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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

l'humanite

FETE DE L'HUMANITE 2018

8 Juin 2018, 11:56am

Publié par PCF Villepinte

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 La fête de l'Huma : c'est quoi?

La plus grande fête populaire de France, voire d'Europe ! La fête de l'Huma est organisée chaque année depuis 1930 par le journal L'Humanité. C'est le principal rendez-vous politique de la rentrée, qui attire chaque année des centaines de milliers de personnes, attirées par la richesse des débats, le nombre impressionnant de stands, la diversité culturelle et gastronomique (à tout petit prix), la programmation musicale unique, l'ambiance conviviale. Personne le repart déçu de la Fête de l'Huma, qui est aussi un lieu de rencontre populaire, à un prix de très loin inférieur à celui des festivals de l'été.

La fête de l'Huma, c'est qui

 Ce sont d'abord des centaines de milliers de participant-e-s chaque année, venu-e-s de toute la France pour partager trois jours de fête, de fraternité, de convivialité, de musique et de paix ! Ce sont aussi des milliers de militants communistes, français et étrangers bénévoles qui pendant trois jours, animent la plus grande fête populaire de France.

 La fête de l'Huma, c'est combien?

C'est 38€ chez vos distributeurs habituels...

Mais c'est 30% moins cher en passant par nous !

La vignette militante vous donne droit aux trois jours de fête et de concerts, pour seulement 26 € ! auprès des militants que vous connaissez ou par courrier :PCF Villepinte avenue Sacco et Vanzetti 93420VILLEPINTEou 06.08.81.19.61 D.junker93420@gmail.com

ATTENTION! Les commandes par internet ou par courrier doivent être effectuées impérativement avant le 6 septembre 2018.

 

 

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Une Fête de l’Humanité au service des causes communes !

1 Juin 2018, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

Nous souhaitons construire la Fête de l’Humanité des 14, 15 et 16 septembre prochains comme un carrefour et un prolongement de tout ce qui bout et s’exprime dans la société. Dans un contexte national et international complètement chamboulé, la force du nombre de ses participants et la vigueur de leurs espoirs porteront ce puissant message : « Le monde est à nous. »

Ce « nous » est une invitation, un appel au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui refusent de rester spectateurs d’un monde où l’argent devient mesure de toute chose, d’un monde considéré comme propriété exclusive des détenteurs de capitaux, accaparé par une étroite minorité qui s’attache à détruire les solidarités et laisse s’étaler sous nos yeux la misère humaine, le désarroi et le saccage de notre environnement.

« Nous » refusons avec force que l’humanité soit à ce point meurtrie, violentée, volée à l’immensité de celles et ceux qui produisent ses richesses, construisent ses passerelles, travaillent à l’égalité sociale, politique, entre femmes et hommes, bousculent par leurs efforts créatifs les conventions hypocrites.

Nous y affirmerons que « nous » aspirons à l’humanité contre ceux qui aujourd’hui concentrent les pouvoirs et les avoirs, veulent contrôler les savoirs en recherchant consentement, passivité et résignation jusqu’à en appauvrir nos imaginaires et notre part d’humanité.

Nous voudrions que cette fête soit mise au service de celles et ceux qui, par la persévérance militante et l’engagement humaniste, veulent construire un monde de justice et de paix, débarrassé de son absurde et perpétuelle course au profit et de ses guerres qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse du monde, en Afrique, au Proche et Moyen-Orient comme ailleurs. Le Village du monde sera une caisse de résonance de la paix et de la solidarité internationaliste. L’enjeu des migrations s’y conjuguera avec l’humanisme et l’hospitalité.

Le défi désormais posé aux peuples de révolutionner la construction européenne s’y fera entendre dans des rencontres de travailleurs de toute l’Europe qui, ensemble, diront leur ardent espoir de coopérations et de luttes communes pour le progrès social et environnemental.

Plus d’un an après l’entrée en fonction du nouveau pouvoir macroniste engagé dans une offensive ravageuse contre toutes les conquêtes sociales, jusqu’à compromettre l’idéal républicain et ses promesses d’émancipation, la Fête de l’Humanité peut être le grand carrefour des débats et des combats pour des alternatives progressistes. Cheminots méprisés, jeunesse étudiante triée, habitants des quartiers populaires ignorés, retraités pressurés, travailleurs précarisés, agents publics déconsidérés, militants politiques, syndicaux, associatifs engagés dans la défense de causes universelles, prenez possession de la Fête, avec vos expériences et vos espoirs, pour en faire une étape qualitative nouvelle des mobilisations en cours, nourrie de nouvelles analyses et méthodes d’action pour l’intérêt général.

