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justice

La juge ordonne le maintien en détention de DSK

16 Mai 2011, 18:55pm

Publié par PCF Villepinte

Capture d'écran de France 24

Politique - le 15 Mai 2011

 

 

 

Inculpé par le parquet de New York "d'agression sexuelle", de "tentative de viol" et de "séquestration", Dominique Strauss Kahn est dans une mauvaise passe. Le juge estime que les preuves matérielles corroborent les accusations de la plaignante.

Dernières nouvelles : Le juge rejette la libération sous caution, DSK reste en prison jusqu'à son passage au grand jury, qui devrait se réunir le 20 mai. La juge a visionné la vidéosurveillance de l’hôtel et a estimé que DSK semblait « fuir ». De plus, elle a évoqué une autre  affaire du même genre, dans laquelle le directeur du FMI serait impliqué, mais on n’en sait pas plus.

M. Strauss-Kahn "a l'intention de se défendre vigoureusement contre les accusations et il dément toute mauvaise conduite", a déclaré un de ses avocats, Benjamin Brafman, en s'adressant dimanche soir aux journalistes devant le tribunal du sud de Manhattan, où DSK, comme il est connu en France, doit être présenté à un juge. La police de New York a de son côté obtenu un nouveau mandat pour examiner les vêtements du patron du FMI, à la recherche de nouvelles traces d'ADN, sur "des cheveux, du sperme", et souhaite vérifier si M. Strauss-Kahn présente des traces de griffures.
La victime, une jeune femme de 32 ans, aurait formellement reconnu DSK comme étant son aggresseur. Elle est considérée par la police comme un témoin fiable.

Dominique Strauss-Kahn a quitté dimanche vers 23 heures (5 heures lundi, heure de Paris), le commissariat de New York où il était détenu depuis samedi, menotté dans le dos.
La police a fourni des informations contradictoires concernant la destination vers laquelle devait être conduit le patron du Fonds monétaire international inculpé d'agression sexuelle sur une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan.

On ignore s'il devait être emmené au dépôt du palais de justice de Manhattan ou être conduit dans les services médico-légaux pour y subir des examens corporels.  La comparution de Dominique Strauss-Kahn en audience préliminaire devant un tribunal de Manhattan a été reportée à lundi le temps de procéder à ces examens médicaux qu'il a acceptés.
DSK, l'air fatigué environ trente heures après son interpellation à bord d'un avion d'Air France, est sorti du bâtiment situé dans le quartier de Harlem avant de monter à l'arrière d'une voiture de police banalisée, assis entre deux policiers.

Il n'a pas dit un mot devant la foule des journalistes qui attendaient sa sortie depuis la veille au soir et son inculpation pour tentative de viol à l'encontre d'une femme de chambre de son hôtel new-yorkais.

Selon des médias locaux, la femme de ménage, est entrée dans sa chambre d’hôtel pensant qu’elle était inoccupée. M. Strauss-Kahn est ensuite sorti nu de la salle de bain et l’a agressé sexuellement, a indiqué le New York Times citant le responsable de la police de New York Paul Browne. Selon les dires de la femme, il l’a prise et forcé à entrer dans la chambre à coucher, puis a vérrouillé la porte, a indiqué la même source. Elle s’est débattue mais il l’a trainée dans la salle de bain et l’a à nouveau agressé sexuellement, selon le Times. La chaîne MSNBC a précisé qu’il l’avait contrainte à faire une fellation.

Selon des sources policières, Strauss-Kahn aurait quitté précipitamment l’hôtel Sofitel où il était descendu, en abandonnant son téléphone portable et ses effets personnels.

Lire les principales réactions autour de l'inculpation de DSK

Le film de l'arrestation

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DSK quitte le commissariat de Harlem, menottes aux poignets

16 Mai 2011, 05:53am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 15 Mai 2011

 

Dominique Strauss-Kahn a quitté dimanche vers 23 heures (5 heures lundi, heure de Paris),  le commissariat de New York où il était détenu depuis samedi, menotté dans le dos.

