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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

politique

Le roi est nu

20 Juin 2022, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

 

Maud Vergnol L'Humanité

Publié le Lundi 20 Juin 2022

 

Une gifle électorale pour le camp ­présidentiel. À l’heure où nous bouclons cette édition, les macronistes seraient numériquement tout juste en tête à l’Assemblée. Mais le chef de l’État pourrait se réveiller ce matin avec une majorité introuvable. C’est une défaite cinglante pour le président fraîchement réélu, dont le deuxième quinquennat s’annonce sous des auspices bien différents de 2017, où LaREM avait raflé à elle seule 308 sièges.

L’arrogance du locataire de l’Élysée, l’indécente campagne confusionniste menée dans l’entre-deux-tours pour caricaturer les candidats Nupes en dangereux croque-mitaines se sont retournées contre lui. Avec plusieurs ministres et ténors hors jeu, dont le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, l’édifice macroniste est ­sérieusement ébranlé, la monarchie présidentielle vacillante.

L’échec est d’autant plus cuisant pour le camp présidentiel qui se présentait comme le meilleur rempart à l’extrême droite que celle-ci, mauvaise surprise du scrutin, réalise une percée historique avec une projection de 80 à 85 sièges… Une première depuis le rétablissement du scrutin majoritaire à deux tours en 1988 qui avait fait disparaître le FN de l’Assemblée malgré sa constante progression dans les urnes.

Mais la gauche de combat, qui entre en force dans l’Hémicycle, représente un adversaire autrement plus redoutable pour le président. Afin de mettre en œuvre son programme de casse sociale, Emmanuel Macron sera obligé de composer avec la droite LR, seule force d’appoint disponible. Un tel attelage, désastreux pour les classes populaires, clarifierait l’imposture du «en même temps». La décomposition du paysage politique orchestrée par le président lui revient comme un boomerang.

La gauche s’impose comme la première force d’opposition. D’une soixantaine de sièges occupés pendant le précédent quinquennat, avec une projection entre 165 à 175 députés, l’Hémicycle se repeint significativement aux couleurs de la Nupes avec de jeunes élus aux profils sociologiques variés. Saluons ici la victoire de Rachel Kéké, première femme de chambre à siéger au Palais-Bourbon!

Bien sûr, ce matin, beaucoup ­d’électeurs seront déçus de voir la majorité échapper à la gauche. Le programme de la Nupes, avec le Smic à 1500 euros, laugmentation des salaires, la retraite à 60 ans, lallocation de 1063 euros pour les jeunes, la planification écologique ne deviendront pas réalité dès cet été. Mais le scénario à l’italienne d’une gauche disparue du paysage politique est écarté.

En dépit d’une opportunité exceptionnelle de sanctionner le néolibéralisme pour seul horizon, et malgré des propositions concrètes de la Nupes pour répondre aux urgences sociales et à la crise climatique, plus d’un Français sur deux (54 %) est resté indifférent à ce qui se jouait dimanche dans les urnes. À nouveau, c’est la frange la plus aisée et la plus âgée, traditionnellement la plus favorable à la droite, qui s’est davantage mobilisée.

C’est là tout le défi des années à venir: repolitiser une société désenchantée qui ne croit plus au pouvoir de la politique tant le «there is no alternative» a ­encrassé les consciences. La performance de la Nupes, dimanche, ­inespérée il y a encore quelques semaines, en est une première et prometteuse étape.

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Législatives : Rachel Kéké, une " essentielle " aux portes de l'Assemblée nationale

17 Juin 2022, 11:15am

Publié par PCF Villepinte

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3 minutes pour comprendre les enseignements de ce premier tour des législatives

14 Juin 2022, 06:35am

Publié par PCF Villepinte

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Sueurs froides à l’Élysée

14 Juin 2022, 06:30am

Publié par PCF Villepinte

Maud Vergnol L'Humanité

Publié le Mardi 14 Juin 2022

Le troisième tour a bien eu lieu. Emmanuel Macron enregistre le plus mauvais résultat d’un président aux législatives sous la Ve République. Pire, contrairement aux chiffres avancés par Gérald Darmanin, la Nupes arrive bien en tête du scrutin, comme nous le démontrons dans nos colonnes.

