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internationalisme

À Sevran, le 5 décembre 2018, soirée de solidarité avec la Palestine

30 Novembre 2018, 15:31pm

Publié par PCF Villepinte

 
À Sevran (93) le 5 décembre 2018, soirée de solidarité avec la Palestine
mercredi 14 novembre 2018

Clémentine Autain, députée de Seine Saint Denis, a le plaisir de convier mercredi 5 décembre à Sevran pour une soirée de solidarité avec la Palestine, pour la justice et la paix. L’initiative se déroulera en présence de Leila Shahid, Elias Sembar, Elsa Lefort, Dominique Vidal et Jean-Paul Lecoq.

 

 

Rendez-vous

  • À Sevran (93) le 5 décembre 2018, soirée de solidarité avec la (...) 
    Le mercredi 5 décembre 2018 à 19h00 
    Gymnase Lemarchand

    2 allée de la Fontaine
    93270 Sevran

 

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Salah Hamouri libre, en visite à l'Humanité

20 Novembre 2018, 08:15am

Publié par PCF Villepinte

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Percée du PTB aux élections communales et provinciales belges 

17 Octobre 2018, 07:12am

Publié par PCF Villepinte

 

Le PCF félicite et salue chaleureusement les résultats obtenus par le Parti du Travail de Belgique, qui a réalisé une percée électorale historique dans toute la Belgique lors des élections communales de ce 14 octobre 2018. Une réussite majeure, d’abord à Bruxelles où il s’impose en nombre en passant de 2 à 36 élus, mais également en Flandre et en Wallonie avec des scores importants, dépassant même parfois les 20% dans certaines communes de la région liégeoise. Au niveau fédéral, le PTB multiplie par trois son nombre d’élus locaux en passant de 50 à 156 élus.

 Ces résultats confirment la place du PTB comme force politique avec laquelle il faut compter en Belgique en lui donnant un ancrage local renforcé. Ils sont le fruit d’un travail militant considérable qui a permis d’imposer dans le débat public les thématiques sociales, écologiques et démocratiques.

 Les membres du PCF résidant en Belgique ont été nombreux à voter pour le PTB, voire à accompagner la campagne dans certaines localités. Le PCF poursuit le dialogue et l’échange avec le PTB, notamment à travers la construction de solidarités entre les élus communistes français et les élus PTB.

 

Ce résultat marque en outre une étape dans la crise politique belge. Les libéraux du premier ministre Charles Michel essuient un échec. La percée du PTB, avec celle des Verts, s’accompagnant d’un important recul du PS, redessine le paysage de la gauche belge. La droite radicale et l’extrême droite, même après le récent scandale ayant révélé les liens entre la N-VA, parti membre du gouvernement fédéral, et une organisation étudiante néo-nazie, consolide ses positions en Flandre. Cela montre que la construction d’une perspective combative de gauche à vocation majoritaire reste plus que jamais urgente et nécessaire.

16/10/2018 - PCF

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ENFANTS PALESTINIENS

16 Octobre 2018, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

 

Ahed Tamimi à la Fête de l'Humanité. Photo Clément Savel.

Le Conseil de l’Europe condamne les violences commises par Israël contre les enfants palestiniens

L'Humanité Mercredi, 10 Octobre, 2018

Jean-Jacques Régibier

Un nouveau rapport voté par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, dénonce les mauvais traitements et tortures infligées aux mineurs palestiniens par l’armée israélienne. Un système « répandu, systématique et institutionnalisé », explique le rapport.

Ce n’est certes pas la première fois qu’un rapport international dénonce les atteintes aux droits de l’homme, et les violences commises par l’armée israélienne contre des enfants palestiniens, « un sentiment de déjà vu », dit la députée islandaise Thorhildur Sunna Aevarsdottir, membre du Parti pirate.

Mais celui qui a été débattu et voté mardi par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg, a la particularité de s’appuyer sur un très grand nombre de documents et de rapports émanant aussi bien d’agences des Nations Unies comme l’UNICEF, que de nombreuses ONG spécialisées dans la défense des droits des enfants, ou bien de la Croix-Rouge qui visite régulièrement des lieux de détention d’enfants palestiniens en Israël ( 430 en 2017 ), mène des entretiens avec ces enfants ( 200 au cours de la même année ) ou avec leurs familles ( 3 600 visites en 2017). 

