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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

jeunesses

Contrats d'avenir : « Pas une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes »

3 Septembre 2012, 11:57am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Contrats d'avenir : « Pas une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes »
Le chômage et la pauvreté ne cessent de progresser chez les jeunes qui subissent la crise de plein fouet. Les contrats d'avenir proposés par le gouvernement peuvent être une première réponse d'urgence sociale mais ils ne peuvent en aucun cas être considérés comme une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes.

Pour que ces contrats soient utiles aux 150 000 jeunes concernés, ils doivent inclure une formation qualifiante et un réel accompagnement (tutorat) et suivi par les  missions locales, auxquelles nous devons donner les moyens de fonctionner. Les acteurs concernés, organisations de jeunesse, syndicats, élus,  missions locales, doivent avoir un rôle de contrôle du dispositif. Il est impensable de remplacer des emplois existants sous statut par des emplois précaires, ni de fournir une main d'œuvre quasi gratuite aux entreprises privées, comme le veut la patronne du Medef.

Si François Hollande s'est engagé à améliorer la vie des jeunes, il doit maintenant passer aux actes ! Le PCF appelle le gouvernement à prendre en compte les propositions des organisations de jeunesse. La loi-cadre, déposée par les députés du Front de gauche et qui permet aux jeunes de prendre en main leur avenir, doit être débattue et adoptée dés cette rentrée au parlement.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche sont déterminés a engager les batailles aux côtés des jeunes pour leur autonomie et la sortie de la précarité.

 

 

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concert évènement organisé pour l’anniversaire de Salah Hamouri.

13 Avril 2012, 06:44am

Publié par PCF Villepinte

MERCREDI 25 AVRIL 19H au Cabaret Sauvage

PARC de la VILLETTE PARIS

concert salah facebook

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Raymond Aubrac: "Je dis aux jeunes: vous avez des chances de vaincre"

11 Avril 2012, 21:47pm

Publié par PCF Villepinte

Raymond Aubrac

 - le 11 Avril 2012

 

 

 

Il y a un an, Raymond Aubrac était l'invité des Amis de l'Humanité en compagnie d'Edgar Morin. Le résistant décédé mardi soir s'était alors adressé à la jeunesse de France, lui demandant de "ne pas baisser la tête.

 «Comme le général de Gaulle disait : “Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre.” Ce printemps 2011 est notre hiver 1942. A un an des échéances électorales, alors que nous avons vu nos valeurs reniées par le gouvernement actuel, et dans le monde en général, nous pouvons changer les choses», estimait Raymond Aubrac.

«Lorsque les jeunes m’interrogent, ils me demandent toujours pourquoi nous avons résisté? Eh bien, je leur réponds : parce que nous savions que ça servirait à quelque chose… Même si nous savions que nous pouvions mourir, nous agissions pour les nouvelles générations. Nous étions patriotes, à l’époque, parce qu’envahir la France c’était comme attaquer notre famille. Tous ces hommes et femmes qui ont osé résister n’étaient pas optimistes, je parlerais plutôt d’espérances actives...

De nombreux jeunes, surtout en banlieue, n’ont pas d’avenir… Ils savent que la société ne les attend pas. C’est grave, extrêmement grave. Je dis aux jeunes : si vous baissez les bras, baissez la tête, face aux injustices, vous avez des chances d’être battus, mais si vous n’êtes pas résignés et que vous prêts à affronter les difficultés du combat, vous avez des chances de vaincre.»

Le débat avait ensuite porté sur le programme du Conseil national de résistance, encore frappant d’actualité. «Il a conservé sa force génératrice parce qu’il a été conçu par des résistants de tous horizons, expliquait Aubrac. Ils voulaient une autre République, plus juste. Une société meilleure. Celle d’aujourd’hui est dominée par une énorme masse d’argent qui ne sert qu’aux spéculateurs. Résultat, nous sommes obligés de vendre les bijoux de famille…»

  • A lire:

Aubrac-Morin: Pour eux, la résistance se conjugue au présent

Disparition de Raymond Aubrac, une grande figure de la résistance

Et Aubrac lança les réquisitionsà Marseille

Aubrac: "Il faut être optimiste, c'est cela, l'esprit de résistance"

Quand Raymond Aubrac raconte Jean-Moulin et le Conseil national de la résistance

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Les étonnantes aventures des sapins de Pif gadget

24 Décembre 2011, 08:16am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 23 Décembre 2011

 

 

En 1975, Pif Gadget invitait ses lecteurs à planter une petite brindille d'épicéa. Trente six ans après, un Toulousain s'est mis en quête des sapins Pif. Et sa "chasse" suscite des vocations.