Cette Fête est toujours celle de la rencontre de la poésie et de la politique, du partage d’émotions artistiques et culturelles. La Grande Scène vous offrira cette année des moments de grande intensité avec le fameux groupe Franz Ferdinand, Julien Clerc, Naâman, Bernard Lavilliers, Grand Corps Malade, Roméo Elvis, Catherine Ringer, l’Orchestre Divertimento, The Inspector Cluzo, ou encore NTM pour un seul et unique concert dans cette Seine-Saint-Denis qui les a vus naître. La scène Zebrock vous proposera la découverte de jeunes pousses et des horizons inattendus avec Bertrand Burgalat ou encore Johnny Montreuil, quand la Petite Scène fera danser les corps et les âmes. Une exposition dédiée aux réfugiés sera offerte aux regards et de grands chefs viendront confronter leur art gastronomique au droit à une alimentation saine, tandis que vous pourrez assister dans l’espace cinéma à la projection du film En guerre, de Stéphane Brizé, ou flâner dans les allées du Village du livre à la rencontre d’auteurs et de nouveautés littéraires. Le bicentenaire de la naissance de Karl Marx sera l’occasion d’un retour sur sa pensée si féconde. Littérature, musique, théâtre, cinéma et expositions se mêleront aux centaines de débats qui animeront de multiples espaces dans une alchimie unique.

La réussite de la Fête de l’Humanité, dans un tel contexte, est d’une importance inédite dans la quête d’alternatives qui grandit et pour contraindre le nouveau pouvoir à entendre enfin la parole populaire. Elle est l’affaire de toutes et tous : c’est autant sa raison d’être que la condition de son succès.

Chacune et chacun peut y contribuer sans attendre par l’acquisition du bon de soutien, le diffuser et s’efforcer de convaincre famille, amis et collègues de venir grossir les rangs du peuple d’une Fête qui, dès lors, résonnera de nos mille espoirs et causes communes.

Directeur de l'Humanité 31.5.2018

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ANGELA DAVIS

20 Mars 2013, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce mercredi 20 mars 2013

Monde - le 19 Mars 2013

 

 

Ce mercredi, Angela Davis, rédactrice en chef exceptionnelle de l'Humanité
 
 
 
 

 

 

Angela Davis et Shona Lynch. L’une est la militante de toujours. L’autre la réalisatrice du film Free Angela…, qui retrace son procès dans une Amérique violemment anticommuniste. Les deux femmes étaient à l'Humanité ce mardi pour livrer leurs points de vue sur l'actualité. Retrouvez les dans l'Humanité de ce mercredi.

A lire dans notre édition de ce mercredi:

  • Evénement: Irak, 19 mars 2003, la guerre qui ouvrit la voie du chaos

-->Une déstabilisation de la région qui dégage un rude parfum de pétrole

-->"Il règne un climat de tensions croissantes à caractère politico-confessionnel", entretien avec Raid Fahmi (PC Irak)

-->Des guerres de Bush à la guerre des drones

-->"Le choc des civilisations en bandoulière", le point de vue du journaliste Michel Muller

  • Les allocations familiales dans le viseur de l'austérité
  • 50ème Congrès de la CGT: débat ouvert sur l'unité syndicale; Une bataille de longue haleine sur l'emploi; Hommage à Georges Séguy.
  • Parisot passe à l'attaque pour garder la tête du Medef
  • Surendettement: Michel, coulé par sa banque
  • Pakistan: tout un pays au bord de l'abîme
  • Europe: Le plan d'austérité imposé à Chypre ne passe pas
  • Edwige Lawson, il était une femme...
  • Zoom sur le Festival de films de femmes de Créteil

 

Récit de cette journée extraordinaire

C’est l’heure de la conférence de rédaction, et toujours pas d’Angela. Ça démarre quand même. Beaucoup de journalistes sont là, qui arpentent les couloirs, regardant discrètement leur montre, looking for Angela. 10 heures 35. La voilà. Avec elle, Shola Lynch, la réalisatrice de Free Angela And All Political Prisoners, en salles, en France, le 3 avril prochain. Standing ovation.

