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justice

Régularisation/Valls : « la gauche ne doit pas mettre ses pas dans ceux de Claude Guéant » (PCF)

27 Juin 2012, 22:39pm

Publié par PCF Villepinte

 Régularisation/Valls : « la gauche ne doit pas mettre ses pas dans ceux de Claude Guéant » (PCF)

 

 

Alors que les principales organisations syndicales et associatives de défense des sans-papiers ont demandé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault une rencontre sur la base de leur plateforme de revendications, on apprend aujourd'hui par voie de presse que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls envisage une circulaire visant à la régularisation au cas par cas des sans-papiers. Curieuse conception de la concertation démocratique.

 

On ne peut accepter que la gauche mette ses pas dans ceux de Claude Guéant en poursuivant la politique du cas par cas. Il faut au contraire définir des critères qui permettent à tous d'être à égalité. Ces critères ne peuvent s'appuyer sur une conception d'un autre temps selon laquelle les immigrés seraient un problème alors même que toutes les études démontrent le contraire.

Malgré des annonces prometteuses sur la fin de la rétention pour les enfants ou la création d'un titre de séjour de 3 ans, les propos de Manuel Valls sur la question des migrants sont encore trop simplistes parfois même inquiétants : rien sur les conditions de vie des immigrés expulsés dans leur pays où ils risquent parfois le pire, rien sur la question des droits tel que le droit de vote des résidents étrangers comme le demande activement le PCF.

 

Le PCF demande le rétablissement de la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial, conditions d'une vie digne. Un nouveau code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d'acquérir la nationalité française au-delà de 5 ans de résidence doit être mis en place. Enfin, pour que ces questions soient correctement prises en compte et traitées avec le respect de l'humain, il est urgent que le sujet de l'immigration soit détaché du ministère de l'Interieur.

 

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Pour Jérôme Kerviel, la Société générale savait tout

4 Juin 2012, 22:14pm

Publié par PCF Villepinte

L'ancien trader de 35 ans Jérôme Kerviel

 - le 4 Juin 2012

 

 

Condamné en première instance à verser 4,9 milliards de dommages intérêts à la Société Générale et à trois ans de prison ferme, l’ancien trader à réaffirmé ce lundi, au cours d’une audience tendue devant la cour d’appel, que sa hiérarchie était au courant des fraudes reprochées.

Jugé pour une perte record de près de cinq milliards d’euros début 2008 à la Société  Générale, l’ancien trader Jérôme Kerviel, 35 ans, s’est présenté ce matin en seconde instance. Le procès, prévu jusqu’au 28 juin, se déroulera à raison de deux jours et demi d’audience par semaine.

« Je ne suis pas responsable de cette perte »

Dès l’ouverture du procès, Jérôme Kerviel a réaffirmé qu’il n’était pas responsable des faits reprochés, sa hiérarchie ayant cautionné ses méthodes. A la question de savoir pourquoi il a fait appel du premier jugement, l’ex-trader a expliqué : « Je considère que je ne suis pas responsable de cette perte et des faits qui me sont reprochés, j’ai toujours agi en connaissance de cause de ma hiérarchie ».

Kerviel d'entrée face à ses contradictions

 Immédiatement interrogé sur les limites de son mandat qu’il est accusé d’avoir très largement dépassé, l’ex-trader a du se justifier dès ce matin auprès de la présidente de la cour d’appel au cours d’un interrogatoire précis et technique. Il a dû revenir sur des documents signés à son arrivée au sein de la Société générale, dont une « charte déontologique », prévoyant qu’il ne devait pas « nuire aux intérêts » de celle-ci, et ne pas « chercher à gagner de l’argent en faisant décaler le marché ». Le jeune homme a reconnu l’avoir signée, mais sans en avoir fait la lecture. La limite des risques à prendre par jour par les traders était posée collectivement à 125 millions d’euros, un seuil fréquemment dépassé mais « jamais dans des proportions extraordinaires » a souligné Mireille Filippini, qui a ensuite lancé : « Alors, ça ne servait à rien de faire des analyses de risques si on s’asseyait dessus ? ».

