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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

jeunesses

Sondage exclusif. Communisme : ce qu'en pensent les jeunes

30 Décembre 2020, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

Les jeunes dans leur ensemble sont 28 % à envisager de voter en faveur d’un candidat ou d’une liste se réclamant du communisme. G. Garaialde/Getty Images/AFP

 

Les jeunes dans leur ensemble sont 28 % à envisager de voter en faveur d’un candidat ou d’une liste se réclamant du communisme. G. Garaialde/Getty Images/AFP

L’Humanité Mercredi 30 Décembre 2020

Julia Hamlaoui

Cent ans après le congrès de Tours, la perception du mot lui-même par les 18-30 ans reste marquée par l’histoire du XXe siècle, mais les principes et les valeurs qui en sont le socle sont jugés très positivement, selon notre sondage Ifop.

Depuis sa naissance au congrès de Tours, en 1920, le PCF a traversé un siècle d’histoire avec ses heures de gloire, comme ses heures sombres. Cent ans plus tard, c’est une nouvelle crise du capitalisme qui s’amorce et le communisme se présente toujours en alternative, sans pour l’heure parvenir à générer un mouvement assez puissant pour abattre le mur de l’argent. Pourtant, de la mobilisation pour le climat à la lutte contre le racisme ou les violences faites aux femmes, la jeune génération occupe le terrain du combat politique. Alors, à l’heure où une crise historique frappe à la porte, que pensent les jeunes du communisme?

Premier enseignement de notre sondage Ifop auprès des 18-30 ans: si le terme reste négativement connoté, ses principes sont largement plébiscités. «Il y a une logique de mise à distance des idéologies, un rejet des mots en isme, capitalisme et communisme», observe le directeur général adjoint de l’Ifop, Frédéric Dabi. Avec «privatisation», les deux termes forment ainsi le trio des mots les plus négativement jugés: capitalisme par 60 % des sondés, privatisation par 61 % et communisme par 65 %. Pour ce qui est du capitalisme, il est dailleurs considéré comme le principal responsable du dérèglement climatique par 58 % des jeunes....

 

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RED STAR

23 Décembre 2020, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

 «On a une fausse vision des jeunes des quartiers populaires»

Mercredi 16 Décembre 2020

Nicolas Guillermin

Pour son premier ouvrage,  Deux Pieds sur terre, Basile de Bure a remporté le 25 e prix Sport Scriptum du meilleur livre de sport de l’année. Un récit passionnant sur le parcours de jeunes de moins de 15 ans du Red Star qui veulent devenir professionnels. Entretien.

À travers Deux Pieds sur terre, Basile de Bure raconte le parcours de Jhon, Nadir, Esaïe, Sean et de leurs camarades qui rêvent de signer dans un centre de formation. Une immersion sur une saison (2018-2019) qui dresse aussi un portrait attachant de jeunes des quartiers populaires.

De nombreux clubs en région parisienne forment de jeunes footballeurs, pourquoi avoir choisi le Red Star?

Basile de Bure  Je voulais suivre le déroulé d’une saison, voir comment les recruteurs approchent les garçons, les agents, les signatures, suivre ce processus. Et, pour ça, je voulais un club où la catégorie U15 est particulièrement forte, avec l’assurance de signatures dans un centre de formation. Je suis allé à Montfermeil, Drancy, Torcy, Colombes, Montrouge et au Red Star. Et, là, j’ai eu un vrai coup de foudre pour cette équipe, son jeu, sa technique, la personnalité des joueurs, mais aussi le contexte chargé d’histoire. Le Red Star, c’est le 4 e plus vieux club de France, fondé par Jules Rimet, père de la Coupe du monde. C’est aussi une forte tradition politique de gauche, antifasciste, un club où a évolué Rino Della Negra, joueur résistant fusillé par les Allemands…

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100 ans de jeunes communistes et tant d’années d’avenir !

28 Octobre 2020, 10:23am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 28/10/2020 par PCF

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Au sortir de la boucherie de la première guerre mondiale, les jeunes socialistes se réunissent en congrès à la salle de la Bellevilloise le 31 octobre 1920 pour prendre position sur l’adhésion à l’international communiste des jeunes. A une écrasante majorité les jeunes socialistes décident d’adhérer à l'international communiste des jeunes. Les jeunesses socialistes sont mortes ; les jeunesses communistes sont nées.

