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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

paix

Rendez-vous des partisan·e·s de la paix

1 Juillet 2021, 12:57pm

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL Publié le 30/06/2021 par PCF

Le PCF appelle à contribuer massivement aux journées d'action du 7 juillet 2021 et du 25 septembre « Pour la paix, le désarmement nucléaire, le climat et la justice sociale, la diminution des dépenses d'armement ».

Le Parti communiste français appelle tous les communistes et leurs organisations au plan départemental et local à se mobiliser partout en France pour contribuer au succès de ces deux journées nationales d’action pour la paix et l’élimination totale des armes nucléaires.

La période actuelle avec la crise sanitaire, les dérèglements climatiques, la persistance des conflits, la misère qui brise de nombreux concitoyens et jette sur le chemin de l'exil des centaines de milliers de personnes, montre l'urgence de construire un autre monde. Les communistes agissent dès maintenant pour la construction d'un monde de paix, de coopération, de justice. Il est urgent de mobiliser toutes les ressources humaines, scientifiques, technologiques et financières en France et dans le monde pour faire face aux grands défis actuels et assurer la sécurité sanitaire, sociale, écologique et économique des populations en France et dans le monde. En tant qu'internationalistes nous savons que tous les peuples partagent ces mêmes aspirations. Mais la persistance de politiques caractérisées par l’affirmation de la force, de la puissance voire de la violence, tant au plan économique, social, financier qu’au plan militaire et des relations internationales (avec en arrière-plan des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples mais des multinationales), constitue un obstacle à la satisfaction de ces aspirations.

Pour autant, c’est au quotidien que les communistes agissent pour changer la vie des gens afin de la rendre plus facile. Pour cela il faut changer de mode de développement. Ainsi le PCF agit pour une société sans chômage et un nouvel âge de la sécurité sociale, des services publics de santé, d’éducation… au service de l'égalité, de l'émancipation humaine, de la transition écologique avec par exemple des services publics de transport à faibles prix ou gratuits, des investissements massifs pour produire et consommer autrement, pour reconstruire les bases d’une souveraineté dans les domaines alimentaires, scientifiques, industriels, pharmaceutiques et de l’industrie biomédicale.

Tout cela nécessite de remettre en cause la domination du capital car c'est par ses pouvoirs sur l'argent et la monnaie que le capital installe sa domination sur l'économie et la société et imprime ses orientations à la vie internationale y compris sur le plan militaire (cf. OTAN).

Au-delà de l’urgente remise en cause des logiques de profits, la France doit faire entendre une voix forte et indépendante pour de nouvelles relations internationales basées sur :

la charte des nations unies et la mise en œuvre des résolutions de l’ONU sur la culture de la paix ;

des politiques de santé coordonnées avec l'appui de l'ONU ;

la mise en œuvre des recommandations du Giec ;

une COP sur « la justice sociale et fiscale » sous l'égide de l’ONU ;

une Europe de paix et de coopération en se retirant de l'OTAN et en cherchant les moyens d'un dialogue avec les pays de l'Est européen ;

les institutions internationales de l'ONU qui agit pour la diminution des dépenses militaires et l'élimination totale des armes nucléaires ;

la réalisation des objectifs du développement durable (ODDD) ;

l'augmentation de l'aide publique au développement.

Mais ces objectifs nécessitent de réduire drastiquement les dépenses militaires mondiales qui s’évaluent, selon le Sipri, à environ 2 000 milliards de dollars en 2020 et de stopper immédiatement l’augmentation vertigineuse des dépenses liées à la modernisation des armes nucléaires.

La France, s’honorerait en respectant ses engagements résultant de sa signature du TNP (Traité de non-prolifération nucléaire ratifié par la France en juillet 1968) et donc en agissant pour la mise en œuvre du TNP dont l'article 6 prévoit l'élimination des armes nucléaires. Elle doit signer et ratifier le traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN) voté par l'Assemblée générale des Nations unies le 7 juillet 2017 et entré en vigueur le 22 janvier 2021.

Les deux journées d'action du 7 juillet et du 25 septembre sont mises en œuvre par le collectif des marches pour la paix (1) qui regroupe plus de 150 organisations dont le PCF, ont pour objectif d’agir : « Pour la paix et le désarmement nucléaire, la justice sociale et les droits humains, le climat et la transition écologique ».

Pour toutes ces raisons, le PCF, appelle à contribuer au succès de la journée d'action du 7 juillet à l'occasion du quatrième anniversaire de l'adoption du TIAN à l’ONU, et à la réussite des marches pour la paix organisée le 25 septembre dans le cadre de la journée internationale de l‘ONU pour l'élimination totale des armes nucléaires.

