Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

politique

Comment financer les besoins liés au vieillissement ?

30 Mai 2018, 16:51pm

Publié par PCF Villepinte

Table ronde.

Entretiens croisés réalisés par Pierre Chaillan

Vendredi, 25 Mai, 2018

L'Humanité

 

Table ronde avec Monique Iborra, députée LREM de Haute-Garonne, vice-présidente de la commission des Affaires sociales, Dominique Watrin, sénateur PCF du Pas- de-Calais et Philippe Batifoulier, directeur du Centre d’économie de l’université Paris-XIII, membre des économistes atterrés.

Rappel des faits. Alors qu’un récent rapport présenté par le Comité consultatif national d’éthique est accablant concernant la non-prise en compte de la vieillesse par notre société, les réponses tardent à venir.

Dans notre société où l’espérance de vie a augmenté, quels sont les défis nouveaux ?

Monique Iborra Les défis auxquels nous sommes confrontés ne sont pas nouveaux, ils sont d’abord démographiques, avec un fort accroissement des personnes de plus de 80 ans à partir de 2025, et les projections actuelles sur les personnes en perte d’autonomie conduisent à sous-estimer le nombre de personnes qui pourraient être concernées. Selon le professeur Devulder, « un bébé sur deux qui naît aujourd’hui pourrait être centenaire ». Le défi est également sociétal : comment la société et les politiques publiques, au-delà des personnes âgées, peuvent-elles prendre en compte cette évolution sociétale qui leur garantit de vieillir dans la dignité dans leur dernière étape de la vie et qui nous concerne tous ? Enfin, le défi est celui du financement, qui ne concerne pas seulement la perte d’autonomie mais également la santé, la prévention, les nouvelles technologies… au domicile ou en institution, alors que 62 % des Français « estiment qu’il est inenvisageable pour eux personnellement de vivre à l’avenir dans un établissement pour personnes âgées » (1).

Dominique Watrin Le gain d’espérance de vie est un progrès pour toute la société. Mais, attention, la ministre a reconnu que la France a un problème d’espérance de vie en bonne santé par rapport à la moyenne des pays européens. Le « bien vieillir » dépend aussi pour une bonne part du bien-être au travail. Or, avec les lois travail, la précarisation de l’emploi, la casse de la médecine du travail, nous reculons. Alors que les plus de 85 ans vont être trois fois plus nombreux d’ici à 2050, les déserts médicaux se généralisent. Il faudrait réinventer des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) bien traitants, adaptés au niveau de dépendance des résidents, revaloriser les services et l’accompagnement à domicile, dé-précariser les personnels, réévaluer leurs missions, redonner de l’humain et du sens à ces métiers pour pouvoir aussi en recruter en nombre suffisant. Tout appelle un plan Marshall ! Mais c’est d’abord un choix de société : le vieillissement est aussi une chance pour bâtir une société de solidarité, développer la recherche et la domotique, offrir des emplois de qualité à notre jeunesse…

Philippe Batifoulier La hausse de l’espérance de vie est une excellente nouvelle. Pourtant s’est imposée dans le débat public l’image d’une horde de vieux malades et dépendants qui vont plomber les comptes sociaux. Il est incontestable que la prise en charge de la dépense liée au vieillissement est un défi financier comme l’est toute dépense sociale. La dépense a un coût qui a une contrepartie en termes de bien-être. Ainsi, l’accès au progrès technique permet, en particulier aux seniors, de vivre mieux. Bénéficier d’une chirurgie de l’œil, du genou ou d’une prothèse de hanche, par exemple, augmente la durée de vie en bonne santé et autorise une vieillesse active. Ne pas souffrir de limitations fonctionnelles permet aux individus de mieux maîtriser leur existence et de s’investir dans des activités sociales, solidaires ou familiales.

Ces défis ont-ils été anticipés en termes de santé publique ou de besoins sociaux ?