La police a fourni des informations contradictoires concernant la destination vers laquelle devait être conduit le patron du Fonds monétaire international inculpé d'agression sexuelle sur une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan.

On ignore s'il devait être emmené au dépôt du palais de justice de Manhattan ou être conduit dans les services médico-légaux pour y subir des examens corporels.  La comparution de Dominique Strauss-Kahn en audience préliminaire devant un tribunal de Manhattan a été reportée à lundi le temps de procéder à ces examens médicaux qu'il a acceptés.
DSK, l'air fatigué environ trente heures après son interpellation à bord d'un avion d'Air France, est sorti du bâtiment situé dans le quartier de Harlem avant de monter à l'arrière d'une voiture de police banalisée, assis entre deux policiers.

Il n'a pas dit un mot devant la foule des journalistes qui attendaient sa sortie depuis la veille au soir et son inculpation pour tentative de viol à l'encontre d'une femme de chambre de son hôtel new-yorkais.

DSK a été inculpé par le parquet de New York "d'agression sexuelle", de "tentative de viol" et de "séquestration", annonce ce dimanche la police. Le directeur général du FMI devrait être présenté dans la journée à un juge.

Selon des médias locaux, la femme de ménage est entrée dans sa chambre d’hôtel pensant qu’elle était inoccupée. M. Strauss-Kahn est ensuite sorti nu de la salle de bain et l’a agressé sexuellement, a indiqué le New York Times citant le responsable de la police de New York Paul Browne.

Selon les dires de la femme, il l’a prise et forcé à entrer dans la chambre à coucher, puis a vérrouillé la porte, a indiqué la même source. Elle s’est débattue mais il l’a trainée dans la salle de bain et l’a à nouveau agressé sexuellement, selon le Times.

La chaîne MSNBC a précisé qu’il l’avait contrainte à faire une fellation.

Selon des sources policières, Strauss-Kahn aurait quitté précipitamment l’hôtel Sofitel où il était descendu, en abandonnant son téléphone portable et ses effets personnels.

Les accusations portées contre Dominique Strauss-Kahn, inculpé d'agression sexuelle aux Etats-Unis, doivent être analysées pour voir si les faits sont réels ou s'il s'agit d'une provocation, a déclaré dimanche l'un de ses avocats français.

"Il faut attendre que les choses soient décantées et voir si c'est réel ou une provocation", a déclaré à Reuters Me Léon-Lef Forster.

"Il ne faut surtout pas rentrer dans un spectacle médiatique et attendre que les choses soient éclaircies", a-t-il ajouté. "Il ne faut pas paniquer et rester sereins".

Anne Sinclair, l'épouse de Dominique Strauss-Kahn, "ne croit pas une seule seconde aux accusations" d'agression sexuelle lancées contre son mari.

La journaliste affirme dans un communiqué que le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), inculpé dimanche d'agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration par le parquet de New York, est innocent.

"Je ne crois pas une seule seconde aux accusations qui sont portées contre mon mari. Je ne doute pas que son innocence soit établie", a-t-elle dit. "J'appelle chacun à la décence et à la retenue."

Le député PS de Paris, Jean-Marie Le Guen, a affirmé aujourd'hui  que l'accusation d'agression sexuelle contre le patron du FMI "ne ressembl(ait) en rien à DSK".

"Il faut se garder de toute conclusion avant que Dominique Strauss-Kahn ne se soit exprimé", a déclaré ce proche du directeur général du Fonds monétaire international. "Et puis, et surtout, cette affaire ne ressemble en rien à DSK, l'homme que nous connaissons tous", a-t-il insisté.

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, s'est déclarée «stupéfaite» de l'inculpation du patron du FMI, appelant les socialistes à rester «unis et responsables». Voici l'integralité de sa déclaration:

"Les nouvelles qui nous parviennent depuis cette nuit de New York
sonnent comme un coup de tonnerre. Je suis, comme tout le monde,
stupéfaite. J'en appelle à attendre la réalité des faits, à respecter
la présomption d'innocence et à garder la décence nécessaire.

Je demande aux socialistes de rester unis et responsables.

