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justice

Affaire Bettencourt: Isabelle Prévost-Desprez soutenue par les syndicats de magistrats

1 Septembre 2011, 07:02am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 31 Août 2011
 

L'utilisation médiatique plutôt que judiciaire par la juge Isabelle Prévost-Desprez d'un témoignage sensible dans l'affaire Bettencourt constitue une attitude inhabituelle dans le milieu des magistrats, soumis au devoir de réserve. Face aux critiques, le président de l’Union syndicale des magistrats (USM), Christophe Régnard prend la défense de sa collègue estimant que le parquet de Nanterre se serait assis sur le témoignage, si la juge l'avait envoyé et acté.

Dans l’ouvrage "Sarko m'a tuer", des deux journalistes du Monde, la juge de Nanterre affirme que l'ancienne infirmière de Liliane Bettencourt avait "confié à (sa) greffière, après son audition par (elle): +J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy mais je ne pouvais le dire sur procès-verbal+". L’Elysée a démenti et vivement critiqué ces déclarations qui auraient dû être portées devant la justice selon la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse. "Lorsque l'on a des accusations à porter, on les porte devant la justice" a-t-elle déclaré.

Pourtant pour le quotidien Libération, les accusations d'Isabelle Prévost-Desprez semblent répondre à "l'extrême défiance" que le chef de l'Etat a alimenté à l'égard de l'institution judiciaire. Et c’est ce que viennent confirmées les déclarations de Christophe Régnard, qui prend également la défense de sa collègue. "Du off, les magistrats en entendent tout le temps, si ça concerne votre dossier, vous essayez de le vérifier par d'autres canaux. Mais là, les déclarations du témoin ne concernaient pas les faits dont la juge était saisie (l'abus de faiblesse, ndlr). La seule chose qu'elle pouvait faire, c'était les acter, les envoyer au parquet de Nanterre, qui, dans le contexte qu'on connaît, se serait assis dessus". Mathieu Bonduelle du Syndicat de la magistrature ajoute « manifestement, Philippe Courroye lui était hostile et était en lien avec l'Elysée. Je comprends qu'elle ait eu du mal à s'en ouvrir auprès de lui". La "petite phrase" de la magistrate ne serait alors que "l'arbre qui cache l'immense forêt des dysfonctionnements dans cette affaire dans la gestion du parquet de Nanterre" selon M. Régnard.

  • À lire également: 

Affaire Bettencourt: un témoin affirme avoir vu Nicolas Sarkozy se faire remettre des espèces par la milliardaire

Bettencourt: l'affaire en délibéré

Justine Cohendet

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DSK: "On ne pouvait me trouver meilleur successeur"

30 Août 2011, 22:15pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 30 Août 2011
Mots clés : Affaire DSK,
 

Il a fait ses adieux hier au FMI et s'est félicité de sa succession : la très libérale Christine Lagarde. Au même moment, Michel Rocard estimait que Dominique Strauss-Kahn était atteint « d’une maladie mentale » et qu’il avait des « difficultés à maîtriser ses pulsions ».

Avant de quitter les Etats-Unis, DSK est passé par le FMI présenter ses excuses. Un peu bête de foire, de nombreux salariés ont voulu se faire prendre en photo avec l'ancien patron de l'institution. Mais surtout, il a félicité Christine Lagarde pour ses mesures et a jugé qu'on ne pouvait lui "trouver meilleur successeur", précisant et "pas uniquement parce qu'elle est Française".

Son retour en France n’arrange pas les histoires des socialistes. Si les enquêtes d’opinion montrent que les Français ne veulent plus voir l’ancien patron du FMI en course dans la primaire socialiste, son positionnement dans la campagne présidentielle et dans l’éventuelle majorité reste posé. 

Lundi soir Michel Rocard a condamné en termes particulièrement vifs le comportement de DSK. "Cet homme a visiblement une maladie mentale, avec des difficultés à maîtriser ses pulsions. Il est hors du coup. C'est dommage, il avait un vrai talent, c'est vrai", a-t-il dit. Les socialistes sont partagés sur cette réaction. L'ancien ministre de la Culture et de l'Education, Jack Lang a vivement répliqué sur LCI. "Michel Rocard a quelques difficultés aussi à maîtriser ses pulsions. Quand on est comme ça en public, sur des questions privées, on s'impose un minimum de retenue", a-t-il dit. Le maire de Paris Bertrand Delanoë n'a en revanche pas souhaité commenter les propos de Michel Rocard et a exprimé son respect à l'égard de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international. "Je veux surtout être dans le respect de l'épreuve qu'il a subie et de la liberté pour lui de construire sa vie comme il l'entend", a-t-il dit. Le retour en France de DSK ne s’annonce pas si paisible entre les polémiques et l’enquête ouverture pour abus sexuel, par Tristane Banon. 