C’est aussi un rapport qui ne peut pas être soupçonné de partialité ou d’exagération. « Les faits sont étayés par des sources irréfutables », a expliqué le député conservateur irlandais Joseph O’Reilly (PPE), parlant de « méthodes d’interrogatoire terrifiantes », et « d’aveux extorqués par la torture. »

C’est enfin un rapport qui assume pleinement le fait de ne pas avoir tenu compte dans ses constats et ses analyses, du contexte du conflit israélo-palestinien et de ses vicissitudes, affirmant que, quel que soit le contexte, « personne, et surtout pas un enfant, ne doit être déchu de ses droits humains », et que « rien ne justifie les mauvais traitements infligés à un enfant.» 

 Des pratiques qui s’aggravent

Selon les chiffres recueillis en 2017 par l’UNICEF ( Fonds des Nations Unies pour l’enfance ), entre 500 et 700 mineurs palestiniens, y compris des jeunes filles, sont détenus chaque année dans des prisons en Israël et poursuivis par des tribunaux militaires. 60% d’entre eux ont été transférés des territoires occupés en violation de la 4ème Convention de Genève.

 Au cours des trois dernières années, près de 1 400 mineurs palestiniens ont été poursuivis devant les juridictions militaires spéciales. La même députée islandaise rappelle qu’Israël est « le seul pays au monde qui juge des mineurs dans des tribunaux militaires », tribunaux qui « violent systématiquement les droits de l’homme. » 

De plus, ces pratiques s’aggravent de façon alarmante. Fin décembre 2017, selon les chiffres des services pénitentiaires israéliens, le nombre de mineurs palestiniens détenus dans les prisons israéliennes avait augmenté de 73% par rapport à la période 2012-2015. Le député palestinien de Jérusalem, Bernard Sabella, témoigne des contrôles violents exercés contre des enfants de 10 ans. « Les exactions vont durer », estime-t-il « le désespoir va frapper tous les enfants s’il n’y a pas d’avancée dans le processus de paix. »

 Violences et humiliations

Parmi les formes de violence exercées contre les enfants palestiniens par les forces militaires israéliennes, « contraires aux normes internationales relatives aux droits humains » et « contraires à la loi israélienne elle-même », le rapport de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe évalue que les 2/3 des enfants arrêtés ont subi « une forme quelconque de violence physique, violences verbales, humiliations, intimidations », et que ces arrestations d’enfants ont été « arrêtés sans que les parents aient été informés des motifs. » 

Parmi les pratiques courantes de « violations permanentes et systémiques des droits des enfants », relevées par B’T selem, une ONG israélienne qui lutte contre la colonisation de la Palestine, les arrestations pendant la nuit ( plus de 40% ), l’utilisation de menottes et de bandeaux sur les yeux après l’arrestation ( 80% ), le placement systématique des mineur.e.s en prison dès leur arrestation et jusqu’à l’exécution de leur peine ( avec un taux de condamnation de plus de 95% ), abus lors des transits, refus de laisser les enfants s’entretenir avec un avocat avant leur interrogatoire, mesures coercitives pour contraindre les mineurs à signer des aveux dans une langue qu’ils ne comprennent pas, etc.

 Le rapport évalue en effet que dans plus d’un tiers des cas, « les juges des tribunaux militaires ont fondé leur  décision sur des aveux rédigés en hébreu, langue que la plupart des mineurs palestiniens ne comprennent pas. »

Souvent battus et humiliés, observe la députée Thorhildur Sunna Aevarsdottir, « les enfants reviennent brisés. Au regard du droit international, c’est un crime de guerre. »

Le rapport dénonce tout spécialement les opérations d’arrestation nocturnes au cours de raids menés au domicile des parents (entre 25 à 45% des cas), avec pour conséquence des enfants « terrifiés et épuisés », privés de la présence d’un avocat ou de l’un des parents, aboutissant à « terroriser, (…) accuser et condamner à tort des enfants innocents et leurs familles. »

Revenant sur l’affaire emblématique de Ahed Tamimi, cette jeune Palestinienne de 16 ans condamnée à 8 mois de prison assortie d’une peine de 3 ans avec sursis ( sa mère a été condamnée à la même peine pour complicité ), le rapport rappelle le tollé international que cette condamnation a suscité chez tous les défenseurs des droits de l’homme, ajoutant que « la violence physique et psychologique subie par les mineurs palestiniens dans le système de justice israélien doit cesser. »

« Israël n’a aucune intention de tenir compte des recommandations du Conseil de l’Europe », déplore la députée danoise Ulla Sandbaek ( GUE ), un avis largement partagé par les députés des 47 Etats membres de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. 

