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paix

PAIX en UKRAINE; Liberté en RUSSIE

14 Mai 2022, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

CGT  PUBLIÉ LE 13 MAI 2022

 

 

Depuis le jeudi 24 février à 5h30 du matin, Vladimir Poutine a ordonné à ses armées une invasion de l’Ukraine, que les peuples russes comme ukrainiens, dans leur immense majorité, n’imaginaient pas possible, ni ne voulaient d’aucune manière.

Le risque de déclenchement d’une guerre mondiale est réel. Il nous commande de prendre le temps de l’analyse et de transmettre aux organisations les éléments que la confédération réunit depuis le déclenchement du conflit. Il nous commande aussi le calme, la retenue, la décence, le respect et l’humilité dans le commentaire que nous faisons de la situation.

Dans une telle situation, la solidarité de la CGT va d’abord en direction des populations civiles victimes de la guerre en Ukraine.

La condamnation de la CGT doit quant à elle frapper avant tout l’agresseur, en l’espèce Vladimir Poutine, qui assume devant l’histoire la responsabilité d’avoir réinvité la guerre à grande échelle et la mort sur le continent européen, après les conflits de Tchétchénie, de Yougoslavie et de Géorgie.

Notre camp, est celui de la paix. Mais pour retrouver la paix, il faut avec certitude que la liberté trouve enfin son chemin en Russie.

Notre pacifisme, celui qui plonge ses racines dans la conférence de Zimmerwald en 1915, réactualisé par le refus du « campisme », revient à rejeter ce jeu des alliances qui entrainent les peuples dans les conflits mondiaux au profit des bourgeoisies ou des aristocraties qui les gouvernent. Mais notre pacifisme sait faire la différence en fonction de la nature des dangers d’escalade encourus et des impératifs liés à la résistance des peuples pour défendre leur droit à l’auto-détermination.

De la Commune de Paris à la guerre du Vietnam en passant par la guerre d’Espagne ou la résistance, notre histoire est aussi celle d’un soutien aux peuples en lutte pour la défense de leurs droits et libertés face à l’oppression ou à l’agression.

Pour rendre le propos de cette note aux organisations plus vivant et intelligible sur une situation complexe et en évolution constante, le choix fait est celui d’une série de douze questions auxquelles elle apporte des réponses aussi claires et précises que possibles.

1-Slogan porté et communiqué par un camarade syndicaliste russe de la KTR, lors des manifestations pacifistes sauvages actuellement interdites en Russie par le régime de Poutine.

Première question : où en est-on de la situation militaire sur le terrain ?

Deuxième question : où en est-on de la situation sur le plan diplomatique ?

Troisième question : Poutine est-il responsable de cette situation ?

Quatrième question : l’OTAN porte-t-elle une part de responsabilité dans l’escalade ?

Cinquième question : que faut-il penser de l’emploi des termes « opération de denazification » de l’Ukraine ?

Sixième question : Que pensent et disent les syndicats ukrainiens et la population ukrainienne en général ?

Septième question : Que pensent et disent les syndicats russes et la population russe en général ?

Huitième question : Que pensent et disent les autres syndicats et les internationales ?

Neuvième question : Quel accueil pour les réfugiés venant d’Ukraine ?

Dixième question : Faut-il intensifier les sanctions à l’égard de la Russie ? Quelles peuvent en être les conséquences économiques pour l’Europe ?

Onzième question : Comment la CGT peut-elle agir ?

Douzième question : Que faut-il espérer ?

 

  

 

 

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Paix et justice sociale: des objectifs indissociables.

6 Mai 2022, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

CGT PUBLIÉ LE 6 MAI 2022

 

 

Le 26 avril 1937, en pleine guerre d’Espagne, la ville basque espagnole de Guernica était bombardée par les avions de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste. Le 1er septembre 1939, après avoir annexé l’Autriche puis les territoires pris à la Tchécoslovaquie, l’Allemagne agresse militairement la Pologne, provoquant l’entrée en guerre du Royaume-Uni et de la France.

Les exemples historiques le montrent bien : les premières victimes des guerres et des situations de pauvreté qu’elles engendrent sont toujours les travailleurs.

Alors que ce 8 mai nous célébrons le 77e anniversaire de la victoire des Alliés qui met fin à la seconde guerre mondiale, l’Ukraine se bat contre l’invasion russe depuis plus de deux mois : plusieurs villes bombardées, des morts innombrables, des populations déplacées par millions, et un pays détruit par la folie de la guerre. 

Dans un pays à feu et à sang, préoccupé par la défense de sa population et de ses frontières, l’économie s’écroule et le pays s’enfonce dans la misère.

Pour la CGT, le maintien durable de la paix est un impératif non négociable.

Paix et progrès social sont indissociables. Au-delà de l’absence de guerre, la paix c’est aussi des rapports humains fondés sur la libre coopération de tous pour le bien commun.

Le droit à la paix, à la sécurité́ et à la liberté́ de circulation de tout être humain et des populations doit constituer une obligation fondamentale des États et des institutions internationales.

La lutte contre le capitalisme mondialisé participe du droit à la paix.

L’accès aux ressources naturelles, la souveraineté basée sur les besoins sociaux, l’égalité sont des éléments constitutifs de la recherche et du maintien de celle-ci.

À tous les niveaux de cette lutte l’intervention syndicale, nourrie d’un dialogue national et international entre toutes les organisations syndicales, est indispensable.

La CGT réitère son opposition aux armes de destruction massive, au commerce des armes et des munitions, qui participe à la déstabilisation de régions entières, au surarmement et à l’insécurité́.  

Elle rappelle l’importance du droit international, trop souvent bafoué.

L’ONU joue un rôle essentiel dans la prévention des conflits, et la CGT demande à la France de porter le projet d’une réforme du Conseil de sécurité, sans droit de veto, et élargi à l’Afrique, l’Asie, l’Amérique latine.

Opposée à la logique des alliances militaires, elle demande à la France de se retirer de l’Otan, bras armé du capitalisme occidental, et de s’investir dans des coopérations internationales et des politiques de développement économique et social au service des populations. 

 

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Les armes ne feront jamais cesser le feu !

5 Mai 2022, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 04/05/2022 par PCF

La guerre qui engage la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 60 jours atteint un nouveau stade, faisant peser le risque de voir éclater un conflit mondial. A l’initiative des Etats-Unis, une quarantaine de pays, dont la France et l’Allemagne, se sont accordés le 26 avril dernier sur l'envoi d’armes lourdes à l’armée ukrainienne.