Une humiliation pour celui qui pensait parvenir à avoir les coudées franches au Parlement sans trop d’efforts. Sa majorité menacée, après avoir tout fait pour dépolitiser ce scrutin, le président mise tout sur la diabolisation de la Nupes, sommant ses lieutenants de «dramatiser» une possible victoire de la gauche.

Cette stratégie grossière, sur la défensive, pourrait aussi se retourner contre lui. Déjà, les refus de candidats d’Ensemble! dappeler dimanche soir au «barrage républicain» en cas de duels Nupes/RN, et le lot d’inepties qui les a accompagnés, ont créé une nouvelle cacophonie.

Les électeurs de gauche qui se sont mobilisés contre l’extrême droite le 24 avril, à qui Macron doit sa réélection, apprécieront d’être considérés comme des «antirépublicains»… par un pouvoir qui na cessé de déshabiller la République de son sens, de la vider de sa raison d’être.

La palme de l’indécence revient à l’ex-ministre des Sports, Roxana Maracineanu, en ballottage défavorable, qui a exhorté les électeurs de sa circonscription à rejoindre son «front républicain contre lextrême gauche», à savoir la candidate Rachel Kéké.

Tremblez, bourgeois, une femme de chambre noire, syndicaliste à la CGT, pourrait rejoindre les bancs du Palais-Bourbon! Si lAssemblée nationale devient représentative de la société française, où va-t-on… Seul Pap Ndiaye a sauvé l’honneur en rappelant à ses camarades du gouvernement que «le combat contre lextrême droite nest pas un principe à géométrie variable».

Si le camp présidentiel est si fébrile, c’est qu’il sent qu’une victoire de la Nupes dimanche prochain n’est pas impossible. La gauche n’a plus que quelques jours pour convaincre la cohorte des abstentionnistes qu’ils ont une opportunité extraordinaire de ramener le progrès social au pouvoir.

 

 

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Ensemble ! Macron peut avoir des frissons dans la Nupes

13 Juin 2022, 08:37am

Publié par PCF Villepinte

La Macronie n’est entrée en campagne que tardivement, essentiellement pour cogner sur la gauche rassemblée. Mais, avec 25,2% des voix, LaREM et consorts seraient légèrement devancés par la coalition au premier tour. Ce qui peut priver le chef de l’État de la majorité.

Cyprien Caddeo L'Humanité

Publié le Lundi 13 Juin 2022

La République en marche et ses alliés n’avaient quasiment pas fait campagne pour la présidentielle. Ils ont réussi l’exploit d’en faire encore moins pour les législatives. Résultat: lunion de la gauche, sous la bannière de la Nupes, a éclipsé le nouveau label de la majorité, Ensemble!, qui regroupe LaREM, le Modem, Horizons et Agir. Une dynamique médiatique et de terrain qui s’est en partie traduite dans les urnes, ce dimanche: selon les premières estimations de lIfop dont nous disposons à lheure d’écrire ces lignes, la coalition macroniste, avec 25,6% des voix, serait devancée (de peu) par la Nupes (26,1%).

Pour le camp du président de la République, l’inquiétude a de quoi se transformer en vent de panique. Afin de réformer librement, Emmanuel Macron espérait reconduire l’essentiel des 345 sièges sortants qui composaient sa majorité sur la législature 2017-2022. Compte tenu de l’esprit de la Ve République depuis l’instauration du quinquennat, le minimum «syndical» pour tout président élu ou réélu un mois plus tôt est davoir la majorité absolue, soit 289 sièges. Les résultats de ce soir montrent que LaREM et consorts pourraient en être privés, se contentant d’une majorité relative, voire d’être mis en minorité si la Nupes venait à surmobiliser et transformer largement l’essai au second tour.

Emmanuel Macron avait voulu rassurer ses troupes, le 10 mai, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis): «Ne vous laissez pas intimider par ceux qui voudraient rejouer aux législatives ce qui a été tranché à la présidentielle. Un troisième tour, ça nexiste pas.» Il faut croire que si. Il n’y aura donc pas eu d’état de grâce post-présidentielle et de seconde «vague Macron» aux législatives. Avec 25,6%, la majorité perd environ sept points par rapport à 2017 (32,3%). Preuve que la victoire du chef de l’État pour la deuxième fois par défaut face à l’extrême droite n’a en rien apaisé un paysage politique toujours aussi polarisé et mouvant. Et que faire campagne n’était peut-être pas tout à fait superflu.

