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logement

Handicap : le gouvernement cède aux lobbies des promoteurs!

8 Juin 2018, 11:18am

Publié par PCF Villepinte

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Construction de 200 000 logements dans le cadre du Grand Paris :

14 Avril 2015, 16:04pm

Publié par PCF Villepinte

 Construction de 200 000 logements dans le cadre du Grand Paris :

 

 

Déclaration de François ASENSI

Député de Seine-Saint-Denis

Sevran - Tremblay-en-France – Villepinte

 


Construction de 200 000 logements dans le cadre du Grand Paris :

Vers un nouveau renforcement des inégalités territoriales ?

 

Dès le mois de février 2014, j’étais intervenu à l’Assemblée nationale pour mettre en garde contre une nouvelle mainmise de l’Etat sur l’aménagement de l’Ile-de-France dans le cadre du Grand Paris et dénoncer le risque d’un renforcement des inégalités territoriales.

Le quotidien Le Parisien du 8 avril vient de confirmer mes craintes en publiant les sites retenus pour accueillir les constructions de logement annoncées par Manuel Valls lors du comité interministériel du 13 octobre dernier. Contre l’avis des élus locaux et des populations, le Gouvernement s’apprête à imposer toujours plus de logements dans les villes populaires, quitte à renforcer les discriminations territoriales et créer de véritables lieux de relégation sociale. Je refuse cette politique d’aménagement irresponsable.

Ce n'est pas l’objectif de nombre de construction – 200 000 logements- qui pose question, mais la répartition et la méthode choisie.

Concernant la méthode, elle s’avère autoritaire et bureaucratique : le Gouvernement souhaite lancer une Opération Intérêt National donnant les mains libres à l'État  pour imposer ses projets contre l’avis des communes et des populations. C’est une anomalie démocratique et un retour en arrière sur le processus de décentralisation. Alors que les villes et les intercommunalités viennent de définir des objectifs de construction dans le cadre des plans locaux d’urbanisme, des contrats de développement territorial et des programmes locaux de l’habitat, toutes ces années de réflexion et de coopération seront réduites à néant.

S’agissant de la répartition de l’effort de construction, elle est proprement révoltante. La Seine-Saint-Denis supportera plus de la moitié des nouvelles constructions en petite couronne, soit 67 700 logements. Sur les 8 départements que compte la région capitale, notre département supportera plus du tiers de l’effort de construction. Avec quels moyens nouveaux, alors que le Gouvernement asphyxie les communes en baissant leurs dotations ? Comment les villes pourront-elles faire face aux besoins de ces 200 000 nouveaux habitants en Seine-Saint-Denis ? Avec quel argent construire de nouvelles crèches, de nouvelles écoles, de nouveaux centres de soins dans le cadre de la politique d’austérité ?

Oui, il faut construire en Ile-de-France où la pénurie de logement est bien souvent le principal problème des habitants, mais cet effort doit être partagé.

Dans ce plan Valls pour le logement, les communes privilégiées de l’ouest parisien seront encore une fois épargnées et demeureront des réserves de riches. Alors qu’il faudrait au contraire obliger ces villes de l’ouest parisien où se concentrent les emplois et les richesses à construire plus, car elles ont les moyens d’accueillir de nouvelles populations. Et pénaliser vraiment celles qui refusent d’appliquer la loi SRU, y compris par l’inéligibilité des maires qui ne respectent pas la loi.

Avec ces annonces gouvernementales sur la production de logements, nous assistons à la résurrection d’une vision passéiste et inégalitaire de l’aménagement de l’Ile-de-France, qui concentre les emplois à l’ouest et les logements à l’est. On connaît les limites de ce modèle : allongement des temps de transports, cités dortoirs, zones d’extrême pauvreté côtoyant des zones d’extrême richesse. C’est un non-sens écologique et social. Nous devons sortir de cette logique.