La présidente de la cour d'appel Mireille Filippini

            La présidente de la cour d'appel Mireille Filippini

Pris dans un engrenage

Actuellement sans revenus, sans profession depuis un an et dans l’incapacité à rembourser la somme demandée, l’ex trader admet toutefois avoir perdu « le sens des réalités », dans le but de faire gagner de l’argent à la banque. Il reconnaît : "Trente milliards, c'était une erreur de ma part (...), c'était évidemment extravagant ». Jérôme Kerviel a tenu à remplacer son ancien avocat Olivier Metzner par David Koubbi, qui a repris le dossier fin mars. Son objectif est de démontrer que la banque « savait », et a, en ce sens, déposé  deux plaintes contre elle. La première pour escroquerie au jugement, la Société générale ayant récupéré 1,7 milliards sur les 4,9 perdus grâce à un mécanisme fiscal, la seconde pour faux et usages de faux, accusant la banque d’avoir tronqué des enregistrements à charge.

La banque nie toute implication

La Société Générale refuse de reconnaître toute implication et accuse l’ex trader d’avoir pris des positions spéculatives hors normes sur des marchés à risques atteignant parfois des dizaines de milliards, et d’avoir déjoué les contrôles avec des opérations fictives, de fausses écritures et « des mensonges répétés ». Les anciens chefs de J. Kerviel ont contesté sa version, assurant que le monde du trading n’était pas « cette loi de la jungle ».

L'ancien PDG de la Société générale Daniel Bouton

L’ancien PDG de la banque Daniel Bouton sera notamment entendu comme témoin le 21 juin et réitérera sans doute ses accusations vis-à-vis de Kerviel, qu’il avait déjà qualifié d’ « escroc », de « fraudeur » ou encore de « terroriste ». Il avait démissionné fin avril 2009 après une succession de scandales, lié entres autres aux rémunérations de ses dirigeants.

  • A lire aussi:

Jérôme Kerviel "paye pour tout le monde"

"Nous refusons que Jérôme Kerviel soit un bouc émissaire", Patrick Le Hyaric

  • A voir:

Jérôme Kerviel vu par La Chanson du dimanche

 

Florence Delavaud

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Eliane Assassi sollicite une entrevue avec le ministre de l’intérieur

31 Mai 2012, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Eliane Assassi sollicite une entrevue avec le ministre de l’intérieur
En sa qualité de rapporteure de la mission « sécurité » du budget de l’Etat et dans la perspective de son examen par le parlement à l’automne prochain, Madame Eliane ASSASSI sollicite, dans un courrier daté du 29 mai 2012, une entrevue avec Monsieur Manuel VALLS, ministre de l’intérieur.

Elle souhaite en effet s’entretenir avec lui des enjeux liés à la sécurité de tous sur l’ensemble du territoire de la République qui nécessite des moyens humains, matériels et financiers ambitieux, ainsi qu’une redéfinition des missions dévolues aux forces de l’ordre qui passe notamment par le rétablissement d’une police de proximité.

Elle précise que ce rendez-vous pourrait également être l’occasion d’évoquer les attributions de ce ministère dont les contours demeurent les mêmes que sous Monsieur GUEANT.

L’opposition d’hier avait alors souligné l’amalgame et la stigmatisation que représentait le rattachement de l’immigration et de l’asile au ministère de l’intérieur. Maintenir cette situation ne risque-t-il pas à cet égard d’être perçu comme le prolongement des politiques menées antérieurement amalgamant insécurité et immigration ?

 

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Le jugement de l’Erika coulé ?

24 Mai 2012, 11:09am

Publié par PCF Villepinte

Naufrage de l'Erika en 1999

 - le 24 Mai 2012

Catastrophe

 

 

 

L’avocat général de la Cour de cassation doit plaider, ce jeudi matin, pour l’annulation des procès de l’Erika. Selon lui, ces procès se fondent sur des lois non conformes aux conventions internationales.

