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internationalisme

Agent orange : récit d'un crime de guerre américain au Vietnam jugé 55 ans plus tard en France

25 Janvier 2021, 16:41pm

Publié par PCF Villepinte

monsanto

Un espoir pour des millions de victimes de l'agent orange, le verdict du tribunal dans l'affaire Tran To Nga contre les multinationales américaines pourrait faire jurisprudence. © Olivier Donnars

Un espoir pour des millions de victimes de l'agent orange, le verdict du tribunal dans l'affaire Tran To Nga contre les multinationales américaines pourrait faire jurisprudence. © Olivier Donnars

L'Humanité Lundi 25 Janvier 2021

Lina Sankari

Le procès historique de Tran To Nga, ancienne résistante vietnamienne, contre 19 entreprises, dont Dow Chemical et Bayer-Monsanto, entre aujourd’hui dans une nouvelle phase au tribunal d’Évry, en région parisienne.

Que signifie la liberté quand le corps, des millions de corps sont prisonniers de maux incurables sur plusieurs générations? Comment envisager la reconstruction individuelle et collective quand un poison aux molécules de taille infinitésimale se fraie un chemin partout? Le sol, les sédiments, les nappes phréatiques, jusqu’à contaminer la chaîne alimentaire. C’est l’histoire du Vietnam qui, de laboratoire de guerre, s’est mué en petite officine de l’horreur à la faveur d’un des plus grands crimes de l’histoire de l’humanité.

Lire aussi : Agent orange. «Un procès symbolique et historique»

Face à des combattants vietnamiens insaisissables, le président John Fitzgerald Kennedy, séduit par l’idée de s’appuyer sur «linventivité» américaine pour sortir de lenlisement, lance lopération Ranch Hand (Ouvrier agricole) afin de déloger la guérilla et affamer la population qui soutient la résistance. Réquisitionnées par le gouvernement états-unien, les entreprises chimiques utilisent un procédé de fabrication rapide qui génère la présence de dioxine dans le produit fini. Aucune n’ignore alors qu’un ou deux microgrammes par tonne peuvent provoquer des mutations génétiques. Pourtant, de 1961 à 1971, au moins 84 millions de litres de défoliant sont épandus.

Lire aussi : Vietnam. «Un procès historique» pour Tran To Nga et toutes les victimes de l’agent orange

L’histoire de Tran To Nga et de plusieurs millions de vietnamiens

C’est également l’histoire de Tran To Nga, «fille du Mékong, du colonialisme et de la guerre», ancienne résistante viêt-cong, meurtrie dans sa chair, dont le procès contre 19 firmes chimiques ayant produit ou commercialisé la dioxine TCDD entrera, aujourd’hui au tribunal judiciaire d’Évry, dans une nouvelle phase avec le début des plaidoiries, six ans après le début de la procédure. «  C’est un procès unique, historique, politique et pédagogique», insiste Tran To Nga, qui a été exposée à deux reprises à l’Agent orange.

https://www.qiota.com/assets/qiotasession.gif?ts=1611592798

 

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Joe Biden doit sortir de la logique d’un capitalisme financier qui exploite les Hommes et la planète

21 Janvier 2021, 08:59am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 20/01/2021 par PCFhttps://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12654/attachments/original/1611162699/visuel_Biden.jpg?1611162699

L’investiture de Joe Biden pourrait signifier la fin d’une séquence marquée par la violence et le chaos de la présidence de Donald Trump. Mais l’invasion récente du Capitole par les partisans de Trump, des suprémacistes blancs, des fascistes, racistes, sexistes, illustrent les menaces qui pèsent encore aujourd’hui sur la démocratie américaine.

Les Etats-Unis sont désunis. Le peuple américain est fracturé, divisé. Les aspirations portées par une nouvelle gauche progressiste avec Bernie Sanders et les socialistes démocrate d’Amérique (DSA) ou par le mouvement Black Lives Matters sucitent l’espoir d’une sortie par la haut de cette crise.

Il faudra pour cela que le nouveau Président des Etats-Unis apporte une réponse aux dizaines de millions d’américains vivant dans la pauvreté, privé d’emploi, de retraite, de protection sociale, et de salaire digne.

Or, Joe Biden affiche sa volonté de rompre avec le trumpisme mais pas de sortir de la logique d’un capitalisme financier qui exploite les Hommes et la planète.

 Certes, la publication de décrets pour faire face à la crise sanitaire, à la pauvreté qui explose, pour réintégrer l’accord de Paris sur le climat ou prendre en compte l’exigence d’égalité entre tous les citoyens va dans le bon sens.