  • À lire également: 

Le parti socialiste, toujours orphelin de DSK?

Strauss-Kahn: le juge abandonne les poursuites

Justine Cohendet

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Pas de procès dans l'affaire DSK-Diallo: "mauvaise nouvelle !" (Marie-George Buffet)

24 Août 2011, 06:44am

Publié par PCF Villepinte

 

Pas de procès dans l'affaire DSK-Diallo:

Le refus de faire juger l'affaire dans laquelle l'ancien directeur du FMI est accusé de viol est une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle aussi pour les femmes . Car à ce jour la vérité n'est pas dite, ni pour le  présumé innocent ni pour la présumée victime. La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viols étaient à priori coupables, au temps où le viol n'était pas considéré comme un crime. Rappelons nous qu'en France le jugement de ces faits par une cour d'Assises n'est pas si vieux que cela! La vigilance s'impose pour que le refus de faire passer la justice aux USA ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences-  sexuelles ou non - à l'encontre des femmes .

Marie-George Buffet

 

le 23 août 2011

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DSK : Le parquet demande le classement de l'affaire

23 Août 2011, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 22 Août 2011

 

 

 

 

Le parquet a perdu l'espoir d'obtenir une condamnation de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international lorsqu'ils s'est avéré que Nafissatou Diallo, la femme de chambre guinéenne de 32 ans qui affirme avoir subi ses assauts le 14 mai dans la suite 2806 de l'hôtel Sofitel de Manhattan, avait menti.

Les avocats de "DSK", 62 ans, affirment que le rapport sexuel était consenti.

"Nous maintenons depuis le début que notre client est innocent", rappellent William Taylor et Benjamin Brafman dans un communiqué diffusé après la décision du parquet.

"Nous maintenons également qu'il y a de nombreuses raisons de croire que l'accusatrice de M. Strauss-Kahn n'est pas crédible.

"M. Strauss-Kahn et sa famille savent gré aux services du procureur d'avoir pris leurs préoccupations au sérieux et d'avoir conclu de lui-même que cette affaire ne pouvait aller plus loin", ajoutent-ils.

L'ancien ministre des Finances, qui faisait figure de favori pour la primaire socialiste en vue de la présidentielle de 2012, va désormais pouvoir récupérer son passeport et quitter les Etats-Unis, même si la procédure civile entamée par Nafissatou Diallo suit son cours aux Etats-Unis.

Il a été inculpé de sept chefs d'accusation, notamment de tentative de viol, d'agression sexuelle et de séquestration. Il a été libéré sous caution le 1er juillet.

Indépendante de la procédure pénale, la plainte au civil vise à obtenir une compensation financière. Elle est aussi moins contraignante pour l'accusation.

Vers le classement de l'affaire Banon

Au pénal, la culpabilité doit en effet être établie au-delà de tout doute raisonnable. Au civil, en revanche, la personne se disant victime d'une agression sexuelle doit simplement apporter plus d'éléments en sa faveur que la défense, ce qui s'appelle prépondérance de preuves.

Le parquet de Paris a par ailleurs ouvert une enquête préliminaire sur la plainte de l'écrivaine Tristane Banon, qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'une tentative de viol en 2003.

Un classement sans suite est la aussi l'issue la plus probable, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

L'écrivain Michel Taubmann, qui a rencontré samedi soir l'ancien directeur général du FMI, affirme qu'il ne veut pas se réjouir trop vite et que sa priorité sera de s'expliquer auprès du personnel de l'institution s'il est innocenté au pénal. Avant l'entretien de lundi entre le parquet et Nafissatou Diallo, Kenneth Thompson et Douglas Wigdor, les avocats de la jeunne femme, avaient demandé la récusation du procureur Cyrus Vance, qu'il jugent "partial".