 

Cette action coordonnée vers l’armement montre une inscription dans la durée de la guerre et l’incapacité à trouver une issue pacifique au conflit. Pire, elle fait peser le risque d’une troisième guerre mondiale : pour la Russie cet envoi d'armes s’apparente à une déclaration de guerre des pays de l’OTAN.

La Russie a d’ailleurs confirmé ce vendredi l’envoie de deux missiles sur Kiev, la capitale ukrainienne, dans l’objectif de détruire des centrales électriques et les ateliers de l’entreprise spatiale Alstom. Ces faits ce sont produits pendant la visite du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Nous condamnons fermement la Russie et les frappes de missiles envoyées sur Kiev.

Nous dénonçons la participation de la France dans l’envoi d’armes : les armes ne font pas cesser le feu.

Plutôt que de participer à la course à l’armement, la France doit travailler à obtenir un cessez-le-feu immédiat, le retrait des troupes russes et l’ouverture des négociations pour la paix sous l’égide de l’ONU.

La France doit être extrêmement ferme sur ce plan et mettre tout en œuvre pour préparer la paix. Le pays doit travailler dans un cadre multilatéral avec les Nations-Unies à un nouveau traité de sécurité collective en Europe, incluant les Etats européens, dont la Russie. La France doit travailler à bloquer les actifs des oligarques russes et à stopper tout business dans les paradis fiscaux afin d’obtenir un cessez-le-feu.

Jeanne Péchon, secrétaire nationale de l’UEC.

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Stopper la guerre en Ukraine ! La paix partout, pour tous, toujours

24 Mars 2022, 08:44am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/03/2022 par PCF

– Déclaration du conseil national du PCF

Le 24 février 2022, le chef de l’État de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, ordonnait le lancement d’une invasion militaire contre l’Ukraine, au prétexte d’une « dénazification » du pays et de la « protection » des populations russophones. Cette guerre est une calamité pour le peuple ukrainien, l’Europe et le monde entier.

Le Parti communiste français (PCF) a condamné avec force dès le 24 février l’agression militaire russe contre l’Ukraine. Le PCF réaffirme sa pleine solidarité avec le peuple ukrainien, avec tou·te·s les réfugié·e·s, avec les forces démocratiques, de gauche et de paix en Ukraine.

En violant l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine, Vladimir Poutine porte l’entière responsabilité du déclenchement de cette guerre.

À cette heure, plus de 3 millions de personnes ont fui l’Ukraine, le bilan humain en victimes civiles et militaires est déjà lourd. Des hôpitaux pédiatriques et généraux ont été bombardés par l’armée russe, ce qui constitue des crimes de guerre. Les populations demeurées sur place sont en outre menacées de famine à courte échéance.

L’invasion russe du 24 février – au mépris absolu du droit international – est injustifiable sur le plan politique et inadmissible sur le plan moral. En infligeant au peuple ukrainien de telles souffrances, Vladimir Poutine a sciemment placé son pays, la Russie, au ban de la légalité internationale. C’est une double atteinte inacceptable au droit et aux conventions internationales ainsi qu’au cadre multilatéral des relations internationales.

Le chef de l’État de la Fédération de Russie s’est notamment référé à la non-application des Accords de Minsk 2 par le gouvernement du président Volodymir Zelenski pour lancer l’agression militaire contre l’Ukraine, alors que la guerre sur tout le territoire ukrainien ne peut qu’aggraver celle pour laquelle, depuis 2014 au Donbass, les populations, russophones comme ukrainophones, ont déjà payé un trop lourd tribut, avec près de 15 000 morts (dont un tiers de civils) et l’exil de 1,5 million d’Ukrainien-ne-s.

Il ne s’agit en aucun cas d’une « guerre de civilisation ». Les causes de cette guerre entre deux pays de type capitaliste périphérique sont d’ordre géopolitique et stratégique, même si elles puisent aussi dans les contradictions du régime capitaliste russe, à la fois dépendant des marchés énergétiques mondiaux et recherchant de plus en plus l’autosuffisance.

Si le chef de l’État russe maintient encore ses buts de guerre dans un certain flou, son projet géostratégique hyper-nationaliste « grand russien » ne peut plus, depuis son discours du 21 février, faire de doute pour quiconque. Ce projet porte en lui la haine et la domination ; c’est là une régression historique et politique. La dislocation de l’URSS en 1991 s’est accompagnée, en Russie comme en Ukraine, d’une violente restauration capitaliste favorisant l’essor des nationalismes et des extrêmes droites russes et ukrainiennes.

Solidarité, cessez-le-feu et solution politique

L’urgence absolue est de stopper la guerre par tous les moyens politiques possibles et d’ouvrir sur-le-champ des négociations sous égide des Nations unies (ONU).

Dans l’immédiat, la protection du peuple ukrainien, l’accueil de tou·te·s les réfugié·e·s et l’assistance sur place aux populations meurtries doivent mobiliser l’ensemble des forces de paix.

Non à l’escalade ! Ceux qui, en France, plaident pour une entrée en guerre de l’Otan, notamment par la mise en place d’une « no fly zone » – qui est, en droit militaire, un acte de guerre et non une mesure de protection des populations –, poussent notre pays et l’Union européenne à s’inscrire dans une escalade militaire dont personne ne saurait garantir l’issue. Le peuple ukrainien en serait la première victime.

En outre, la pression exercée par les États-Unis pour des livraisons d’armements lourds en Ukraine en guerre par des pays, membres ou non de l’Otan, fait courir un sérieux risque de surenchère belliciste et d’extension régionale de la guerre dont nul ne sortirait « vainqueur ».

Ce risque d’autant plus élevé pour le monde entier qu’il recouvre une dimension nucléaire dont le régime russe comme certains dirigeants occidentaux ont laissé entendre qu’ils n’en excluraient pas l’emploi.

Seule l’action politique est à même de stopper les combats et d’ouvrir des négociations.

Les sanctions économiques prises par l’UE et les pays occidentaux doivent être suffisamment fortes pour tordre le bras du pouvoir politique russe et de ses soutiens économiques et financiers, et contraindre Vladimir Poutine à un cessez-le-feu sans condition et des négociations de paix. Les sanctions ne doivent pas viser le peuple russe sans distinction et renforcer par là-même la propagande de V. Poutine qui lui a imposé cette guerre et qui le réprime avec férocité.

Un mouvement contre la guerre et contre la dictature de V. Poutine se lève avec courage en Russie ; c’est ce mouvement qui rassemble progressistes et démocrates, où les féministes russes jouent un rôle original, que nous devons soutenir de toutes nos forces. C’est la mobilisation du peuple russe pour la paix et la démocratie que Vladimir Poutine craint le plus, car seul ce mouvement peut mettre un terme à son règne et ouvrir la voie à un régime démocratique.

