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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

politique

J'ASSUME

10 Février 2022, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

On me dit que c’est une drôle d’idée, les jours heureux, en ces temps de pandémie. Je vous le dis sans détours : j’assume. Je veux la France des Jours heureux parce qu’on a besoin de jours heureux, après tant de restrictions, de difficultés. Je veux la France des Jours heureux parce que je sais que c’est possible, parce que notre pays est riche, riche à milliards. Et je refuse que des millions d’entre nous vivent aussi mal à côté de tant d’argent !

Voilà le cœur du sujet : l’argent, l’argent, l’argent ! L’argent qui est partout, l’argent qui est nulle part. L’argent qui coule à flot pour certains et qui manque à tant d’autres. Qui manque aux retraités, aux étudiants, aux salariés malgré leur travail, aux commerçants, aux artisans malgré leurs efforts. L’argent qui manque pour les hôpitaux, les écoles, la recherche, la sécurité.

Mais aussi l’argent qui s’évade par milliards au Luxembourg ou aux îles Caïman ; l’argent qui se concentre dans les mains des 358 000 familles redevables de l’ISF, riches d’un patrimoine de 1 024 milliards !

L’argent des multinationales qui font de la France la championne d’Europe des dividendes, 137 Mds en 2021. Un record encore !

L’argent des trafics de drogue, de la traite des êtres humains, de la prostitution, de la corruption. L’argent, dont le pape François dit qu’il est « le fumier du diable » ! Dont Mitterrand disait qu’il « corrompt jusqu’à la conscience de l’âme ».

Et il ne faudrait jamais en parler ? Eh bien si ! Nous, l’argent, on veut le reprendre et que personne ne nous dise : « Roussel, touche pas au grisbi » !

Il est temps de s’attaquer à ce mur de l’argent, de reprendre le pouvoir à la finance, de remettre l’être humain au cœur de toutes les politiques. Pour nous, les valeurs humaines sont plus fortes que les valeurs boursières.

Oui, la France des Jours heureux est à portée de main si nous reprenons le pouvoir sur l’économie, sur nos outils de production. Alors je commence par là, par dire où nous allons prendre l’argent, comment nous allons financer nos 500 000 emplois dans la fonction publique, pour la hausse des salaires, la transition écologique, la ré industrialisation, et l’engagement de faire de la jeunesse, la priorité de ces 5 prochaines années !

 

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Clémentine AUTAIN ESPACES V samedi 12 février à 15 H

8 Février 2022, 08:56am

Publié par PCF Villepinte

 

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À Marseille, Fabien Roussel donne un horizon aux jours heureux

7 Février 2022, 08:16am

Publié par PCF Villepinte

PRÉSIDENTIELLE Plutôt que le ruissellement cher à Emmanuel Macron, le candidat communiste a proposé, dimanche, le «roussellement pour lutter contre la vie chère». À commencer par laugmentation des salaires, quil a défendue devant plus de 3500 participants à son meeting.

L'Humanité Publié le Lundi 7 Février 2022 

Julia Hamlaoui Naïm Sakhi Nicolas Cleuet

Le meeting du candidat communiste à la présidentielle n’a pas encore commencé que l’ambiance est déjà survoltée ce dimanche au parc Chanot, à Marseille. L’enthousiasme parmi les plus de 3500 participants fait écho à la progression de Fabien Roussel, avec un premier sondage OpinionWay vendredi qui le crédite de 4 % d’intentions de vote. Il y figure à égalité avec Christiane Taubira et l’écologiste Yannick Jadot, devant la socialiste Anne Hidalgo (3 %), mais derrière l’insoumis Jean-Luc Mélenchon (10 %).

 «Oui, il y a du souffle, ça bouge, nous le sentons tous et nous voyons déjà comment, en quelques semaines, nous avons bousculé le débat», assure, dès son arrivée à la tribune, Fabien Roussel, dont le discours est retransmis en direct sur quatre chaînes télé. Dans l’équipe du candidat communiste, on se réjouit aussi de ce début de dynamique, tout en gardant les pieds sur terre. «On a encore une marge de progression très importante, mais la mayonnaise commence à prendre et cest évidemment satisfaisant», souligne Ian Brossat, son directeur de campagne. Désormais, l’objectif est clair: «élargir, élargir, élargir».