Je veux dire aux Français que, quels que soient les circonstances et
les aléas, hier comme aujourd’hui, le parti socialiste est mobilisé
pour les comprendre, pour apporter les réponses à leurs problèmes et à
ceux de la France, et pour les servir."

Pour Ségolène Royale «C’est un choc. J’ai appris cette nouvelle bouleversante à propos de laquelle tout reste à vérifier. DSK a droit comme tout citoyen à la présomption d’innocence tant que les faits ne sont pas prouvés. Ma pensée en cet instant va à sa famille, à ses proches et aussi à l’homme qui traverse cette épreuve (...) Il serait indécent d’en faire un feuilleton (…) Le moment n’est pas venu de commenter les conséquences de cette affaire sur la politique intérieure»

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, s'est dit auprès de l'AFP "consterné" après l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis pour agression sexuelle et tentative de viol, appelant "à la retenue" et à ne "pas juger avant de savoir". "Je suis consterné", a-t-il dit. "Je souhaite que ce soit faux car le viol est un crime. Il y aurait alors une victime", a-t-il poursuivi, estimant que "c'est déjà assez de l'humiliation que cette information provoque parmi les siens". "J'appelle à la retenue. Ne jugeons pas avant de savoir", a-t-il conclu.

Gilles Savary, député européen PS  analyse sur son blog: «A vrai dire tout le monde sait que Dominique Strauss-Kahn est un libertin, qui se distingue de biens d'autres, par une propension à ne pas le cacher. Dans l'Amérique puritaine, imprégnée de protestantisme rigoriste, on tolère infiniment mieux les jeux d'argent que les plaisirs de la chair. Du coup, il y est aisé d'y piéger une personnalité aussi peu résistante aux attraits de la gente féminine que Dominique Strauss-Kahn. (...) A vrai dire, dans l'entourage de DSK, on s'attendait à des coups tordus. Si c'en est un, il est proprement insensé!»

pour  Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand,  les dés sont déjà jétés : «Je ne pense pas qu’il soit candidat à la présidentielle. On va avoir une candidature de Martine Aubry contre François Hollande. La présidentielle est loin, loin, loin d’être jouée. On a beaucoup de surprises (…) le président actuel est loin d’être vaincu (...) Il plaide non coupable et il peut parfaitement l’être (…) Mais, il ne pourra pas être candidat à la primaire, ni même au FMI qui va lever son immunité».

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Avec Wauquiez contre les assistés !

13 Mai 2011, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

Sacré Wauquiez, toujours une vanne d’avance : « Cette question de la différence entre le travail et l'assistanat est aujourd'hui l'un des vrais cancers de la société française ». Les mecs qui crèvent dans les hostos sinistrés par ses copains de droite n’ont pas de « vrais cancers », eux ! Non-non, le « vrai cancer » c’est l’assistanat. Et il dit ça, Wauquiez, alors qu’on enterre le courageux Patrick Roy, emporté par le crabe du pancréas. Des trucs comme ça, il n’y a que l’UMP pour les oser !

Ceci dit, cette histoire des travaux d’intérêt général pour les « bénéficiaires » des minima sociaux, Sarkozy nous l’avait déjà contée. C’est à cause de ses souvenirs au ministère de l’Intérieur : le RSA, pour ces gens, c’est comme l’alcool au volant, ça se soigne à coups de travaux d’intérêt général, et la taule en cas de récidive.

A part ça, côté com’, l’épouvantail de l’assistanat est une arnaque de haut vol, bien ficelée comme il faut. Les assistés, ça fait deux problèmes : « ils ne foutent rien pendant qu’on trime et (comme le disait cet assisté de Coluche) c’est nous qui paye ». Et en plus, « c’est fraudeurs et compagnie ».

Côté gruge, ces gentlemen de la Sarkozie disent qu’ils veulent lutter contre les fraudes qui nous coûtent un max. Sauf que, les fraudes au RSA c’est peanuts, quelques millions d’euros tout au plus (quand on a soustrait les erreurs de l’administration et le pognon récupéré sur trois ans), alors que la fraude fiscale c’est la bagatelle de 50 milliards d’Euros par an (3 % du PIB)… Il est vrai que le RSA c’est les pauvres, la fraude fiscale c’est les riches. Deux enseignements : les pauvres fraudent moins que les riches ; les assistés fiscaux fraudent peinards au pays de l’UMP.