Nous ne voulons ni de la guerre, ni d’une économie de guerre

Dans l’immédiat aussi, il est impératif qu’une action politique déterminée et coordonnée au plan européen comme international s’attaque aux spéculateurs qui profitent de la guerre pour faire flamber les prix des matières premières, du blé, du pétrole et du gaz avant même que les sanctions économiques contre la Russie ne produisent leur effet. La spéculation financière doit être interdite et sanctionnée pénalement.

D’ici peu, l’impact de la guerre et des sanctions sur les conditions de vie et de travail des Français·e·s, des Européen·ne·s et de tous les peuples du monde va venir approfondir les actuelles difficultés sociales et économiques déjà graves. Des pays entiers, du Moyen-Orient à l’Afrique, dépendants du blé ukrainien et russe, sont sur le point de voir se multiplier des émeutes de la faim.

Il faut – « quoi qu’il en coûte » aux marchés financiers – prévenir à tout prix cet impact et coordonner, au plan international avec l’ONU et ses agences comme la FAO et le PAM ainsi que la BRI et le FMI, la mobilisation des stocks alimentaires et l’approvisionnement en matières premières des peuples menacés à présent de famine.

La France doit faire prévaloir l’exigence de sécurité humaine collective, telle que définie par le PNUD, et agir pour la tenue sans délai d’une conférence extraordinaire internationale, sous égide de l’ONU, pour le blocage des prix des céréales et au développement d’un mix énergétique pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.

C’est dès maintenant que doit être mis en place, comme le propose Fabien Roussel, un Fonds européen démocratique, un « fonds de résilience pour la paix », développant les services publics, garantissant la sécurisation des emplois et remplissant l’objectif de transition écologique.

Un processus politique et pacifique négocié de la guerre en Ukraine et du conflit séparatiste dans le Donbass devra, dans la foulée, déboucher sur la tenue d’une conférence extraordinaire pour une sécurité collective pan-européenne, sous égide des instances multilatérales, ouverte à tous les pays d’Europe, y compris la Russie et l’Ukraine évidemment.

Pour un nouvel ordre international

Les logiques d’alliances opportunistes telles que les met en œuvre l’Otan sont incapables de relever ce défi, au contraire elle les alimente. En cherchant à s’élargir à l’Est jusqu’aux frontières de la Russie, l’Otan a encouragé une logique de surarmement et une logique de blocs antagonistes en Europe. L’Otan a activement nourri la montée des tensions en Ukraine depuis 2014. Elle a poussé le gouvernement ukrainien, à ses risques et périls comme le montre la guerre aujourd’hui, à retarder sine die la mise en œuvre les accords de Minsk 2. Dans la même période, l’Otan a contribué au surarmement et a élevé à 2 000 milliards de dollars le niveau des dépenses militaires annuelles au plan mondial ; elle a ravivé la compétition pour la détention de l’arme nucléaire.

La guerre en Ukraine est un échec diplomatique et politique collectif qui devra conduire l’ensemble des pays européens à élaborer de concert un cadre commun de coopération et de sécurité collective pan-européen.

Dans un monde interdépendant, la sécurité de chacun dépend de la sécurité de tous.

L’indépendance stratégique de la France, comme celle des pays membres de l’Union européenne, ne peut plus s’inscrire dans un système qui les font dépendre d’une alliance, l’Otan, dont ils ne maîtrisent ni la direction ni les objectifs stratégiques. Les prétentions hégémoniques – économique, monétaire, politique et culturelle – des États-Unis et cet ordre mondial chaotique régi par les logiques de puissances et de « blocs antagonistes » précipitent des peuples entiers dans la pauvreté et l’humiliation, les jettent les uns contre les autres.

L’indépendance stratégique de la France, comme celle des pays membres de l’Union européenne, doit être définie et maîtrisée par eux dans le cadre de coopérations et de partenariats dont le premier but doit être la préservation de la paix et la sécurité collective en Europe comme au plan international. Ce serait poser les jalons d’un nouvel ordre international, fondé sur la sécurité humaine collective – la paix, la justice, la solidarité et la coopération entre les peuples –, et auxquels tous aspirent.

Un large mouvement populaire pour la paix et la solidarité internationale des peuples et des travailleurs

Le PCF participe et appelle à participer à toutes les initiatives pour la paix et la solidarité lancées par les organisations onusiennes, intersyndicales et les ONG mobilisées, depuis le 24 février, pour porter assistance aux populations ukrainiennes. Le PCF apporte tout son soutien au peuple ukrainien, à tou·te s les réfugié·e·s et victimes de la guerre, et aux militant·e·s de gauche arrêtés et emprisonnés en Ukraine.

Le PCF dénonce avec force les appels au « tri » des réfugié·e·s et réaffirme que la France, comme tous les pays membres de l’UE, se doit de respecter à la lettre le droit international et les principes de la Convention universelle des droits humains, la Charte des Nations unies et les conventions internationales, et d’accueillir dignement migrant·e·s et réfugié·e·s sans aucune discrimination.

Le PCF, engagé dans la solidarité concrète avec les populations ukrainiennes en détresse, continuera de mettre les locaux de ses sections et fédérations à la disposition des actions de solidarité et collectes de dons. Les maires et les élu·e·s communistes sont mobilisé·e·s pour créer les conditions de cet indispensable accueil.

Le PCF condamne la répression dont sont victimes les partisan·e·s de la paix en Russie et appelle à soutenir les femmes et hommes de culture, les intellectuel·le·s, les responsables politiques et syndicaux, les féministes qui se sont levé·e·s avec courage depuis le 24 févier. Le PCF se tient aux côtés des mères de famille russes, endeuillées par la perte de leurs enfants mobilisés dans l’armée. Le PCF s’oppose avec force, en France, aux diatribes et violences russophobes qui distillent la haine entre les peuples.

Le PCF appelle toutes les forces en France, en Europe, sur tous les continents, partageant l’objectif de bâtir un monde de sécurité collective, de sécurité humaine et de coopération, de fraternité entre les peuples et de solidarité, à se rassembler, s’unir et agir ensemble. Toutes les forces attachées aux principes intangibles de la primauté du droit international et de la Charte des Nations unies, aux principes inaliénables des droits humains, sociaux et politiques fondamentaux, tels que définis dans la Charte universelle des droits humains de 1948, peuvent faire prévaloir la voix d’un nouvel ordre international.