Dominique Watrin Pas du tout. À part les annonces et la multiplication des rapports, on a plutôt l’impression que les premiers responsables politiques de notre pays ont fait le choix de « repasser la patate chaude » au suivant. Sarkozy avait annoncé une grande loi sur la dépendance, puis rien ! Hollande, une loi autonomie englobant le handicap, la dépendance, l’invalidité… Elle s’est réduite comme peau de chagrin à la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV (650 millions d’euros en tout). Les sénateurs communistes ont été les seuls à ne pas la voter et se sont honorés en multipliant des propositions d’urgence (par exemple une contribution solidarité de 0,3 % sur les revenus des actionnaires) comme de long terme. À l’inverse, le FN était, là encore, absent tout au long des dizaines d’heures de débats. Depuis son arrivée, la ministre Buzyn joue, elle aussi, la montre et préfère le déni de réalité. Elle a attendu plus de neuf mois avant de suspendre la nouvelle tarification des Ehpad. Pourtant, nous lui disions depuis l’été qu’elle pénalisait les Ehpad publics au profit du privé lucratif. L’annonce par Emmanuel Macron d’une possible deuxième journée de solidarité est du pur bricolage : on est très loin des attentes et des besoins, comme d’un financement pérenne et juste. Le président Macron est décidément le roi du bonneteau : il enlève à tout le monde en faisant croire qu’il y a des gagnants !

Monique Iborra On peut constater que la politique du vieillissement en France s’est effectuée par étapes, à la fois peu nombreuses et aux résultats souvent ambivalents, peu lisibles par ceux qui devaient en bénéficier. Les prises en charge par le législateur ont été insuffisantes et espacées en 1975 puis en 1977 et en 2001 et 2002, cette politique du grand âge étant vue essentiellement sous l’angle financier, avec notamment la création de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). La canicule de 2003 a rouvert le débat et a obligé les pouvoirs publics à solliciter de nombreux rapports donnant lieu à de nombreuses propositions notamment sur le financement. Peu d’entre eux ont été mis en œuvre : la création du cinquième risque abandonnée au profit de réformes moins ambitieuses qui ont permis certaines avancées, mais des progrès partiels et limités, parce que concentrés sur un ou plusieurs aspects de la dépendance, sans aspirer à définir un cadre global et cohérent. La loi ASV s’est focalisée sur le maintien à domicile mais a évité de traiter le problème du grand âge dans sa globalité et a abouti à la réforme de la tarification des établissements qui produit des inégalités de financement entre les établissements et entre les citoyens et oblige à revoir les modalités de financement. C’est l’ensemble de ces lacunes qui ont conduit à la crise actuelle et qui conduisent le Parlement à se pencher de manière approfondie sur le sujet. Le président de la République s’est engagé à ouvrir le débat et à apporter des solutions nouvelles.

Philippe Batifoulier Quand ils sont malades et dépendants, les seniors doivent affronter une épreuve financière qui vient s’ajouter à l’épreuve physique et morale. Les malades chroniques sont pris en charge à 100 % par le dispositif affection de longue durée (ALD) mais il subsiste des restes à charge élevés. Les familles doivent payer un lourd tribut pour l’hébergement d’un parent en Ehpad, dont le loyer mensuel moyen est de l’ordre de 2 000 euros, soit bien au-dessus de la retraite moyenne. Au-delà du travail des sentiments, quand un proche a perdu son autonomie, les aidants sont victimes de burn-out sans avoir la reconnaissance sociale que leur statut d’aidant mériterait. La souffrance des aidants familiaux se conjugue avec celle des travailleurs de la dépendance, dont la spécificité et l’importance du travail ne sont pas reconnues. Le management du travail en Ehpad ou à domicile impose une extrême flexibilité, un allongement substantiel de l’amplitude de travail et des problèmes de santé quand il faut porter les aidés. La façon dont a été conçu le travail est exemplaire de la précarisation du marché du travail. Le transfert de compétences par l’État aux départements pour administrer la dépendance sans transferts de moyens exerce une pression fiscale qui est reportée sur les organismes prestataires qui répercutent à leur tour l’austérité budgétaire sur les travailleuses sommées de répondre aux sollicitations des établissements et des familles à mesure que leurs conditions de travail se dégradent et leur salaire rétrécit.

Faut-il envisager un système de protection global de type « cinquième risque » ? Comment le financer ?