Joseph Marie

 

Pour signer la pétition pour la ratification du TIAN aller sur le site du Mouvement de la Paix

https://www.mvtpaix.org/wordpress/petition-pour-un-traite-dinterdiction-des-armes-nucleaires/

Pour voir la liste des organisations membres du collectif

https://www.collectifpaix.org/nous/

 

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Éradication

25 Février 2021, 09:12am

Publié par PCF Villepinte

 

Au-delà de l’Iran, la question centrale demeure la même: quand stopperons-nous lescalade du nucléaire militaire dans le monde ?

Un peu plus d’un mois après le début de son mandat et malgré sa promesse, Joe Biden n’a toujours pas clairement déclaré que son pays réintégrait le précieux accord de paix sur le nucléaire iranien, signé à Vienne en 2015. Pourquoi le président américain avance-t-il plus lentement que prévu, alors que le choix de la désescalade est un impératif absolu pour la stabilité du golfe Persique?

Sans doute parce que l’équation nest pas simple avec les meilleurs alliés des États-Unis dans la région, Israël, lArabie saoudite et les Émirats arabes unis, farouchement opposés à tout accord avec lIran. Souvenons-nous que, en 2018, à la tête d’une coalition israélo-saoudienne qui voulait en découdre militairement et asphyxier le régime, Donald Trump avait rompu unilatéralement l’accord. Outre qu’il s’agissait d’une décision irresponsable et lourde de menaces, elle rendait possible la relance du programme nucléaire militaire iranien…

Ce fut d’ailleurs un camouflet pour l’Union européenne et Emmanuel Macron en particulier, qui, en dépit de son opposition verbale aux sanctions de Trump, les avait néanmoins respectées en mettant fin à la quasi-totalité des échanges commerciaux avec l’Iran. Trois ans plus tard, les dirigeants de Téhéran ne comptent plus sur l’Europe, qu’ils considèrent comme dépendante des États-Unis.

Beau gâchis, tandis que les gouvernements français et européens pourraient rejouer un rôle majeur à l’heure de réactiver l’accord de Vienne, le renforcer en l’étendant à d’autres pays, et aider à repenser l’avenir du nucléaire militaire d’une humanité nouvelle.

Car, au-delà de l’Iran, la question centrale demeure la même: quand stopperons-nous l’escalade du nucléaire militaire dans le monde, qui, singulièrement en France, se développe sans aucun contrôle populaire, ni parlementaire?

Le 22 janvier dernier, le traité sur linterdiction des armes nucléaires (Tian) entrait en vigueur, sous l’égide de l’ONU. Ratifié par 54 pays, mais par aucune des 9 puissances disposant de la bombe (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan, Corée du Nord, Israël), ce texte vise à interdire purement et simplement cet arsenal sur la planète.

Depuis 1968, l’idée de la non-prolifération avait fait son chemin. Celle de l’éradication revient dans le débat public. Il était temps.

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 25 février 2021.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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Pour la ratification du TIAN: Rendons hors la loi l’arme nucléaire

22 Janvier 2021, 10:44am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL Publié le 19/01/2021 par PCF

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En 2017, l’Assemblée générale de l’ONU votait, avec l’appui de 122 États, le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Après le bannissement des armes biologiques et chimiques, l’entrée en vigueur du TIAN, le 22 janvier 2021, constituera un fantastique espoir pour prohiber les armes de destruction massive et les rendre illégales au regard du droit international.

Le TIAN fait l’objet d’une obstruction des pays possédant l’arme nucléaire (États-unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Israël, Pakistan, Inde et Israël). Pour autant, son entrée en vigueur est loin d’être symbolique. Le TIAN comporte des interdictions, constitue un instrument juridique contraignant et les États, soucieux de leur opinion publique, devront en tenir compte.

Trois dangers mortels guettent l’humanité : le réchauffement anthropique du climat, le capitalisme qui accroît partout l’insécurité humaine et l’apocalypse nucléaire. On assiste depuis quelques années à une relance de la course aux armements nucléaires et à une prolifération encouragée notamment par la décision des États-unis de sortir de la plupart des traités s’y afférant.

Les risques posés par ces armes ne cessent de croître dans le climat politique international actuel. Nous en connaissons les dangers et les conséquences humaines irrémédiables. Comment défendre l’idée que l’arme nucléaire pourrait jouer un rôle de garant de la sécurité mondiale ou de protecteur de l’humanité lorsque l’on sait que son usage aurait sur la santé, l’environnement, le climat, la production alimentaire et le développement socio-économique un impact catastrophique, durable sur plusieurs générations.