À l’heure où les pandémies et la crise climatique et écologique – qui se jouent des frontières –, où les insupportables inégalités sociales et économiques mondiales plongent des dizaines de millions d’êtres humains dans la famine, la misère, la désolation et les conflits, l’humanité dans son ensemble court à sa perte si elle ne se donne pas les moyens de relever ces défis au plan mondial et de faire prévaloir des relations internationales pacifiques et mutuellement avantageuses.

Le PCF, engagé depuis sa création dans cette perspective d’émancipation humaine et de transformation sociale profonde, entend mettre toute son énergie à la construction d’un large et puissant mouvement pour la paix et la sécurité collective européenne et internationale.

Ouvrons enfin le chemin de la « grande paix humaine ». Le PCF appelle toutes les forces individuelles comme collectives disponibles et partageant cet objectif à se rassembler et agir ensemble ; il n’est pas trop tard :

Le PCF continuera de prendre toutes les initiatives possibles, au plan national, européen et international, pour un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et l’ouverture de négociations sous égide de l’Onu et de participer à toutes les mobilisations portant cet objectif et la solidarité avec les victimes de la guerre ;

Le PCF appelle à participer en nombre au contre-sommet de l’Otan, en juin à Madrid, initié par les gauches européennes, pour porter ensemble l’exigence d’un nouveau cadre commun, pan-européen, de coopération et de sécurité collective en Europe.

Pour contribuer à plus longue échéance à la construction d’un large et puissant mouvement pour la paix, le PCF s’engage dès aujourd’hui dans la préparation d’une mobilisation de masse, le 21 septembre 2022, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, initiée par l’Onu.

Paris, le 19 mars 2022

 

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Ukraine : Non à la guerre, la France doit porter urgemment une offre de paix (PCF - Fabien Roussel)

24 Février 2022, 17:44pm

Publié par PCF Villepinte

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dans la nuit le début d'une "opération militaire" russe en Ukraine. Le PCF condamne cette grave décision dont les conséquences peuvent être incontrôlables.

V. Poutine prend ainsi la responsabilité du déclenchement de la guerre et de l'embrasement de l’ensemble de la région. L'Ukraine vient de décréter la loi martiale. C'est un échec pour tous car la sécurité de l’Europe, de l’Ukraine et de la Russie sont indissociables.

Le président russe s'enfonce dans l'ultranationalisme et avec son gouvernement et ses soutiens, il porte la responsabilité militaire -- au mépris absolu des instances multilatérales et du droit international -- de cette guerre.

La responsabilité collective revient aussi à tous ceux, à commencer par l'OTAN, qui ont nourri le feu de la confrontation, refusé de laisser l'Ukraine à l'écart d'une entrée discutable dans l'Alliance et distillé à leur tour le poison de l'ultranationalisme, des haines et désirs de vengeance.

Ce désastre pouvait être évité. L'histoire jugera ; dans l'immédiat, il est indispensable de protéger les populations civiles des deux côtés de la ligne de front.

Le PCF s’inquiète du terreau que cette guerre offre dans la société ukrainienne aux milices d’extrême-droite et à leur influence sur le gouvernement ukrainien, de même qu'à la cristallisation nationaliste en Russie et, inversement, russophobe dans plusieurs pays européens.

La France ne peut pas prendre part à ce conflit, ni directement, ni indirectement par l'intermédiaire de livraisons d'armes.

La France trouvera des appuis en Europe et dans le monde pour engager sans délai, sous égide de l'ONU, une initiative paneuropéenne extraordinaire, en toute indépendance de l’OTAN et des États-Unis, pour remettre toutes les parties autour de la table de négociations.


Il est nécessaire de porter fermement l’offre d’une conférence européenne de coopération et de sécurité collective incluant la Russie, pour parvenir à un règlement politique du conflit sur la base du contenu des Accords de Minsk et des principes de sécurité collective.

Le PCF est solidaire de toutes les forces de paix, en Ukraine, en Russie et en Europe qui se lèvent contre la guerre. Le PCF prendra toute sa place dans les initiatives pour la paix qui pourront être prises dans les prochains jours.

Parti communiste français
 

 

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Europe orientale : Pour aller à l’encontre des somnambules et des va-t-en-guerre la France doit prendre l’initiative d’une conférence de sécurité collective

16 Février 2022, 11:05am

Publié par PCF Villepinte

L’escalade militaire et les surenchères verbales et diplomatiques en Europe orientale sont extrêmement dangereuses. Notre continent est assis sur un baril de poudre.

La concentration militaire extrême, en Ukraine, en mer Noire, voire dans le Pacifique, accentue l’instabilité et la volatilité de la situation qui peut dégénérer d’une manière incontrôlée au moindre incident, ou à la moindre provocation, d’où qu’elle vienne.

À l’image de ce qui s’est produit ce samedi 12 février, lorsque la Russie a accusé un sous-marin américain d’avoir pénétré, aux îles Kouriles, dans l’espace maritime russe. Dans le même temps, selon les données du ministère de la Défense russe, 30 navires russes de la flotte de la mer Noire ont pris la mer. Le renforcement annoncé ces derniers jours de la présence militaire de l’Otan en Pologne et en Roumanie aggrave les risques.

En utilisant la théâtralisation et l’exacerbation de la tension, les États-Unis évacuent la majeure partie de leur personnel diplomatique à Kiev et brûlent des documents confidentiels. L’annonce de la tenue à Kiev de la prochaine session de l’assemblée parlementaire de l’Otan est une véritable provocation.
Oui, les risques de guerre existent, et son déclencheur peut provenir de n’importe où.

Comment en est-on arrivé là ?

L’Otan porte la responsabilité historique, structurelle et principale des tensions et des risques de guerre. Les États-Unis ont en effet fait le choix de son extension en Europe de l’Est, en 1999 et 2004, commençant dès 2010 à déployer le « bouclier antimissile » dans cette région. La chronologie est importante. L’extension de l’Otan à l’Est s’est faite bien avant l’annexion de la Crimée. Plus que jamais, cette alliance militaire, c’est la guerre.

L’autre aspect de cette responsabilité historique concerne cette fois-ci l’Ukraine. Comment réagiraient les États-Unis si les Russes déployaient des missiles anti-char ou des forces spéciales au Canada et au Mexique ? Par ailleurs, les « garants » des Accords de Minsk, à savoir la France et l’Allemagne, ont depuis 2014 laissé pourrir la situation dans le Donbass, faute de vouloir faire pression sur les gouvernements successifs en place à Kiev pour qu’ils mettent en application la dimension politique de leur contenu, à savoir l’instauration d’un statut spécial pour les régions orientales et l’amnistie. Depuis 2019 et la dernière rencontre de haut niveau du « format Normandie » à Paris, il ne s’est rien passé. La crise importante du printemps 2021 n’a pas davantage fait bouger les Occidentaux.

