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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

logement

logement :

9 Juin 2010, 18:31pm

Publié par PCF Villepinte

Le PCF 93 lance une grande campagne pour le logement

 


A l’occasion de la convocation par le tribunal administratif des sept maires de Seine Saint-Denis ayant pris des arrêtés anti-expulsions, Hervé Bramy, secrétaire départemental du PCF, a présenté, aux côtés de Catherine Peyge, maire de Bobigny, Carine Juste maire de Villetanuese, Didier Mignot, maire du Blanc-Mesnil et Michel Beaumal maire de Stains, la campagne d’affiche et de pétition de la Fédération du PCF 93.

Une campagne en faveur de la création d’un service public national du logement et de l’habitat, outil indispensable pour faire vivre, dans les faits, le droit au logement pour tous et partout.

Elle vise à mettre à combattre les pratiques barbares des expulsions locatives et à opposer un grand plan de construction de logements sociaux (50.000 par an en Ile-de-France).

Notre département subit de plein fouet la grave crise du logement organisée par les gouvernements successifs, qui ont les uns après les autres, asséché les financements publics et laissé une part croissante de la construction de logements aux promoteurs et autres spéculateurs immobiliers.

Les communistes de Seine-Saint-Denis, militants et élus, vont donc mener pendant plusieurs mois une campagne populaire pour faire grandir les mobilisations en faveur d’une politique publique du logement gigne de ce nom, tant au niveau de l’Etat que de la Région.

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intervention d’H. Bramy

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LOGEMENT

30 Avril 2010, 13:12pm

Publié par PCF Villepinte

Nous demandons le gel des loyers et un moratoire sur les expulsions
Odette Terrade
Sénatrice du Val-de-Marne

Membre de la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire. Redevenue sénatrice le 19 septembre 2007 en remplacement de Mme Luc, démissionnairePar Odette Terrade / 27 avril 2010

Vous n’avez de cesse d’annoncer monts et merveilles pour le logement mais je constate une baisse continue des investissements publics. Vous ne faites rien pour appliquer la loi Dalo et la hausse des loyers et la fin de la trêve hivernale vont entraîner la multiplication des expulsions. Chaque année 100 000 expulsions sont prononcées, dont 10 000 mises en oeuvre avec le concours de la force publique. L’Insee prévoit un million de chômeurs en plus cette année. Il ne s’agit pas de mauvais payeurs ! Le comité de suivi du Dalo demande des mesures d’accompagnement. Mais vous n’avez mis en place qu’une ligne de téléphone ! La garantie des risques locatifs (GRL) ne défend que les bailleurs privés, alors que les locataires doivent affronter l’érosion de leurs ressources. Vous êtes bien le défenseur de la propriété privée. Nous demandons le gel des loyers et un moratoire pour les expulsions.

M. Benoist Apparu, secrétaire d’État. - La propriété est un droit constitutionnel que je défends. Le moratoire serait contreproductif. Si les propriétaires ne peuvent récupérer leurs logements en cas d’impayés, ils ne loueront plus.

En revanche, il faut prévenir les expulsions. Nous avons créé des commissions départementales pour éviter les expulsions qui interviennent trop tardivement. Il faut en effet réagir dès le premier mois.

La garantie des risques locatifs a été mise en place à la demande des partenaires sociaux qui veulent que dès le premier mois d’impayé les services sociaux soient prévenus afin qu’ils interviennent le plus vite possible.

Notre politique est humaine ; elle est plus efficace qu’un moratoire.

Mme Odette Terrade. - Cette réponse ne nous satisfait pas. Le droit de propriété est un droit constitutionnel ? Le droit au logement aussi ! Considérer le logement comme une simple marchandise n’est pas acceptable. Revoyez votre copie ! Il est urgent de déclarer le logement grande cause nationale.


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SALAUD D'CH'MINOT

28 Avril 2010, 18:26pm

Publié par PCF Villepinte

Pascal, cheminot des directions centrales de la SNCF, explique sa situation de privilégié en vidéo.

PUB SNCF:Le groupe ICF, acteur majeur de l'habitat en France

Avec un patrimoine de près de 100 000 logements, dont 80 000 logements sociaux

et 20 000 logements à loyers libres, ICF est le 3ème opérateur du logement en France.