"En raison des actions du DA (District Attorney), d'abus de confiance, de traitement injuste, d'opinions biaisées et de préjugés, le DA n'a pas la compétence requise pour juger ce cas", disent-t-ils dans un mémorandum remis à la Cour suprême de New York. Ils demandent la nomination d'un procureur spécial pour "restaurer la confiance" et assurer que des "poursuites justes" soient menées contre Dominique Strauss-Kahn.

Kenneth Thompson et Douglas Wigdor reprennent longuement dans leur lettre les éléments qui ont entraîné l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn et estiment qu'il y a bien eu viol le 14 mai dernier et non un rapport sexuel consenti. Ils soulignent que ces mêmes éléments avaient conduit le procureur adjoint de New York John McConnel à dire devant un jury que le dossier comportait des preuves, notamment le rapport médical rédigé quelques heures après l'agression présumée.

Les avocats de Nafissatou Diallo affirment que Cyrus Vance a insulté Nafissatou Diallo et a fait fuiter des éléments dans la presse, notamment des accusations selon lesquelles leur cliente aurait été une prostituée et aurait menti sur certains points.

Si la Cour suprême accepte ces pratiques qui consistent à "détruire un dossier criminel", les victimes de viol risquent d'être dissuadées de porter plainte à l'avenir, disent-ils

 

  • Lire aussi :

--> DSK : L'avocat de Diallo demande la récusation du procureur

--> Les grandes étapes de l'affaire Dominique Strauss-Kahn

 

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DSK: L'affaire classée dès lundi?

22 Août 2011, 06:00am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 21 Août 2011

 

Mots clés : Dominique Strauss-kahn,
 

 

L'avocat de Nafissatou Diallo s'attend à ce que la justice américaine classe l'affaire DSK, selon des propos rapportés samedi 20 août par le New York Times, qui a annoncé que la femme de chambre guinénne allait être reçue lundi par le procureur chargé de l'affaire.

"Mon interprétation (...), c'est qu'ils vont annoncer qu'ils classent complètement l'affaire, ou abandonnent certains des chefs d'accusation", a précisé Kenneth Thompson au quotidien new-yorkais.

"S'ils ne s'apprêtaient pas à abandonner les poursuites, ils n'auraient pas besoin de la rencontrer", a ajouté l'avocat. "Ils iraient juste au tribunal le lendemain et diraient 'nous allons poursuivre l'affaire'", a ajouté Kenneth Thompson.

En principe, une nouvelle audience sur l'affaire DSK est prévue mardi à New York.

Elle a déjà été repoussée à deux reprises pour complément d'enquête, le procureur Cyrus Vance ayant des doutes sur la crédibilité de la femme de chambre guinéenne qui accuse l'ancien directeur général du FMI de l'avoir agressée sexuellement le 14 mai dans une suite du Sofitel.

Le procureur n'a donné aucune indication sur ce qu'il comptait faire, mais de nombreux experts prédisent un abandon des charges, en raison des doutes sur la crédibilité de la femme de chambre.

Les relations étaient très tendues depuis des semaines entre le procureur et les avocats de Nafissatou Diallo, qui ont intenté une action civile le 8 août, pour obtenir de DSK des dommages et intérêts.

Trois semaines après son arrestation spectaculaire à bord d'un avion qui s'apprêtait à décoller, Dominique Strauss-Kahn avait plaidé non coupable le 6 juin de sept chefs d'accusation, dont tentative de viol, agression sexuelle et séquestration.


Les grandes étapes de l'affaire Dominique Strauss-Kahn

  • MAI

- 14 : Dominique Strauss-Kahn (DSK), directeur général du Fonds monétaire international (FMI) arrêté à New York dans un avion en partance pour Paris, est accusé d'agression sexuelle sur une employée de l'hôtel Sofitel à Manhattan.

- 15 : DSK, qui nie les faits, est accusé d'acte sexuel criminel, tentative de viol et séquestration. La victime présumée, Nafissatou Diallo, une Guinéenne de 32 ans, l'identifie au commissariat de Harlem duquel DSK sort menotté devant les caméras. A Paris, son épouse Anne Sinclair dit ne pas croire "une seule seconde aux accusations".

- 16 : Incarcéré, DSK est visé par sept chefs d'accusation passibles de 15 à 74 ans de prison. La défense est menée par deux avocats réputés, William Taylor et Benjamin Brafman. Anne Sinclair rejoint New York.