Bien évidemment, les couloirs du pouvoir en Russie ont eux aussi leurs nationalistes et leurs militaristes. La politique de l’Otan, et les sanctions, inutiles, prises en 2014, n’ont fait que les renforcer. Le régime actuellement en place à Moscou, issu lui-même du coup d’État de 1993, à l’époque avec la bénédiction des Occidentaux, est clérical, autoritaire et ultra-libéral. Pourtant, face à un pays dont la doctrine n’a rien à voir avec l’Union soviétique, mais replonge dans le souvenir du tsar Alexandre III qui disait que « la Russie n'a que deux alliés : son armée et sa flotte », et dont l’économie rentière dépend des cours mondiaux des hydrocarbures, la responsabilité première des tensions penche clairement du côté d’une alliance militaire qui possède à elle seule plus de la moitié des capacités guerrières mondiales.

Emmanuel Macron dit vouloir poursuivre le « dialogue » avec Moscou. Sa visite à Moscou, suivie d’un passage à Kiev, fut une initiative bienvenue. Mais son action trouve rapidement ses limites, car elle est indissociablement liée à l’Otan. L’envoi de troupes françaises en Roumanie, annoncé par Emmanuel Macron, ainsi que la présence d’unités militaires en Estonie dans le cadre des bataillons multinationaux de l’Otan, ne vont clairement pas dans le sens de la désescalade. Un tel positionnement compromet sérieusement le rôle que la France peut et doit jouer pour la paix et la sécurité collective.

Si la poursuite des discussions est bien évidemment une bonne nouvelle, elle est cependant insuffisante pour casser l’engrenage guerrier. La France, qui préside le conseil de l’Union européenne, et qui est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, doit utiliser ses marges de manœuvre pour agir en toute souveraineté.

La France peut et doit prendre des initiatives immédiates :

• Notre pays doit exiger d’être réellement partie prenante des discussions, alors que les Européens en sont pratiquement écartés, en suspendant immédiatement la participation de la France aux opérations conjointes avec les États-Unis en Europe.

• Il doit se dégager de la tutelle de l’Otan en prenant, en toute indépendance, l’initiative de proposer l’organisation, sous l’égide de l’ONU, d’une conférence de paix et de sécurité collective afin de négocier un règlement politique général des sources de tensions, qu’elles soient territoriales, militaires, énergétiques, politiques, informationnelles. L’ambition doit être d’aboutir à un traité de paix, de coopération et de sécurité collective en Europe, incluant la Russie. Ce qui a été possible en pleine Guerre froide, avec la conférence d’Helsinki, est encore plus nécessaire aujourd’hui. En cas de désaccords persistants, le dernier mot devra revenir aux peuples en application du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

• Le déploiement des troupes françaises en Roumanie doit être stoppé et nos forces stationnées en Estonie doivent être rappelées.

• Il revient à la France de s’opposer à toute nouvelle extension de l’Otan et à l’envoi de matériel militaire dans la région. Rappelons que la France et l’Allemagne se sont opposées à l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan lors du sommet de Bucarest de 2008.

• Il lui incombe aussi d’agir, dans le cadre du format « Normandie », pour l’application totale des Accords de Minsk par toutes les parties, afin de mettre fin à la guerre civile en Ukraine. Cela implique que le gouvernement ukrainien engage le processus de décentralisation du pays.

• Les représentants de la France doivent s’opposer aux sanctions contre la Russie et la Biélorussie, qui sont totalement contre-productives.

• Le processus de sortie du commandement militaire intégré de l’Otan, que la France a rejoint sous Nicolas Sarkozy, doit être sans délai engagé, dans la perspective de la sortie pure et simple et de la dissolution de l’Otan.

Contre la logique de blocs défendue par l’Otan, et les menaces qu’elle fait peser sur l’Europe et le monde, il est indispensable d’avancer vers un nouvel espace commun de sécurité collective en Europe, incluant la Russie, favorisant une approche globale des questions de sécurité, dans ses dimensions géopolitiques, environnementales, démocratiques, sociales, économiques et commerciales. La sécurité collective repose sur un principe clé : l’indivisibilité de la sécurité. Ce sont des initiatives politiques et diplomatiques qui s’inscrivent dans cette logique qu’il convient, urgemment, de prendre.

La sécurité de l’Europe dépend de la sécurité de la Russie. Aucune grande décision sur la sécurité collective en Europe ne s’est prise sans la Russie, et encore moins contre la Russie, que ce soit la conférence d’Helsinki de 1975, ou le sommet de l’OSCE de Paris en 1990.

Minuit moins cinq n’est pas encore minuit.

Vincent Boulet
responsable des Questions européennes
membre de la Commission des relations internationales du PCF

 

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Il y a urgence à casser l’engrenage guerrier de l’OTAN

26 Janvier 2022, 09:09am

Publié par PCF Villepinte

Il y a urgence à casser l’engrenage guerrier de l’OTAN

Lundi 24 janvier, l’OTAN publie une déclaration mensongère dans laquelle l’Alliance atlantique prétend qu’elle ne poursuit qu’un but défensif et qu’aucune présence militaire n’était déployée à l’Est du continent avant 2014. Cela ne correspond pas à la réalité.

 

On pourra rappeler qu’en dépit des promesses répétées faites à la Russie dans les années 1990 que l’OTAN ne s’étendra pas au-delà de l’Allemagne, et malgré le fait que le très conciliant Boris Eltsine siégeât alors au Kremlin, l’Alliance a commencé son extension vers l’Est dès 1999. Par ailleurs, les premières installations du bouclier anti-missiles furent décidées au sommet de l’OTAN tenu à Lisbonne en 2010.

out cela illustre le fait que la principale menace sur la paix et le principal fauteur de guerre sur le continent est l’OTAN. L’OTAN, c’est la guerre.

La politique de tensions entretenue par l’Alliance, les États-Unis et la Grande-Bretagne, et soutenue par les gouvernements baltes et polonais, est d’une très grande gravité. Ces derniers jours, les annonces se sont accumulées : livraison de missiles anti-chars à l’Ukraine par les États-Unis, livraison de matériel pour la marine de guerre ukrainienne par la Grande-Bretagne d’une valeur de 1,7 milliard de livres sterling, annonce par Emmanuel Macron d’un déploiement militaire français en Roumanie, en appui du millier de soldats américains déjà présents dans le pays, mise à disposition de 8 500 soldats américains… Que dire également des tentatives en cours en Suède et en Finlande de lancer ces pays neutres dans la voie de l’intégration à l’OTAN ?