« Cassation totale, sans renvoi » : c’est ce que propose l’avocat général de la Cour de cassation, maître Boccon-Gibot, dans l’affaire de l’Erika. Ce pétrolier battant pavillon maltais avait sombré en 1999 en « zone économique exclusive », provoquant une marée noire qui avait sinistré les côtes bretonnes et vendéennes. Pour les parties civiles, constituées principalement des collectivités locales touchées par la catastrophe et d’associations de défense de l’environnement, une telle décision se traduirait par « un permis de polluer en toute impunité ».

En première instance comme en appel, la justice avait déclaré coupables de « pollution involontaire par hydrocarbure » l’armateur Giuseppe Savarese, le gestionnaire du navire Antonio Pollara, la société de certification Rina et l’affréteur du navire, Total. Ces derniers avaient donc été contraints de payer des amendes ainsi que des dommages et intérêts en réparation du préjudice matériel, moral et environnemental subi. La Cour de cassation doit étudier aujourd’hui l’avis de l’avocat général, qui prône la cassation du procès de 2010, c’est-à-dire son annulation pure et simple.

L’avocat général considère que, l’accident n’ayant pas eu lieu dans les eaux territoriales françaises, les juridictions du pays sont incompétentes pour juger cette affaire. Cet argument a été rejeté en première instance et en appel, la justice considérant que la pollution avait atteint le territoire français. Pour les élus des communes sinistrées aussi, la justice française est compétente, l’État de pavillon de l’Erika (Malte) ne s’étant pas manifesté pour juger de l’affaire (convention Montego Bay).

Un argument irrecevable pour Me Boccon-Gibot, puisque la loi française n’est pas conforme aux textes internationaux relatifs à la pollution maritime. Autre argument pour l’avocat général : la condamnation de Total, porteur de la cargaison, au pénal, est selon lui contraire au droit international. Enfin, selon Me Boccon-Gibot, le préjudice écologique n’est pas prévu par la convention sur la responsabilité civile en cas de pollution par hydrocarbure. Mais pour les parties civiles, la cour d’appel n’a pas indemnisé les collectivités au titre d’un « préjudice écologique », mais d’un « préjudice moral de nature écologique ».

Une vision restrictive du droit

Ce qui se joue au-delà du droit même, c’est surtout son interprétation. Là où l’avocat général défend une vision restrictive du droit, les parties civiles appellent à une lecture moins dogmatique, arguant de la nécessité de punir cette catastrophe.

Du côté des parties civiles, on s’inquiète de la remise en cause, voire de l’annulation pure et simple, du préjudice écologique. Pour Isabelle Thomas, présidente à la mer et au littoral du conseil régional de Bretagne, « si la Cour de cassation déclarait les tribunaux français incompétents, ce serait un déni de justice vu que Malte n’a pas poursuivi (l'armateur en justice - NDLR) ». Autre argument : le droit international ne précise pas que la justice de l’État côtier est incompétente, la France serait donc légitime à juger cette affaire.

« Ce qui est important ici, ce ne sont pas les indemnités mais la jurisprudence, poursuit Isabelle Thomas. S’il n’y a plus de préjudice écologique, on ôte le droit à l’État côtier d’aller en justice. Or, cette menace oblige les armateurs et les affréteurs à avoir un comportement responsable. Ce serait un mauvais signe pour l’écologie. » La Cour de cassation devrait donner sa réponse en septembre.

  • À lire aussi :

Total peut-être blanchi, la colère monte

Profits : encore un cru exceptionnel pour Total

Lucas Piessat

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L’ancien directeur du Fret SNCF condamné !

23 Mars 2012, 07:59am

Publié par PCF Villepinte

 COMMUNIQUE DE PRESSE

 

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La Fédération CGT des cheminots a porté plainte le 28 avril 2010 pour prise illégale d’intérêts et recel de prise illégale d’intérêts après avoir incidemment été informée que M. Luc NADAL avait confié, alors qu’il était directeur général adjoint du pôle transport ferroviaire de la SNCF, une mission d’études pour un montant de 191.510 € HT, au cabinet conseil dirigé par son frère, et dont il avait lui-même été un des associés avant de rejoindre la SNCF.