Depuis la scène du Palais de l’Europe, Fabien Roussel commence ainsi par un appel: «Jen rencontre tant qui ont renoncé à voter, qui ont voté un jour pour l’un, un jour pour l’autre et qui n’ont plus confiance. Quels qu’aient été vos choix, vous êtes ici les bienvenus pour peu que nous partagions ensemble l’ambition de renouer avec la France des jours heureux» , lance-t-il.

Peu après, c’est tout sourires qu’il adresse à la foule: «Le ruissellement de Macron, cest terminé, ce que je vous propose pour 2022, cest le roussellement pour irriguer l’économie réelle, lutter contre la vie chère.» Une boutade typique du candidat dont la personnalité n’est pas étrangère à sa dynamique. «Il suscite une proximité, une identification, avec lidée quil nous ressemble, quil est sympathique, souriant, spontané», détaille Frédéric Dabi, le directeur général de l’Ifop. Une carte que celui-ci ne manque pas de jouer. 

«Je suis du Nord, un Chti, je vis dans le bassin minier, tellement meurtri par les fermetures dusines, toutes ces friches industrielles qui laissent derrière elles leur cortège de chômage et de pauvreté», rappelle le député, promettant de bloquer «toutes les délocalisations pour à chaque fois trouver des solutions», comme de créer «de nouveaux droits au monde du travail». «Rendre de la dignité aux gens, cest les faire revenir vers lemploi. Le revenu universel nest pas une solution», approuve dans l’auditoire Nicole. «Lapproche sociale du PCF peut ramener des gens déçus de la gauche», poursuit l’éducatrice de profession.

D’ailleurs, à deux pas du Stade Vélodrome, la surprise du jour vient des personnalités qui annoncent leur soutien. À commencer par la maire du 1er secteur de Marseille et suppléante de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale, Sophie Camard. Ex-insoumis et plus récemment porte-parole d’Arnaud Montebourg, François Cocq prend également la parole, alors que nombre d’anciens militants du champion du made in France ont décidé de se joindre aux communistes. Le chanteur toulousain Magyd Cherfi, l’un des membres de Zebda, joue aussi les guest stars avec un message vidéo, tout comme le ministre espagnol Alberto Garzon.

« notre pays est riche, riche de votre travail»

Dans la salle, ce sont des syndicalistes qui témoignent. À l’instar de Frédérique, une militante CGT arrivée dans l’un des trois bus affrétés depuis le Vaucluse. Elle a réussi à arracher, avec ses camarades, une augmentation de 85 euros après une lutte de douze jours et a décidé de rejoindre le PCF: «La question sociale est centrale! Malheureusement, la gauche avait arrêté de la porter. La campagne de Fabien Roussel est un point dappui dans nos luttes.»

Un peu avant le meeting, c’est dans le Journal du dimanche qu’une autre bonne nouvelle attend le prétendant à l’Élysée. Selon un sondage Ifop, avec 47 % (+ 11 points en trois mois), il est le deuxième candidat qui représente le mieux la gauche, talonnant Jean-Luc Mélenchon (51 %). «Il a réussi à se distinguer sur un point fondamental, le sentiment quil parle des vrais problèmes», assure Frédéric Dabi. De ce point de vue, la polémique sur «la viande, le vin et le fromage» lui a au final plutôt servi. Et il n’a pas manqué d’y revenir dimanche taclant «ces bien-pensants» qui «ne voient pas toutes ces familles qui vivent à leuro près».

Reste que la gauche, à deux mois du premier tour, est en difficulté, avec un plafond à 10 % qu’aucun candidat ne parvient durablement à franchir. «Face à ce socle beaucoup trop faible, notre obsession est de ramener à la gauche des gens qui en sont partis, pour la grande majorité pas pour voter RN mais pour sabstenir», insiste le directeur de la campagne des Jours heureux. «Quimporte le résultat, cette campagne construit le présent et lavenir. Les avancées sociales de ce pays sont conditionnées au poids du PCF», assure aussi Louis, un Marseillais de 29 ans.