Angela et Shola s’avancent, souriantes. Des dizaines d’appareils numériques saisissent sur le vif ce moment, cette rencontre. Pour certains d’entre nous, nous n’étions pas bien grands lors de son arrestation. La plupart n’étaient même pas nés. Mais voilà. Angela, son visage, son sourire, son combat, sa résistance, tout est là qui ressurgit, intact. Elle est notre sœur, notre amie, notre camarade.

Elle est en France pour quelques jours. Son emploi du temps déborde de rendez-vous, de rencontres, de conférences. Mais elle a tenu à consacrer une demi-journée à l’Humanité. Le journal qui, en France, a relayé inlassablement la campagne en faveur de sa libération.

Avec pas mal de retard, la conférence de rédaction démarre. Angela Davis sort sa tablette numérique. Francophone, elle comprend parfaitement notre langue même si elle la pratique peu. Elle note: commémoration de l’indépendance de l’Algérie; stigmatisation des sans-papiers; abolition de la peine de mort et, surtout, les dix ans de l’intervention en Irak. Un sujet sur les allocations familiales les fait réagir, toutes les deux. Shola, qui ne parle pas français, se fait traduire le sujet proposé par le service société. «Ce que je comprends, c’est que cette mesure va pénaliser les femmes des classes moyennes qui travaillent», dit-elle. Angela se penche vers elle: «Oh, pardon on ne dit pas classes moyennes, on dit “working class” en France!» Working class heroes! Classe ouvrière. Exactement. Précisément.

"Comme le veut la tradition"

La suite. Deux heures durant, tout va s’enchaîner vite, très vite: un premier entretien pour l'Humanité.fr; un entretien pour le service culture; dicter leur papier à trois journalistes de la rédaction réquisitionnées pour la bonne cause (merci les filles, Julia Hamlaoui, Rosa Moussaoui et Dominique Widemann) ; une séance photo ; une pause apéro (« Comme le veut la tradition française! » me glisse à l’oreille Shola en éclatant de rire) et un repas sur le pouce avant de repartir dare-dare vers la Maison de la radio. En dépit du brouhaha permanent, Angela reste très concentrée. Prend la peine de réfléchir, quelques instants, avant de se lancer. Ses engagements, valeurs, et convictions sont vivants et actifs. Elle se tient droite, le port de tête altier et son sourire, reconnaissable entre mille, est le même que celui qui, il y a quarante ans, a tenu tête à ceux qui voulaient la condamner à mort. Parce qu’elle était noire, communiste et femme.

Aujourd’hui, Angela est « à la retraite », dit-elle avec un accent délicieux, « mais j’enseigne encore de temps en temps. Chaque semaine, je voyage à travers les États-Unis pour donner des conférences ». Prochainement, son autobiographie sera rééditée en français à la faveur d’un éditeur belge. « Ce sera pour moi l’occasion de revenir en France… et à la Fête de l’Huma. »

  • A lire aussi:

Angela Davis, l'icone à l'Humanité

Le plaidoyer d'Angela Davis pour dépasser la démocratie

Marie-José Sirach

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Les jeunes écrivent l'Humanité

16 Février 2013, 17:47pm

Publié par PCF Villepinte

photo Nicolas Serve

 - le 16 Février 2013

 

 

 

 

L'opération libres-échange a débuté ce samedi. Une soixantaine de 18-25 ans ont pris les commandes du journal pour composer l'Humanité de ce lundi 18 février. Récit de la première journée.

« J’ai reçu un coup de fil la semaine dernière. l'Huma, j’avais complètement oublié que je m’étais inscrite. Mais une occasion pareille, ça ne se refuse pas. »  Comme Manon, ils sont une soixantaine à répondre à l'appel de l'Humanité et comptent bien profiter de cette opportunité.

"Le même PC que Jean Jaurès"

8 heures 30, l’heure est grave. Entre les photos individuelles pour la Une et un timide petit déjeuner, on fait connaissance, appréhendant vaguement la réunion à suivre. « Tu te rends compte, on va utiliser le même PC que Jean Jaurès ! ». Après une courte présentation des équipes de l'Humanté, les jeunes rédacteurs  se répartissent dans les différentes rubriques du quotidien afin de discuter des sujets qui seront traités…avant de défendre ceux-ci lors de la conférence de rédaction une heure plus tard.

