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paix

Guerre en Ukraine :

6 Octobre 2022, 06:51am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 05/10/2022 par PCF

 L’urgence du cessez-le-feu

est plus que jamais d’actualité

Plus de deux-cents jours après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, les perspectives d’un accord de paix semblent chaque jour s’éloigner davantage.

Vladimir Poutine porte la plus lourde responsabilité sur cette situation, en ayant fait le choix de violer la souveraineté territoriale d’un pays dont les frontières sont reconnues internationalement. Pour les deux camps, le conflit s’installe désormais dans la durée. Que ce soit pour l’Ukraine ou la Russie, seule la victoire militaire sur l’adversaire est envisagée pour une sortie de la guerre.

La mobilisation des réservistes et les sanctions en cas de refus de l’enrôlement imposé par Poutine font peser sur le peuple russe le poids de la guerre. Comme dans toutes les guerres, la jeunesse se retrouve prisonnière des logiques bellicistes, chair à canon de grandes puissances.

L’organisation de référendums et l’annexion de territoires occupés sont une provocation de plus de la part de Vladimir Poutine. En bafouant le droit international de la sorte, le dictateur russe montre sa volonté d’inscrire le conflit dans la durée.

Face à cela, les livraisons d’armes à l’Ukraine de la part de l’Union européenne et des États-Unis ainsi que les rivalités industrielles et les profits recherchés par les entreprises de l’armement participent elles aussi directement à la surenchère guerrière. Les puissances occidentales portent aujourd’hui une responsabilité dans cet enlisement guerrier, dont les peuples ukrainien et russe sont les premières victimes.

Les menaces de plus en plus claires d’usage de l’arme nucléaire de la part de Vladimir Poutine font planer un risque pour la sécurité mondiale et rendent urgente la réouverture des discussions pour un désarmement nucléaire à l’échelle mondiale.

La paix, bien que de plus en plus difficile à envisager, est l’unique solution raisonnable, pour les peuples ukrainien et russe, mais aussi pour la sécurité mondiale. Un cessez-le-feu est un préalable à cela.

La France devrait consacrer toute son énergie à la recherche de cette paix, plutôt que d’envoyer des armes et de durcir chaque jour les sanctions économiques qui font désormais toute la preuve de leur inutilité.

Le MJCF appelle la diplomatie française à agir au sein de l’Union européenne, mais également dans le cadre des Nations unies pour porter la proposition diplomatique de mettre tous les États d’Europe autour de la table afin de parvenir à un accord pour la paix et la sécurité collective.

Le MJCF apporte sa solidarité à la jeunesse ukrainienne et à la jeunesse russe qui subissent cette guerre. Le Mouvement jeunes communistes de France appelle la diplomatie française à organiser l’accueil sur le territoire des déserteurs russes.

Le MJCF demande à la France de ratifier le traité d’interdiction des armes nucléaires. Il s’agit d’une première étape vers un désarmement nucléaire multilatéral.

Jeanne Péchon

 

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Guerre en Ukraine : quelles voies pour des négociations ?

5 Octobre 2022, 07:08am

Publié par PCF Villepinte

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Engrenage de la guerre : « La nuée de l’orage est déjà sur nous »

28 Septembre 2022, 12:34pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 28/09/2022 par PCF

Engrenage de la guerre :

« La nuée de l’orage est déjà sur nous »

C’est ainsi que Jean Jaurès, dans son dernier discours prononcé à Vaise le 25 juillet 1914 alertait sur la gravité de la situation internationale, deux jours après l’ultimatum fulminé par l’Autriche-Hongrie à la Serbie. La gravité de la situation est extrême.

Face au danger extrême et immédiat de généralisation de la guerre, c’est un sentiment d’impuissance qui domine parmi les peuples, et que les mécanismes de régulation des grandes crises internationales ont été démantelés au cours de la dernières période.

Le danger aigu de la crise actuelle tient au fait que, dans le contexte de fragmentation militarisée de la mondialisation capitaliste, aucune des parties en présence ne peut se résoudre à reculer, à perdre, alors qu’elles s’affrontent pour la définition de nouvelles hiérarchies de dépendance. La question est : est-ce que l’une d’elles est prête à aller jusqu’au bout de l’affrontement ? Pour l’instant, non. Mais demain ?