Joël Fauré, fonctionnaire au greffe du tribunal de Toulouse, avait 13 ans et habitait à l'orée de la forêt de Buzet-sur-Tarn lorsque le numéro 347 du magazine avertissait sur sa une: "Attention, dans deux ans, ce sapin sera plus grand que toi".

"Pif et ses gadgets étaient révolutionnaires à l'époque. Mon père m'a aidé à planter mon arbre et très vite il s'est épanoui", se rappelle-t-il. La maison familiale a été vendue après la mort de ses parents, mais l'arbre est toujours là. Il fait douze mètres et "raconte mon propre parcours", dit Joël Fauré, 49 ans. Le nouveau maître des lieux lui a fait la promesse de le préserver.

360 000 pousses vendues

Au total, il s'est vendu 360.000 pousses de sapin sous plastique, un succès à rapprocher de celui des pifises, drôles d'oeufs de crustacés écoulés à un million d'exemplaires, ou des pois sauteurs du Mexique, rapporte Joël Fauré (voir son blog ici). "Je me suis dit qu'il y avait potentiellement 359.999 autres sapins pifesques" témoins d'autant de tranches de vie. Il en parle en 1997 à la Dépêche du Midi mais c'est surtout depuis l'été 2011 et un "appel de la forêt" lancé dans le Monde Magazine que le sujet explose.

Des sapins qui déménagent

Depuis, les planteurs de sapins Pif se font connaître et les histoires abondent en Lorraine, en Provence, dans l'Oise, à Poitiers, en Alsace... Certains arbres ont même déménagé avec leurs propriétaires, comme celui-ci, de Vitry-sur-Seine (94) à Bannalec dans le Finistère.

Marie-Christine, en Bourgogne, raconte comment son père, à la vue de la brindille rabougrie, s'était exclamé "avec un pessimisme très légitime: "Ben, t'es pas prête à te mettre à l'ombre dessous". Le bel arbre toise maintenant la maison familiale où réside ma mère désormais seule. Et, de temps en temps, je vais bouquiner à l'ombre de mon Pif... histoire de faire mentir mon père."

  • A lire:

28 mars 1948: et Arnal créa Pif le chien

Et retrouvez la nouvelle version des aventures de Pif dans chaque édition de l'Humanité

  • à lire à ce sujet:

L'Humanité en ordre de bataille pour 2012

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Contre la précarité des jeunes, 38 organisations s’engagent

26 Novembre 2011, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

 

Par Mikaël garnier-lavalley.  délégué général de l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej).
Mots clés : droits de l'enfant,

 

Gavroche (Les Mis%C3%A9rables)

À mesure que la crise avance, les jeunes trinquent. 
Fragiles car nouveaux entrants dans le monde 
du travail, ils n’ont pas de filet de sécurité en dehors des parents qui peuvent de moins en moins agir. Le taux de pauvreté des 18-25 ans explose pour devenir le plus élevé des différentes générations. Pour y répondre, notre pays multiplie depuis trente-cinq ans les dispositifs d’insertion des jeunes. Ceux-ci s’empilent sans logique et n’atteignent que trop rarement leur cible. Surtout, ils sont toujours moins favorables 
que le droit commun. Et la création, 
il y a un an, du RSA jeunes a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Imaginez, alors qu’on refusait 
aux 18-25 ans l’accès au RSA, on y a mis des conditions plus restrictives pour les moins de 25 ans. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que la pauvreté des moins 
de 25 ans est moins grave que celle 
des plus de 25 ans ?

C’est ce type d’aberration que trente-huit organisations (issues de la jeunesse, de l’urgence sociale, de l’éducation populaire, de la mutualité, des missions locales, du secteur social…) ont décidé de combattre en appelant hier à un big bang des politiques de jeunesse. 
Car il est temps d’agir et de sortir des sentiers battus. Les associations qui gèrent l’urgence, le Secours populaire français notamment, tirent la sonnette d’alarme en voyant se multiplier 
le nombre de jeunes dans leurs accueils.

J’ai participé à la rédaction de cet appel collectif et ce que nous proposons s’articule autour du droit commun, 
de la reconnaissance de la majorité 
dès 18 ans comme point d’entrée
et d’un droit à l’éducation formation tout au long de la vie.