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Logement

23 Mars 2010, 09:53am

Publié par PCF Villepinte

 L'aberrant couple DALO et expulsion
A Valenton, la mairie a pris son 7ème arrêté anti expulsion. Les "Interdit aux huissiers" refleurissent dans la ville. Françoise Baud, maire de la ville, défend la mesure.

Par Françoise BAUD, maire de Valenton (Val-de-Marne)

Entre Valenton et les expulsions, c’est une longue, longue histoire… Depuis que notre bourgade a poussé comme un champignon dans les années soixante, élus et militants communistes ne se sont pas économisés pour défendre les locataires (et il y a 65 % de logements sociaux chez nous  !) qui risquent d’être jetés dehors pour retard de loyer. Quand certains, jusque dans nos rangs, triaient avec des pincettes les locataires «  de bonne foi  » et les autres, nous avons fait le choix de la dignité humaine  : dès 1989, premier arrêté du maire interdisant les expulsions, et premiers calicots «  Ville interdite aux huissiers  ». Le maire fut aussitôt désavoué par le préfet, et le secrétaire du PCF local condamné à 10 000 francs d’amende (intégralement payée en pièces de 1 F, grâce à une collecte populaire  !). Depuis, les maires successifs ont pris 
6 arrêtés identiques, tous annulés par le préfet. En 2007, mon prédécesseur, 
Daniel Toussaint, fut poursuivi pour s’être opposé vertement à un huissier. Et en mai dernier, encore, non seulement l’arrêté anti-expulsions a été cassé, mais la ville a écopé d’une amende. Un comble  ! Nous avions eu le tort d’exiger «  abusivement  » qu'avant toute expulsion, soit saisie, la très officielle commission de prévention des expulsions… Notre détermination n’est pas entamée, au contraire. Cette semaine, j’ai signé le 7e arrêté anti-expulsions, les panneaux « Interdit aux huissiers  » fleurissent à nouveau, un rassemblement initié par les communistes s’est tenu dans une cité populaire où plusieurs familles sont menacées, et la résistance doit devenir l’affaire du plus grand nombre. Car malgré le travail entrepris avec les bailleurs pour suivre de près les impayés et déclencher à temps toutes les sauvegardes, jamais les jugements d’expulsion n’ont été aussi nombreux. À coups de chômage, de salaires de misère, de hausses de loyers, d’accidents de la vie, etc., la précarité a fait un bon historique, dont témoigne également l’affluence record aux Restos du cœur. Quand il n’y a pas de quoi faire bouillir la marmite, s’occuper des gosses, faire face aux pépins de santé, qui osera encore soutenir que des locataires «  choisissent  » de ne pas payer le loyer  ? Puisque le diagnostic du problème est clairement posé, et à cet égard le dernier rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre est incontestable, les remèdes s’imposent donc d’eux-mêmes. Lutter contre les expulsions, en bref et entre autres mesures vitales et urgentissimes, c’est d’abord garantir à chacun les moyens de vivre dignement  ; c’est bloquer les loyers  ; c’est enrayer la spéculation foncière et immobilière  ; c’est construire à tour de bras du logement social, véritablement social (au passage, comment accepter que des villes, 13 dans le Val-de-Marne et toutes de droite, refusent de se plier aux 20 % de logements sociaux  ? À Saint-Maur, par exemple, le déficit est de 5 000 logements sociaux  ! Pour ces villes égoïstes, je dis  : dans les départements comme dans les régions, plus un euro de crédits publics  !)  ; c’est accorder au logement social des financements d’État à hauteur des besoins criants, et des emprunts à taux minoré ou à taux zéro  ; c’est permettre la sortie des logements neufs à des loyers accessibles  ; et pour mettre durablement bon ordre à tout cela, c’est créer un service public du logement, reposant sur quatre piliers  : un pôle financier, un pôle de la construction, une agence foncière et des outils démocratiques locaux. Le couple expulsions-Dalo a conduit au comble de l’aberration  ! Primo, d’une main, l’État (ses lois, sa justice, ses préfets…) expulse les familles en grande difficulté, et de l’autre le même État leur tend un dossier Dalo pour qu’elles fassent valoir leur droit à un relogement prioritaire  ! Secundo, les expulsions font faire proliférer l’exclusion, pendant que le Parlement vote des lois… censées combattre cette même exclusion  ! Tertio, le droit au logement est «  opposable  », mais faute de logements, le délai de six mois dont l’État dispose pour répondre à ses propres obligations explose partout  ! Au milieu de cette folie, dont les familles font les frais, et les promoteurs et banquiers font leurs choux gras, qui est hors la loi et hors la morale  ? Les militants et les élus qui résistent  ? Ou les pouvoirs publics  ? Poser la question, c’est y répondre.