D’un côté, le pouvoir russe fait considérablement monter les enchères en cherchant à reprendre l’initiative et à ressouder autour de lui ses appuis, après les flottements qui ont suivi les revers militaires dans la région de Kharkov. Pour lui, la guerre contre l’OTAN a déjà commencé. En décrétant la mobilisation partielle, il prend le risque de remettre en cause le compromis sur lequel il repose : assurer au peuple russe la stabilité, en échange de son désintérêt des questions politiques.

La guerre devient désormais une réalité tangible pour des centaines de milliers de familles russes. Il faut se garder des discours annonçant l’effondrement du pays, présentant la Russie comme « village Potemkine » et reposant en réalité sur des clichés. Le pouvoir russe tient et depuis plusieurs années il n’a pris aucune grande décision sans être assuré du soutien d’une majorité de la population, réforme des retraites de 2018 exceptée.

Quand Vladimir Poutine et son ministre de la Défense, Sergeï Choïgou, disent que « ce n’est pas tant une guerre contre l’Ukraine que contre l’Occident collectif », en utilisant comme argument l’aide massive que l’OTAN accorde à l’Ukraine (un total de 85 milliards de dollars depuis l’invasion russe de février 2022), cela fait écho à ce que pense une majorité de la population russe dont on pourrait résumer la perception de la situation par : « ce n’est pas nous qui avons quitté l’Occident, mais l’Occident qui nous a quittés ». Qu’en sera-t-il cette fois-ci avec la mobilisation ?

Une des clés de la situation tient dans l’évolution qui va se produire maintenant dans la population russe qui ne peut plus vivre « comme si » la guerre n’existait pas. Contrairement aux clichés russophobes récemment recyclés, le peuple de Russie n’est pas une masse amorphe. La solidarité avec les pacifistes russes est nécessaire. Les protestations contre la mobilisation existent. L’exil contraint de plus de 250000 personnes fuyant la mobilisation en quelques jours est un phénomène important. Elles doivent être accueillies dignement.

L’évolution prochaine va également dépendre de la situation économique. Pour l’instant, le secteur « utile » pour le pouvoir, à savoir les hydrocarbures, qui représentent 40% du PIB russe, fait plus que résister aux sanctions étant donné qu’ils sont soutenus par l’explosion des prix. Les prévisions annoncent en outre une augmentation de 40% des exportations au cours des prochaines années. Force de constater que les manifestations courageuses contre la mobilisation n’ébranlent pas le pouvoir qui reste solidement installé sur ses bases matérielles, capitalistes kleptocratiques, et idéologiques, réactionnaires et nationalistes.

Par ailleurs, la conduite des référendums dans les républiques autoproclamées du Donbass et les territoires occupés va permettre au gouvernement russe de dire que l’Ukraine attaque le territoire de la Fédération de Russie avec l’aide des armes de l’OTAN.

De ce point de vue, il ne faut pas tenir « pour du bluff » la menace nucléaire, et ce d’autant plus que la doctrine d’emploi russe a été élargie en 2020 afin de rendre possible un emploi tactique, et non plus uniquement stratégique, et a ouvert une possibilité d’emploi en premier. Enfin, il ne faut pas oublier que l’opposition au pouvoir la plus puissante et la plus influente est l’extrême-droite ultra-nationaliste, relégitimée depuis l’assassinat de la fille d’Alexandre Douguine, qui n’est pas « l’éminence grise » de Poutine, mais qui coagule un certain nombre de déchets idéologiques venus du pire de la tradition réactionnaire slavophile, des anti-Lumières et du fascisme occidental.

Enfin, la question de l’isolement ou non de la Russie sur la scène internationale est un autre facteur qui compte pour le pouvoir. D’un côté il se décrédibilise auprès de ses alliés proches, par exemple en ayant annoncé à l’Arménie, qu’il ne la soutiendrait pas en cas d’invasion azerbaïdjanaise, ce qu’ont aussitôt exploité les Etats-Unis en envoyant Nancy Pelosi à Erevan. D’un autre côté, le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, qui s’est tenu les 15 et 16 septembre à Samarcande, ont été l’occasion d’élargir cette alliance économique à l’Iran et plus largement au Moyen-Orient.

Cette montée des enchères du pouvoir russe s’accompagne en miroir du refus de toute négociation en Europe et en Amérique. On voit ici à quel point la logique de bloc participe à l’engrenage. Le discours de Joe Biden à l’assemblée générale de l’ONU s’inscrit pleinement dans son ambition stratégique de redessiner les contours de l’impérialisme américain en dévoyant les institutions multilatérales et en se faisant le héraut d’un soi-disant « camp des démocraties ».