- 18 : La plaignante nie devant la chambre d'accusation toute relation sexuelle consentie.

- 19-20 : DSK démissionne du FMI. Inculpé, il est remis en liberté et assigné à résidence à New York sous contrôle électronique, avec une caution d'un million de dollars et 5 millions de garantie.

- 23: Selon des chaînes de télévision américaines et française, l'ADN de DSK a été retrouvé sur les vêtements de Mme Diallo.

  • JUIN

- 6 : DSK plaide non coupable.

- 7 : L'avocat de la femme de chambre, Kenneth Thompson, appelle d'éventuelles autres victimes de DSK à se faire connaître.

  • JUILLET

- 1er : DSK obtient la levée de son assignation à résidence. Selon le procureur, Mme Diallo a produit sous serment un "récit erroné" de l'agression et sur "plusieurs autres sujets". Les poursuites sont maintenues et DSK reste privé de passeport.

- 4 : Annonce d'un dépôt de plainte à Paris par une jeune romancière française, Tristane Banon, qui affirme avoir été agressée sexuellement en 2003 par DSK.

- 8 : Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire sur l'affaire Banon.

- 11 : La police française lance les auditions de Tristane Banon et de ses proches ainsi que de personnalités comme François Hollande, un des candidats PS à la présidentielle, qui dénoncera le 21 juillet "une opération politique". DSK porte plainte pour dénonciation calomnieuse.

- 19 : L'avocat français de Tristane Banon rencontre l'avocat de Mme Diallo et est reçu au bureau du procureur de New York.

- 25 : Offensive médiatique de Nafissatou Diallo, qui raconte sa version des faits à Newsweek et ABC.

- 27 : Mme Diallo est entendue durant huit heures par le procureur de Manhattan. Son avocat met en cause une mauvaise traduction d'une conversation téléphonique où elle se serait montrée vénale, selon les médias.

- 28 : Conférence de presse de Mme Diallo, qui affirme se battre pour "toutes les femmes du monde".

  • AOUT

- 8 : Mme Diallo porte plainte au civil contre DSK pour "agression violente et sadique" et demande de dommages et intérêts devant le tribunal du Bronx, quartier défavorisé de New York. Les motivations "ne sont autres que de se faire de l'argent", déclarent les avocats de DSK.

- 19 : Publication d'extraits du rapport médical, concluant à un viol. Les avocats de DSK soulignent que le rapport est "basé presque exclusivement sur les propos" de la victime présumée.

Les avocats de Mme Diallo démentent avoir cherché un arrangement financier. Le procureur Cyrus Vance leur demande des informations sur ces éventuelles tractations.

- 20 : Mme Diallo est convoquée par le procureur pour lundi 22. Kenneth Thompson interprète cette convocation comme indice d'un classement de l'affaire ou de l'abandon de certains chefs d'accusation, qui pourrait être annoncé mardi 23 lors de la prochaine comparution de DSK.

 

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Les accusations à l'encontre de DSK s'effondrent

1 Juillet 2011, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 1 Juillet 2011

 

 

 

Les accusations contre Dominique Strauss-Kahn sont sur le point de s'effondrer, affirme le New York Times, juste avant une comparution inattendue ce vendredi de l'ancien patron du FMI devant la justice américaine, qui pourrait choisir de le remettre en liberté. Selon le quotidien américain, les enquêteurs ont "découvert des lacunes majeures dans la crédibilité" de l'accusatrice. (à lire: DSK: de l'oreille de Jospin au destin du monde, notre portrait)

 

  • Les faits nouveaux

Le New York Times, qui cite deux enquêteurs, il ne fait pas de doute qu'une relation sexuelle a bien eu lieu entre l'ancien directeur général du Fonds monétaire international et la femme de chambre guinéenne de l'hôtel Sofitel à Manhattan. Mais "les procureurs ne croient pas grand chose de ce que l'accusatrice leur a dit à propos des faits ni à propos d'elle-même", selon le journal.

Selon le NYT, les enquêteurs ont la conviction que la femme de chambre âgée de 32 ans leur a menti "à plusieurs reprises" depuis le début de l'affaire le 14 mai. Ils la soupçonnent d'être impliquée dans des activités criminelles telles que trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent sale.