 Mais ne nous y trompons pas, ce sont bien les milieux d’affaires, au cœur de la nouvelle équipe gouvernementale, qui piloteront le plan de relance et d’investissement de 1900 milliards de dollars qui suscitent déjà l’euphorie de Wall Street. Sur le plan international, si la politique conduite pourra être plus cohérente, marquée par une éventuelle reprise des discussions sur le nucléaire iranien et un certain multilatéralisme, les fondamentaux demeureront les mêmes.

L’escalade des tensions avec la Russie mais surtout avec la Chine restera l’axe principal avec une dimension idéologique plus marquée comme en témoigne l’annonce de la tenue d’un « sommet des démocraties ». 

L’équipe de Joe Biden ne s’est pas prononcée sur le blocus illégal de Cuba, a été favorable à la guerre en Irak et ne reviendra pas sur le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Elle n’entend pas non plus remettre en cause l’inique législation d’extraterritorialité et réaffirme la volonté des Etats-Unis de diriger à nouveau le monde. La menace est grande de voir pérenniser les politiques antérieures ce qui aura, à n’en pas douter, des effets désastreux et amplifiera à terme les divisions, les brutalités et les souffrances des peuples.

 C’est pourquoi le Parti communiste français, conscient de l’ampleur des défis qu’ils ont à relever, exprime une nouvelle fois sa solidarité avec les militants et élus de Democratic Socialists of America, avec le Parti Communiste USA, avec tous ces mouvements pour l’égalité des droits, pour la paix et le désarmement. 

Nous serons disponibles pour travailler ensemble au développement de mouvements populaires, qui, aux Etats-Unis comme en Europe, permettront de rompre avec les politiques en faveur des milieux d’affaires, anti-sociales, anti-écologistes, racistes et autoritaires.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

 

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Les États-Unis fracturés et traumatisés par la présidence D. Trump

14 Janvier 2021, 09:23am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL Publié le 13/01/2021 par PCF

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12633/attachments/original/1610556029/visuel_article_usa.jpg?1610556029

Deux mois après l’élection de Joe Biden, les représentants et les sénateurs des États-Unis ont validé les résultats le 6 janvier. Le président D. Trump, qui refusait toujours de reconnaître sa défaite, avait depuis longtemps donné rendez-vous à ses partisans à Washington et, avec sa horde d’affidés, il a déclenché la sédition aux cris de « Be wild » (« lâchez-vous »).

Près de 20 000 personnes ont participé à ce rassemblement qui a abouti à la prise d’assaut du Capitole par 300 d’entre eux. Ces émeutiers souvent armés, organisés en milices et groupuscules suprémacistes, racistes et fascistes, s’ils comptent très peu d’adhérents dans le pays, n’en bénéficient pas moins d’une large audience dans la masse trumpiste fanatisée et persuadée que le scrutin a été « truqué ».

Même si la sédition ne fut que temporaire, la profanation de ce lieu central est perçue comme une humiliation, un traumatisme comparable à celui consécutif du 11 septembre. L’incompréhension est d’autant plus profonde et durable que cette fois-ci l’« ennemi » vient de l’intérieur.

Ces événements donnent la mesure de la fracture qui divise la société américaine. Des décennies de néolibéralisme, d’inégalités, de ségrégation, de racisme et de violence structurels, de volonté hégémonique, de guerres impérialistes, accentuées par le projet de rupture avec la démocratie de D. Trump, laissent un champ de ruine.

Le bilan économique de la présidence de D. Trump est un désastre, le chômage est reparti à la hausse, la pauvreté flambe, tandis que la pandémie de Covid-19 fait des ravages. En dépit du fait que J. Biden ait rassemblé 81 millions d’électeurs et qu’il bénéficiera d’une majorité dans les deux Chambres, après le vote en Géorgie, D. Trump a capitalisé sur son nom 74 millions d’entre eux tandis que 80 millions de citoyens ne se sont pas rendus aux urnes. Si nul ne peut prévoir ce que sera l’avenir de celui qui assène avoir réalisé le plus magnifique premier mandat, ses annonces (« the game just begun ») laissent planer de lourdes menaces. De plus, les partis républicain et démocrate sortent fragilisés et divisés de cette séquence.