Et il est vrai que le rapport déjà établi il y a 5 ans sur le même sujet, exhortant les autorités israéliennes à mettre un terme aux arrestations arbitraires, aux actes de violence et aux détentions d’enfants palestiniens - n’a jamais produit aucun effet.

Mais pour Thorhildur Sunna Aevarsdottir, on ne peut pas non plus laisser « un état qui se dit démocratique, torturer des enfants sans qu’il y ait de résistance de la communauté internationale. »

Le vote des députés de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est en tous cas un signal qui accompagne un phénomène  contemporain nouveau: l’émergence des enfants - en Palestine, au Yémen (1), dans les migrations - comme sujets historiques à part entière, aussi bien en tant que victimes, que comme témoins et juges des traitements que les adultes leur infligent à l’occasion de leurs conflits - le durcissement des parties en présence dans ces conflits au détriment des enfants jouant à son tour comme l’un des obstacles aux processus de paix. 

 (1) Voir le documentaire exceptionnel de Khadija Al-Salami « Yémen, les enfants et la guerre. » 

 

 

 

 

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AQUARIUS Prix Nobel de la Paix?

4 Octobre 2018, 11:13am

Publié par PCF Villepinte

Ces jours-ci sera annoncé le nom du lauréat ou de la lauréate du Prix Nobel de la Paix 2018. L'an dernier, cette éminente distinction fut décernée à la Coalition internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), mouvement dont la magnifique campagne avait été à l'origine de l'adoption -historique !- d'un traité d'interdiction de l'arme atomique par 122 Etats, à l'Assemblée générale des Nations Unies. Le Comité Nobel s'honorerait à nouveau en attribuant cette année son prestigieux Prix à "l'Aquarius" et à la très méritoire association "SOS Méditerranée", qui affrète depuis 2016 ce bateau de sauvetage grâce auquel plusieurs dizaines de milliers de vies humaines ont pu être sauvées.

Un tel acte hautement symbolique serait d'autant mieux venu que la décision du Panama, sous la pression du gouvernement d'extrême-droite italien, de retirer son pavillon au navire humanitaire, compromet gravement la poursuite de ses missions si aucun pays ne se résout à l'immatriculer. Gageons que l'hommage du Prix Nobel de la Paix donnerait à ces héros des temps modernes un poids décuplé face aux Etats européens, aujourd'hui plus prompts à livrer les migrants aux pseudo "gardes-côtes" -et vrais criminels- libyens qu'à aider à organiser le secours à leurs victimes !

Plus généralement, un tel choix du Comité Nobel allégerait la chape de plomb du discours anti-migrant -tantôt ouvertement xénophobe, tantôt vicieusement ambigüe- qui s'abat depuis des mois sur une opinion publique en plein désarroi. Il aiderait, par exemple, cette majorité absolue de Françaises et de Français, troublés par la campagne ambiante , mais qui conservent une bonne opinion des ONG qui aident les migrants (1) , à reprendre confiance dans les valeurs humaines et à s'engager plus hardiment dans l'action pour les faire vivre au quotidien. "L'Aquarius est un symbole politique -note avec perspicacité un observateur averti de la société française- (...) Il rappelle d'autres bateaux célèbres, comme "l'Exodus", qui transporta en 1947 des juifs rescapés de la Shoah, ou encore "l'Ile de lumière", navire affrété en 1979 pour secourir les boat people en mer de Chine" (2). On pourrait ajouter le cas, odieux et tragique, du "Saint-Louis" , transportant 938 juifs fuyant l'Allemagne en 1939 à destination de l'Amérique, où ils furent refoulés pour être finalement accueillis, après une longue errance, en Hollande, en France et en Grande-Bretagne. Un tiers de ces réfugiés finira dans les camps de la mort...

Vivement un sursaut ! Sinon, nos descendants risquent de nous voir un jour avec le même regard incrédule mêlé de honte que celui que nous portons aujourd'hui sur les "zoos humains" exhibant jusqu'à la seconde guerre mondiale des hommes, des femmes et des enfants "primitifs" ou "sauvages", arrachés à leur terre africaine, sud-américaine ou australienne pour divertir les visiteurs des pays "civilisés".
---------

Francis WURTZ PCF

(1) Voir sondage ODOXA (27/9/2018)
(2) Jérôme Fourquet, Directeur du département Opinion de l'IFOP (Le Figaro, 26/9/2018)

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Frère(s)

1 Octobre 2018, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

 

Kanaky, l’éblouissant livre de Joseph Andras consacré à la figure de Alphonse Dianou, militant indépendantiste tué lors de la prise d'otages de la grotte d'Ouvéa, en 1988.