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Logement

16 Mars 2010, 21:01pm

Publié par PCF Villepinte

Sept maires de Seine-Saint-Denis se mobilisent contre les expulsions locatives

mardi 16 mars 2010



 

Une centaine de personnes avait répondu à l’invitation de 7 maires communistes de Seine-Saint-Denis qui avaient convoqué une conférence de presse à 11h30 en mairie de Bobigny, afin de signer en public leur arrêté anti-expulsion.

Didier Paillard, maire de Saint-Denis, Didier Mignot, maire du Blanc-Mesnil, Michel Beaumale, maire de Stains, Catherine Peyge, maire de Bobigny, Gilles Poux maire de la Courneuve, Jacqueline Rouillon, maire de Saint-Ouen (Carine Juste, maire de Villetaneuse était excusée, mais son arrêté bien signé !) ont alors, à tour de rôle expliqué le sens de leur démarche.

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Les maires signent
les arrêtés anti-expulsions

Michel Beaumale, initiateur de cette action collective devait dénoncer les difficultés économiques qui assaillent de nombreuses familles et qui les amènent devant un juge, alors que « perte d’emploi, maladie ou ressources instables » sont responsables de leurs difficultés et le maire de Stains d’appeler à la mobilisation citoyenne pour empêcher les expulsions de locataires. Didier Paillard rappelait, lui, la réquisition opérée par la municipalité de Saint-Denis d’un immeuble vide de la Poste dans lequel, avec le DAL, des familles demandeuses de logement ont été installées. Pour les élus, disait-il « il y a besoin de repérer les offres de logements privés qui ne sont pas aujourd’hui occupés », car cela constitue un potentiel de logements attribuables aux familles dans le besoin. Catherine Peyge mettait en évidence l’inconsistance des propos ministériels. En effet, les déclarations ministérielles déclarant : « ne mettre personne à la rue sans relogement » se traduisent, en fait, par le paiement par l’Etat de deux ou trois nuitées d’hôtel aux familles expulsées, lesquelles doivent ensuite se débrouiller par leurs propres moyens. « Il faut faire cesser cette violence sociale qui est insupportable pour les habitants, les associations et les élus » poursuivait-elle, en ajoutant : « en matière de refus des expulsions, il faut avoir le courage de se mettre hors-la-loi ! ». Jacqueline Rouillon insistait sur le besoin « d’aller au delà de ce que chacun fait dans sa ville afin d’agir, d’intervenir et de gagner de la force ensemble ». Imposer l’interdiction des expulsions c’est « libérer les familles des angoisses et des craintes de se voir jeter à la rue ». Gilles Poux insistait sur le besoin de passer d’une démarche individuelle à une démarche collective. Il faut rappelait-il « des moyens pour construire des logements sociaux, il faut la maîtrise des loyers, il faut une réorientation de l’argent et des politiques publiques, il faut répondre aux besoins de nos concitoyens, assurer les droits fondamentaux à chacun plutôt que favoriser le logement privé, répondre aux attentes des spéculateurs et des privilégiés ! »

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La conférence de presse
 en mairie de Bobigny