Car des points, le candidat est bien décidé à en marquer de nouveaux. «Si la déprime nourrit la déprime, nous, nous disons que lespoir nourrit lespoir. Et lespoir est là, aujourdhui, dans cette salle», affirme-t-il. Et c’est d’abord sur ce qui fait le cœur de sa campagne que Fabien Roussel entend avant tout jouer le match. «Je veux la France des jours heureux parce que nous savons que notre pays est riche, riche de votre travail, riche à milliards. Et je refuse que des millions dentre nous vivent aussi mal à côté de tant dargent», déroule le parlementaire, rappelant les «137 milliards» qui font de «la France la championne des dividendes»

«Alors je commence par dire où nous allons prendre l’ argent», développe l’élu du Nord, proposant de rétablir et tripler l’ISF, de rendre l’impôt plus progressif, de «priver les fraudeurs fiscaux de leurs droits civiques», ou encore de nationaliser la BNP, la Société générale et Axa. Le tout, pour «sattaquer au coût du capital», afin de «reprendre le pouvoir sur la finance, (d) augmenter les dépenses utiles de lÉtat» mais aussi les salaires.

Ce sera «la première mesure que nous mettrons en œuvre, en commençant par le Smic à 1923 euros brut, soit 1500 euros net», enchaîne-t-il, fustigeant le «gang des arnaqueurs, les Macron, Pécresse, Le Pen et Zemmour, qui prétendent monter les salaires en baissant les cotisations sociales». Et le député d’embrayer sur le «droit universel à lemploi» qu’il veut garantir, «alors que tant de besoins demeurent insatisfaits».

 «Nous voulons éradiquer le chômage en garantissant à chacun un emploi ou une formation, et un salaire permettant de vivre dignement», assure-t-il avec au programme la semaine de 32 heures et la retraite à 60 ans, mais aussi une «écologie des solutions plutôt que des punitions», ou encore des moyens pour les services publics, de l’école à l’hôpital, à commencer par la création de 500000 postes.

«On peut bousculer le scénario établi»

«Il a gagné en notoriété et en distinction en abordant les vrais sujets: travail, pouvoir dachat, vie quotidienne», relève Frédéric Dabi. D’autres sujets, plus sensibles à gauche, comme le nucléaire ou la laïcité – qui a suscité des critiques au sein du PCF notamment du fait de la présence de Caroline Fourest à une initiative de la formation – n’en sont pas moins abordés: «Notre République laïque, qui doit nous permettre de vivre heureux tous ensemble, est régulièrement mise en cause par toutes les formes de fascisme. Cest un vrai combat» pour l’égalité, glisse le candidat. «La France est un pays laïc. Ce qui mattire chez Fabien Roussel, cest quil parle au monde du travail, et nous défend, quimporte nos origines», réagit dans les travées du meeting Aziz, 53 ans, syndicaliste CGT.

Désormais, la prochaine étape consiste à «franchir la barre des 5 %, cest à portée de main dans les prochaines semaines», estime Ian Brossat. «Nous voulons redonner un espoir à la France, et ouvrir un espoir nouveau à gauche pour lui redonner de la force. () On peut bousculer le scénarioétabli», clame à la fin de son discours Fabien Roussel. «On en a encore sous le pied», promet son directeur de campagne. Encore un peu plus de soixante jours pour relever le défi.

 

 

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Grand meeting avec Fabien Roussel - 16 février 2022 à 19h

7 Février 2022, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

Grand meeting avec Fabien Roussel -

16 février 2022 à 19h

Ce meeting annoncera un nouveau temps de la campagne, avec la présentation du programme des jours heureux et le lancement d’une série de meeting dans toute la France.

 

 

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Dimanche à Marseille avec Fabien Roussel

5 Février 2022, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

« On a déjà une campagne sous Pfizer, on ne veut pas d’une campagne sous morphine », déclarait la semaine dernière Fabien Roussel dans les colonnes d’un quotidien du matin. Alors que le Président de la République fait tout pour anesthésier la campagne au point de refuser les débats télévisés, nous avons décidé de mettre un coup d’accélérateur. Le meeting de Marseille sera un très grand moment de mobilisation. Après le lancement de notre affiche de campagne le 17 janvier et la publication de notre riche programme le 24, il marquera une nouvelle dans le déploiement de notre campagne.