Plusieurs individus ont déposé, au cours des deux dernières années, de l'argent liquide, pour un total de 100.000 dollars, sur son compte en banque rapporte le journal. Elle aurait aussi menti à propos de sa demande d'asile aux Etats-Unis, où elle vit depuis 2002. Lors d'une conversation téléphonique avec un détenu, "elle a discuté de l'intérêt de poursuivre les accusations" contre M. Strauss-Kahn, ajoute le quotidien.

Rien ne permet cependant d'affirmer que l'ancien ministre aurait été victime d'une machination ourdie par des rivaux politiques, selon les enquêteurs cités par le New York Times.

 

  • Négociations entre le procureur et la défense

Dès le début de l'affaire, les avocats de Dominique Strauss-Kahn avaient laissé entendre qu'ils tenteraient de décrédibiliser le témoignage de la jeune Guinéenne. Mais les informations sur ses relations troubles ont été découvertes par l'accusation, écrit le NYT. Le procureur et la défense ont discuté jeudi d'un éventuel abandon des poursuites criminelles et de leur remplacement par un simple délit, mais les avocats de M. Strauss-Kahn devraient rejeter une telle éventualité, ajoute le journal. (à lire: Un système judiciaire américain accusatoire)

 

  • Comparution de DSK ce vendredi

Ce coup de théâtre pourrait se confirmer à 11H30 lorsque M. Strauss-Kahn comparaîtra devant le tribunal pénal de Manhattan pour une audience annoncée jeudi soir à la surprise générale, le prochain rendez-vous judiciaire n'étant pas attendu à l'origine avant le 18 juillet. Selon le New York Times (NYT), "le juge Michael Obus devrait étudier la possibilité d'alléger les conditions exceptionnelles de la mise en liberté surveillée qu'il a imposées à M. Strauss-Kahn dans les jours qui ont suivi son inculpation".

L'ancien favori de la présidentielle française, qui a plaidé non-coupable le 6 juin, "aurait le droit de voyager à l'intérieur des Etats-Unis", le juge conservant toutefois son passeport, affirme le journal.

 

  • A lire

--> DSK: nouvel épisode un peu surfait

--> DSK plaide non-coupable et s'en va

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DSK prend ses quartiers près de Ground Zero

21 Mai 2011, 12:00pm

Publié par PCF Villepinte

 Politique - le 20 Mai 2011

Dominique Strauss-Kahn est sorti de prison vendredi après-midi, un juge new-yorkais ayant donné son accord dans l'après-midi pour que l'ancien patron du FMI soit assigné temporairement à résidence dans un logement du sud de Manhattan.

M. Strauss-Kahn "a quitté notre prison de Rikers Island et est entre les mains de la compagnie de sécurité" chargé de sa surveillance et de son placement en résidence surveillée, a déclaré dans un courriel à l'AFP Stephen Morello, porte-parole des autorités carcérales de New York.

Le juge Michael Obus de la Cour suprême de New York avait signé un peu plus tôt l'ordonnance de libération de M. Strauss-Kahn, écroué depuis lundi, après que ses avocats et son garant judiciaire eurent remis la caution d'un million de dollars réclamée, ainsi qu'un dépôt de garantie de cinq millions.

M. Strauss-Kahn est accusé par la justice américaine d'agression sexuelle et de tentative de viol le 14 mai contre une femme de ménage guinéenne de 32 ans de l'hôtel Sofitel de Manhattan.

La justice avait autorisé jeudi sa libération si un ensemble de conditions étaient respectées. Outre la caution et le dépôt de garantie, ce dernier devait prouver qu'il allait vivre dans une résidence de Manhattan sous surveillance 24 heures sur 24.

Selon le tabloïde New York Post, l'épouse de "DSK", Anne Sinclair avait loué un appartement dans le Bristol Plaza à Manhattan, mais la direction de cet immeuble prestigieux de la 65e rue a annulé la transaction lorsqu'elle a appris que M. Strauss-Kahn allait y séjourner.

Mais pour William Taylor, un des avocats de M. Strauss-Kahn, "la raison pour laquelle les plans ont changé, c'est que les médias avaient envahi" le premier lieu choisi. "S.V.P respectez la vie privée de cette famille", a-t-il demandé aux journalistes.

