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l'humanite

Ce vendredi dans l'Humanité : un mariage – et des droits – pour tous ?

2 Novembre 2012, 09:01am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 2 Novembre 2012

 

 

Alors que la loi sur le « mariage pour tous » doit être présentée mercredi, la crainte d’une réforme minimale, excluant les questions de parentalité, persiste. Témoignage de Delphine, une mère « sociale », privée de droits après une rupture. Extraits.

Le rythme d’une semaine sur deux avec les enfants s’installe entre les deux femmes. Mais la mère biologique réclame plus et impose le 10 jours/5 jours. Dix jours avec les enfants pour elle, cinq jours pour Delphine. « J’ai accepté car très vite, je sentais qu’elle pouvait se rétracter du jour au lendemain. Et là, je n’aurais plus vu les enfants. »

Tout perdre. « Une violence sans nom », résume Delphine, qui se heurte à quelque chose qu’elle n’avait pas du tout envisagé : la revendication par son ex-compagne de la primauté du biologique sur « l’autre mère », la mère sociale. Une mère que la loi ne reconnaît toujours pas. Ce qui peut conduire à ces situations dramatiques. « Il faut régler la situation du parent social.

C’est une question d’égalité, en cas de séparation, il faut pouvoir le protéger, ainsi que les enfants », explique Carole Mécary, avocate engagée sur les droits des homosexuels. (...)

 

  • À lire sur le même sujet :

 

Entretien avec la sociologue Irène Théry : 'Un immense progrès, mais..."

  • Et aussi dans l'Humanité :

Sénat : le PS bouscule à gauche

Affaire Merah : les loupés policiers surgissent

Bricorama perd une nouvelle bataille du dimanche

Zyed et Bouna : entretien avec Samir Mihi, président de l'association Au-delà des mots : "Nous avons ressenti un grand soulagement"

États-Unis : des interrogations émergent sur l'état des infrastructures du réseau électrique après le passage de l'ouragan

Sur la Palestine, Hollande conforte NetanyahouChanson : entretien avec Benjamin Biolay à l'occasion de la sortie de Vengeance

 

  • Dans l'Humanité des débats:

 

Comment relancer l'industrie française ? Table ronde avec JEAN-LOUIS BEFFA, président d’honneur de Saint-Gobain, PIERRE FERRACCI, président du Groupe Alpha et MOHAMMED OUSSEDIK, secrétaire confédéral de la CGT.

Quelle politique pour la justice ? Face-à-face entre HÉLÈNE FRANCO, magistrate, membre du BN du Parti de gauche et BRUNO BESCHIZZA, policier, secrétaire national de l’UMP

Entretien avec MICHEL AGLIETTA, professeur à Paris-X, spécialiste de la Chine

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Social-Eco Ce mardi dans l'Humanité : Pour la Sécu, le changement attendra...

30 Octobre 2012, 09:12am

Publié par PCF Villepinte

Octobre 2012

 

.Ce mardi dans l'Humanité : Pour la Sécu, le changement attendra...
 

 

 

Pour cause d’austérité, le budget 2013, soumis au vote aujourd’hui, s’inscrit dans la continuité des précédents. Les obstacles tarifaires à l’accès aux soins légués par Sarkozy sont maintenus. Les besoins financiers de l’hôpital ignorés. Pierre-Yves chanu, vice-président (CGT) de l’Acoss, membre du Haut Conseil du financement de la protection sociale explique dans un entretien "pourquoi il faut garder la cotisation sociale".

Dans le débat sur la réforme du financement de la Sécurité sociale, alors que plusieurs pistes évoquées conduisent à un transfert sur la fiscalité, vous défendez l’idée que le financement doit rester assis sur 
la cotisation sociale et sur l’entreprise. Pourquoi ?

Pierre-Yves Chanu. Pour nous, la Sécurité sociale est un élément du salaire, c’est un salaire socialisé. Nous restons donc attachés à l’idée que le financement de la Sécurité sociale reste enraciné dans l’entreprise, et que la Sécu soit financée par le travail, au sens des richesses créées par le travail. C’est pourquoi nous sommes opposés à l’idée d’une fiscalisation.

Quels dangers voyez-vous dans un recours à l’impôt ?

Pierre-Yves Chanu. On nous propose de baisser 
les cotisations employeurs pour les basculer sur des assiettes différentes, qui aboutissent toujours, d’ailleurs, 
à un transfert sur les salariés et les retraités. Et ça, 
pour nous, c’est une baisse de salaire. À partir 
du moment où on baisse les cotisations patronales, 
on baisse le total de la masse salariale.