Avec un aplomb hypocrite rare, il est allé jusqu’à déclarer que « les Etats-Unis veulent que cette guerre se termine », alors qu’à eux seuls les USA fournissent la moitié de la totalité de l’aide militaire à l’Ukraine et renforcent leurs positions militaires en Europe. Et que dire du discours d’Emmanuel Macron qui enjoint, sur un ton paternaliste totalement désuet, les pays non-alignés à choisir leur camp ? Heureusement que d’autres chefs d’Etat ont délivré des discours à la hauteur de la situation, tel que Gustavo Petro, le président colombien, qui, dans une remarquable intervention, a conjugué impératif de la paix, urgence écologique et urgence sociale. Ce décalage montre à quel point la logique de blocs défendue par nombre de pays occidentaux n’est pas partagée.

Au-delà des discours, nombre de signaux vont dans le sens d’une escalade en Occident également. L’ancien secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, vient de rédiger, avec l’appui du gouvernement ukrainien, un projet de traité de « garanties de sécurité », qui, entre les lignes, ouvre la voie à une entrée de l’Ukraine dans l’OTAN.

L’UE prépare un 8e train de sanctions, en étant d’ailleurs à la peine pour en trouver de nouvelles, à moins que l’interdiction de délivrance des visas refasse surface. La décision des Etats baltes de ne pas délivrer de visa humanitaire aux Russes qui refusent la mobilisation est d’un cynisme rare et fournit des arguments au pouvoir russe. Surtout, l’idée qu’une victoire ukrainienne soit possible après le succès de la campagne d’Izioum est prise comme argument pour condamner toute idée de cessez-le-feu, comme l’a fait Ursula Von der Leyen.

Mais personne ne s’interroge sur le prix de la poursuite de la guerre sur sa première victime, le peuple ukrainien (Donbass inclus), qui subit bombardements, catastrophe humanitaire, violences en tout genres, crimes de guerre, exécutions, tortures, mauvais traitements, manque d’assistance médicale, d’eau et de nourriture. La poursuite de la guerre signifie la poursuite de ces violations des droits humains.

C’est dans ce contexte d’urgence et d’extrême gravité qu’il convient de reposer l’exigence d’un cessez-le-feu et de la paix. Le choix est clair : guerre ou paix. Les possibilités sont infimes, aussi grandes qu’un trou de souris. Mais il faut s’y engager.

Pour cela, il convient de combattre deux arguments qui reviennent dans le débat public.

D’une part, il y a ceux qui spéculent sur une victoire ukrainienne en renforçant l’envoi d’armes, y compris des chars, à l’Ukraine. Même avec l’aide de l’OTAN, cela relève pour le moment de la spéculation. La défaite n’est pas une option pour le pouvoir russe, de même que pour le pouvoir ukrainien. Parier sur une victoire ne repose sur aucun argument sérieux. On peut par contre être certain que cela participe de l’engrenage du conflit. Répétons-le : la poursuite de la guerre signifie la poursuite des destructions et des violences contre la population civile.

D’autre part, ceux qui pensent qu’un cessez-le-feu gèlerait la situation sur le terrain, y compris la présence de troupes russes en Ukraine. Mais le cessez-le-feu, nécessaire, doit s’inscrire dans une dynamique politique, celle de la paix, qui n’est pas simplement l’absence de guerre. Il est important d’y donner du contenu. Les négociations devront prendre en compte à la fois la souveraineté du peuple ukrainien, que piétine Poutine, et l’impératif de sécurité du peuple russe et de tous les peuples.

Le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Li, a appelé à une « résolution pacifique du conflit » dans ce sens. Le président mexicain, Lopez Obrador, à la formation d’un groupe de contact international, incluant le secrétaire général de l’ONU. Plus largement, les nécessaires négociations, qui ne seront pas simples, doivent se placer dans un cadre plus large : celui de la construction d’une architecture équilibrée de sécurité collective pour les peuples d’Europe, dans laquelle l’OTAN n’a pas sa place.

Pour y arriver, cela implique d’ouvrir la voie d’un désarmement négocié, global et multilatéral, dans les domaines nucléaires et conventionnels, le refus du recours au nucléaire. Enfin, pour l’Ukraine, dans un cadre européen de sécurité collective, il conviendra de poser la question de sa neutralité et du statut du Donbass.

Le chemin est étroit. Mais le courage politique impose de l’emprunter si l’on veut éviter la catastrophe.