S’il est évidemment positif que les discussions politiques se poursuivent dans des cadres divers, la fébrilité diplomatique actuelle montre son impuissance à sortir des logiques guerrières.

Dans son discours devant les parlementaires européens, le 19 janvier dernier, Emmanuel Macron a fait part de sa volonté de « maintenir le dialogue » avec la Russie. Un communiqué de l’Élysée du 24 janvier souligne la nécessité de trouver un « chemin de désescalade ». Encore faut-il fonder de telles intentions sur une proposition diplomatique et politique concrète. Or, les actions du président français vont à l’encontre d’un tel objectif. Son idée de négocier d’abord entre Européens, avant de négocier dans le cadre de l’OTAN, pour faire une proposition à la Russie est le meilleur moyen de n’aboutir à rien.

Il y a urgence à faire une offre politique. La France peut et doit en prendre l’initiative. Elle ne peut évidemment pas se faire dans le cadre de l’OTAN. Il est hautement improbable qu’elle puisse se faire dans celui de l’UE.

Cette action politique doit couvrir plusieurs aspects :

  • Geler tout déploiement militaire supplémentaire et rappeler les militaires français déployés en Estonie.
     
  • Réaffirmer la position prise par la France lors du sommet de Bucarest de 2008 qu’elle s’opposera à une extension de l’OTAN à l’Ukraine et à la Géorgie.
     
  • Utiliser le cadre du format Normandie de suivi de l’application des Accords de Minsk sur le Donbass. Pour cela, l’Ukraine doit respecter ses engagements internationaux, pris lors de la dernière réunion de ce type en 2019, de démilitariser la ligne de front et de lancer un processus de décentralisation du pays.
     
  • D’une manière globale, appeler à la réunion d’une conférence de paix et de sécurité collective en Europe, incluant la Russie et les États voisins, afin de mettre l’ensemble des sujets sur la table : militaires, énergétiques, informationnels, territoriaux, désarmement… Ce qui était possible en pleine guerre froide avec la conférence d’Helsinki est encore plus nécessaire aujourd’hui.

Comme le souligne Fabien Roussel, la France doit sortir de l’OTAN, ce reliquat belliciste de la guerre froide, pour s’engager dans la construction d’un espace commun de paix, de coopération et de sécurité collective. Comme ce fut le cas déjà à Helsinki, la question de la sécurité collective ne comprend pas uniquement les questions militaires, mais inclut aussi les questions environnementales, scientifiques, et démocratiques. Le PCF a une position et des propositions fortes à faire valoir sur cette question dans le cadre de la campagne électorale.

Vincent Boulet
membre de la Commission des relations internationales du PCF
responsable des questions européennes

 

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La France doit participer à la première réunion du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

25 Janvier 2022, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

La France doit participer à la première réunion du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

Tribune collective à l'initiative d'ICAN, branche française de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (prix Nobel de la paix 2017).

 

Ce 22 janvier 2022, marque le premier anniversaire de l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Une norme juridique internationale qui renforce la sécurité collective en engageant le processus de désarmement nucléaire.

Malgré sa mise en œuvre dans le cadre des Nations unies (ONU), son adoption par une écrasante majorité des États, la France manifeste une opposition ferme à ce processus multilatéral. Ce refus est en décalage complet avec les propos du président Macron : « la France prendra ses responsabilités en particulier en matière de désarmement nucléaire ».

Notre campagne ICAN France appelle, par une pétition (http://icanfrance.org/petition/), à ce que le France cesse son double langage en participant, en qualité d’observateur, à la première réunion du TIAN qui se tiendra à l’Office des Nations unies à Vienne, du 22 au 24 mars 2022.

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, qui complète d’autres traités notamment le Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP), rend illégales les armes nucléaires et la politique de dissuasion. La communauté internationale dispose donc, enfin, d’un instrument juridique pour à la fois engager concrètement le désarmement nucléaire, assurer notre sécurité collective, protéger notre environnement des conséquences humanitaires catastrophiques de toute utilisation d’armes nucléaires et rendre impossible la guerre nucléaire.

Ce sont ces éléments et leur mise en œuvre concrète qui seront discutés au cours de la première réunion du TIAN. D’ores et déjà la soixantaine d’États parties — dont l’Autriche, l’Irlande et Malte, membres de l’Union européenne, et le Liechtenstein, Saint-Marin et le Vatican —, les États signataires, ainsi que des organisations internationales (comme le Comité international de la Croix-Rouge) ont annoncé leur participation.

De plus, comme il est inscrit dans le traité, les réunions sont ouvertes aux États non parties en qualité d’observateur leur assurant ainsi une possibilité de présence ; ce qui est la preuve d’une volonté d’inclusivité et d’échange avec toutes les parties.

À ce titre, de nombreux États européens ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils seront présents. Nous pouvons les classer en trois catégories :

  • les partisans du traité, mais dont l’adhésion prend du temps pour des raisons de débat politique interne (Suisse, Suède) ;
  • les opposants au traité, mais dont la coalition de gouvernement ne veut pas ignorer cette conférence : la Finlande, la Norvège (malgré son appartenance à l’OTAN), l’Allemagne (bien qu’hébergeant l’arme nucléaire sur son territoire dans le cadre de l’OTAN) ;
  • enfin, nous avons des États (Belgique, Danemark, Japon, Pays-Bas) pour lesquels la question de leur présence est encore en discussion interne.

Depuis que des États ont décidé (en 2013) de faire avancer la connaissance sur le danger des armes nucléaires, puis de lancer (en 2017), au sein de l’ONU, un processus de négociation pour créer un instrument juridiquement contraignant contre les armes nucléaires, la France n’a eu qu’une seule attitude : la chaise vide.

Une absence dérogeant totalement à la doctrine d’un État qui ne cesse de se dire « responsable », qui appelle à renforcer le multilatéralisme et qui dispose de plus de charges particulières en raison de sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité.

Il est trop simple pour la France d’affirmer ce 4 janvier, avec les principales autres puissances nucléaires membres permanents du Conseil de sécurité, « qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée », alors qu’elle refuse d’assumer ses responsabilités lors d’une réunion dont l’objet même est de rendre impossible une telle catastrophe. Notons que dans le même temps, elle a engagé un programme de modernisation et de renouvellement complet de son arsenal nucléaire.