« La France doit rejoindre le cercle des nations contre les armes nucléaires »

Le monde, pour faire face aux conséquences du dérèglement climatique, aux crises sanitaires et à l’explosion de la pauvreté, a besoin de moyens immenses sur le plan monétaire, industriel et scientifique. Une partie d’entre eux sont stérilisés dans des budgets consacrés à la course aux armements nucléaires et à la militarisation de l’espace. Ratifier le TIAN est un enjeu majeur qui permettrait de libérer des moyens importants, pour la recherche et les hôpitaux publics par exemple, pour la sauvegarde de l’humanité. Rien que pour la France, cela constitue près d’une centaine de milliards sur quinze ans.

Le rôle des opinions publiques sera déterminant pour sauver la planète, mobiliser les ressources en faveur du développement humain et de la paix.

L’entrée en vigueur du TIAN doit désormais conduire la France, jusqu’alors à contre-courant, à faire le choix de le signer et de le ratifier. Paris devrait être à l’initiative sur le plan international afin d’établir un processus de sortie. Un premier signe serait de geler la modernisation du parc des armes nucléaires. La France doit rejoindre le cercle des nations contre les armes nucléaires pour renforcer la sécurité internationale et libérer le monde d’armes inhumaines.

Cela correspond à une aspiration profonde puisque 76 % des Français sont favorables au désarmement nucléaire et 68 % souhaitent une ratification du traité par la France.

Le Parti communiste français, fidèle à son constant engagement en faveur de la paix, appelle à se joindre à l’initiative nationale de plusieurs organisations pacifistes, sociales, syndicales et politiques afin de rendre hors la loi les armes nucléaires.

 Les communistes, par leur forte mobilisation, auront à cœur de faire de ce rassemblement un succès.

 

Pascal Torre

responsable-adjoint du secteur international

chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

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Préfiguration

18 Décembre 2020, 10:15am

Publié par PCF Villepinte

 JEAN-EMMANUEL DUCOIN

 

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L’idée chemine d’exploiter des techniques invasives pour améliorer les performances physiques ou cognitives du corps humain de nos militaires...

Juste avant qu’Emmanuel Macron ne soit déclaré positif au Covid-19 – nous lui souhaitons, comme il se doit, un prompt rétablissement –, le président venait donc d’«assumer» auprès de nos confrères du Point son expression assénée à la nation, il y a neuf mois, en évoquant la pandémie: «Nous sommes en guerre.» Métaphore douteuse, non, pour un chef des armées? Peut-être convoquait-il, de manière inconsciente, un tout autre sujet après lequel nous allons courir durant des décennies en spéculant beaucoup: le développement de soldats dits augmentés, au cœur de larmée française.

L’affaire n’est plus un fantasme d’illuminés perdus dans leurs lectures. Début décembre, la ministre des Armées, Florence Parly, déclarait: «Oui à l’armure d’Iron Man et non à l’augmentation et à la mutation génétique de Spider-Man.» Ainsi évoquait-elle l’avis rendu par un comité d’éthique et de la défense chargé d’apporter des éclairages sur les questions soulevées par les innovations scientifiques, techniques et leurs éventuelles applications, autant pour le fameux «soldat augmenté» que pour «l’autonomie dans les systèmes d’armes létaux», ce que nous appelons les «robots tueurs»…

Ne plaisantons pas avec cette réalité. Non seulement la Grande Muette vient de recruter dix auteurs de science- fiction afin d’imaginer les futures crises géopolitiques et ruptures technologiques impliquant les militaires, mais l’idée chemine d’exploiter des techniques invasives pour améliorer les performances physiques ou cognitives du corps humain de nos professionnels en treillis. Molécules, implants sous-cutanés, rien n’est laissé au hasard. Bienvenu dans la préfiguration d’un nouvel univers assez impitoyable, quitte à heurter les règles de droit essentielles à la protection de la personne humaine.

De Jules Vernes à Philip K. Dick, nul n’ignore que la littérature de science- fiction et d’anticipation nous a toujours aidés à interroger le présent, tout en alertant sur notre à-venir. Un conseil toutefois à notre chef des armées, qui pourrait y réfléchir durant sa convalescence: et sil demandait aussi à quelques artistes et autres poètes dimaginer un «autre monde»?

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 18 décembre 2020.]