A regarder le détail des projets sur chaque territoire, c’est aussi la poursuite du logiciel dépassé des grands ensembles des années 1960. La Courneuve accueillerait ainsi un nouveau quartier gigantesque de 24 000 logements autour du parc départemental, l’équivalent de 10 fois Central Park. Où est la cohérence, alors que l’on tente encore, à grands frais, de réparer les erreurs urbanistiques du passé en rénovant la cité des 4000 ? Je constate que ces projets sont en totale contradiction avec les engagements du Premier ministre sur la lutte contre ce qu’il a nommé « les ghettos ». S’il faut faire du logement, c’est par petite touche, par du cousu main, pour créer de l’urbanité et préserver le lien social.

Dans ma circonscription, 5300 logements seraient construits à Sevran et Villepinte, notamment sur la Pépinière et sur la plaine Montceleux. C’est l’équilibre de ces villes qui serait remis en cause. Je refuse que 3000 nouveaux logements voient le jour sur la plaine Montceleux et j’invite le maire de Sevran à soutenir cette action et à sortir du double langage que lui impose son soutien sans faille au gouvernement de Manuel Valls.

Plus que de nouveaux grands ensembles, nous avons par-dessus tout besoin d’implanter des entreprises et des emplois pour assurer une mixité entre les fonctions de la ville, à Sevran notamment. Le site de la plaine Montceleux doit bénéficier d’un projet de développement créateur de richesse et de dynamisme pour la ville, avec par exemple l’implantation d’un pôle universitaire.

Dans les semaines et mois à venir, je serai dans l’action en associant la population des villes de la circonscription. Je demanderai au Gouvernement de respecter les projets des élus locaux et de faire vivre réellement la promesse républicaine d’égalité. Poursuivre la logique de sélection des territoires en Ile-de-France aurait des conséquences dramatiques pour la qualité de vie de ses habitants, mais également pour le rayonnement de la plus riche région d’Europe.

 

Le 13 avril 2015

 

Contact presse : 06 42 56 45 78

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"Il paraît que c'est la maison d'une vieille folle"

6 Décembre 2012, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

Au total, 600 000 logements en France seraient considérés comme des taudis. 2 187 000 personnes vivent dans des conditions très difficiles ou dégradées : logements exigus, sans eau, sans WC, sans chauffage… selon la Fondation Abbé Pierre qui a lancé sa campagne d'hiver de sensibilisation nationale contre l’habitat indigne.

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Le logement, un budget 2013 en trompe l’œil

29 Septembre 2012, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

Cécile Duflot, ministre du Logement de François Hollande

 

Les financements consacrés au logement vont augmenter en 2013, offrant de véritables marges de manœuvre à Cécile Duflot. Mais cette hausse ne provient pas de l’Etat qui réduit les crédits alloués au ministère de l’Egalité du territoire et du logement. Comme les autres, ce ministère n’échappe pas au « torrent de la rigueur ».

« Avec le ministère de l’emploi, de l’éducation, de la justice et de la police, le logement est bien l’une des quatre priorités du gouvernement », a déclaré Cécile Duflot, visiblement soulagée, lors de la présentation du budget à l’hôtel de Castries. « En 2013, les financements consacrés au logement et à l’égalité des territoires s’élèvent à 9,8 milliards d’euros, ce qui représente une hausse de 20 % par rapport à 2012 », a indiqué le ministère du Logement, lors de la présentation du budget.

HLM: les objectifs inatteignables

Les aides à la pierre, subvention versée par l’Etat pour construire des logements sociaux, vont passer de 450 millions d’euros à 500 millions  « malgré le contexte budgétaire », s’est d’abord réjouie Cécile Duflot. Cette hausse de 11 %, non négligeable, reste encore très loin du doublement espéré par le mouvement HLM pour atteindre 150 000 constructions de logements sociaux chaque année. Un objectif dont on sait déjà qu’il ne sera pas atteint l’an prochain à cause de la durée de préparation des programmes.

Le 1% logement mis à contribution

Un effort de construction sera bien, malgré tout, mis en œuvre en 2013. Mais il sera supporté par d’autres que l’Etat. Afin de limiter ses dépenses, Bercy  a contraint le 1 % logement, géré par les organisations patronales et syndicales, d’emprunter 1,5 milliards pour accorder l’équivalent de 500 millions d’euros aux organismes HLM.