Les valeurs qui ont animé les jeunes de 1920 sont les mêmes qui ont continuées d’animer les jeunes communistes à travers l’histoire. La paix entre les peuples d’abord, alors que la première guerre mondiale a sacrifié la vie de nombreux jeunes au nom des intérêts capitalistes c’est la première exigence des jeunes communistes. Dès 1923 ils luttent contre l’invasion de la Ruhr, méritant leur nom “d’avant-garde” ils s’organisent pour la première fois en lien avec les jeunes allemands.

Deux années plus tard ils prouvent de nouveau leur avance : en organisant la première campagne contre le colonialisme. Puis viendra le temps de l’action directe : d’abord en Espagne en 1936. De nombreux jeunes communistes forts de leur expérience militaire seront les premiers à créer les réseaux de résistance. C’est le cas de Marcel Clouet : combattant républicain, un des instigateurs du premier acte de résistance en France. A son image ce sont des milliers de jeunes communistes qui seront acteurs et actrices d’une lutte acharnée contre le nazisme, beaucoup y laisseront leurs vies.

Cette exigence absolue de fraternité des peuples conduira après la seconde guerre mondiale à la création de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique qui a vocation à réunir les organisations de jeunes progressistes et porteuses de paix partout dans le monde - aujourd’hui toujours active. Ce ne sera malheureusement pas la dernière lutte pour la paix des jeunes communistes. S’en suivront le grand combat pour la paix et contre le colonialisme en Algérie où là aussi les jeunes sont envoyés en première ligne contre un ennemi qui est en réalité un frère de lutte.

Le Vietnam, l’Indochine, l’Irak tant de moment où les JC ont cité Jacques Prévert muni d’un badge “Quelle connerie la Guerre”. C’est aussi l’exigence de la paix qui pousse à refuser toutes divisions entre les peuples : parmi elles l’apartheid ou l'emprisonnement d’Angela Davis ont constitués deux moments où porté par les jeunes communistes, la lutte anti-raciste a pris de l’ampleur. La lutte contre la guerre, le colonialisme et le racisme a aujourd’hui un visage : celui de la Palestine et les jeunes communistes continuent ce combat.   

Les valeurs qui continuent d’animer les jeunes communistes à travers un siècle d’histoire sont évidemment celle du progrès et de la lutte contre le capitalisme. Il suffit de feuilleter l’Avant Garde (Le journal des JC lui aussi centenaire) pour voir les préavis de grève dans les usines et les exigences qui les déclenchent dans les premières décennies de la JC. Cette exigence ne faiblit jamais même pendant la seconde guerre où les jeunes continuent de réclamer des droits pour leur travail et leurs loisirs.

Ces exigences prendront toutes leurs places lors des années cinquante avec les luttes de l’UJRF : salaire égal pour les jeunes, réduction du temps de travail sont des priorités. Mais aussi sur le terrain social : création de piscine municipales, de lieux de loisirs pour les jeunes, droit de vote à 18ans etc. Les jeunes communistes sont alors majoritairement à l’image des jeunes du pays des jeunes travailleurs. Ils sont de toutes les mobilisations sociales. Mai 68 n’y échappe pas, les JC ont l’avantage d’être présents dans tout le territoire et bien que l’histoire ne l’a pas retenue après les grèves de mai, le nombre d’adhérent.e.s connaît une très forte augmentation.

Les années qui suivent vont être un moment de grand changement dans la forme de la jeunesse : le lycée et l’université se démocratisent. Le MJCF va alors intensifier ces luttes pour le droit à une éducation de qualité : la lutte contre la loi Devaquet en est un symbole. Sans oublier les combats pour un emploi digne, les années 80 sont les débuts de l’ultra libéralisme et avec des contrats spéciaux pour les jeunes comme l’intérim.

En 2006 c’est de nouveau un contrat jeune qui va mobiliser le MJCF : le CPE, une lutte victorieuse. L’année précédente, la réforme Fillon du lycée va mettre la aussi les jeunes en mouvement. Les crises du capitalisme s’enchaînent et le libéralisme continue de privatiser toutes les sphères de nos vies. A cette image de 2005-2006, aujourd’hui les jeunes doivent lutter de front pour obtenir une éducation qu’ils choisissent et de qualité et un emploi digne qui permettent de construire sa vie.

