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jeunesses

Près de la moitié des jeunes Français a des difficultés financières

20 Octobre 2018, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

Les jeunes européens échangent sur la lutte contre les discriminations, lors du Festival des solidarités, en 2016. Photo Joel Lumien.

L’Humanité ; Vendredi, 19 Octobre 2018

Près de la moitié des jeunes Français déclarent avoir des difficultés financières, qui restreignent leur accès à la culture ou leur capacité à se nourrir sainement, selon une enquête du Secours populaire publiée ce vendredi.

Ils sont 47% à rencontrer des difficultés financières pour accéder à des activités culturelles et de loisirs et 46% pour se procurer une alimentation saine et équilibrée, selon ce sondage, réalisé pour l'association par l'institut Ipsos. "On voit de plus en plus de jeunes frapper à la porte de notre association pour demander une aide matérielle ou morale", explique Christian Lampin, l'un des secrétaires nationaux du Secours populaire. "Depuis deux ans, on a quasiment doublé nos antennes de distribution de nourriture pour les étudiants par exemple."

Les jeunes Français de 15 à 25 ans interrogés au cours de cette enquête déclarent également à 48% avoir du mal à s'acheter des vêtements convenables. Environ un tiers d'entre eux ont aussi des problèmes financiers pour payer certains actes médicaux ou pour régler leur loyer. Ces difficultés concernent plus les filles que les garçons, et sont davantage ressenties par les jeunes actifs et les demandeurs d'emploi que par les étudiants, selon l'enquête.

Ils partagent ces problématiques avec les jeunes d'autres pays européens, notamment les Britanniques. Eux sont 46% à peiner pour se cultiver ou se divertir et 50% à avoir du mal à manger sainement. Pour subvenir à leurs besoins, 80% des jeunes Français travaillent, soit par des "petits boulots" soit au moyen d'un emploi à temps partiel ou plein. C'est un peu moins que leurs voisins polonais (87%) ou britanniques (84%), mais un peu plus que les jeunes Italiens (77%).

Les jeunes Français dépendent également pour beaucoup de leurs parents: ils sont 59% à solliciter leur aide pour subvenir à leurs besoins, et 37% vivent chez leurs parents ou chez un proche pour économiser un loyer. L'hébergement familial est encore plus répandu chez leurs voisins du même âge: 60% des Italiens, 55% des Polonais et 47% des Britanniques y ont recours.

 

Enquête réalisée du 20 septembre au 8 octobre, auprès de 1.000 jeunes Français, 500 Britanniques, 500 Italiens et 500 Polonais, âgés de 15 à 25 ans, selon la méthode des quotas. En savoir Plus

Lorenzo Clément avec AFP

 

 

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Parcoursup : « Attitude irresponsable du gouvernement »

10 Juin 2018, 08:57am

Publié par PCF Villepinte

Des milliers de lycéennes et lycéens de Terminale (40% au moins), à la veille des épreuves du Baccalauréat, n’ont reçu à cette date aucune réponse, en dépit pour la plupart d’excellents résultats, ajoutant ainsi à leur stress. Cette situation ne résulte pas du hasard ou de problèmes informatiques mais d’un choix politique explicite assumé.

On apprend ainsi que le traitement des dossiers peut faire intervenir l’établissement d’origine des futurs étudiant.e.s : comme par hasard, ce sont les établissements des localités les plus frappées socialement par la crise qui trinquent en large majorité.

Que des Présidents d’université justifient avec cynisme cette « méthode » de tri sélectif est une honte pour l’Université de notre pays. Mais voir la ministre et le gouvernement déclarer benoîtement que les choses seront réglées en septembre passe toute limite de l'irresponsabilité.

Parcoursup ne répond en rien au scandale du tirage au sort organisé par le système antérieur. Il ne répond en rien aux défis de formation de notre temps et tourne le dos à la nécessité de permettre à chacun.e de nos jeunes de développer leurs capacités dans des parcours choisis de réussite.

Le PCF sera en première ligne pour contribuer à construire, avec toutes les forces disponibles, les conditions d’une alternative à un système dont le profit et l’inégalité sociale sont des moteurs essentiels. Ce système est à bout de souffle, il faut en sortir. Le PCF exige l'ouverture de 50 000 places supplémentaires à l'Université et le doublement sur la législature des moyens budgétaires des Universités.