Mais venons-en au vrai problème : il y a des gens qui sont payés à rien foutre, et c’est un scandale pour ceux qui bossent ! Bah c’est vrai quoi, la France est rongée par deux gangrènes (c’est pas des cancers, j’ai demandé à mon toubib) : les assistés immobiliers et les assistés mobiliers. Les assistés immobiliers ce sont les propriétaires d’immeubles et de terres. Pendant qu’ils se touchent les noix sous les cocotiers, leurs locataires se crèvent à la tâche : ils foutent rien et pompent le fric des braves gens. Il a raison Wauquiez, il y a de quoi avoir la Kalachnikov qui gratte. L’autre catégorie, les assistés mobiliers, c’est les actionnaires, les banquiers, les financiers et autres détenteurs de « titres au porteur » (on les appelle comme ça mais ils portent que dalle). Pendant que le travailleur crée la richesse, l’actionnaire règne sur l’art subtil des mots fléchés, et c’est lui qui empoche le pactole. Il a raison Wauquiez, c’est dégueulasse pour ceux qui bossent, et il y a de quoi marronner.

Il ne faudrait pas se la laisser conter : les rentiers ne sont pas des gens « qui ont trimé toute leur vie » pour se constituer une rente. Il y a des fortunes obtenues grâce à la prédation capitaliste, bien sûr, mais pour l’essentiel, c’est de l’héritage que vient la rente. L’économiste Thomas Piketty a fait les comptes : alors que la part de l’héritage dans le PIB était tombée à 5,7% en 1950, elle est remontée à plus de 20% aujourd’hui ! Et ce génie de Sarkozy n’a trouvé rien de mieux à faire que de détaxer à tour de bras les donations et les successions !

Evidemment, c’est plus facile pour Wauquiez & Co. d’accabler les pauvres gars qui survivent au RSA, plutôt que d’affronter les rentiers qui les font élire.

On résume : pendant qu’on bosse, les rentiers de l’immobilier et du capital ne foutent rien et vivent à nos crochets. Il a raison, Wauquiez, il faudrait leur coller des travaux d’intérêt général, pour commencer.

Glop Lerouge

Secrétaire de section

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Le travail dans tous états

16 Avril 2011, 22:13pm

Publié par PCF Villepinte

 Un succès en justice qui en appelle d'autres

justice.jpgMe Monique Guédon, avocate à Bordeaux, ferraille contre les entreprises qui profitent de la rupture conventionnelle.

 

Monique Guédon, avocate au barreau de Bordeaux, ne décolère pas depuis l'apparition de la rupture conventionnelle. « C'est un piège pour le législateur. Nous avions demandé à ce que cette cassure à l'amiable du CDI soit réalisée sous le contrôle d'un avocat. Cela n'a jamais été validé. » En janvier, elle a gagné un premier round contre ce mode d'éviction du salarié. Me Guédon a fait condamner aux prud'hommes de Bordeaux le sous-traitant aéronautique AAA à verser plus de 132 000 euros à sept ex-employés. La rupture conventionnelle a été redéfinie en licenciement sans cause réelle et sérieuse. « Á ma connaissance, c'est la première fois en France qu'un employeur est condamné pour avoir utilisé la rupture conventionnelle alors qu'il est dans le le cadre d'un licenciement économique », explique-t-elle.