Dans la salle, divers intervenants devaient réagir. Roland Weyl, avocat, membre de l’Association Droit-Solidarité, soulignait combien une telle démarche était de nature à briser le « ronron » qui peut parfois « entourer la présentation, par le Préfet, au Tribunal Administratif, d’arrêtés pris par les maires afin de les faire annuler ». En effet, chacun sait, que l’année d’après, on sera confronté au même problème. Nouveaux arrêtés, nouvelles demandes du Préfet d’annulation, etc. Or, « ceci n’est pas un petit jeu de routine : il s’agit d’une véritable bataille de civilisation. Il convient de mieux impliquer les citoyens qui ont le droit de se présenter devant le tribunal pour soutenir les arrêtés pris par les maires : il faut que les citoyens s’emparent de ce droit ! » Hervé Bramy, conseiller général du Blanc-Mesnil et secrétaire de la fédération 93 du PCF soulignait « l’importance du geste adopté par les maires » et annonçait une « grande campagne » publique des militants de Seine-Saint-Denis et présentait une affiche qui va fleurir sur les murs du département dans les prochaines semaines, « contre les expulsions locatives et pour la construction de logements partout et pour tous ». Marc Ruer, de la CNL 93, après avoir « salué la décision des sept maires », rappelait que la « situation des expulsions va s’aggraver en 2010, du fait des conséquences de la crise économique qui va peser sur les familles et du fait de la situation de crise du logement : il y a 60 000 demandeurs en SSD et 28% de jeunes qui ont moins de 20 ans. Quel avenir de logement pour eux ? » interrogeait-il, de manière à faire un lien entre cet acte barbare que représentent les expulsions et la grave crise qui frappe notre pays en matière de réponse à la demande locative. Jean-Baptiste Eyraud, de DAL, à son tour « saluait le geste des maires » et alertait sur « l’augmentation du nombre de familles qui chaque année sont traduites devant le tribunal pour impayés de loyers ». Il mettait en avant une terrible contradiction : « alors que le nombre de jugements d’expulsion est en augmentation, au même moment l’Etat a décidé de faire des économies sur les indemnités qui sont versée au bailleur lorsque l’expulsion est différée. L’Etat versait 79 millions d’euros en 2005, et seulement 31 millions en 2009, soit un engagement de l’Etat divisé par trois ! Voilà pourquoi l’expulsion des locataires est plus rapide et que nous avons moins de possibilités de gagner de temps auprès des préfets ! ». Après le succès des cortèges du samedi 13 mars, poursuivait-il, « il faut amplifier l’action, et après l’adoption d’arrêtés anti-expulsion, l’étape suivante c’est la réquisition ». Line Teboul, élue du Parti Ouvrier Indépendant à Stains, saluait elle aussi l’initiative et proposait de profiter du temps de la campagne électorale des Régionales pour « demander aux présidents du Conseil général de Seine-Saint-Denis et de la Région Ile-de-France, de déclarer leur territoire en zone hors-expulsion. ». Un représentant de l’APEIS, à son tour, confirmait l’urgence d’une intervention multiforme – élus, associations, demandeurs – afin de répondre à l’urgence sociale. A l’issue de cette rencontre, les arrêtés des maires étaient portés chez le préfet de Seine-Saint-Denis par Marie-George Buffet, Patrick Braouezec, députés, et Eliane Assassi, sénatrice.

A suivre…

 

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LOGEMENT

9 Mars 2010, 16:28pm

Publié par PCF Villepinte

Sept maires de Seine-Saint-Denis disent : "Stop aux expulsions locatives !"
mardi 9 mars 2010

 

logement-copie-1.jpgLes maires de Bobigny, Saint-Ouen, Villetaneuse, La Courneuve, Saint-Denis, Stains et du Blanc-Mesnil se mobilisent contre les expulsions locatives. Ils organisent le 15 mars 2010 une conférence de presse à l’Hôtel de Ville de Bobigny. A cette occasion, ils signeront ensemble de nouveaux arrêtés municipaux contre les expulsions locatives puis se rendront en préfecture pour les remettre au Préfet.

Stains, le 9 mars 2010

Le 15 mars 2010, comme tous les ans, marque la fin de la trêve hivernale et la reprise de l’inhumaine et injuste pratique des expulsions locatives. Des familles sont ainsi jetées à la rue sans aucune proposition de relogement et seulement deux ou trois jours d’hébergement en hôtel d’urgence. Des familles n’ayant pu faire face à leur charge locative du fait de la crise et de la précarité qu’elles subissent.

Depuis plusieurs années, de nombreux maires de France refusent ces pratiques sur leur territoire en signant des arrêtés contre les expulsions locatives et/ou les coupures d’énergie. Ces arrêtés sont inlassablement déférés par le Préfet devant la juridiction administrative qui les suspend dans un premier temps, puis les annule. Pourtant au fil des années, les arguments juridiques développés dans les arrêtés n’ont eu de cesse d’évoluer pour mieux contrer les motivations d’annulation invoquées par les juges.