Autre mesure mise en avant par la ministre: la revalorisation des aides personalisées au logement (APL). Cette prestation sociale, versée à 6,4 millions de français sera fixée « en fonction de l’indice de référence des loyers pour répondre à la situation sociale très tendue des ménages et au poids important du logement dans les budgets des familles», explique Cécile Duflot. « Cette hausse de 4.2 % va porter son enveloppe à 17,3 milliards. » Un tour de passe-passe. Car l’Etat va continuer de se désengager du financement de cette prestation, avec une réduction de 5,7 à 4,9 milliards de ses dotations. La hausse des aides au logement sera en réalité financée par des prélèvements sociaux instaurés sur les revenus du capital (600 millions d’euros), qui relèvent du budget de la sécurité sociale, et par une ponction du 1 % logement, dans lequel l’Etat continue de piocher allègrement (400 millions).

Les APL face à la crise

En indexant les APL sur l’indice de référence des loyers, l’Etat ne fait qu’appliquer la loi, relativise encore Serge Incerti-Formentini, président de la Confédération nationale des locataires, qui craint que cette augmentation ne suffise pas à augmenter le pouvoir d’achat des ménages : «L’enveloppe globale va augmenter, certes, mais le nombre de bénéficiaires lui aussi va croître avec la crise qui se profile. Par ailleurs, la part des aides aux logements destinés au paiement des charges ne va pas augmenter alors qu’il s’agit d’un poste du budget en forte augmentation. »

En plus d’un renforcement de la taxe sur les terrains non bâtis et d’un changement du régime fiscal des plus-values, destiné à provoquer un choc de l’offre et faire baisser le prix des terrains, Cécile Duflot a obtenu une partie des produits de la vente des quotas carbone. Cet apport de 590 millions d’euros va permettre d’abonder des fonds propre à l’Agence nationale pour l’habitat et, in fine, « de financer des programmes contre la précarité énergétique ou contre l’habitat indigne », met en avant Cécile Duflot qui a confirmé un élargissement de la taxe sur les logements vacants.

Préavis de grève contre les suppressions de postes

Ce faisant, la ministre a voulu montrer qu’elle avait su gagner des marges de manœuvre malgré une baisse de ses crédits. Les deux milliards de ressources complémentaires, trouvées via le 1 % logement ou la taxe carbone, ne peuvent masquer une baisse de crédits de son ministère, passés de 8.2 milliards en 2013 à 7,8 milliards d’euros en 2013. Un préavis de grève a d’ailleurs été lancé dans son ministère pour le 23 octobre 2012 par la CGT et la FSU contre une réduction des effectifs « qui s’apparente à une suite de la RGPP». En tout 662 emplois doivent être supprimés en 2013. Un chiffre qui rappelle combien la rigueur reste aussi, à côté d’une politique du logement volontariste et non dénuée d’ambition, l’autre priorité du ministère de l’Egalité des territoires et du Logement. 

  • A lire aussi:

Budget 2013: les marchés financiers grands gagnants

Logement: Ayrault rénove le discours, pas les crédits

Duflot veut faire gagner du terrain au logement social

Pierre Duquesne

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Nostalgie ?

28 Septembre 2012, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

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  fontaine-mallet-10-2012-003.jpgL’aménagement de la Fontaine Mallet se poursuit. La dernière « tour » se fait grignoter. Après la destruction de l’ancien Franprix, de nouvelles constructions verront le jour. Le quartier va se trouver profondément modifié.

Il faudra encore bien des efforts du plan local au plan national pour que ces rénovations « ANRU » participent pleinement à améliorer la vie de nos concitoyens. Plus de 1000 demandes de logement restent en souffrance à Villepinte.

Comme l’indique la Confédération Nationale du Logement(CNL)

« 3,6 millions de personnes sont mal logées : les mesures ne doivent laisser aucune possibilité aux dérogations. Il faut répondre à l'urgence et agir dès maintenant ! C'est pourquoi la CNL demande l'abrogation de la loi Boutin sans quoi, aucune décision ne pourra être réalisable et réalisée.