 

Il permettra d’abord de mettre en évidence nos propositions pour le pouvoir d’achat. Toutes les enquêtes le prouvent : c’est le premier sujet de préoccupation des Français. Quoi de plus logique, au moment où tout augmente sauf les salaires et les pensions ? Fabien Roussel est le seul candidat à proposer un programme complet et cohérent pour permettre au monde du travail de relever la tête : hausse du Smic et des salaires, augmentation des retraites à 1 200 euros net minimum, baisse des taxes sur l’énergie… Le seul candidat à exposer aussi les leviers qu’il activera pour parvenir aux objectifs qu’il fixe : reprendre le pouvoir sur l’argent, changer le cours de l’Europe, faire entrer la démocratie à l’entreprise en conférant des droits nouveaux aux travailleurs.

Il permettra ensuite de montrer le rassemblement qui s’élargit autour de notre candidat. Il est le candidat soutenu par le Parti communiste. Il est aussi celui de beaucoup d’hommes et de femmes qui aspirent à retrouver en France une gauche populaire, sociale, républicaine. Celle qui défend le bon et le beau pour tous, celle qui veut une France du travail et des hauts salaires plutôt qu’une France du chômage et des minima sociaux, celle qui refuse de montrer du doigt les plus modestes au nom des exigences environnementales alors que ce sont les grands groupes et les plus riches qui polluent le plus.

Il permettra enfin de faire connaître notre candidat. Pour la première fois, ce meeting sera retransmis sur plusieurs chaînes d’information en continu. Ce n’est pas rien, alors que notre candidat voit sa cote de popularité monter, que les intentions de vote commencent à progresser, mais qu’il reste inconnu pour la majorité des Français. Nous avons la chance d’avoir un candidat qui gagne à être connu. Il est sincère, honnête, bienveillant. Il partage le même quotidien que des millions de Français. Faisons-le connaître ! Ce meeting nous en offre l’occasion.

Il est donc très important de réussir cette étape qui approche à grand pas. Vous pouvez assurer sa réussite en venant à Marseille. Vous pouvez également le faire en partageant les extraits du discours sur les réseaux sociaux afin de lui donner toute la résonance qu’il mérite. Je compte sur vous ! Nous pouvons faire événement. 

Ian Brossat

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Un projet pour la France

2 Février 2022, 23:07pm

Publié par PCF Villepinte

Nous entrons dans la phase décisive de la séquence électorale qui nous conduit à la présidentielle et aux législatives du printemps. La publication du programme La France des Jours heureux, dont Fabien Roussel vient de dévoiler les contours pour la presse, en constitue le premier temps fort.

Son élaboration aura procédé des multiples rencontres de terrain que les communistes et Fabien Roussel auront eues sur le terrain au fil des derniers mois, il ne se veut pas une simple plateforme électorale. Il est un projet pour la France. Si quelque 180 propositions précises s’égrènent au fil de ses 128 pages, les six grands objectifs pour l’humain et la planète, comme les trois moyens permettant de les atteindre, s’efforcent de dessiner une cohérence.

Une démarche révolutionnaire et réaliste, réaliste parce que révolutionnaire, qui veut porter les couleurs d’une gauche sociale, républicaine, déterminée à bousculer les intérêts dominants. Ce qui la distingue, bien sûr, des candidatures de droite et d’extrême droite, de celle du président des ultrariches, mais aussi des représentants des autres courants de la gauche et de l’écologie. 

Ce programme affiche trois ambitions liées : mettre le travail et le monde du travail au cœur des politiques publiques à déployer au cours de la prochaine mandature ; refonder la République ; permettre à la France d’accéder à de nouveaux « Jours heureux », et en faire ainsi, au-delà de ses frontières, un acteur indépendant au service d’un autre ordre du monde.

 

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Pour la France de nouveaux Jours heureux

29 Janvier 2022, 13:40pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 26/01/2022 par PCF

Lundi 24 janvier, Fabien Roussel présentait le programme du PCF pour la présidentielle "Pour un pacte social, écologique, républicain". Extraits de sa préface.