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Après la semaine internationale du désarmement du 24 au 30 octobre

13 Novembre 2020, 09:14am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 12/11/2020 par PCF

Pour la paix et une sécurité humaine, la diminution des dépenses mondiales d’armement et l’élimination des armes nucléaires constituent une nécessité.

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Visuel Fred Garcia-Sanchez

Nous sommes aujourd'hui tous confrontés à une pandémie redoutable, devenue en certains endroits hors de contrôle. Elle se traduit par un accroissement dévastateur des inégalités sociales. Partout dans le monde, des populations subissent les douloureuses conséquences d'une crise sanitaire mais aussi économique. Dans un tel contexte, comment des pays peuvent-ils faire la guerre ?

 

Oui, le moment est venu de tomber les armes, de proclamer un cessez-le-feu général, pour se consacrer à une seule priorité : la santé des êtres humains. C'est l'appel, en forme de supplique, que nous adressons à tous les belligérants de la planète. En Arménie, en Azerbaïdjan, au Yémen, en Libye, au Moyen Orient, en Palestine, dans la région subsaharienne, en Afrique … des hommes, des femmes et des enfants continuent de subir les violences de la guerre, en plus de tous les tourments qui leur sont infligés. C'est insupportable et il faut y mettre fin de toute urgence.


Alors que vient de s’achever la semaine de l’ONU pour la diminution des dépenses d’armement, nous devons aussi imposer un autre mot d'ordre : que l'argent qui sert à financer des guerres, à moderniser des armes atomiques, soit mis au service de la lutte contre la pandémie et de la gratuité du futur vaccin. En deux décennies, le volume des dépenses militaires a doublé, pour atteindre le montant exorbitant de 1917 milliards d'euros, dont 54% pour les seuls Etats membres de l'OTAN.

 

Ces sommes sont non seulement indécentes au regard des besoins essentiels dont sont privés des centaines de millions de personnes. Mais elles traduisent aussi une lourde menace pour la paix dans le monde. C'est la raison pour laquelle toutes les initiatives pour rompre cette spirale infernale doivent être soutenues. Il faut ainsi se féliciter de l'adhésion, le 24 octobre dernier, d'un cinquantième Etat au traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN). Une ratification qui entraînera l’entrée en vigueur de ce traité en janvier 2021, marquant ainsi une nouvelle étape pour l’élimination de ces armes de destruction massive.


Dans un tel contexte, la France doit à présent elle aussi signer et ratifier le TIAN et décréter le gel de ses programmes de « modernisation » des armes nucléaires. Le gouvernement vient encore d'inscrire 5 milliards d'euros dans le budget 2021 pour de nouvelles armes nucléaires ! C’est 15 millions par jour ! Combien d’hôpitaux, d’écoles, de médecins, d’enseignants nous pourrions construire et embaucher !


La France, enfin, devrait revoir sa politique de vente d'armes, en particulier avec les pays qui violent les droits de l'homme, bombardent des populations civiles ou soutiennent des mouvements djihadistes. Les armes ne peuvent être un élément de compétitivité comme un autre et la place de la France sur le podium mondial des exportateurs d'armements s'apparente davantage à une flétrissure de nos idéaux républicains qu'à une quelconque médaille.


Le PCF, à l'occasion de la semaine des Nations Unies pour le désarmement, réaffirme son engagement pour la paix et le désarmement. Il réitère son soutien au réseau international ICAN (1) dont il est membre et à toutes les organisations qui luttent pour ces objectifs. II appelle, en tant que membre du collectif national En Marche pour la Paix, à signer la pétition initiée par ce collectif pour que la France ratifie le traité sur l’interdiction des armes nucléaires et favorise la construction d’une culture de la paix en s’inspirant de la Charte des Nations Unies.


Attributaire du prix Nobel de la Paix 2017

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États généraux de la paix – ARAC – Message de Fabien Roussel

25 Septembre 2020, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

États généraux de la paix – ARAC – Message de Fabien Roussel

Message de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, à l'occasion des États généraux de la paix organisés par l'ARAC.

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Le récent rapport au Parlement sur les exportations d’armes de la France en 2019 témoigne de notre scandaleuse contribution à l’armement de pays en guerre.

Cette politique, à rebours de nos idéaux de paix, se décline avec cynisme au nom de considérations purement commerciales. Au point de lui donner des airs de catalogue publicitaire, dédié à des «clients». «Le montant des exportations s’élève cette année à 8,33 milliards d’euros, écrit ainsi la ministre des Armées en introduction du rapport. Une offre appréciée, car elle sait s’adapter aux besoins des armées des pays clients et elle sait interagir avec les industries de défense étrangères.» De tels raisonnements mettent en péril la sécurité de la planète.