L’arrivée de J. Biden au pouvoir, soutenu par les milliards de grandes entreprises et de groupes financiers, constitue un soulagement pour Wall Street. Les représentants des milieux d’affaires dominent le nouveau gouvernement, même si la diversité ethnique et de genre apparaît plus visible. Il n’y aura pas de rupture fondamentale en matière de politique intérieure, même si le nouveau président dit vouloir agir pour la transition écologique, avec un retour aux accords de Paris, qu’il entend moderniser les infrastructures et a promis d’élever le salaire minimum fédéral.

Quant à la politique étrangère, elle sera sans doute moins fantasque, mais l’objectif de « mener le monde » demeure inchangé. Le projet d’un « sommet des démocraties » est à cet égard inquiétant car il exclut la Chine et la Russie considérées comme des puissances à combattre. J. Biden a exprimé le vœu de renouer les discussions autour du nucléaire iranien mais il entérine la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et conforte son alliance offensive et agressive avec les monarchies du Golfe. Dans l’immédiat et face à l’ampleur des catastrophes que le pays doit affronter, J. Biden pourrait toutefois être amené à prendre rapidement des mesures actives.

Pour autant, des forces nouvelles se sont levées aux États-Unis. Des centaines de milliers d’adolescents ont manifesté contre les armes à feu, des millions de femmes et LGBT ont dénoncé le sexisme de D. Trump. Après la mort de G. Floyd, le formidable mouvement Black Lives Matter s’attaque au racisme, aux violences policières, aux injustices et à l’exploitation dans une « mixité » nouvelle. La campagne de B. Sanders a redonné l’espoir d’une société nouvelle, plus juste, égalitaire, fraternelle et libre. Dans son sillage, ils seront une dizaine de représentants et de sénateurs à siéger pour porter, d’une voix forte, ces nouvelles aspirations.

Michel Muller membre du secteur International du PCF

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Une année américaine, un numéro spécial indispensable pour comprendre les États-Unis

12 Janvier 2021, 09:43am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Sébastien Crépel

https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/wysiwyg_portrait_petit/public/medias/2021/01/hs_usa_couv.jpg?itok=xCVXYJJg

À travers une sélection d’articles, d’entretiens et de reportages, l’Humanité retrace cette année 2020 de campagne présidentielle où rien ne s’est passé comme prévu. Un numéro spécial qui donne des clés pour comprendre les espoirs et les contradictions des États-Unis de ce début 2021.

UNE ANNÉE AMÉRICAINE
À quelques semaines de l'investiture de Joe Biden à la présidence des États-Unis, l'Humanité fait le bilan des élections présidentielles et dresse un état des lieux de l'Amérique dans un numéro spécial consacré à cette année à l'issue de laquelle Donald Trump a été défait.
Icon Education Un numéro spécial de 48 pages vendu 4,80 euros à commander ici.

 

Même sous la mandature Trump aux États-Unis, où rien ne se passe comme ailleurs depuis quatre ans, le nouveau président élu doit succéder au sortant. Quoi de plus banal dans un pays qui se prétend l’une des plus grandes démocraties du monde, au terme d’une présidence hors norme sur tous les plans. Et pourtant, ce passage de témoin n’a rien d’ordinaire. Si Donald Trump ne laissera assurément pas la trace d’un grand président, ses quatre années au pouvoir sont déjà gravées dans l’histoire des États-Unis comme celles de ruptures, de bouleversements et de reconfigurations tant idéologiques que politiques, avec une accélération sensible ces douze derniers mois.

L’aspiration à un socialisme à l’américaine

2020 aura été sans conteste «une année américaine», comme lexprime le titre de notre numéro spécial, par les crises multiples et les mouvements de fond qui ont affecté les États-Unis, avec des retentissements pour certains planétaires: le soulèvement pour l’égalité entre Noirs et Blancs qui a suivi la mort de George Floyd; la crise du Covid et sa gestion catastrophique par ladministration Trump démultipliant ses effets ravageurs; la montée de laspiration à un socialisme à laméricaine, portée par une large frange de jeunes et de nouvelles voix fortes et féminines, dans le sillage de Bernie Sanders. Sans oublier le solide ancrage électoral du trumpisme, qui fait bien plus que résister.

https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/wysiwyg_libre/public/images/81293.HR.jpg?itok=USLIdSX7

C’est cette «année américaine», où rien ne sest passé comme prévu, que l’Humanité a décidé de retracer, et qui explique comment Joe Biden, candidat donné perdu d’avance le 11 février 2020 à la primaire démocrate, a remporté la présidence des États-Unis en décembre. Avant cette élection transformée en «référendum sur le trumpisme» (premier chapitre de notre numéro spécial), sont survenues la crise du coronavirus, ce «désastre qui accuse tout le système» (deuxième chapitre), et la mobilisation dans le sillage de Black Lives Matter (« Les vies des Noirs comptent»), «le plus important mouvement social de l’histoire des États-Unis» (troisième chapitre), pour aboutir à ce qui pourrait sapparenter, avec Joe Biden président, à «un dangereux retour à la normale» (quatrième chapitre).