M. Strauss-Kahn résidera donc de façon temporaire dans un appartement près de Ground Zero, site des tours jumelles détruites lors des attentats du 11-Septembre. Selon la presse locale, il occupera un appartement de fonctions de la société de surveillance Stroz Friedberg, chargée d'assurer sa mise en résidence surveillée. De cette résidence temporaire, M. Strauss-Kahn ne pourra sortir à moins d'un cas de force majeure. Il s'installera ensuite de façon permanente dans un nouvel appartement duquel il pourra sortir pour des raisons spécifiques s'il en fait la demande six heures à l'avance. Un couvre-feu lui sera également imposé de 22H00 à 6H00 du matin. Il pourra recevoir des visites sur demande et avec l'autorisation de la justice.

L'ancien patron du FMI a passé quatre nuits à la prison de Rikers Island, au nord-est de Manhattan, où il a reçu vendredi matin la visite du consul de France.

Les tabloïdes new-yorkais ne faisaient pas dans la dentelle vendredi sur cette affaire. "La grenouille prend ses jambes à son cou", titrait le New York Post en référence au mot "frog" - grenouille - souvent utilisé aux Etats-Unis pour décrire un Français.

La prochaine convocation de M. Strauss-Kahn devant la justice a été fixée au 6 juin. Lors de cette audition, il devra plaider coupable ou non coupable des sept chefs d'accusation pesant contre lui. S'il plaide coupable, il n'y aura pas de procès. S'il plaide non coupable, comme ses avocats l'ont suggéré, un procès aura lieu.

En France, l'écrivaine et journaliste Tristane Banon, qui a affirmé avoir été agressée sexuellement en 2002 par Dominique Strauss-Kahn, a de facto renoncé à le poursuivre et n'ira pas témoigner contre lui aux Etats-Unis. Elle a fait savoir par la voix de son avocat, Me David Koubbi, qu'elle réservait "à plus tard" sa décision de porter plainte. Mais, dans tous les cas, d'éventuels faits criminels intervenus en 2002 seraient prescrits en 2012.

Pendant ce temps, les spéculations continuaient d'aller bon train sur la succession de M. Strauss-Kahn à la tête du FMI. Selon une source européenne, la Française Christine Lagarde est "quasiment intronisée" comme candidate de l'Union européenne et "on devrait avoir un signal déjà dès Deauville", lors du sommet du G8 les 26 et 27 mai dans la station balnéaire normande.

La chancelière Angela Merkel a apporté son soutien du bout des lèvres à Christine Lagarde, en disant avoir pour elle "une estime particulière".

Les Etats-Unis ont indiqué qu'ils étaient "prêts à soutenir" comme candidat à la tête du Fonds monétaire international une personne capable de susciter une "large" adhésion parmi les membres de l'institution.

Le FMI a par ailleurs réfuté vendredi un article du New York Times décrivant les relations entre salariés de l'institution comme marquées par la clémence vis-à-vis du harcèlement sexuel. "Le harcèlement n'est pas toléré dans cette institution", a-t-il indiqué.

Quant à l'avenir hexagonal de l'ex-favori des sondages, "sur le plan politique, ce sera à Dominique Strauss-Kahn et à lui seul" de dire "s'il peut ou ne peut plus être candidat à la primaire du PS", a déclaré François Hollande, lui-même candidat aux primaires, prenant le contre-pied des socialistes ayant déjà tiré un trait sur une candidature DSK.

 

  • Dans  l'Humanité   datée lundi 23 mai

-->  un dossier sur les suites de l'affaire DSK

-->  le point, à gauche,  après cet événement

 

  • A lire également :

--> La juge ordonne le maintien en détention de DSK

--> Dominique Strauss-Kahn dans de sales draps

--> Un système judiciaire accustoire

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Lagarde en vue du F.M.I.

19 Mai 2011, 05:53am

Publié par PCF Villepinte

Par la barbe de Karl Marx ! On n’avait pas vu une embrouille pareille à la Section depuis le début de la perestroïka. A deux doigts d’une scission qu’on était, et tout ça à cause de cette histoire de DSK ! Je vous la fais simple : on a vu apparaître trois courants, avec trois motions et tout ce qui va avec. Le courant people a présenté une motion ayant pour titre « Rebondissement dans l’affaire DSK : Carla Bruni est enceinte ». 0,7% des adhérents se sont prononcés en sa faveur. Les libertaires ont avancé une contribution concurrente : « Surpopulation carcérale : libérez DSK ». 25% des suffrages exprimés. Enfin, une troisième motion, de compromis humanitaire, a été élaborée par la direction : « DSK, isolé en détention : envoyez-lui Christine Lagarde ! ». Elle l’a emporté haut la main avec 62% des voix. Plutôt que d’alimenter ce « débat politique », en somme, on a décidé de regarder ailleurs, en France justement.