Monique Iborra Le débat étant sociétal, les Français doivent être associés aux solutions proposées. Ce débat ne doit pas se résumer à consulter les professionnels, ou les différents lobbies existants sur la prise en charge du grand âge. Il est nécessaire que les Français puissent voir très précisément un « retour sur investissement » de ce qui pourrait leur être proposé et fléché véritablement sur non pas ce qui serait un « risque », mais un investissement sur la garantie de vieillir en conservant la place qu’ils choisissent d’avoir dans la société et d’être effectivement protégés en gardant leur dignité s’ils devenaient dépendants. La recherche de différentes pistes de financement doit être consécutive à la redéfinition des modèles qui sont proposés, notamment concernant les Ehpad, qui doivent muter dans leur fonctionnement. Un nouveau modèle doit être encouragé et financé par les pouvoirs publics. Le choix de financement doit tenir compte de ce changement de modèle nécessaire. Il semblerait que les Français ne soient pas favorables (sondage OpinionWay) à la piste explorée par Agnès Buzyn, ministre de la Santé, à savoir une nouvelle journée de la solidarité qui s’appuierait essentiellement sur les salariés. Ils interrogent par là un nouveau modèle de financement de protection sociale. Au-delà de la question sur la prise en charge du grand âge, c’est en effet le financement de notre système de protection sociale qui est à interroger, la tolérance à l’impôt, la réduction des inégalités, les politiques de solidarité, la redistribution passent obligatoirement par plus de simplification, plus de transparence sur l’utilisation des sommes prélevées, quel que soit le système préconisé et utilisé. Le débat est devant nous, le président de la République a décidé de l’ouvrir. Les Français doivent pouvoir y participer et anticiper là aussi un nouveau modèle, basé sur le choix des individus, mais également la garantie des droits, notamment des plus fragiles.

Philippe Batifoulier La notion de cinquième risque est une expression valise. On peut y mettre beaucoup de choses. Il désigne la nécessité d’une prise en charge solidaire du financement de la dépendance pour contrer ou accompagner, selon les conceptions, la gourmandise du marché qui rêverait de s’accaparer cet espace de lucrativité potentielle qu’est l’assurance dépendance. Face à l’ampleur des restes à charge, une assurance sociale est nécessaire. Son financement peut s’appuyer sur la cotisation sociale, qui permet de répondre au développement des besoins sociaux en ouvrant des droits à tous. Il faudrait alors en finir avec le discours ambiant véhiculant l’existence d’une dette astronomique léguée par une armée de « vieux », malades et dépendants, à des jeunes contraints de la payer. Au nom du droit des générations futures, il conviendrait de limiter les dépenses et de ne pas reporter les « charges sociales » d’une génération à l’autre. Pourtant, dès sa naissance, chaque individu est redevable de soins qui ont été financés par les autres et notamment par les actifs devenus retraités. Toute sa vie, s’il tombe malade, il bénéficiera du soutien financier de la collectivité. La dette sociale n’est rien d’autre que l’expression de la solidarité nationale. Cette vision positive de la dette met au premier plan le don solidaire, expurgé de la nécessité d’être quitte. La logique de la cotisation sociale est celle d’une obligation de donner sans contrepartie. C’est pourquoi elle porte l’ambition d’appartenir à un monde commun.

Dominique Watrin Tout n’est pas question de financement mais celle des moyens est déterminante. Si l’on prend les sujets de la prévention et d’un meilleur accompagnement à domicile, du manque de places et du reste à charge en Ehpad, de la reconnaissance du travail des aidants familiaux… Si l’on y ajoute le chantier de l’adaptation des logements, celui de l’élargissement et de la modernisation de l’offre d’hébergements intermédiaires, alors ce sont des dizaines de milliards d’euros qu’il faut trouver ! C’est en même temps un formidable projet de développement pour toute la société. On ne pourra progresser qu’en liant ces besoins énormes de financement au lieu de la création des richesses : l’entreprise. Il existe un système, même s’il est mis à mal, qui répond à cette nécessité : c’est la Sécurité sociale dans le cadre de la branche maladie avec ses règles de répartition des efforts entre employeurs et salariés. C’est aussi la possibilité d’élargir l’assiette de cotisations aux revenus financiers, de faire la chasse aux fraudeurs et aux exonérations massives de cotisations du côté des employeurs. Parallèlement, il faudrait construire progressivement un grand service public de la perte d’autonomie en mettant en place des pôles publics départementaux, car c’est la bonne échelle territoriale, avec une gestion démocratique regroupant tous les acteurs. L’immobilisme actuel coûte cher aux usagers et à la société tout entière.