Vincent Boulet,
membre de la Commission des relations internationales du PCF

 

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Poutine place l’Europe sous la menace nucléaire

22 Septembre 2022, 13:59pm

Publié par PCF Villepinte

ACTU

Dans une allocution télévisée, mercredi matin, le président russe a décrété la mobilisation partielle de 300000 réservistes. Pire, il promet dutiliser tous les moyens à sa disposition pour «protéger la Russie». Une escalade meurtrière qui provoque de fortes réactions parmi les citoyens du pays. ANALYSE

Vadim Kamenka L'HumanitéJeudi 22 Septembre 2022

Saint-Pétersbourg, le 20 septembre. Un panneau d’affichage promeut le service militaire : «Servir la Russie est un vrai travail.» © Olga Malteseva/AFP

En pleine Journée internationale de la paix, la menace nucléaire a été clairement posée. En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Vladimir Poutine a tenu un discours des plus inquiétant, mercredi matin. Près de sept mois après sa déclaration d’invasion de l’Ukraine, le 24 février, le président russe a de nouveau privilégié une intervention télévisée enregistrée pour exprimer une forme d’adresse aux dirigeants occidentaux.

Dès le début de son message à la nation, ce dernier a annoncé avoir signé un décret pour une «mobilisation militaire partielle» entrant en vigueur immédiatement afin de remplir les objectifs de son «opération militaire spéciale» en Ukraine. Cela concerne «les citoyens qui se trouvent sur les listes des réserves () et surtout tous ceux qui ont une expérience militaire pertinente», a précisé le dirigeant.

Sur le site ce matin, je constate que nombre de légendes n'ont pas été exportées . Etrange ????]

Cette mobilisation des Russes en âge de combattre implique près de 300000 personnes. Dans son discours, le président russe joue sur la fibre patriotique, évoquant la «souveraineté» et l’ «intégrité territoriale» afin d’assurer «la sécurité de notre peuple et des peuples dans les territoires libérés». Il a également condamné «lobjectif de lOccident» qui «est de détruire la Russie», après avoir «réussi à briser lURSS».

 «Nous avons cherché des solutions pacifiques mais lOccident les a rejetées», a-t-il ajouté. Face à ces menaces, Vladimir Poutine précise qu’il ne s’agit pas d’ «un bluff» et avertit: «Notre pays dispose également de moyens de destruction divers () et plus modernes que ceux des pays de lOtan. Et si lintégrité territoriale de notre pays est menacée, nous utiliserons certainement tous les moyens à notre disposition pour protéger la Russie et notre peuple.»

Le danger nucléaire est donc clairement réaffirmé. Cette nouvelle escalade de la part de Moscou a débuté avec l’avancée des troupes ukrainiennes, ces dernières semaines, et les garanties de sécurité proposées par les principales puissances occidentales à Kiev. Les revers militaires essuyés par la Russie sur le terrain ont hâté la mise en place de référendums dans les territoires du sud et l’est de l’Ukraine.

 Il s’agit notamment de Kherson, Zaporijjia et des deux Républiques autoproclamées de Donetsk (DNR) et Lougansk (LNR). La question «Approuvez-vous lentrée de la DNR au sein de la Russie en tant que sujet de la Fédération?» sera ainsi posée à lensemble des citoyens vivant dans ces zones sous contrôle russe, du 23 au 27 septembre. Sur place, comme à Donetsk, les sentiments alternent entrent espoir dun meilleur sort et inquiétude face à des combats incessants et de plus en plus violents.

En  Russie, la peur domine et la colère pointe

Cette fuite en avant confirme que les faucons, qui ont appelé «  à frapper des infrastructures et des centres de décision sur tout le territoire ukrainien», gagnent en influence au sein du pouvoir. Ces référendums interpellent aussi bien sur la légalité que sur l’objectif d’une telle initiative. Car ce scrutin pourrait déboucher sur un tournant majeur dans le conflit. «Au regard des accords de sécurité, de leur entrée dans la Fédération de Russie, Moscou s’autorise le droit de déclencher une réponse militaire beaucoup plus dure et justifiable auprès de son opinion», analyse un journaliste russe.