Interpellé par écrit, le Président de la SNCF M. PEPY a refusé de se constituer partie civile au nom et pour le compte de la SNCF dans ce dossier, alors même que M. le Procureur de la République avait requis le renvoi de MM. NADAL frères devant le Tribunal correctionnel.

Cette étude s’inscrivait dans un contexte d’ouverture à la concurrence avec un plan fret décidé par la direction de la SNCF et le gouvernement pour casser cette activité, avec à la clé 5 000 suppressions d’emplois, la fermeture de gares Fret et de triages, l’abandon du wagon isolé, le transfert de 2,5 millions de camions sur la route.

Lors de l’audience, M. Luc NADAL a d’ailleurs confirmé qu’il avait agi sur mandat du gouvernement et de la direction SNCF pour appliquer ce plan Fret contesté notamment par la CGT.

La méthode qui consiste à faire avaliser des choix politiques par des cabinets d’experts pour leur donner une apparence d’objectivité, déjà critiquable en soi, a été dans cette affaire déclarée illicite par la 11ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, qui a déclaré coupables M. Luc NADAL et son frère, respectivement de « prise illégale d’intérêts » et de « recel de prise illégale d’intérêts » en les condamnant à 20 000 € et 15 000€ d’amende.

Ils ont été aussi condamnés à verser à la Fédération CGT des Cheminots 5 000€ de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi par les cheminots dont elle représentait les intérêts collectifs, outre 3 000 € au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale.

Au regard de cette condamnation, la Fédération CGT des Cheminots exige l’arrêt de la casse du Fret SNCF et l’ouverture d’un débat public avec de nouvelles orientations pour développer le transport ferroviaire de marchandises par l’entreprise publique et répondre aux besoins en matière d’aménagement du territoire et du développement durable.

Dans ce cadre, le meeting national des cheminots le mercredi 4 avril 2012 à Paris (place Henri FRENAY – Gare de Lyon) à 12H00, organisé par la Fédération CGT, prend toute sa dimension pour le développement du Fret SNCF et du service public ferroviaire, pour l’amélioration des conditions sociales des cheminots

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Scandaleuse condamnation de 2 jeunes communistes !

6 Mars 2012, 17:07pm

Publié par PCF Villepinte

C’est avec stupeur que nous venons d’apprendre la condamnation de deux de nos camarades de l’Union des Étudiants Communistes, Marcel Adani et Rudolph Mwadia-Mvita le secrétaire à l’organisation de l’UEC à Paris 8, à 3 mois de prison avec sursis.

Leur délit ? Avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » disait La Fontaine.

Mercredi soir dans Paris, nos camarades ont été témoins d’une course poursuite entre des policiers et une personne dans le métro.

Alors qu’un policier trébuchait dans les escaliers et qu’une personne lui a crié : « cours poulet ! » ; les policiers sont revenus sur leurs pas.

Ils ont saisi comme prétexte une insulte qui n’était pas lancée par nos camarades pour s’en prendre à eux.

C’est par racisme habituel envers les jeunes et les personnes de couleur que les policiers ont naturellement pensé que c’était d’eux que venaient les insultes.

D’ailleurs les insultes, les propos racistes et homophobes n’ont pas tardé à sortir.

Ils ont été sortis du métro et tabassés.

 

 


6 mars 2012

Les policiers étaient prêts à les laisser partir mais sont revenus chercher deux d’entre eux, Rudolph et Marcel car ils étaient trop amochés par les coups.

Depuis mercredi soir et jusqu’à aujourd’hui, ils sont restés en détention et ont subi des pressions.

Durant ces jours de détention, ils se sont entendus dire : « On sait bien que ce n’est pas vous. Mais c’est comme ça, vous allez prendre ». C’est aussi comme ça qu’ils ont été privés du moindre contact avec leurs camarades, un avocat, ou même leurs familles .

Ce samedi, ils passaient en comparution immédiate, justice au rabais, guichet de la condamnation injuste.

