler.

Les écologistes aussi, bien qu’empêtrés dans leurs débats de lignes, ont dessiné des pistes de rassemblement à gauche (lire page 7). À Dunkerque, où se tenait leur rassemblement, ce qui se passe du côté de Benoît Hamon est plutôt regardé avec bienveillance. Mais la portée de ce que propose l’ancien candidat du PS est encore floue, estiment-ils. «Ça peut finir en un nouveau PSU comme en vraie fédération de la gauche», ironise Jean-Louis, quand Sébastien souligne des relations «plus compliquées avec la France insoumise».

Le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon tenait, lui, ses universités à Marseille. «Nous sommes la grande force d’opposition à Emmanuel Macron, affirme le député FI  contre-société, un modèle alternatif, et de prendre le pouvoir dans cinq ans. D’ici là, on va se battre pour que le gouvernement ne puisse pas pourrir la vie des gens et détruire le Code du travail. C’est le sens de notre appel à manifester le 23 septembre.» Soit six jours après la mobilisation du 17 à lappel de la CGT et SUD, dont Jean-Luc Mélenchon na pas dit un mot durant son discours de clôture, hier, quand il a appelé à ce que «le peuple déferle à Paris contre le coup d’État social».

«Le clivage peuple contre oligarchie est le plus audible», selon la FI.

 Reste la façon de s’adresser à ce peuple pour emporter son adhésion. «Le problème cest comment on parle aux gens», estime le député FI François Ruffin. Selon la sociologue Chantal Mouffe, théoricienne d’un «populisme de gauche» à la française, «il y a une partie des classes sociales qui narrivent plus à sexprimer dans la représentation politique et dans le clivage gauche-droite». «Ce qui compte, cest d’être efficace. Le clivage peuple contre oligarchie est aujourd’hui le plus audible», mesure Bastien Lachaud. Liem Hoang Ngoc va lui encore plus loin: «Le peuple associe une partie de la gauche à loligarchie. Ceux qui défendent une unité entre le PS, le PCF et EELV représentent quelque chose que les électeurs ne veulent plus. Il faut que l’on remplace encore plus la vieille gauche, et que le PCF rejoigne la FI s’il veut être utile.»

L’effacement des partis, terme qui «renvoie à la bureaucratie, à une absence de liberté, à une obligation de discipline», selon Cédric, militant, au profit de mouvements qui font «tomber toutes les barrières qui empêchent les citoyens de sinvestir», est toujours en ligne de mire. Mais dautres cadres de la FI composent, dans la perspective des luttes sociales qui s’annoncent. «On ne part jamais de rien. Il y a des traditions, des repères, des attachements, des cultures et je les respecte», estime la députée FI Clémentine Autain, qui appelle à des passerelles et dont le mouvement, Ensemble!, doit déterminer en octobre sil intègre la FI.

 «On nexclut pas de travailler avec les autres à chaque fois que c’est possible, comme on le fait avec les communistes à l’Assemblée nationale, explique le député Ugo Bernalicis. On n’est pas sectaires, on a signé un recours constitutionnel contre la loi travail avec le PCF et le PS…» Quand les intérêts à se battre ensemble convergent, comme ce sera le cas sur la loi travail XXL, le rapprochement s’imposera naturellement.

Julia Hamlaoui, Grégory Marin, Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini

 

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INTERCOMMUNALITÉ. PATRICE BESSAC : « INVENTER UN NOUVEAU CHEMIN DE MIXITÉ »

14 Juillet 2020, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Lundi, 13 Juillet, 2020

Julia Hamlaoui

Le maire communiste de Montreuil, Patrice Bessac, défend l’idée d’un territoire inclusif et appelle l’État à ses responsabilités en matière de financement.

Vous avez été élu à la tête d’Est Ensemble, qui regroupe 400000 habitants en Seine-Saint-Denis. Les intercommunalités sont dotées de nombreuses compétences, quels projets entendez-vous défendre?

Patrice Bessac D’abord celui d’une nouvelle dynamique écologique et sociale, avec un territoire créatif, un nouveau modèle de développement économique, porteur des valeurs de l’économie sociale et solidaire, et extrêmement mobilisé sur l’insertion des jeunes des quartiers populaires. À l’instar de San Francisco, je souhaite que nous devenions un territoire d’anticipation sur le zéro déchet, sur la lutte contre la spéculation immobilière, la désimperméabilisation des sols pour plus de nature en ville et sur l’inclusion de toutes les populations. Nous avons de grandes compétences, mais surtout nous avons la volonté de faire de la politique, de ne pas s’endormir sur l’existant ou de s’en plaindre. Rien n’est une fatalité, on peut mobiliser autour de grands projets stratégiques.

Face à la crise économique et sociale, quel rôle les intercommunalités ont-elles à jouer?