 

L’autre vision est celle que j’entends défendre bec et ongles. C’est la France de nouveaux jours heureux, la France qui protège ses citoyen·ne·s et se projette résolument vers un autre avenir, la France des communs plutôt que celle qui entretient les concurrences délétères, la France qui renoue avec le droit au bonheur grâce à des réformes de progrès à même de rassembler le peuple. C’est, dit autrement, la France qui se redresse en faisant siens les principes de justice, d’égalité et de solidarité, qui sont ceux de la République sociale et démocratique, laïque et universaliste, écologiste et féministe. 

Vous le lirez dans les pages qui suivent, cette République est celle qui veut sécuriser tous les moments de la vie, de la naissance à la retraite, en éradiquant le chômage et en redonnant son sens émancipateur au travail. Qui aura à cœur de faire des biens communs sa priorité, en commençant par la santé et l’éducation, grâce à des services publics nouveaux et renforcés, profondément démocratisés, permettant de répondre aux besoins. Qui n’hésitera pas à proclamer que la jeunesse est une grande cause nationale, tant il est vrai qu’elle représente une immense richesse et un puissant potentiel de redressement, mais surtout parce que nous lui devons cette ambition.

Qui prendra le moyen d’engager la nation sur le chemin d’un nouveau modèle de production et de consommation, liant indissolublement nouvelle industrialisation, relocalisation de nos productions, réappropriation publique de filières stratégiques et transition écologique. Qui défendra l’art, la création et la liberté d’expression, car ils sont essentiels à notre démocratie. Qui ouvrira au pays le chemin d’une authentique révolution féministe et qui inscrira dans la réalité quotidienne l’objectif d’égalité entre toutes et tous, quels que soient leurs origines, leurs couleurs de peau, leurs lieux d’habitation, leurs genres ou leurs handicaps. Qui œuvrera de tout son poids à un monde de paix et de coopérations, libéré des tensions et conflits. 

Avec mes camarades, nous ne croyons pas à la fatalité du malheur et de la désespérance. Les moyens existent de porter une grande ambition à la tête du pays. Pourvu que l’on en ait la volonté politique, que l’on ose arracher enfin le pouvoir à la finance, que l’on permette aux salarié·e·s comme aux citoyen·ne·s de conquérir de nouveaux droits d’intervention et de décision, que la France retrouve sa pleine souveraineté pour travailler à la transformation radicale de l’ordre de l’Europe et du monde dans le sens de la sécurité humaine, de la coopération entre les peuples, de la paix. 

Il ne manquera certainement pas de voix pour nous dire, pour vous dire, que nous rêvons, que le capitalisme représente désormais un horizon indépassable. Pourtant, notre histoire en fait foi, tout peut basculer lorsque le monde du travail dans sa diversité, la jeunesse, les citoyennes et les citoyens s’en mêlent, retrouvent confiance en la politique, renversent la table pour imposer des solutions novatrices, conformes à l’intérêt général. Sans l’élan collectif du mouvement populaire, à l’occasion du Front populaire, dans la Résistance ou en Mai 68, aurions-nous conquis les congés payés, la Sécurité sociale, ou encore la réduction du temps de travail ? 

C’est d’ailleurs avec cette conviction que ce projet a été élaboré. Les 180 propositions qui émaillent les six objectifs de changement et les trois moyens permettant de les réaliser ne proviennent pas d’une réflexion en vase clos. Elles sont le fruit du travail commun que les communistes mènent au quotidien aux côtés de syndicalistes, de militantes et militants associatifs, d’hommes et de femmes venus de tous les horizons de la gauche et de l’écologie. Elles ont été travaillées à la chaleur d’innombrables rencontres avec des salarié·e·s en lutte, des acteurs et actrices de terrain, des élu·e·s, des chercheur·euses, des intellectuel·le·s, des créateur·trices. Et c’est fort de cette construction collective, écrite à des milliers de mains en quelque sorte, que nous voulons convaincre et rassembler. 

Beaucoup, je l’entends dans tous mes déplacements, ont perdu confiance dans une certaine gauche, qui a renoncé à bousculer les intérêts dominants. Avec ma candidature à l’élection présidentielle, je veux tourner définitivement cette page, retrouver le chemin de la majorité sociale du pays, permettre à une gauche populaire reconstruite sur de nouvelles bases de relever le défi de civilisation auquel la planète est tout entière confrontée. Je veux aider à construire une nouvelle majorité politique qui dira ce qu’elle fait, qui fera appel à l’intelligence collective et à l’engagement de chacune et chacun, qui portera des engagements précis et ambitieux. 