Le procureur a tout de suite donné le ton : il a requis une peine d’un mois avec sursis et 900 euros d’amende au motif de l’humiliation subie par les policiers.

C’est avec la plus grande stupeur que nous avons compris que les policiers avaient cherché à charger la barque à tout prix : ils ont même tenté de les faire inculper pour dégradation de matériel pendant leur garde à vue, au motif qu’ils auraient tagué en grattant le mur à l’aide de leurs fermetures éclairs... Finalement, le juge les condamne à 3 mois avec sursis pour outrage à agent et rébellion.

C’est révélateur d’une période électorale où il s’agit pour le gouvernement de faire monter les chiffres de la délinquance, condamner à la chaîne pour maintenir un climat de peur, venir sur les thèmes de l’extrême-droite.

Nous apporterons tout notre soutien aux camarades et leurs familles. Nous dénonçons les violences policières et la condamnation qui permet la mise sous silence de la bavure. Nous continuerons à nous battre et à dénoncer ces injustices, couvertes par une justice à deux vitesses aux ordres des puissants. Les jeunes et étudiants communistes comptent bien faire appel pour exiger que justice soit faite. Il n’est pas question que nos camarades aient à craindre de retrouver leur casier judiciaire noirci par des mensonges aussi honteux ! Nous annonçons également, dans les jours qui viennent, la sortie d’une pétition de soutien.

Pierric Annoot

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Christophe Borgel et Razzy Hammadi, candidats aux législatives, auraient bénéficié des largesses de sociétés de conseil auprès d'offices HLM.

10 Février 2012, 11:07am

Publié par PCF Villepinte

Le Point.fr - Publié le 09/02/2012 à 10:15 - Modifié le 09/02/2012 à 13:14

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L'argent des HLM a-t-il servi à financer le train de vie de deux candidats socialistes aux législatives : Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, maire-adjoint de Villepinte (93), conseiller régional d'Ile-de-France et candidat aux législatives 2012 en Haute-Garonne ; et Razzy Hammadi, ancien président du MJS et candidat à la députation à Montreuil (93) ? Ont-ils bénéficié de rémunérations de complaisance au sein de la société MAAT, spécialisée dans le conseil aux bailleurs sociaux, et de Montalivet Gestion, sa filiale, chargée du recouvrement de loyers impayés ?

Un rapport remis le 31 décembre dernier au tribunal de commerce de Paris et rédigé par un expert-comptable le suggère fortement. Alors que l'état de cessation de paiement est avéré dès l'été 2008, MAAT rémunère Christophe Borgel à hauteur de 57 000 euros. À l'époque, l'ancien président de l'Unef-id était inspecteur de l'académie de Paris, poste qu'il occupe jusqu'en 2011. Les factures de ces prestations n'ont pas été retrouvées par l'expert-enquêteur. "Christophe Borgel n'est pas salarié proprement dit mais partenaire. Je n'ai jamais été informé des résultats commerciaux tangibles de ce partenariat."

Emploi fictif ?

Cette même année, MAAT se rend au Congrès des organismes HLM à Cannes. L'entreprise loue un voilier où ses convives se restaurent au son d'un orchestre. Coût total pour le prestataire des HLM : 180 714,27 euros dont 31 000 euros pour le traiteur ! Si Borgel a pu recevoir une rémunération de complaisance, Razzy Hammadi, lui, est carrément soupçonné d'avoir été un salarié fantôme : "Il convient de s'interroger sur la réalité de la prestation salariée pour Razzi Hammadi qui a perçu 23 800 euros bruts en 2008 et 45 715,26 euros bruts en 2009", conclut l'expert qui a épluché les documents de la PME durant neuf mois et auditionné les cadres dirigeants et les employés. "Je n'ai pas pu constater de résultats commerciaux à mettre à son actif", témoigne dans le rapport le numéro deux de l'entreprise.

En outre, selon le rapporteur, l'activité de la société Montalivet Gestion - "le recouvrement de créances" - est interdite par un tiers non-HLM, sauf dérogation de la préfecture.