Ces cent ans de combats très rapidement résumé montrent bien que les jeunes qui ont créé les jeunes communistes, ont bien eu raison. Ils ont ainsi donné vie à cent ans de lutte pour la paix, l’égalité, la justice : le communisme. Plus encore, nous affirmons jeunes communistes de 2020 que ce centenaire n’est que le début de la lutte.

L’avenir des jeunes a rarement été aussi mis à mal. Les crises sociales, scolaire, sanitaire et économiques est en train de sacrifier toute une génération. Le MJCF refuse qu’en plus d’être sacrifiée nous soyons la génération résignée. La jeunesse d’aujourd’hui à plus que jamais besoin d’espoir, d’un chemin vers un monde et une vie libre, épanouissante et fraternelle. Cette voie, le MJCF est prêt à  la construire avec l’ensemble des jeunes. Les jeunes communistes seront présents et continueront d’être comme, le meilleur outil pour faire entendre leur voix et aller vers les lendemains qui chantent.

 

Clémentine Le Duey, coordinatrice nationale du MJCF à la vie des départements.

 

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Un manque d’ambition pour la jeunesse

16 Juillet 2020, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

Un manque d’ambition pour la jeunesse

Avec le remaniement gouvernemental, Emmanuel Macron a annoncé le début de la troisième phase du quinquennat. Selon ses dires, cette phase doit être celle de la “résilience et du renouveau de sa politique”.

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 Déjà, le choix de nommer Jean Castex “numéro un” du gouvernement pour mener la troisième phase du quinquennat n’est pas synonyme de renouvellement. En effet, l’énarque de 55 ans, issu des Républicains, proche de Nicolas Sarkozy, n’a pas de grandes différences avec l’ancien occupant de l’Hôtel Matignon.


En réalité, entre jeu de chaise musicale et nomination d’anciens ministres, le nouveau gouvernement s’inscrit dans la droite ligne du précédent. Ce nouvel exécutif va incarner la troisième phase du quinquennat pour les deux ans à venir. Sa composition et ses projets de réformes entrent en profonde contradiction avec les annonces d’Emmanuel Macron.


Alors que depuis près de trois mois l’exécutif affirme que la jeunesse est une de ses priorités, aucun ministère dédié n’a été créé lors de ce remaniement. La “jeunesse” est rattachée au ministère de l’Éducation nationale et ainsi reléguée au second plan.


Ce ministère est une nouvelle fois “dirigé” par Jean-Michel Blanquer. Le Premier ministre fait le choix de reconduire à son poste celui qui est responsable de la détérioration de notre système éducatif. En instaurant la sélection à l’entrée de l’université et en mettant fin au baccalauréat, il a aggravé les inégalités au sein même de l’école.

 

Nous refusons d’être la génération sacrifiée !
Avec un taux de chômage qui explose pour les nouvelles générations et la mise en place de la sélection, de nombreux jeunes se retrouvent laissés-pour-compte, sans emploi ni formation. Dans ce contexte, l’absence de projet politique à destination des jeunes pose un sérieux problème.


Un pays qui n’investit pas dans sa jeunesse condamne la société à la régression.


Ce gouvernement nous mène droit à notre perte : crise économique, montée du chômage, fin du baccalauréat, austérité dans l’éducation, casse des services publics, réchauffement climatique...
Nous refusons d’être la génération sacrifiée ! Il reste deux ans de mandature à Emmanuel Macron. Deux ans où les jeunes communistes continueront de résister face aux attaques de l’exécutif.


Dès la rentrée de septembre, les jeunes communistes seront présents devant les établissements scolaires et lieux de formations, devant les salons de l’emploi et de l’orientation, afin de créer une mobilisation d’ampleur de la jeunesse. Nous refusons de payer la crise.


Dès les premiers jours de septembre, inondons les rues, battons le pavé, et montrons à ce gouvernement que la jeunesse prend son avenir en main !


Léon Deffontaines
secrétaire général du MJCF

 

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Nous demandons le RSA pour les moins de 25 ans

13 Juin 2020, 09:45am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 10/06/2020 par PCF

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Le contexte historique dans lequel est plongé le pays depuis le début de l’épidémie a non seulement mis en lumière la précarité dans laquelle vivent des milliers de jeunes mais l’a aussi amplifiée. Face à cette hausse de la paupérisation d’une partie de la jeunesse, les annonces temporaires et tardives prises par l’exécutif apparaissent bien timorées et insuffisantes.