Il faut répondre à la question des ressources des jeunes et faire qu’un véritable service public de l’information 
et de l’orientation voie le jour. 
Plus encore, l’engagement des jeunes et de leurs organisations dans le débat doit permettre que cette campagne présidentielle ne fasse pas de la jeunesse un slogan sans lendemain.

Mikaël garnier-lavalley

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Plus pauvres, les jeunes sont les moins aidés

8 Novembre 2011, 09:42am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 8 Novembre 2011

 

Mots clés : Pauvreté, logements, chômage,
 

 

Le Secours catholique demande plus de moyens pour soutenir la « génération précaire ». Selon l’association caritative, les 18-25 ans sont surreprésentés dans les lieux d’accueil. 

"La jeunesse sera-t-elle présente dans la campagne électorale ? " Le ton du président national du Secours catholique, François Soulage, se fait très militant. Habituée à faire «"rayonner la charité chrétienne ", son association met l’accent sur la " génération précaire " dans ses statistiques annuelles d’accueil, rendues publiques ce jour.

" Le risque de pauvreté des jeunes, dit le rapport, est plus élevé que pour le reste de la population. " Bien qu’ils ne représentent que 12 % des personnes reçues par le Secours catholique, la proportion de 18-25 ans y est supérieure à celle de jeunes dans la société française.

Pis, leur situation est bien plus dramatique que celles des bénéficiaires de plus de 25 ans, alors même qu’ils sont en moyenne plus diplômés qu’il y a une dizaine d’années. Un tiers des jeunes aidés en 2010 sont sans ressource et profitent peu du parc social : 36 % d’entre eux vivent dans des hôtels, campings, ou autres logements de substitution. De plus, 40 % sont au chômage, soit une hausse de sept points en dix ans.

Mal-logement, chômage, précarité… «"Ils sont les plus durement marqués par la pauvreté, souligne Bernard Schricke, directeur adjoint plaidoyer du Secours catholique. Et ils sont aussi ceux qui, paradoxalement, profitent le moins des aides sociales. " Raison pour laquelle le Secours catholique défend l’extension du RSA activité à tous les jeunes en situation de travail dès 18 ans. Parmi les 17 autres propositions avancées par cette association figurent la construction de logements sociaux supplémentaires pour cette catégorie d’âge, un renforcement des moyens des missions locales et la création «"d’une allocation de soutien à l’autonomie des jeunes ".

Une piste d’autant plus nécessaire que la pauvreté des jeunes est aussi celle de leurs familles, note le rapport : " Autant que les autres, les familles en difficulté gardent leurs enfants avec elles tant qu’ils ne sont pas en mesure d’être indépendants. " Une charge qui pèse encore plus lourdement sur les foyers modestes, qui ne bénéficient plus des allocations familiales dès les 18 ans de leurs progénitures.

--> Pour visualiser le rapport du Secours catholique, cliquez ici.

Pierre Duquesne

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« C’est la ségrégation sociale qui mène à l’émeute » Entretien avec Romain Garbaye

19 Août 2011, 09:42am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 17 Août 2011 Mots clés : émeutes, Angleterre,

 

Romain Garbaye est professeur de civilisation britannique à l’Université Sorbonne nouvelle-Paris-III. Il est l’auteur de « Emeutes vs intégration, comparaisons franco-britanniques », paru en janvier dernier aux éditions Les presses de SciencesPo.

Depuis plusieurs mois, on fustige le multiculturalisme comme un échec au profit de ce que vous appelez « le néo-assimilationnisme »…

Romain Garbaye. La Grande-Bretagne a connu une vague d’émeutes de grande ampleur, en 2001. Les villes concernées étaient des villes du nord de l’Angleterre -Bradford, Burnley, et Oldham- dans lesquelles des minorités le plus souvent d'origine pakistanaise ou bangladaise sont concentrés dans certains quartiers, et la grande majorité des émeutiers étaient des jeunes hommes d’origine pakistanaise. Comme dans tout épisode émeutier, les causes de ces violences étaient complexes, mêlant désavantage socio-économique et climat de défiance entre les jeunes et la police. Mais elles avaient été provoquées par des incursions de groupuscules de "blancs", souvent d'extrême-droite, dans des quartiers à forte concentration de britanniques d'origine pakistanaise ou bangladaise.

Les émeutiers de l’époque ont-ils un lien avec ceux d’aujourd’hui ?