Commission Enseignement supérieur du Parti Communiste Français,

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Lettre ouverte à la jeunesse du 21e siècle

24 Mai 2018, 09:01am

Publié par PCF Villepinte

Humanite.fr
Photo AFP.
Photo AFP.

Par le département cinéma de Paris 8-Saint-Denis-Vincennes.

Lycéenne, Lycéen, 
 
Vous êtes au bord d'entrer dans la Cité, de toutes vos forces et avec appétit. Que vous doit un État ou une Nation dignes de ce nom ? Pas seulement les moyens de vous insérer dans un tissu social déjà noué, et d'avoir ainsi vos chances "sur le marché du travail".
La Nation française vous doit les moyens théoriques et pratiques d'être et de continuer à devenir pleinement un citoyen du monde, en relation avec l'universel. Pourquoi s'agirait-il pour vous, jeunesse, de vous modeler sur le vieux monde ? Quand il s'agit d'être, enfin, à même de le transformer, d'œuvrer à créer cette société qui sera la vôtre, une société plus juste, équilibrée, humaine.
Enfants de 1999 et de 2000, passage du siècle, vous arrivez en nombre ! De quoi se plaint-on ? Que devrait faire "notre" gouvernement pour être à la hauteur de vos promesses, de votre élan, de vos capacités ? Construire de nouvelles facultés, rénover les anciennes, embaucher des professeurs, des agents administratifs et techniques.
Or, quelle est la politique menée actuellement par le fondateur de "La République en marche", Emmanuel Macron, et par ses ministres ? Loin d'assumer ses responsabilités, l’État continue de se laver les mains de ce que sera votre futur. Il cherche à se décharger de la mission qui seule le rend légitime, assurer la cohésion et l'avenir des individus qui le composent, c'est-à-dire de ses membres en tant qu'ils sont des citoyens. Cela sans hésiter pourtant à faire intervenir, violemment, les CRS quand il rencontre la résistance de la jeunesse.
Oui. Quel est l'enjeu de Parcoursup ? Nous déléguer, à nous, professeurs particuliers de départements particuliers d'universités particulières le droit de vous choisir, de vous juger, bref de vous sélectionner.  On entend faire de nous des recruteurs et de vous, à terme, des clients triés sur le volet.
Nous enseignants, techniciens et cadres administratifs du département Cinéma de Paris 8-Saint Denis-Vincennes, nous refusons activement de nous plier à cette logique. Et nous en refusons l'outil. Certes, nous dénonçons un outil inepte qui fait fi de vos souhaits, qui ne peut tenir compte de vos lettres de motivations et de vos appréciations que si nous les transformons en termes quantitatifs. Mais l'enjeu est plus fondamental.
Accepter Parcoursup, c'est accepter l'inégalité de traitement, d'un département cinéma à un autre, d'une faculté à une autre. Accepter Parcoursup, c'est compter pour rien les résultats des épreuves démocratiques du baccalauréat.
Parcoursup est la supercherie d'un gouvernement qui entend vous réduire au statut de main d'œuvre et de consommateurs. Nous refusons d'être les acteurs de cette logique contraire à nos valeurs d'égalité, de fraternité et de liberté – ce dans la mesure où la liberté a pour fondement l'intérêt général et le bien commun.

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FAC

6 Avril 2018, 21:31pm

Publié par PCF Villepinte

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Valérie Fourneyron : " Il n’y a pas une mais des jeunesses"

6 Décembre 2012, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 5 Décembre 2012

Jeunesse

 

 

Entretien avec la ministre de la Jeunesse, qui réagit à la remise d’un rapport accablant sur la montée des inégalités entre les jeunes diplômés et les autres. Près de 46 % des jeunes non diplômés sont au chômage, contre 9 % pour ceux diplômés du supérieur, rappelle un rapport sur la montée des inégalités au sein de la jeunesse, remis hier à la ministre de la Jeunesse.

Quelle est l’importance de ce premier rapport de l’observatoire de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, qui dépend de votre ministère ?