En Russie, dans les grandes villes, l’inquiétude et la sidération l’emportent parmi la population. «La peur domine. Mes amis, ma famille, mes voisins sinterrogent sur les risques de voir leurs enfants, petits-enfants être mobilisés. Passé cette inquiétude, une forme de colère pointe. Si la crainte d’être arrêté, incarcéré ou de subir de lourdes amendes empêche encore de grandes protestations, le basculement est possible. Avec les premiers réservistes envoyés au front et les morts, une réactio n violente de la société n’est pas à exclure», estime Youri, un habitant de Saint-Pétersbourg. Même phénomène dans les régions et villes limitrophes du conflit, qui subissent depuis 211 jours la réalité de la guerre, à la différence de la majorité du pays .

«Il y a une véritable lassitude face à ce conflit et à lescalade promise. Tout louest du pays se trouve en première ligne. L’opposition y est réelle. Les gens n’acceptent plus cette fuite en avant», constate un pacifiste russe. Une pétition en ligne contre la mobilisation a recueilli plus de 200000 signatures en quelques heures, le 21 septembre. Les vols directs depuis la Russie à destination de la Turquie, de l’Arménie et de l’Asie centrale ont été pris d’assaut et affichaient tous complet, mercredi et jeudi.

Alors que des bombardements russes ont principalement visé Kharkiv, mercredi, dans la capitale ukrainienne, les habitants eux espèrent d’autres victoires. Tania, qui vit à Kiev, reste persuadée que «récupérer nos territoires demeure la priorité. La menace nucléaire? Je ne peux lenvisager. Cest un moyen de nous faire peur». Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a expliqué dans une interview à la chaîne allemande Bild TV: «Nous ne pouvons pas accepter ce genre de compromission» et ne pas croire à l’utilisation de telles armes. Sans quoi, ajoute-t-il, «demain, Poutine pourra dire: Nous voulons une partie de la Pologne en plus de l’Ukraine, sinon nous utiliserons des armes nucléaires”».

la Chine a appelé au cessez-le-feu

À l’Assemblée générale de l’ONU, une forme d’unanimité se dégageait parmi les Occidentaux. Les réponses diplomatiques émanant des ministres des Affaires étrangères et de la Défense britannique, états-unien et européens ont évoqué «l’échec de linvasion russe», «un nouveau signe de son désarroi» ou un «aveu de faiblesse». Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a qualifié la mobilisation partielle et l’annonce de référendums d’ «actes de désespoir». Quant au secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui a quand même souligné la «rhétorique nucléaire dangereuse» du président russe, il a affirmé: «Nous continuerons à soutenir l’Ukraine.»

L’engrenage qui pousse au bord du gouffre n’a suscité que peu de réactions. Principal partenaire de la Russie depuis le début de l’invasion, la Chine a appelé au cessez-le-feu et au respect de l’intégrité territoriale des États. Washington a pour sa part déclaré prendre cette menace «au sérieux». Sur la chaîne ABC, John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, a précisé: «Nous surveillons du mieux que nous le pouvons leur posture stratégique, de manière à pouvoir changer la nôtre si besoin.» 

Rien sur le danger nucléaire, l’élargissement continu de l’Otan à l’est qui font des États-Unis un des acteurs clefs de cette crise. Le président Joe Biden a lancé: « Il est impossible de gagner une guerre nucléaire », lors de son discours à l’ONU. Certes, mais ne serait-il pas temps de stopper cette fuite en avant inquiétante? «Vladimir Poutine sest enfermé dans une escalade avec les Occidentaux dont il ne peut plus sortir. Dans lincapacité davouer son échec, il procède à une surenchère meurtrière», avait déjà alerté l’historien et spécialiste des relations internationales Andreï Gratchev, en mars. Six mois plus tard, quelle est la priorité des Nations unies et de l’Europe? Le président de la campagne pour la paix, le désarmement et la sécurité, Joseph Gerson, a tenu à rappeler: «Dans cette nouvelle guerre froide 2.0, nous pouvons forcer les puissances en place à trouver un compromis» (voir l’Humanité du 21 septembre). Espérons qu’il ne soit pas trop tard.

 

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Les armes nucléaires ne garantissent pas la paix

21 Septembre 2022, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

La Journée internationale de la paix, organisée ce mercredi, intervient en pleine guerre en Ukraine sur fond de menace nucléaire. Le désarmement demeure l’unique solution. Vingt  voix lancent un appel dans l’Humanité pour défendre la paix.

Vadim Kamenka L'Humanité Mardi 20 Septembre 2022

© Roland Nivet

Deux cent dix jours que la Russie a envahi l’Ukraine. Les mobilisations à l’occasion de la Journée internationale de la paix, ce 21 septembre,   voient leur importance accrue dans ce contexte. « La guerre est une chambre obscure, sans lumière. Une fois la porte ouverte, on ne sait pas ce qu’il y a derrière », avertissait, à la Fête de l’Humanité, le général Dominique Trinquand.