Evidemment, chaque rubrique traite les sujets les plus importants, qui méritent au minimum 42 pages sur les 28 disponibles. Cela laisse place à des débats passionnants, dont celui, épique, de la rubrique « Monde » contre « Planète », qui se disputent l’article « Météorite » contre « Astéroïdes ». Idem pour le sujet qui devrait ouvrir l'édition, entre la situation de Sevil Sevimli et les conséquences des politiques d'austérité sur la vie des jeunes. Affaires à suivre dans le numéro de lundi.

Reportage

La tension n’est heureusement que superficielle, et si l’affaire de la viande de cheval est qualifiée de « consistante » pour son riche contenu, l’heure sonne et il est temps d’aller partager un déjeuner studieux, avant de partir en reportage pour les uns, de commencer la rédaction des articles pour les autres.

  • A consulter:

Le site de Libres-échanges

Un beau dimanche de libres-échanges

Libres-échanges: Vingt ans et un énorme besoin de liberté

Lola Benghiat

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Dans l'Humanité ce lundi: la charge contre les ouvriers en lutte

4 Février 2013, 12:20pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Les ouvriers de PSA et de Goodyear, en lutte contre les fermetures, sont les cibles d'une violente offensive médiatique, sur fond de transposition parlementaire del'accord de flexibilisation de l'emploi.

A lire dans notre édition:

  • Flagrants délires contre les salariés en lutte
  • A l'usine Goodyear d'Amiens, la CGT cherche à sauver l'emploi depuis 2006
  • Bernard Thibault dénonce la "criminalisation"
  • "Cela préfigure l'accord national de flexibilisation", le point de vue d'André Chassaigne, député PCF-Front de gauche
  • PSA manoeuvre sur le plan social
  • A Aulnay, la force (tranquille) des travailleurs, c'est la grève! Reportage au coeur de l'usine de PSA Aulnay

A découvrir aussi:

  • Travail: emploi et handicap, un parcours encore semé d'embûches
  • Mali: au-delà du discours de Hollande, reportage à Bamako
  • Enquête: logement, le flop du décret sur l'encadrement des loyers
  • Sports: "N'en faisons pas trop avec le haut niveau", entretien avec Tony Estanguet, triple champion-olympique de canoë-kayak

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Lisez sur tous vos écrans l’édition numérique de l’Humanité de ce mercredi 23 janvier

23 Janvier 2013, 12:32pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 23 Janvier 2013

 

 

 

En raison d’un mouvement social au sein de Presstalis, l’Humanité d’aujourd’hui n’est pas en vente chez un grand nombre de marchands de journaux et de kiosques de la région parisienne. Nous vous proposons de feuilleter et lire l’Humanité gratuitement à l’aide de la liseuse numérique de l’Humanité.fr.

Vous pouvez également lire cette édition numérique de l’Humanité depuis vos smartphones et tablettes iOS ou Android à l’aide de l’application l’Humanité à télécharger sur l’App store ou Google play

La liseuse l’Humanité.fr vous permet de feuilleter votre journal confortablement sur tous vos écrans, de lire, sélectionner et imprimer les articles en mode texte.
Ce nouveau dispositif est en phase de tests. N’hésitez pas à nous adresser vos remarques par email à webmaster@humanite.fr

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RUE 89:Fukushima : le CNRS tait la vérité et domestique les masses

16 Janvier 2013, 08:26am

Publié par PCF Villepinte

Thierry Ribault | Economiste au CNRS
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Tribune

Le CNRS a rendu accessible le 7 janvier un dossier scientifique multimédia sur l’énergie nucléaire, destiné au « grand public ». Chercheur au CNRS en poste au Japon, où je travaille sur les modalités de la protection humaine dans le contexte du désastre de Fukushima, je tiens à me dissocier des propos tenus dans cette « animation », destinée à domestiquer les masses et taire la véritable situation à Fukushima.