Tel est le sens du pacte qui est ici proposé aux Françaises et aux Français, au mouvement social, et que je soumets au plus large débat à gauche. Ce pacte, il s’agit à présent de le construire jusqu’aux élections législatives, afin de faire élire le plus grand nombre de député·é·s de gauche, et parmi elles et eux de député·e·s communistes, à l’Assemblée nationale. C’est là, au Parlement, non au palais élyséen où se reproduit une monarchie présidentielle qui dégoûte tant d’hommes et de femmes de la politique, que tout se jouera. 

Avançons avec clarté en un moment où tout est fait pour brouiller les enjeux du débat électoral et favoriser le découragement. 

C’est ce à quoi veut s’attacher ce projet. En vous en emparant, en le faisant largement connaître autour de vous, en le faisant vivre dans les luttes et les mobilisations, vous en ferez l’instrument de l’alternative de société qu’attendent nos compatriotes.

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Le choc des idées et, bien au-delà, deux visions du monde.

26 Janvier 2022, 09:47am

Publié par PCF Villepinte

PAR JEAN-EMMANUEL DUCOIN

Les hasards du calendrier s’avèrent parfois facétieux, sinon taquins. Ainsi donc, ce lundi 24 janvier, à la même heure, deux hommes donnaient une conférence de presse.

D’un côté, le candidat communiste Fabien Roussel exposait les grandes lignes de son programme.

D’un autre côté, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, détaillait les propositions du patronat pour la présidentielle. Vous l’avez compris: le choc des idées. Et, bien au-delà, deux projets de société absolument frontaux. Deux visions du monde, en quelque sorte.

Lire aussi : PCF / Medef : une élection, deux projets que tout oppose

Salaires, emploi, retraites, fiscalité, temps de travail, aides aux entreprises, rôle de l’État, etc. Les sujets de débat et de discorde ne manquent pas, au moment où se profile une séquence électorale décisive pour l’avenir du pays.

Nous connaissons le dilemme. Est-il possible, oui ou non, de rompre avec le libéralisme politique et économique par lequel toute visée de développement authentiquement humaniste se confronte à la sauvagerie de l’argent, des profits et de la haute finance du capitalisme globalisé. Avec la droite et son extrême, sans oublier Emmanuel Macron bien sûr, le système n’a rien à craindre.

Ce qu’ils nomment tous «réformes» ne sont rien dautre que la continuation de la contre-révolution néolibérale qui atomise le monde du travail et continue de creuser les inégalités.

Le choc des idées et, bien au-delà, deux visions du monde.

Soyons clairs: lambition programmatique des « jours heureux » nest pas un rêve désincarné. Les propositions, concrètes, disent «quelque chose» de lampleur de la tâche en tant quexigence de gauche. Le Smic à 1500 euros net; 500000 emplois en plus dans les services publics; un revenu étudiant à partir de 850 euros; la nationalisation dEDF;le triplement de lISF. Les exemples foisonnent et participent désormais du débat public – avec d’autres –, sachant que les Français placent largement en tête de leurs préoccupations la crise sociale et le pouvoir d’achat, comme en témoigne un sondage Ipsos pour France Inter.

Un petit rappel, comme pour s’en inspirer. Le geste que posèrent les révolutionnaires de 1946 en créant le régime général consistait à socialiser une part importante de la valeur dans un régime unique qu’ils gérèrent eux-mêmes pour produire une autre valeur que la valeur capitalistique. Au XXIe siècle, l’enjeu se situe au moins au même niveau!

 

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DIVISER

12 Janvier 2022, 10:16am

Publié par PCF Villepinte

Lundi 10 Janvier 2022

Maurice Ulrich

Le choix du clivage fait la semaine passée par Emmanuel Macron, en agressant une partie des Français dont il déniait en même temps la citoyenneté, a eu des effets immédiats en remettant des milliers de personnes dans les rues. On peut le déplorer tant cet amalgame entre antivax forcenés, anti-­passe vaccinal, agitateurs d’extrême droite, complotistes vient ajouter à la crise sanitaire des inquiétudes supplémentaires, et comme une crise morale, voire sécuritaire. Le pays va mal. Dans les familles, les relations en arrivent à se tendre, de la colère monte aussi, parfois, chez les soignants, dans la population, contre celles et ceux qui jusqu’alors ont refusé de se vacciner ou négligé de le faire, quand il ne s’agit pas du choix militant d’une minorité. La France souffre de ces fractures.