La responsabilité de Vladimir Poutine dans ce basculement majeur du XXIe siècle, et ses crimes de guerre, ne souffre aucune contestation. Au bout de sept mois, après des dizaines de milliers de morts, Kiev a obtenu d’importantes victoires militaires, notamment dans la région de Lougansk.

Depuis, le spectre d’une nouvelle guerre mondiale et de frappes nucléaires précipite le monde vers un gouffre jamais connu depuis la crise des missiles de Cuba en octobre 1962. L’ancien président Dmitri Medvedev a prétendu être, la semaine dernière, dans un «prologue à la troisième guerre mondiale», tandis que Kiev rendait public un projet de traité international sur des «garanties de sécurité» que devraient octroyer à lUkraine les principales puissances occidentales.

LA COEXISTENCE N’EST PAS UNE PARMI PLUSIEURS OPTIONS ACCEPTABLES, ELLE EST LA SEULE CHANCE DE SURVIE.WILLY BRANDT

Face à ces menaces planétaires, les États-Unis, l’Union européenne et l’Otan ont fait le choix d’affaiblir militairement la Russie et de remporter cette guerre par procuration. «Mais que se passera-t-il quand larmée conventionnelle russe se sentira acculée?» interroge Francis Wurtz.

Le député honoraire européen cite en réponse les propos du général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre: «La question en stratégie est toujours de savoir comment va réagir lautre. Poutine va monter dans les gammes, et il ny a pas dautre possibilité que daller frapper avec le nucléaire, dabord en Ukraine, sûrement, et possiblement ailleurs par la suite. (…) Je suis très inquiet. (…) Cette guerre doit s’arrêter!»

Bien avant ce conflit, les budgets militaires n’ont jamais cessé de croître (1000 milliards de dollars de dépenses darmements pour les pays de lOtan). Les traités de désarmement signés entre États-Unis et Russie ont été abandonnés. Seul l’accord bilatéral New Start, sur la réduction des armes stratégiques entre les deux principales puissances nucléaires, a été prolongé en 2021 pour cinq ans. Pour Hiroshi Taka, responsable d’une organisation japonaise pour l’abolition de ces armes de destruction massive, «la guerre a brisé toute illusion selon laquelle les armes nucléaires servent de garantie de sécurité”. La seule vraie garantie contre leur utilisation est leur élimination».

C’est dans ce contexte que s’est ouverte, mardi, la 77e Assemblée générale de l’ONU, à New York. La majorité des États regardent inquiets la menace nucléaire. Une forme d’agacement pointe parmi de nombreux pays sur le peu de médiatisation et de considération vis-à-vis d’autres conflits.

Dans son discours à Oslo, le chancelier ouest-allemand Willy Brandt soulignait déjà, à l’occasion de la remise de son prix Nobel de la paix en 1971: «Sous la menace dune autodestruction de lhumanité, la coexistence est devenue la question de l’existence elle-même. La coexistence n’est pas une parmi plusieurs options acceptables, elle est la seule chance de survie.»

 

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« Faisons du 21 septembre une grande journée de mobilisation pour la Paix »

20 Septembre 2022, 16:17pm

Publié par PCF Villepinte

Le collectif national des marches pour la paix, qui regroupe plus de 200 organisations, lance un appel pour réussir, dans le contexte de la guerre en Ukraine, la journée internationale instaurée par l’ONU depuis 1981.

L'Humanité Naïm Sakhi Lundi 19 Septembre 2022

© Geoffroy Van Der Hasselt / AFP

« L’affirmation de la paix est le plus grand des combats», assurait Jean Jaurès. Cette citation du fondateur de L’Humanité résonne avec force alors que l’année 2022 est durablement marquée par le conflit en Ukraine.

Après plus de six mois d’affrontements, l’invasion Russe s’enlise, laissant derrière elle son flot de victimes civiles et de perturbations économiques impactant l’ensemble des pays, notamment sur le prix des hydrocarbures. « Les dirigeants européens et états-uniens ont la responsabilité de trouver les moyens d’ouvrir un processus politique de négociations, rappelle le Mouvement de la paix.