Vous ne préconisez pas le statu quo pour autant, 
et vous avancez une proposition alternative de réforme 
du financement de la Sécu. Quel en serait le principe ?

Pierre-Yves Chanu. La réforme que nous proposons consiste à ce que les cotisations employeurs dépendent de deux déterminants. Il s’agirait d’abord de tenir compte de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Le taux 
de cotisation serait ainsi plus faible pour les entreprises de main-d’œuvre, donc celles pour lesquelles la part des salaires dans la valeur ajoutée est importante. Et il serait plus élevé pour les entreprises capitalistiques, comme 
le secteur de la pétrochimie. La deuxième variable, ce serait les comportements d’emploi des entreprises : celles qui détruisent des emplois cotiseraient plus que celles qui en créent. À long terme, cette réforme est garante 
de plus de ressources pour la Sécu, dans la mesure où elle inciterait à créer des emplois et où ces emplois créeraient plus de richesses. Cela avantagerait d’abord 
les PME, sachant que les grands groupes ont une croissance à forte dominante financière. Nous proposons également de créer une contribution sur les revenus financiers des entreprises, dont le rendement, dans 
les conditions actuelles, serait très élevé, de l’ordre de 15 à 20 milliards d’euros pour un taux de 10 %.

Entretien réalisé par Yves Housson

À lire également dans l'Humanité de ce mardi :

  • Politique : Adieux à la droite républicaine ?
  • Extrême droite : reportage dans le vaucluse où le PCF tente d'enrayer la progression du FNPatronat : CAC 40, tous crocs à l'air
  • Vers une TVA à 12% dans la restauration ?
  • Économie : une hausse du Smic profite à tous les salariés
  • Université : le plan Campus planté par les partenariats public-privé
  • Présidentielles américaines : reportage à Dallas, les Latinos-Américains vont-ils faire basculer le Texas ?
  • La gifle antipartis des Siciliens
  • Rencontre avec David Simon, scénariste américain, spécialiste des maux économiques et sociaux de son pays

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Spécial congrès du Parti socialiste dans l'Humanité, ce vendredi

26 Octobre 2012, 11:33am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce vendredi 26 octobre 2012

 - le 26 Octobre 2012

 

Mots clés : l'humanité, parti socialiste,

 

 

 

L'Humanité de ce vendredi scrute les enjeux du congrès d'un Parti socialiste qui cherche sa place, entre godillot ou aiguillon. Alors que le parti majoritaire se réunit dès ce vendredi et jusqu'à dimanche, Patrick Apel-Muller explique, dans son édito: "On est tenté de lui renvoyer la notation d’Erik Satie, musicien génial et militant communiste, en marge de ses partitions : « Munissez-vous de clairvoyance. »

L’exercice est un classique. 
À la veille du congrès du Parti socialiste, la liste est établie des maladresses du premier ministre et on cherche à jauger le charisme du premier secrétaire. Godillot ou pas ? Accessoire ou essentiel ? Soudain, le rôle du parti au gouvernement, détenteur de tous les pouvoirs électifs – l’Élysée, le Parlement, les régions, les départements, les municipalités –, efface toute réflexion sur la politique conduite, sur les contradictions auxquelles elle est soumise, sur les tensions qu’elle suscite.

Or, c’est bien la toile de fond du congrès de Toulouse. Un sondage ViaVoice montre que 62 % des Français refusent de nouveaux efforts imposés au nom de la dette et des déficits publics. Ils sont 67 % des ouvriers et des employés qui n’acceptent pas de perdre du pouvoir d’achat. C’est autour de cet enjeu que se nouent tous 
les affrontements de la période récente et que montent 
les mécontentements. Pour la première fois hier, la majorité des syndicats de la SNCF s’est engagée dans 
une grève pour les rémunérations et contre la précarité 
de l’emploi qui contamine jusqu’au service public. 
Le signal vient d’une profession historiquement à gauche. Il ne peut être négligé.