 

(Ces entretiens ont été effectués avant la divulgation des informations concernant la réduction envisagée de certaines allocations.) (1) Citation extraite du rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), décembre 2017.

 

Voir les commentaires

« Marée Populaire » 280 000 manifestants dans les rues

27 Mai 2018, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

À l’appel de plus de 60 organisations associatives, syndicales et politiques, 190 manifestations ont eu lieu ce samedi partout en France contre la politique d’Emmanuel Macron et pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Elles ont réuni 280 000 personnes dont 80 000 à Paris. 

Vendredi soir, Emmanuel Macron avait tenté, depuis la Russie, de prendre les devants avec un entretien sur BFMTV. «  Mon seul message : ceux qui veulent bloquer le pays n’y arriveront pas. Aucun désordre ne m’arrêtera. Le calme reviendra », a résumé l’équipe du président sur son compte Twitter officiel. Pas de quoi décourager ceux qui, à l’appel de plus de 60 organisations syndicales, politiques et associatives, s’étaient donnés rendez-vous samedi pour faire déferler partout dans le pays une « marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Bien au contraire. 190 défilés ont réuni 280 000 manifestants, selon les organisateurs. À Paris, ce sont 80 000 personnes qui ont marché de la Gare de l’Est à la place de la Bastille dans une ambiance festive conclue en musique par Mouss et Hakim de Zebda. 
 
Pour cette manifestation, pas de personnalités en tête de cortège mais un char commun de la « marée populaire » qui a précédé ceux des organisations (CGT, Solidaires, FSU, EELV, PCF, FI, NPA, Attac…) et qui a abreuvé le défilé de musique avant qu’au nom de tous les signataires, Aurélie Trouvé (Attac) n’y prenne la parole. « Le combat sera de longue haleine mais le succès d’aujourd’hui fait que nous sommes plus déterminés que jamais à continuer », a-t-elle lancé après avoir fustigé « le business model de Macron » pour « soumettre la France au capitalisme financier mondial et servir ainsi ses premiers de cordées ». « Nous considérons que cette manifestation est de toute façon historique par sa composition, sa diversité et qu’elle doit être à la hauteur de la transformation profonde (voulue par Macron) de la société française selon les canons de l’ultralibéralisme », avait-elle déjà déclaré quelques minutes avant le départ du cortège lors d’une conférence de presse qui a réuni les organisations signataires de l’appel. « C’est une réussite, s’est également réjouie Annick Coupé (Attac), une fois arrivée à Bastille. Le contrat a été respecté jusqu’au bout. Tout le monde a joué le jeu, pas une organisation n’a pris le pas sur une autre » a-t-elle ajouté, alors que la crainte de récupérations pesait sur le rendez-vous. Et d’estimer qu’« au-delà de cette journée, cela va redonner espoir ». 
 
Dans les rangs des manifestants, de nombreuses luttes se sont rencontrées ce samedi. Evidemment, celle des cheminots à laquelle le point de rendez-vous parisien à la gare de l’Est se voulait un clin d’œil. « Nous ça fait deux mois qu’on est en grève, un rassemblement comme celui-là ça donne la patate », se réjouit Cyril. Mais le syndiqué CGT de la gare d’Austerlitz d’ajouter : « La question c’est qu’est-ce qui se passe après ? Nous lundi on reprend la grève ». A quelques pas de là, Carole ne fait partie d’aucune organisation mais elle travaille à l’hôpital et est là pour se défendre : « on manque de moyen et on nous appauvrit avec un salaire gelé », constate-t-elle. Pancarte FI « stop Macron » dans une main, ballon « les macroneries ça suffit » siglé PCF accroché à son sac, autocollant d’Attac et d’Ensemble sur le t-shirt, elle est à l’image du cortège. Peu avant que celui-ci ne s’ébranle, des avocats sont prêts à se mettre en marche. « Le mouvement est global pour le droit du travail, les services publics et, pour nous, aussi sur la manière de concevoir la justice et l’accès aux droits », estime Rachel Saada, avocate au barreau de Paris et membre du SAF (Syndicat des avocats de France). Dorothée Avet de la fédération de parents d’élèves FCPE est aussi venue avec la liste de ses griefs «fiasco de Parcoursup, réforme du bac non concertée, manque de moyens… » « Le rouleau compresseur des réformes fait qu’il est indispensable que toutes les organisations progressistes se retrouvent », approuve-t-elle. Etudiants, salariés d’Air France ou encore de carrefour, tous ont grossi les rangs de la mobilisation ce samedi.
 