La CNL demande :

  • Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.
  • La construction de 250 000 logements véritablement sociaux par an.
  • La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.
  • L'abrogation de la loi Molle, dite loi Boutin.
  • L'arrêt de toutes les saisies, expulsions, coupures d'eau, de gaz et d'électricité.
  • Un véritable service public de l'énergie.
  • La garantie et l'amélioration du statut d'occupation des locataires.
  • La mise en œuvre d'un service public national et décentralisé du logement et de l'habitat. »

 

 

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Eliane Assassi, Sénatrice PCF, exige de Cecile Duflot et du gouvernement des mesures d'urgence contre les marchands de sommeil

26 Septembre 2012, 08:55am

Publié par PCF Villepinte

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Incendie de Saint-Denis 

Le nouveau drame qui s’est déroulé dimanche dernier à Saint Denis au 39 de la rue Gabriel Péri heurte profondément notre morale républicaine. En 10 ans, dans la seule ville de Saint-Denis, près de 30 personnes sont mortes dans les flammes parce qu’elles ne pouvaient se loger autrement que dans des logements insalubres et indécents.

Nous ne pouvons tolérer plus longtemps l’impunité de fait qui touche les marchands de sommeil.

L’histoire nous montre que les larmes de crocodiles sèchent assez vie en laissant la porte ouverte toujours à de nouveaux drames. Nous examinons aujourd’hui un texte sur logement, examen en urgence puisque vous en avez décidé ainsi.

Nous attirons votre attention sur l’extrême urgence d’agir concrètement pour résorber le logement insalubre afin de garantir la dignité de tous et éviter de nouveaux drames.

Nous vous sollicitons donc très officiellement, Madame la Ministre, pour que vous vous saisissiez de l’examen de ce projet de loi pour avancer de mesures urgentes afin de lutter efficacement contre les marchands de sommeil, notamment en favorisant les procédures d’expropriation pour insalubrité ainsi que le renforcement des sanctions contre ces délinquants.

 

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Serge Incerti-Formentini : "L’annonce de Mme Duflot est une première victoire pour la CNL"

4 Juin 2012, 22:10pm

Publié par PCF Villepinte

le 4 Juin 2012

 

 

 

Serge Incerti-Formentini, président de la Confédération Nationale du Logement depuis 2009, se déclare satisfait de l’annonce de décret concernant le blocage des loyers à la relocation. Face aux premières critiques concernant l’application de cette mesure, il réaffirme son utilité et va même plus loin. Le président de la CNL se réjouit également, après cinq ans de sarkozysme,  de la reprise du dialogue avec le gouvernement.

L'Humanité.fr. Quelle est votre réaction après l’annonce lundi matin de Cécile Duflot à propos du blocage des loyers à la relocation dès la rentrée 2012 ?

Serge Incerti-Formentini. Bien entendu, nous nous félicitons de cette première mesure en matière de logement. C’est une victoire pour les locataires, mais également pour la CNL qui s’est battue pour faire adopter -entre autres- cette proposition. Ce décret va enfin empêcher la spéculation sur les loyers au moment de la relocation dans les zones tendues (ndlr : Île de France, une partie de la région PACA et le long de la côte Basque). Il correspond à une nécessité de justice sociale et va permettre de redonner du pouvoir d’achat aux ménages étranglés par l’augmentation des loyers. C’est donc une avancée encourageante. Cependant, nous considérons que cela n’est pas suffisant et qu’il est indispensable d’aller plus loin.

L'Humanité.fr. Quelles sont les propositions de la CNL pour répondre à la crise du logement actuelle ?

Serge Incerti-Formentini. En mai 2011, à la veille de la campagne présidentielle, nous avions rédigé une liste de trente-trois propositions concrètes à l’attention de l’ensemble des candidats. La mesure annoncée par la ministre du Logement, Cécile Duflot, va dans le sens de nos revendications. Mais pour nous, le changement doit avoir lieu immédiatement, en passant par des signes forts. D’abord en gelant complètement l’ensemble des loyers du secteur locatif. Ensuite en revalorisant de 25% les aides au logement pour les familles les plus démunies. Enfin, en mettant un terme aux saisies, aux expulsions et aux coupures d’eau et d’énergie.