L’exercice devient acrobatique et donne lieu à des figures déroutantes. Comment concilier la capitulation sans condition devant les « pigeons » patronaux et la promesse de justice fiscale ? Comment prétendre combattre les licenciements boursiers et baisser pavillon devant les menées de Sanofi ? Comment voler au secours de la banque de PSA sans imposer, en appui des salariés, le refus de licenciements à grande échelle ? Comment justifier un nouveau report du droit de vote des immigrés aux calendes – on n’ose plus dire grecques – ou l’abandon du récépissé des contrôles d’identité ? Jean-Marc Ayrault est effectivement victime de « chroniques quotidiennes de démolition » mais le gouvernement donnerait des verges cinglantes pour se faire battre si le rapport qu’il a commandé à Louis Gallois préconisait la suppression des trente-cinq heures, ou s’il persistait dans le sens d’un choc de compétitivité qui se résume à une baisse des rémunérations des salariés – et notamment de la part des cotisations sociales directement réglées par l’employeur – alourdie par une nouvelle taxation sous forme de CSG ou de TVA…

Voilà ce qui affaiblit le nouveau pouvoir plus que telle ou telle gaffe sur la censure d’une loi par le Conseil constitutionnel. C’est dans l’espace laissé par les reculs ministériels que s’engouffrent le patronat et la droite pour réclamer toujours plus d’austérité et des déréglementations plus complètes. Le score plus fort qu’attendu de la candidature d’Emmanuel Maurel au poste de premier secrétaire du Parti socialiste témoigne de l’inquiétude qui gagne des militants socialistes. Les forces syndicales, associatives, ou politiques existent pour animer des mobilisations suffisamment puissantes pour permettre le changement maintenant. Elles existent aussi au sein du parti majoritaire à l’Assemblée. À la veille de ses assises, on est tenté de lui renvoyer la notation d’Erik Satie, musicien génial et militant communiste, en marge de ses partitions : « Munissez-vous de clairvoyance. »

  • A lire aussi:

Le PS en congrès de transmission

"Mettre tous les débats sur la table", entretien avec Emmanuel Maurel, leader de l'aille gauche du Parti socialiste

Reportage à Toulouse auprès de militants socialistes: "La gauche doit réussir au pouvoir"

  • Et aussi:

Sondage exclusif Ifop pour l'Humanité: sport et argent, le rejet des Français

Clichy-sous-bois: "Les leçons des révoltes de 2005 n'ont pas été tirées" (enquête)

Mali: l'introuvable calendrier d'une intervention militaire

Planète: évaluation des pesticides, le Sénat dit "à revoir"

Chanson: rencontre avec Stephan Eicher, le "Suisse qui ne veut pas déranger"

et dans l'Humanité des débats: doit-on réinventer le volontarisme politique? -faut-il une amnistie pour les dopée repentis? - fascisme et communisme, peut-on les comparer? - grand entretien avec Serge Haroche, nobel de physique 2012 - Histoire: Mohand Saïd Lechani, un jaurésien dans l'Algérie coloniale...

 

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Ce jeudi dans l'Humanité : "Nous avons des idées, écoutez-les"

25 Octobre 2012, 08:38am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 25 Octobre 2012

 

Mots clés : l'humanité, lutte, cgt, sanofi , syndicats,

 

 Dans l'Humanité de ce jeudi, des salariés de Petroplus, ArcelorMital, PSA, Rio Tinto et Sanofi interpellent le gouvernement et disent leur refus de l'impuissance politique. Sandrine Caristan, déléguée syndicale CGT Sanofi Montpellier, se dit "pour une nationalisation brutale".

Sandrine Caristan est responsable de laboratoire sur le site de Sanofi Montpellier. À quarante-sept ans, elle en a passé vingt-six dans le groupe. « Aujourd’hui, je suis dans le pôle recherche et développement mais j’ai commencé en bas de l’échelle au laboratoire Choay (Seine-Maritime). Je n’avais alors que le bac en poche. » En 1991, Sanofi rachète le laboratoire et déjà elle se retrouve sous la menace d’un licenciement : « La seule solution c’était la mutation. » Après des cours du soir, elle décroche un DESS de pharmacie industrielle. Une belle ascension pour cette fille d’ouvrier. « Papa était tourneur sur métaux », glisse-t-elle. En 2000, une énième fusion laisse place au dégoût : « C’est là que tout a commencé. Je peux dire que j’ai été fière de travailler pour Sanofi jusqu’à cette date. » Huit ans plus tard, place à la lutte. Elle intègre la CGT (« J’ai ouvert les yeux et compris ce qui se passait ») et est maintenant déléguée syndicale. « Mais je n’ai pas fait tant d’études pour aller manifester dans la rue. Ce n’est pas notre métier ! » Pour elle, c’est un vrai gâchis car tous ces chercheurs seraient bien plus utiles derrière leurs paillasses. Dorénavant, la balle est dans le camp du gouvernement : « On n’attend pas de l’aide mais des choses rapides car c’est maintenant qu’on a besoin d’eux ! »