La France ne peut pas exhorter le monde à préserver la paix, comme elle le fit lors du centenaire de la Grande Guerre, et s’enorgueillir dans un rapport d’une place «dans le top 5 des exportateurs mondiaux d’armement, dont 45 % pour l’Europe.» Elle ne peut pas intégrer le Traité sur le commerce des armes et refuser de signer et ratifier le Traité du 7 juillet 2017 visant à interdire l’utilisation et la prolifération des armes nucléaires.

La pandémie mondiale de Covid-19, qui est venue aggraver une crise économique dévastatrice pour des centaines de millions d’êtres humains, a révélé les impasses et les faiblesses de l’ordre existant. La «guerre» impitoyable menée contre le virus nous rappelle que la sécurité sanitaire et la santé publique sont plus fondamentales que les quelque 2 000 milliards de dollars engloutis à l’échelle mondiale dans les stratégies politico-militaires. Elle renforce aussi la nécessité pour la France de quitter l’OTAN, dont les budgets de défense ont augmenté en moyenne de 5,7% entre 2018 et 2019, dans l’objectif affirmé d’y consacrer 2% du PIB.

Il est urgent de briser cette spirale infernale et de fixer à notre planète le seul horizon possible: la construction de la paix.

 

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Irresponsable

7 Janvier 2020, 11:05am

Publié par PCF Villepinte

Irresponsable

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Par la décision d’un président irresponsable, la première puissance militaire du monde attaque directement un général iranien. Une déclaration de guerre ouverte...

L’infatué narcissique a encore frappé. Et cette fois, Donald Trump ne menace pas seulement les intérêts démocratiques fondamentaux de sa propre nation, mais bien l’équilibre de toute une région – le Moyen-Orient – et, par prolongement, une partie de la paix mondiale. L’histoire nous a enseigné que certains assassinats enflamment parfois des continents, et anéantissent tous les espoirs de dialogue. L’élimination surréaliste du général Qassem Soleimani, figure majeure du régime iranien, chargé des sombres opérations extérieures et sorte de proconsul de Téhéran à Bagdad, marque une escalade inconsidérée dans le conflit «de l’ombre» que se livrent les États-Unis et l’Iran. Quoi que nous pensions du régime iranien, cet acte restera comme une pure folie pouvant conduire à un irréparable engrenage aux conséquences impossibles à mesurer. Le meurtre assumé d’un haut responsable, dignitaire d’un État constitué, n’est en effet rien d’autre qu’une déclaration de guerre ouverte.

Résumons. Par la décision d’un président irresponsable, sans consultation du congrès, la première puissance militaire du monde attaque directement un général iranien et, désormais, des groupes au service de l’Iran combattent ouvertement pour venger ce général: il ne s’agit plus d’une guerre par procuration, mais bien d’une guerre directe, qui révèle le chaos du Bureau ovale comme son besoin de diversion dans la perspective d’un procès en destitution au Sénat. Même en y réfléchissant par l’absurde, l’éventuelle part de «stratégie» dans cette attaque semble, une fois encore, ensevelie sous les tonnes d’impulsions contradictoires de Trump, mû par ses instincts les plus vils.

Cette poudrière infernale annonce un nouveau désastre dans ce Moyen-Orient meurtri par quarante années de destructions, en particulier pour le peuple irakien. Si la communauté internationale doit réagir vite et mieux, Emmanuel Macron se grandirait s’il exigeait sans attendre une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour dénoncer les agissements de Trump et tenter d’éviter un embrasement mortifère – promesse d’une guerre et d’une nouvelle course aux armes nucléaires.

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 6 janvier 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin à 16:48

 

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Mikhaïl Gorbatchev. Un appel à la fin des armes nucléaires

6 Novembre 2019, 09:40am

Publié par PCF Villepinte

Mercredi, 6 Novembre, 2019

L’Humanité Gaël De Santis

L’homme du jour. 

L’ancien prix Nobel de la paix a une nouvelle fois condamné la course aux armements à laquelle se livrent les grandes puissances dans un entretien à la radio britannique BBC. «Aussi longtemps qu’il existera des armes de destruction massive, principalement des armes nucléaires, le danger sera colossal», dénonce Mikhaïl Gorbatchev.

 L’ancien président de l’Union soviétique déplore le manque de dialogue entre les Occidentaux et la Russie qui fait courir un risque colossal pour la planète. Trente ans après la chute du mur, les nombreux accords de désarmement signés en pleine guerre froide, dont le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), le premier à prévoir la destruction d’armements, avec Ronald Reagan, en 1987 n’existent plus.