Avec la CGT, elle a défendu à de nombreuses reprises les droits des travailleurs. L'avocate engagée a ferraillé contre les inégalités de salaires dans le groupe Carrefour, contre le retour aux 39 heures à la Sogerma. Cette rupture à l'amiable est son nouveau cheval de bataille. « Le mot licenciement fait peur aux salariés, alors quand on leur dit, c'est soit ça, soit la rupture conventionnelle, le choix est vite vu. Au final, ils partent sans préavis et avec moins d'indemnités. » Monique Guédon regrette qu'il n'y ait pas plus de décisions de justice. Mais elle est déjà sur autre affaire. « Une personne qui a été licenciée via la rupture conventionnelle pour manque de résultats. On a voulu se débarrasser d'elle ! » Infatigable, elle ne baisse pas la garde : « Les salariés doivent relever la tête. Il faut continuer à informer sur cette mesure. »

C. R.

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Assassinat de Billal : émotion et choc profonds pour tous les Villepintois

11 Avril 2011, 11:56am

Publié par PCF Villepinte

rubon27-copie-1Délaration de Nelly Roland, Maire de VILLEPINTE
 
Hier matin, des hommes armés, cagoulés et munis de gilets pare-balle ont froidement assassiné à son domicile le jeune Villepintois, Billal, 21 ans, sous les yeux de sa famille. Les circonstances de ce crime ne sont pas encore élucidées, mais toute notre ville est horrifiée par la brutalité et la barbarie de cet acte dont l’exécution rappelle les méthodes mafieuses dans toute leur abjection.

Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte criminel et je tiens à exprimer mon entière solidarité à la famille et aux proches de la victime.

Toute la lumière doit être faite sur le mobile du crime dont nous venons d’être témoins et ses auteurs doivent être appréhendés et jugés avec la plus grande fermeté.

J’appelle les pouvoirs publics à faire preuve de la plus grande vigilance républicaine pour empêcher que nos territoires ne deviennent un champ libre pour l’action de bandes organisées.

Les citoyens et les collectivités locales attendent du gouvernement la mise en œuvre de politiques publiques ambitieuses et efficaces de prévention de la criminalité, de répression des trafics et de démantèlement des structures naissantes du crime organisé en Seine-Saint-Denis. La Municipalité de Villepinte est à la disposition des responsables de l’Etat, afin de concourir au déploiement de ces dispositifs, comme elle le fait d’ores et déjà à travers le renforcement de la vidéo-protection et sa stratégie locale de sécurité et de prévention de la délinquance. Plus jamais un tel crime ne doit pouvoir se reproduire dans notre ville et sur nos territoires.
 

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Justice: plusieurs milliers de manifestants à Paris pour un "Plan d'urgence"

31 Mars 2011, 22:47pm

Publié par PCF Villepinte

VIDEO  Hier, à l'appel de 26 organisations syndicales, magistrats et fonctionnaires de la justice ont défilé entre Saint-Michel et Invalides à Paris. Ils demandent un "plan d'urgence" et dénoncent les « effets d'annonce » de Michel Mercier, le ministre de la Justice.

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Justice : presque tous les tribunaux en grève

9 Février 2011, 22:46pm

Publié par PCF Villepinte

146 juridictions sur environ 200 sont paralysées aujourd'hui par ce mouvement de contestation

Société - le 9 Février 2011

 

 

 

La riposte du monde judiciaire aux propos de Nicolas Sarkozy, qui ne cesse s'étendre, rencontre les critiques virulentes de la majorité qui appelle à la "responsabilité".

La mobilisation sans précédent de la magistrature française en réaction aux accusations de laxisme des juges lancées par Nicolas Sarkozy s'est accrue mercredi pour toucher les trois quarts des juridictions. Selon des sources syndicales, 146 juridictions sur environ 200 étaient pratiquement paralysées par ce mouvement sans précédent par son ampleur en France, et même en Europe.

Le président du principal syndicat de magistrats et celui de l'association regroupant les juges d'instruction ont appelé le chef de l'État à "ouvrir une porte" afin de donner plus de moyens à la justice. Des assemblées générales devaient se tenir encore dans de nombreuses juridictions, dont ce mercredi à la cour d'appel de Paris, la plus grande du pays, et à la Cour de cassation jeudi, la plus haute juridiction française. Les juridictions renvoient toutes les audiences non urgentes, notamment celles où personne n'est en prison dans l'attente d'un procès.