À défaut, la Macronie a tout de même sorti l’artillerie lourde dans la dernière ligne droite, s’autorisant toutes les outrances contre la Nupes. D’abord accusée de promettre la France à la ruine, l’union de la gauche s’est vue taxée de «soviétisme», d’ «islamo-gauchisme» ou encore de pratiquer la «  guillotine fiscale». Jean-Luc Mélenchon s’est trouvé un nouveau surnom, courtoisie du ministre Bruno Le Maire, le «Chavez gaulois». On imagine les réunions des chargés de communication missionnés pour trouver les meilleures punchlines… LaREM a aussi essayé d’appuyer là où ça fait mal: les dissidences. Avec un succès limité, puisque Ensemble! a fait face à davantage de candidats en rupture de ban que la gauche, dans 91 circonscriptions.

Reste un motif de satisfaction pour Ensemble!: leffondrement en voix et en sièges de LR (et ses alliés centristes), avec 11,3% des suffrages (lire page 9), contre 18,8% en 2017. Ce score confirme ce que la cuisante élimination de Valérie Pécresse au 1er tour a dessiné: le déport de l’électorat de droite, notamment les plus de 65 ans, sur le parti au pouvoir. En cas de majorité relative, LR pourrait toutefois devenir un interlocuteur occasionnel, à défaut d’un allié sur lequel la Macronie peut compter.

 

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Législatives. Fabien Roussel : « La majorité est plus qu’accessible »

7 Juin 2022, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

L’invité du mardi. Chaque semaine, l’Humanité ouvre ses colonnes à un responsable de l’un des partis qui composent la Nupes. Aujourd’hui, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, assure que cet accord est «une chance exceptionnelle» de conquérir lAssemblée.

Julia Hamlaoui L'Humanité

Publié le Mardi 7 Juin 2022

Julien Jaulin

Les premiers résultats de la coalition de gauche, avec 10 candidats qualifiés au second tour sur les 11 circonscriptions des Français de l’étranger, sont de bon augure. Pour le secrétaire national du PCF, il n’en faut pas moins «mener campagne tous azimuts», pour transformer l’essai et imposer une majorité de gauche à Emmanuel Macron.

Pour 63% des Français, le pouvoir dachat est le sujet qui comptera aux législatives, selon Harris Interactive. Emmanuel Macron promet une loi après les élections, Marine Le Pen mène campagne sur ce thème, que leur opposez-vous?

Ni l’un ni l’autre n’apportent de véritable réponse. Macron propose des primes à la tête du client. Quant à Le Pen, elle n’est en rien une alternative: la hausse des salaires quelle évoque est de seulement 3 % et sans cotisations, nous aurons donc à payer de notre poche pour la Sécurité sociale. Il nexiste quune seule loi efficace, c’est celle qui portera,­ dès juillet, le Smic à 1500 euros net, et nous organiserons une conférence sociale générale pour laugmentation des salaires. En cas d’échec de celle-ci, il faudra remettre à lordre du jour l’échelle mobile des salaires, c’est-à-dire leur hausse automatique en fonction de celle du Smic. De même, les pensions de retraite devront être alignées avec au minimum 1500 euros pour une carrière complète, la demi-part fiscale rétablie et la CSG réduite. Cest ce que nous proposons avec l’alliance des forces de gauche et écologistes.

Vos adversaires vous opposent que ces mesures seraient insoutenables…

Nous accompagnerons les petites entreprises en baissant les charges financières, assurantielles, d’énergie et par des prêts à taux bonifiés. Le deuxième levier réside dans la création d’emplois dans les services publics, la transition écologique et la relocalisation de l’activité: la hausse des salaires doit aller de pair avec une relance de la production de biens et services produits en France.

Ces gains de pouvoir d’achat ne risquent-ils pas d’être aspirés par l’inflation?

L’inflation est mise sur le dos de la guerre en Ukraine. Mais, en réalité, une grande partie de la hausse des prix est liée à la spéculation en Bourse et à de grands groupes qui, sous couvert de crises, augmentent leurs tarifs. Ils ont accumulé 300 milliards de dollars de dividendes pour le seul premier trimestre 2022. Il faudra donc des mesures fortes de blocage des prix et taxer les profiteurs de guerre.