D’abord, elle s’offusque du fait qu’Arnaud Montebourg soit si sensible aux informations de la direction : « Il reprend leur chiffre des 900 suppressions de postes alors que les syndicats en dénombrent entre 1 500 et 2 500 ! Il faut en plus savoir qu’ils déguisent les licenciements par des départs volontaires. » Ensuite, elle en appelle à une loi sur les suppressions d’emplois boursiers, « et pas sur les licenciements, la nuance est importante », précise-t-elle. « Le PS a la majorité au Sénat, à l’Assemblée et est à l’Élysée. Qu’est-ce qui les empêche de promulguer cette loi sinon les lobbys industriels ? » Sanofi étant en tête du CAC 40, « s’ils lâchent, c’est la porte ouverte car qui pourra empêcher une entreprise française de licencier ? » Et d’ajouter : « Je lutte pour le maintien de nos emplois mais aussi pour des embauches. Ils veulent être innovants, alors qu’ils le prouvent en recrutant des jeunes ! » Avec les 150 millions d’euros de crédit impôt recherche, « c’est comme si le gouvernement payait un salarié sur dix ! Il faut donc qu’il rentre dans le conseil d’administration pour avoir un droit de veto ». Sandrine rappelle d’ailleurs la revendication de l’intersyndicale : « À l’origine Sanofi s’est fait grâce à des fonds publics. Les actionnaires se sont maintenant largement rémunérés depuis. Il faut donc une nationalisation brutale car c’est l’avenir des vaccins et des médicaments qui est en jeu. »

  • Dans l'Humanité également
  • SNCF : les raisons d'une grève
  • Projet de loi de financement de la Sécu : entretien avec Jacqueline Fraysse
  • Pourquoi Georges Ibrahim Abdallah reste-til incarcéré
  • Présentation du 100ème Tour de France
  • Et dans notre supplément hebdomadaire Cactus : La main-d'oeuvre bon marché du service civique

Nicolas Séné

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Dans l'Humanité ce vendredi: une marche à monter contre le traité

28 Septembre 2012, 07:25am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce vendredi 28 septembre 2012

 

Edition spéciale de l'Humanité consacrée à la manifestation contre l'austérité et pour un référendum sur le traité budgétaire européen. La marche nationale dimanche 
à Paris contre 
la ratification 
du TSCG se veut 
une démonstration de résistance aux logiques libérales. 

Combien seront-ils, dimanche, d’empêcheurs de tourner en rond ? À l’heure où l’Élysée comme Matignon entendent refermer au plus tôt la page du traité européen, pressés qu’on ne leur impute plus une aggravation de la crise, voilà que la mobilisation nationale contre « l’austérité permanente » étire le temps au contraire.

Collectifs locaux, rencontres, débats – la Fête de l’Humanité en a pris sa part – entendent poser les bonnes questions. Ci-contre, l’Humanité apporte un florilège de réponses à tout ce qu’est le TSCG et que vous ne lirez guère ailleurs, quand 65 % des Français sondés par Harris Interactive pour l’Humanité Dimanche se prononcent pour la consultation populaire.

« Il ne grave pas dans le marbre de la Constitution la règle d’or », dit Matignon. « Ce n’est pas une remise en cause des droits du Parlement car l’article 13 réaffirme son rôle. La recherche de l’équilibre budgétaire, ce n’est pas nouveau puisque c’était déjà dans le pacte de stabilité et de croissance de 1997 », argumente ainsi le député PS Jean-Christophe Cambadélis. Avant de lâcher : « C’est un compromis. » Maastricht, déjà, en était un, et devait être le prélude à l’Europe sociale. On sait la suite.

Ce traité "est un crime contre la démocratie"

Dès lors, poursuivent les partisans du traité, « il semble difficile de voter contre la taxation sur les transactions financières, contre la décision de la Banque centrale européenne du rachat des dettes des États de la zone euro, contre l’union bancaire et la supervision des activités bancaires ou encore contre la stratégie de croissance amorcée dans le paquet budgétaire ». Sauf qu’aucun de ces points n’a encore abouti, et qu’ils sont tous suspects à des titres divers ; ainsi Mario Draghi, le successeur de Jean-Claude Trichet à la BCE, est passé par la banque d’affaires Goldman Sachs qui a camouflé les comptes grecs.