Une campagne de tous les paradoxes

Réalisé à partir de reportages et articles de Christophe Deroubaix et Bruno Odent, spécialistes des États-Unis au sein de la rédaction de l’Humanité, de Pierre Barbancey, grand reporter au service monde, ou encore du journaliste américain Jacob Hamburger, qui a chroniqué chaque semaine depuis Chicago «sa» campagne américaine dans l’Humanité, mais aussi d’entretiens avec des personnalités et spécialistes des États-Unis (la sénatrice Julia Salazar, le syndicaliste Chris Townsend, les chercheurs Sarah Rozenblum, Charlotte Recoquillon et Nathan Stock, la romancière Siri Hustvedt, etc.), ce numéro permet de saisir, au travers de cette campagne présidentielle de tous les paradoxes, les clés pour comprendre les espoirs et les contradictions des États-Unis de ce début 2021.

https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/wysiwyg_libre/public/images/81294.HR.jpg?itok=ulwhoFAE

présidentielles américaines 2020

hors-série humanité

 

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Hô Chi Minh. En décembre 1920, à Tours, il vote avec la majorité, pour la création d’un parti nouveau

31 Décembre 2020, 07:27am

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité Mercredi 30 Décembre 2020

À l'occasion du centenaire du congrès de Tours, l'Humanité vous propose cette vidéo offerte par le Parti communiste Vietnamien.

En février 1941, un petit homme frêle, Nguyen Ai Quôc – il ne prend son nouveau pseudonyme, Hô Chi Minh, qu’en 1942 – franchit clandestinement la frontière entre Chine et Vietnam, en pleine zone de hautes montagnes recouvertes de végétation tropicale. Il a quitté son pays il y a 30 ans, à la recherche de la voie de la libération.

Il la trouve, fin 1918 en adhérant au Parti socialiste. Il est l’un des tout premiers colonisés à s’inscrire aussi directement dans la vie politique française. Dans le débat alors en cours sur l’Internationale communiste, il est très vite du côté des partisans de l’adhésion. Une seule chose compte pour lui : qui s’intéresse au sort de son peuple ? Qui s’engage à le défendre ? En décembre 1920, à Tours, il vote, avec la majorité, pour l’adhésion à l’internationale communiste

Nguyen Ai Quôc est également un journaliste talentueux qui signe de nombreux articles dans l’Humanité. Enfin, il fonde en 1930, le Parti communiste vietnamien... avant de proclamer l’indépendance de son pays le 2 septembre 1945, à Hanoi. La lutte pour l’indépendance ne fait que commencer.

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République centrafricaine (RCA) : La Françafrique et ses prolongements ont laissé ce pays exsangue et divisé (PCF)

28 Décembre 2020, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 26/12/2020 par PCF

C'est la Françafrique et ses prolongements qui ont laissé ce pays exsangue et divisé. C'est la priorité à la reconstruction du pays dans le respect de la souveraineté du peuple centrafricain qui ouvrira un chemin de paix et de justice sociale (PCF) L'élection présidentielle du 27 décembre 2020 en République centrafricaine (#RCA) se tient dans un contexte des plus précaires. Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, dénonce une tentative de coup d'Etat par des groupes rebelles.

Le pays ne s'est jamais remis des horreurs de la Françafrique qui, du sacre du dictateur Bokassa avec la complicité du président Giscard d'Estaing en passant par les multiples déstabilisations et décennies de coups tordus et de pillage, a laissé ce pays exsangue. La guerre civile, déclenchée en 2013 lors de la chute de l'ex-président, François Bozizé, a parachevé le dépeçage de la RCA. L'expédition militaire française qui s'en est suivie n'a en rien remédié aux problèmes du peuple centrafricain.

L'accord de paix signé au Soudan en février 2019 s'est traduit par une baisse des violences mais il inscrit dans la durée la division du pays entre le gouvernement à Bangui et de vastes zones tenues par différents groupes rebelles. La prise temporaire de Bambari, quatrième ville du pays, par un groupe armé ces derniers jours illustre cette situation.