L'Humanité.fr. Que répondez-vous à ceux qui jugent ces mesures trop coûteuses ou peu rentables ?

Serge Incerti-Formentini. Tout d’abord, que le social ne se quantifie pas monétairement. Il est important de rassurer les ménages en situation difficile. De plus, le logement est un des facteurs principaux de la dégradation du pouvoir d’achat des ménages. En encadrant les loyers, cela permettra de leur redonner un peu de ce pouvoir d’achat et donc, par ricochet, de relancer la consommation. Quant aux réactions des associations de propriétaires suscitées par l’annonce de Cécile Duflot, il faut remettre les choses à leur place. Ce ne sont pas les petits propriétaires, qui arrondissent leurs fins de mois en louant leur logement, qui abusent de leurs locataires en augmentant drastiquement leur loyer. Si les grands propriétaires préfèrent suspendre leurs locations plutôt que de s’aligner sur le tarif imposé, je suggère d’augmenter leur taxe sur les logements vacants. A mon avis, mieux vaut louer moins cher que de ne pas louer du tout…

L'Humanité.fr. Qu’attendez-vous des mois à venir ?

Serge Incerti-Formentini. Nous avons demandé à être reçu au ministère afin de discuter de ces questions de logement. On nous a fait savoir que Cécile Duflot souhaitait rencontrer la CNL et qu’elle nous recevrait ultérieurement. Cela met fin à cinq années de mandat pendant lesquelles nous n’avons jamais pu discuter. Aujourd’hui, nous sommes prêts à entamer le dialogue, et nous espérons pouvoir prendre part à une vraie concertation.

Corinne Rinaldo: "Encadrer les loyers, ça ne suffira pas"

Cécile Duflot, ministre très avertie

Les classes moyennes pas au-dessus de la crise

Propos recueillis par Charlotte Helias

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Corinne Rinaldo « Encadrer les loyers, cela ne suffira pas »

16 Mai 2012, 21:56pm

Publié par PCF Villepinte

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Depuis le 6 mai, l’Humanité passe en revue les principales attentes du peuple de gauche. Aujourd’hui, la question du logement, avec Corinne Rinaldo, secrétaire confédérale de la CNL.

Qu’attendez-vous du pouvoir après l’élection de François Hollande ?

Corinne Rinaldo. Nous avons demandé une entrevue au nouveau président de la République pour lui présenter des mesures à prendre à court, moyen et long terme. Il doit créer, avant toute chose, un ministère du Logement de plein exercice (et non un simple secrétariat d’État – NDLR) et stopper les expulsions locatives, les coupures d’énergie et d’eau. Pour redonner du pouvoir d’achat, il doit aussi revaloriser les aides personnelles au logement de 25 % afin de rattraper le retard, calculé non seulement sur le loyer mais aussi sur les charges locatives. Il doit surtout imposer, par décret, le blocage des loyers dans l’ensemble du secteur locatif.

Sa grande proposition est d’encadrer les loyers. Qu’en pensez-vous ?

Corinne Rinaldo. L’encadrement des loyers, tel qu’il est évoqué par François Hollande, n’est pas suffisant car il ne va s’appliquer qu’aux nouveaux locataires, lors de la signature d’un bail ou au moment d’un renouvellement du contrat de location. Pour les locataires qui sont déjà dans les lieux, il faut aussi revoir l’indice d’augmentation des loyers. Celui-ci, je le rappelle, a connu une hausse de 2,11 % au quatrième trimestre 2011, et de 2,28 % au premier trimestre 2012. Les hausses de loyers atteignent en moyenne 4 % d’augmentation par an dans le secteur HLM. On nous dit que l’on va aligner les prix des loyers sur la moyenne d’une zone déterminée, mais personne ne nous dit en revanche de combien on va les baisser.

Et sur le long terme ?