« Il faut refuser le traité d’austérité pour deux raisons. La première, c’est que c’est un crime contre la démocratie, commente Jacques Généreux, secrétaire national chargé de l’économie au Parti de gauche. Et la seconde, c’est que c’est une catastrophe sans nom pour l’économie européenne, pour nos emplois, et qui mène tout droit vers le marasme, l’éclatement de la zone euro et la remise en cause radicale du projet européen. »

"C'est ça ou le chaos"

Samedi dernier, le conseil fédéral d’EELV s’est largement prononcé contre la ratification du traité budgétaire. Au PS, une vingtaine de députés pourraient voter contre. Confronté à un rejet grandissant, Jean-Marc Ayrault théorise un « c’est ça ou le chaos », menaçant : « La seule alternative est une sortie de l’euro » ; la crise en Europe serait ouverte en cas de rejet français. On connaît l’antienne, elle date de 2005 et d’un certain référendum qui avait, lui, rouvert l’espoir.

A lire aussi dans notre édition:

  • Décryptage: les huit raisons de la mobilisation de ce dimanche
  • "Nous sommes la chance de l'Europe", entretien avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
  • Tel quel: L'appel unitaire à manifester dimanche: "Non à l'austérité permanente! Refusons le pacte budgétaire"
  • Un débat feutré à l'Assemblée
  • Un pacte de croissance au goût de déjà-vu (expertise)
  • L'alternative: une Union européenne à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique
  • Ce traité coûterait cher à La Poste, entretien avec Bernard Dupin, administrateur CGT de La Poste

Et aussi:

  • Montebourg déçoit à Florange
  • L'UMP veut plus de rigueur
  • L'Humanité des Débats: Comment refonder l'Europe? Le foot à n'importe quelle heure: la faute à la télé? Le transport low cost est-il le modèle d'avenir? Histoire, massacre de Sabra et Chatila: 30 ans d'impunité. Et les chroniques, notes de lecture...

Lionel Venturini

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Loi de finances 2013, ne touchez pas au grisbi

26 Septembre 2012, 09:11am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Vendredi, le gouvernement présentera, dans le cadre de son projet de loi de finances pour l'année 2013, ses objectifs de recettes. Déjà, le grand patronat pousse des cris d'orfraie devant le remise en cause partielle du lot de privilèges consentis par la droite pendant dix ans aux plus riches. Pour Jean-Paul Piérot, qui signe l'édito du jour : "Faire contribuer davantage les plus riches est une nécessité morale et économique".

La préparation du budget 2013 est l’occasion, pour le tout petit monde de la finance et pour l’opposition de droite, de pousser des cris d’orfraie contre les moindres mesures susceptibles de réparer, même partiellement, les immenses injustices fiscales commises sous le règne de Nicolas Sarkozy. Encore un effort et la chorale des milliardaires entonnerait le Chœur des esclaves… pourchassés par les inspecteurs des impôts ! En réalité, la caste des grandes fortunes s’était tellement gavée de cadeaux en tout genre entre 2007 et 2012, que les projets de l’actuel gouvernement qui rétablissent un peu d’équité et de morale publique sont accueillis comme un affront, comme une entreprise de spoliation. Bouclier fiscal, allégement de l’ISF, baisse des droits de succession, allégements de charges, si ces décisions ont ajouté 
de la richesse à la richesse privée, elles ont aussi coûté cher aux finances publiques.

La moindre des décisions que l’on peut attendre d’une majorité de gauche est l’abolition de ces dispositions ; ce n’est pas encore la fin des privilèges, mais c’est déjà trop pour le lobby du grand patronat, qui s’inquiète, dans un communiqué du Medef, de la proposition contenue dans le projet de loi de finances de soumettre les revenus du capital au barème de l’impôt sur le revenu. Avec une bonne dose d’hypocrisie, le syndicat patronal fait mine de se lamenter sur le sort des petites et moyennes entreprises, alors précisément que la Confédération générale des PME est loin d’être hostile aux mesures fiscales.

Denis Kessler, ex-numéro deux du MEDEF 
et une voix qui compte dans le monde patronal, conseille à François Hollande, dans une tribune publiée cette semaine par l’Express, une réduction drastique des dépenses publiques, qui devrait, selon lui, être deux fois plus importante que les hausses d’impôts ou de cotisations. Moins de prestations sociales, moins d’enseignants, mais surtout ne touchez pas au grisbi, telle est la philosophie de cette figure du monde des affaires qui, déjà en 2007, à l’aube d’un autre quinquennat, avait réclamé qu’on en finisse avec l’héritage du Conseil national de la Résistance. Au passage, on croit savoir que le même Denis Kessler, patron de la Scor, a touché en 2011 quelque 2 100 000 euros au titre de ses rémunérations… Et que pense de tout cela Ernest-Antoine Seillière, chez qui une perquisition a eu lieu hier dans le cadre d’une enquête de fraude fiscale de plusieurs dizaines de millions d’euros ?…