 Pour lui, la situation s’explique par «l’aspiration à une supériorité militaire absolue». Dans son dernier ouvrage, qui prend la forme d’un testament politique (le Futur du monde global), le père de la perestroïka dresse deux menaces planétaires: une guerre dévastatrice et la destruction des conditions de vie par le réchauffement climatique.

Vadim Kamenka

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SYRIE. DERRIÈRE LA MORT DU CALIFE, LA VRAIE STRATÉGIE AMÉRICAINE

28 Octobre 2019, 12:39pm

Publié par PCF Villepinte

 

Lundi, 28 Octobre, 2019

L’Humanité Pierre Barbancey

Le chef de Daech, Al Baghdadi, a été tué par un commando états-unien. Il était près d’une base militaire turque en Syrie. Le président Trump veut redorer son blason après avoir lâché les Kurdes et prendre la main sur l’or noir du Nord-Est.

Le chef de l’organisation dite de l’«État islamique» (EI ou Daech selon son acronyme arabe) Abou Bakr Al Baghdadi a été tué dans la nuit du 26 au 27 octobre, lors d’une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie. La nouvelle, qui avait d’abord été révélée par certains médias américains, a été officialisée, dimanche, par Donald Trump. «Il n’est pas mort comme un héros, il est mort comme un lâche», a-t-il martelé, précisant qu’il s’était fait exploser avec sa «veste» chargée d’explosifs, alors qu’il s’était réfugié dans un tunnel creusé pour sa protection. Trois de ses enfants sont morts avec lui. «C’était comme regarder un film», a-t-il raconté, relatant comment il avait visionné en temps réel le raid américain grâce à des caméras embarquées par les forces spéciales. «Capturer ou tuer Baghdadi était la priorité absolue de mon administration», a-t-il ajouté.

«Les cellules dormantes vont vouloir le venger»

Si cette mission a été accomplie uniquement par des militaires américains, elle a bénéficié, selon l’aveu même du locataire de la Maison-Blanche, de l’aide d’un certain nombre de pays. «Merci à la Russie, à la Turquie, à la Syrie, à l’Irak et aux Kurdes syriens», a-t-il précisé. Les uns, les Kurdes et les Irakiens dans le domaine du renseignement, les autres pour avoir laissé les huit hélicoptères emmenant les commandos survoler les zones qu’ils contrôlent. Et puis, au détour d’une phrase, cette information très révélatrice: «La Turquie savait où on allait.» Le village où se trouvait Al Baghdadi depuis moins de 48 heures, Baricha, ne se trouve pas dans la zone frontalière irako-syrienne, à l’est, mais au contraire à 5 kilomètres à peine de la frontière turque, à quelques encablures de la ville d’Idleb toujours sous domination islamiste et djihadiste. Un village chrétien dont la signification est «saint Jésus». Et puis, étrangement, près de Baricha, a été établie une base militaire turque…

Ce qui est sans doute plus important est de constater d’abord qu’Al Baghdadi a été purement et simplement livré. Il n’était plus d’aucune utilité, notamment pour la Turquie. Il devenait même gênant, y compris pour d’autres groupes djihadistes comme Hayat Tahrir al-Cham dirigé par Abou Mohammed Al Joulani, qui, auparavant avait fondé le Front al-Nosra (al-Qaida en Syrie). Un groupe qui n’a rien à envier à Daech quant aux exactions et à la violence à l’encontre de tous ceux et tout ce qui n’est pas eux. On peut penser qu’un deal a été passé entre la ­Turquie et les États-Unis. Notamment lors du déplacement du secrétaire d’État américain Mike Pompeo à Ankara, alors que se déroulait l’offensive Source de paix, déclenchée par le président Recep Tayyip Erdogan avec le feu vert implicite de Washington, qui venait d’annoncer le retrait de ses troupes. Cet été, déjà, des pourparlers américano-turcs avaient abouti à des accords secrets.

Sans aucun doute, l’annonce de la disparition d’Abou Bakr Al Baghdadi permet au président américain de redorer son blason, bien écorné avec notamment ce lâchage en rase campagne des Forces démocratiques syriennes (FDS), obligées de se désengager des principales positions qu’elles tenaient depuis 2012. Des FDS qui ne sont pas au bout de leurs peines et s’attendent à des représailles de la part de Daech. «Les cellules dormantes vont venger Baghdadi. Donc, on s’attend à tout, y compris à des attaques contre les prisons» gérées par les forces kurdes où sont détenus des milliers de djihadistes, a indiqué à l’AFP Mazloum Abdi, commandant des FDS. Dans un communiqué, ces dernières alertent d’ailleurs sur le fait que des combattants de Daech et certains hauts dignitaires de cette organisation ont déjà trouvé refuge dans ces zones occidentales de la Syrie contrôlées par l’armée turque.