Face à la logique de la Ve République, la gauche peut-elle vraiment l’emporter?

L’accord historique que nous avons scellé est une chance exceptionnelle d’envoyer une majorité de députés de gauche à l’Assemblée. Trop souvent, nos concitoyens pensent que le chef de l’État étant élu et son gouvernement nommé, tout est déjà joué. Or, c’est bien en fonction de la couleur de l’Assemblée que le premier ministre est désigné. Nous sommes en tête dans les sondages, c’est à portée de vote. Au minimum, nous pouvons empêcher qu’Emmanuel Macron ait les mains libres avec une majorité absolue. L’abstention est notre principale adversaire. Nous devons mener campagne tous azimuts pour parvenir à mobiliser les 32% d’électeurs qui ont choisi lun des candidats de gauche à la présidentielle.

Les libéraux promettent une France en faillite en cas de victoire de la Nupes. Que répondez-vous?

Ils sont très mal placés pour donner des leçons. Avec leur politique, nous avons perdu notre souveraineté industrielle et énergétique. Ils ont conduit nos hôpitaux publics à la ruine. La faillite de la France, c’est eux. Avec la pandémie et la guerre en Ukraine, les règles du pacte de stabilité ont volé en éclats. Si la gauche l’emportait, le poids politique et économique de la France au sein de l’Union européenne ouvrirait la possibilité d’écrire un nouveau traité fondé sur l’exigence de progrès social. Nous savons bien que les forces capitalistes seront pleinement mobilisées contre nous et nous aurons besoin de mobilisations sociales puissantes, dans les entreprises et dans la rue, pour rendre incontournables les changements attendus.

L’accord de la Nupes compte 650 mesures, comment ferez-vous entendre les spécificités communistes lors du mandat?

Cet accord nous a permis de nous entendre sur une série de mesures mais il prévoit aussi pour chacun un groupe plus fort à l’Assemblée. Pour les communistes, ce sera l’occasion de porter les propositions que nous avons défendues pendant la présidentielle pour la France des jours heureux. Des nouveaux droits et pouvoirs aux salariés, à la nationalisation des banques, en passant par notre conception de la République et de la laïcité ou le mix nucléaire-renouvelable.

Vous semblez douter du mot d’ordre «élire Mélenchon premier ministre», vous navez pas participé à certaines initiatives de la Nupes Est-ce une prise de distance?

Non, pas du tout. D’abord, j’ai simplement rappelé que le premier ministre n’est pas élu. La confusion et la personnalisation du régime sont déjà suffisamment grandes, ce n’est pas la peine d’en rajouter. Et ma seule prise de distance, c’est avec Paris. Je suis le seul responsable d’un parti de la coalition à enchaîner présidentielle et législative, et à vivre en dehors de la région parisienne. Je veux m’y consacrer à temps plein car je fais face à une extrême droite très forte ici.

Au-delà du résultat des législatives, comment voyez-vous l’avenir de la Nupes et de la gauche?

C’est une œuvre de longue haleine de regagner la confiance et l’intervention du peuple, des salariés. Et c’est à la lecture des résultats que nous pourrons faire un premier bilan. Pour la hausse du Smic, le revenu étudiant, la retraite à 60 ans, le milliard d’euros contre les violences faites aux femmes, quoi qu’il arrive, nous mènerons des combats communs. ­Le rendez-vous de la Fête de l’Humanité, en septembre, sera un moment fort pour faire converger ces luttes.

Vous avez été élu à la tête du PCF avec l’ambition de le remettre sur le devant de la scène. Comment envisagez-vous les prochaines étapes?

La présidentielle a été une étape importante qui a permis de mettre en lumière des propositions et notre projet dans le débat politique. Depuis, beaucoup de gens m’interpellent pour me féliciter de la campagne, du souffle qu’elle a donné pour construire un autre avenir à la France, à la gauche, au mouvement populaire et du coup de jeune qu’elle a apporté à notre parti. Nous écrirons la suite avec l’ensemble des communistes après le scrutin et avec un congrès début 2023. Nous devons continuer dans cette voie, continuer de travailler notre projet pour la France et de rassembler ­largement, pour de nouvelles conquêtes sociales.