Après la manifestation du jour, ce rassemblement a-t-il vocation à se poursuivre ? « L’avenir nous le dira », répond Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT derrière la banderole de son syndicat, estimant important le message envoyé aux citoyens : «il y a la possibilité de faire autrement que de toujours gagner moins, toujours travailler plus au profit de quelques uns», résume-t-il. Si tous les organisateurs ont rendez-vous lundi soir pour tirer le bilan du week-end, certains estiment d’ores et déjà qu’il faudrait donner des suites à ces « marées populaires ». « A la mesure que la colère grandit, l’espoir grandit aussi. On reste convaincu qu’il faut rester mobilisé sauf à ce que ce soir dans un grand moment de lucidité démocratique Emmanuel Macron reconnaisse qu’il s’est trompé et arrête », juge Benoît Hamon de Génération.s. « Ce qui est certains à mes yeux c’est que nous aurons besoin d’autres rendez-vous puisque le pouvoir lui n’arrête pas », renchérit Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, tandis que le député Eric Coquerel rappelle que FI « espère évidemment » des suites. « Quelle que soit la forme, il faut que cela se poursuive », ajoute également Olivier Besancenot (NPA). Pour Solidaires, Eric Beynel assure, lui, que «  beaucoup de gouvernements ont affirmé qu’il ne bougerait pas et ont fait le contraire. Il faut tout faire pour augmenter le rapport de forces et agréger les très nombreuses luttes et colères. » 

Voir les commentaires

26 mai 2018 PARTOUT EN FRANCE

24 Mai 2018, 16:26pm

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

26 MAI MAREE POPULAIRE

23 Mai 2018, 09:37am

Publié par PCF Villepinte

Willy Pelletier : « Faire entendre ceux qu’on empêche de vivre à force de révolution libérale »
Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Mercredi, 23 Mai, 2018
L'Humanité

La « marée populaire » prévue ce samedi a été lancée seulement la semaine dernière. Le calendrier est serré ; comment se prépare-t-elle ?

Willy Pelletier Déjà plus d’une cinquantaine de lieux de manifestations sont recensés. Dans des grandes villes comme Nantes, Rennes, Nice, Reims, Strasbourg, Toulouse, Toulon, Bordeaux, Le Havre… Mais aussi dans des endroits méprisés des élites comme Aubagne, Besançon ou en Dordogne. Partout, l’auto-organisation prévaut. Il est probable que, dans les trois quarts des départements français, des manifestations soient organisées. Face aux inégalités sociales qui contraignent les possibilités de se déplacer, nous avons voulu des manifestations au plus proche des territoires. Car l’objectif de la « marée populaire », c’est que le monde en vrai se donne à voir. Celui qui n’en peut plus qu’on l’empêche de vivre à force de révolution libérale. Nous voulons un choc de réalité pour l’entre-soi des élites qui naviguent de ministères en postes de direction dans le CAC 40. Au plan national, le nombre d’organisations continue aussi d’augmenter. Lutte ouvrière dans le champ politique, la FSU dans le monde syndical ou encore Act Up dans la sphère associative viennent d’y appeler. C’est du jamais-vu, surtout en un temps si court, ce qui prouve l’exaspération.

La « cause commune » aux organisations signataires est, dites-vous, la défense de la « civilisation sociale ». Les services publics et les droits sociaux sont régulièrement attaqués. Pourquoi y a-t-il urgence cette fois ?