Dianou. Il y a deux sortes de livres: ceux que nous lisons; et ceux qui font mémoire. Dès les premières phrases de "Kanaky" (éd. Actes Sud, 300 pages), nous pénétrons dans cet ailleurs de la littérature qui nous arrache de l’ordinaire et maintient en vie ce haut lieu de l’écriture majuscule: «Dire l’homme dont on dit qu’il n’en est plus un. Cerner le point de bascule, l’instant où l’espèce tombe le masque et décanille, la bave aux lèvres et le poil dru. S’en aller à la frontière, pister la borne, sonder l’âme des nôtres en disgrâce, destitués, révoqués.» L’auteur, Joseph Andras, manie la plume avec d’autant plus de solidité et d’excellence qu’elle ose embrasser une vaste réflexion sur l’histoire, débutée en 2016 avec "De nos frères blessés" (Actes Sud), hommage au militant communiste Fernand Iveton, guillotiné pendant la guerre d’Algérie. Cette fois, Joseph Andras nous plonge dans les creux et les reliefs de l’affaire de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, fruit d’un travail d’enquête dont on ne saurait qualifier l’origine tant elle remonte à la genèse référencée du genre. Avril-mai 1988: qui, d’âge raisonnable, ne se souvient de cette action menée par un groupe d’indépendantistes qui se solda par une intervention militaire d’une rare brutalité, et d’un bilan en forme de catastrophe pour la France, vingt et un morts, dont dix-neuf Kanak? Parmi les victimes, Alphonse Dianou, 28 ans, musicien, ancien séminariste, admirateur de Gandhi et militant charismatique du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste). Terroriste ou martyr, Dianou? Français ou «barbare» kanak? Pacifiste ou assassin? Chrétien ou communiste? «Un songe-creux envoûtant et égaré, au mieux; un dingue doublé d’une brute, au pis», écrit Andras. 


Le personnage – avec ses légendes antagonistes – a tellement intrigué l’écrivain qu’il est parti en Kanaky sur les traces de cette figure des luttes anticolonialistes du XXe siècle. Portrait en compassion et en compréhension d’un homme complexe et fascinant; journal de voyage dans les entrelacements terre-mer d’un archipel méconnu et délaissé; récit de rencontres et d’échanges nourris; reconstitution référencée d’un épisode sanglant sujet à de folles interprétations; réflexion sur les vestiges coloniaux de l’empire français. Tout cela pour, écrit-il, «battre en brèche la comédie de l’objectivité: la moindre des politesses». Andras ne le cache pas: «Le journaliste examine, l’historien élucide, le militant élabore, le poète empoigne; reste à l’écrivain de cheminer entre ces quatre frères.»

Quête. Et quel écrivain! Le bloc-noteur lit Joseph Andras et ferme les yeux d’émerveillement, pour mieux revenir en arrière, avancer, humer d’émotion la langue dans sa splendeur, tranchante, lyrique, ardente d’engagement, hypnotique à haute dose sans jamais desservir ni la curiosité, ni les faits (une faction à l’Élysée joue en secret l’escalade, des militaires terrorisent la population avec des méthodes dignes de la guerre d’Algérie, le FLNKS lâche ses troupes assiégées pour mieux capitaliser sur leur martyre), ni le héros ainsi brossé (Alphonse Dianou), ni le peuple qui s’y réfère (les Kanak), ni même les Français eux-mêmes, habitant pourtant ce pays à l’État oppresseur et assassin. L’écrivain devient «en ces terres le couteau bavard de leurs plaies», prenant le temps de parler, d’observer et de comprendre ce territoire blessé, où les inégalités entre les Noirs et les Blancs, les Kanak et les caldoches, mâchent la vie sous leurs dents acérées. À travers Alphonse Dianou, nous mesurons le poids du pouvoir politique, économique, du pouvoir central sur les corps. Toutes les voix se mêlent, y compris celles des militaires, racontant «à travers la trajectoire d’un individu une lutte collective aux racines fort anciennes». Joseph Andras l’écrit clairement: «La neutralité est l’autre nom de la collaboration.» Pas son genre. Les plus audacieux qualificatifs seraient insuffisants pour traduire ce qui, dans ce texte, nous chavire, nous embarque, nous crucifie par sa quête «de la» vérité. Un livre éblouissant. 