 

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Atmosphère(s)

3 Juin 2022, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

Mac Macron II, ou la métaphore de l’absent-présent.

Jean-Emmanuel Ducoin

Jeudi 2 Juin 2022

 

Stratégie

 Il apparaît, puis disparaît. Il parle, ne dit pas grand-chose. Il est présent, sans présence. Un peu fantomatique, comme en suspens… Mac Macron II ressemble à ce cliché déconcertant, dévoilé lundi 30 mai par sa photographe officielle, Soazig de La Moissonnière, sur lequel nous l’apercevons, seul, déambulant dans une rue de la capitale, en pleine nuit.

L’instant aurait été capturé le 19 mai, aux alentours de minuit, rue de Rivoli. Le prince-président marche sur un passage piéton, visiblement en pleine conversation télé­phonique. Pas de gardes du corps dans le champ de vision, pas de véhicule officiel, juste quelques badauds qui ne le reconnaissent pas et n’imaginent pas une seconde qui est ce promeneur solitaire qu’ils viennent de croiser. Incroyable métaphore de l’absent-présent.

Mais qu’on ne s’y trompe pas. La mise en scène, voulue et délivrée pour qu’elle soit commentée, s’apparente à une mise en abyme aussi singulière qu’inquiétante. Elle signifie surtout une stratégie politique éminemment réfléchie: comme avant la présidentielle, Mac Macron II laisse filer le temps et retarde ses annonces de «réformes» pour soi-disant remettre la société en mouvement, laissant ainsi peu de prises aux oppositions avant les législatives. Selon le Monde, qui résume assez bien cette situation d’ «atmosphère gazeuse», l’homme «surgit souvent là où on ne lattend pas», mais «il arrive aussi quon attende le chef de l’État et quil ne surgisse pas»

Au-dessous

 Voilà plus d’un mois que le prince-président a été réélu et le pays est tenu en haleine sur le sens qui sera donné à ce second quinquennat – qui n’a pas démarré. Le 16 avril dernier, à Marseille, il affirmait pourtant: «Je nai aucune envie de faire cinq ans de plus. Non, je ne veux pas les faire en plus, je veux complètement refonder. Je veux que ce soient cinq années de renouvellement complet.»

Le casting pour y parvenir, nous le connaissons. Du recyclage de ministres. Quant à la première, Élisabeth Borne, pire que désolante, cette nomination était prévisible, donc sans effet. «Cest presque du jamais-vu, commente Frédéric Dabi, directeur de l’Ifop. Il n’y a pas de message passé par le gouvernement. Il n’y a pas d’action susceptible de créer de la mobilisation. On est dans une impression de “beurre mou’’. »

À l’évidence, il doit savoir où il compte aller, mais il se garde bien de l’évoquer clairement. Selon Jean-Luc Mélenchon en personne, cité par le Monde, Mac Macron II «est au-dessous de la main dans ce quil entreprend». Et le candidat à Matignon d’ajouter: «Il donne le sentiment de ne pas être vraiment là. Il y a peut-être de l’épuisement (lié à la campagne présidentielle) et de la sidération car rien ne fonctionne, comme nous (la gauche) en 1983. Tout le monde a une couche de terreau, pas deux. Peut-être ne s’attendait-il pas à tomber sur un os comme moi!»

Méthode 

Si ce climat à la fois filandreux et imprécis reste probablement la meilleure tactique pour assurer une majorité présidentielle au Parlement, Mac Macron II a bien sûr compris qu’il n’avait pas le droit à l’erreur lors de ce scrutin fondamental. Le député LaREM Gilles Le Gendre ne cache d’ailleurs pas les réelles intentions: «Il y a une pression, les gens veulent de laction.  Le ressort n’est pas cassé. Après les élections, en juillet, viendra la mise en œuvre d’une feuille de route radicale et profonde, et là, ce sera le tapis de bombes.»

​​​​​​​ Vous avez bien lu… Mac Macron II a promis une «méthode nouvelle», d’autant qu’il a beaucoup à se faire pardonner après cinq années durant lesquelles il a incarné jusqu’à l’absurde une verticalité du pouvoir aussi inefficace que mortifère, plus «prince» que «président». Seul moyen d’éviter le «tapis de bombes», élire une majorité de gauche les 12 et 19 juin. Au moins, ce serait conforme au souhait des Français, qui espèrent majoritairement que l’élu «ne dispose pas dune majorité»

 

 

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Dates, lieux, enjeux : tout savoir sur les élections législatives

26 Mai 2022, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 25/05/2022 par PCF

 

En juin, les Français sont de nouveau appelés aux urnes. Cette fois-ci à l'occasion des élections législatives qui visent à élire les 577 députés qui siègeront à l’Assemblée nationale.