Faire contribuer plus fortement les riches contribuables et le capital au fonctionnement de la société répond à la fois à des impératifs de morale publique et à des nécessités économiques et sociales. L’enjeu est tel que l’on ne peut se contenter de mesures homéopathiques. Comme dans d’autres pays européens – et l’Allemagne n’est pas, sur ce point, différente de la France –, la polarisation de la répartition de la richesse n’a cessé de se déséquilibrer au profit des plus riches. 
Les politiques fiscales qui favorisent l’accumulation 
de richesse appauvrissent d’autant plus la société. 
Il faut inverser résolument la tendance, ce qui ne semble pas à l’ordre du jour à l’Élysée et à Matignon. Même moins injustement réparti, un budget de rigueur vissé à la réduction des déficits à 3 % ne sera pas le budget du changement qu’attend le monde du travail. Ce verrouillage serait renforcé avec la mise en œuvre du traité « euraustéritaire », qui suscite plus d’enthousiasme auprès de M. Kessler que dans le peuple de gauche.

 

Lire aussi dans l'Humanité du jour :

  • Rencontre avec Jean-Luc Mélenchon, à 4 jours de la grande manifestation du 30 septembre contre le traité européen
  • Nos deux pages consacrées à la mobilisation de dimanche prochain 30 septembre : La politique austéritaire en pilotage automatique (expertise), "On peux faire bouger les choses", entretien avec Gilbert Garrel, secrétaire de la fédération CGT des cheminots, notre reportage à Avignon sur une rencobtre-débat contre la ratification du traité.
  • AZF, Erika... Justice 2, Total 0
  • Les Grecs renouent avec la grève générale
  • Mali : Paris au centre des préparatifs de guerre
  • Nos pages cinéma : Avec Vous n'avez encore rien vu, Alain resnais au pinacle
  • C'est un scandale : Une marque prive le village de Laguiole de son nom

 

  • A lire aussi sur l'Humanité.fr:

Les députés écologistes "ouverts" à la règle d'or

Contre le Traité européen, les étudiants aussi se mobilisent

Et tous nos articles sur le traité budgétaire européen

Signez la pétition en ligne de l'Humanité pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen

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Eloge(s) de la Fête de l'Humanité...

22 Septembre 2012, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
La fierté de la Fête nous gonfle un peu. Question: comment la «poursuivre» et préserver jusque dans les moindres détails sa diversité, sa richesse?

Fête. Griffonnées dans le secret des arrière-stands, à l’ombre des estrades, les pages d’après-Fête nourrissent toujours le soupçon. Les lecteurs peuvent en effet s’imaginer quelque projet laudateur et, plus encore, le déchaînement ronflant de ruses et d’effets de plume pour dire et ne pas taire son propre enthousiasme devant ces instants réenchantés, si semblables chaque septembre recommencé, et pourtant si différents qu’ils forcent les portes de notre admiration. Ceux qui vinrent cette année, au moins le savent. Les jours de Fête de l’Humanité restent longtemps en nous, trace-sans-trace d’un immense bonheur qui nous dépasse. Et puisque la pudeur doit parfois s’effacer derrière l’évidence, admettons que l’irruption du génie collectif est une sorte d’ébranlement. Entre caresses reçues. Et coups de poing assénés. À moins que ce ne soit l’inverse.