Willy Pelletier Emmanuel Macron réalise à toute vitesse ce que Sarkozy n’avait que rêvé. Et que le Medef théorise depuis longtemps. Le président est objectivement le plus à droite, le plus autoritaire, le plus brutal et le plus enfermé dans un mépris de classe de la Ve République. En face, ce n’est pas une révolte des consciences mais des vies concrètes. La communication politique marketing de Macron relayée par les médias dominants n’y fera rien. Les existences n’en peuvent plus des modernisations libérales qui leur pourrissent la vie et interdisent l’avenir. L’État social protégeait contre le marché qui réduit les personnes à n’être que ressources humaines jetables et corvéables à merci. Il permettait l’égalité dans l’accès à des services essentiels comme la justice, l’hôpital, la poste, les transports… Aujourd’hui, cette égalité est détruite, alors même qu’on aperçoit, pour citer Balzac, « l’apothéose du coffre-fort » des très très très riches.

Vous appelez à une mobilisation de résistance, mais aussi d’alternatives. De ce point de vue, y a-t-il un socle commun aux organisations signataires ?

Willy Pelletier Ce socle commun n’est pas formulé, pas écrit, mais il existe un noyau dur entre toutes les organisations qui peut s’énoncer de façon simple : le respect des personnes qui ne sont pas des marchandises. Augmenter les budgets des services publics, garantir des statuts pérennes aux personnels, rendre l’impôt redistributif, revenir à un Code du travail protecteur… On peut multiplier les exemples. Nous avons réussi, dans le respect du champ d’intervention de chacun, à construire un cadre commun jamais vu. Quoi qu’en disent les mauvaises langues qui tentent de nous diviser, il n’y a pas d’hégémonie et personne ne la revendique. Chacun habitera les manifestations à son gré. Il n’y aura pas de bus à impériale, pas de carré de tête, nous serons tous à égalité. Ce sera une manifestation résolue, mais aussi très bon enfant, tranquille et joyeuse.

Voir les commentaires

Marée populaire le samedi 26 mai

14 Mai 2018, 09:03am

Publié par PCF Villepinte

Marée populaire le samedi 26 mai

Pour l’égalité,  la justice sociale et de la solidarité,

Marée populaire le samedi 26 mai

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le  Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, ou les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiants ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

Haut du formulaire

Bas du formulaire

Haut du formulaire

Bas du formulaire

 

 

Voir les commentaires

Bicentenaire de la naissance de Marx : Une œuvre d’une actualité saisissante

6 Mai 2018, 07:04am

Publié par PCF Villepinte

04/05/2018 - PCF

               

A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Karl Marx à Trèves, le PCF réaffirme son attachement à la contribution du philosophe et à son rôle majeur, avec Friedrich Engels, à l’élaboration d’un projet et d’une organisation au service de l’émancipation des classes exploitées. Leurs travaux ont ouvert une nouvelle étape dans le mouvement des idées par leur volonté non pas d’interpréter le monde mais de le transformer. Leur contribution a été décisive à la naissance d’un mouvement ouvrier structuré et organisé autour d’un manifeste politique à visée universelle. A l’heure d’un capitalisme hyper mondialisé, du défi écologique lié notamment à la prédation d’un 1% de la population, leur analyse garde toute sa pertinence.

Si le capitalisme a connu des bouleversements majeurs, imposés notamment, par des luttes sociales qui ont contribué à son évolution, sa nature profonde n’a pas changé. Les avancées théoriques de Marx restent d’une brûlante pertinence : accumulation, exploitation capitaliste, rapports sociaux de production… sont encore des concepts opérants pour comprendre notre société. En Europe, comme sur l’ensemble des continents, des milliers de chercheurs contribuent à renouveler cette pensée critique.

A travers le monde, des milliers d’initiatives et de publications marquent ce bicentenaire. En France, la jeunesse montre un intérêt renouvelé pour les écrits de Marx. Les communistes français saluent ce mouvement utile pour tous ceux qui recherchent un chemin d’émancipation.