Ces groupes se fournissent depuis des années en armes en provenance de pays voisins, dont le Tchad du dictateur Idriss Déby. L'embargo des Nations Unies sur les ventes d'armes en Centrafrique a eu un impact avant tout sur la politique d'achat du gouvernement centrafricain qui s'est alors tourné vers la Russie pour bénéficier d'équipements d'occasion et de coopération militaire.

Force est de constater que le chaos et le remodelage des territoires s'inscrivent, en Centrafrique comme dans d'autres zones du monde, dans un mode de gouvernance mondiale issue des guerres et politiques de dominations menées jusqu'à leur paroxysme. L'instabilité, la violence et la misère sont propices au pillage des richesses du sol et du sous-sol. Il est, par exemple, de notoriété publique que des diamants sortent du pays de manière illicite mais y compris à bord de vols aériens réguliers.

Aucune perspective de paix, de développement et progrès social ne sera possible tant que perdura ce régime d'exploitation, spoliation et prédation.

Le Parti communiste français (#PCF), solidaire du peuple centrafricain, condamne avec fermeté les violences qui interviennent depuis plusieurs jours à la veille de l'élection présidentielle, et appelle à une solution politique, sous égide de l'ONU, priorisant la reconstruction du pays dans le respect de la souveraineté du peuple centrafricain, ciblant les causes profondes qui ont conduit à la déstabilisation de la RCA et cherchant à mettre un terme aux tensions régionales par la mise en œuvre de politiques publiques offensives de lutte contre la pauvreté et pour la promotion d'une sécurité humaine globale.

C'est à ces conditions qu'un véritable retour à la paix se dessinera en République centrafricaine ; c'est à ces objectifs que la politique internationale de la France devrait entièrement consacrer ses efforts et moyens.

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Algérie : Liberté pour les prisonniers politiques du Hirak

16 Décembre 2020, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 15/12/2020 par PCF

Algérie : Liberté pour les prisonniers politiques du Hirak

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L’Algérie aura encore vécu une année exceptionnelle depuis le déclenchement du Hirak. Reflet d’une modernité radicale, créative et pacifiste, cet immense mouvement pour la dignité et la justice n’a eu de cesse de réclamer un changement profond de système, le respect des droits humains, la liberté, une transition démocratique, un processus constituant et l’édification d’un État de droit. Il a provoqué le départ du président Abdelaziz Bouteflika et seule l’épidémie de Covid-19est parvenue à l’endiguer.

 

Le pouvoir a cru trouver dans cette pandémie l’espoir d’un répit, mais rien n’y fait car les crises s’enchaînent et s’accumulent. Les contaminations croissantes, ces dernières semaines, ont révélé l’ampleur des défaillances du système sanitaire, accentuant des difficultés économiques antérieures. Tous les voyants sont désormais au rouge : chute du PIB, des recettes fiscales et celles liées aux hydrocarbures, déficit de la balance commerciale… À cela s’ajoute une intensification de la crise politique. L’appel au boycott du scrutin présidentiel et de la réforme constitutionnelle, massivement suivi, ont constitué un camouflet pour un pouvoir jugé illégitime. De plus, le président Abdelmajid Tebboune, un homme du sérail adoubé par l’armée, est hospitalisé en Allemagne depuis le 28 octobre.

Cette vacance du pouvoir, qui rappelle un air de déjà vu, empêche la ratification de la nouvelle Constitution et le vote du budget. Tout ce système, à bout de souffle, est dans l’impasse.

Face à ce cette situation, le pouvoir, qui ne veut rien concéder à la démocratie, joue le pourrissement et la répression afin d’entraver par tous les moyens le déconfinement du Hirak qui couve. Jamais, depuis la décennie noire, l’Algérie n’avait connu un nombre si élevé d’arrestations, et l’escalade se poursuit contre la société civile, les militants pacifistes, les journalistes afin de museler la presse, les médias, étouffer les libertés publiques et briser les voix discordantes. La justice est tout entière subordonnée et instrumentalisée par le pouvoir.

« Les communistes français expriment leur solidarité avec le peuple algérien. »

Un nombre considérable d’acteurs du Hirak ont été ciblés, interpellés, incarcérés et condamnés. Quatre-vingt-dix d’entre eux croupissent toujours en prison, comme l’emblématique journaliste Khaled Drareni (2 ans), Yacine Mebarki (10 ans pour incitation à l’athéisme), Abdellah Benaoum (3 ans pour outrage au président), le poète Mohamed Tadjadit (dix chefs d’inculpation), le peintre Abdelhamine Amine (2 ans), le journaliste de radio Sarbacane Abdelkrim Zeghilèche (2 ans)… D’autres ont été libérés après de longues périodes d’emprisonnement, comme le leader de l’UDS Karim Tabbou, Samira Messouci, Nour El Houda Oggadi, Samir Belarbi, Slimane Hamoutouche…

Le soutien d’Emmanuel Macron au président A. Tebboune, dans une interview à Jeune Afrique, a suscité chez tous ces militants de la colère, donnant ainsi le sentiment d’une caution à l’arrogance de ce pouvoir.