Interrogé par Le Point, Christophe Borgel affirme que ses prestations pour la PME ont bel et bien existé et qu'il détient les éléments à disposition de la justice. Pour lui, la loi autorise des activités rémunérées pour un fonctionnaire, notamment dans le domaine de la formation. Razzy Hammadi, lui, est plus précis : "J'ai été embauché comme simple salarié de 2008 à 2009 avec un salaire de 2 300 euros. Je partageais mon bureau quotidiennement avec une dizaine d'autres consultants et, comme l'ensemble des autres salariés, lorsque nous avons commencé à ne plus être payés nous avons pris nos dispositions avec la déléguée syndicale, pour nous défendre et partir."

 

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Eric Woerth mis en examen pour "financement illicite de parti politique"

10 Février 2012, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

Nicolas Sarkozy avec son ancien ministre et trésorier de l'UMP Eric Woerth

Politique - le 9 Février 2012

 

 

 

Pour Eric Woerth, les mises en examen s'enchaînent dans l'affaire Bettencourt. Après le "trafic d'influence passif", les juges bordelais l'ont mis en cause ce jeudi soir pour  "recel de financement illicite de parti politique" dans l'enquête sur l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt.

L'enquête menée par les juges bordelais portait sur un éventuel abus de faiblesse sur la personne de Liliane Bettencourt, 89 ans, première actionnaire de L'Oréal, troisième fortune de France et quinzième du monde. Elle se penche maintenant sur les liens entre des personnalités de la majorité et l'entourage de l'octogénaire.

150 000 euros pour la campagne 2007 de Sarkozy?

Dans ce cadre, Eric Woerth, l'ancien trésorier de l'UMP et de la campagne de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, doit répondre des accusations formulées contre lui par l'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, qui a affirmé avoir remis en janvier 2007 à l'ancien homme de confiance de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, et à la demande de celui-ci, 50.000 euros en liquide dont elle a dit avoir compris qu'ils étaient destinés à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. L'ancienne comptable avait également avancé qu'elle pensait que 100.000 autres euros, également destinés à Eric Woerth pour cette campagne, avaient été retirés par Patrice de Maistre sur des comptes des Bettencourt en Suisse.

"Ces faits n'ont pas existé, M. Woerth s'insurge qu'on lui demande des comptes sur quelque chose qui n'a pas existé", a dit l'avocat à Reuters.

Echange faveur contre emploi?

Mercredi soir,Eric Woerth a été mis en examen pour trafic d'influence passif commis par une personne investie d'un mandat électif public. Cette mise en examen vise les relations entre de Maistre et Woerth, qui se sont connus en 2006, alors, comme l'a expliqué lui-même à la police en juillet 2010 M. Woerth, que M. de Maistre se demandait comment lui et les Bettencourt pouvaient aider l'UMP. Eric Woerth a affirmé lui avoir simplement communiqué le montant légal des dons, 7.500 euros par personne.

Par la suite, alors qu'Eric Woerth était ministre du Budget, les deux hommes avaient poursuivi leurs relations, le premier permettant au second d'obtenir la Légion d'Honneur en 2008, tandis que l'épouse du premier était embauchée chez Clymène, société chargée d'administrer la fortune de Mme Bettencourt, et dirigée par le second.

  • A lire:

Mis en examen pour trafic d'influence, Eric Woerth embarasse Sarkozy

Notre dossier: Comprendre l'affaire Woerth-Bettencourt

  • A voir:

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Dossier d'actu: comprendre l'affaire Woerth-Bettencourt

9 Février 2012, 17:38pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : ump, nicolas sarkozy, liliane bettencourt, eric woerth, Comprendre l'affaire Woerth-Bettencourt,

 

 

La mise en examen d'Eric Woerth de ce mercredi soir pour trafic d'influence passif est le dernier épisode de cette affaire Woerth-Bettencourt au parfum de scandale politique.

Cliquez ici pour retrouver tout l'historique de cette affaire.