Pendant ce temps, en effet, la France est en pleine croissance, s’agissant des incarcérations. Tous les records sont pulvérisés avec 64 548 détenus dans les prisons françaises au 1er mai 2011 (il faut quand même le faire pour calculer ça au jour de la fête du travail !), bien tassés d’ailleurs dans les 50.746 places disponibles. Pour remédier à ce scandale, notre gouvernement a eu une idée de génie : promouvoir Christine Lagarde pour succéder à DSK à la tête du F.M.I., d’où notre troisième motion. Vous ne voyez pas le rapport ? C’est tordu, je sais, il faut que je vous explique.

On nous dit en boucle que DSK n’a pas d’immunité diplomatique. Et on dit ça sur la base des Statuts du F.M.I. Mais on ne va pas voir la section 21 de la Convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées, qui dit tout net que « le directeur général de chaque institution spécialisée, ainsi que tout fonctionnaire agissant en son nom pendant son absence, tant en ce qui le concerne qu'en ce qui concerne ses conjoints et enfants mineurs, jouira des privilèges, immunités, exemptions et facilités accordés, conformément au droit international, aux envoyés diplomatiques ». Immunité totale (et pas seulement pour les actes de sa fonction), en somme, pour le patron du F.M.I. (qui est une institution spécialisée des Nations Unies) et pour sa famille. Mais alors, me direz-vous, comment ça se fait qu’on ait mis DSK au placard aux Etats-Unis ? C’est là que ça devient compliqué, faut s’accrocher.

Les Ricains n’ont pas ratifié la Convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées, alors que les autres (France, Allemagne, Russie, etc.) l’ont fait. Du coup, ils estiment qu’elle ne peut pas être invoquée aux Etats-Unis (ce qui est peut-être vrai, mais ça ne règle pas le problème de l’indépendance de l’institution, qui peut passer par l’immunité du patron, car autrement un tas d’Etats serait tenté de le foutre au gnouf pour obtenir un prêt, ou pour contrôler le gros bazar), alors qu’elle s’applique chez les autres (France, Allemagne, Russie, etc.). Vous la voyez, ce coup-ci, l’embrouille ?

Le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a demandé à la Cour de justice de la République d'ouvrir une enquête visant Christine Lagarde dans l’affaire Tapie. On suspecte un abus d’autorité dans le choix de

recourir à l’arbitrage, à l’issue duquel on a octroyé à Tapie la bagatelle de 240 millions d'euros de réparation, plus une centaine en intérêts et 45 millions pour « préjudice moral » car la souffrance, Messieurs-Dames, c’est comme la vertu, ça a un prix. Bref, il risque de faire vilain temps, et de là à ce qu’on balance aux cognes plus haut que Lagarde, le risque est fort, d’autant que Tapie a appelé à voter Sarko, on s’en souvient…

Là-dessus l’idée de génie : on profite de l’affaire DSK pour te fourguer Lagarde au F.M.I. ; du coup elle chope l’immunité, la procédure française est paralysée (car la France, elle, a ratifié la Convention – eh, faut suivre quand on vous cause !) et tout le monde dort peinard à l’U.M.P. En plus, on est sûr que ça passe car les journaleux sont convaincus qu’il n’y a pas d’immunité au F.M.I., et n’y voient que du feu. C’était sans compter sur la Section !

Glop Lerouge

Secrétaire de Section

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Réaction à la « Défense de Dominique Strauss Kahn » par M. Lévy [1]

18 Mai 2011, 10:06am

Publié par PCF Villepinte


Magnifique entrée en matière dont vous vous fendez, M. Lévy, dans cette « Défense de Dominique Strauss-Kahn » : la chambre du Sofitel où logeait M. Strauss-Kahn aurait porté un numéro correspondant à la date des primaires socialistes. C’est pour le moins à 10 000 lieues de la situation de cet homme, seul dans sa cellule, dont vous vous dîtes l’ami. Cet ami que vous voyez accablé par une « opinion ivre de storytelling et d’on ne sait quelle obscure vengeance ». C’est fort étrange car c’est justement ainsi que j’aurais décrit les ressorts dont vous usez et abusez : vos apparitions médiatiques si nombreuses, vos mises en scènes photographies, vos poses [2], tout cela ne suit-il pas justement les règles du storytelling, dont les médias sont si friands ?