Valérie Fourneyron. Il est essentiel d’avoir un maximum d’indicateurs pour construire une nouvelle politique de la jeunesse. Une personne sur quatre sous le seuil de pauvreté est un jeune, et ce chiffre est en forte hausse. Et celui de ceux en situation d’extrême pauvreté a augmenté de 38 % entre 2007 et 2009. L'approche consistant à comparer les générations n’est pas pertinente : il n’y a pas une jeunesse mais des jeunesses. Les inégalités entre les jeunes s’accroissent en fonction du diplôme, déjà lié à l’origine sociale.

Quelle leçon en tirez-vous ?

Valérie Fourneyron. C’est un réquisitoire des politiques menées ces dernières années, qui ont multiplié les dispositifs dérogatoires pour les jeunes et qui les ont présentés comme une génération dilettante qui voudrait être assistée.

Ce diagnostic, avez-vous déclaré, « nous place dans l’impérieuse nécessité d’agir rapidement ». Comment ?

Valérie Fourneyron. Après la campagne présidentielle de François Hollande qui a fait de la jeunesse une priorité, des mesures d’urgence ont été prises avec les emplois d’avenir, l’allocation de rentrée scolaire, la contraception des 15-18 ans ou sur l’engagement volontaire des jeunes. Le projet de loi de finance 2013 consacre 82 milliards d’euros aux politiques jeunesse, soit une hausse de 8 %. Aujourd’hui, nous sommes dans un second temps. ll faut des politiques publiques durables et transversales, qui ne soient plus coupées en tranches. Dans ce but, le premier ministre m’a confié l’animation d’un comité interministériel de la jeunesse qui fixera une feuille de route au premier trimestre 2013 pour l’ensemble du mandat. Avec le ministère de l’Éducation nationale et de l’Emploi, nous travaillons ensemble depuis plusieurs mois pour permettre aux jeunes de se former, s’orienter et s’insérer professionnellement selon une logique de parcours. En matière de santé : un jeune sur six n’a pas de complémentaire santé et un tiers refuse de consulter par manque de moyens alors qu’ils peuvent bénéficier de la CMU complémentaire. Tout simplement parce que l’information n’existe pas. Autre exemple sur le logement, un système de cautionnement spécialisé pour les jeunes n’est pas viable. Seul un accès au droit commun, sur ce sujet comme sur d’autres, permettra d’améliorer la situation.

« N’ajoutons pas de la précarité », prévient la jc. Un constat sans appel : 23 % des jeunes sont pauvres (en hausse de 5 points depuis 2004). Cela montre « l’urgente nécessité de sortir les jeunes de la précarité » pour le Mouvement national de la jeunesse communiste. « Ce dont nous avons besoin, ce ne sont pas de énièmes emplois d’avenir, mais bien de sortir l’ensemble de la population de la précarité. » Face à une pauvreté des non-diplômés supérieure de 20 points à celle des diplômés, « une formation choisie et de qualité est incontournable ». Mais ce volet est « écarté des emplois d’avenir », alerte la JC, qui met à disposition une proposition de loi coélaborée avec la députée Marie-George Buffet.

  • Lire aussi :

Jean-Philippe Revel, de la CGT des missions locales : "L’insertion des jeunes doit être pérennisée"
Isabelle Pasquet, sénatrice du groupe CRC : "Les emplois d’avenir doivent être un véritable tremplin"
Emploi d’avenir : une mesure d’urgence appelant à des dispositions d’ensemble (CGT)

Entretien réalisé par 
Pierre Duquesne

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Carte musique jeune : un flop de plus pour l’Hadopi

3 Octobre 2012, 15:43pm

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 3 Octobre 2012

 

 

 

Cette offre lancée en grande pompe en 2010 s’arrêtera ce mois-ci dans l’indifférence la plus totale. C’est aussi une nouvelle casserole à ajouter au triste bilan d’Hadopi, qui devrait voir son budget réduit d’un bon quart en 2013.