Les communistes français, dans les conditions d’aujourd’hui, portent et renouvellent cette ambition de transformation sociale par la mise en mouvement des hommes et des femmes à travers les pays. L’avenir de l’Humanité dépend de sa capacité à dépasser les logiques de mise en concurrence, de domination et d’exploitation. Il est urgent d’élaborer des réponses nouvelles de partage de richesses, de coopération et de développement partagé. Partout, dans des conditions spécifiques, des millions de femmes et d’hommes œuvrent dans cette perspective. Cette recherche d’un nouveau mode de développement et de production est aujourd’hui un hommage à l’œuvre de Karl Marx.

Voir les commentaires

La corde bis

5 Mai 2018, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

un trèsUn très grand 1er mai 2018 de mobilisations et de convergences qui aura une couleur particulière cette année.

24 Avril 2018, 09:54am

Publié par PCF Villepinte

Les communistes de Villepinte vous donnent rendez vous le mardi 1er mai 2018, aux points de vente du muguet de la lutte et de l’espoir, Place de la mairie ; devant la boulangerie, avenue de la gare ; ainsi qu’aux Espaces V. Cela sera l’occasion de débattre des mobilisations pour un monde meilleur.
 

Voir les commentaires

Mac Macron

13 Avril 2018, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Macron mobilise les médias, mobilisons les citoyens !

12 Avril 2018, 09:41am

Publié par PCF Villepinte

 

Mis en difficulté dans l'opinion sur la réforme SNCF et sur l'autoritarisme de ses choix politiques, Emmanuel Macron tente, à partir d'aujourd'hui sur TF1, une nouvelle offensive médiatique pour regagner le terrain perdu.

Mais, sur le fond, il ne change rien. Pour lui, il n'y a rien à négocier avec les syndicats, rien à discuter avec les étudiants, rien à amender au Parlement. Le pays ne supporte plus cette arrogance.

La pression populaire doit donc s'accentuer dans les jours et les semaines à venir pour faire reculer le président de la République et son gouvernement. Après les ordonnances et les interventions policières, ils mobilisent les médias. Mobilisons les citoyens !

Cheminots, fonctionnaires, étudiants, retraités, agents des services publics, salariés du secteur privé… les mobilisations sociales s'amplifient parce que le pays prend conscience que Macron, loin d’être « l’homme nouveau » qu’il prétendait être, agit en fait comme le représentant attitré des intérêts de la finance.

J'appelle, au nom du Parti communiste, à dire non dans tout le pays à cette politique injuste, à amplifier le soutien aux cheminots, à étendre l'entrée dans l'action de maximum de salariés sur leurs revendications, à réussir la journée interprofessionnelle d'action syndicale du 19 avril, celle de la fonction publique du 22 mai, et à préparer une grande mobilisation citoyenne le 1er mai.

 

Le Parti communiste propose, comme il l'a fait devant les barrages du Sautet dans l’Isère et d’Eguzon dans l’Indre, autour de l’Hôpital de Douai dans le Nord, de généraliser les chaînes humaines autour des gares, hôpitaux, Postes, tribunaux... pour mettre symboliquement sous protection citoyenne les services publics autour du slogan :

« Mon service public, j'y tiens » !!!

Nous mettons le badge édité par le Parti communiste sur ce thème à disposition de toutes et tous.

 

Nous proposons également d'amplifier la tenue, dans tout le pays, de réunions publiques pour discuter des contre-propositions pour une autre logique de développement des services publics, des salaires et de l'emploi. Dette SNCF, fret ferroviaire, avenir des petites lignes, financement des investissements nécessaires dans tous les services publics, avenir des communes… tout doit être sur la table.

Concernant la perspective d'un temps fort national un week-end, nous partageons l'objectif d'additionner l'énergie des secteurs en lutte et celle de tous les citoyens prêts à les soutenir. Une telle initiative n'a de sens que si elle unit les forces syndicales, les forces citoyennes et les forces politiques qui soutiennent les luttes en cours. Le PCF est disponible pour continuer à discuter des conditions à réunir pour une telle initiative.

Nous soumettons à ce débat la proposition d'organiser, sur le mode de la consultation citoyenne contre la privatisation de la Poste il y a quelques années, un immense référendum populaire sur la question de la SNCF 100 % publique. Des millions de nos concitoyens pourraient y participer.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 > >>