Dans le respect de l’indépendance de ce soulèvement populaire, les communistes français expriment leur solidarité avec le peuple algérien. Ils appellent à l’arrêt de la répression, à la libération immédiate des prisonniers et à la réhabilitation de ceux qui ont été injustement inculpés et condamnés.

 

Pascal Torre

responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

 

 

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10 Décembre 2020, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL Publié le 09/12/2020 par PCF

Urgence Mumia : Épidémie Covid à la prison de Mahanoy

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Mumia Abu-Jamal a appelé hier soir [18 novembre, ndr] sa porte-parole (Johanna Fernandez) et son épouse Wadya pour les informer que l’épidémie avait franchi la porte de la prison. Vingt gardiens ayant été testés positifs, l’administration a déclenché une opération de dépistage des 2 400 prisonniers. Évidemment, comme en témoigne Mumia, l’inquiétude est grande. Et bien que la prison soit bouclée avec l’extérieur depuis plusieurs jours, les repas servis en cellule par les gardiens et la promiscuité entre prisonniers (cellules et douches) sont facteurs de contagion.

Cette situation très préoccupante a amené les soutiens américains à Mumia à déclencher une campagne d’interventions auprès des autorités pour exiger, comme d’autres États américains en ont décidé, la libération immédiate de tous les prisonniers âgés et malades car leur maintien en détention les expose à la mort. Mumia, en raison notamment de ses lésions hépatites, est un de ces prisonniers vulnérables.

La campagne du Collectif Mumia visant la libération de Mumia et des condamnés les plus fragiles face à l'épidémie connaît un grand élan de solidarité. De la France entière, plusieurs centaines d'entre vous ont porté cette exigence auprès des autorités de Pennsylvanie. Qu'ils en soient remerciés et sollicitent leurs amis pour que cette mobilisation prenne encore plus d'ampleur. À celles et ceux qui ne l'ont pas encore fait, nous les invitons à sauter sur leurs claviers pour envoyer le message ci-dessous (*) qui peut sauver des vies :

We would like to express our concern at the COVID 19 epidemic, whose contagion has passed through the door of Mahanoy prison. We would request the immediate release of Mumia Abu-Jamal (#AM-8335) and all elderly and sick prisoners as their detention exposes them to death. We feel that they should benefit from compassionate relief as practised in several American states including Pennsylvania. Thank you!

Sous la pression de la mobilisation, sachez que 160 prisonniers ont été libérés avec sursis en Pennsylvanie. À Mahanoy où réside Mumia, sur 2 263 détenus, 3 seulement ont bénéficié d'une libération conditionnelle !

(*) Rappel adresses e-mails des destinataires du message :

  • Tom Wolf, gouverneur de Pennsylvanie : brunelle.michael@gmail.com
  • John Wetzel, secrétaire d'État aux affaires pénitentiaires : jowetzel@state.pa.us
  • Larry Krasner, procureur de Philadelphie : justice@phila.gov

Avec copie à : contact@mumiabujamal.com

Collectif français de soutien à Mumia Abu-Jamal
https://mumiabujamal.com/v2/urgence-mumia-epidemie-covid-a-la-prison-de-mahanoy/#more-3969

 

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Plus que jamais, rassembler et agir, pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

3 Décembre 2020, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL Publié le 02/12/2020 par PCF

 

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12550/attachments/original/1606899674/visuel_Palestine_def.png?1606899674

 

A l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le Parti communiste français avec l'AFPS, l’AJPF la CGT, EELV, GDS, l'intergroupe parlementaire de la FI, le MJCF, la LDH, le Mouvement de la paix, le MRAP, le PCF, la plateforme des ONG françaises pour la Palestine, R&S, le Réseau Euromed France, UAVJ, l'UNEF et l'UEC ont organisé le lundi 30 septembre un webmeeting suivi par près de 250 personnes sur zoom et déjà visionné par près de 450 autres personnes sur youtube.
Mathilde Caroly, responsable du collectif Palestine du PCF, a lu la déclaration ci-dessous rédigée par l’ensemble des organisations.