L’urgence doit être à un projet politique ambitieux pour la jeunesse. Ce projet doit s’accompagner aussi bien de mesures immédiates de protection sociale que de mesures à plus long terme favorisant une sécurité de l’emploi et de la formation pour l’ensemble des jeunes. L’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans est une première mesure d’urgence qui permet d’instaurer un filet de sécurité pour éviter de sombrer dans la grande pauvreté.     

Le RSA est un filet de sécurité nécessaire

Alors que la crise économique risque d’entraîner nombre de jeunes dans la spirale de la précarité, Gabriel Attal, secrétaire d’État en charge de la jeunesse, s’est positionné contre l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans. Dans une interview accordée au très libéral journal les Échos, le plus jeune membre du gouvernement a déclaré qu’ « aucun jeune ne grandit avec les minima sociaux comme horizon » et que cette ouverture « inscrirait les jeunes dans un esprit de défaite ». Pourtant, pour un certain nombre, l’horizon le plus proche est celui de se retrouver en situation de grande précarité, sans aucune source de revenu.

Derrière ces déclarations, ce n’est pas l’âge d’éligibilité au RSA que remet en cause le secrétaire d’État, mais l’existence même de celui-ci. Ces propos nous ramènent au fameux mythe des minima sociaux qui produisent des générations entières de tire-au-flanc. Opposer une prétendue oisiveté des jeunes à l’octroi d’un minimum pour vivre est particulièrement abject. En plus de ne reposer sur aucune donnée tangible, ces discours sont dangereux. Ce n’est pas par fainéantise qu’un certain nombre de jeunes se retrouvent sans aucun revenu. La faute est à imputer à la multitude de réformes libérales de ces dernières années qui ont eu pour conséquence de fragiliser le peu de sécurité dans l’emploi, et notamment dans celui des plus jeunes.

L’ouverture du RSA aux moins de 25 ans doit permettre d’empêcher celles et ceux qui n’ont aucune source de revenu de tomber dans l’extrême pauvreté. Ce minima social est un filet de sécurité, certes insuffisant, mais nécessaire.

Évidemment, le RSA ne saurait être l’alpha et l’oméga d’une politique jeunesse digne de ce nom. Mais son ouverture serait une première avancée pour nombre de jeunes. Porter cette revendication dans le débat public doit permettre une prise de conscience collective quant à l’importance de mettre en place des dispositifs pour lutter contre la précarité des jeunes.

C’est bien en renonçant à mettre fin aux mesures moins-disantes pour les jeunes que l’exécutif s’inscrit dans un esprit de défaite. Défaite face à la hausse du chômage, défaite face à la hausse de la précarité des jeunes, défaite face à la moindre ambition politique pour la jeunesse.

Treize organisations de jeunesse demandent l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans

De plus en plus de jeunes se retrouvent bien seuls face à un avenir incertain. Les annonces faites par le gouvernement ne permettent pas de lever ces incertitudes. L’urgence de la situation doit être de proposer des revendications concrètes pour sortir les jeunes de la précarité. L’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans en fait partie.

À l’initiative du Mouvement jeunes communistes de France, treize organisations de jeunesse se sont réunies pour demander d’une seule et même voix l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans. Cette tribune a été publiée dans l’Humanité (1). La tribune est une première étape. Nous avons fait le choix de lancer également un site internet (2) afin d’interpeller directement Gabriel Attal à ce sujet.

Aux treize organisations de jeunesse, de nombreuses associations, organisations, personnalités, élus nationaux et locaux ont tenu à apporter leur soutien à cette revendication. Parmi eux une trentaine de parlementaires, de nombreux présidents de conseils départementaux et de mairies, mais aussi des organisations syndicales telles que la CGT ou encore la FSU. En une semaine ce n’est pas moins d’une centaine de soutiens qui se sont ajoutés à la liste. Tout au long de la semaine, les fédérations du MJCF vont interpeller les élus locaux afin d’élargir cette liste de soutiens.

Malgré le refus de Gabriel Attal, nous ne comptons pas nous arrêter là. D’autres actions d’interpellations sont prévues.

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

 

1. https://www.humanite.fr/nous-demandons-louverture-du-rsa-pour-les-moins-de-25-ans-689831

2. https://www.rsamoinsde25ans.fr/

 

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Mobilisation contre la réforme des retraites : Les jeunes dans les cortèges.