Patrice Bessac À Est Ensemble, nous avons de très grands projets en matière de transports, de renouvellement urbain, d’activités économiques. Il demeure indispensable que les jeunes majeurs de notre territoire y soient inclus dès le départ. Face à la crise économique et sociale, la mobilisation doit être générale autour de l’insertion des jeunes les plus éloignés de l’emploi. Mais notre objectif n’est pas un nouveau La Défense. Au contraire, il s’agit d’inventer un nouveau chemin de mixité de la ville, de rapprocher les lieux d’habitation et d’emploi. Car le système qui consiste à les éloigner a un coût non seulement économique, mais aussi de temps de vie, de fatigue, et il comprend des risques, la crise sanitaire l’a montré. Le logement est une autre grande problématique, et j’entends défendre avec mes collègues, s’ils en sont d’accord, l’élargissement de l’encadrement des loyers.

Votre territoire appartient également à la Métropole du Grand Paris, à la tête de laquelle le LR Patrick Ollier a été réélu. L’articulation entre ces différents échelons est-elle problématique?

Patrice Bessac Un certain désordre règne. Le problème est très simple: dans deux ans, la plupart des territoires nauront plus un sou en caisse du fait dune organisation financière bancale dès le départ. Lintervention du gouvernement est attendue de longue date pour un nouveau pacte financier et de lutte contre les inégalités fiscales et de développement de la Métropole du Grand Paris. Les emplois sont à l’ouest et les salariés à l’est, il n’est pas juste que ces derniers n’aient pas droit, là où ils habitent, à une partie de la richesse. Nous sommes un seul et même système métropolitain, il faut à la fois une solidarité financière, mais aussi en termes de mixité sociale et d’accueil des populations les plus fragiles.

Les collectivités sont durement touchées par la crise. Les mesures prises sont-elles à la hauteur?

Patrice Bessac En réalité, les mesures de compensation de l’État consistent à permettre aux collectivités d’acheter de la dette. Et les calculs sont faits de telle sorte que les trois quarts des dépenses et des pertes de recettes réelles ne seront pas pris en compte. Pour le moment, c’est une demi- cacahuète, alors qu’il faut du cash, une compensation à l’euro près. Car, le problème n’est pas celui de l’achat de masques, mais bien des pertes massives de ressources, dont nous ne pouvons pas prévoir l’ampleur à cette heure.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

patrice bessac

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Retraites : le vernis de gaullisme social de Jean Castex n'aura pas tenu très longtemps

10 Juillet 2020, 11:04am

Publié par PCF Villepinte

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Remaniement : les ministres changent… pour que rien ne change

8 Juillet 2020, 08:57am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 07/07/2020 par PCF

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Le nouveau gouvernement est à l’image du nouveau Premier ministre : de droite et aux ordres d’un président de la République accroché à son cap ultralibéral. Ce cap a pourtant amplement démontré, en particulier ces derniers mois, ce qu’il a coûté à nos services publics comme aux infrastructures de l’État, et à quel point il tourne le dos aux attentes sociales du pays ainsi qu’aux exigences écologiques ou climatiques.

 

En guise de « nouveau chemin », Emmanuel Macron est décidé à poursuivre une politique au service exclusif des grands groupes et de leurs actionnaires avides de dividendes en augmentation constante.

Comme pour le prouver, après la nomination d’un Premier ministre formé à l’école du sarkozysme, c’est du côté de personnalités issues du parti Les Républicains que l’exécutif est allé chercher de nouveaux supplétifs. Loin des postures affichées par la droite, démonstration est faite de la convergence de ses orientations avec le macronisme.

C’est l’emploi, les salaires, les services publics, notre système de protection sociale et de retraites, notre industrie nationale, nos libertés individuelles et collectives qui vont en faire les frais. Et la crise économique, financière, sociale et écologique, qui balaie la France comme la planète, en sera d’autant plus aggravée.

Cette politique de régression n’a pas de majorité dans le pays.

Les Français.e.s ne veulent pas des aides sans condition aux grands groupes, qui se traduisent en d’innombrables délocalisations, fermetures de sites et plans massifs de licenciements. Ils ont dit par millions, dans la rue, qu’ils refusaient le retour d’une réforme des retraites qui conduirait à l’effondrement des pensions. Ils attendent une politique de relance qui répondent à leurs exigences de justice, non le verdissement de choix qui creusent les inégalités et détruisent l’environnement.

Pour le PCF, l’heure est à la résistance et à la conquête de nouveaux droits en faveur de la majorité de notre peuple. Elle est à l’augmentation des salaires, à commencer par ceux des femmes, « premières de corvée » ces derniers mois, à la sécurisation de l’emploi et de la formation tout au long de la vie, à la réduction de la durée du travail, au développement des services publics, notamment de la santé publique. Elle est à une autre utilisation de l’argent au service du bien commun. Elle est à la construction d’une alternative, qui mette à l’ordre du jour un nouveau modèle de développement plaçant l’humain et la planète au cœur de tous les choix, qui inaugure un nouvel âge de la démocratie dans notre pays.

 

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