Comme prévu, l’offre Carte musique jeune s’arrêtera le 25 octobre prochain, dans un silence que seule le plaisir de persifler permet de briser. Ce projet lancé par Frédéric Mitterrand alors ministre de la Culture, devait inculquer de bonnes manières aux jeunes, en les poussant à acheter leur musique en ligne plutôt qu’à la télécharger illégalement, une des deux missions d’Hadopi. Le jeune, de 12 à 25 ans, pouvait acheter une carte virtuelle d'une valeur de 5, 10 ou 25 euros, et son montant était doublé par l’Etat dans la limite de financement de 75 millions d’euros. Cette somme était à débourser dans des boutiques de vente de musique en ligne.
L’échec était consommé dès la première année, à peine 50000 cartes avaient été vendues.

C’est un rude coup supplémentaire pour Hadopi, qui tente de négocier un budget stable en 2013. La nouvelle ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, conteste à juste titre l’efficacité de la Haute Autorité, surtout en ce qui concerne le point précis de l’offre légale. Et effectivement la carte musique jeune faisait plus office de cadeaux aux majors du disque que de réelle promotion de l’offre. En effet, le réel problème de l’offre de musique en ligne Française, c’est qu’elle est incapable de proposer à l’usager un service de qualité équivalente en payant que ce que le partage permet gratuitement. Rien que les offres d’écoute illimité à abonnement  ne proposent qu’un choix trop restreint de titres, fautes d’accords individuels avec les majors.

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Contrats d'avenir : « Pas une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes »

3 Septembre 2012, 11:57am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Contrats d'avenir : « Pas une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes »
Le chômage et la pauvreté ne cessent de progresser chez les jeunes qui subissent la crise de plein fouet. Les contrats d'avenir proposés par le gouvernement peuvent être une première réponse d'urgence sociale mais ils ne peuvent en aucun cas être considérés comme une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes.

Pour que ces contrats soient utiles aux 150 000 jeunes concernés, ils doivent inclure une formation qualifiante et un réel accompagnement (tutorat) et suivi par les  missions locales, auxquelles nous devons donner les moyens de fonctionner. Les acteurs concernés, organisations de jeunesse, syndicats, élus,  missions locales, doivent avoir un rôle de contrôle du dispositif. Il est impensable de remplacer des emplois existants sous statut par des emplois précaires, ni de fournir une main d'œuvre quasi gratuite aux entreprises privées, comme le veut la patronne du Medef.

Si François Hollande s'est engagé à améliorer la vie des jeunes, il doit maintenant passer aux actes ! Le PCF appelle le gouvernement à prendre en compte les propositions des organisations de jeunesse. La loi-cadre, déposée par les députés du Front de gauche et qui permet aux jeunes de prendre en main leur avenir, doit être débattue et adoptée dés cette rentrée au parlement.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche sont déterminés a engager les batailles aux côtés des jeunes pour leur autonomie et la sortie de la précarité.

 

 

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concert évènement organisé pour l’anniversaire de Salah Hamouri.

13 Avril 2012, 06:44am

Publié par PCF Villepinte

MERCREDI 25 AVRIL 19H au Cabaret Sauvage

PARC de la VILLETTE PARIS

concert salah facebook

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Raymond Aubrac: "Je dis aux jeunes: vous avez des chances de vaincre"

11 Avril 2012, 21:47pm

Publié par PCF Villepinte

Raymond Aubrac

 - le 11 Avril 2012

 

 

 

Il y a un an, Raymond Aubrac était l'invité des Amis de l'Humanité en compagnie d'Edgar Morin. Le résistant décédé mardi soir s'était alors adressé à la jeunesse de France, lui demandant de "ne pas baisser la tête.

 «Comme le général de Gaulle disait : “Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre.” Ce printemps 2011 est notre hiver 1942. A un an des échéances électorales, alors que nous avons vu nos valeurs reniées par le gouvernement actuel, et dans le monde en général, nous pouvons changer les choses», estimait Raymond Aubrac.

«Lorsque les jeunes m’interrogent, ils me demandent toujours pourquoi nous avons résisté? Eh bien, je leur réponds : parce que nous savions que ça servirait à quelque chose… Même si nous savions que nous pouvions mourir, nous agissions pour les nouvelles générations. Nous étions patriotes, à l’époque, parce qu’envahir la France c’était comme attaquer notre famille. Tous ces hommes et femmes qui ont osé résister n’étaient pas optimistes, je parlerais plutôt d’espérances actives...