C’est dans ces conditions que l’on a le sentiment, à trois mois de l’élection présidentielle, que le virus contamine aussi les débats et la démocratie. Le champ de la parole publique a été squatté, depuis des mois, par les thèmes de l’extrême droite. Et, aujourd’hui, comment évoquer sereinement, arguments contre arguments, les questions du pouvoir d’achat, de la fiscalité, de l’énergie, de la crise environnementale, pour faire avancer des propositions concrètes, dans ce climat délétère? Nest-ce pas là une des raisons pour lesquelles la gauche, par-delà ses divisions et son impuissance à se rassembler, est difficilement audible? Les conditions de la campagne, les difficultés des contacts et des rassemblements ne vont faire qu’aggraver cette situation.

On ne peut être dupes. La provocation d’Emmanuel Macron, on le sait, était délibérée et, nous l’avons écrit, indigne. Le président de la République, à rebours de sa fonction, la première dans la nation, ne cherche pas l’apaisement, la concorde, au contraire. Il entend appuyer sur les divisions qu’il contribue à créer pour mieux régner, pour sa réélection, pour occulter tout véritable débat politique et social. Il appartient à toutes les forces de gauche, dans leurs différences, de tout faire pour que ces débats aient lieu. Pour les trois mois à venir et après.

 

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Salauds de pauvres…

3 Janvier 2022, 08:48am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Lundi 3 Janvier 2022

 

Ainsi donc, les douceurs hérissées de ce début janvier annoncent déjà des froideurs coupantes pour les plus démunis. Salauds de pauvres: voilà à quoi se résume la pseudo-«revalorisation» du Smic pour la nouvelle année, cadeau amer dun pouvoir exécutif à mille lieues des préoccupations véritables. Alors que les prix continuent de grimper allègrement et que l’inflation s’affiche à près de 3 % en 2021, la hausse automatique du salaire minimum a été fixée à 0,9 %. Pas de «coup de pouce».

Juste une aumône, qui constitue une fois encore un scandale. Doublé d’une honte: pas un mot dEmmanuel Macron sur le sujet, lors de ses vœux aux Français. Plus grave, à en croire le chef de l’État, la France se porterait mieux quil y a un an, deux ans. Mais de quoi parle-t-il, en dressant un bilan panégyrique «à la cavalcade», tentant benoîtement de dessiner un paysage surréaliste d’«optimisme» et de «tolérance» qui tranche tant et tant avec celui quil nous propose depuis cinq ans?

Ah, si! le prince-président, tout hors-sol soit-il, a des lettres, et il le montre solennellement: «Pour ma part, quelles que soient ma place et les circonstances, je continuerai à vous servir. Et de la France, notre patrie, nul ne saura déraciner mon cœur.» À en croire la dernière expression, M. Macron a lu l’Étrange Défaite, de Marc Bloch. Nous aussi. L’historien français et résistant, torturé puis massacré par la Gestapo en 1944, écrivait également: «Tout malheur national appelle dabord un examen de conscience.»

 Non, la France ne se porte pas «mieux» en 2022, et inutile de croire, comme en 1940, que nous disposons de la meilleure armée au monde, avant dassister à son effondrement, pour comprendre que la crise et toutes les crises que nous traver­serons ici-et-maintenant devraient être l’occasion d’une épreuve de vérité. Pour regarder les choses en face.

Car, pendant qu’une grande partie de nos concitoyens crèvent de ne pas boucler les fins de mois, de ne pas se chauffer et de ne pas manger dignement, toute la presse économique vient de sabrer le champagne unanimement. Le CAC 40 a achevé 2021 sur une progression de près de 30 %, du jamais-vu depuis plus de vingt ans. Les 500 plus grandes fortunes françaises détiennent désormais 47 % du PIB national, contre 6 % il y a vingt-cinq ans. Une étrange défaite, assurément. Mais pas pour tout le monde…

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