11 Décembre 2019, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 11/12/2019 par PCF

La contestation contre la réforme des retraites a rassemblé pas moins de 1,5 million de personnes dans les rues. Parmi eux, de nombreux jeunes étaient présents dans les manifestations.

Les jeunes dans les cortèges

Qui a dit que les retraites n’étaient pas une affaire de jeunes ? Jeudi dernier, des milliers de jeunes sont descendus dans les rues, partout en France, pour dénoncer la réforme des retraites. Les jeunes ont très bien compris que cette réforme allait particulièrement les toucher. Alors que, dans le système actuel, les 25 meilleures années sont prises en compte pour calculer le montant de la pension de retraite, désormais l’ensemble des années vont être prises en compte. Il ajoute ainsi dans le calcul de la retraite des années d'exploitation à temps partiel, postes particulièrement occupés par les jeunes. Le gouvernement cherchait et cherche encore à diviser les générations entre elles, en évoquant la possibilité que seuls les plus jeunes pourraient être concernés par la réforme. Les jeunes ont fait la meilleure réponse possible au gouvernement en se mobilisant et en clamant leur refus de la mise en place d’une telle réforme.

Les jeunes communistes ont répondu à l’appel de l’intersyndicale et étaient à la tête de l’ensemble des cortèges jeunes des manifestations. Ainsi, de Lille à Toulouse, en passant par Paris, Orléans, Rennes, Le Havre, Rouen, Bordeaux et de nombreuses autres villes, les jeunes communistes étaient massivement présents et ont organisé les jeunes lors de ces manifestations. En plus de dénoncer la réforme, les jeunes ont scandé leur volonté d’une nouvelle réforme. Les cortèges jeunes ont ainsi revendiqué l’arrêt des exonérations de cotisations qui représentent un manque à gagner colossal pour les caisses de la Sécurité sociale. Cet argent doit permettre aussi bien aux anciennes qu’aux nouvelles générations de partir à la retraite à 60 ans à taux plein, et permettre à la Sécurité sociale de financer un revenu étudiant pour faire en sorte que chaque jeune sorte de la précarité et se forme dans de bonnes conditions.

Le gouvernement (comme à son habitude) a choisi la répression plutôt que le dialogue

Alors que de nombreux jeunes, notamment lycéens, faisaient leurs premières expériences démocratiques, le gouvernement a encore une fois fait le choix de la répression pour empêcher les jeunes de s’exprimer.

Ainsi, de nombreuses universités, où des assemblées générales étudiantes devaient se tenir, ont été fermées pour empêcher les étudiants de s’organiser et de débattre de la réforme des retraites. Pire encore nous avons vu, tout au long de la semaine dernière, les mobilisations de jeunes se faire violemment réprimer par les forces de l’ordre. Certaines images choquantes de jeunes lycéens se faisant tirer dessus au flashball ou se faisant charger par les forces de l’ordre aux abords des lycées ont fait le tour des réseaux sociaux. Le message du gouvernement est clair : il veut mater la mobilisation des jeunes et les empêcher de s'exprimer. Cette forte répression représente un énorme déni de démocratie de la part du gouvernement. Alors que les médias nous rebattent les oreilles en nous disant que les jeunes ne s’intéressent plus à la politique, nous avons là l'exemple concret que cela est faux, et même que c’est le gouvernement qui cherche à museler toute contestation de ses politiques qui viendrait de la jeunesse.

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

 

 

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20 novembre 1989–20 novembre 2019 : la Convention internationale des droits de l’enfant a trente ans

20 Novembre 2019, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 20/11/2019 par PCF

La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) est adoptée à l’unanimité par l’ONU, ratifiée par tous les pays… sauf par les États-Unis ! À Genève, le Comité des droits de l’enfant est habilité à recevoir les plaintes, il ne s’agit cependant que d’un protocole facultatif.

Tous les cinq ans, les pays qui ont ratifié la CIDE doivent remettre un rapport d’activité à Genève ; sont également remis, souvent par des ONG, des contre-rapports pointant les manquements au respect des droits des enfants. Le Comité émet alors des « recommandations », il ne peut pas « sanctionner ». Est-ce à dire que la Convention ne sert à rien ?

Chacun appréciera. Cependant la Convention existe et permet aussi de dialoguer, de définir, de faire connaître et de promouvoir les droits des enfants. Des avancées sont incontestables : ainsi les décès d’enfants de moins de cinq ans ont-ils baissé de 50 % et la proportion d’enfants sous-alimentés presque diminuée de moitié. Certes cela reste insuffisant…, alors à chacun également de s’engager pour faire progresser le dispositif, pour le faire connaître d’abord !