Marc Trévidic, président de l'Association française des magistrats instructeurs (AFMI), a appelé Nicolas Sarkozy, qui interviendra sur TF1 jeudi soir, à proposer un "plan Orsec" pour le système judiciaire français, classé au 37e rang sur 43 en Europe pour l'effort budgétaire. "Je pense qu'il faut lancer un plan pluriannuel en termes d'effectifs et de moyens pour remettre le système au niveau des principaux pays européens", a expliqué Marc Trévidic. Il faudrait insister sur la justice des mineurs et la probation des détenus, selon lui. "C'est lorsque les gens ont 17 ans qu'on peut encore faire quelque chose."

Pour le PCF, "Nicolas Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse. Le président Sarkozy doit cesser de faire de chaque drame une affaire d'Etat. Il doit par contre, prendre en compte la question de la justice qui est, elle, l’affaire de l'Etat", précise le communiqué. "Près de deux lois par an sont votées dans le seul but d'aggraver les sanctions pénales. Cette multitude de lois est si significative de la volonté ultra-sécuritaire du président et de sa majorité --à chaque drame, une loi-- qu’elles se succèdent sans aucune évaluation ni bilan de leur mise en oeuvre et de leur efficacité".

Cette révolte des magistrats face aux propos de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Laëtitia, marque un énième épisode de tensions qui remontent à l'époque où le président de la République était ministre de l'Intérieur.

Manifestation jeudi à Nantes, devant le palais de justice à 14 h, les magistrats manifesteront leur colère contre les propos de Nicolas Sarkozy.

Jeudi à Nantes, les salariés appelés à rejoindre la manifestation des magistrats

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Magistrats : « Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse »

7 Février 2011, 22:36pm

Publié par PCF Villepinte

En charge des affaires judiciaires, les magistrats et les personnels subissent depuis 2002 les interventions répétées de Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur puis Président de la République.

Près de deux lois par an sont votées dans le seul but d'aggraver les sanctions pénales. Cette multitude de lois est si significative de la volonté ultra-sécuritaire du Président et de sa majorité – à chaque drame, une loi – qu’elles se succèdent sans aucune évaluation ni bilan de leur mise en œuvre et de leur efficacité.

Pourtant, les professionnels tirent la sonnette d’alarme sur l’indigence des moyens de la justice : le budget de la France est au 37ème rang européen. La justice française manque de magistrats, de greffiers, de personnels pénitentiaires. Les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP) ont besoin en urgence de 1 000 postes supplémentaires, ne serait-ce que pour appliquer la loi pénitentiaire ! Facile pour le Président de la République de désigner les magistrats, les policiers et les conseillers d’insertion et de probation comme boucs émissaires, quand, à Nantes, ces derniers doivent suivre en moyenne chacun 135 personnes, alors que les préconisations sont de 50 à 60. Au Canada, il y a un agent pour 40 personnes, en Suède un pour 25. Nicolas Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse.

Le Président Sarkozy doit cesser de faire de chaque drame une affaire d'État. Il doit par contre, prendre en compte la question de la justice qui est, elle, l’affaire de l'État.

 

Nicole Borvo-Cohen-Seat, Responsable des questions de Justice pour le PCF,

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Nicolas Sarkozy se met les magistrats à dos

5 Février 2011, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 4 Février 2011

 

 

 

L'USM, principal syndicat de magistrats, appellent à une semaine de grève nationale des audiences et à une journée d'action nationale après les accusations de faute dans l'affaire Laëtitia proférées par Nicolas Sarkozy. grogne aussi dans la police.

La situation s'envenime entre Nicolas Sarkozy, le gouvernement et les magistrats. L'Union syndicale des magistrats (USM), principal syndicat de magistrats français, a appelé ce vendredi midi à une grève nationale des audiences jusqu'à jeudi prochain pour protester contre les propos de chef de l'Etat et de son ministre de l'Intérieur les accusant de faute dans l'affaire Laëtitia et annonçant des sanctions. Avec en point d'orgue une manifestation nationale jeudi à Nantes et des rassemblements dans tout le pays.