 Ce sera difficile mais elle est la seule issue possible à cette guerre, comme cela a été le cas dans tous les conflits passés». L’organisation pacifiste, aux côtés d’un collectif regroupant 200 autres mouvements, partis (dont le PCF, la FI et EELV) et syndicats, a d’ailleurs lancé un appel pour faire de la journée internationale de la Paix du 21 septembre 2022 «  une grande journée de mobilisation».

«  C’est le moment de faire entendre nos exigences en faveur de la paix, du climat, du respect de la planète, du désarmement nucléaire, de la justice sociale, du vivre ensemble en paix, de l’amitié entre les peuples et les individus, écrivent les signataires du collectif des marches pour la paix. Non à une économie de guerre, oui à la satisfaction des besoins sociaux».

La guerre en Ukraine, et plus largement les 37 conflits en cours sur le globe, n’est pas sans conséquences sur le réarmement des pays. « La reprise de la course aux armements y compris nucléaires atteint 2100 milliards de dollars par an», alerte le Mouvement de la paix. 

«Nous appelons la France à agir pour une solution diplomatique, seule solution pour mettre un terme aux souffrances humaines qu’engendre la guerre et écarter le risque d’utilisation d’armes de destruction massive et d’armes nucléaires et celui d’une extension du conflit qui pourrait déboucher sur une nouvelle guerre mondiale», a également déclaré ce week-end le PCF, partie prenante de l’initiative de mercredi pour laquelle il invite à la mobilisation la plus large.

«  Les gouvernements se préparent à la guerre. Les villes, elles doivent faire vivre la paix», mesure aussi le maire PCF de Grigny (Essonne). Philippe Rio, également président de l’association des Maires pour la Paix, s’y emploie à l’année, au travers d’un «  plan local de culture de paix», notamment à destination des jeunes. « La paix est un projet politique.

Sans elle, il n’y a pas de droits. Et dans les villes populaires cela veut dire pas de droits à l’emploi, à l’éducation…», assure l’édile dont la commune multipliera les initiatives. D’une une soirée des lanternes «  en hommage aux victimes des guerres» ce mercredi à une initiative d’éducation populaire en présence de l’ambassadrice de Palestine en France, Hala Abou-Hassira.

À l’instar de Grigny, ce sont - de Paris (18 heures place de la République) à Marseille (17h30 place Bargemon) - des dizaines de manifestations et rassemblements qui seront organisés mercredi sur l’ensemble du territoire, la plupart recensé sur le site 21septembre.org.

 

 

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21 septembre 2022 PAIX

18 Septembre 2022, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

 

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Le 21 septembre la journée mondiale pour la paix réunira celles et ceux qui, comme la CGT, pensent que la paix est notre bien le plus précieux.

17 Septembre 2022, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

 

Des conflits partout à travers le monde

Partout dans le monde, les conflits ravagent des pays entiers, tuent et blessent des millions de personnes et en plongent autant dans la pauvreté, l’insécurité et le désarroi.

Au cœur de l’Europe - en Ukraine - ou sur d’autres continents - au Yémen, en Syrie, au Mali, en Palestine, en Afghanistan… - la liste des conflits, qui durent parfois depuis des années, est longue. 

Une économie de guerre

Conséquence « les dépenses militaires augmentent de façon indécente dans le monde entier » dénonce Véronique Martin, secrétaire confédérale en charge de la paix et du désarmement.

En 2021, 2013 milliards de dollars y ont été consacrés. La France a dépensé 100 milliards d’euros en 15 ans pour renouveler son arsenal nucléaire. 100 milliards qui auraient pu être dédiés au service public : santé, éducation, transports…  

En juin dernier, à l’inauguration d’Eurosatory, le salon international de Défense et de Sécurité terrestres et aéroterrestres, Emmanuel Macron prononçait un discours très inquiétant : « Nous entrons dans une économie de guerre », un discours sous tendu par l’augmentation des conflits environnementaux autour des ressources (pétrole, gaz, minerai…). 

Pour la ratification du traité contre l’utilisation des armes nucléaires

Le Collectif national des marches pour la paix, qui rassemble en France près de 200 organisations dont la CGT (des associations, des partis politiques, des syndicats) se mobilise autour d’un seul mot d’ordre : Stop à la guerre ! le 21 septembre, les organisations seront dans la rue pour dire non à la guerre, non aux armes nucléaires, non à la violence et à la misère.

Alors que la paix mondiale est menacée, il est urgent de se mobiliser, pour obtenir des politiques sociales, économiques, culturelles, nationales et internationales de paix s'inspirant de la Charte des Nations unies et respectueuses de tous les droits humains. 