Dans ce dossier « scientifique » aux dessins animés, les affirmations dénuées d’argumentation et prenant des allures d’évidences indiscutables sont légion. Ainsi, il y est certifié que :

« Le nucléaire est un investissement politique sur le très long terme, qui impose des décisions sur plusieurs décennies, difficiles à remettre en cause même après un accident nucléaire majeur comme celui de Fukushima. »

On apprend également que :

« Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur la catastrophe de Tchernobyl, paru en 2005 sous l’égide des Nations unies, a évalué le nombre de décès de victimes immédiates de l’accident à moins de 50, et à 2 200 celui de l’excès de décès entraîné par l’exposition à la radioactivité des 200 000 “liquidateurs” les plus exposés. »

Des estimations remises en question

Rappelons que ces estimations ont été contestées par l’Union of Concerned Scientists (qui annonce 25 000 morts), ou par l’Académie des sciences de New York (qui en annonce entre 211 000 et 245 000, 15 ans après la catastrophe).

En Ukraine, un rapport gouvernemental de 2011 rend compte de 2 254 471 personnes affectées par le désastre de Tchernobyl, dont 498 409 enfants. Entre 1992 et 2009, chez les enfants ukrainiens, les maladies endocriniennes ont été multipliées par 11,6, les pathologies de l’appareil locomoteur par 5,3, les maladies du système gastro-intestinal par 5, les maladies cardiovasculaires par 3,7 et les troubles du système urogénital par 3,6.

La proportion d’enfants présentant des maladies chroniques est passée de 21% à 78%, et sur les 13 136 enfants nés des « liquidateurs » de Tchernobyl de 1986-1987, 10% présentaient des malformations congénitales à la naissance.

Parodie de « neutralité scientifique »

Les Nations unies constituant par ailleurs manifestement l’unique source accréditée par les contrôleurs scientifiques du CNRS, pourquoi ces derniers ne se réfèrent-ils pas au rapport radionégationniste de 2011 de l’United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation (UNSCEAR) ?

Ce dernier fait état de 62 morts – 15 morts du cancer de la thyroïde et 47 morts parmi les secours d’urgence – en tout et pour tout en lien avec l’irradiation due à la catastrophe de Tchernobyl.

Faire état de quelques nuisances radio-induites supplémentaires ne peut, il est vrai, que servir la déplorable parodie de « neutralité scientifique » à laquelle ils s’adonnent, en concubinage avec leurs « partenaires » (CEA [Commissariat à l’énergie atomique], ANDRA [Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs], IRSN [Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire], EDF, AREVA).

« Domestiquer les masses »

A Fukushima, selon le même dossier, « une zone rouge de 20 km a été délimitée, dans laquelle le gouvernement travaille à la dépollution : nul ne sait quand les quelque 110 000 habitants seront autorisés à rentrer », sans que soit fait mention des vastes zones inhabitables situées à 40 km de la centrale et bien au-delà, et sans que soit rappelé que le critère de définition de la zone de migration obligatoire a été fixé à une dose de 20 millisieverts par an, soit quatre fois plus qu’à Tchernobyl et vingt fois la norme internationale d’inacceptabilité.

La fameuse « non-imposition des valeurs », à laquelle faisait référence Max Weber dans sa conférence de 1917, « La science, profession et vocation » (si chère à certains chercheurs du CNRS qui, récemment réunis en colloque, l’y revendiquaient encore), ne s’est, de fait, pas imposée dans l’élaboration de ce dossier sur le nucléaire, destiné plutôt, comme dirait Weber lui-même, à « domestiquer les masses ».

Ce que le dossier du CNRS se devait d’établir concernant le désastre de Fukushima, et que ses exécutants académiques ont choisi de ne pas dire, je souhaite le dire aujourd’hui après bientôt deux ans de travail sur place.

Fukushima : les silences du CNRS

Le désastre de Fukushima, c’est une diffusion de césium 137 dans l’atmosphère 500 fois plus importante qu’à Hiroshima, d’après le physicien artisan du nucléaire japonais Anzai Ikuro. C’est aussi, selon le Norwegian Institute of Air Research, la plus grande émission de gaz rare xénon 133 connue en dehors des essais nucléaires : plus de deux fois les émissions de ce gaz à Tchernobyl.

C’est un tiers du département de Fukushima contaminé à un taux supérieur à 37 000 becquerels par mètre carré (pour le seul césium 137), et au moins treize départements contaminés, le tout représentant 8 à 10% du territoire japonais.