Cette année, tous les maires du département de la Seine-Saint- Denis qui ont déjà pris des arrêtés contre les expulsions locatives, agissent de concert pour faire disparaitre ces pratiques inhumaines et injustes. Madame Catherine Peyge, maire de Bobigny et responsables des questions de logement au sein du Conseil national du Parti Communiste Français ; Madame Jacqueline Rouillon, maire de Saint-Ouen ; Madame Carinne Juste, maire de Villetaneuse ; Monsieur Gilles Poux, maire de La Courneuve ; Monsieur Didier Paillard, maire de Saint-Denis ; Monsieur Michel Beaumale, maire de Stains ; Monsieur Didier Mignot, maire du Blanc-Mesnil vous invitent à une

CONFÉRENCE DE PRESSE
Lundi 15 mars 2010
à 11h30
dans le salon d’honneur
de l’Hôtel de Ville de Bobigny
 

Aux côtés de Eliane Assassi, sénatrice, Marie-George Buffet et Patrick Braouezec, députés, les maires signeront ensemble de nouveaux arrêtés municipaux contre les expulsions locatives puis se rendront en préfecture pour les remettre au Préfet.

Des citoyens et associations de chacune des villes seront également présents pour faire savoir qu’ils seront aux côtés des maires dans cette bataille politique et juridique notamment lors de l’audience au Tribunal administratif de Montreuil.

Le communiqué de presse
http://www.elunet.org/IMG/pdf/CP_expulsion_09_mars.pdf

 

 

 


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Logement

5 Mars 2010, 16:09pm

Publié par PCF Villepinte

Une première brèche dans la mise en oeuvre de la loi Boutin

logementvendredi 5 mars 2010



 

Le Comité Syndical du Syndicat d’Agglomération Nouvelle de Marne-la-Vallée - Val Maubuée a adopté le17 décembre 2009 son Plan Local de l’Habitat modifié afin de soustraire les logements locatifs sociaux de l’application du supplément de loyer de solidarité (SLS).

Le Préfet de Seine-et-Marne a répondu le 9 février 2010 au Président de cet EPCI, donnant un avis favorable à la dérogation qui « peut être admise pour les quartiers en contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) ; elle est prévue par la loi pour les quartiers classés en ZUS ».

Cet avis rend donc exécutoire la délibération pour environ 60 % des logements sociaux du territoire concerné nous apprend Michel Bouglouan, Vice-Président de l’EPCI, en charge de l’habitat.

D’après le Préfet, la délibération ne permet pas telle qu’elle est rédigé de soustraire l’ensemble des quartiers de logements locatifs sociaux du territoire du SLS mais la porte reste entre-ouverte pour aller dans ce sens.

Il s’agit incontestablement d’une première victoire ouvrant une brèche dans la mise en œuvre de la loi Boutin.

Comme en témoigne les courriers du Préfet, le Syndicat d’Agglomération Nouvelle de Marne-la-Vallée - Val Maubuée est le premier territoire ayant obtenu un tel résultat dans le département de la Seine-et-Marne.

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L'état du mal-logement

27 Février 2010, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent :

"La Région peut faire des choix contribuant à combattre le mal-logement !"


4 février 2010

La progression du coût du logement a été d’autant plus forte que l’on dispose de revenus faibles et elle a donc pour conséquence de creuser les inégalités sociales au sein de la société française et de renforcer l’inégale distribution des revenus. Les difficultés d’accès au logement et le mal-logement constituent à la fois une insécurité sociale majeure et une atteinte à la dignité des personnes. Le silence des pouvoirs publics est coupable. La politique actuelle préfigure une aggravation de la crise du logement. Or, l’intervention publique s’est toujours révélée indispensable (pour favoriser le logement ouvrier au début du siècle, pour soutenir la construction après la seconde guerre mondiale, pour lutter contre la ségrégation et favoriser l’accès des plus modestes depuis vingt-ans).

Maison à 100.000 euros puis à 15 € par jour ; droit opposable au logement inappliqué ; vente à la découpe du logement social et aujourd’hui la proposition de Benoist Apparu d’acheter les logements vacants... Cette liste de fausses solutions ne répond pas à la crise actuelle. Nous avons besoin de rompre avec cette politique ! La région peut agir. Si elle n’a pas à proprement les compétences en matière de logement, elle peut faire des choix contribuant à faire reculer le mal-logement. C’est pourquoi, nous proposons notamment :

* La suppression de toute aide régionale aux communes qui ne respectent pas la loi SRU : Plus de subvention aux ghettos de riches !