En poursuivant cette politique, l’actuel gouvernement refuse également d’entendre l’avis positif des Françaises et des Français pour ce traité (67 %, en 2018) ainsi que l’appel officiel des plus grandes villes de France (dont sa capitale) et d’une quarantaine de parlementaires à ce que la France y adhère.

Pour que la France sorte de son isolement, la campagne ICAN France, conduite par de très nombreuses organisations*, lance ce 22 janvier 2022, une pétition (disponible sur icanfrance.org) pour demander au président de la République la présence de la France, en qualité d’observateur, à la première réunion des États Parties (20/22 mars, ONU, Vienne) au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Co-signée par : ICAN France, Abolition des armes nucléaires–Maison de Vigilance, Initiatives pour le Désarmement Nucléaire, Europe Écologie Les Verts, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement national de lutte pour l’environnement, Mouvement pour une alternative non-violente, Le Mouvement Utopia, Mouvement de la Paix, Observatoire des armements, Parti communiste français (PCF), Pugwash France, Réseau Féministe Ruptures, Réseau Sortir du nucléaire, Agir pour le désarmement nucléaire Franche-Comté, Feyzin-Europe, Mouvement poétique pour une société idéale oubliée, Négajoule !

 

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« Les États-Unis ont promis une réponse aux Russes »

12 Janvier 2022, 10:50am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mercredi 12 Janvier 2022

Vadim Kamenka

Directeur de l’Observatoire franco-russe à Moscou, Arnaud Dubien revient sur la séquence diplomatique qui s’est ouverte cette semaine, à Genève, entre les deux puissances nucléaires. Entretien.

Si les discussions sur l’architecture de la sécurité européenne, la présence de l’Otan et la question de l’Ukraine entre les diplomaties russe et américaine ont eu lieu en Suisse, elles devraient se poursuivre et s’achever par un sommet entre les deux présidents Joe Biden et Vladimir Poutine très prochainement.

Comment analysez-vous la séquence diplomatique qui s’est ouverte entre la Russie et les États-Unis pour débattre de la sécurité européenne?

Arnaud Dubien Cette séquence s’est ouverte, lundi, à Genève, par des discussions entre le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, et son homologue américaine, la secrétaire d’État adjointe Wendy Sherman. Elles ont porté sur trois chapitres: les garanties demandées par la Russie sur la non-extension de lOtan, le déploiement militaire américain en Europe, notamment dans l’Est, et le contrôle des armements et des activités militaires en mer Baltique et en mer noire. Il apparaît difficile de dire si ces négociations sont un échec ou un succès. La reprise du dialogue est un changement notable dans l’attitude occidentale. Jusqu’à présent, la Russie a essuyé des refus. Dès 2009, l’ex-président Dmitri Medvedev avait proposé des discussions sur la sécurité européenne, demande à l'époque ignorée par les Américains et les Européens. Il est regrettable que ce type de pourparlers intervienne au terme d’un déploiement massif de l’armée russe aux frontières de l’Ukraine. En attendant, les États-Unis ont promis une réponse écrite aux propositions russes dès la semaine prochaine. Le chef de la diplomatie russe donnera une conférence de presse le 14, on devrait alors y voir plus clair. On peut également penser que Joe Biden et Vladimir Poutine se reparleront prochainement.

Ce sommet bilatéral a agacé les dirigeants européens. Est-ce une véritable mise à l’écart?

Arnaud Dubien C’est regrettable pour les Européens, en tout cas pour ceux qui souhaitent que l’Europe ait voix au chapitre et s’exprime de façon autonome. D’un autre côté, les Européens ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. La plupart se sentent en réalité très bien sous protectorat américain. Ils ne souhaitent pas une quelconque autonomie stratégique telle que l’avait esquissée le président français Emmanuel Macron en 2019. Les Russes considèrent désormais que l’Europe n’est pas un acteur stratégique autonome et que les questions de sécurité doivent se discuter directement avec Washington.

Peut-on s’attendre à des avancées sur l’Ukraine au terme des négociations actuelles Russie-Otan et Russie-OSCE?

Arnaud Dubien Ces rencontres multilatérales sont perçues comme des appendices décoratifs pour les Russes. Les seules discussions qui comptent pour les Russes sont celles qui se sont déroulées lundi à Genève avec les États-Unis. A noter que sur l’Ukraine, Moscou a néanmoins repris les discussions dans le cadre du format Normandie (Allemagne, France, Russie, Ukraine). Les conseillers diplomatiques du président français et du chancelier allemand sont allés à Moscou, la semaine dernière, et lundi à Kiev. Si les choses se débloquent sur le Donbass de façon tangible et rapide avec l’application par Kiev du volet politique des accords de Minsk, cela peut aboutir à une neutralisation de l’Ukraine. Mais les autorités ukrainiennes n’en veulent pas.

De nombreux pays occidentaux craignent une intervention militaire russe en Ukraine. Ce scénario est-il envisageable?

Arnaud Dubien Ce risque existe si aucune avancée n’apparaît dans les discussions russo-américaines. Les demandes de la part de Moscou sont connues. Il s’agit notamment d’un engagement formel de non-extension de l’Otan et d’une baisse de la présence militaire en Europe. Ces deux premières exigences s’avèrent impossibles à garantir pour les États-Unis. Néanmoins, des progrès peuvent être finalisés dans d’autres dossiers. Évidemment, faute de compromis, le danger existe d’assister non pas à une intervention terrestre de la Russie, mais à des scénarios intermédiaires. Parmi ceux envisagés, des frappes peuvent être effectuées contre certaines infrastructures militaires ukrainiennes, notamment les bases accueillant les drones turcs. Autre hypothèse, Moscou pourrait également annoncer le déploiement de système de missiles à portée intermédiaire dans la partie occidentale de la Russie qui viseraient les pays européens de l’Otan.

En ce début d’année, un autre dossier émerge, le Kazakhstan. Quel est votre point de vue?