 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 28 septembre 2018.

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Libération de Salah Hamouri : "D'abord de la joie, puis de la vigilance"

1 Octobre 2018, 09:27am

Publié par PCF Villepinte

C'est d'abord de la joie. Salah est sorti de Prison; De la joie pour sa famille, ses proches, ses ami.e.s, ses camarades. De la joie que je partage avec les communistes, les participant.e.s de la fête de l'Humanité, les militant.e. du mouvement de la jeunesse communiste, des centaines de milliers de jeunes et moins jeunes qui se sont mobilisé.e.s dans tout le Pays pour sa libération.

Après plus de 400 jours de détention administrative, sans jugement ni motif, si ce n'est l'illégitime arbitraire de B. Netanyahou et de son ministre de la défense A. Liebermann, notre compatriote Salah Hamouri a enfin été libéré;
Avocat franco-palestinien, il fait, comme beaucoup d'autres, l'objet d'un harcèlement des autorités israéliennes qui entendent briser les voix qui dénoncent la colonisation, les arrestations et les massacres.

 


Mais c'est aussi de la vigilance. Salah Hamouri, par son engagement, est un militant de la paix qui doit désormais pouvoir rentrer chez lui à Jérusalem, recouvrer sa complète liberté de circulation et de déplacement, y compris à l'étranger. Aucune entrave ne doit lui être imposée pour pouvoir vivre avec sa famille, sa femme et son fils.

Encouragées par la politique de D. Trump qui a transféré l'ambassade américaine à Jérusalem, supprimé les aides financières à l'UNRAW et aux Palestiniens, la droite et l'extrême droite israéliennes multiplient les lois discriminatoires, amplifiant, par la loi d'"apartheid", le caractère religieux, identitaire et raciste du régime.

Des voix s'élèvent, plus nombreuses, pour dénoncer ceux qui tentent de nier l'existence du peuple palestinien et son droit à disposer d'un Etat.
Après la libération de Salah Hamouri nous appelons à la libération de tous les prisonniers politiques dont Marwan Barghouti. C'est un encouragement à amplifier la solidarité avec le peuple palestinien en constituant un front large, sans exclusive, avec toutes les forces démocratiques qui rejettent l'expansionnisme colonial et l'ultranationalisme.
Aucune paix ne sera possible dans la région sans le règlement de la question palestinienne.

Pierre Laurent,secrétaire national du PCF

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Immigration/Macron : "un humaniste en peau de lapin"

24 Juin 2018, 07:12am

Publié par PCF Villepinte

 (Ian Brossat)21/06/2018 - PCF

 

Ce jeudi à Quimper, à quelques jours d'un sommet européen qui portera notamment sur la question des réfugiés, le Président de la République a dénoncé "la pègre qui monte".

Il s'est indigné de la montée des nationalismes en Europe et du sort réservé aux migrants sur notre continent et aux États-Unis.

Ces mots sont doux aux oreilles. Malheureusement, ils sonnent faux au regard de la politique que M. Macron mène dans son propre pays sur cette question. Le même Président de la République a refusé d'accueillir l'Aquarius, fait voter une loi Asile Immigration plus restrictive que jamais et maintient des enfants en centre de rétention.

Faute de revoir de fond en comble sa politique sur ce sujet, le Président de la République ne sera d'aucune crédibilité à l'échelle européenne et passera pour ce qu'il est : un humaniste en peau de lapin.

 

Ian Brossat 

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NON à EUROSATORY qui nourrit la course aux armements

11 Juin 2018, 13:54pm

Publié par PCF Villepinte

PCF 11/06/2018

Du 11 au 15 juin 2018 se tient au Parc des Expositions de Villepinte le salon international des ventes d’armes d’Euro Satory. Le gouvernement français s’enorgueillit d’organiser le plus important salon mondial de l’armement en se gardant bien de communiquer largement sur l’événement. L’interdiction faite aux ONG d’accéder au salon conforte l’opacité qui caractérise le commerce des armes.