Peuple. Rien de moins, donc, que de donner à la poésie sa vraie place, sans négliger le reste, ce qui émeut et énerve, ce qui tire les larmes et rend fou, l’éloge en humanité d’un instantané lumineux, éclairé par ceux qui le constituent avec, chevillé au corps, l’espoir insensé d’assouvir nos rages de poseurs d’idéal.
Sédition de mots à l’appui des alchimies les plus folles où gémissent les rêves dans l’attente d’endosser les costumes du réel. «Souvent je me suis perdu/à chercher la brûlure qui tient les choses éveillées.» Comment exprimer mieux que Garcia Lorca ce que nous ressentons devant le Peuple de la Fête? «Je crois ce soir à la terrible immortalité: personne n’est jamais mort, aucun homme, aucune femme, aucun mort.» Et pourquoi ne pas citer Borges, quand, l’heure venue, nous voulons crier notre passion de la Fête de l’Huma et de ceux qui la font vivre, encore et encore? Par eux s’inventent des merveilles, s’érigent des résistances, s’élèvent des ambitions, s’expriment des idées. Dans la fidélité totale ; et le renouvellement absolu. Les absents ont d’ailleurs toujours tort! Qu’on ne reproche pas au bloc-noteur son éventuelle capacité à faire illusion ou à flatter les sens. Seuls ceux qui n’y sont jamais venus n’entrevoient pas la grandeur de la Fête, son inventivité populaire, son défi répété qu’elle seule s’impose comme but, son ingéniosité créatrice à fendre l’âme, son impétuosité étincelante qui inonde de clarté une époque crépusculaire. Que les commentateurs ignorants se le disent : au parc de La Courneuve, l’horizon dessine des ourlets à la forme de nos songes et le vrai et le réel ne s’obscurcissent que dans la tête de ceux qui nous imaginent et jugent…
Stupéfaction. Une semaine après une Fête vécue à un rythme endiablé, notre sentiment dominateur tient en une question: comment «poursuivre» la Fête? Formulée autrement: comment préserver jusque dans les moindres détails sa diversité, sa richesse, bref sa démesure que les années d’expérience nous rendent plus évidente que jamais? En somme, comment poursuivre la Fête «hors la Fête», pour que sa tonicité ne s’évanouisse pas sitôt passée l’orgasme? «Maturité et jeunesse», selon les mots du président des Amis de l’Humanité, Ernest Pignon-Ernest. «La Fête? Un concentré vivant de ce que l’Humanité ne devrait jamais cesser d’être toute l’année», d’après Bernard Lubat. «Un public rebelle et intelligent, qui réagit à la hauteur de nos audaces», pour François Morel. «De quoi être saisi d’émotion et de stupéfaction», pour Philippe Caubère. «De quoi être rassuré par l’intelligence du peuple», si l’on en croit Richard Bohringer. Quant à Gérard Mordillat, pas de doute: «Ici, avec le public, mille fleurs s’épanouissent, mille questions se posent: c’est unique en son genre, c’est la Fête!»

Fierté. Comment oublier le ravissement des mots? Comment ne pas tenter d’en être à la hauteur, sans négliger l’urgence du calendrier politique? Durant trois jours, la mobilisation contre le traité d’austérité européen et en faveur d’un référendum a pris une accélération que personne, à gauche, ne peut plus ignorer. «Le changement, oui, c’est maintenant!» a-t-on lu ou entendu un partout. Vivantes, les valeurs de l’espérance car les effluves combatives creusent les plaies, allègent le fardeau, exorcisent les maux d’une société en voix d’atomisation sociale, tandis que les participants donnaient du tonus au Front de gauche, sous les frondaisons des idées, dans la convivialité et le débat, sur des coins de table aux saveurs et aux couleurs de la France et du monde entier, entre citoyens progressistes, entre militants, entre communistes, associatifs, syndicalistes, artistes, ensemble pour refuser ce monde déchiré par les appétits de profit, par les conflits meurtriers, par les fanatismes imbéciles qui enflamment les êtres… Oui, cette fierté de la Fête nous gonfle un peu. Pas vous?

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Ce jeudi dans l'Humanité : Ayrault fait de l'unanimité sa règle d'or

20 Septembre 2012, 08:19am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Le Conseil des ministres a adopté les trois projets préalables à la ratification du traité qui institue une règle d'or budgétaire. Le gouvernement met la pression sur les parlementaires de la majorité qui seraient tentés de voter non. Pour Maurice Ulrich, qui signe l'édito du jour : "Il s’agit de se passer du peuple, en France, et des peuples, en Europe, parce ce que ce traité est un traité contre les peuples.".

Cherchez l’erreur quand un gouvernement de gauche est obligé de compter sur les voix de la droite pour adopter un projet censé faire le bonheur des peuples mais pour lequel le peuple n’est pas consulté. Au fond, c’est à peu près comme cela que l’on peut résumer ce qui se passe avec le traité européen adopté hier en Conseil des ministres et pour lequel le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a appelé à un vote massif du Parlement, c’est-à-dire de l’Assemblée nationale et du Sénat. Or la réalité est simple. Si le PS, au cas improbable où la droite s’abstiendrait, peut faire passer le texte à l’Assemblée où il est majoritaire à lui seul, ce n’est pas le cas au Sénat
où il n’est majoritaire qu’avec les voix qu’il peut compter sur sa gauche, les communistes et leurs alliés. Ceux-ci 
ne voteront pas le texte. Il ne peut donc passer qu’avec 
les voix de la droite.

Mais ce n’est là encore qu’une hypothèse mathématique. Car, dans les faits, ce à quoi on va assister si le gouvernement poursuit dans cette voie, 
c’est au vote, par l’essentiel des députés du PS (malgré 
un trouble dans ses rangs) et par une droite libérale 
et néo-sarkozyste dont on ne voit pas qu’elle puisse faire autre chose, sauf à se déjuger, d’un texte élaboré par 
le président de droite battu et par la chancelière allemande de droite qui sera peut-être battue dans pas si longtemps.