Corinne Rinaldo. Nous craignons une politique de sparadraps, alors qu’il faut une refonte totale du financement du logement et un inversement de logique. Depuis trente ans, on a privilégié le privé et la spéculation, notamment depuis la loi de 1977, qui a opté pour l’aide à la personne au détriment de l’aide à la pierre. Il faut revenir sur cette loi et revaloriser l’aide à la construction du logement social, parallèlement au lancement d’un grand service public du logement et de l’habitat, associant tous les acteurs aux côtés de l’État : collectivités territoriales, constructeurs privés, bailleurs sociaux et privés, syndicats de salariés, et surtout usagers du logement. La loi Molle, dite Boutin, doit absolument être abrogée. 
Avec les surloyers, elle réserve 
le logement social aux plus pauvres alors qu’il importe, au contraire, 
de favoriser la mixité dans 
le logement social. L’article 17 c de la loi Méhaignerie de 1989, qui prévoit 
la revalorisation des loyers dans 
le privé à chaque renouvellement 
de bail, doit également être supprimé. Au lieu de proposer des tarifs sociaux, il vaut mieux des services publics d’accès à l’énergie pour tous.

Pensez-vous d’ores et déjà à des actions pour peser sur les mois à venir ?

Corinne Rinaldo. La mobilisation 
des locataires, commencée bien avant la campagne présidentielle, n’a jamais cessé. Après notre grande initiative 
du 3 décembre 2011, nous avons élaboré une centaine de propositions que nos militants ont portées sur l’ensemble du territoire, lors des manifestations contre les expulsions locatives et du 1er Mai. 
Ils continueront de le faire jusqu’aux élections législatives et même au-delà, puisque nous organisons une grande manifestation le 17 novembre, 
à Strasbourg, et lors de la Journée nationale des droits des habitants, 
le premier mardi d’octobre.

Entretien réalisé par Pierre Duquesne

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Mobilisation citoyenne contre la fin de la trêve hivernale

10 Mars 2012, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 9 Mars 2012

 

 

 

Le 15 mars, c’est le retour des expulsions. De nombreuses associations appellent à manifester samedi, contre les expulsions locatives et le logement cher.

Il y a 140 000 assignations d’expulsion par an. Et le 15 mars, des milliers de nouvelles familles vont être jetées à la rue, sans solution de relogement. « Depuis 10 ans, le nombre d’expulsions a doublé, comme le nombre de sans-abris, à mesure que les loyers et l’immobilier flambent, que la précarité, la pauvreté salariale et le chômage s’étendent, que les charges, l’énergie, les transports, les soins, et les produits alimentaires de base augmentent » explique le syndicat de la magistrature qui appelle à manifester samedi 10 mars, aux côtés de nombreuses organisations comme ATTAC, la CGT, la FSU, la Fondation Copernic et bien d’autres.

Le collectif réclame l’arrêt des expulsions, l’application de la loi DALO, l’obligation d’accueil des sans-logis, jusqu’au relogement. Et une loi sur la réquisition par l’État des logements inoccupés, ainsi qu’un encadrement des loyers que Jean-Luc Mélenchon est le seul à proposer dans son programme.

Le collectif réclame en outre l’encadrement des prix de l’énergie et la réalisation massive de logements sociaux.

  • Organisations participantes

AC, ACDL, AFVS, AITEC, ATTAC, CAL, CAHL 94, CNL, CGL 75 et national, CSF, CGT, CNAFAL, COPAF, DAL, Advocacy, Bagagérue, Fondation Copernic, FSU, HALEM,  Jeudi Noir, MRAP, RESF, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France

  • Manifestations prévues

A Paris à 14h30 Place de la Bastille
Amiens : place Gambetta - 14h00
Angers : Rassemblement devant la Préfecture - 15h00
Lorient : Barrage filtrant & manif dans cités retour sur le centre - 14H00
La Rochelle : Rassemblement devant la Préfecture - 14h00
Clermont Ferrand : Rassemblement place de Jaude - 14h30
Nancy : Rassemblement placette Saint Sébastien - 15h00
Forqualquier : place du Bourguet - 14h30
Lille : place de la République - 14h30
Marseille : Pique nique devant la Préfecture - 12h00
Mulhouse : Place de la réunion - 14h30
Poitiers : rue du Marché notre Dame - 16h30
Rennes - 15h00
Toulon - 12h30
Tours : Journée porte ouverte de 10h00 à 20h00