Le PCF condamne ce manque de transparence et rappelle que sur la période 2013-2017, les ventes d’armes dans le monde ont augmenté de 10 % en volume par rapport à la période 2008-2012. La France a, quant à elle, augmenté de 27 % ses ventes, devenant le troisième exportateur mondial.

Avec les ONG, le PCF pose la question de la destination de ces armes et de leur utilisation sur les champs de bataille des conflits actuels, en particulier au Proche et au Moyen-Orient. Ainsi, la France a livré différents types de matériels militaires à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, pays engagés dans le conflit du Yémen, se plaçant en violation de ses engagements internationaux.

Pour le PCF, le commerce des armes ne peut être considéré comme un commerce semblable à tous les autres, comme un élément de compétitivité de l’économie française. Le Parti communiste français estime qu’il revient au Parlement de se saisir de ces questions.

Le PCF demande que le commerce français de l'armement fasse l'objet d'une mise à plat transparente systématique et d'un règlement très strict sur des critères politiques et éthiques conformes aux valeurs de la République, à l'exigence démocratique, aux buts et aux principes de la Charte des Nations-Unies. Il réclame également des initiatives de la France sur le plan international pour la stricte limitation et le contrôle du commerce des armes

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Accueillir Netanyahou, le boucher de Gaza, serait une honte France-israël

1 Juin 2018, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

France-israël
Pierre Barbancey
Jeudi, 31 Mai, 2018
L'Humanité

Recevoir le premier ministre israélien le 5 juin à Paris serait une acceptation des crimes de guerre contre les manifestants de Gaza. La saison France-Israël doit être annulée, estiment des dizaines de personnalités.

C’est un pays, Israël, qui possède l’une des armées les plus puissantes de sa région. Depuis plusieurs semaines maintenant, ses soldats sont postés aux abords d’une enclave où la densité de population est l’une des plus importantes au monde. Les manifestations qui s’y déroulent, populaires et pacifiques, visent d’abord à revendiquer le droit au retour pour des populations déracinées depuis des décennies. Dans ce territoire, qui compte plus d’un million d’habitants, beaucoup sont encore des réfugiés, vivent dans la précarité et dans le souvenir, transmis de génération en génération, des maisons abandonnées à la va-vite, aujourd’hui détruites par un occupant qui, à force de parcs forestiers, veut faire disparaître leur mémoire. Ces gens manifestent aussi pour dénoncer le blocus qui est leur imposé depuis onze ans. Inhumain et terrible. Ils viennent également crier une forme de désespoir parce qu’ils se sentent abandonnés par le reste du monde. Parce que les déclarations, aussi belles soient-elles, n’ont rien changé à leur quotidien. Un quotidien fait de morts, d’angoisse, de mal-vie. Mais jamais de renoncement. À travers ce drame humain, la dignité reste. Toujours renforcée par une volonté de vivre. D’exister.

Ce sont les Palestiniens. De Cisjordanie ou de Gaza. Mais c’est à Gaza que se déchaîne en ce moment toute la violence d’une armée d’occupation. L’occupation d’Israël sur les territoires palestiniens. Comme le déclarait à l’Humanité l’ancienne représentante de la Palestine d’abord en France puis auprès de l’Union européenne Leila Shahid (voir notre édition du 22 mai), il s’agit, depuis soixante-dix ans, de la « dépossession » des Palestiniens. Une dépossession qui, ces derniers jours, a trouvé un point d’orgue. Des dizaines de milliers de Palestiniens manifestent chaque semaine sur leur propre territoire, amputé de « zones tampons » dessinées par Tel-Aviv. Quand ils s’en approchent, ils sont fauchés par les snipers israéliens courageusement cachés au sommet de dunes et qui font un carton sur ceux qui leur semblent intéressants : des porteurs de drapeaux palestiniens, des secouristes ou des journalistes, pourtant aisément reconnaissables, des femmes et des enfants. Un homme bien connu parce qu’avec sa carriole il vendait des boissons sur les lieux du rassemblement a été tué. Peu auparavant, un autre Palestinien qui circulait en chaise roulante après avoir été amputé de ses deux jambes suite à ses blessures a été lui aussi victime des tirs israéliens.

Condamnations européennes

Hormis les États-Unis, soutien indéfectible d’Israël, aucun pays dans le monde ne trouve le moyen d’exprimer la moindre excuse au premier ministre Benyamin Netanyahou, à la tête d’un gouvernement essentiellement composé de colons et de dirigeants d’extrême droite. Tout au plus la plupart des pays européens ont cherché à renvoyer dos à dos les protagonistes, parlant « d’affrontements », de « violences » dont devraient s’abstenir les deux parties. Pourtant, l’émotion qui a saisi le monde entier devant les images n’a pas laissé le moindre doute sur les violations israéliennes des droits de l’homme, cette volonté de tuer pour tuer.