On mesure du même coup le ridicule, pour ne pas dire l’imposture, des arguments de certains, dont le président du groupe parlementaire socialiste Bruno Le Roux, quand, pour souder son groupe, il en vient à ne plus en appeler à un vote « pour ou contre le traité » mais les invite à en faire une expression de soutien au président de la République. En d’autres termes et quitte à se répéter, les députés élus par la gauche, pour faire une politique de gauche avec un président de gauche, sont appelés à voter avec la droite un texte conçu par la droite.

Les électeurs de gauche ont-ils voté pour ça ? 
Il semble bien que non, au vu de ce qui leur avait été dit et promis par le candidat devenu président quant 
à la renégociation du traité. Il semble bien que non
au vu des sondages. Voilà donc la raison pour laquelle on entend en quelque sorte leur passer sur le corps au prix d’un véritable déni de démocratie. Le peuple, écrivait Rousseau dans Du contrat social, est le souverain. 
Sans doute peut-on se permettre d’ajouter qu’il est encore plus souverain quand il s’agit précisément de la remise en question de sa souveraineté, et donc de la rupture du contrat entre lui et ceux qu’il a choisis. Car c’est bien là 
le plus clair du projet. Il s’agit de se passer du peuple, 
en France, et des peuples, en Europe, parce ce que ce traité est un traité contre les peuples. Pourquoi sinon refuser un véritable débat national sur son contenu et ses objectifs, lequel devrait logiquement et constitutionnellement déboucher sur un référendum tel que le demande le Front de gauche. Constitutionnellement oui, car le pouvoir n’a pas reçu mandat de mettre en cause la souveraineté nationale.

On sait que les régimes totalitaires ont toujours prétendu faire le bonheur des peuples malgré eux et que ce fut leur malheur. L’Europe et la France s’engagent sur une voie dangereuse. Non seulement elle est pavée d’un sentiment grandissant de rejet vis-à-vis de l’idée européenne elle-même, qui reste une belle idée 
à la condition qu’elle soit démocratique. Mais cette voie va en sens contraire. Vers une Europe autoritaire 
mais asservie à ses maîtres, les marchés financiers.

À lire également dans l'Humanité de ce jeudi 20 septembre :

  • Révélations de l'Humanité sur concernant la délocalisation par Bernard Arnault d'une partie de son patrimoine : silence radio des médias
  • Nouvelle alerte sur le front de l'urgence sociale
  • En Afrique du Sud, l'unité syndicale préservée
  • Portrait de Santiago Carillo, une figure de l'Espagne, décédé hier
  • Littérature : rencontre avec le romancier syrien Nihad Sirees
  • Le retour de Cactus, notre supplément satirique

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L'Humanité révèle les bons comptes d'Arnault le Belge

18 Septembre 2012, 21:12pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité du mercredi 19 septembre 2012

 

 

Dans notre édition de ce mercredi, les dessous de la demande de naturalisation du patron de LVMH: il a déjà délocalisé une bonne partie de son patrimoine dans le royaume et prépare sa succession en toute opacité. Extrait:

"Sans aucun doute, la demande de naturalisation déposée par l'ami de Nicolas Sarkozy auprès des autorités belges est une étape dans un processus de délocalisation de son patrimoine et de celui de son groupe vers le royaume voisin et de préparation de sa succession.

Les informations qui nous ont été communiquées par le Parti des travailleurs de Belgique montrent en effet que de 2008 à 2010, l'actif consolidé de onze sociétés financières du groupe Arnault implanté en Belgique est passé de 2,2 à 16,6 milliards d'euros, soit une augmentation de 14,4 milliards d'euros. C'est le fait essentiellement de trois sociétés, LVMH Finance Belgique, Hanninvest et Le Peigné"...

 

A lire aussi:

  • Dix personnalités expliquent leur rejet du nouveau traité européen
  • Le bras de fer sur le pacte budgétaire au Conseil des ministres
  • Les ministres ont bien ouï les consignes: 8 ministres "nonistes" en 2005, soutiennent l'adoption du traité
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  • Les paradis des rentiers, l'édito de Paule Masson
  • Et aussi: les grands débats de la Fête de l'Humanité, quelle politique éducative mettre en place?

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Christophe Alévêque fait se bidonner la Fête de l'Humanité

17 Septembre 2012, 15:20pm

Publié par PCF Villepinte

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