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"La première photo de Mumia depuis 17 ans" (témoignage)

6 Février 2012, 20:38pm

Publié par PCF Villepinte

Mumia Abu Jamal entouré de Johanna Fernandez, sa porte-parole, et Heidi Boghosian, directrice de la ligue nationale des avocats américains; 30/01/2012 @mumiaabujamal.com

 - le 6 Février 2012

 

 

 

Après trente ans d'isolement, Mumia Abu-Jamal a enfin rejoint les autres prisonniers du pénitencier SCI Mahanoy le vendredi 27 janvier. Deux jours plus tard, il recevait sa première visite sans vitre de séparation, celle de son épouse Wadiya. Sa deuxième visite fut pour Heidi Boghosian, directrice de la ligue nationale des avocats américains, et Johanna Fernandez. Cette dernière, porte-parole de Mumia, nous raconte cette rencontre émouvante (diffusion et traduction:Collectif unitaire national de soutien à Mumia Abu-Jamal).

«Contrairement aux visites dans le couloir de la mort à SCI Greene et à SCI Mahanoy, lors des semaines d’isolement, la rencontre avec Mumia s’est déroulée dans une grande salle commune en présence d’autres prisonniers et de leurs familles assis autour de petites tables. Ne plus être derrière une vitre pour se parler rendait l’échange plus détendu, plus informel et surtout plus humain.

Que de scènes de tendresse autour de nous: des familles entières qui parlaient, des enfants qui sautaient sur les genoux de leurs pères, des couples qui se tenaient la main, des petites amies et des épouses qui volaient un baiser interdit (les baisers ne sont autorisés qu’au début et à la fin de la visite). Ces moments étaient beaux et  particulièrement touchants, à l’opposé des images de prisonniers inhumains que l’administration pénitentiaire diffuse à l’extérieur des prisons.

"Les noirs, ça résiste toujours!"

Lorsque nous sommes entrés dans la salle, Mumia était debout, avançant vers nous et nous vers lui. Il nous serra toutes les deux dans ses bras au point de nous étourdir, tant la chaleur et l’envie de partager avec nous son espace personnel étaient fortes après de si longues années d’isolement. Il nous a paru si jeune, nous lui avons dit. Il nous a répondu par un éclat de rire communicatif « Les Noirs ça résiste toujours ! ».

Il nous parla des découvertes faites à chaque étape de son quotidien nouveau, des choses ordinaires comme le micro-onde dans la salle de visite. Il nous parla aussi, avec pudeur, de l’intense émotion ressentie lorsqu’il embrassa son épouse pour la première fois depuis 30 ans. Selon ses propres mots, «la seule chose radicalement différente de ma condition d’aujourd’hui serait la liberté». Il a remarqué que tout le monde le regardait dans le parloir.

Un repas en commun

Partager le repas avec lui fut aussi un moment bouleversant. Tout en poursuivant la discussion, nous mangions et buvions ce que nous avions acheté au distributeur : sandwiches chauds au fromage, viennoiseries aux pommes, biscuits, chocolat chaud. L’autorisation de prendre une photo ensemble fut également un moment fort de la visite. Une première depuis 17 ans, d’où la préparation minutieuse: se pomponner, se coiffer, faire en sorte qu’il n’y ait pas de nourriture entre les dents, et d’en rire nerveusement avant le clic de l’appareil Polaroïd. Et Mumia était aux anges !

Quand vint l’heure du départ, ce fut l’embrassade et puis on nous ordonna de rejoindre la file des visiteurs et de sortir.

Cette visite fut une leçon d’humilité et d’humanité. Elle fut aussi un temps très fort de redynamisation et d’inspiration pour la suite du combat dont la prochaine échéance sera le grand rassemblement devant de Ministère de la Justice à Washington le 24 avril prochain pour exiger la libération de Mumia ».

 

  • A consulter:

Le site du Collectif unitaire national de soutien à Mumia Abu-Jamal, rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques françaises.

  • A voir:

 

ou cliquez ici

  • A lire:

Mumia Abu Jamal est sorti du mitare

"Des conditions de détention pires que celles du couloir de la mort": entretien avec Johanna Fernandez

"Vos soutiens donnent de la vie à Mumia" (VIDEO)

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