 

Les quatre années du mandat de Trump ont placé la Palestine face à une offensive générale, menée par Israël dans une impunité totale, visant à étrangler le peuple palestinien et à rendre impossible la création d’un État palestinien dans les frontières d’avant juin 1967. Le développement de la colonisation sur le terrain, la poursuite du blocus de Gaza, le déplacement de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem se sont ainsi conjugués avec le « plan Trump » de janvier 2020, qui prévoit notamment l’annexion par Israël d’une grande partie de la Cisjordanie et notamment de la Vallée du Jourdain.

Dans ce contexte, la signature d’un traité de « paix » entre Israël et les Émirats arabes unis, suivi de deux autres accords prévus avec Bahreïn et le Soudan, cache mal une logique guerrière contre l’Iran. L’initiative de la Ligue arabe, prévoyant la paix et la normalisation des relations en échange de la création d’un État palestinien conformément au droit international, et une solution pour les réfugiés palestiniens avec un exercice effectif du droit au retour risquent de devenir caduque. Cela conforte Israël dans sa politique visant à isoler et affaiblir la cause palestinienne.

La défaite de Trump à l’élection présidentielle est un coup dur pour la politique de Netanyahou mais n’a pour le moment rien changé sur le terrain : les autorisations de nouvelles colonies, les arrestations et expulsions de Palestiniens, les démolitions de maisons se poursuivent et s’accélèrent. Il faudra que Joe Biden prenne des mesures concrètes pour contraindre l’État d’Israël à se conformer au droit international.

Devant cette situation, la France persiste dans la même rhétorique : elle déplore, elle regrette, elle rappelle la solution à deux États… Mais elle évite soigneusement toute initiative effective. La position de la France est en recul, s’alignant la plupart du temps sur l’axe États-Unis-Israël-pays du Golfe. C’est un jeu dangereux. Les ventes d’armes auraient-elles plus de poids que la justice et le droit ?

Pourtant, 139 pays reconnaissent l’État de Palestine. La Suède a franchi le pas en 2014, premier pays de l’Union européenne à agir en ce sens. La même année, le parlement français s’est prononcé en faveur de cette reconnaissance. Les présidents F. Hollande et E. Macron ont déclaré qu’elle serait mise en œuvre « quand le moment sera venu ».

Qu’attend-on ? Encore plus de violations, de détentions arbitraires et d’humiliations, tandis que les conditions de vie et de travail des populations en Cisjordanie et à Gaza sous blocus deviennent catastrophiques, aggravées par la deuxième vague montante de la pandémie ? N’est-il pas temps d’empêcher Israël de poursuivre la colonisation, l’annexion et sa politique d’apartheid ?

Il faut remédier à l’instabilité de cette région où la paix reste improbable tant que la question palestinienne ne trouve pas une réponse conforme au droit international fondé sur la Charte de l'ONU et ses résolutions et la IVe convention de Genève.

Partout, le peuple palestinien résiste pour exister : à Gaza, face à un blocus inhumain et des bombardements incessants ; en Cisjordanie, face au vol des terres, aux attaques de l’armée, à la violence des colons ; à Jérusalem, contre les destructions et les expulsions ; dans les camps de réfugiés du Liban, face à une situation rendue encore plus catastrophique par la crise économique.

En Israël même, la lutte contre les discriminations trouve sa traduction politique dans la Liste Unie, qui agrège des voix israéliennes arabes et juives pour un avenir commun dans un combat commun pour l’égalité et pour le droit.

Dans toutes ces situations, ils peuvent compter sur notre soutien. Le gouvernement français doit enfin mener une politique indépendante conforme au multilatéralisme. Les voies de la paix passent, sans ambiguïté, par la reconnaissance de l’État de Palestine dans le cadre des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, aux côtés de l’État d’Israël.

Face à la violation par le gouvernement israélien du droit international et des droits fondamentaux du peuple palestinien, la France se doit d’agir pour la suspension immédiate de l’accord d’association UE-Israël et des accords bilatéraux de coopération sécuritaire et militaire.

Enfin, nous demandons que la France contribue dorénavant à faire du Proche-Orient une zone exempte d’armes nucléaires et de destruction massive.

À Paris, le 30 novembre 2020

AFPS, AJPF, CGT, EELV, GDS, Intergroupe parlementaire de la FI, MJCF, LDH,
Mouvement de la Paix, MRAP, PCF, Plateforme des ONG pour la Palestine, R&S,
REF, Réseau Euromed France, UAVJ, UNEF, UEC.