La CIDE, ce sont 41 articles qui définissent pour tous les enfants du monde les droits à la santé, l’éducation, à un niveau de vie suffisant, à être protégés en cas de conflit, à un cadre de vie sécurisé …

En France, parmi « les enfants », combien comptons-nous d’enfants déracinés, migrants, vivants dans des hôtels, parfois en centres de détention…, d’enfants mal nourris, de mineurs isolés, exploités, violentés ? Combien de refus de scolarisation pour des 16-18 ans ?

En 2019, l’UNICEF informe qu’un tiers des enfants à travers le monde vit dans des foyers touchés par la pauvreté multidimensionnelle. Si la grande pauvreté recule globalement, elle reste très forte dans certaines régions du monde et en Afrique particulièrement, où 42 % de la population continuent de vivre en dessous du seuil de pauvreté. Et en France la pauvreté augmente en 2019.

Concernant l‘éducation, l’APD internationale, Aide publique au développement, a baissé. En France, les manques ou insuffisances de scolarisation touchent particulièrement les enfants en situation de handicap, les migrants et les plus pauvres issus de zones défavorisées.

Concernant la santé, si les avancées technologiques ont permis de considérables progrès, la malnutrition fait toujours des ravages : dénutrition, faim insoupçonnée (causée par des carences en nutriments essentiels), surpoids.

Un cadre de vie sécurisé ? Nous savons que près d’un quart des enfants du monde vit dans des zones exposées à des risques d’inondation extrêmes. Combien d’enfants déracinés par des conflits sont exposés à des risques de violences de toute nature ? Et en France, combien sont aussi confrontés à la violence, à l’école, chez eux, en ligne ?

En cas de conflit, les enfants sont protégés ? 420 millions d’enfants à travers le monde vivent dans des zones touchées par des conflits. Même si les destructions d’écoles, d’hôpitaux sont officiellement déclarées crimes de guerre, sont-ils pour autant préservés des bombes et autres violences ? Comme en Syrie, en Irak, au Yémen où les puissances occidentales, dont la France, ont armé les belligérants.

Ce trentième anniversaire peut au moins permettre de faire un bilan d’étapes. Des constats de progrès indéniables que la CIDE a permis aux alertes et dénonciations d’irrespect des droits des enfants, il y a encore à faire, tous ensemble, pour que tout enfant puisse grandir et s’épanouir « dans un esprit de paix, de dignité, de tolérance, de liberté, d’égalité, de solidarité ». µ

Anne-Marie Brenner, coprésidente du comité Pax Rhona, Mouvement de la Paix.

Sénat

La commission des lois du Sénat rejette la proposition de loi du groupe communiste visant à créer des délégations parlementaires aux droits des enfants.

 Un petit plus pour information

Parus il y a quelques années mais toujours d’une grande actualité :La Maladroite, d’Alexandre Seurat, édité à la Brune de Rouergue. Le livre a été pour la télévision. Diffusé mardi 19 sur France 3, on peut le revoir en replay.

D’une grande simplicité, dans un style très pur, le récit nous entraîne dans un tourbillon de regards, de mots simples, hélas vite devenus stériles et inopérants pour extraire Diana d’une famille qui la détruit inexorablement. Un tragique contemporain qui, s’il laisse aux intervenants professionnels et bienveillants, la liberté de parler et d’alerter, ne leur permet pas de sauver cette enfant, elle-même impuissante à les aider. Un récit nécessaire, terrible, qui éclaire et peut inspirer les instances en charge du respect des droits des enfants.…Et puis : Le garçon qui volait des avions, Les trois sœurs et le dictateur, La révolte d’Eva, trois bijoux d’Élise Fontenaille, édités au Rouergue, abordent des situations vraies d’enfants en souffrance.

 

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La grande majorité de la population estudiantine est en souffrance.