Maintien des soldats américains sur le sol syrien

Évidemment, la concomitance de cette opération contre Al Baghdadi avec l’annonce du maintien – contrairement à ce qui a été dit – de soldats américains sur le sol syrien ne peut que susciter de nombreuses questions. Vendredi, le chef du Pentagone, Mark Esper, déclarait: «Nous prenons maintenant des mesures pour renforcer notre position à Deir ez-Zor, et cela inclura des forces mécanisées pour nous assurer que le groupe “État islamique” n’aura pas accès à une source de revenus qui lui permettrait de frapper dans la région, en Europe, aux États-Unis.» Les champs pétroliers de la province de Deir ez-Zor (est de la Syrie), non loin de la frontière irakienne, sont les plus grands du pays. Quelque 200 soldats américains y sont stationnés. «Nous examinons ­comment nous pourrions repositionner nos forces dans la région afin d’assurer la sécurité des champs pétroliers», a ajouté Esper, tout en réaffirmant que «la mission en Syrie reste ce qu’elle était au départ: vaincre ­l’“État islamique”» De son côté, le ministère russe de la Défense a dénoncé «ce que Washington fait actuellement – saisir et placer sous contrôle armé les champs de pétrole de l’est de la Syrie – (qui) relève tout simplement du banditisme international».

En réalité, Donald Trump, probablement emporté par son élan lors de la conférence de presse donnée hier matin, a vendu la mèche. «Le pétrole, ça vaut beaucoup pour de nombreuses raisons», a-t-il dit. ­Notamment: «Ça peut nous aider parce qu’on devrait pouvoir (en) récupérer une partie. J’ai l’intention peut-être de faire appel à Aramco (la compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures – NDLR) ou à une autre de ces sociétés pour qu’elles investissent là-bas. Il y a beaucoup de réserves, mais ce n’est pas suffisamment exploité.»

Quelques minutes auparavant, il avait déjà affirmé, à propos de cet or noir situé dans les sous-sols du territoire syrien, que «peut-être il faudra se battre pour sécuriser le pétrole. Peut-être que quelqu’un d’autre voudra le pétrole, il faudra qu’il se batte avec nous (…) Nous sommes prêts à négocier de manière équitable ou bien on l’arrêtera avec nos soldats». Et de relever que «les Turcs se sont bien battus» et qu’ensuite «cela a été plus facile de discuter avec les Kurdes, de leur dire de se pousser de quelques kilomètres (…) Les Turcs voulaient une zone de sécurité, on est contents de les avoir aidés».

L’élimination d’Al Baghdadi, pour importante qu’elle soit, ne règle pas grand-chose. D’autant que le jeu trouble de la Turquie, comme relevé plus haut, pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les populations du Nord-Est syrien. Avec l’armée turque, y sont entrés des supplétifs, dont beaucoup d’anciens membres d’al-Qaida et de Daech. Depuis la suspension de l’offensive, le 17 octobre –, dans le cadre d’un accord entre Moscou et Ankara –, émaillée de bombardements et de combats sporadiques, 46 civils ont été tués et 40 membres des FDS ont péri, contre 26 combattants pro-Turcs. Loin de respecter le cessez-le-feu, les supplétifs de l’armée turque tentent de conquérir de nouveaux villages à l’est de Ras al-Aïn et aux alentours de la ville de Manbij.

Al Baghdadi est mort, mais depuis de longs mois maintenant, son poids dans l’Organisation n’était plus le même. Et, comme l’Hydre de Lerne, pour vaincre Daech il ne suffit pas de couper les têtes qui repoussent, mais en finir avec la bête en arrêtant de la nourrir.

Pierre Barbancey

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Syrie. L’armée turque ne respecte pas le cessez-le-feu

19 Octobre 2019, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

Vendredi, 18 Octobre, 2019

L'Humanité Pierre Barbancey

Des frappes de l'aviation turque et des tirs d'obus des supplétifs syriens ont tué 14 civils et 8 combattants des forces kurdes, vendredi. A Ras al Aïn, où les combats se poursuivent, les équipes médicales sont empêchées d’entrer malgré les demandes des autorités kurdes.