 Rediffusion du webmeeting sur la page Youtube du PCF

Pour suivre le collectif Palestine sur Facebook: @PCFpaixPalestine

Pour recevoir les informations du collectif Palestine: collectif-palestine@pcf.fr

 

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4e forum européen : Les enjeux pour la gauche en Europe

2 Décembre 2020, 13:51pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/12/2020 par PCF

 

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Le 4e forum européen des forces de gauche, progressistes et écologistes s’est achevé le samedi 28 novembre par la publication d’une déclaration finale que l’on peut consulter sur le site dédié au forum

(DECLARATION FINALE 2020 – European Forum).

 https://europeanforum.eu/2020/11/26/final-declaration-2020/

Les trois semaines de débats et d’ateliers ont réuni 1 500 participants de 57 pays différents. 160 intervenants politiques, syndicaux, associatifs, à parité (83 femmes et 77 hommes) ont échangé sur les urgences sociales, écologiques, démocratiques, féministes pour les peuples d’Europe confrontés à un véritable défi de civilisation.

La question du plan européen dit de « relance » et du cadre financier pluriannuel de l’Union européenne (UE) fut au cœur des débats, car elle pose celle de la domination du capital sur les choix faits par l’UE, du cadre austéritaire des traités européens et de l’alternative nécessaire pour une coopération entre peuples et nations souveraines et associées.

La critique portée par la gauche sur les sources financières, la dimension du plan, l’utilisation de l’argent et l’absence de contrôle démocratique dans un cadre que certaines bourgeoisies européennes cherchent à utiliser pour fomenter un nouveau saut fédéraliste, est aux antipodes du blocage honteux des gouvernements cléricaux, xénophobes et corrompus de Varsovie et de Budapest. Ces gouvernements ne refusent ni la logique libérale de l’UE, ni les fonds qui en sont l’émanation. La Pologne est le premier bénéficiaire des fonds européens et la Hongrie le quatrième, tout en refusant toute coopération entre les peuples européens. Dans le cas de la Pologne, ce veto est également le fruit du lobby patronal du charbon qui refuse les objectifs contraignants de diminution d’émissions de carbone. La solidarité avec les forces de gauche, féministes, syndicales, écologistes hongroises et polonaises, qui luttent sans relâche contre la réaction, est plus que jamais nécessaire.

Pour que la gauche retrouve le chemin du peuple en Europe, il lui faut articuler trois questions : la question sociale, la question écologique et la question de la souveraineté démocratique des peuples et des nations. Le forum européen a permis de dégager des pistes de travail, en tenant compte de la diversité des forces représentées. L’ampleur de la crise exige de nourrir les luttes de propositions de transformations radicales en rupture avec le mode de gestion capitaliste.

1. Il faut tourner la page de l’austérité européenne et donc des traités européens, qui portent une lourde responsabilité dans la crise du système public de santé.

2. Des coopérations ou une association entre les peuples d’Europe (au-delà des frontières de l’UE, car l’Europe et l’UE sont deux entités différentes) doivent avoir pour principe la défense et la promotion de la « sécurité humaine », c’est-à-dire, du travail, de la protection de la planète, des droits des femmes, du respect du droit international pour les migrants. Alors que les délocalisations ravagent des régions entières, il faut opposer l’exigence d’une souveraineté économique, d’une souveraineté industrielle des peuples et des États, promouvoir des règles de coopération entre les peuples européens qui tournent le dos au dumping fiscal et au dumping social et réorienter l’argent vers les productions utiles à la société et vers un développement et une extension des services publics.

3. Un autre ordre du monde sera possible en développant des coopérations commerciales mutuellement bénéfiques pour les peuples, et un nouveau modèle productif, ainsi qu’en promouvant la sécurité collective, c’est-à-dire le fait qu’un État ou un groupe d’États ne puissent pas prendre de mesures compromettant la sécurité du voisin. La logique otanienne va clairement à l’encontre de la sécurité collective et il faut rompre avec cette logique. La participation de représentants du forum de Sao Paolo et de la gauche étatsunienne aura mis en lumière la nécessaire solidarité internationale entre les peuples.

La déclaration finale a également ratifié le soutien du forum à la campagne européenne pour un vaccin et un traitement gratuits contre la Covid-19 qui a été officiellement lancée le lundi 30 novembre. Il importe désormais de se mobiliser pour recueillir le million de signatures nécessaires au niveau européen !

Vincent Boulet, adjoint au secteur international/Europe.

 

 

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