15 Novembre 2019, 10:55am

Publié par PCF Villepinte

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Y a trop de jeunes en banlieue

31 Octobre 2019, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 29/10/2019 par PCF

Le Parisien, toujours à la pointe de l’information (on l’a encore vu avec ses « révélations » sur l’affaire Dupont de Ligonnès), présente un sondage Odoxa sur la banlieue avec la volonté manifeste de caricaturer, discréditer, culpabiliser le monde des cités populaires. En résumé, selon ce journal, c’est sale, c’est pauvre et c’est dangereux. En plus y a beaucoup trop de jeunes. Mais on peut aussi retenir de l’enquête que l’immense majorité pense que l’État « n’en fait pas assez » pour la banlieue. Et que celle-ci, pour beaucoup, est aussi un lieu de solidarité, de mixité, de tolérance, de créativité et d’énergie.

Gérard Streiff

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Notre avenir, nos choix, l’éducation est un droit !

21 Octobre 2019, 08:15am

Publié par PCF Villepinte

 

                        Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

Publié le 16/10/2019 par PCF

Les jeunes communistes s’attaquent aux réformes de l’éducation.

Une des deux campagnes pour cette rentrée porte sur les enjeux d’éducation, en plus de la contestation des réformes en cours dans l’éducation, celle-ci s’inscrit en positif autour de revendications concrètes pour l’éducation.

Les conséquences des réformes dans l’éducation

Depuis près de deux ans maintenant, le gouvernement enchaîne les réformes en lien avec l’éducation : sélection à l’entrée de l’université ; loi ORE ; réforme du bac général ; réforme de la filière professionnelle ; réforme de l’apprentissage ; augmentation des frais d’inscription à l’université... Toutes ces réformes se mettent en place sur fond d’austérité dans l’ensemble des services publics. Celles-ci ont des conséquences désastreuses sur la qualité de l’enseignement.

Toutes ces politiques sur l’éducation s’inscrivent dans une même logique : celle du libéralisme, à savoir organiser une mise en concurrence entre les élèves, les étudiant·e·s, les établissements. Cette concurrence accentue la reproduction sociale. C’est également la reproduction des inégalités liées au genre et plus largement la multiplication des décisions discriminantes et vexatoires. Ces réformes ont également pour vocation d’ouvrir de nouveaux marchés, comme en témoigne le dynamisme des établissements privés d’enseignement supérieur.

Tous les efforts d’enfumage du gouvernement sont vains quand ils se heurtent aux faits. Face à ces réformes, la colère et le désarroi ne cessent de grandir chez des millions de jeunes, vis-à-vis de leurs conditions d’études présentes ou à venir, mais aussi plus largement vis-à-vis de leur droit à construire sereinement et dignement leur avenir. En d’autres termes, la politique du gouvernement en matière d’éducation entre en contradiction directe avec les besoins et les aspirations des jeunes.

Le MJCF pose un contre-projet à ces réformes

Au-delà de la simple contestation de ces réformes, le MJCF s’inscrit en positif en posant directement un contre-projet à ce qui est fait actuellement. Pas nécessairement un programme complet pour l’éducation, alternatif à ce qui se fait aujourd’hui, ni pour autant la seule opposition à la dernière attaque législative. Il s’agit de prioriser une ou quelques propositions, rassemblées derrière ce mot d’ordre unique et percutant : « Notre avenir, nos choix, l’éducation est un droit ».

La campagne est bien lancée. Dès les premiers jours de la rentrée le MJCF était présent devant les lieux d’enseignement pour dénoncer les différentes réformes et présenter ses revendications. Cette campagne a eu un très bon écho sur le terrain et a permis au MJCF de se renforcer sur les lieux d’enseignement. Il s’agit désormais de réfléchir à poser des perspectives de mobilisation.

Partir des réalités des jeunes

La deuxième phase de la campagne va débuter après les vacances d’octobre. L’objectif de cette phase est de partir des problèmes concrets que rencontrent les jeunes face à ces réformes pour ensuite monter en généralité et poser des perspectives de mobilisations. Pour ce faire, les jeunes communistes ont débuté un travail de recensement des problèmes concrets liés aux réformes de l’éducation (absence de spécialités dans des établissements, chevauchement d’emplois du temps, incertitudes autour de l’organisation des épreuves de contrôle continu, etc.). Le recensement de ces problèmes locaux doit permettre d’être des points d’appui par la suite pour lancer des mobilisations autour de revendications locales.

Cette campagne permet de toucher une grande partie de la jeunesse, à savoir les jeunes scolarisé·e·s. Cette campagne permet de partir des problèmes concrets que les jeunes rencontrent au quotidien et de leur faire prendre conscience que ces problèmes sont communs à de nombreux jeunes dans le pays et sont le résultat des politiques austéritaires. 

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

 

 

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