* Demander l’abrogation de la loi MOLLE et s’opposer à l’organisation par l’État de la spéculation foncière autour des gares du « grand huit » dans le cadre de son projet de Grand Paris.

* Soutenir la création de 50 000 logements sociaux et augmenter le nombre d’hébergements.

* Tripler les moyens consacrés par la Région au logement social et à la maîtrise publique du foncier par l’établissement public foncier.

* Établir un programme de rénovation thermique des logements sociaux.

* Aller vers la création d’un service public du logement et de l’habitat par la création d’un syndicat régional sur le modèle du STIF assurant le respect des objectifs territoriaux de création de logements sociaux fixés dans le SDRIF.


Le mal logement selon le 15è rapport du mal-logement en France c’est :

* 10 millions de personnes victimes de la crise du logement

* 3,5 millions de mal-logés

* 80% des français qui estiment qu’il est « difficile » de trouver un logement, 37% « très difficile » (+11% par rapport à 2007).

* Un coût du logement en augmentation et qui constitue le premier poste de dépense des ménages : il est passé de 7890 euros en 2002 à 9700 euros en 2007 (+23%) et tient à la progression des charges de remboursement d’emprunt et des loyers.

Ce constat est révoltant et signe l’échec patent de la politique de la droite.

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Expulsion de Bagnolet

12 Février 2010, 17:32pm

Publié par PCF Villepinte

Témoignage de Rosa Moussaoui habitante de bagnolet, journaliste à l’Humanité

vendredi 12 février 2010

logement-ba.jpgRue Victor Hugo, Bagnolet. Je passe chaque semaine dans cette rue. Elle se trouve dans le quartier des Coutures, à la frontière entre Bagnolet et Montreuil. Le quartier change, évolue, mais il compte encore de très nombreux immeubles insalubres, des habitats indignes, dangereux pour leurs occupants, prêts à flamber en quelques minutes. De ceux qui font la fortune des marchands de sommeil.

Le squat de la rue Victor Hugo relève d’une situation encore plus complexe. La bâtisse grisâtre, laissé de longue date à l’abandon, est à moitié en ruine. Le lieu abrite toutes sortes de trafics, en particulier de drogues dures. A ses abords, toujours beaucoup d’hommes, dehors, la plupart défoncés, souvent agressifs, parfois violents.

Lieu de proxénétisme, aussi : des hommes qui exploitent des femmes sans ressources, sans protection. Des armes de poings ont déjà été saisies dans cette immeuble. Un lieu inhumain, en somme, à vous serrer le cœur, un lieu comme on aimerait qu’il n’en existe plus. Depuis des années, je passe devant chaque semaine, et chaque semaine je me demande ce que l’on attend pour le détruire.

L’immeuble, laissé à l’abandon par un propriétaire véreux, a été préempté par la mairie en juin 2009, avec l’objectif d’y construire 50 logements sociaux. C’est peu, dans une ville qui, malgré ses 40% de logements sociaux, compte 2700 demandeurs. Mais c’est déjà ça.

Mercredi 10 février à 6h00 du matin, les forces de police sont intervenues, sur ordre de la préfecture, pour exécuter la décision de justice ordonnant l’évacuation du squat. Un constat a été fait par un huissier : il n’y avait aucun enfant. Les affaires de la vingtaine d’occupants, dont une femme, ont été sorties avant que l’immeuble ne soit muré. Je déplore la date choisie par l’Etat pour faire exécuter cette décision de justice par un froid glacial. Mais je ne déplore pas la destruction partielle de l’immeuble, intervenue le lendemain.

Contrairement au mensonge relayé dès la première dépêche AFP (écrite sans vérification sur place) et repris en boucle, là encore sans vérification, par les rédactions, la « mairie communiste » n’a pas jeté d’honnêtes familles sans défense à la rue sous la menace d’un « bulldozer ».