Les législatives, c’est quand ?

Le premier tour de l’élection aura lieu le dimanche 12 juin, le second tour interviendra dès le dimanche 19 juin, soit une semaine plus tard. Les bureaux de vote seront ouverts à partir de 8 heures et fermeront à 18 heures dans la majorité des villes. Le décret convoquant les électeurs aux urnes laisse néanmoins la possibilité de prolonger l'ouverture des bureaux de vote jusqu'à 20 heures.

Les législatives, pour quoi faire ?

Les élections législatives servent à élire les députés, c'est-à-dire les représentants du peuple qui siègent à l'Assemblée nationale durant 5 ans.
Les 577 députés ont pour mission d’écrire des projets de lois, de les amender et de voter les lois ainsi que de contrôler les actions du gouvernement en place.

Le mode de scrutin

Les députés sont élus dans chaque circonscription au suffrage universel direct, au scrutin majoritaire à deux tours. Au premier tour, il faut recueillir plus de 50% des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal à 25% des inscrits pour être élu. Si aucun candidat ne remplit cette condition, un second tour est organisé. Les deux premiers candidats arrivés en tête au premier tour peuvent s'y présenter, tout comme les suivants à condition d'avoir obtenu un score correspondant à au moins 12,5% des électeurs inscrits. Lors de ce second tour, c'est le candidat qui arrive en tête qui est élu.

Peut-on encore s'inscrire sur les listes électorales ?

Pour pouvoir voter, il faudra nécessairement être inscrit sur les listes électorales. Pour les élections législatives, la date limite d'inscription était fixée au 4 mai en ligne et au 6 mai en mairie. Il n'est donc plus possible de faire la démarche mais il est à noter que dans la plupart des cas, les électeurs sont inscrits d'office sur les listes. C'est notamment le cas pour les jeunes ayant effectué leur recensement citoyen.
Si vous avez un doute, il est toujours possible de vérifier votre inscription.

Comment voter par procuration ?

Comme lors de la présidentielle, il est possible de voter par procuration. Celle-ci peut être faite directement en ligne ou bien au commissariat ou à la gendarmerie, au tribunal judiciaire ou de proximité ou encore au consulat.

Attention toutefois, le jour du vote, le mandataire devra se rendre au bureau de vote du mandant afin de voter à sa place.

 

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Des candidatures pour un groupe communiste renforcé à l'Assemblée

26 Mai 2022, 06:33am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 25/05/2022 par PCF

Les élections législatives auront lieu les 12 et 19 juin prochains. Dans cette perspective, le PCF a fait le choix du rassemblement en contribuant à la création de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale.

L’objectif : se présenter unis dans toutes les circonscriptions, dès le premier tour, afin de se donner toutes les chances de gagner et d’éviter que les Français ne subissent 5 années supplémentaires de politiques libérales.

Ce rassemblement s’est construit sur un programme, présenté la semaine dernière et qui permet de répondre aux préoccupations populaires : l’augmentation des salaires et des pensions, le relèvement du SMIC à 1500 euros net, le retour de la retraite à 60 ans, le blocage des prix des produits de première nécessité. Sur un certain nombre de sujets, des divergences demeurent entre les différentes composantes de la coalition. Elles pourront s’exprimer demain à l’Assemblée nationale à travers le groupe dont disposera chaque formation politique

Dans le cadre de cette alliance, le PCF présentera 50 candidates et candidats, à parité. Parmi eux, 11 sont candidats dans des circonscriptions où le sortant est issu des rangs du PCF.