Romain Garbaye. C'étaient essentiellement des jeunes originaires du sous-contient indien qui avaient ensuite violemment affronté les forces de l'ordre, blessant des centaines de policiers. Ces émeutes avaient ainsi une dimension ethnique assez nette. Le gouvernement Blair avait réagit en amorçant les premières critiques officielles du multiculturalisme en Grande-Bretagne, en établissant un lien entre ses aspects les plus excessifs et la ségrégation résidentielle et scolaire. Dans cette analyse, c'est la ségrégation qui mène à l'émeute. Le remède proposé par Blair et ses alliés était la création d'une cérémonie de citoyenneté pour les nouveaux naturalisés, l'enseignement de la citoyenneté à l'école, l'insistance sur les valeurs communes et des politiques sociales axées autour de la notion de cohésion sociale. Il est difficile d'évaluer l'impact de ces politiques sur les violences d'aujourd'hui, car celles-ci se déroulent dans des quartiers très différents de Bradford, Oldham ou Burnley. Les quartiers touchés aujourd'hui sont au contraire très mixtes culturellement, avec des populations noires, indiennes ou pakistanaises, africaines, et de beaucoup d'autres origines diverses. En tout cas une analyse en termes de ségrégation ethnique n'a pas beaucoup de sens pour interpréter les émeutes d'aujourd'hui. La question de la ségrégation sociale, par contre, semble prendre de plus en plus d'importance, car Londres recèle des poches de pauvreté qui sont parfois juste à côté de quartiers riches. La focalisation des émeutiers sur le pillage semble révéler une frustration de ne pouvoir participer à la société de consommation qui propulse la question des inégalités sociales au premier plan.

La baisse drastique des budgets alloués aux jeunes et à l’action sociale et l’absence de perspectives de travail sont donc des explications viables ?

Romain Garbaye. Ce qui est sûr, c'est que ces politiques ne favorisent pas un climat d'harmonie entre les dirigeants et les couches populaires de la population.  L'importance du pillage suggère l'importance des inégalités sociales qui était moins visible auparavant du fait de la dimension ethno-raciale plus affirmée des violences. C'est pourquoi la poursuite des coupes sombres dans les budgets sociaux va probablement être plus difficile à justifier pour David Cameron. Il est aussi ironique qu'il ait choisi de justifier sa politique de désengagement de l'Etat par la notion de « big society », qui signifie une société dans laquelle des groupes de citoyens locaux prennent en charge les services autrefois gérés par des employés publics. Comme certains commentateurs britanniques ne se sont pas privés de le faire remarquer, on peut voir dans l'apparition de groupes d'auto-défense dans certains quartiers livrés aux émeutes, et désertés par une police débordée, une première concrétisation de la « big society »... Ce genre de commentaire laisse augurer d'un débat animé sur les coupes prévues par Cameron dans le budget  de la police, débat qui a d'ailleurs déjà commencé dans à la chambre des Communes.

Entretien réalisé par Ixchel Delaporte

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Les jeunes ne sont-ils bons qu'à mettre en prison ?

9 Janvier 2011, 20:10pm

Publié par PCF Villepinte

Sur le blog de Ian Brossat

 

Gavroche (Les Mis%C3%A9rables)Demain matin, Christian Estrosi déposera sa proposition de loi visant à abaisser la majorité pénale à 16 ans. Cette annonce a été faite par le maire de Nice à la suite d'un fait divers qui aurait vu plusieurs jeunes niçois s'attaquer à des pompiers. Chacun se souvient que, cet été, après le fameux discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, Estrosi avait proposé que les maires incapables de garantir la sécurité des habitants de leur commune devraient être sanctionnés. Il proposait de prendre modèle sur la loi SRU qui sanctionne les édiles - dont il fait partie d'ailleurs - qui refusent de faire les efforts nécessaires pour atteindre 20% de logements sociaux sur leur territoire. Force est de constater que le même Estrosi se retrouve dans la situation de l'arroseur arrosé. Et comme cette situation ne lui plaît guère, le voilà qui dégaine une proposition de loi.  Le jour où un chihuahua mordra une mamie, il dégainera une loi sur les morsures de chihahuas... Il suffit d'ailleurs de regarder l'empilement de lois relatives à la sécurité depuis 2007 pour s'apercevoir qu'elles

ne sont d'aucune utilité. Il ne sert à rien de multiplier les dispositifs législatifs si, dans le même temps, le terrain est déserté par les forces de sécurité faute d'effectifs en nombre suffisant. 