C’est 1 532 barres de combustible de 3 tonnes et de 4 mètres de long chacune, stockées dans la piscine du réacteur n°4, au cinquième étage d’un bâtiment qui menace, à la première secousse, de s’effondrer, suscitant ce commentaire laconique du Pr. Hiroaki Koide, spécialiste des réacteurs à l’université de Kyoto : « Ce serait la fin ».

Le 4 janvier 2013, le Pr. Koide reconnaît dans un entretien qu’il nous a accordé qu’il existe une marge de manœuvre tant que, d’une part, la température de la piscine n’excède pas les 170°C et que, d’autre part, la disposition des barres n’est pas modifiée. »

100 000 habitants de Fukushima qui ne peuvent pas partir

Le désastre de Fukushima, c’est 24 000 employés ayant travaillé sur les lieux depuis mars 2011, dont seulement 3,7% peuvent bénéficier d’un examen de détection de cancer proposé par les autorités et TEPCO. C’est, sur les deux millions d’habitants du département, seulement 100 000 réfugiés du nucléaire ayant migré à l’intérieur du département et 63 000 autres l’ayant quitté.

C’est seulement 10% des enfants du département déplacés en dehors de celui-ci. C’est un tiers des 300 000 habitants de la ville de Fukushima affirmant vouloir partir sans pouvoir le faire. Ce sont les aides au retour mises en place par le gouvernement, pour inciter les réfugiés à revenir dans des zones pourtant identifiées comme contaminées, et c’est depuis décembre 2012 la suppression de la gratuité des logements publics pour les réfugiés hors du département.

Le désastre de Fukushima, c’est la mise en place de la plus grande enquête sanitaire sur les effets des radiations jamais conçue, qui permettra de collecter, d’ici 2014 et sur trente ans, les données relatives aux habitants du département, dont 360 000 enfants, les objectifs de l’équipe en charge étant de « calmer l’inquiétude de la population » et d’« établir un record scientifique ».

Sur les 80 000 enfants examinés pour la thyroïde, 39% présentent des nodules de moins de 20 mm et des kystes de moins de 5 mm d’épaisseur. Un premier cas de cancer de la thyroïde a été officiellement déclaré chez un enfant de moins de 18 ans le mardi 11 septembre 2012.

« Les gens regardent ailleurs »

Le désastre de Fukushima, c’est cet habitant de la ville de Fukushima qui nous déclare lors d’un entretien, en novembre 2012, que le ghetto de Varsovie et les zones contaminées de Fukushima, c’est une seule et même chose :

« Les gens de l’extérieur savent que s’y trouve l’antichambre des camps de la mort, regardent ailleurs et continuent de certifier que le nucléaire, c’est incontournable. »

Voilà la « protection » mise en œuvre à Fukushima, qui ne suscite que silence dans le dossier nucléaire du CNRS. « L’ignorance c’est la force », disait Orwell. Dans cette situation d’effondrement de la conscience humaine, de grande inversion où le désastre est nié dans ses conséquences négatives, pour être transmué en opportunité d’affaires dans un milieu morbide auquel chacun est sommé de se soumettre, la prise de position en faveur de la vie est devenue un programme révolutionnaire.

Raccourcir la période de nocivité des managers de l’organisation des apparences, mettre en cause l’ensemble des intérêts qui gouvernent la dégradation du tout, tromper les trompeurs, renverser les inverseurs, évacuer les évacuateurs : voilà ce que, à mes yeux, doit « chercher » à faire un chercheur au CNRS.

Non pas se contenter d’un engagement, piètre variante de la mise au service du nucléaire attestée ici par la mobilisation des scientifiques de caserne, mais, face aux actes déraisonnés des producteurs d’ignorance et à la déshumanisation qu’ils promeuvent, faire preuve d’un véritable enragement.

Infos pratiques
Les« Sanctuaires de l’abîme –- Chronique du désastre de Fukushima »
Nadine et Thierry Ribault

Editions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2012, 144 p.

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Dans l'Humanité ce jeudi: les cinq chantiers où le changement se joue en 2013

3 Janvier 2013, 10:25am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 3 Janvier 2013

 

 

Marché du travail, décentralisation, mariage pour tous, retraite, immigration économique sont quelques-uns des chantiers menés par les ministres de Jean-Marc Ayrault et sur lesquels non seulement ils seront jugés mais où les forces politiques et sociales devront intervenir pour contribuer à dessiner des solutions alternatives.