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Plus de 8 millions de Français touchés par la crise du logement

1 Février 2012, 19:47pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : Logement, Banques, expulsions, cgt, jean-luc mélenchon, christophe robert,

 

 

Le mal logement s'est "profondément enraciné" en France, dénonce la Fondation Abbé Pierre dans son 17e rapport annuel, publié aujourd'hui, et demande aux candidats à la présidentielle un "véritable changement d'orientation des politiques".

 

"Le logement est devenu une vraie machine à exclure et à produire des inégalités", résume Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation. Dans son rapport annuel sur le mal-logement, la fondation pointe des difficultés pour plus de 700.000 personnes dépourvues de logement personnel (dont 133.000 sans domicile fixe selon l'Insee): "3,6 millions de personnes (sont) non ou très mal logées, et plus de 5 millions de personnes supplémentaires (sont) en situation de réelle fragilité de logement à court ou moyen terme." La crise a joué un rôle d'accélérateur, avec "la fragilisation des ressources des ménages" doublée de "l'augmentation considérable du coût du logement".

Trouver un logement, en changer ou le garder devient "source de préoccupation majeure" pour les plus démunis, mais également pour les revenus modestes (salariés pauvres, familles monoparentales, etc). Pour Christophe Robert, "les frontières de l'inacceptable sont dépassées", certains trouvant refuge dans des cabanes, des bidonvilles, des caves, des campings, les autres acceptant des logements plus petits, plus loin, plus détériorés.

Selon une étude menée à partir d'une enquête Insee (2006), le logement accentue ainsi la précarité pour plus de 4,2 millions de ménages qui vivraient avec moins de 500 euros mensuels, une fois le logement payé. Les ménages s'adaptent au prix de "renoncements importants" et en recourant à des mécanismes de solidarité qui "ne tiendront qu'un temps", souligne Christophe Robert.

La Fondation jette un regard critique sur les politiques du logement depuis 20 ans: "La ligne générale des politiques a été de soutenir de façon inconsidérée les marchés immobiliers", explique Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation, selon qui "il manque entre 700.000 et 800.000 logements en France". Le "contrat social" en quatre axes proposé aux candidats imposerait de produire environ 500.000 logements par an, dont au moins 150.000 logements sociaux. Autre impératif: "Réguler les prix et maîtriser le coût du logement", en revalorisant les aides, en empêchant les hausses à la relocation et en offrant des recours au locataire si son loyer est plus élevé que ceux du marché.

La Fondation demande en outre une "politique de prévention des expulsions" et souhaute que soient imposés aux communes 25% de logements sociaux (20% actuellement).

Début janvier, un coup d'éclat d'Eric Cantona, qui s'est lancé dans la course aux 500 signatures pour la présidentielle, avait pour but de placer le sujet au cœur du débat électoral. Le pari semble bien engagé, puisque quatre candidats ont annoncé leur présence : François Bayrou, François Hollande, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon: "Construire 200 000 logements par an". Il a de même appelé à la construction de 200.000 logements par an, soit un million sur un quinquennat "pour qu'il n'y ait pas la rareté qui fasse monter les prix", citant la Fondation Abbé-Pierre. Enfin, il veut "empêcher les expulsions des personnes en difficulté" et "enfin faire cesser le scandale des logements vides par la réquisition". "Le capitalisme a organisé la rareté", a-t-il dit, dénonçant "les banques, le capitalisme, la cupidité".

 

  • À lire :

Paroles de candidats à la présidentielle sur le logement
Les propositions de la CGT pour le logement par Agnès Naton, secrétaire confédérale

Un bel élan pour le logement au Théâtre du Rond-Point

  • À consulter :

Notre dossier sur le logement

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