Il reste que cette proposition en dit long sur le regard que la droite - et donc une partie de la société - porte sur la jeunesse de notre pays. La jeunesse ne serait bonne qu'à mettre en prison. Elle ne serait bonne qu'à enfermer. Etrange pays qui considère qu'un jeune de 16 ans est assez grand aller en prison, mais pas suffisamment pour pouvoir voter. Cela m'a amené à signer, avec mon amie Emmanuelle Becker, une tribune sur le site de Mediapart, en faveur du droit de vote à 16 ans. Cela nous a valu bien des remarques, quelques messages de félicitations, quelques critiques virulentes aussi. Je suis convaincu, en tout cas, que le débat mérite d'être ouvert.

L'un des messages que j'ai reçus m'a été envoyé par Justin Jay. Je vous invite à le lire, il vaut bien mieux que toutes les réponses que j'aurais pu apporter :

"Pour ma part, j'ai 17 ans, étant militant, responsable lycéen de mon département, je suis amené à parler avec tous les jeunes de mon âge à propos de tout un tas de sujets politiques, et croyez le ou non, pour la majorité, ils sont bien au courant de ce qui se passe, et sont loin d'être dupes et immatures (il suffit de voir comment les lycéens se sont organisés savamment pour le mouvement sur les retraites.).
Je vais vous raconter une petite anecdote, cet été, Sarkozy est venu à Grenoble. En bons militants, nous avons collé des affiches contre sa venue. Résultat : une garde à vue, et une menace de comparution immédiate. Nous étions trois, le plus jeune allait tout juste sur ses 16 ans.
Alors, après une nuit de GAV et tout ce que ça implique, ce minot je lui dis quoi, moi ? qu'on a le droit de t'emprisonner quand tu dis ce que tu penses, mais si tu veux le dire par le biais du vote, comme tu es un peu immature, tu attendras.."
Merci Justin, pour ce témoignage. Et vive le débat !

 

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Rapport Bockel / délinquance des mineurs : des mesures qui défient l’entendement !

7 Novembre 2010, 08:40am

Publié par PCF Villepinte

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 4 novembre
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Thèmes : Sécurité | Jeunesse


 

 

Dans le concours du « plus à-droite-tu-meurs » que se livrent les futurs ex-ministres pour exister coûte que coûte avant le futur remaniement, c’est au tour de Jean-Marie Bockel. Le secrétaire d’État à la Justice a remis hier au Président de la république un rapport sur la prévention de la délinquance des mineurs.

 

 



Parmi les principales mesures annoncées, le Secrétaire d’’État propose pèle-mêle un repérage précoce des troubles du comportement chez l’enfant dès 2-3 ans ; la possibilité de suspendre les allocations familiales pour des parents qui ne parlent pas français ; le « coaching parental » ; des stages anti-violence pour les filles parce qu’elle « miment des conduites jusqu’à présent masculines ».

Du grand n’importe quoi ! Ce genre d’annonce pourrait même être risible si on évoluait dans un autre contexte politique. Malheureusement le pire est possible et il est à craindre que certains prennent au sérieux des mesures qui défient l’entendement.

Parti communiste français,

Jeudi 4 novembre 2010.

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« Les jeunes se mobilisent contre les casseurs d'avenir »

19 Octobre 2010, 22:55pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 19 Octobre 2010

 

Pierric Annoot,  secrétaire général du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF): La priorité est bien de faire entrer tous les jeunes dans la bataille est donc de ne pas céder aux tentatives de division de la droite en rassemblant tous les lycéens dans l'action, tout en menant un débat politique de fond. 

 

 Le gouvernement dit que ce projet de loi est fait pour les jeunes. Quelle est votre réponse?