« Plus que jamais, la CGT réclame la ratification, par la France, du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) qui loin de préserver la paix et la sécurité, participent à l’exacerbation des tensions » conclut Véronique Martin.

 

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21 septembre : Mobilisons-nous pour la paix et le désarmement

13 Septembre 2022, 16:22pm

Publié par PCF Villepinte

En envahissant l’Ukraine, V. Poutine a déclenché une tragédie au cœur de l’Europe avec son cortège de crimes, de destructions et de réfugiés. Cette guerre, à l’image de celle d’Afghanistan, d’Irak, de Syrie ou du Sahel, ne peut être gagnée mais sème la terreur, le chaos, et porte en germes de nouveaux antagonismes, de nouveaux conflits, de nouvelles violences notamment contre les femmes.

L’OTAN sort renforcée de cette escalade guerrière, légitimant les logiques de confrontation qui conduisent à une remilitarisation de l’Europe, à une augmentation des dépenses d’armement, alors que ce commerce affiche déjà une insolente prospérité. Elle entend aussi passer d’un rôle régional à un rôle global afin d’intervenir sous toutes les latitudes. Y compris, le cas échéant, contre la Chine.

Quelles que soient les divergences politiques avec tel ou tel État, aucun peuple du monde n’a intérêt à cette militarisation des relations internationales. Les défis mondiaux ne se résoudront pas dans la guerre. Et l’Europe n’a rien à gagner à l’opposition entre le bloc occidental et le reste du monde.

Les menaces potentiellement dévastatrices des guerres et des économies de guerre, nous éloignent des grands défis humains et de ceux qui menacent la planète : le réchauffement climatique avec sa succession de catastrophes (sécheresse, inondations, montée des océans, pollution, destruction du vivant…) ainsi que les insécurités humaines (économiques, alimentaires, sanitaires, énergétiques…). Les inégalités mondiales croissantes face à ces défis sont à la source de nouvelles conflictualités.

Les guerres, le changement climatique et les diverses formes d’insécurités ne sont pas étrangers les uns aux autres. La combinaison des activités humaines sur la nature, avec la course aux profits, le productivisme, la prédation des ressources naturelles, détruit notre patrimoine commun.

Les richesses du monde, le travail humain, la science et les technologies doivent servir l’avenir du genre humain et de la planète et non pas la sophistication des guerres et des armements.

Ensemble, nous devons ouvrir d’autres voies.

Les défis contemporains ne connaissent pas les frontières et ne se régleront qu’à l’échelle globale. Nous sommes désormais dans une obligation de solidarité humaine, car personne ne gagnera contre les autres.

La course aux armements et la nucléarisation du monde sont des obstacles à l’émergence d’un nouvel ordre mondial plus juste et plus durable. Elles confortent les systèmes de dominations. Les milliards qui partent dans le fracas des bombes et détournent d’immenses richesses seraient plus utiles dans l’élaboration de grands projets communs pour l’humanité, dans le respect de la souveraineté des peuples, la justice sociale, la démocratie, la liberté, le partage des connaissances et la métamorphose écologique, conformément à la Charte des Nations unies et aux huit domaines de la culture et de la paix définis par l’Unesco. Cela ne se fera pas sans coopération, sans désarmement ni processus d’élimination des armes nucléaires.

Même s’il est étroit dans ce monde de fracas, le chemin existe pour bâtir un projet global de sécurité humaine. Les voix des peuples unis et des organisations de la société civile peuvent être efficaces, permettant, dans un cadre multilatéral, de construire une paix durable.

C’est le sens de l’appel lancé par Fabien Roussel en faveur de la paix et du désarmement.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

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La journée internationale de la Paix 2022

11 Septembre 2022, 07:00am

Publié par PCF Villepinte

 

 

La journée internationale de la Paix 2022 revêt une importance particulièrement grande compte tenu de la situation internationale (menace d’utilisation des armes nucléaires, guerre en Ukraine et ailleurs, l’augmentation généralisée des dépenses militaires, affirmation par le gouvernement actuel d'imposer une économie de guerre...)


Pour favoriser l’éclosion d’un maximum d’initiatives, le Mouvement de la Paix a pris l’initiative d’imprimer 50.000 flyers A5 recto-verso comportant l’Appel du collectif national des marches pour la paix et des affiches qu’il est possible d’apposer sur les panneaux associatifs ou dans des locaux, des immeubles etc.

 

 

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