Soit, la presse new-yorkaise de bas étage s’est jetée sur l’affaire. Fallait-il en attendre autrement de tels journaux pour un homme aux frasques déjà connues ? Vous faîtes le candide et transformez le harcèlement en « charme ». La justice tranchera, mais s’il doit y avoir présomption d’innocence, il convient aussi de respecter un tant soit peu cette femme et ses déclarations, au lieu d’y semer le doute en toute partialité.

Non, ce qui « donne la nausée », Monsieur Bernard-Henry Lévy, ce n’est pas tant les réactions de la classe politique française, que vous devriez saluer pour son calme au lieu de la honnir (mis à part M. Debré) ; non, ce serait plutôt cette manière que vous avez, vous et une certaine intelligentsia, de proclamer Dominique Strauss-Kahn « champion » de la gauche. Ce matraquage insensé a pour but d’imposer à la tête du parti socialiste français un homme qui joue ce jeu enfantin du « ni oui ni non » depuis trop longtemps, bloquant à son avantage des débats qui devraient se faire plus passionnés au sein du PS. Et en se remémorant le passif de M. Strauss-Kahn à la tête du Cercle de l’industrie par exemple, on se doutera qu’il n’y a pas que cette intelligentsia dont vous vous faîtes le porte-parole qui attend la venue du président du FMI à la tête du pays.

Comment aussi oser décemment dire que « l’Europe, pour ne pas dire le monde, […] lui doit d’avoir, depuis quatre ans, à la tête du FMI, contribué à éviter le pire ». Doit-on rappeler que c’est ce même M. Strauss-Kahn qui a été un des porte-étendards de la constitution européenne. Il ne sera pas besoin de rappeler les diverses dispositions de cette constitution qui auront permis à la crise financière d’ébranler notre économie : libre circulation des capitaux internes mais aussi externes à l’Europe, politique économique libéral…

Et enfin, ce magnifique dernier paragraphe de votre lettre partisane : le FMI devient sous votre plume une organisation caritative. Oubliés les monstrueux plans de rigueur grec, portugais et espagnol imposés de concert par le FMI et les marchés. Oubliées même, quand on regarde un peu plus en arrière, les louanges qu’adressait il y a quelques mois le FMI à la Libye de M. Kadhafi [3], un terrain que vous connaissez bien, il me semble [2].

Avant de vous lancer la plume en avant pour user de votre influence, un minimum de décence aurait été le bienvenu. Peut-être aurait-il été alors moins évident aux yeux de vos lecteurs qu’avant de défendre un ami, vous défendiez une institution – le FMI – et une idéologie – libérale.

[1] : http://www.bernard-henri-levy.com/defense-de-dominique-strauss-kahn-18909.html

[2] : à en croire votre photothèque où vous suivez à la trace les missiles qui ont plu sur les terres libyennes en mars 2011 :

http://www.bernard-henri-levy.com/phototheque-bhl-histoire?album=all&gal...

[3] : http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2011/pn1123.htm

 

boubenec

PUB:L'Humanité Dimanche du 19/05/2011 :



 
 

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DSK : Faire preuve de responsabilité dans le traitement de cette affaire grave

17 Mai 2011, 19:04pm

Publié par PCF Villepinte

La nature et la gravité des faits en cause devraient inciter tous les responsables politiques et tous les médias à la plus grande responsabilité dans le traitement de cette affaire.

Il en est ainsi de la présomption d'innocence et du respect dû à chacun des deux protagonistes. Par ailleurs, la notoriété de l'un d'eux ne peut servir à banaliser le viol, à alimenter la surenchère médiatique ou à entraver le cours de la justice.

En France, 25 000 femmes sont violées chaque année. Le viol est un crime qui ne peut, sous aucun prétexte, être minimisé sous peine d'empêcher les victimes de se reconstruire.

Laurence Cohen, Responsable  de la commission « Droits des femmes/féminisme » au PCF

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