Pierric Annoot : En effet, depuis le mois d'avril Eric Woerth ne cesse de répéter que c'est pour les jeunes qui ont 20 ans aujourd'hui que cette réforme est faite.
Or une fois de plus ce qui est fait en notre nom est fait sans nous et surtout contre nous. En reculant l'âge de départ à la retraite, ce sont autant d'emplois en moins qui seront libérés et donc une aggravation du chômage des jeunes, qui culmine déjà à 25%. C'est donc une véritable aberration qui cache en fait un vrai mensonge. La droite dit vouloir sauver le système solidaire par répartition, mais sa réforme vise au contraire à pousser les salariés d'aujourd'hui et de demain à la capitalisation.
Alors que les conditions de travail se dégradent, que de nombreux salariés se retrouvent au chômage avant 60 ans, ou encore que l'accès au premier emploi stable pour les jeunes se fait aujourd'hui en moyenne à 27 ans, il s’agit donc de faire baisser le niveau de pension de chacun car les gens n’auront pas cotisé assez. Avec cette attaque, la solution qui va nous être présentée pour avoir une retraite digne c’est la capitalisation, pour nourrir les fonds de pensions et la spéculation qui nous ont pourtant menés à la crise et ont ruiné des centaines de milliers de retraités aux Etats Unis.
Ce que n'ose pas dire la droite c'est que cette réforme n'est pas faite pour les jeunes, mais pour les appétits financiers de la bande du Fouquet's et du Medef. Mme Parisot est d'ailleurs bien silencieuse en ce moment vu que ce sont bien les intérêts de ses amis patrons et actionnaires du CAC 40 qui seront satisfaits si cette réforme venait à passer.

Quel genre d'action menez-vous dans les lycées ?
Pierric Annoot : nos actions dans les lycées sont variées. La priorité est donnée aux discussions, aux interventions dans les classes et aux assemblées générales. Puis au passage au blocage lorsque celui ci est décidé par les lycéens eux mêmes, ou encore à des manifestations ou rassemblement dans des lieux symboliques. La priorité est bien de faire entrer tous les jeunes dans la bataille est donc de ne pas céder aux tentatives de division de la droite en rassemblant tous les lycéens dans l'action, tout en menant un débat politique de fond.

Comment garder la cohésion du mouvement face au gouvernement et aux éléments extérieurs ?

Pierric Annoot : le MJCF est l'organisation politique de jeunesse la plus présente dans les lycées. Dans tous les départements les camarades sont donc très mobilisés pour empêcher les forces de l'ordre de multiplier les provocations et la répression et les casseurs de s'introduire dans la mobilisation.
Cette droite a tellement humilié les jeunes, au point d’être en train de faire de nous une génération sacrifiée sur l'autel de l'argent roi, que l'envie d'en découdre est profonde. Au delà même de la question des retraites et du travail, c'est bien la question de notre avenir et du devenir de la société toute entière que les jeunes posent avec force dans cette mobilisation. Le racisme d'état, les expulsions de lycéens sans papiers, la répression, l'explosion des inégalités scolaires avec les réformes de la droite, la précarité qui rongent nos vies, alimentent une profonde colère. Au fond, on sent bien que ce qui se joue, c'est la question du choix de société qu'il y a derrière cette réforme et l'ensemble des politiques capitalistes, à savoir : concurrence contre solidarité, précarité contre sécurité, réponses aux besoins du marché contre réponses aux besoins sociaux.
Ce sont toutes ces questions qui se cristallisent dans ce mouvement et qui traversent notre génération. C'est bien ce qui fait peur à la droite et c'est donc pour cette raison qu'elle durcit le ton et la répression. Pour garder la cohésion il faut donc ne pas céder aux provocations et répondre par la détermination et la démonstration de force dans des mobilisations pacifiques.
Déjà pendant le CPE la droite organisait le désordre et cherchait l'affrontement pour discréditer le mouvement. La force de la politique a finalement triomphé sur la politique de la force.

On voit les jeunes communistes très actifs dans ce mouvement, comment voyez-vous la perspective du mouvement des jeunes, lycéens et étudiants dans les jours à venir?

 
Pierric Annoot : Les assemblées générales d'étudiants se massifient et les lycéens restent très mobilisés. Nous saurons déjouer ce piège de la violence que la droite essaie de nous tendre et massifier encore plus les mobilisations de jeunes. C'est ce à quoi travaillent au quotidien les jeunes communistes de manière unitaire et rassembleuse.
La colère est tellement profonde qu'elle continuera de s'exprimer. L'entrée des jeunes dans la lutte ces dix dernières années a toujours été bénéfique et porteuse de progrès, que ce soit contre le Pen en 2002, contre la guerre en Irak, les réformes du lycée, la constitution européenne ou encore le CPE. Les jeunes sont aujourd'hui profondément responsables et se mobilisent contre les casseurs d'avenir, et ils seront encore plus nombreux demain. Le mépris de la droite à notre égard ne la grandit pas, mais fait en tout cas grandir la mobilisation.

 

Demain  entretien avec  Leila Boubakeur, présidente de  La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL)

Entretien réalisé par Abrahim Saravaki

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