Pour la première fois depuis longtemps, et malgré les tentatives israéliennes, les peuples du monde n’ont pas accepté les fausses explications des dirigeants israéliens, qui, comme toujours, prônent la légitime défense. Tout le monde a pu voir des manifestants désarmés tomber, morts ou blessés, sous les balles explosives. Depuis des semaines, les témoignages se multiplient, allant tous dans le même sens. Et que dire de cette journée du 14 mai, date de l’inauguration de l’ambassade des États-Unis, qui venaient, contre toutes les résolutions internationales, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël ? Les manifestations se sont multipliées : 60 morts, des centaines et des centaines de blessés. Depuis ce jour, la question palestinienne est de nouveau à la une des journaux – « le New York Times comme le Washington Post ont privilégié une photo de Gaza en ouverture, plutôt que celle de la cérémonie d’inauguration de l’ambassade avec la fille et le gendre du président… », écrit même le site du magazine français l’Obs.

Plaintes pour crimes de guerre

Des habitants de Gaza, soutenus par l’Autorité palestinienne (AP), ont enfin déposé des dossiers devant la Cour pénale internationale (CPI). Le crime est enfin évoqué. Pas un crime simple. Non, un crime de guerre. Israël, qui bafoue toutes les lois internationales depuis des décennies, va-t-il enfin répondre de ses actes devant une juridiction internationale ? Des dizaines de milliers de personnes à travers le monde l’espèrent. Pas, contrairement à ce que voudrait faire croire une certaine propagande en France relayée au plus haut niveau de l’État, par antisémitisme. De nombreux Français juifs dénoncent eux-mêmes la politique meurtrière et sans avenir de Netanyahou.

La semaine dernière, le premier ministre français, Édouard Philippe, a annulé son déplacement à Jérusalem pour l’inauguration de la saison croisée Israël-France/France-Israël. Si tout le monde comprend le pourquoi de l’annulation, l’explication donnée a manqué de courage politique puisque officiellement il était question de problèmes intérieurs français. Or, le 5 juin, Benyamin Netanyahou doit officiellement rejoindre Emmanuel Macron au Grand Palais, à Paris, pour cette inauguration. Là encore, une pétition enjoint le président français d’y renoncer et d’annoncer l’annulation de cette saison France-Israël. Ce serait recevoir au pays de la Déclaration des droits de l’homme un homme passible de l’accusation de crimes de guerre. Ce serait faire l’apologie, au moment même où un peuple se fait massacrer et ne recouvre pas ses droits, d’un État sans frontières internationalement reconnues dont les principaux logos sont l’occupation et la colonisation.

L’incapacité des autorités françaises à faire respecter le droit international dès lors qu’il s’agit d’Israël devrait très certainement renforcer la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), arme pacifique (si l’on accepte cet oxymore) à même de faire plier Tel-Aviv : le boycott des produits israéliens et ceux des colonies par les citoyens ; le désinvestissement que les sociétés françaises doivent opérer sous peine de se retrouver complices de crimes de guerre ou contre l’humanité ; des sanctions, enfin, que la France et les États européens doivent voter – à commencer par la suspension des accords entre l’UE et Israël – jusqu’au respect des résolutions de l’ONU et du droit international. Et puis, Emmanuel Macron pourrait, comme le demande le Parlement, reconnaître l’État de Palestine. Un geste qui serait sans ambiguïté pour la paix au Proche-Orient.

Un appel pour l’annulation de la saison france-israël

Des dizaines d’intellectuels invitent, dans un appel au président de la République, Emmanuel Macron, à « faire en sorte que la saison France-Israël 2018 n’ait pas lieu ». « Ne nous entretenons pas d’“éducation” ou d’“idées” avec un État qui a assassiné en quelques semaines plus de 110 jeunes gens épris de liberté et en a blessé ou mutilé plus de 8 000 », écrivent-ils, rappelant le contexte actuel, « où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué ». « Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’homme et les conventions internationales signées par la France », alertent-ils.

Pour retrouver cet appel : www.france-palestine.org/Nous-demandons-l-annulation-de-la-saison-France...

Grand reporter

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