9 se représentent (Fabien Roussel, Alain Bruneel, André Chassaigne, Stéphane Peu, Elsa Faucillon, Sébastien Jumel, Hubert Wulfranc, Jean-Paul Lecoq, Pierre Dharréville).,

2 passent le relai à de nouveaux candidats : Marie-George Buffet en Seine-Saint-Denis, à Soumya Bourouaha, actuellement députée suppléante, directrice déléguée aux formations professionnelles et technologiques au Lycée Le Corbusier à Aubervilliers. Dans l’Allier, Jean-Paul Dufrègne passe le relai à Yannick Monnet, élu à Moulins depuis 2008, conseiller régional depuis 2020.

En plus de ces 11 circonscriptions, le PCF sera présent dans 39 circonscriptions, dont plusieurs considérées comme gagnables au vu des résultats de la gauche à l’élection présidentielles et de l’implantation locale des candidats acquise grâce à leurs combats locaux  :

Dans le Pas-de-Calais avec Jean-Marc Tellier, Maire d’Avion, dans le Nord avec Patrick Soloch qui affrontera le porte-parole du RN Sébastien Chenu, dans l’Oise avec Loïc Pen, médecin urgentiste, dans l’Aisne avec Aurélien Gall, premier adjoint au Maire de Tergnier et conseiller départemental.

Dans le Cher avec Nicolas Sansu, Maire de Vierzon, dans les Landes avec Jean-Marc Lespade, Maire de Tarnos, dans l’Hérault avec Gabriel Blasco, conseiller départemental de Sète.

Partout, le PCF a fait le choix de candidatures issues du monde du travail et du mouvement social et associatif.

Tout donne à penser que nous pouvons réaliser un résultat intéressant les 12 et 19 juin prochains avec, à la clé, un groupe communiste renforcé à l’issue du second tour.  

Ian Brossat

 

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Programme partagé

26 Mai 2022, 06:28am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 25/05/2022 par PCF

Déclaration des responsables du PCF en charge du « programme partagé » de la Nouvelle union populaire écologique et sociale et du porte-parole du PCF.

 

 

Les 12 et 19 juin prochains, un vent d’espoir peut se lever sur la France. Emmanuel Macron n’a remporté la présidentielle qu’à la faveur de la volonté majoritaire du pays de barrer la route à l’extrême droite.

En se rassemblant pour les législatives, la gauche rend aujourd’hui possible la mise en échec du Président de la République et de son programme de casse sociale, la défaite de très nombreux députés de droite et d’extrême droite. La conquête d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale devient possible pour relayer les attentes du mouvement populaire.

Avec les propositions de « la France des Jours heureux », le PCF et son candidat Fabien Roussel ont travaillé avec l’ensemble des forces de gauche au programme partagé que nous défendrons ensemble. Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité de se doter de moyens financiers et de pouvoirs à la hauteur des objectifs sociaux et écologiques avancés.

D’où la place du travail et de l’emploi au cœur des politiques publiques à déployer, en sécurisant l’emploi et la formation…

D’où l’engagement pour la retraite à 60 ans, en intégrant les périodes d’études et de non travail dans le calcul des années de cotisation nécessaires pour une pension à taux plein.

D’où l’exigence d’une République sociale, laïque, universaliste et démocratique, qui se déploie partout avec des services publics pour toutes et tous…

D’où l’importance accordée à la réappropriation publique et sociale de grandes entreprises concernées, telles EDF et Engie, comme au besoin d’un pôle public financier avec la nationalisation de banques privées pour conduire une politique réellement transformatrice…

D’où l’accent mis sur un nouveau mode de développement, solidaire et écologique, qui suppose un mix énergétique nucléaire/renouvelable, la réindustrialisation de la France et la nationalisation de grands groupes stratégiques, ainsi que de nouveaux pouvoirs d’intervention des citoyens et des salariés sur l’économie…

D’où enfin la demande que la France use de son siège au Conseil de sécurité pour faire naître des coopérations solidaires entre les peuples et prévaloir le droit international et la paix, en Europe autant qu’en Palestine ou au Sahara occidental, et dans la levée du blocus de Cuba…

Certains de ces points figurent parmi nos objectifs communs, d’autres resteront à débattre entre les groupes de gauche au sein de la prochaine Assemblée. Le plus important est que nos compatriotes puissent voir leurs vies changer dès l’été, et qu’avec les mobilisations populaires la colère se transforme en une force puissante de changement.

Ian Brossat, Léon Deffontaines, Marie-Jeanne Gobert, Christian Picquet, Évelyne Ternant

Paris, le 19 mai 2022

 

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