« Si les promesses sont respectées d'ici mardi soir, la question de la zone de sécurité aura été résolue. Faute de quoi, l'opération Source de Paix reprendra dès que le délai de 120 heures expirera », a déclaré Recep Tayyip Erdogan au lendemain d’un accord passé avec les Etats-Unis! Mais qu’il s’agisse d’un « cessez-le-feu » comme le prétend Washington ou d’une « pause » comme le stipule Ankara, les canons ne se sont pas tus. 

Des frappes de l'aviation turque et des tirs d'obus des supplétifs syriens ont tué 14 civils et 8 combattants des forces kurdes, dans le village de Bab al-Kheir et ses environs. Selon nos informations de nombreux drones survolent les zones et tirent dans les zones où les combats sont censés avoir cessé, notamment lorsque les Forces démocratiques syriennes se mettent à découvert pour tenter de parlementer avec les supplétifs. Des combats sporadiques se poursuivent également dans la ville frontalière de Ras al-Aïn que l’armée turque tente de placer sous contrôle. Vendredi, les autorités kurdes ont tenté de dépêcher des secours à Ras al-Aïn pour évacuer les blessés, selon un responsable de l'hôpital de Tal Tamr, plus au sud. « La situation des blessés est critique et leur nombre élevé » a-t-il dit, assurant que « l'équipe médicale n'a pas été autorisée à entrer » par les milices proturcs. Dans cet hôpital, des blessés ont afflué à la suite d'affrontements près de Ras al-Aïn.

L'accord turco-américain prévoit la mise en place d'une « zone de sécurité » de 32 km de largeur en territoire syrien, dont doivent se retirer les forces kurdes. L'objectif affiché est d'éloigner de la frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), mais aussi d'y installer une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens vivant en Turquie, changeant ainsi la démographie du nord de la Syrie. Mais Erdogan a répété vendredi que cette zone devrait « s'étendre en longueur sur 444 km » et pas seulement dans les zones dont les forces turques ont pris le contrôle. Sur ce point, les Américains sont restés silencieux. Par ailleurs, l’armée russe ayant pris position sur les anciennes bases des forces américaines, il risque d’être difficile de les déloger. Et puis, à la demande des FDS, l’armée arabe syrienne (AAS) est maintenant dans le nord, mais de manière prudente. Pas seulement militairement. On observe qu’à part Kobane, où elle est aux portes de la ville mais se garde bien d’y entrer, les positions où elle se trouve épouse les contours de la « zone d’Erdogan ». Deux raisons à cela: le pouvoir central n’est pas en capacité, pour le moment, de remplacer les structures administratives mises en place par le Parti de l’Union démocratique (PYD), kurde. Par ailleurs, Damas entend laisser du temps au temps comme on dit, voir comment la situation va évoluer, éviter tout affrontement direct avec l’armée turque et tenter d’affaiblir les djihadistes.

Si Erdogan a assuré que la Turquie n'avait pas l'intention de rester indéfiniment dans le nord de la Syrie, on se souvient que c’était aussi ce qu’il disait en entrant dans le canton d’Afrin en janvier 2018. Ses troupes y sont toujours et ses supplétifs ont massacré et tué des civils.

L'opération turque aurait déjà tué 86 civils, et 239 combattants des FDS alors que 187 djihadistes auraient péri. De son côté, la Turquie fait état de la mort de six soldats turcs en Syrie et de 20 civils tués dans les villes frontalières. Plus de 200.000 personnes ont été déplacées.

Macron craint d’être marginalisé

 

Le président français Emmanuel Macron a avoué avoir, la semaine dernière, « découvert par tweet que les Etats-Unis d'Amérique décidaient de retirer leurs troupes et de libérer la zone, comme tout le monde ». Tout un symbole de la manière dont les Européens sont considérés par leur grand allié américain. Il est ainsi forcé de reconnaître que « ce qui se passe » dans le nord de la Syrie est « une faute lourde de l'Occident et de l'Otan dans la région », qui interroge sur « le fonctionnement » de l'Alliance atlantique, dont la Turquie est l'un des membres.

Craignant sans doute une trop forte marginalisation, Macron a annoncé une « initiative commune » avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson pour rencontrer « prochainement » Recep Tayyip Erdogan. Bien que celui-ci n’ait pas encore donné sa réponse, cette rencontre pourrait se dérouler en marge du sommet de l'Otan organisé les 3 et 4 décembre. D’ici là, beaucoup d’obus peuvent encore tomber.

P.B

 

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