«Après 2012 où nous avons ensemble engagé le redressement, 2013 sera l’année de la mobilisation de tous pour réussir », déclarait François Hollande lors de ses vœux, repoussant d’un an les signes tangibles des changements que sa ­politique pourrait apporter aux Français. ­Reculer pour mieux sauter : pari plus ­qu’incertain tant les choix de l’austérité budgétaire accompagnent la crise, plus qu’ils ne permettent d’en sortir.

Nombre de dossiers qui sont sur la table en 2013 risquent, si rien ne vient contrecarrer la logique gouvernementale, de déboucher sur des solutions ne répondant pas aux attentes de changement de celles et de ceux qui ont porté la gauche au pouvoir. Ainsi du projet de loi sur la décentralisation qui pourrait être marqué par la volonté de l’État, dans sa course au désendettement à tout prix, de transférer une partie de celui-ci sur les collectivités ­territoriales. Ou des négociations sur le marché du travail, pour lesquelles le gouvernement a fait sienne la ­nécessaire baisse du « coût du travail », comme en témoigne le pacte de compétitivité qui alloue, sans contrepartie, 20 milliards d’euros aux entreprises.

Enfin, l’épineux dossier de la retraite qui nécessiterait de ne pas simplement donner le droit à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé tôt, mais de revenir à ce droit pour tous. Au-delà des questions sociétales, comme celle du mariage pour tous qui, s’il fait l’objet d’une bataille politique avec la droite, fait consensus à gauche, il n’en est pas de même des questions économiques, sociales et démocratiques… Mais c’est là où, pour l’essentiel, le changement se jouera en 2013.

  • Retrouvez le détail des cinq points dans l'Humanité de ce jeudi
  • Dans votre quotidien également
    Le secteur automobile plombé par la baisse du pouvoir d'achat
    Un terrible incendie endeuille Gennevilliers
    La suite de notre enquête : quel rôle jouent les laboratoires d'idées (Think Tank) avec aujourd'hui : Medias et experts
    Dossier entreprises : Celles qui vivent sont celles qui luttent... Toujours
    Etats-Unis : un psychodrame politico-économique chasse l'autre
    Entretien avec Alain Mabanckou : un écrivain adulte revient sur les lieux de son enfance

Max Staat

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Dans l'Humanité, ce mercredi, "ce que nous voulons changer en 2013"

2 Janvier 2013, 12:05pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce mercredi 2 janvier 2013

 - le 1 Janvier 2013

 

 

 

Salariés en lutte, élu local, professionnel de santé, défenseur du mariage pour tous, comédien, féministe palestinienne, indigné espagnol... L'Humanité a demandé à dix acteurs des mouvements sociaux et de la vie politique leurs voeux pour cette nouvelle année. Avec eux, prenons date.

A lire dans notre édition

  • 10 voeux par dix acteurs des mouvements sociaux
  • Voeux 2013, François Hollande persiste et signe
  • Les réactions aux objectifs du président de la République
  • L'obstination libérale et austéritaire conduit l'Europe dans l'impasse
  • Nos voeux, par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité

A lire aussi

  • Enquête: Terra nova, la fondation est-elle encore le nouveau monde du PS?
  • Bouches-du-Rhône: centres de santé dans la tourmente
  • "Ils m'ont renvoyé comme un chien", le témoignage d'un jeune sans-papier renvoyé au Pakistan lors de la Saint-Sylvestre (écoutez son témoignage ici)
  • Centrafrique: "Le régime de Bozizé n'a plus d'alternative", entretien avec Thierry Vircoulon (IFRI)
  • Les sorties cinéma

Toute l'actualité sur l'Humanité.fr

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Dans l'Humanité ce lundi, haut les coeurs de lutte pour 2013

31 Décembre 2012, 10:50am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce lundi 31 décembre 2012

 - le 31 Décembre 2012

 

Mots clés : l'humanité, solidarité,

L'Humanité hisse haut les valeurs de solidarité et de progrès social pour 2013. Un message d'autant plus nécessaire après le rejet de la taxation à 75% des très hauts revenus.

A lire dans notre édition de lundi disponible aussi mardi:

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  • Au Parlement, l'opposition est arc-boutée sur les privilèges
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