Arnaud Dubien Le déroulement des événements qui ont lieu dans ce pays d’Asie centrale demeure assez opaque. Depuis le 2 janvier, des émeutes ont éclaté contre la vie chère, provoquées par la hausse des prix du gaz de pétrole liquéfié (GPL), en particulier dans l’ouest du Kazakhstan. La séquence qui s’est déroulée à Almaty, l’ancienne capitale et principale ville du pays, s’avère différente. Les protestations ont vu l’apparition de casseurs et de bandes extrêmement bien organisées qui se sont livrés à des pillages. Durant cette période, il y a également eu un rôle assez trouble des forces de sécurité et des services secrets. En pleine crise, elles se sont absentées des lieux à protéger. Aujourd’hui, des soupçons de collusion et de tentative de déstabilisation du président Kassym-Jomart Tokaïev sont avancés dans un contexte politique de transition inachevée avec son prédécesseur Noursoultan Nazarbaïev, encore fortement présent au sein du régime. Ce dernier, qui avait dirigé le pays durant près de trente ans, lui a laissé sa place en 2019, en le désignant comme son dauphin. Seulement Nazarbaïev est resté jusqu’au début de la crise fortement présent au sein du régime en tant que président du Conseil de sécurité nationale.

Que joue la Russie dans ce dossier?

Arnaud Dubien Moscou a accédé à la demande de Tokaïev de faire appel à l’Organisation du traité de sécurité collective, une alliance militaire dirigée par la Russie. Elle l’avait refusé à plusieurs reprises par le passé. La Russie l’a fait de manière prudente, afin d’assurer la protection des infrastructures stratégiques. Dans cette crise, la Russie intervient au nom de sa crédibilité, en tant qu’acteur régional et garant de la sécurité de ses alliés. La Russie agit également pour des raisons de sécurité majeure, car elle dispose de plus de 7000 kilomètres de frontière commune avec le Kazakhstan. Or si ce pays devait plonger dans le chaos, en l’absence de frontière sécurisée, tout le sud de l'Oural et de la Sibérie serait affecté.

 

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le mouvement de la paix appelle les citoyens à se remobiliser pour la paix, le climat et le désarmement

2 Novembre 2021, 12:38pm

Publié par PCF Villepinte

« face à une situation internationale marquée par de nouvelles tensions et une exacerbation du défi climatique, le mouvement de la paix appelle les citoyens à se remobiliser pour la paix, le climat et le désarmement »

La situation nationale et internationale du point de vue de la paix et des conflictualités existantes s’est aggravée. Le défi climatique devient alarmant selon les rapports du GIEC. La crise sanitaire est toujours présente.

Les conflits antérieurs persistent malgré des appels de l’Onu à arrêter les combats pendant la pandémie. De nouveaux fronts de conflictualité sont apparus en Asie et à l’Est de l’Europe. Ainsi la vente des sous-marins à propulsion nucléaire à l’Australie a révélé que l’Otan souhaite augmenter son emprise sur le monde et resserrer les étaux autour de la Chine et de la Russie, en violation de ses propres engagements pris au moment de la chute du mur de Berlin. Cette situation suscite une nouvelle course aux armements y compris nucléaire et en retour une augmentation corrélative des budgets militaires de la Chine et de la Russie. Le risque d’une relance de la prolifération nucléaire est réel.

Dans le même temps les conséquences des guerres illégales de l’Otan en Afghanistan, en Irak et en Libye entraînent une extension des zones de conflits en particulier en Afrique subsaharienne, relançant ainsi les extrémismes violents dans cette région.

Cette situation provoque un accroissement des migrations forcées à cause des conflits mais aussi de l’aggravation de l’insécurité alimentaire, économique, sociale et climatique résultant de la persistance des inégalités de développement et des conséquences des dérèglements climatiques. Elle fait subir aux migrants des situations inacceptables.

Les logiques de puissance et de militarisation, instillée en particulier par l’Otan, se développent dangereusement et créent une situation où le multilatéralisme facteur de paix et porté par la Charte des Nations Unies est gravement menacé par une croissance des outils militaires au détriment des outils diplomatiques. Ainsi nous régressons vers des situations proches de la période précédant la première guerre mondiale où les affrontements d’intérêts des Etats les plus puissants dominaient les relations internationales.

Par contre les résistances s’expriment et se structurent tant en Amérique latine (Chili, Brésil..) qu’en Afrique. Ainsi le sommet africain de Montpellier a, au-delà des visées électoralistes du Président de la République, montré l’existence d’une société civile africaine forte et déterminée à agir pour ses droits, pour la justice, le respect des souverainetés, la fin du néocolonialisme. Ce sommet a révélé un dynamisme réjouissant en particulier chez les femmes et les jeunes.

La lucidité impose de revenir aux fondamentaux du droit international tel qu’exprimés par la Charte des Nations unies et les textes conséquents.

Or, si nous ne sommes pas encore sortis du choc de la crise sanitaire, en France aujourd’hui la reprise des activités militantes publiques est redevenue relativement possible. L’heure est donc à l’action et au déploiement de nos activités pour la paix au sein de la population.

Il convient donc d’accroître les actions en faveur des objectifs et exigences suivants :

Règlement pacifique des conflits

Diminution des dépenses d’armement et arrêt du commerce des armes

Elimination définitive des armes de destruction massive à travers la mise en œuvre du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires entré en vigueur le 22 janvier 2021.

 Concrétisation des droits économiques sociaux et environnementaux des peuples

 Coopérations internationales pour faire face au défi climatique avec des mesures à la hauteur des enjeux et des objectifs fixés par les conclusions de la conférence de Paris sur le climat et des résultats inquiétants des travaux du Giec

Développement des solidarités et partenariats entre les peuples pour construire un monde de justice et de paix comme nous y invite la Charte des Nations unies, les résolutions de l’Onu relatives aux droits économiques et sociaux, à la culture de la paix, aux Objectifs du Développement durable (ODD)

Solidarité accrue envers toutes les victimes des dérèglements actuels et en particulier avec les migrants qui subissent des violences inacceptables.

C’est dans ce contexte, sur ces fondements et pour ces objectifs que le Mouvement de la paix appelle, à l’occasion de la semaine de l’Onu pour le développement, à agir dans les jours et semaines à venir en particulier le 6 novembre à l’occasion de la Cop 26 sur le climat, mais aussi autour du 10 novembre à l’occasion de la journée mondiale de la science au service de la paix et du développement et du 10 décembre pour le droit de l’homme à la Paix.

Plus que jamais la paix est doit être le Projet pour l’humanité pour faire face aux défis économiques, sociétaux, sanitaires, climatiques et faire face au militarisme.

Pour la paix, le climat, le désarmement et les droits humains le Mouvement de la paix a par ailleurs adopté un projet d’action ambitieux pour les mois à venir (à voir sur ce lien)

Adopté par le bureau national du Mouvement de la Paix
le 23 octobre 2021

 A Paris, le 29 octobre 2021

Le Mouvement de la Paix

Signez la pétition sur l’interdiction des armes nucléaires

Signez la pétition pour la limitation des gaz à effet de serre militaires

 

 

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