Le mouvement semble faire boule de neige. Chaque juridictions de France est en train de se déterminer sur le suivi du mot d'ordre au cours d'assemblées générales. Vendredi midi, plusieurs juridictions avait déjà décidé d'entrer dans le mouvement, en signe de solidarité avec celui de Nantes, pointé du doigt par le président français: la Cour de cassation, à Lille, Créteil, Grenoble, Caen, Nancy, Pointe-à-Pitre et dans plusieurs villes de Bretagne.

"Toute tentative de déstabilisation, sur fond de menaces, venant du plus haut de l'Etat ne peut que nuire à la sérénité de la justice et plus largement aux institutions républicaines. Il appartient désormais au garde des Sceaux de réagir", assure  le communiqué de l'USM. Chez les magistrats, "le mot ras-le-bol est faible, il y a un sentiment d'injustice et de révolte", a également déclaré Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature.

Parallèlement à la magistrature, la grogne atteint aussi la police. Selon Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie (second syndicat des officiers de police), "les officiers de police à Nantes ont mal ressenti le fait d'être accusés d'avoir mal fait leur travail."

Face à cette fronde, les ministres et les députés majorité présidentielle bétonnent déjà autour de Nicolas Sarkozy. A l'image de du secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, qui explique: "Le Président de la République a dit tout haut ce que pensent nos compatriotes… Mais certains demeurent désespérément sourds aux attentes de notre société…: un syndicat de magistrats outrancièrement politisé (l'USM, ndlr).

 

Repères

La Justice française, parent pauvre européen

Le système judiciaire français a été classé en 2010 par le Conseil de l'Europe au 37e rang continental pour le pourcentage du produit intérieur brut (PIB) par habitant consacré à la justice. Le budget pour 2011 pour la justice est de 7,1 milliards d'euros, soit environ 2,5% du budget de l'Etat.

 

A lire dans L'Humanité des débats de ce samedi.

"S'il y a sanction, ce doit être pour le ministre de la Justice". Entretien avec Jacky Coulon juge en colère. Comme ses collègues de Nantes, ce juge d'instruction, syndiqué à l'Union syndicale des magistrats (USM), raconte pourquoi lui et ses collègues ont décidé de suspendre toutes les audiences jusqu'à jeudi prochain. "Nous exigeons qu’il soit reconnu publiquement qu’aucune faute n’a été commise par les fonctionnaires, les gendarmes, les magistrats ou l’administration pénitentiaire en relation avec le crime de Pornic. Ensuite, nous demandons des moyens pour que tous les suivis en matière d’application des peines puissent être exécutés sans qu’il y ait de choix à opérer par les juges. On met en cause leur responsabilité pour une défaillance qui est celle de l’Etat".

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Sihem Souid, une policière au placard pour avoir dit la vérité

6 Janvier 2011, 23:37pm

Publié par PCF Villepinte

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 6 janvier
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La demande de réintégration en référé de Sihem Souid, auteur du livre événement « Omerta dans la police », est examinée ce vendredi au matin. Justice doit être rendue à cette policière courageuse qui dénonce les abus policiers qu’elle a constatés. 
Sihem Souid a été suspendue le 1er décembre dernier de ses fonctions d’adjointe administrative à la Préfecture de police de Paris pour « manquement à son obligation de réserve ». En révélant des dysfonctionnements inacceptables dans la police, elle n’a pourtant fait que respecter la loi, précisément l’article 40 du code de procédure pénale selon lequel un fonctionnaire doit dénoncer un crime ou délit dont il a connaissance dans l’exercice de ses fonctions. En outre, la véracité des informations qu’elle a portées à la connaissance du public dans son livre n’a jamais été mise en cause. 

Il est scandaleux qu’une fonctionnaire se retrouve ainsi mise au placard pour avoir eu le courage de dire la vérité et de la dénoncer. Aussi le PCF apporte son soutien plein et entier à Sihem Souid dans sa demande de réintégration et salue son combat contre certains dysfonctionnements de la police, pour une police respectée et respectueuse des citoyens.

Ian Brossat, Responsable des questions de sécurité au PCF,

Paris, le 6 janvier 2011.




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