Mais qu’importe, il faut du sensationnel. Et l’entrée en scène du DAL va en donner aux médias. Dans son premier communiqué, l’association parle de 80 occupants, avec femmes et enfants. Soit dit en passant, le lendemain, le DAL n’en évoquait plus que 40 et, le surlendemain, 29.

Mais qu’importe l’approximation, tant que les caméras sont là. De même, le DAL évoque d’abord des familles. Puis nuance son diagnostic le lendemain, en reconnaissant les trafics de stupéfiants et le proxénétisme.

Pendant ce temps, les vilains communistes de la mairie de Bagnolet ont négocié, avec la préfecture, des solutions de relogement provisoire dans l’attente de mieux. Refusées par les occupants sur les conseils du DAL, qui les enjoint à ne pas « se disperser ». A la rue, sous la neige, avec des tentes rouges, c’est tellement plus photogénique.

Qu’importe. Cette situation incombe aux vilains communistes. Surtout par cette température et à un mois d’élections régionales. D’ailleurs, NPA, MODEM, Parti de gauche et autres écologistes ne se privent pas pour rivaliser d’émotion, pour exploiter une situation dont ils ne savent rien, pondant des communiqués bien indignés, complaisamment repris par les médias. Le filon politicien est bon, pourquoi s’en priver ?

Bagnolet à la une des médias. Nous n’avons jamais eu cet honneur pour les parrainages de familles sans papiers. Ni lorsque la municipalité a pris à bras le corps la situation des locataires de la rue Marie-Anne Colombier logés dans un immeuble déclaré en péril, et dont le propriétaire tarde à faire les travaux qui lui incombent.

Nous n’avons pas eu cet honneur lors du relogement des familles Roms Bulgares dont le campement avait été incendié. Relogement que la municipalité a assumé contre vents et marées, malgré l’hostilité d’une partie de la population prompte à stigmatiser cette minorité accusée par la vox populi de tous les maux. Bagnolet accueillera Slavoj comme jadis elle a accueilli Giovanni, Tassadit ou Touré, avait alors argumenté la municipalité.

Emballement médiatique, manipulation politique, mensonges, le traitement de l’affaire du squat de la rue Victor Hugo en dit long sur la fabrique de l’information et sur le fond de commerce de certaines associations.

Sur une certaine petite bourgeoisie, aussi, qui se lamente en permanence sur les « violences » et « l’insécurité » dans le quartier des Coutures, mais qui s’émeut au quart de tour, à la première caméra en vue. Qui s’étrangle lorsqu’un dangereux jeune de banlieue lui demande une clope un peu vivement, et croit se donner bonne conscience en soutenant le DAL. Qui craint que la construction de logement sociaux ne dévalue le joli loft, mais défend la pérennité de squats. Il y a quelques années, dans le même quartier, des bobos, emmenés par les Verts, s’étaient opposés à la destruction d’un vieil immeuble au 182 rue Étienne Marcel, à l’emplacement duquel devaient se construire des logements sociaux.

Argument : la cour de l’immeuble abritait un vieux chêne. Il ne fallait pas le couper. Résultat : le projet n’est pas allé au bout. Pas de logements sociaux, mais un « jardin partagé ». C’est à dire semi-privé. Clos. Un jardin public, ouvert à tous et à tous vents ? Vous plaisantez ? On ne sait jamais. C’est tellement mal famé, dans le quartier. Surtout rue Victor Hugo.

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE DU PCF

12 Février 2010, 09:40am

Publié par PCF Villepinte

Expulsion à Bagnolet : L'État doit prendre ses responsabilités !

 

Depuis plus de 15 ans, la mairie de Bagnolet réclame l’évacuation d’un immeuble qu’elle a finalement préempté en 2008, un immeuble dangereux où les risques d’incendie sont grands et où les conditions de vie pour ses occupants sont particulièrement difficiles.

En pleine trêve hivernale et dans une période de grand froid, la préfecture a procédé à une expulsion sans qu’une solution de relogement soit trouvée. C’est inacceptable !

Le PCF proteste contre ces méthodes d’un autre âge et demande que l’État prenne ses responsabilités pour que des solutions de relogements pérennes soient trouvées au plus vite.

Le PCF renouvelle son opposition ferme aux expulsions et demande qu’une politique globale du logement pour répondre aux déficits croissants de logements sociaux soit adoptée.

Parti communiste français

Paris, le 11 février 2010.

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