De nombreux jeunes, surtout en banlieue, n’ont pas d’avenir… Ils savent que la société ne les attend pas. C’est grave, extrêmement grave. Je dis aux jeunes : si vous baissez les bras, baissez la tête, face aux injustices, vous avez des chances d’être battus, mais si vous n’êtes pas résignés et que vous prêts à affronter les difficultés du combat, vous avez des chances de vaincre.»

Le débat avait ensuite porté sur le programme du Conseil national de résistance, encore frappant d’actualité. «Il a conservé sa force génératrice parce qu’il a été conçu par des résistants de tous horizons, expliquait Aubrac. Ils voulaient une autre République, plus juste. Une société meilleure. Celle d’aujourd’hui est dominée par une énorme masse d’argent qui ne sert qu’aux spéculateurs. Résultat, nous sommes obligés de vendre les bijoux de famille…»

  • A lire:

Aubrac-Morin: Pour eux, la résistance se conjugue au présent

Disparition de Raymond Aubrac, une grande figure de la résistance

Et Aubrac lança les réquisitionsà Marseille

Aubrac: "Il faut être optimiste, c'est cela, l'esprit de résistance"

Quand Raymond Aubrac raconte Jean-Moulin et le Conseil national de la résistance

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Les étonnantes aventures des sapins de Pif gadget

24 Décembre 2011, 08:16am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 23 Décembre 2011

 

 

En 1975, Pif Gadget invitait ses lecteurs à planter une petite brindille d'épicéa. Trente six ans après, un Toulousain s'est mis en quête des sapins Pif. Et sa "chasse" suscite des vocations.

Joël Fauré, fonctionnaire au greffe du tribunal de Toulouse, avait 13 ans et habitait à l'orée de la forêt de Buzet-sur-Tarn lorsque le numéro 347 du magazine avertissait sur sa une: "Attention, dans deux ans, ce sapin sera plus grand que toi".

"Pif et ses gadgets étaient révolutionnaires à l'époque. Mon père m'a aidé à planter mon arbre et très vite il s'est épanoui", se rappelle-t-il. La maison familiale a été vendue après la mort de ses parents, mais l'arbre est toujours là. Il fait douze mètres et "raconte mon propre parcours", dit Joël Fauré, 49 ans. Le nouveau maître des lieux lui a fait la promesse de le préserver.

360 000 pousses vendues

Au total, il s'est vendu 360.000 pousses de sapin sous plastique, un succès à rapprocher de celui des pifises, drôles d'oeufs de crustacés écoulés à un million d'exemplaires, ou des pois sauteurs du Mexique, rapporte Joël Fauré (voir son blog ici). "Je me suis dit qu'il y avait potentiellement 359.999 autres sapins pifesques" témoins d'autant de tranches de vie. Il en parle en 1997 à la Dépêche du Midi mais c'est surtout depuis l'été 2011 et un "appel de la forêt" lancé dans le Monde Magazine que le sujet explose.

Des sapins qui déménagent

Depuis, les planteurs de sapins Pif se font connaître et les histoires abondent en Lorraine, en Provence, dans l'Oise, à Poitiers, en Alsace... Certains arbres ont même déménagé avec leurs propriétaires, comme celui-ci, de Vitry-sur-Seine (94) à Bannalec dans le Finistère.

Marie-Christine, en Bourgogne, raconte comment son père, à la vue de la brindille rabougrie, s'était exclamé "avec un pessimisme très légitime: "Ben, t'es pas prête à te mettre à l'ombre dessous". Le bel arbre toise maintenant la maison familiale où réside ma mère désormais seule. Et, de temps en temps, je vais bouquiner à l'ombre de mon Pif... histoire de faire mentir mon père."

  • A lire:

28 mars 1948: et Arnal créa Pif le chien

Et retrouvez la nouvelle version des aventures de Pif dans chaque édition de l'Humanité

  • à lire à ce sujet:

L'Humanité en ordre de bataille pour 2012

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